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Les USA ont-ils déjà perdu la guerre ?


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104 réponses dans ce topic

#1 ADDTC

ADDTC

    Curieux

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Posté 24 octobre 2003 à 18:09

Sur le site de Jim Sinclar, un spécialiste reconnu du marché de l'or, on peut trouver le commentaire suivant :

Citation

A conversation between Jim Sinclair and Warren Pollock.

Jim Sinclair:  Warren, I am listening to the gloating US media reports about Iran's capitulation to US demands for abandonment of its uranium enrichment program. This strikes me somewhat questionable as we both know that countries in the Middle East would fain cooperation while another source for enriched uranium was being secured.

I can’t help but note that international markets - especially the international dollar market - shrugged off the news rather than using it as a lever to firm up. Markets know more than people.

Warren Pollock:  What is interesting to me is that French Foreign Minister, Dominique de Villepin claimed an international diplomatic victory by having Iran acquiesce to additional nuclear proliferation and inspection protocols. Pakistan skirted non-proliferation protocols as it developed its nuclear deterrent force.

Something has changed and the US news reports are totally blind to it.  I searched through about a half dozen foreign sources last evening and found that anti-American diplomacy may be going across about 3/4ths of the globe.  Russia and China are being consulted on the next moves.  Both Pakistan and Syria recently met with the Russians and Chinese.
  
The nexus of this whole movement may not be radical Islam at all.  Islamic Development bank nations and China-Russia-India alliances seem to be the two major groups aligned against us.
  
Jim Sinclair: Warren, I have long rejected the concept of “radical Islam” having lived in areas of the world with large Islamic populations. The West appears quite different when you look at it from an Islamic perspective.

Having said that, I am certain the most significant world event today is the Sino-Islamic Alliance, including the initiatives that are being put forward by Russia’s Putin to become a part of it.

I have mentioned to the Community before that the distribution phase of this generational gold market will not be into the market but rather into a currency relationship which will not be the dollar.

I haven't a clue if this administration really understands that they have been totally manipulated into a ground war in Afghanistan and Iraq. Russia will work diligently as will China to see that no other countries give the US financial or military aid other than the token variety.

Bin Laden knows markets and his strategy is more economic than military. Saddam is no mountain of brains but rest assured Bin Laden is a capable opponent that should be respected if we wish to understand him.

Failure to respect your opposition is a sure formula for disaster.

We are not winning in Iraq or Afghanistan when you understand the big picture. The big picture that I want the Community to keep in focus is "What happens after November 2004?"
  

En gros, les USA se seraient fait avoir par une alliance Sino-Russe, poussés dans une guerre qui aurait pour but de les laisser exangues économiquement.  Le dollar US est déjà en train de plonger, et il y a une alliance entre les banques Islamiques et chinoises pour promouvoir une autre monnaie étalon que le dollar (il existe actuellement une monnaie indonésienne qui garanti la convertibilité en OR).  La Russie a aussi autorisé les payement de son pétrole en Euros.

Actuellement, les USA peuvent fabriquer de la monnaie pour éponger leur dettes.  Mais si il existe d'autre voies, ils pourraient se retrouver dans la situation de l'Argentine actuellement.  Ce qui augure d'une situation mondiale pour le moins troublée.

Qu'en pensez-vous ?

#2 sphinx

sphinx

    Dans une Terre du Futur

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Posté 24 octobre 2003 à 19:13

Les Usa sont en train de connaitre un vrai Viet Nam, le nombre de tués marines est comparable chaque jour. Les pauvres types se suicident, fuient chez eux. Bref c'est la déroute d'une armée fatiguée et d'une guerre non justifiée.
"D´abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps." Alexandre von Humboldt
Mon site : http://www.laterredufutur.com/

#3 recherche

recherche

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Posté 12 novembre 2003 à 14:14

:roll:

Les américains ont perdu l'après-guerre. Il y a plus de tués durant cet après-guerre que durant la guerre elle-même.
On ne pourra pas dire que l'administration Bush n'avait pas été prévenue des conséquences de cette guerre.

Même si le pouvoir est laissé aux seuls irakiens, le pays risque de glisser dans la guerre civile, vu le nombre de religions différentes qui s'y affrontent. Ce pays est trop divisé.

Je ne pense pas que les soldats de Bush restent encore lontemps dans cette région, il seront obligés de partir s'ils ne veulent pas se faire exterminer jusqu'au dernier.

Ce conflit risque bien de s'étendre à des pays voisins.

Et Saddam Hussein court toujours.

#4 balkis

balkis

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Posté 12 novembre 2003 à 19:11

je suis convaincue depuis le début que derriere tout ca il y a une magouille avec la chine...

et le conflit de l'irak n'est qu'un pretexte pour affaiblir la chine,je ne pourrait dire comment,mais c'est une petite voix  au fond de moi qui me dit ca...

#5 sphinx

sphinx

    Dans une Terre du Futur

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Posté 12 novembre 2003 à 20:22

Je dirai que c'est plutot un moyen d'afflaibir les USA de la part de la Chine. Allez voir ce lien qui explique tout en détail et à quoi nous devons nous attendre. C'est long mais excellent :
http://www.strategic.../f3chineusa.htm

:(  :(  :(  :(  :(
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#6 Reptyl

Reptyl

    Premier secrétaire à la direction des mondes lointains

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Posté 29 novembre 2003 à 15:31

Citation

The nexus of this whole movement may not be radical Islam at all.  Islamic Development bank nations and China-Russia-India alliances seem to be the two major groups aligned against us.

