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Gaucho = Abeilles en danger


51 réponses dans ce topic

#31 kyrsun

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Posté 03 mai 2007 à 18:15

le figaro

Citation

États-Unis : les abeilles victimes d'un mal mystérieux
YVES MISEREY.
Publié le 02 mai 2007

Le syndrome d'effondrement des colonies (CCD) se caractérise par le fait que les ouvrières ne retournent pas dans la ruche. Un phénomène inexpliqué qui pourrait avoir des origines multiples.

LE SYNDROME d'effondrement des colonies d'abeilles, ou CCD (Colony Collapse Disorder), est apparu aux États-Unis à la fin 2006. Selon l'USDA, le département de l'Agriculture, il aurait déjà causé la disparition de la moitié des ruches dans le pays. Les pertes vont de 30 à 60 % en Californie et dépassent 70 % dans certaines régions de la côte est et au Texas, annoncent de leur côté les inspecteurs des ru­chers. Le président de la Fédération des apiculteurs professionnels estime qu'entre un quart et la moitié des adhérents ont observé des pertes correspondant à la description du CCD.

Le scénario est chaque fois le même : les ouvrières chargées de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs ne reviennent pas dans la ruche. Les abeilles retrouvées mortes au pied de la ruche ou à l'intérieur sont rares. Les réserves de nourriture emmagasinées à l'intérieur tardent à être pillées par d'autres colonies d'abeilles ou d'autres insectes. « Cela peut suggérer la présence d'une substance chimique ou d'une toxine à l'in­térieur de la ruche », soulignent des chercheurs de l'université de Penn­sylvanie, faisant partie des experts chargés d'étudier le dossier.

L'origine du CCD reste pour le moment encore une énigme. Parmi les responsables le plus souvent citées, on trouve le varroa, un acarien qui a envahi les ruches du monde entier depuis une vingtaine d'années et qui véhicule avec lui des virus pathogènes. Sinon, il peut s'agir d'une nouvelle maladie inconnue, d'un nouveau champignon ou bien d'une contamination par des pesticides non encore identifiés.

D'autres hypothèses sont aussi avancées. Les colonies pourraient être empoisonnées directement par les OGM qui couvrent de vastes superficies outre-Atlantique. « Des études réalisées en Suisse et en Nouvelle-Zélande ont montré que la toxine bactérienne Bt introduite dans les OGM n'a pas d'incidence majeure sur les abeilles », signale toutefois Bernard Vaissière, spécialiste des insectes pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Sont également accusés le sucre qui sert de substitut alimentaire aux abeilles et qui, fabriqué à partir de plantes transgéniques, pourrait être toxique, ainsi que les antennes relais et les téléphones portables qui pourraient désorienter les insectes...

« Ce n'est pas vraiment la ­première fois qu'une telle crise se produit, analyse pour Le Figaro Dennis vanEngelsdorp, de l'université de Pennsylvanie, chargé du contrôle apicole dans le même état. Les populations d'abeilles ont chuté depuis l'introduction du varroa dans les années 1980. Les pertes soudaines d'abeilles comme dans le cas du CCD ne sont pas nouvelles - il y a des comptes rendus là-dessus en 1897 - mais elles n'ont jamais connu une telle ampleur. »

Des chercheurs de l'université de Columbia ont analysé des échantillons d'abeilles et de larves collectées dans des ruches touchées par le CCD et ils ont découvert qu'elles étaient contaminées par de multiples micro-organismes. Une telle infection est le signe d'un grave déficit du système immunitaire. « C'est très inhabituel », reconnaissait Diana Cox-Foster, de l'université de Pennsylvanie dans le New York Times (24 avril 2007).

Longue polémique

« Je ne suis qu'à moitié surpris de ce qui se passe, estime de son côté Bernard Vaissière, qui a longuement séjourné aux États-Unis. Les apiculteurs américains n'ont pas les mêmes pratiques qu'en Europe. Ils ont systématiquement recours aux antibiotiques comme la terramycine pour lutter contre la loque américaine » (maladie causée par un bacille qui infecte les larves, NDLR). « Quel est le laboratoire qui va oser dire ça? », s'inter­roge le chercheur. Les populations d'abeilles sont à ses yeux soumises à très rude épreuve par les apiculteurs nord-américains eux-mêmes. Au printemps, la pollinisation des ­vergers d'amandiers donne aussi lieu à d'immenses concentrations de colonies qui peuvent favoriser la dissémination de maladies.

Le contexte est très différent de ce qui s'était passé au début des années 1990 en France. En effet, les apiculteurs français avaient d'em­blée accusé deux insecticides (le Gaucho et le Régent) d'être à l'origine de ce qu'on appelait alors les phénomènes d'affaiblissement des colonies et une longue polémique s'en était suivie. Outre-Atlantique, plusieurs équipes universitaires sont mobilisées autour du CCD. Elles sont soutenues par le ­dé­partement de l'agriculture et les ­apiculteurs et disposent d'outils d'analyses génétiques importants depuis la cartographie du génome de l'abeille.

On devrait donc en savoir plus dans les prochains mois. « Si les abeilles touchées par le CCD réagissent aux pesticides, on peut s'attendre à trouver une activité des gènes de détoxification », assure en effet Nancy Ostinguy, de l'université de Pennsylvanie. « Si c'est un pathogène, les gènes en relation avec le système immunitaire devraient être surexprimés », souligne en revanche May Berenbaum, de l'université d'Illinois, citées toutes les deux par New Scientist. On verra si l'imidaclopride (la substance active insecticide du Gaucho), abondamment utilisée par les agriculteurs américains, est responsable du CCD.

Plus généralement, on peut aussi espérer en apprendre un peu plus long sur l'origine des diffi­cultés que l'apiculture et, plus largement, l'en­semble des insectes ­pollini­sateurs, connaissent aujour­d'hui au niveau mondial.


#32 kyrsun

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Posté 03 mai 2007 à 18:27

après une rapide recherche,je me permets de completer avec une reflexion moins bidon que celle du figaro :

Citation

MEDITATIONS SUR LA DISPARITION EN MASSE DES ABEILLES

dimanche 8 avril 2007, par Jean-Michel Coulomb

LA FIN DES ABEILLES ?

Vous avez peut-être vu ce reportage au journal télévisé de TF1 montrant un apiculteur protestant contre la présence d’un champ d’OGM [1] à proximité de ses ruches. Des analyses génétiques montrent en effet que plus de 50% du pollen ramassé par les abeilles provient d’OGM. L’apiculteur déclare que les abeilles existent depuis des dizaines de millions d’années et que les hommes pratiquent l’apiculture depuis la nuit des temps. Selon lui, il serait inconcevable qu’un cultivateur d’OGM face du mal à ses abeilles. La réponse du cultivateur d’OGM est éloquente : c’est aux hommes politiques et aux scientifiques de dire que ce qu’il fait est dangereux ou interdit.

Si je vous rapporte cette anecdote, c’est pour introduire le sujet de la disparition en masse des abeilles. C’est aussi pour mettre en évidence les deux voix que nous pouvons écouter selon les circonstances : la voix du coeur qui est celle de l’apiculteur et la voix de l’esprit calculateur qui est celle de l’agriculteur. Vu d’une autre manière, il ne serait pas idiot de dire que l’apiculteur pense sur un mode non-verbal avec son hémisphère droit et que l’agriculteur évalue son intérêt avec son hémisphère gauche. Nous sommes tous enclins à cette dissociation : certaines fois nous ressentons avec le côté droit et d’autres fois nous pensons avec le côté gauche. Il est rare, mais c’est l’une des techniques de méditation, de faire fonctionner ces deux hémisphères simultanément pour acquérir une vision stéréoscopique qui éveille à la vraie connaissance et au chemin juste. Je vous invite à une véritable méditation sur les abeilles. Je vais présenter tout d’abord les faits et les hypothèses rationnelles ou scientifiques à propos de ce phénomène et ensuite je mettrai en évidence les symboles de l’inconscient collectif qui sont liés aux abeilles. Vous serez alors fin prêts pour méditer et acquérir, dans le cas précis des abeilles, cette vision stéréoscopique qui nous fait tant défaut dans l’analyse de tous nos problèmes. Choisissez un endroit ou une situation tranquille, concentrez-vous sans excès sur les points principaux de cet article et essayez de voir en relief. L’abeille est un symbole très fort. Demandez aux abeilles de vous révéler leur secret. Peut-être que l’une d’entre-elles deviendra votre totem [2] ! Bonne méditation !

