Partie 3
Emma Kunz (1892-1963) - Un Art pour le XXIe siècle
Sources : "Le Mystère des Crop Circles" par Werner Anderhub et Hans Peter Roth aux Editions Véga
Citation
"Le monde est un morceau
qui se joue d'abord
dans notre esprit.
Essaie d'entre-tisser le son
le plus clair à l'image sonore."
Emma Kunz
Les dessins strictement géométriques, ou «champs énergétiques», que cette chercheuse et voyante suisse réalisait en grand format à la mine de plomb, au crayon de couleur et à la craie sur du papier millimétré rend compte d'une manière codée de son savoir. À sa demande expresse, aucune de ses déclarations orales ne fut jamais notée par écrit. Pourtant, Emma Kunz commentait ses dessins très en détail. «Mon art s'adresse au XXIe siècle», disait l'artiste : «le temps viendra où l'on comprendra mes images». En 1892, Emma naît à Brittnau, dans l'Aargau, au sein d'une famille de tisserands. Dès l'enfance, elle témoigne d'un don de voyance. En 1910, elle commence à travailler au pendule sur les grandes questions de la vie. Sa profonde connaissance des forces énergétiques et spirituelles lui permet de soigner les gens. C'est ainsi qu'elle découvre aussi la pierre guérisseuse «Aion A» dans une carrière de sa région. A cet endroit se trouve aujourd'hui le centre Emma Kunz où l'on peut voir ses images.123
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Heiny Widmer, qui organisa la première exposition de son œuvre dans l'Aargauer Kunsthaus en 1973 - dix ans après sa mort - décrit comment l'artiste créait ses dessins : «le pendule lui servait de stimulant, comme d'autres artistes se mettent en condition par des moyens qui leur sont propres. Elle racontait souvent que des systèmes ordonnés de points lui apparaissaient subitement en image. Elle comprenait alors aussitôt qu'il s'agissait du motif de base d une nouvelle figure et le notait. Infatigable, elle construisait ensuite le motif de base, puis l'enrichissait en interrogeant à la fois le pendule et ses visions intérieures. Parfois, l'image semblait se compléter en dehors de sa conscience, comme si ses mains étaient guidées. L'oeuvre terminée, l'artiste la contemplait avec étonnement et revenue d'un voyage dans des profondeurs insondables, décrivait avec curiosité le travail qu'elle découvrait.»125
«Une fois que la clé de cette nouvelle méthode de dessin est révélée, tout le monde peut l'appliquer, pourvu qu'il sache travailler avec les nombres.» C'est ce qu'Emma Kunz écrivit dans son petit ouvrage Gestaltung und Form aïs Mass, Rhythmus, Symbol und Wandiung von Zahl und Prinzip. Elle découvrait que la sensibilité de sa vision, de son ouïe et de sa perception permettait une connaissance hors du commun et pouvait être rendue visible dans des images énergétiques de structure abstraite. Percevoir et noter : dans cette alternance résidait l'essence de son activité créatrice. «La base en est la mathématique inscrite dans l'univers, qu'elle saisissait à l'aide du pendule et parvenait à interroger et à montrer dans une complexité croissante au fil des années», écrit Annelise Zwez, journaliste spécialisée en art contemporain, dans sa monographie sur Emma Kunz, parue en 1998.
«Emma Kunz comprit très tôt par son travail avec le pendule que les vibrations sont des motifs numériques et les champs énergétiques du cristal, de la plante, de l'animal et de l'homme des interactions fluides de rythmes numériques», écrit encore Zwez. «Elle les appelle les 'forces formatrices' de la nature, par exemple au sens de Paracelse, dont elle connaissait l'oeuvre et qui disait en substance que tout était recréé chaque jour à partir de la même lumière, de la même énergie.» Le langage des mots, réglementé et fondé sur l'intellect, est trop limité pour rendre compte de la plénitude de son œuvre. «La situation est analogue lorsque le scientifique dit aujourd'hui que les données de la physique expérimentale sont trop complexes pour être décrites dans le langage habituel des mots», estime le conservateur indépendant du Kunsthaus de Zurich, Harald Szeemann. D'après lui, le scientifique utilise des symboles, des images, des signes relationnels et des formules pour rendre visibles et saisissables par la pensée les liens complexes sur lesquels il travaille.127La célèbre géobiologiste suisse Blanche Merz, a elle aussi cherché à décoder les messages que nous livrent les images d'Emma Kunz. De l'avis de cet auteur de best-sellers*, l'artiste possédait des connaissances ésotériques exceptionnelles. De telles personnes apparaissent de temps en temps dans le monde pour aider l'humanité à progresser dans son développement spirituel.» Citons ce que dit Blanche Merz sur ce point :
«Par ses images inspirées, Emma Kunz exprimait de manière unique les interactions entre macrocosme et microcosme ainsi que les valeurs et les possibilités d'évolution inhérentes à l'homme. Dans son œuvre se manifestent ses connaissances philosophiques et scientifiques ainsi que sa conscience cosmique.