On avaient touché le fond ... A présent je crois qu'on commence à creuser ! :triste2:

Alors voila , tout s'éclaire ! évidemment , l'Amérique , pays des droits de l'homme , de la liberté , de la gentillesse , des héros et de tout ce qui est bien en ce monde ne pouvais pas être responsable de la guerre en Irak ! :aureole:  C'était inimaginable enfin ! :cogite:  C'est un complot de ces pourritures communistes évidemment (ex-communistes ?) . Et tout cela , je vous le donne Emile , pour faire passer cette grande et glorieuse nation américaine pour des méchants (alors que c'est eux les méchants , hé ! ils le disaient dans Rambo , alors !) .
Ouf , tout est rentré dans l'ordre , c'était une obscure machination ... D'ailleurs , la position anti-guerre de la Russie et de la Chine , c'était un coup monté également pour pousser les américains à aller en guerre . Je suis sûr que ces pourritures de français sont dans le coup ... :grognon:
Et puis il y a les indiens aussi ? Bah ! il y a longtemps qu'on sais que c'est des méchants ceux là ... déjà dans rintintin ils faisaient rien qu'à essayer de conquérir le fort des gentils , avec leurs flèches et leurs cris de guerre .  :poing: (non , c'est pas ça ?)

Non non ... ça ne pouvait pas être la faute des états unis évidemment !

#7 achelhi

achelhi

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Posté 28 décembre 2004 à 19:39

Irak : Le combat cessa, faute de combattants...

dimanche 26 décembre 2004, par Algarath

Image IPB

L’armée américaine est perçue comme la meilleure armée du monde. Redoutable elle l’est quand il s’agit des premières semaines d’un conflit, car elle n’a pas son pareil pour effectuer des pilonnages aériens impressionnants de missiles tirés de bateaux ou de bombes larguées à haute altitude. Mais cette belle machine de guerre s’étiole lorsqu’il faut occuper un pays envahi. C’est à ce stade que les choses se gâtent pour eux. Et c’est aussi ce qui fait que l’Amérique est en réalité un tigre de papier.


Ce n’est un secret pour personne que les Etats-Unis font montre d’une parfaite maladresse pour assurer le contrôle d’un pays envahi. On l’a vu en Irak depuis les premiers jours de l’occupation jusqu’à aujourd’hui. Mais cette maladresse et ces erreurs grossières ne sont rien en comparaison d’un problème bien plus gênant : l’Amérique manque de combattants, est incapable d’en recruter en nombre suffisant, et ceux qui sont sur le terrain ont de graves problèmes psychiatriques qui les rendent inopérants.

Les troupes américaines en Irak ou en Afghanistan sont obligées de subir un glissement forcé de leur date de démobilisation, faute de relève. L’animateur de l’Association « Operation Truth » (Opération Vérité) qui défend les intérêts des soldats et des vétérans américains, confiait récemment « qu’il n’avait jamais vu autant d’adultes pleurer ». L’administration Bush a refusé de recruter plus de militaires professionnels engagés, et a peur des conséquences politiques de forcer la relève par la conscription, qui serait mal admise par l’opinion publique. Si bien que ceux qui ont signé un contrat avec l’armée retournent prestement se faire tuer ou blesser, une fois revenus quelques jours au pays pour se ressourcer. Certains, on le sait, désertent.

Une prise de conscience amère gagne peu à peu l’opinion américaine. La Garde Nationale de l’Armée vient de révéler que leurs objectifs de recrutement ont été de 30 % inférieurs aux besoins au cours des 2 derniers mois. Un récent article du Dallas Morning News s’alarmait du déclin vertigineux du recrutement, qui pourrait forcer l’administration Bush à la conscription de civils tirés au sort. La façon cavalière dont Donald Rumsfeld a traité les troupes américaines en Irak est très mal perçu par les Américains, et celui-ci est en train d’être lâché par Bush. Je m’attends à ce qu’il disparaisse de l’équipe très bientôt. Bon débarras, car celui-là en aura fait du tort au monde entier ! Mais ces maladresses ont convaincus les soldats engagés et les possibles recrues que l’administration Bush se souciait bien peu de leur sort. Personne ne se bouscule au portillon et le moral est au plus bas.

Plus de 1300 soldats américains ont été tués en Irak, et des milliers sont revenus avec des blessures extrêmement graves. Le Times écrivait la semaine dernière que « selon les avocats et les docteurs des vétérans, des dizaines de milliers de soldats reviendront d’Irak avec des problèmes mentaux dévastateurs, dus au stress et aux carnages de la guerre ». Depuis la fin du mois de Septembre près de 900 soldats ont été évacués d’Irak par l’armée américaine pour raisons psychiatriques, et avoir tenté, ou menacé, de se suicider. Certains experts pensent que le nombre de soldats américains qui ont besoin d’un traitement mental sérieux avoisinerait les 100.000 ! Autant dire la presque totalité des troupes sur le terrain.

Il n’y a pas lieu de se réjouir de la souffrance humaine, et pas plus de celle des soldats américains que des Irakiens envahis et décimés. Les soldats américains sont eux aussi les victimes de ceux qui, à Washington, ont déclenché la guerre sans raison valable. Mais, par contre, il y a bien lieu de se féliciter que la première puissance militaire au monde soit si impuissante à réaliser sur le terrain les rêves les plus fous des politiciens élus par des Américains blousés et des idéologues déconnectés des réalités qui ont su leur vendre leur soupe et leurs chimères.

L’Amérique de George Bush est en train de faire au monde la preuve éclatante de son impuissance. Plus les mois passeront, plus des sommes astronomiques seront englouties dans ces aventures militaires ratées, plus les pertes en hommes seront sensibles, et plus l’image des Etats-Unis sera ternie. Si tant est que l’Amérique ait encore l’ombre d’une image autre que celle d’un pays isolé, totalitaire et impérialiste, abusant d’une certaine force de puissance militaire dont on voit qu’elle a ses limites. Elles sont considérables, car les chefs ne font pas le poids et le matériel est insuffisant, comme les hommes qui craquent lamentablement.