Einstein aurait déclaré que si les abeilles disparaissaient, l’humanité n’en aurait plus que pour quatre ans : d’abord les abeilles, puis les plantes, puis les animaux et ensuite nous ! Le phénomène de disparition des abeilles est bien avéré depuis de nombreuses années et il donne l’impression de s’être accéléré ces derniers mois si l’on croit des rapports alarmants venant principalement de l’Amérique du Nord mais également d’Europe où de nombreux pays font état de pertes hivernales anormalement élevées. Les abeilles sont considérées comme des indicateurs environnementaux assez fiables puisque leur activité consiste à butiner en de multiples endroits et donc d’accumuler toutes les traces de pollution pour finalement les concentrer dans la cire et le miel. On pourrait les voir comme de véritables canaris dans la mine, ces oiseaux qui prévenaient les mineurs de l’imminence d’un coup de grisou, leur laissant ainsi le temps de partir et de remonter vers la surface avant qu’une explosion se produise.

Vu sous cet angle là, tout ce passe comme si nous étions en train d’assister aux prémisses d’un effondrement écologique généralisé imminent. Les abeilles, qui ont survécu depuis plus de 80 millions d’années à tous les cataclysmes, sont intimement liées à la civilisation humaine. On les voit sur tous les bas-reliefs ou peintures qui remontent aux origines des groupes humains. Leur disparition serait non seulement le signe de la fin prochaine de cette humanité mais aussi peut-être celui d’une catastrophe planétaire d’une ampleur inimaginable.
LE CERVEAU GAUCHE

Les abeilles se regroupent en colonies, formées de plusieurs dizaines de milliers d’individus, et trouvent refuges dans des anfractuosités naturelles mais aussi, depuis que les hommes ont compris leur utilité, dans des abris spécialement aménagés que l’on appelle des ruches. Il est intéressant de noter que toutes les abeilles de la ruche ont le même père, le gros bourdon qui a réussi à féconder la reine de la ruche lors du vol nuptial. Si on met à part les abeilles qui sont destinées à devenir des reines, toutes les abeilles, appelées dès lors ouvrières, se ressemblent. Les ouvrières procèdent à une série de tâches très spécifiques au cours de leur courte vie ( guère plus de quatre à cinq semaines en été) dans un ordre de succession qui est toujours le même. Pendant les dix premiers jours elles jouent le rôle de domestiques dans la ruche puis de nourrices en absorbant les grandes quantités de pollen qui sont stockées dans la ruche. Pendant les dix jours suivant, elles commencent à explorer les environs et se mettent à construire de nouvelles alvéoles en cire ou alors elles se transforment en gardiennes postées devant l’entrée qui réceptionnent ce qui est apporté par les autres abeilles ou évacuent les déchets de la ruche. Finalement, au delà du vingtième jour et jusqu’à leur mort, elles partent au loin récolter le pollen et le nectar qui fournissent les protéines et les sucres qui sont nécessaires au développement des abeilles. Le miel est issu du nectar qui, digéré et régurgité plusieurs fois perd progressivement sa teneur en eau pour devenir plus visqueux.

La ruche nous offre ainsi l’image d’une société parfaitement bien organisée, où chacune des abeilles sait instinctivement ce qu’elle a à faire pour assurer la survie collective. Isolée, une abeille ne peut survivre. D’ailleurs, les abeilles communiquent entre-elles en faisant des danses en vol codifiées qui permettent d’indiquer aux autres où se trouvent les bons coins pour butiner. Elles contribuent à la pollinisation et donc à la reproduction de plus de vingt-mille espèces de végétaux. La disparition des abeilles conduirait à la disparition en chaîne de beaucoup d’espèces animales et donc au bout du compte à une forte diminution de la population humaine dans le meilleur des cas.

On observe depuis une trentaine d’années un affaiblissement de l’état général des abeilles et une baisse de leur nombre. Elles sont de plus en plus victimes de parasites et de virus qui se sont propagés dans plusieurs endroits du globe. Ces parasites se développent sur un terrain physiologique qui est sans doute miné par les nombreux insecticides qui sont répandus dans les champs. On a beaucoup incriminé le Régent (pour le traitement des semences), le Schuss (pour le traitement des sols) et auparavant le Gaucho, l’usage de tous ces pesticides ayant été interdit ou suspendu en France depuis 2004. Le journal Libération rapportait en février 2007 une amélioration apparente de la situation en France pour l’année 2006 mais sans plus de précisions sur la situation début 2007. On utilise même certains pesticides directement sur les ruches pour les débarrasser d’un acarien comme la célèbre mite varroa venu d’Asie !

Désormais, comme l’anecdote précédente nous l’a fait observer, les OGM sont mis en cause. Par extension c’est toute la filière de l’agriculture industrialisée qui se retrouve sur le banc des accusés. Cependant, il est quasiment sûr qu’il y a une multitude d’autres facteurs, comme sans doute le Réchauffement Climatique. L’un des obstacles à la recherche d’une solution est le faible financement disponible, puisque c’est un sujet sur lequel il n’ y a pas beaucoup d’argent à faire, au moins dans un premier temps. Ce qu’on observe depuis plusieurs années c’est une accumulation de maux qui affectent simultanément les abeilles. Elles sont désorientées, présentent des malformations et on peut retrouver chez le même individu un cocktail impressionnant d’agents pathogènes comme si leur système immunitaire avait disparu. Ce qui se passe depuis cet hiver et ce début printemps ressemble à une explosion de ces problèmes avec l’intensification de ce syndrome mystérieux de disparition pure et simples des abeilles laissant tous les spécialistes sans voix. Nous assistons à ce qu’il faut bien appeler une extermination qui est massive et qui ne peut se reproduire une ou deux fois de plus sans entraîner une disparition quasi-totale des abeilles dans les régions concernées.

Au Etats-Unis, on appelle ce syndrome Colony Collapse Disorder [3]. Depuis les mois de janvier ou février, un très grand nombre d’articles sont parus dans la presse et les publications plus spécialisées. Les symptômes sont les suivants :

- Cas confirmé : Absence complète d’abeilles adultes dans les ruches. Peu ou pas du tout d’abeilles mortes à l’intérieur ou à l’extérieur. Présence de larves capuchonnées. Présence de réserves de nourriture

    * qui n’est pas tout suite volée par les autres abeilles
    * et que les autres insectes qui parasitent habituellement les ruches, ne touchent aussi que plus tard.

- Cas suspect : Léthargie. Pas assez d’ouvrières pour s’occuper des larves. Les ouvrières pour la plupart jeunes. Reine présente. Essaim sans envie de consommer la nourriture supplémentaire qui est procurée, que ce soient des sucres ou des protéines.

L’arrivée du mois de mars et l’ouverture des ruches dans les contrées situées plus au nord ont été attendues avec appréhension. On n’a pas été déçu, c’est le moins que l’on puisse dire !

En fait c’est une véritable catastrophe qui touche tous les pays qui suivent en plus des Etats-Unis et du Canada (où, dans ces deux pays, c’est sans conteste la pire disparition d’abeilles européennes depuis leur introduction dans les années 1620 avec des pertes de l’ordre de 60% à 100% chez un grand nombre d’apiculteurs) : Espagne, Pologne, Grèce, Croatie, Suisse, Italie, Portugal, Allemagne et Angleterre.

Le cas le plus étonnant est celui de l’Angleterre où la culture des OGM est très peu présente et l’apiculture réalisée à une petite échelle. Cependant, lorsque les apiculteurs de Londres ont ouvert les ruches, ils en ont trouvé la moitié vides : du jamais vu de mémoire de vieil apiculteur !

Les ruches viennent aussi d’être ouvertes au Canada et dans un cas au moins il y a eu plus de 90% de pertes. Cette fois-ci, les apiculteurs trouvent des ruches pleines d’abeilles mortes plus ou moins desséchées.

