Aller au contenu


Une autre guerre "préventive" en vue!


  • Please log in to reply
1 réponse à ce topic

#1 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

  • Membres
  • 1 194 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Sur une planète de fous

Posté 28 octobre 2003 à 19:26

La Maison-Blanche planifie à moyen terme le renversement de Fidel Castro
Le mardi 28 octobre 2003

Après la publication par USA Today d'un mémo secret de Donald Rumsfeld à ses quatre principaux collaborateurs, la presse états-unienne s'est interrogée sur l'absence de perspective dans la guerre au terrorisme. Répondant à ces critiques, le secrétaire à la Défense justifie ses choix et présente son bilan dans le Washington Post. Il affirme que, face à l'impossibilité de se protéger en tous lieux de menaces terroristes, les États-Unis n'ont d'autre choix que de prendre l'initiative, c'est-à-dire de conduire des guerres préventives. Cette idée avait déjà été présentée dans le document de la Maison-Blanche sur la doctrine stratégique. Cependant, c'est une justification nouvelle dans la mesure où le concept de guerre préventive avancé, en 1992, par Paul Wolfowitz, avait pour finalité de prévenir l'émergence d'un compétiteur global (comme l'Union européenne) ou régional (comme l'Irak). Plus loin, Donald Rumsfeld, reprenant la croyance populaire d'une implication de Saddam Hussein dans les attentats du 11 septembre, qualifie l'Irak de « régime terroriste », alors même que l'administration Bush admet aujourd'hui qu'aucun lien entre Bagdad et Al-Qaïda n'a pu être établi. Cet amalgame lui permet de classer le changement de régime en Irak dans la guerre au terrorisme et de donner un semblant de cohérence morale à sa politique. Comme on ne modifie pas un mensonge qui marche, Constantine C. Menges, ancien assistant spécial de la Maison-Blanche et actuel collaborateur de Richard Perle, assure dans le Washington Times, qu'au-delà de la polémique sur les questions nucléaires, l'Iran est aujourd'hui le principal État terroriste. À défaut du blanc-seing de l'Agence international pour l'énergie atomique (AIEA), cette accusation devrait faire l'affaire pour justifier d'une guerre préventive.

Cependant, William M. Arkin relève dans le Los Angeles Times que Donald Rumsfeld envisage dans son mémo secret la création d'une nouvelle structure de lutte anti-terroriste correspondant en fait aux nouvelles attribution du très controversé général William G. Boykin. Or, malgré la polémique sur son fanatisme religieux, cet homme a été confirmé dans ses fonctions. Il s'ensuit qu'en pratique Rumsfeld entend confondre guerre au terrorisme et clash des civilisations. Cette stratégie heurte les populations musulmanes des États alliés. Ainsi, Anas Altikriti, dénonce dans le Guardian la complicité tacite de Tony Blair et du Parti travailliste britannique dans la diffusion de la haine religieuse. Il relève la différence de traitement entre les déclarations antisémites du docteur Mahatir Mohammad, justement condamnées, et celui des déclarations islamophobes de Boykin, Berlusconi, Graham et les autres, injustement tolérées. En France, le clash des civilisations se traduit par le développement d'une fausse polémique à propos du « foulard islamique ». Alors que ce phénomène est objectivement en régression, il fait l'objet de débats ravivés depuis le veto français au Conseil de sécurité. Les « messagers de l'Amérique » entendent montrer aux Français qu'ils se sont rangés du mauvais côté à propos de l'Irak. Cette polémique artificielle trouve un écho dans les milieux féministes qui voient là une occasion de poursuivre leur combat pour la cause des femmes. Ainsi Gisèle Halimi, qu'on ne saurait soupçonner d'une quelconque connivence avec l'impérialisme des Bush, recadre la question en termes juridiques dans Le Monde. Pourtant, elle cède, elle aussi, à l'air du temps et évoque un danger pour la cohésion nationale, échouant donc partiellement à redéfinir la question.

Ann Louise Bardach, auteure d'une étude remarquée sur les liens entre la famille Bush et la mafia anticastriste, revient dans le Los Angeles Times sur ces relations troubles. Elle s'indigne de la création par la Maison-Blanche d'une commission co-présidée par le secrétaire d'État et le secrétaire au Logement pour préparer le renversement de Fidel Castro et son remplacement par le représentant Lincoln Diaz-Balart. Pour être complet sur ce sujet, il faut signaler que la société de mercenaires Dyncorp a commencé à recruter des personnels en vue d'une nouvelle invasion de Cuba, quarante ans après le désastre de la Baie des cochons.

Michael Meacher, ancien ministre de l'Environnement de Tony Blair s'exprime dans le Guardian. Il décrit le scénario apocalyptique de la pollution, de la bombe démographique et du déséquilibre de développement. Pour conclure que cela n'est pas inévitable, pour peu que l'on se dote des outils internationaux nécessaires.

John L. Allen analyse dans le Los Angeles Times les forces en présence dans le nouveau Sacré Collège et le type de pape de compromis qui pourrait en sortir. Il s'agit là d'un exercice risqué, dans la mesure où la règle électorale de l'Église catholique a été modifiée, et où il n'existe donc aucun élément fiable de référence historique. Toutefois, il considère comme probable l'élection d'un latino-américain et cite trois « papabile ».

Source ou encore
Réseau Voltaire
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...

#2 Patience

Patience

    Amoureuse de la Vie

  • Membres
  • 544 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : De retour au pays...

Posté 21 juin 2004 à 12:32

Citation

Detruire un modèle qui dérange
Le plan Powell pour l'après-Castro


  Le moment est venu pour George W. Bush de satisfaire ses sponsors de Floride. Comme il leur avait promis, il finance leur préparation militaire pour envahir Cuba et effacer le souvenir cuisant de la Baie des Cochons. Dans un rapport de 280 pages, une commission présidée par Colin Powell dresse le programme du futur gouvernement du milliardaire Lincoln Diaz-Balart appelé à remplacer Fidel Castro. Demain, on restituera aux maîtres d'antan les biens qui ont été nationalisés par la Révolution. Par Arthur Lepic

Source et suite (payante) : http://www.reseauvoltaire.net