Algarath.

source

#8 achelhi

achelhi

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Posté 28 décembre 2004 à 19:53

Les Etats-Unis vont recruter chez les plus pauvres en Amérique Latine :


Jeudi, Le 23 Décembre, 2004

"Le nouveau contingent de pauvres" : Une cible militaire pour de nouvelles recrues

Avec la situation en Irak qui devient de plus en plus plus mortelle et la résistance qui recoit un appui populaire croissant à l'intérieur du pays, l'administration Bush a commencé à envoyer des milliers de troupes en plus à Bagdad. Mais beaucoup se posent la question  de savoir combien l'administration peut encore envoyer de soldats.
Les militaires US font face à une crise sans précédent chez nombres de recruteurs et de nouveaux engagés. En attendant, les nouvelles statistiques du Pentagone prouvent que plus de 5.000 soldats ont maintenant été mobilisés depuis l'invasion de l'Irak début 2003.

Mais il n'y a pas que les militaires qui soient en difficulté, il y a egalement les personnes chargés du recrutement. Les entrepreneurs privés font face également à une crise sérieuse du  fait du manque de personnel, étant donnée le danger, la situation sur le terrain et du fait aussi que les kidnappings et les decapitations soient devenus une partie quotidienne de la réalité en Irak. Maintenant, les sociétés privées US ont commencé à recruter à l'extérieur du pays.

Ces derniers mois les compagnies comme Halliburton ont lancé des campagnes publicitaires(pour le recutement de soldats)et le recrutement se fait dans plusieurs pays latino-américains, en leur promettant des salaires énormes pour que les hommes et les femmes en âge de combattre servent en Irak. Parmi les pays prisés par les recruterus US : le Salvador, la Colombie et le Nicaragua.


Geoff Thale, associé chargé des affaires de l'Amérique Centrale et de Cuba au bureau chargé de l'Amérique latine à Washington.

source en anglais

#9 achelhi

achelhi

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Posté 28 décembre 2004 à 20:23

L'admistration Bush à l'air de se moquer du sort des GI'S envoyés dans le bourbier irakien, elle en a sacrifié beaucoup parmi eux, pourquoi aurait-elle de la bonté et de la pitié envers les latinos non-etats-unien, futurs chaires à canon de l'armée US ?

#10 Sobek

Sobek
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Posté 28 décembre 2004 à 20:30

Sa c'est clair que bush aura aucune pitié pour eux deja quant on voit ou il envoi ses propres administré..... Mais quant meme faire sa c'est gonflé  :puni:

#11 achelhi

achelhi

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Posté 28 décembre 2004 à 21:25

Les Etats-Unis : une superpuissance illusoire



Interview d'Emmanuel Todd par Stefano Liberti, Il Manifesto, 19 mai 2004.
Traduit de l'italien par Marcel Charbonnier pour Quibla.


[Un an après la publication de son ouvrage Après l'Empire, Emmanuel Todd analyse à nouveau la décomposition du système américain dans son nouveau livre : L'Illusion économique. Rencontre avec le sociologue et démographe français, qui nous explique pourquoi il fait le pronostic d'un écroulement prochain de l'hégémonie américaine].

D'ici dix ou vingt ans, personne ne parlera plus d' « empire américain » Emmanuel Todd, sociologue et démographe français formé à l'université de Cambridge, parle d'un ton ferme et assuré. Ayant déjà eu l'honneur des chroniques à la fin des années 1970 pour avoir prévu (très longtemps à l'avance, et dans un splendide isolement) la dissolution de l'Union soviétique, il retente le mauvais coup et nous prédit à court terme la fin de la superpuissance unique. Sa thèse, exposée dans un livre publié l'an dernier * Après l'Empire (Dopo l'Impero, Marco Tropea, 13 Euros) * fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle systématisation avec la publication de l'édition revue et corrigée d'une étude écrite par l'auteur en 1988 * L'Illusion économique (L'illusione economica, Marco Tropea, 13 Euros) * dans laquelle il traçait les grandes lignes théoriques du déclin de l'hégémonie américaine. Selon son schéma, les États-Unis sont une superpuissance aux pieds d'argile, droguée par un déficit commercial sans précédent, et par un hiatus dramatique entre une consommation hypertrophiée et une production à tout le moins anémique. Non durable, du point de vue économique, ce système ne peut être maintenu debout que par la seule conservation d'une suprématie politique, laquelle passe par une sorte de stratégie de la tension planétaire : Washington s'efforce, pour cela, de persuader ses principaux alliés * l'Europe et le Japon * de la nécessité de sa primauté militaire afin d'endiguer les menées destructrices de dangereux pays voyous. Il s'agit là d'une ligne d'action que l'auteur définit comme un « micro-militarisme théâtral ». En se prévalant de cette ligne de conduite, les États-Unis ambitionnent de maintenir leur hégémonie, en écrasant des adversaires insignifiants. C'est à partir de ce concept que nous nous entamons notre conversation avec Emmanuel Todd, dans le salon de son appartement parisien.

Question de Stefano Liberti [QSL] : L'occupation de l'Irak coûte très cher aux Américains, sur les plans tant humain que financier. Plus que d'une intervention « pour la galerie », il semble bien s'agir d'une opération de guerre de grand style. Comment conciliez-vous ce scénario irakien avec votre théorie ?