Aux Etats-Unis, un gros apiculteur américain, David Hackenberg a donné de nombreuses interviews dans lesquelles il décrit ce qui s’est passé. Il a commencé à voir que quelque chose ne tournait pas rond en octobre 2006 et il s’est aperçu en janvier 2007 qu’il avait perdu 60% de ses colonies. Il fait ce métier depuis 45 ans et il n’a jamais vu cela. Il suspecte les produits phytosanitaires systémiques (du type de ceux qui ont été interdits en France) d’avoir une responsabilité. Selon lui, il est frappant de constater que le miel laissé dans les ruches abandonnées n’attire pas les autres insectes, comme si quelque chose les repoussait. Peut-être une simple odeur, car il suffit d’aérer la ruche pour que cela cesse. Il évoque la contamination possible du pollen par quelque chose. D’après lui, nous serions en présence de quelque chose de systémique qui serait présent en permanence dans les plantes et qui diffuserait dans toute la chaîne alimentaire. En ce sens, le problème des abeilles ne serait que la partie de l’iceberg qui émerge. Tout laisse penser que le système immunitaire des abeilles est fortement compromis. Dans ce cas, est-il possible que le système immunitaire des hommes soit affecté in fine ?

Une autre question qui est sans réponse pour le moment est celle des OGM. Est-il possible qu’ils aient une part de responsabilité dans la disparition des abeilles ? En tout cas, ils constituent de toute évidence un problème systémique. Il faut se rappeler qu’une plante OGM a été manipulée pour produire une protéine qui est sensée être toxique pour les parasites. Elle pourrait donc être toxique pour les abeilles qui butinent sur la plante OGM. Il y a également des plantes OGM qui sont destinées à être résistantes à des pulvérisations d’herbicides ! Comme les mauvaises herbes finissent toujours par développer des résistances au produit, on est conduit à augmenter les doses. C’est donc une véritable agriculture Frankenstein , dont les abeilles sont peut-être, avant nous, les premières victimes. Observons que, aux Etats-Unis, les abeilles sont utilisées en masse pour polliniser de larges plantations d’arbres fruitiers. On les transporte par camions entiers sur de longues distances et on leur apporte donc une nourriture complémentaire, donc moins naturelle, pour leur procurer de l’énergie. Les abeilles que l’on a fait venir d’Australie en urgence pour compenser les pertes se sont mises à disparaître à leur tour ! Il n’ y a guère de doutes que certains, voulant pousser la manipulation de la nature encore plus loin, auront l’idée de créer des abeilles OGM, voire clonées, pouvant résister aux pesticides et fabriquant un miel violet pour le marketing !
LE CERVEAU DROIT

L’abeille, qui a servi la nature pendant des dizaines de millions d’années et les hommes pendant des milliers d’années, est un symbole extrêmement actif de l’inconscient collectif de l’humanité. Cet insecte a toujours été vénéré par les anciens car il fabrique cette chose si délicieuse et unique que l’on appelle le miel. Il est à l’image de l’ambroisie des dieux de l’ Olympe, ce nectar qui leur procurait l’immortalité. De multiples légendes sont racontées au sujet des abeilles. Elles sont un symbole de diligence, d’obéissance et d’éthique du travail.

Beaucoup de cultures conçoivent les abeilles comme des messagers des dieux et même comme un symbole de l’âme humaine. Les anciens égyptiens, ne disaient-ils pas que les abeilles sont issues des larmes de Râ (le dieu soleil suprême) ? Quant aux fidèles du Moyen Age , ils pensaient qu’elles étaient issues des larmes du Christ. Dans la Grèce antique, les abeilles étaient considérées comme les âmes survivantes des prêtresses ayant servi Aphrodite la déesse de l’ Amour. Pour les Indiens d’ Amérique, elles représentent l’immortalité et l’altruisme.

Si on pousse encore plus loin la digression, alors il faut reconnaître que l’abeille symbolise l’ amour, la fertilité et la vie. Voici une sorte d’incantation dédiée aux abeilles que j’ai pu trouver :

Les abeilles sont un symbole de fertilité et de sexualité.

L’alvéole hexagonale est le symbole du coeur

et représente la douce saveur de la vie que l’on trouve à l’intérieur de notre coeur.

C’est aussi le symbole du soleil et de toutes ses énergies.

L’abeille nous invite à soutirer le miel de la vie

et de rendre nos vie productives tant que le soleil brille.

Aussi grand que soit le rêve, il y a une promesse d’aboutissement

si nous le poursuivons.

Si une abeille a fait irruption dans votre vie, examinez votre productivité.

Etes-vous en train de faire votre possible pour rendre votre vie plus fertile ?

Etes-vous assez occupé ?

Prenez-vous le temps de savourer le miel de la vie pour ne pas devenir un drogué de travail ?

Les abeilles sont un symbole de l’accomplissement de l’impossible.

D’un point de vue aérodynamique, leur corps est trop large pour ses ailes et elles ne devraient pas être capable de voler.

Bien que nous ayons maintenant compris comment elle vole (haute fréquence des battements d’aile)

l’abeille symbolise l’accomplissement de tout ce à quoi on se consacre.

Dans l’ Hindouisme l’abeille se rapporte à Vishnou, Krishna ou Kama la divinité de l’ Amour

Dans l’ Egypte ancienne, l’abeille symbolise la royauté.

En Grèce, c’était le symbole des Mystères d’ Eleusis.

Les Celtes associaient l’abeille à la sagesse cachée.

Le message de la voix intérieure est clair et net : laisser les abeilles mourir c’est briser notre relation avec nous-mêmes et avec les dieux. C’est aussi compromettre la fertilité et la vie. L’abeille symbolise la relation avec la Terre notre Mère qui, par sa générosité, nous procure le don du miel en abondance. Si nous laissons les abeilles mourir, cela signifie que nous donnons à la Terre notre Mère le droit de se débarrasser de nous pour cause de rupture de contrat.

L’observation séculaire du rythme des abeilles, disparaissant en hiver et puis ré-apparaissant au printemps, en ont fait un symbole solaire de résurrection. C’est pourquoi l’abeille a toujours été, pour les chrétiens, une métaphore du Christ et de sa résurrection (C’est Pâques !). Un Christ certes rempli de douceur et de compassion mais également capable d’apporter la justice (à l’image de l’abeille qui peut piquer), la ruche reflétant l’ Eglise unie et disciplinée sous la bannière du Christ.

Cette année, les abeilles ne sont pas revenues aussi nombreuses. C’est comme si le soleil refusait de se lever ou le printemps de revenir. Nous devrions être terrorisés ! Quelque chose en nous a été cassé, qui nous empêche de comprendre que nous sommes en train nous aussi de mourir petit-à-petit, d’abord de l’intérieur et ensuite extérieurement, c’est à dire physiquement.

Enfin pour l’anecdote, il n’est pas inutile de savoir que notre illustre Napoléon a utilisé l’abeille comme motif de ses armoiries, aux côtés de l’aigle impérial.
Notes

[1] Organisme génétiquement modifié

[2] Maya l’abeille peut-être !

[3] Syndrome d’ effondrement des colonies

http://www.test-orga...p.php?article60

#33 geispe

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Posté 03 mai 2007 à 21:29

Citation

C’est aussi pour mettre en évidence les deux voix que nous pouvons écouter selon les circonstances : la voix du coeur qui est celle de l’apiculteur et la voix de l’esprit calculateur qui est celle de l’agriculteur

Juste pour ne pas oublier...
L'apiculteur n'est pas tout à fait innocent : il est devenu un "éleveur industriel d'abeilles".
Il manipule les abeilles en essayant de surpeupler au maximum la ruche (plus d'abeilles = plus de miel), il traite avec des produits chimiques, il tue les reines qui ne lui conviennent pas et va en importer des étrangères, il déplace les ruches dans les cultures industrielles ; pour pouvoir leur prendre le miel qu'elles ont stocké en prévision de l'hiver, il nourrit ses abeilles avec un produit qui ne leur convient pas : du sucre. Il me semble que les alvéoles des cadres ont été aggrandies : dans une construction sauvage la ruche est moins peuplée par des abeilles qui construisent des alvéoles légèrement plus petites.
Bref, lui aussi doit ou veut faire du chiffre.

