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Mauvaise nouvelle pour les OGM british
Agence Science Presse
De mal en pis pour Tony Blair. Lui qui espérait pouvoir alléger la réglementation sur les OGM vient de recevoir en pleine figure les résultats d'une vaste étude d'impact environnemental.
Les journalistes l'ont décrit comme «la plus grosse étude d'impact environnemental sur les plants génétiquement modifiés réalisée au monde», ce qui est exagéré. Mais il n'en demeure pas moins que les résultats très mitigés ne sont pas de nature à rassurer les inquiets... ni à faire plaisir aux partisans des OGM.
Les scientifiques ont testé pendant trois ans trois types de plants transgéniques et ont conclu que deux d'entre eux (une variété de colza et une de betterave) étaient plus dommageables pour la faune du coin (insectes et oiseaux) que leurs équivalents «conventionnels.» Curieusement, la troisième plante transgéniques (un maïs) était... moins dommageable pour les autres plantes et les animaux que ses équivalents traditionnels !
Le gouvernement britannique attendait les résultats de ces tests pour asseoir -ou non- la décision qu'il doit prendre: faut-il ou non ouvrir la porte à la commercialisation de nouveaux OGM ? Une décision du conseil des ministres est attendue d'ici au début de 2004.
Mais si les opposants aux OGM ont déjà fait leurs gorges chaudes de cette étude, mettant le gouvernement britannique dans l'embarras, en réalité, il y a de tout pour tout le monde: car les résultats pour le moins contradictoires obtenus avec le maïs transgénique ont de quoi plaire aux partisans des OGM. Il y a réellement des impacts positifs à une plantation d'OGM, ou du moins de certains OGM, disent-ils; et plus encore, l'environnement montre, dans certains cas, une capacité à s'adapter étonnamment vite. Certains groupes d'insectes comme les abeilles (autour des betteraves) et les papillons sont désormais plus nombreux autour des plants traditionnels, parce qu'ils y trouvent davantage de nourriture et d'ombre. D'autres sont plus nombreux, à certaines époques de l'année, autour du maïs transgénique, avec pour résultat que les graines se promènent davantage, donc qu'il y a davantage de pousses.
Greenpeace a rejeté du revers de la main cette étude, la qualifiant de politique. Et soulignant un point sur lequel tous les observateurs s'entendent: l'étude ne concerne que trois types de plants. Il en faudra beaucoup plus pour convaincre les opposants comme les partisans.
Agence Science Presse
De mal en pis pour Tony Blair. Lui qui espérait pouvoir alléger la réglementation sur les OGM vient de recevoir en pleine figure les résultats d'une vaste étude d'impact environnemental.
Les journalistes l'ont décrit comme «la plus grosse étude d'impact environnemental sur les plants génétiquement modifiés réalisée au monde», ce qui est exagéré. Mais il n'en demeure pas moins que les résultats très mitigés ne sont pas de nature à rassurer les inquiets... ni à faire plaisir aux partisans des OGM.
Les scientifiques ont testé pendant trois ans trois types de plants transgéniques et ont conclu que deux d'entre eux (une variété de colza et une de betterave) étaient plus dommageables pour la faune du coin (insectes et oiseaux) que leurs équivalents «conventionnels.» Curieusement, la troisième plante transgéniques (un maïs) était... moins dommageable pour les autres plantes et les animaux que ses équivalents traditionnels !
Le gouvernement britannique attendait les résultats de ces tests pour asseoir -ou non- la décision qu'il doit prendre: faut-il ou non ouvrir la porte à la commercialisation de nouveaux OGM ? Une décision du conseil des ministres est attendue d'ici au début de 2004.
Mais si les opposants aux OGM ont déjà fait leurs gorges chaudes de cette étude, mettant le gouvernement britannique dans l'embarras, en réalité, il y a de tout pour tout le monde: car les résultats pour le moins contradictoires obtenus avec le maïs transgénique ont de quoi plaire aux partisans des OGM. Il y a réellement des impacts positifs à une plantation d'OGM, ou du moins de certains OGM, disent-ils; et plus encore, l'environnement montre, dans certains cas, une capacité à s'adapter étonnamment vite. Certains groupes d'insectes comme les abeilles (autour des betteraves) et les papillons sont désormais plus nombreux autour des plants traditionnels, parce qu'ils y trouvent davantage de nourriture et d'ombre. D'autres sont plus nombreux, à certaines époques de l'année, autour du maïs transgénique, avec pour résultat que les graines se promènent davantage, donc qu'il y a davantage de pousses.
Greenpeace a rejeté du revers de la main cette étude, la qualifiant de politique. Et soulignant un point sur lequel tous les observateurs s'entendent: l'étude ne concerne que trois types de plants. Il en faudra beaucoup plus pour convaincre les opposants comme les partisans.
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