Réponse d'Emmanuel Todd [RET] : Je pense qu'au début, l'idée d'intervenir en Irak répondait parfaitement à la doctrine du mini-militarisme. Si la France et l'Allemagne n'avaient pas dit « non », les Etats-Unis auraient bombardé Bagdad avec l'approbation des Nations unies et avec les sous des alliés. A la fin des opérations, les troupes d'autres pays auraient été envoyées patrouiller le terrain, comme cela se passe actuellement en Bosnie et au Kosovo. C'est la situation constatée lors de la guerre du Golfe de 1991, ou encore lors des interventions dans l'ex-Yougoslavie, qui se serait répétée. A un certain moment, toutefois, les choses ont pris un chemin de traverse imprévu : Paris et Berlin se sont opposés à l'intervention, et même la très fidèle Turquie n'a pas autorisé le transit des troupes américaines sur son territoire. Dès lors que les alliés se désistaient, les élites américaines auraient dû comprendre que leur intervention en Irak allait s'avérer contre-productive. Les Américains auraient dû réfléchir et s'arrêter. Pour être franc avec vous, je pensais qu'ils allaient le faire ; qu'ils allaient se poser, et réfléchir. C'est là le principal point faible de ma théorie : elle est trop rationnelle. En l'élaborant, je me suis laissé influencer par mes lectures des stratèges réalistes américains, sans tenir compte du fait qu'aujourd'hui, aux Etats-Unis, le pouvoir est entre les mains d'idéologues qui agissent sur la base d'impulsions, bien souvent irrationnelles.

QSL : La guerre en Irak serait donc l'initiative irrationnelle d'une superpuissance en crise ? Dans la décision d'intervenir, vous pensez donc que ce ne sont pas des raisons de nature géopolitique ou stratégique qui l'ont emporté ?

RET : En général, je refuse ces visions qui, surévaluant la puissance américaine, veulent voir un dessein cohérent et occulte dans toutes ses initiatives. Les interprétations de ce genre nous empêchent de pénétrer le mystère de la politique étrangère américaine, qui est une énigme dont la clé doit être recherchée plus du côté de la faiblesse que de celui de la puissance. Je pense que si la question irakienne marque un tournant, c'est parce qu'on est passé d'une stratégie de la tension diplomatique à une pratique réelle de la guerre. Il s'agit d'une phase avancée, qui met en évidence le dépaysement majeur (la désolation, au sens premier, ndt) d'une puissance aux abois. Phase qui, de mon point de vue, ne fera qu'accélérer l'écroulement final. C'est là le grand paradoxe : Bush et les néoconservateurs, c'est-à-dire ceux-là mêmes qui ont prôné et mis en application de manière éhontée une stratégie impérialiste, resteront dans l'Histoire en tant que fossoyeurs de l'empire américain.

QSL : Pensez-vous vraiment que l'effondrement final est aussi proche que vous semblez le suggérer ?

RET : Je pense pouvoir dire que la tendance est déjà engagée. Il suffit de regarder les défaites continues de la diplomatie américaine : la formation de l'axe franco-allemand, le « non » de la Turquie, le retrait des Espagnols. Tous ces échecs ont été possibles uniquement parce que Washington n'a pas les moyens financiers de punir les récalcitrants. Ceci nous fait découvrir une grande vérité, rarement mise en lumière : ce ne sont pas les autres qui dépendent des États-Unis ; c'est le contraire. La suprématie politique américaine ayant été éliminée, la grande bulle américaine se dégonflera rapidement, sans tarder.

QSL : Quels sont les éléments qui vous permettent de juger inéluctable la fin de l'hégémonie américaine ?

RET : L'analyse du déclin de l'empire doit s'effectuer sur deux plans différents, bien qu'étroitement interconnectés. D'un côté, du point de vue économique, les États-Unis n'ont pas d'avenir : Washington a une dette commerciale de plusieurs milliards de dollars envers la quasi-totalité des pays importants dans le monde. Si nous rapportons un tel déficit à la production industrielle, nous voyons que les États-Unis dépendent pour 10 % de leur consommation industrielle de biens dont l'importation n'est pas couverte par l'exportation de productions nationales. Il s'agit là d'un processus très rapide : que l'on veuille bien se souvenir qu'il y a dix ans, ce déficit n'était que de l'ordre de 5 % et surtout, qu'à la veille de la grande dépression de 1929, c'est presque la moitié de toute la production manufacturière mondiale qui était concentrée aux États-Unis ! De plus, à cette baisse de production vient s'ajouter un marasme culturel : le niveau d'instruction de la population américaine est aujourd'hui en chute libre. Il y a quelques jours de cela, un article publié par le New York Times faisait état, avec inquiétude, du fait que les Américains s'étaient fait coiffer au poteau par les Européens dans le domaine des publications scientifiques. Lorsqu'il est question de publication, on fait référence à des chercheurs avérés, et donc seulement de la pointe émergée d'un iceberg : c'est là le signe évident d'un processus commencé depuis un certain nombre d'années.

QSL : Jusqu'à quand peut-on faire remonter le début du recul ?

RET : L'entrée des États-Unis dans une phase de stagnation culturelle est un processus lent et progressif qui se confirme entre les années 1980 et 1990, mais qui ne s'achève qu'avec les années 2000. Cet abaissement du niveau culturel est à la base de divers phénomènes régressifs qui se manifestent à partir des années 1980 : l'augmentation du nombre des détenus et des condamnations capitales, la réapparition de créationnistes hostiles aux théories darwiniennes, la remise en cause du droit à l'avortement, le succès d'un cinéma violent et grunge ; tout cela se produit exactement au moment où Washington met en scène son micro-militarisme théâtral et commence à guerroyer (ou à en brandir la menace) contre des zones éloignées du monde. Ces interventions visent à réaffirmer l'hégémonie, à consolider ce qui avait été qualifié, en 1991 * avec quelle emphase ! * de « nouvel ordre mondial ». Mais elles ont également leur utilité, sur le plan interne. D'un point de vue strictement psychanalytique, ces actions militaires semblent correspondre assez bien à la définition du sacrifice fournie par René Girard : elles n'exposent ni l'officiant ni son public à de quelconques représailles, mais elles permettent d'expulser vers l'extérieur la violence interne à la communauté.