#34 diamant bleue

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Posté 03 mai 2007 à 23:40

A propos du Gaucho : il y a un chapitre complet sur cette histoire dans le livre "Pesticides, un scandale français" de Nicolino et Veillerette. Ce chapitre est dispo sur le site au format PDF : http://www.mdrgf.org...-documents.html (cliquer sur le 3 pour avoir le teléchargement du chapitre). C'est édifiant... c'est du foutage de gueule à l'extrème... et en plus, ce n'est pas terminer... les empoisonneurs essayent encore de faire revalider leur mer** d'une façon ou d'une autre... Ces gens sont sans scrupule, sans conscience, complètement obnubilés par l'argent... :tss:

#35 pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 04 mai 2007 à 10:07

Les abeilles semblent très sensibles aux ondes électro-magnétiques, ce qui n'aide pas à leur bonne santé :-(

http://riimem.blogspirit.com/archive/2007/...ennent-pas.html

Citation

DECT : Les abeilles n'en reviennent pas !

Des ruches en pertes de poids, plus de 50 % des abeilles qui s’égarent… une étude allemande nous apprend que les essaims d’abeilles exposées aux rayonnementsde stations DECT dépérissent en force.
Les champs électromagnétiques peuvent-ils causer un changement dans le comportement des abeilles ? Affirmatif,
répond l’étude pilote réalisée à l’Université de Koblenz-Landau par des chercheurs en sciences de l’éducation. Pour cette étude, les scientifiques ont exposé plusieurs mini-ruches, 8 000 abeilles environ dans chacune, au rayonnement d’une base DECT en fonctionnement (du 1 900 MHz pulsé à 100 Hz) glissée dans leur socle. 4 autres colonies, non exposées, ont servi de ruches témoins permettant de comparer les groupes exposés et non exposés.
DECT IMPACT
Lors d’une première série d’expériences, les chercheurs ont analysé l’aptitude des abeilles à retrouver leur chemin. Prélevée et marquée par groupe de 25, puis relâchée ensemble, à 800 m de leurs ruches, chaque groupe d’abeilles était ensuite chronométré. Délai maximum accordé pour rentrer au bercail : 45 minutes "Dans le meilleur des cas, pas plus de six abeilles exposées ne sont revenues dans le temps imparti de l’expérience, voire aucune à plusieurs reprises, alors qu’au sein des groupes non exposées, des abeilles revenaient toujours, systématiquement," détaillent les co-signataires de l’étude au terme de 10 essais distincts.
En parallèle, l’estimation effectuée sur la masse et la surface des nids d’abeilles présents dans 16 autres ruches (dont la moitié mitoyenne de celles exposées à l’antenne DECT) a montré un poids moyen de 221 g par rayonnage dans les ruches non exposées, contre 174 g au sein des ruches exposées. Une différence nette de 21 %. De l’avis des chercheurs, ces effets restent à confirmer sur des échantillons plus nombreux, ainsi qu’à des niveaux de puissance plus oumoins élevés, ou avec d’autres gammes de fréquences. GSM ou Wi-Fi par exemple.
SENTINELLES DE l’ELECTROSMOG ?
Pour l’équipe allemande, ces effets non thermiques seraient dû à la structure cérébrale de l’abeille. Les champs électromagnétiques perturberaient les capacités d’apprentissage de l’insecte, donc son aptitude à mémoriser et/ou communiquer ses plans de vol et zones de récolte aux autres membres de la ruche. Un phénomène sans doute amplifié par la dimension des neurones de l’abeille, à même d’entrer en résonance avec les longueurs d’onde des hyperfréquences du DECT.
On l’a vue dans les cas du Regent et du Gaucho, les abeilles sont de véritables sentinelles environnementales, témoignant de la moindre pollution. Les champs électromagnétiques pulsés semblent ne pas faire exception. "Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre" a prophétisé Einstein.

"Verhaltensänderung unter elektromagnetischer Exposition",
Pilotstudie 2005, Stever, Kuhn & all.,
Universität Koblenz-Landau, http://agbi.uni-landau.de
"Can electromagnetic exposure cause
a change in behavior ?", Harst, Khun & Stever, 2006


#36 onzeaout

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Posté 15 mai 2007 à 18:30

Bonsoir à tous,

Je viens de lire l'excellent article de Dominique Guillet dans le cite Liberterre concernant la disparition des abeilles sur la planète qui prend en ce moment des proportions absolument ALARMANTES .... et je pèse mes mots.....

A lire absolument:
La fin des abeilles

Albert Einstein prévint l’humanité que “si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes.”

En bref, Rudolf Steiner, qui avait déjà pressenti en 1924 l’avènement de la “vache folle”, annonça en 1923 l’effondrement des abeilles. Il ajouta que la survie de l’humanité dépendait de la survie de l’abeille.
Un siècle ne s’est pas encore écoulé, mais l’échéance semble se rapprocher très rapidement. Et elle est peut-être déjà là car dans une autre conférence, Steiner donnait une échéance à 80 ans. Ce qui est maintenant.

Un signe de plus.....inquiétant.....vraiment inquiétant.... :hum: :thermo:

#37 onzeaout

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Posté 15 mai 2007 à 19:17

Le début de l'article:

Mutinerie dans les ruches
Les abeilles transhument vers le néant. Les abeilles désertent par dizaines de milliards. Les ruches se vident en moins d'une semaine. C'est une nouvelle catastrophe pour le monde apicole (et sans doute pour le monde entier) car celle-ci s'annonce d'amplitude planétaire. Elle se nomme “syndrome d'effondrement des colonies”.

Aux USA, les experts apicoles sont en plein désarroi. Ils évoquent même un “mystère”. En effet, les abeilles disparaissent “proprement” sans laisser de cadavres. Les ruches pleines de miel et de pollen ne sont pas pillées par d’autres abeilles ou d’autres insectes. C’est une malédiction qui plane sur les ruchers.

Les expert apicoles ne désespèrent pas, cependant, de trouver le remède miracle, de sauver, encore une fois, leur “industrie”, puisque c’est ainsi qu’ils la qualifient. Ils ont mis sur la trace des abeilles portées disparues les meilleurs détectives-virologues. L'enjeu est de taille: pas d'abeilles, pas de pollinisation, pas de récoltes, pas de dollars. Le bipède, qui s'est autoproclamé maître de la sphère planétaire, en est tout courroucé. Les abeilles font la grève de la pollinisation, les mutines refusent la butine.

Les abeilles n'éprouveraient-elles donc aucune reconnaissance pour cette “industrie apicole” qui les a choyées depuis des dizaines d'années en leur prodiguant:

- le logis: avec de belles ruches toute carrées.
- les meilleurs remèdes: les antibiotiques les plus puissants (comme la terramycine ) et les acaricides les plus performants ( Apistan et le tout nouveau Hivastan).
- de la nourriture à satiété: du bon sucre blanc de betterave, du sirop de maïs confectionné à partir des meilleurs crûs transgéniques et bien sûr, des compléments nutritionnels (élaborés, par exemple aux USA, à partir d’huile de coton transgénique, de farine de soja transgénique, d’huile de soja transgénique, d’huile de colza transgénique...).
- des voyages tous frais payés sur des milliers de kilomètres à la découverte des déserts agricoles occidentaux.
- un butin assuré grâce à des monocultures géantes à la porte de la ruche.
- du pollen et du nectar enrichi d'un cocktail de molécules apéritives: fongicides, insecticides, herbicides.
- de la procréation assistée avec une sélection des meilleures reines inséminées artificiellement.
Une catastrophe bientôt planétaire
Au mois de décembre 2006, l’Université de Pensylvannie mena une enquête auprès de divers apiculteurs de la région est des USA . Ces apiculteurs (possédant entre 200 et 3000 ruches) avaient enregistré des pertes de 30 à 90 % de leur rucher. Chez un apiculteur, seules 9 colonies avaient survécu sur 1200.

Sur l’ensemble des USA, depuis la fin de l’automne 2006, les pertes enregistrées sont de l’ordre de 60 % sur la côte ouest et jusqu’à 90 % dans certains états de l’est et du sud du pays. Selon les dernières estimations, ce sont près de 1,5 million de colonies qui seraient mortes aux États-Unis et 27 États sont touchés. Rappelons que le nombre de ruches était de 6 millions en 1947 et de seulement 2,4 millions en 2005.