Un siècle après sa naissance, Emma Kunz nous tend avec prudence la clé de sa connaissance des lois de la nature et de toute existence. Ceci permet un premier accès à une (...) réalité supérieure. (...) Dans l'interprétation prudente de certaines images, nous nous appuyons d'une part sur quelques indications fragmentaires transmises par des amis de l'artiste et d'autre part sur des réflexions qui ont émergé à la faveur d'un travail intensif sur le fondement spirituel de ces images. Pour saisir pleinement le message transmis par les œuvres d'Emma Kunz, on ne peut pas se contenter d'un aperçu rapide. Il faut au contraire se plonger dans les formes géométriques représentées par cette voyante et les vivre de l'intérieur. Ces images révèlent leur message aux seuls esprits ouverts.
(...) La contemplation de ces œuvres, qui se lisent à plusieurs niveaux, doit inciter au développement de l'âme et de l'esprit, car il existe différents degrés dans la connaissance. Chaque personne les saisit à sa manière. Les lignes qui relient les points créent des formes qui portent en elles le savoir originel de la voyante sur les symboles. Ce travail stimule des interactions dynamiques avec le monde vivant. Dans chaque œuvre se trouve un centre de forces énergétiques, comme cela est également le cas des mandalas, ces motifs abstraits utilisés comme support de méditation. Depuis ce centre, les forces se répandent ensuite de manière ciblée dans les structures alentour. (...) Chaque image est l'exp
ression d'une perception qu'Emma Kunz a vécue intérieurement et créée, pour obtenir, à l'aide de ses forces d'âme et de son dynamisme rayonnant, des réponses en matière notamment de guérison de l'âme et du corps, et atteindre les sphères subtiles de ses patients. C'est pourquoi, une simple reproduction de ces œuvres, sans y ajouter les impulsions personnelles d'Emma Kunz, serait un effort stérile. Il manquerait alors les forces porteuses fondamentales qu'elle y a senties.
(...) En explorant les techniques actuelles qui travaillent sur les forces subtiles, on découvre dans les études d'Erich Neumann que des structures du type de celles qui furent élaborées par Emma Kunz créent des mouvements énergétiques en fonction de leur forme. Les formes géométriques influencent le jeu des forces électromagnétiques. Et ces liens entre forme et énergie renvoient aux sources, à tout un savoir sur les mystères de la nature et sur la possibilité de diriger les forces électromagnétiques. Le système rayonnant tracé par Emma Kunz dans ses dessins est bâti sur les mêmes lois universelles que le système magnétique terrestre. Il en résulte des tourbillons d'énergie, des forces qui peuvent être dirigées. Les formes géométriques droites ou en colonne sont les conducteurs d'énergie les plus simples et les meilleurs. Par ses constructions profondément pensées, Emma Kunz parvenait à faire agir le système énergétique des formes spécifiques ainsi trouvées.» C'est pourquoi Blanche Merz est convaincue que certains de ses dessins sont des documents «que la technique de pointe moderne découvrira avec intérêt.» Dès 1938, la voyante avait prévu le trou d'ozone et ses conséquences, et en 1939 le développement de la bombe atomique par les Américains. «L'oeuvre d'Emma Kunz prend ainsi une envergure qui dépasse de loin sa personne.» Colin Bloy, thérapeute par des méthodes naturelles et utilisateur de la baguette de coudrier, évoqua le travail d'Emma Kunz lors d'un symposium sur le thème des cercles de culture, qui eut lieu en Angleterre en 1995 : «À l'avenir, on utilisera des dessins géométriques de couleur pour guérir. Emma Kunz a développé un tel système de dessins qui nous montre la différence entre l'homme du XXe siècle et celui du XXIe siècle.»
Emma Kunz, oeuvre n° 001, 94*94 cm. Emma Kunz commente ainsi la genèse de ses oeuvres : "Conception et forme - les dimensions, le rythme, la symbolique et la métamorphose du nombre et du principe." - "Mon art s'adresse au XXIe siècle."
A suivre ...