QSL : A vous écouter, on croit comprendre que l'écroulement a commencé dès la fin de la guerre froide, comme si la dissolution de l'Union soviétique avait dû nécessairement entraîner celle de l'autre grand empireŠ ?

RET : En effet, les deux systèmes se sont mutuellement soutenus, puis mutuellement affaiblis. L'existence d'une idéologie universaliste, telle l'idéologie communiste, a poussé les dirigeants occidentaux à prôner un modèle de capitalisme contrôlé, dans lequel les inégalités étaient soumises à un certain contrôle. Tendance qui * avec la disparition de l'Union soviétique * a été stoppée. De plus, leur victoire dans la guerre froide a engendré une euphorie incroyable chez les Américains, et elle a interrompu toute réflexion critique sur les faiblesses de leur système. Dans un certain sens, nous pouvons dire que l'écroulement de l'URSS a donné le coup de grâce aux États-Unis : les dirigeants américains ont vécu pendant dix ans dans l'illusion de leur superpuissance, et ils n'ont pas pensé une minute à restructurer leur propre appareil économique et éducatif. Dans ce contexte, nul ne doit s'étonner que les responsables politiques commencent aujourd'hui à se comporter de manière irrationnelle : ils se réfugient dans la religion, et ils commettent de gigantesques erreurs d'évaluation.

QSL : La phase d'égarement actuelle résulte-t-elle d'erreurs de choix commis par des dirigeants incompétents ? Ou bien, est-elle symptomatique d'une dérive généralisée de la société américaine ?

RET : Pour moi, il ne fait aucun doute que Bush et ses conseillers néoconservateurs ont un problème de nature intellectuelle et psychologique. Mais ce qui est le plus frappant, c'est la passivité du peuple américain * la facilité avec laquelle ce peuple se laisse manipuler par ses hommes politiques. A de très rares exceptions près, les journalistes et les universitaires ont tous appuyé la guerre contre l'Irak, en épousant la thèse inconsistante de la détention d'armes de destruction massive par Saddam Hussein. Cette manœuvrabilité de l'opinion, liée à la dégradation culturelle à laquelle j'ai déjà fait allusion, a donné à l'administration américaine un sentiment de toute-puissance : elle a cru être en mesure d'influencer, en même temps, l'opinion publique et les élites des pays alliés. A ce propos, il me semble important de souligner que tous les échecs diplomatiques américains sont liés à des avancées démocratiques : en Allemagne, le chancelier Schröder a été réélu grâce à son opposition à la guerre contre l'Irak ; en Turquie, c'est le parlement qui s'est prononcé contre le passage des troupes américaines sur le territoire turc ; en Espagne, là encore, c'est une élection générale qui a fait tomber le gouvernement pro-américain du Parti Populaire (de droite). Nous sommes devant une situation paradoxale : d'un côté, les Américains, qui prétendent apporter la démocratie au monde entier au son des bombes ; de l'autre, des peuples entiers qui, par les voies démocratiques, mettent cette politique américaine en échec.

QSL : La dernière grande baffe est venue d'Espagne. La décision de retirer d'Irak les troupes espagnoles, prise par le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, pourrait initier un effet dominos dévastateurs, pour les Américains ?

RET : Je pense qu'on n'a pas estimé à leur juste valeur les résultats des élections législatives espagnoles. La réaction des Espagnols aux attentats perpétrés à Madrid le 11 mars a été extraordinaire : au lieu de tomber dans le racisme anti-arabe, ils ont décidé de sanctionner les mensonges de leur gouvernement. Par ce vote, les électeurs ibériques ont rompu le cercle infernal de la violence. Ils ont eu une réaction opposée à celle des Américains, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

QSL : Si, véritablement, la superpuissance unique est destinée au déclin, quelle physionomie assumera le paysage géopolitique mondial, à l'avenir ?

RET : Aujourd'hui, les États-Unis représentent un élément de profonde instabilité pour le monde entier. Ils sont dans la situation d'un équilibriste qui ne saurait plus comment maintenir son équilibre. Mais si nous regardons le reste du monde, nous observons un mouvement de stabilisation générale : l'Europe, la Chine, le Japon sont parfaitement stables ; la Russie est en train de recouvrer son rôle dans le monde. La seule inconnue, pour l'avenir, est précisément l'Amérique : il faut attendre de voir si Washington acceptera pacifiquement la fin de son hégémonie, ou s'il persistera à alimenter incertitude et conflits.

QSL : Vous n'envisagez pas un redressement de trajectoire des États-Unis ? Une prise de conscience de leur propre dépendance économique et une relance contrôlée de leur production afin d'échapper à la catastrophe ?

RET : Au niveau intellectuel, ce débat a déjà eu lieu. Dans les années 1980, avant l'euphorie de l'après-guerre froide, on parlait beaucoup de réorganisation de l'appareil productif. En termes techniques, la chose est faisable. Mais en termes pratiques, cette réorganisation n'est pas du tout aisée : un passage à la marche arrière tel celui-là impliquerait une gigantesque redistribution interne des richesses. A titre d'exemple : les salaires des ingénieurs augmenteraient de manière sensible, tandis que ceux des avocats internationaux subiraient une profonde inflexion. Le problème, c'est que les classes les plus favorisées de la société américaine bénéficient d'une façon tellement massive du système économique internationalisé, globalisé et libéral actuel, qu'elles accepteront très difficilement un changement de cette nature.

source

#12 Her Bak

Her Bak

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Posté 28 décembre 2004 à 21:36

Très pertinent, cet article!