En France, la perte des colonies est estimée entre 300 000 et 400 000 chaque année, et ce depuis 1995. L’hiver 2005/2006 fut particulièrement dramatique qui vit la disparition de 15 à 95 % des colonies, en fonction des apiculteurs. En Martinique, en avril 2007, un apiculteur a perdu 200 colonies en l’espace de quelques jours.

Au Québec, l’hiver passé, en moyenne, 40 % des ruches sont portées vides. Certains apiculteurs, cependant, ont perdu jusqu’à 75 % et même 100 % de leurs colonies.

Dans l’Ontario, au Canada, l’hiver passé, ce sont jusqu’à 60 % des ruches qui sont portées désertées chez certains apiculteurs et près de 40 % du rucher national.
Les chiffres avancés sont de 400 000 ruches vides pour la Pologne, 600 000 ruches vides pour l’Espagne.

En Allemagne, selon Manfred Hederer, le président de l’Association Allemande des Apiculteurs, 25 % des colonies auraient été décimées mais certains apiculteurs rapportent jusqu’à 80 % de pertes dans leur rucher.

A Taiwan, en avril 2007, les premières informations ont été publiées d’une disparition mystérieuse des abeilles: un apiculteur a rapporté la perte de 80 de ses 200 ruches.

En Suisse, certaines régions déplorent la perte de 80 % des colonies. Les pertes nationales seraient de l’ordre de 30 % mais certains apiculteurs ont perdu la totalité de leurs colonies. Il y avait 45 000 apiculteurs en Suisse en 1900. Il en reste actuellement 19 000 mais ce chiffre est à la baisse. Durant l’entre-deux-guerres, il y avait 350 000 ruches. Il en reste aujourd’hui 190 000.

Le syndrome d’effondrement des ruches sévit également au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Angleterre.

Le syndrome d’effondrement des ruches est-il un ultimatum? Est-ce un appel désespéré des abeilles afin de réveiller l’humanité?

......suite sur lesite liberterre.fr...
:humhum:

#38 diamant bleue

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Posté 16 mai 2007 à 00:39

Un autre article sur ce "mystère"...

États-Unis : les abeilles victimes d'un mal mystérieux
YVES MISEREY.

Le syndrome d'effondrement des colonies (CCD) se caractérise par le fait que les ouvrières ne retournent pas dans la ruche. Un phénomène inexpliqué qui pourrait avoir des origines multiples.

LE SYNDROME d'effondrement des colonies d'abeilles, ou CCD (Colony Collapse Disorder), est apparu aux États-Unis à la fin 2006. Selon l'USDA, le département de l'Agriculture, il aurait déjà causé la disparition de la moitié des ruches dans le pays. Les pertes vont de 30 à 60 % en Californie et dépassent 70 % dans certaines régions de la côte est et au Texas, annoncent de leur côté les inspecteurs des ru­chers. Le président de la Fédération des apiculteurs professionnels estime qu'entre un quart et la moitié des adhérents ont observé des pertes correspondant à la description du CCD.

Le scénario est chaque fois le même : les ouvrières chargées de collecter le nectar et le pollen sur les fleurs ne reviennent pas dans la ruche. Les abeilles retrouvées mortes au pied de la ruche ou à l'intérieur sont rares. Les réserves de nourriture emmagasinées à l'intérieur tardent à être pillées par d'autres colonies d'abeilles ou d'autres insectes. « Cela peut suggérer la présence d'une substance chimique ou d'une toxine à l'in­térieur de la ruche », soulignent des chercheurs de l'université de Penn­sylvanie, faisant partie des experts chargés d'étudier le dossier.

L'origine du CCD reste pour le moment encore une énigme. Parmi les responsables le plus souvent citées, on trouve le varroa, un acarien qui a envahi les ruches du monde entier depuis une vingtaine d'années et qui véhicule avec lui des virus pathogènes. Sinon, il peut s'agir d'une nouvelle maladie inconnue, d'un nouveau champignon ou bien d'une contamination par des pesticides non encore identifiés.

D'autres hypothèses sont aussi avancées. Les colonies pourraient être empoisonnées directement par les OGM qui couvrent de vastes superficies outre-Atlantique. « Des études réalisées en Suisse et en Nouvelle-Zélande ont montré que la toxine bactérienne Bt introduite dans les OGM n'a pas d'incidence majeure sur les abeilles », signale toutefois Bernard Vaissière, spécialiste des insectes pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Sont également accusés le sucre qui sert de substitut alimentaire aux abeilles et qui, fabriqué à partir de plantes transgéniques, pourrait être toxique, ainsi que les antennes relais et les téléphones portables qui pourraient désorienter les insectes...

« Ce n'est pas vraiment la ­première fois qu'une telle crise se produit, analyse pour Le Figaro Dennis vanEngelsdorp, de l'université de Pennsylvanie, chargé du contrôle apicole dans le même état. Les populations d'abeilles ont chuté depuis l'introduction du varroa dans les années 1980. Les pertes soudaines d'abeilles comme dans le cas du CCD ne sont pas nouvelles - il y a des comptes rendus là-dessus en 1897 - mais elles n'ont jamais connu une telle ampleur. »

Des chercheurs de l'université de Columbia ont analysé des échantillons d'abeilles et de larves collectées dans des ruches touchées par le CCD et ils ont découvert qu'elles étaient contaminées par de multiples micro-organismes. Une telle infection est le signe d'un grave déficit du système immunitaire. « C'est très inhabituel », reconnaissait Diana Cox-Foster, de l'université de Pennsylvanie dans le New York Times (24 avril 2007).

Longue polémique

« Je ne suis qu'à moitié surpris de ce qui se passe, estime de son côté Bernard Vaissière, qui a longuement séjourné aux États-Unis. Les apiculteurs américains n'ont pas les mêmes pratiques qu'en Europe. Ils ont systématiquement recours aux antibiotiques comme la terramycine pour lutter contre la loque américaine » (maladie causée par un bacille qui infecte les larves, NDLR). « Quel est le laboratoire qui va oser dire ça? », s'inter­roge le chercheur. Les populations d'abeilles sont à ses yeux soumises à très rude épreuve par les apiculteurs nord-américains eux-mêmes. Au printemps, la pollinisation des ­vergers d'amandiers donne aussi lieu à d'immenses concentrations de colonies qui peuvent favoriser la dissémination de maladies.

Le contexte est très différent de ce qui s'était passé au début des années 1990 en France. En effet, les apiculteurs français avaient d'em­blée accusé deux insecticides (le Gaucho et le Régent) d'être à l'origine de ce qu'on appelait alors les phénomènes d'affaiblissement des colonies et une longue polémique s'en était suivie. Outre-Atlantique, plusieurs équipes universitaires sont mobilisées autour du CCD. Elles sont soutenues par le ­dé­partement de l'agriculture et les ­apiculteurs et disposent d'outils d'analyses génétiques importants depuis la cartographie du génome de l'abeille.

On devrait donc en savoir plus dans les prochains mois. « Si les abeilles touchées par le CCD réagissent aux pesticides, on peut s'attendre à trouver une activité des gènes de détoxification », assure en effet Nancy Ostinguy, de l'université de Pennsylvanie. « Si c'est un pathogène, les gènes en relation avec le système immunitaire devraient être surexprimés », souligne en revanche May Berenbaum, de l'université d'Illinois, citées toutes les deux par New Scientist. On verra si l'imidaclopride (la substance active insecticide du Gaucho), abondamment utilisée par les agriculteurs américains, est responsable du CCD.

Plus généralement, on peut aussi espérer en apprendre un peu plus long sur l'origine des diffi­cultés que l'apiculture et, plus largement, l'en­semble des insectes ­pollini­sateurs, connaissent aujour­d'hui au niveau mondial.
source

Encore un pesticide ou un engrais qui a ravage ces ouvrières sans lesquelles l'homme mourrait de faim... à quand la vérité sur le sujet ? A lire

#39 RomArt

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Posté 21 mai 2007 à 17:11

geispe, le Jeudi 03 Mai 2007 21h29, dit :


Juste pour ne pas oublier...
L'apiculteur n'est pas tout à fait innocent : il est devenu un "éleveur industriel d'abeilles". (...)
Il me semble que les alvéoles des cadres ont été aggrandies : dans une construction sauvage la ruche est moins peuplée par des abeilles qui construisent des alvéoles légèrement plus petites.
Image IPB

Richard Hoagland, (scientifique américain résistant !), pense savoir pourquoi les abeilles ont soudainement disparues un peu partout dans l'hémisphère nord dernièrement. En fait, il affirme que seules les abeilles cultivées disparaissent, les abeilles bio sont toujours là elles. Les abeilles cultivées ou industrielles sont celles pour lesquelles on a créé des alvéoles artificielles, un peu plus grosses que normales, pour que les abeilles soient plus grosses et produissent plus de miel. Cette technique a bien fonctionné durant les 100 dernières années, mais aujourd'hui les abeilles cultivées disparaissent.

Hoagland explique que les abeilles retrouvent la ruche grâce à une fréquence émise par la ruche. Cette fréquence serait émise par les alvéoles en réaction avec les rayons divers venant du soleil surtout. Ainsi, les abeilles bio modifient la grosseur des alvéoles en fonction des saisons car les rayons diffèrent d'une saison à l'autre. Hoagland croit qu'il y a eu un changement important dans les émissions du soleil et les alvéoles des ruches industrielles ne peuvent plus vibrer à la fréquence habituelle. Comme les alvéoles industrielles sont toujours de la même grosseur, les abeilles n'ont pas pu s'adapter. Hoagland a aussi prouvé que les abeilles industrielles n'arrivaient pas à se défendre des intrus habituels, on devaient soupoudrer les ruches d'insecticides pour empêcher leur dévastation, alors que les abeilles bio arrivent à se défendre toutes seules s'en être dévastées.

Source : http://www.enterpris...hebeesneeds.htm

Bio. de Mr Hoagland...

http://en.wikipedia....ichard_Hoagland

#40 ZasTaLa

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Posté 21 mai 2007 à 19:12

** Bonjour **

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diamant bleue Ecrit le Mercredi 16 Mai 2007 00h39

États-Unis : les abeilles victimes d'un mal mystérieux
YVES MISEREY.

Le syndrome d'effondrement des colonies (CCD) se caractérise par le fait que les ouvrières ne retournent pas dans la ruche. Un phénomène inexpliqué qui pourrait avoir des origines multiples.
..................................


J'habite en Aquitaine et je souhaite témoigner que des abeilles sont venus mourir cet après-midi dans ma salle de séjour et sur mon balcon.

C'est la 1ère fois que plusieurs abeilles ( il y en a 4 qui sont restés sur le carreau et quelques autres ont l'air malade ) viennent mourir ainsi alors que les années passées elles voletaient allègrement, elles ont l'air de souffrir car elles se recroquevillent sur elle-même et bougent difficilement jusqu'à leur mort : empoissonnement ? virus ? ...

Ce message a été modifié par ZasTaLa - 21 mai 2007 à 19:12.

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. » « La Terre a de quoi satisfaire les besoins de Tous mais pas l'avidité de chacun » Mahatma GANDHI
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#41 ambre

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Posté 05 juin 2007 à 16:18

l Abeille:

Citation

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Sur la photo on peut lire Nesou-byti, mot pour roi de Haute- Égypte représenté par un roseau, et de Basse-Égypte représenté par une abeille. Les abeilles représentent le Pharaon sur les monuments ainsi que le signe de l'initiation et de l'inspiration sacrée. Elles symbolisent le peuple obéissant et sont considérées comme les larmes de Ré tombées sur terre.


Image IPB


http://www.pbase.com...es_hymenopteres galerie

Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l'abeille ne serait qu'une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l'inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l'enchaîne, si, de surcroît, elle n'avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu'à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l'espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu'animatrices de l'univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l'âme. C'est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l'abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d'Alexandrie ajoute: Car l'abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n'en former qu'un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.
Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d'Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d'autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l'abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu'il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s'enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l'ancienne Égypte l'atteste, d'une part en l'associant à la foudre, d'autre part en disant que l'abeille serait née des larmes de Ré, le dieu solaire, tombées sur la terre.

Symbole de l'âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l'âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l'âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d'Amérique du Sud, ainsi qu'en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d'abeille.

Figuration de l'âme et du verbe -en hébreu le nom de l'abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l'abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d'abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l'abeille devient symbole de résurrection. La saison d'hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d'apparaître à nouveau ressuscité.

L'abeille symbolise encore l'éloquence, la poésie et l'intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l'abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n'enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l'abeille est considérée comme l'emblème du Christ: d'un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l'autre, l'exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l'Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l'hydromel. L'abeille dont le miel servait à faire de l'hydromel ou liqueur d'immortalité, était l'objet, en Irlande, d'une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c'est à cause du péché de l'homme qu'elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c'est à cause de cela qu'on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d'inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l'irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d'abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l'abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L'ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l'abeille apparaît essentiellement comme douée d'une nature ignée, c'est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l'Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l'ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l'ardeur belliqueuse et le courage. Elle s'apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l'harmonie par la sagesse et par le glaive.

Citation

Image IPB


(...)
Puis une abeille entra.

Rien ne ressemble à une âme comme une abeille. Elle va de fleur en fleur comme une âme d'étoile en étoile, et elle rapporte le miel comme l'âme rapporte la lumière.

Celle-ci fit grand bruit en entrant, elle bourdonnait à voix haute, et elle avait l'air de dire : J'arrive, je viens de voir les roses, maintenant je viens voir les enfants. Qu'est?ce qui se passe ici ?

Une abeille, c'est une ménagère, et cela gronde en chantant.


Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize.




L'abeille, un emblème noble

Grandes travailleuses, les abeilles ont été le symbole de la monarchie absolue dans l'ancienne Egypte. De nombreuses dynasties jusqu'aux Ptolémée utilisèrent le même hiéroglyphe pour l'abeille et pour le pharaon. De même, en France, elle était omniprésente en tant que motif sous Napoléon 1er, que ce soit sur ses tapis ou son manteau de sacre.

L'abeille peut surtout être l'emblème du Christ : d'un côté, douceur du miel et miséricorde divine ; de l'autre, danger du dard et exercice de la justice en tant que Christ-juge.

source : http://perso.orange.fr/lemiel/

Citation

- Pensée d’Omraam Mikhaël Aïvanhov : Le sens du végétarisme.

« Il faut arriver à se nourrir comme les abeilles. Il n’y a qu’elles qui ne produisent pas de déchets malpropres. Ce qu’elles mangent, c’est le nectar des fleurs et ce qu’elles rejettent, c’est le miel. Voilà pourquoi les abeilles sont le symbole de la sixième race. Elles absorbent la nourriture la plus sublime, la transforment en miel et ne produisent pas d’impuretés.

À l’origine, l’homme était semblable à l’abeille. C’est à partir du premier péché que ses excréments ont commencé à sentir mauvais. Auparavant, tout était parfumé. Vous l’ignoriez peut-être, mais chez les hommes très évolués, les sécrétions et les excrétions ne produisent aucune odeur désagréable. Les esprits parfaits ne produisent que de la Lumière et de la Vie.  »
lire aussi cette tres belle page:

«Les servantes du Seigneur»
L'abeille et ses œuvres


Citation

Des étiologies analogues ont été recueillies en France et en Catalogne : elles présentent les abeilles comme des insectes issus des larmes du Christ en croix (Amades, 1950b : 896 ; Sébillot, 1968, III : 301). Or, la blessure à la tempe de Jésus peut être considérée comme un équivalent des stigmates de la Passion, et des plaies du crucifié s'est écoulé, on le sait, le sang rédempteur que le prêtre offre à Dieu dans le sacrifice eucharistique. Faut-il s'étonner que le Christ, qui a donné son corps et son sang pour le salut des hommes ait aussi fourni l'abeille, qui fait la cire « sans laquelle on ne peut dire la messe » ? Un autre récit d'origine invite à aller dans ce sens : « L'abeille, dit-il, nous est restée du paradis perdu : elle est le seul animal que nous ayons reçu de là-bas. Avec la bénédiction de Dieu, elle a voulu le quitter après le péché des hommes et elle amasse la cire, sans laquelle on ne peut dire la messe » (Dähnhardt, 1907 : 215). On ne saurait dire plus clairement que l'abeille participe de son plein gré à l'œuvre rédemptrice du Christ, venu racheter les hommes en effaçant les effets du péché originel.