Un passage du Tao Tö king qui l' illustre à merveille:

"En naissant, l'homme est fragile et souple.
Lorsqu'il meurt, il est dur et raide.
En naissant de la terre, les arbres sont tendres et flexibles.
Morts, ils deviennent secs et rigides.
Rigidité et dureté sont le propre de la mort.
Souplesse et fragilité sont le propre de la vie.
C'est pourquoi une armée lourde et forte sera défaite, et l'arbre
puissant et dur s'abattra tout à coup.
Ce qui est grand et fort est en réalité faible, et sera couché au sol.
Ce qui est faible et souple est véritablement sublime et s'élèvera au ciel."

Tao Tö King, LXXVI.

#13 Cristobal

Cristobal

    Pèlerin de l'espace et du temps

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Posté 28 décembre 2004 à 23:26

Merci achelhi pour cette interview d'Emmanuel Todd. Génial d'avoir trouvé.  :bravooo:

" Bush et les néoconservateurs, c'est-à-dire ceux-là mêmes qui ont prôné et mis en application de manière éhontée une stratégie impérialiste, resteront dans l'Histoire en tant que fossoyeurs de l'empire américain."

Excellent. Excellent........

Puissions-nous assister à cet effondrement le plus vite possible, pour que cette planète retrouve, après ce déni du réel et ces convulsions de croissance, un chemin meilleur et plus grand, vers un peu plus de stabilité et de fraternité.

Puissions-nous assister et être acteurs à part entière d'un monde plus adulte et plus mature. Un monde qui prendra conscience de l'interdépendance de toutes ses composantes et de tous ses peuples. Un monde obligé de vivre en paix pour un meilleur partage des ressources naturelles qui sont elles, bien finies, limitées et épuisables.

Il en va de notre survie à moyen et à long terme, à nous les êtres humains, égaux par-delà les couleurs de peau, les cultures et les langues.

#14 cylbertjj

cylbertjj

    L'ignare qui ne l'ignore pas...

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Posté 05 février 2005 à 15:23

Bonjour
Il faudrait d'abord cesser d'appeler les "citoyens" des Etats-Unis les américains : c'est un abus de langage symptomatique de l'impérialisme arrogant .
C'est une insulte un total mépris envers les citoyens des autres nations du continent américain : canadiens, mexicains, brésiliens, chiliens, argentins...  
notre langue dispose d'un adjectif (voir dictionnaire de votre choix)
>>>>> états-unien (ne) ou étatsunien (ne).
Quand les USA auront perdu leur "statut" de 1° puissance mondiale, ( :puni: )
qui aura pris sa place ???
dans quelles conditions?
le phénomène n'est-il pas amené à se reproduire avec le nouveau leader de fait ?
Si l'homme ne se prend pas en main pour évoluer et se sortir des conduites qui lui sont dictées, des idées qui ne sont pas les siennes.... :grognon:
Je ne suis ni anti-états-unien "primaire" comme il est toujours dit avce mépris, encore moins pro gouvernement Bush ou autre .
à ++
JJ
Wait and see...
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#15 biboul

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Posté 07 février 2005 à 18:58

Pas mal cette interview...

Je ne vois pas tres bien Bush ( si il est encore à la tête du pays lors de "la fin") accepter sa defaite et la fin de la surpuissance US. Je le vois plutot, poursuivre sa guerre sainte, et le plus inquietant ce sont les moyens qu'il a a sa disposition...un peu comme un bete qui se sait attrappé et qui donnerait ses dernières forces pour tenter l'impossible

Citation

ce ne sont pas les autres qui dépendent des États-Unis ; c'est le contraire. La suprématie politique américaine ayant été éliminée, la grande bulle américaine se dégonflera rapidement, sans tarder.
Admettons que une majorite des pays du monde n'approuvent  plus le comportement guerrier des US, si il passe à une autre guerre pour de ressources. Un blocus pourrait il etre mis en place sur les etats unis?
Si oui je ne pense que les Etats Unis peuvent vivrent en autarcie et produire TOUT ce dont ils ont besoins. Peut etre qu'après la guerre en Irak pour le petrole, ils attaqueront partout où une certaine ressource les interessent. On assistera peut être à une guerre pour de l'eau, ou pour un bout de lune....

Comment voyez vous cette chute? Ne va t elle pas entrainer une chute du reste du monde?

#16 Seleucos

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Posté 07 février 2005 à 20:03

"Puissions-nous assister à cet effondrement le plus vite possible, pour que cette planète retrouve, après ce déni du réel et ces convulsions de croissance, un chemin meilleur et plus grand, vers un peu plus de stabilité et de fraternité."

Si ce n'est pas les Americains, ce sera des autres...L'humanité suit son destin tout tracé, et Bush fait partie de ce destin. Les humains commencent à être de plus en plus matures, notre race ne 'gobe' plus comme avant. Tout ceci ménera à une réalisation de soi, comme un gosse qui se ramasse une grosse giffle. Il s'assied, il pleure, puis avec le temps il devient sage en vieillissant. L'âge de l'homme est bientôt arrivé à maturité. Tout les artifices extérieurs semblent de plus en plus fictifs pour l'humanité qui ne se retrouve plus dans ces biblots du bonheur. Elle s'aperçoit que le plus important pour elle, cest son coeur...
Et que TOUT le reste n'est que sans importance et clowns agités dans un grand jeu stupide. Vive l'humanité, plus grande est l'ombre, plus haute est la montagne...Et quand le soleil monte, l'ombre disparait.