Table des matières
Le Christ, une blancheur de cire
La « mouche du Bon Dieu »
La mort d'une mère
La « cire des morts »
La douceur du miel
http://antahkarana.f...n.com/index.htm

#42 nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 05 juin 2007 à 16:57

Je ne sais pas si ça a été dis, mais en plus du problème des abeilles cultivées, il y a aussi simplement la disparition de la nourriture des abeilles : les fleurs.
Elles mourraient donc de faim... (cf Sciences&Vie)
Dans les régions à agriculture intensives, la flore sauvage et la biodiversité n'existent plus, il ne reste que des graminés et les hectares de cultures ininterressantes, tout cela se rajoute aux insecticticides, herbicides et autres neurotoxiques qui sont déverser en énormes doses bien-sûr.

#43 Katleen

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Posté 12 mai 2010 à 06:46

http://www.guardian....ehives-collapse

* Environnement
* Espèces menacées d'extinction

échelle montrent craintes pour les cultures comme des figures de choc de l'Amérique d'une catastrophe d'abeilles

Le monde peut être au bord de la catastrophe biologique après les nouvelles que le tiers des colonies d'abeilles des États-Unis n'ont pas survécu à l'hiver

• Alison Benjamin sur la perspective d'un monde des abeilles de moins
• En images: Pourquoi le déclin des abeilles questions


Les abeilles sont indispensables insectes pollinisateurs, responsable pour le développement sain de beaucoup de cultures dans le monde alimentaire majeure. Photo: David Silverman / Getty Images

Troubler la preuve que les abeilles sont en déclin terminal a émergé aux États-Unis où, pour la quatrième année consécutive, plus d'un tiers des colonies n'ont pas réussi à survivre à l'hiver.

Le déclin de ce pays environ 2,4 millions de ruches a commencé en 2006, quand un phénomène baptisé syndrome d'effondrement des colonies (CCD) a conduit à la disparition de centaines de milliers de colonies. Depuis plus de trois millions de colonies aux Etats-Unis et des milliards d'abeilles dans le monde entier ont trouvé la mort et les scientifiques ne sont plus près de savoir ce qui est à l'origine de la chute catastrophique des chiffres.

Le nombre de colonies d'abeilles gérées aux États-Unis ont chuté de 33,8% l'hiver dernier, selon l'enquête annuelle par les inspecteurs des ruchers de l'Amérique et l'agriculture du gouvernement américain Research Service (ARS).

L'effondrement de la population mondiale d'abeilles est une menace majeure pour les cultures. On estime qu'un tiers de tout ce que nous mangeons dépend de la pollinisation des abeilles, ce qui signifie que les abeilles contribuent quelques 26 milliards de £ à l'économie mondiale.

Les causes potentielles vont de parasites, tels que le varroa suceurs de sang, d'infections virales et bactériennes, pesticides et une mauvaise alimentation provenant de l'agriculture intensive. La disparition de tant de colonies a également été surnommée "Mary Celeste" syndrome en raison de l'absence d'abeilles mortes dans la plupart des ruches vides.

Des scientifiques américains ont trouvé 121 pesticides différents dans les échantillons d'abeilles, cire et de pollen, accréditant l'idée que les pesticides sont un problème clé. "Nous pensons que certaines interactions subtiles entre la nutrition, l'exposition aux pesticides et autres facteurs de stress sont convergentes pour tuer les colonies", a déclaré Jeffery Pettis, de l'ARS laboratoire de recherche d'abeille.

Un examen global de décès des abeilles par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a annoncé la semaine dernière qu'il n'y avait pas de cause unique, mais a pointé du doigt l'utilisation «irresponsable» de pesticides qui peuvent nuire à la santé des abeilles et les rendre plus sensibles à la maladies. Bernard Vallat, de l'OIE Directeur général, a mis en garde: «Les abeilles contribuent au niveau mondial nourriture la sécurité, et leur disparition représenterait une terrible catastrophe biologique. "

Dave Hackenberg du Hackenberg ruchers, l'apiculteur de Pennsylvanie à base commerciale qui le premier a sonné l'alarme au sujet de la CCD, a déclaré que l'année dernière avait été pire encore pour les pertes d'abeilles, avec 62% de ses 2600 ruches mourir entre mai 2009 et avril 2010. "C'est de pire, dit-il. "L'enquête AIA ne vous donne pas une image complète parce que c'est seulement l'évaluation des pertes pendant l'hiver. En été, les abeilles sont exposées à beaucoup de pesticides. Mélangez les agriculteurs ensemble et on n'a aucune idée de ce que les effets pourraient être. "

Pettis convenu que les pertes dans certaines opérations commerciales sont en cours d'exécution à 50% ou plus. "Suite pertes de cette ampleur ne sont pas économiquement viable pour les apiculteurs commerciaux, at-il dit, ajoutant qu'une solution peut être des années de suite. «Regardez le sida, ils ont des milliards en dollars de recherche et d'un agent pathogène et guérit pas encore. Recherche prend du temps et les ruches sont des organismes complexes."

Au Royaume-Uni, il est encore trop tôt pour juger de la Grande-Bretagne estime que 250.000 colonies d'abeilles ont connu un sort pendant le long hiver. Tim Lovett, président de l'Association des apiculteurs de la Colombie », a déclaré:« Pour l'anecdote, il est extrêmement variable. Il existe des rapports de certains apiculteurs ont perdu près d'un tiers de leurs ruches et d'autres sans rien perdre. " Résultats d'une enquête de 15.000 membres de l'association sont attendus ce mois-ci.

John Chapple, président de l'Association des apiculteurs de Londres, mis pertes parmi ses 150 membres à entre un cinquième et un quart. Huit de ses 36 ruches dans la capitale n'a pas survécu. «Il ya encore beaucoup de disparitions mystérieuses, dit-il. «Nous ne sommes plus près de savoir ce qui est la cause."

Bee agriculteurs en Écosse ont déclaré des pertes sur l'échelle de l'Amérique pour les trois dernières années. Andrew Scarlett, un agriculteur d'abeille à base de Perthshire et emballeur de miel, a perdu 80% de ses 1200 ruches cet hiver. Mais il a attribué la diminution massive d'une infection virulente bactérienne qui se répandit rapidement en raison d'un manque d'inspecteurs d'abeille, associée à de mauvaises conditions météorologiques qui ont empêché les abeilles soutenue de la constitution du pollen suffisant et les magasins de nectar.

Le gouvernement national Bee Unité a toujours nié l'existence de la CCD en Grande-Bretagne, malgré les pertes d'abeilles de 20% pendant l'hiver de 2008-09 et près d'un tiers l'année précédente. Elle attribue la disparition de l'acarien varroa - qui se trouve dans la ruche du Royaume-Uni presque tous - et les étés pluvieux qui empêchent les abeilles en quête de nourriture.

Dans un rapport sans complaisance l'an dernier, le National Audit Office a suggéré que les apiculteurs amateurs qui n'ont pas réussi à détecter les maladies chez les abeilles ont été une menace pour la survie des abeilles »et a appelé à l'unité nationale Bee d'effectuer plus d'inspections et de former plus apiculteurs. L'été dernier, les députés sur l'influent Comité inter-partis comptes publics a demandé au gouvernement de financer plus de recherche dans ce qu'il appelait la "alarmante" déclin des abeilles.

Le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales a contribué 2,5 millions de livres sterling à un fonds de 10 millions de livres pour la recherche sur les pollinisateurs. Le Comité des comptes publics a appelé à une proportion importante de ce financement doit être «cantonnés» pour les abeilles. Les décisions sur les projets de recherche à l'arrière sont attendus ce mois-ci.
Pourquoi les abeilles AFFAIRE

Les plantes à fleurs besoin d'insectes pour la pollinisation. Le plus efficace est l'abeille qui pollinise 90 cultures commerciales du monde entier. Ainsi que la plupart des fruits et légumes - pommes, y compris, oranges, fraises, oignons et carottes - Ils assurent la pollinisation de noix, de tournesol et de colza. Café, grains de soja, trèfle - luzerne comme, qui est utilisé pour l'alimentation du bétail - et même de coton sont tous tributaires de la pollinisation des abeilles pour augmenter les rendements.

Dans le seul Royaume-Uni, la pollinisation des abeilles est évalué à 200 millions de livres. L'humanité a été la gestion et le transport des abeilles depuis des siècles pour la pollinisation des produits alimentaires et le miel, édulcorant naturel de la nature et antiseptique. Leur disparition signifierait non seulement un gaz incolore, le régime alimentaire sans viande de céréales et de riz, et des vêtements cottonless, mais un paysage sans vergers, des lots et des prairies de fleurs sauvages - et l'effondrement de la chaîne alimentaire qui nourrit les oiseaux et les animaux sauvages.

#44 Maëlle22

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Posté 12 mai 2010 à 07:49

concernant le déclin des abeilles, il faut aussi penser aux champs électro-magnétiques générés par toutes les antennes relais qui fleurissent sur tout le territoire. Les abeilles y sont sensibles et désorientées, ne retrouvent pas le chemin de leur ruche et errent jusqu'à mourir sur un balcon par exemple.
Le varroa a bon dos, encore un exemple de coupable pratique qui évite de se poser les vraies questions de causalité environnementales.
Pesticides et chaps électro-magnétiques...voilà les vraies coupables et je pense que hélas, ils vont aller crescendo...

#45 joseck

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Posté 12 mai 2010 à 07:56

Oui Maelle22, les champs électromagnétiques des antennes sont terribles pour les abeilles. Commençons donc par agir et détruire nos téléphones portables et télévisions  :tresfache:

#46 Maëlle22

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Posté 12 mai 2010 à 08:02

ou plutôt les antennes ;)
avec les nouvelles générations de portables qui représentent la 'branchouille attitude' moderne, les champs électro ne vont pas diminuer. Et je vois mal 95 % de la populace détruire ce qui fait son simulacre de 'petit pouvoir'!
Au journal télévisé, abeilles qui disparaissent et varroa sont bien liés. Le citoyen de base ne se sent nullement coupable ainsi il reste un consommateur! Courant après la sacro-sainte croissance...

#47 joseck

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Posté 12 mai 2010 à 08:31

Les varoas viennent des importation de reines de Nouvelle Zélande, il y a des années de cela,  les apiculteurs étant de grands apprentis sorciers qui veulent contrôler les reproductions de reines. Pour ce qui est des ondes, nous sommes tous et chacun totalement responsable car le système ne s'étend et se répands que parce que nous consommons. Il faut commencer par soi-même. Dans ce domaine c'est facile pour moi; n'ayant jamais eu de télé ni tél portable, mais il y a d'autres domaines où je dois aussi me transformer pour être cohérent avec mes idées

#48 Fleur de Diamant

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Posté 14 avril 2011 à 19:23

Après le gaucho et le régent, voici un troisième insecticide qui tue les abeilles :

Citation

Des apiculteurs piquent une colère contre un insecticide

La mise sur marché d’un insecticide, le Cruiser 350, a provoqué la colère des apiculteurs de la région Poitou-Charentes, rapporte le site du quotidien régional La Nouvelle République. Une quarantaine d’apiculteurs ont récemment manifesté à Poitiers (Vienne) contre ce produit insecticide, autorisé sur le maïs, mais qui provoque une surmortalité des abeilles, selon les apiculteurs.

Ces professionnels ont notamment reçu le soutien de la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, et de la députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho.

Selon le quotidien, un apiculteur, Gérard Thoreau, 54 ans, travaillant à Limalonges (Deux-Sèvres), a ainsi perdu 400 de ses 800 colonies d'abeilles à cause de ce produit.

Une surmortalité qui s’expliquerait par d’autres facteurs, dont le manque de diversité, analyse l’entreprise Syngenta, productrice de l’insecticide incriminé.

Mon lien

Franchement, si syngenta a bien dit ce qu'il y a d'écrit :

Citation

dont le manque de diversité
il se fiche vraiment de la poire des gens, autant des apiculteurs que des consommateurs... Veut il encore vaporiser un autre insecticide quand il parle de diversité ? :tss: :grognon:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#49 Agitateur

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Posté 14 avril 2011 à 19:48

Que l'on élimine les insecticides qui manquent de sélectivité, ce n'est pas un mal et personne ne s'en plaindra.
Mais alors, il serait urgent de supprimer en premier lieu le moins sélectif d'entre tous encore dispo sur le marché, et qui ne fait aucune distinction entre une abeille, un auxiliaire et un nuisible, pour tous les dézinguer sur un pied d'égalité
.....Ha mais non, zut, c'est la roténone, et le lobby bio la défend à bout de bras donc c'est encore utilisable.....
C'est vrai, ceux qui voient des lobbys partout ont parfois raison. Ca existe bel et bien. Et souvent pas ou l'on pense.....

#50 Fleur de Diamant

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Posté 15 avril 2011 à 19:01

Voir le messageAgitateur, le 14 avril 2011 à 19:48, dit :

Que l'on élimine les insecticides qui manquent de sélectivité, ce n'est pas un mal et personne ne s'en plaindra.
Mais alors, il serait urgent de supprimer en premier lieu le moins sélectif d'entre tous encore dispo sur le marché, et qui ne fait aucune distinction entre une abeille, un auxiliaire et un nuisible, pour tous les dézinguer sur un pied d'égalité
.....Ha mais non, zut, c'est la roténone, et le lobby bio la défend à bout de bras donc c'est encore utilisable.....
C'est vrai, ceux qui voient des lobbys partout ont parfois raison. Ca existe bel et bien. Et souvent pas ou l'on pense.....

L'idéal serait de savoir utiliser la nature à bon escient...

Quels sont les animaux qui mangent les insectes ?
Il y avait à l'époque le tamanoir qui mangeait les fourmis. Cet animal est en voie d'extinction. Quel animal mange les guêpes ? Quel animal mange les vers ? (les fourmis en sont friandes). Quel autre animal ou insecte mange tel autre insecte ? Et ainsi de suite... Mais, bien entendu, cela gênerait les lobbies que d'utiliser la nature... naturellement.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#51 Agitateur

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Posté 15 avril 2011 à 19:15

Les phéromones ou l'introduction massive d'auxiliaires qui bouffent les nuisibles, ça existe déjà.
Mais pas toujours avec le succès escompté à moyen terme ( voir la problématique de la coccinelle asiatique ).
En clair, dire qu'il faut utiliser la nature, c'est du yakafocon. La question s'est posée bien avant que tu te la poses.....
Pour la mise en oeuvre, c'est comme toujours plus délicat que les phrases.

#52 Cassiopée

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Posté 15 avril 2011 à 19:24

Dis Agitateur, c'est comme pour la médecine en général, personne ne se pose jamais les bonnes questions et les solutions sont toujours pour soigner l'après et pas l'avant.
En d'autres mots, la question est pourquoi il y a tant d'insectes ravageurs par chez nous???
Et pas comment faire pour éradiquer les insectes.
Si les insectes s'attaquent aux plantes, c'est parce que les insectes ont une fonction a la base, c'est celle d'éliminer les plantes malades, et pourquoi les plantes sont malades, parce que la terre est malade, et si la terre est malade c'est parce qu'on a oublié que la terre vivait et avec tous les engrais chimiques et les pesticides on en a fait de la terre morte.
Quand on régénère la terre et bien il n'y a quasi plus d'insectes ravageurs, marrant hein, et testé bien des fois par mes parents depuis des années, tous les voisins avaient leurs légumes et leurs fruits bouffés et chez nous rien du tout parce que tous les ans ma mère nourrissait la terre avec du fumier, des engrais naturels, et on n'a jamais eu besoin d'utiliser un seul insecticide
Comme quoi, quand on se posera les bonnes questions, on trouvera les réponses!!