#17 cylbertjj

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Posté 07 février 2005 à 21:33

Bonsoir Biboul

Citation

Je ne vois pas tres bien Bush ( si il est encore à la tête du pays lors de "la fin") accepter sa defaite et la fin de la surpuissance US. Je le vois plutot, poursuivre sa guerre sainte, et le plus inquietant ce sont les moyens qu'il a a sa disposition...un peu comme un bete qui se sait attrappé et qui donnerait ses dernières forces pour tenter l'impossible

Come le prévoit la constitution des USA, ce second mandat de Bush est le DERNIER !
Ce qui est à craindre pour la suite + / - lointaine, qu'une autre grande puissance remplace les E-U !
Par ex. la Chine, l'Inde voire la Russie qui reviendrait au + haut niveau.
Ce qui est inquiétant avec la Chine c'est qu'elle achète en occident  mais avec transfert obligatoire de technologie . Avec les quelques A-380 commandés, (dont ils fabriqueront certains ensembles ou sous ensembles) ils vont étudier puis rapidement copier pour se passer de nous. Je ne pense pas qu'ils soient vicitmes de ce que l'URSS a vécu avec le Tu 144 dit Concordoff qui n'a jamais pu entrer en service commercial passagers.
Quant à l'Inde ils font peu de bruit mais ils avancent rapidement.

A moins qu'un pays très avancé en informatique ne paralyse les autres ???
à ++
Wait and see...
Moët Hennesy !

#18 KaMiKaZe

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Posté 07 février 2005 à 22:01

Citation

Come le prévoit la constitution des USA, ce second mandat de Bush est le DERNIER !

Un 3eme mandat est possible, Roosevelt a été élu une 3eme fois, il me semble qu'il faut que les USA soient en guerre pour que Bush puisse etre réélu

#19 cylbertjj

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Posté 07 février 2005 à 22:20

Merci KaMiKaZé
Je vais poser la question a un cousin français mais citoyen des USA
depuis quelques années.
à + +
Wait and see...
Moët Hennesy !

#20 Magnus

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Posté 07 février 2005 à 22:24

KaMiKaZe, le Lundi 07 Février 2005, 22:01, dit :

Citation

Come le prévoit la constitution des USA, ce second mandat de Bush est le DERNIER !

Un 3eme mandat est possible, Roosevelt a été élu une 3eme fois, il me semble qu'il faut que les USA soient en guerre pour que Bush puisse etre réélu
c'est justement parce qu'il a ete élu tant de fois qu'un amendement a ete instauré, donc depuis roosevelt un president ne peut faire que deux mandats...pour bush il va mettre a sa place schwarzenneger, le temps qu'au congres ils acceptent de voter une loi pour qu'un etranger soit president...
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#21 KaMiKaZe

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Posté 07 février 2005 à 22:31

autant pour moi pourtant je me souviens qu'en Terminale on m'a appris que Roosevelt était une exception spéciale justement par rapport a la situation des USA lors de son 3eme mandat  :???:

Faudra que je vérifie pardonnez-moi si j'ai dit une connerie

#22 KaMiKaZe

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Posté 07 février 2005 à 22:41

Citation

1940

28 juin : Le Congrès adopte une loi permettant le fichage des étrangers et interdit toute menées tendant à renverser le gouvernement. (Ces lois sont toujours d’actualité et ont été renforcées après les évènements du 11 septembre 2001).

Juin – juillet : Le parti démocrate investit Roosevelt pour être candidat à un troisième mandat présidentiel, fait sans précédent. Son adversaire républicain soutient la même politique et aura beaucoup de mal à convaincre les américains de changer de pilote en pleine action.

16 septembre : Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis le service militaire obligatoire en temps de paix est instauré.

5 novembre : Roosevelt décide de se représenter pour un troisième mandat, malgré la limitation implicite à deux établie par George Washington, le premier président. Le candidat républicain, Wendell Willkie, est un ancien membre du Parti démocrate qui avait auparavant soutenu Roosevelt. Sa plate-forme électorale n'est pas véritablement différente de celle de ce dernier et, la dégradation de la situation internationale aidant, F.D. Roosevelt est réélu dans des conditions légèrement moins favorables qu'en 1936. La victoire démontre que les américains continuent à soutenir sa politique même si la marge s’est rétrécie à 55%.


Citation

F.D. Roosevelt est le seul président à avoir été élu quatre fois. Il le restera car un amendement à la Constitution limitant le nombre de mandats à deux a été voté depuis.

http://fr.wikipedia....elano_Roosevelt

#23 cylbertjj

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Posté 07 février 2005 à 22:51

L O K Mi K Zé
je n'ai pas écrit que c'était une connerie.
Comme toutes les constitutions, il doit y avoir des exceptiosn et des cas particuliers !
Je viens d'envoyer un mail au cousin et à sa fille quia épousé un états-unien. Ils vont bien me donner la bonne réponse.
En tous cas, même si Kerry était passé, je n sais pas quelle aurait été sa marge de manoeuvre ????
Chaque fois que le sujet politique est abordé, je ne peux m'empêcher de penser à une phrase de Denis Robert dans son livre "pendant les affaires, les affaires continuent" (sur la politique en France et certaines affaires Longuet +++ )
"Question d'un journaliste à un chef d'entreprise :
- Pourquoi ne faites-vous pas de politique?
- Je n'ai pas besoin d'en faire, je l'achète."
Et c'était il y a au moins 5 ans. Ce n'est pas mieux aux US !
Comme c'est ce qu'ils appellent "l'économique" qui gouverne, que sont les ministres, les députés ???? Quel est leur pouvoir réel ?
Ils pondent des lois à tours de vote. Pour ce qui est des décrets d'application on peut toujours attendre. Même avec décret certaines lois sont inapplicables car en contradiction avec des textes précédents...
cordialement
Wait and see...
Moët Hennesy !

#24 cylbertjj

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Posté 07 février 2005 à 22:54

KaMiKaZe  :bravo:  :bravo:  :bravo:
rapide & efficace : PRO.
ciao
Wait and see...
Moët Hennesy !

#25 biboul

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Posté 08 février 2005 à 08:24

Rien n'empêche Bush de decreter la loi martiale une fois son mandat fini, si il ne le fait pas avant... A moins que ceux qui sont aux pouvoirs (neo conservateur, lobby israeliens, industriels us,illuminati choissisez celui qui vous plait...)ne trouvent un remplacant à W. Et c'est vrai que schwartznegger serait bien dans le role. Encore + bête, mais + charismatique en plus il passe bien à la tele
Y avait pas un truc dans la constitution qui empêche quelqu'un qui n'est pas né sur le territoire us de ne pas être élu?

#26 biboul

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Posté 08 février 2005 à 09:05

Citation

lundi 7 février 2005, 23h06 
 


George W. Bush présente son projet de budget

WASHINGTON (AP) - Le président George W. Bush a présenté lundi un projet de budget de 2.570 milliards de dollars (2.000 milliards d'euros), prévoyant des coupes sombres dans des dizaines de programmes, portant sur l'éducation, sur l'aide médicale aux plus défavorisés ou le logement des handicapés, tout en creusant le déficit fédéral de 42 milliards de dollars (32,7 milliards d'euros) sur les cinq années à venir.

Dans l'un des projets de budget les plus austères depuis des années, et qui risque de passer un mauvais moment au Congrès, le président réduirait les fonds pour 15 Départements ministériels: en tout, 150 programmes gouvernementaux seraient éliminés ou fortement réduits, y compris les subventions à la compagnie de chemin de fer Amtrak, la recherche pétrolière ou les subventions pour l'embauche de policiers municipaux.

"C'est un budget qui fixe des priorités. C'est un budget qui réduit et élimine des doublons. C'est un budget qui est un budget maigre", a déclaré le président américain après une réunion avec son gouvernement.

George Bush a reconnu devant la presse qu'il serait difficile d'éliminer des programmes populaires mais il s'est déclaré "impatient d'expliquer au peuple américain pourquoi nous avons présenté

Les programmes d'assistance seraient réduits de 137 milliards de dollars en dix ans. Première cible, Medicaid, la sécurité sociale pour les pauvres et les handicapés. Mais aussi les aides aux agriculteurs, les bourses pour les étudiants ou les services médicaux pour les anciens combattants.

Mais, principalement en raison des projets en matière de défense, du coût des guerres d'Irak et d'Afghanistan et de nouvelles réductions fiscales, ce projet de budget reste largement déficitaire, avec un déficit total sur les cinq ans s'achevant en 2010 estimé à près de 1.400 milliards de dollars.

On s'attend également à ce que Bush réclame au Congrès 81 milliards de dollars supplémentaires jusqu'à la fin 2005, pour l'effort de guerre. AP

en gros il reste de l'argent seulement pour faire la guerre.

#27 manu

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Posté 17 mars 2005 à 18:26

Après l'Espagne, l'Italie et la Bulgarie vont retirer leur troupes en Irak...

W va se retrouver bien seul...que va t'il inventer pour remobiliser l'axe du bien contre l'axe du mal, que va t'il inventer pour nous garder sous la peur du terrorisme...ça fait bien longtemps qu'il n'y a pas eu d'attentat...y me semble...je sens que ça va bientôt petter quelque part...
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#28 cylbertjj

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Posté 17 mars 2005 à 18:41

Bonjour à toutes & tous
Manu, si un certain nb de pays de la "coalition" retirent leurs troupes (ce qui n'est pas gagné pour l'Italie), Bush aura encore moins de marge de manoeuvre!
En effet, il est déjà "court" pour assurer les relèves (ils appellent ça rotations) dans les différents pays +/- en conflit, ils vont être obligés d'en "laisser tomber". De plus, le budget de la défense qui est explosé ne pourra pas encore être augmenté !
Savez-vous que, en Afghanistan, la France a toujours quelques troupes, dont des commandos des services spéciaux ! ???... $
et que nous nous retrouvons dans la même situation que les US pour les relèves, le soutien des matériels et le budget.
Ciao, BISES aux filles
JJ
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#29 biboul

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Posté 22 mars 2005 à 09:00

la hollande a fini de retirer ses troupes (1400 hommes) depuis le 7 mars, l'Ukraine s'y met aussi....ca sent la fin de la guerre.
Les GI enchainent les bavures, sont de - en - motivé, de - en - de jeunes sont interessés pour partir en Irak et puis cette dette.....je crois k'on peut dire ke les resistants ont bientot gagné la guerre en Irak. Ce ke je me demande, c'est si une fois les militaires partis, la resistance irakienne va accepter de se plier au gouvernement en place...

#30 biboul

biboul

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Posté 28 mars 2005 à 13:27

Citation

Les forces bulgares quitteront le sol irakien en fin d’année…
Le ministère bulgare de la défense, en citant un communiqué, a fixé au 31 décembre la date du retrait des forces militaires bulgares de l’Iraq. Selon notre journaliste, Nikolaï Svinarov, ministre bulgare de la défense, a déclaré que son pays avait l’intention de retirer ses forces militaires de l’Iraq, avant 2006. Le ministre a déclaré que la Bulgarie était contre le retrait par étape de ses effectifs.
(La voix de la république islamique d’Iran le 25-03-2005)

source http://isaintel.club.fr/golfe.htm