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Les zoonoses


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3 réponses dans ce topic

#1 Turquoise

Turquoise
  • Invités

Posté 02 décembre 2003 à 11:51

Virus sans barrière

Le risque de passage à l’homme de maladies animales – les zoonoses – va s’accroître dans les décennies à venir. En cause : la mondialisation des échanges et la crise écologique globale. La récente épidémie mondiale de SRAS a donné un avant-goût de ces nouveaux défis lancés aux systèmes de santé publique. Des défis qui mobilisent les médecins, les vétérinaires et les biologistes.

Les zoonoses représentent un aspect méconnu de la mondialisation. Le réchauffement global permet à des espèces, notamment d’insectes, de coloniser de nouvelles régions, propageant avec elles des pathogènes. La déforestation dans les régions tropicales place l’homme au contact d’animaux qu’il ne rencontrait pas antérieurement. Les virus Hendra et Nipah, découverts en 1994 et en 1999 et mortels dans un cas sur deux, semblent ainsi provenir de chauve-souris frugivores des forêts d’Asie du Sud-Est.
Avec l’accélération des déplacements et des échanges internationaux, tous les habitants du « village global » sont concernés – ce qui renforce l’importance de la coopération Nord/Sud. Il y a deux siècles, une girafe faisait sensation en Europe. Aujourd’hui, les importateurs de reptiles, oiseaux et autres petits animaux de compagnie tropicaux fleurissent. A nouveau venus, nouvelles maladies potentielles… Plus de 200 zoonoses sont aujourd’hui recensées et il en existe certainement beaucoup plus.
[…]
Que faire face à ces zoonoses longtemps méconnues ou négligées ?
La réponse tient en un mot : surveillance, surveillance de la santé animale autant qu’humaine. Faute de pouvoir prévoir leur apparition, il faut pouvoir détecter ces maladies dès leur émergence avant qu’elles ne prennent des proportions épidémiques. La vigilance s’organise autour de trois principes. Tout d’abord, sensibiliser les praticiens à l’identification rapide des symptômes atypiques laissant présager une nouvelle maladie. Ensuite, développer le travail d’épidémiologie de terrain dans lequel les médecins se font enquêteurs pour découvrir la source de l’infection et son mode de transmission. Enfin, se doter de moyens de diagnostic en laboratoire pour analyser la nature du pathogène.
[…]
Problème de santé publique, problème écologique, les zoonoses lancent également de sérieux défis à l’élevage européen.  Les plus récentes épidémies de peste aviaire, causées par le virus de la grippe, ont battu des records et entraîné, dans plusieurs pays d’Europe tels que l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, la perte de plusieurs dizaines de millions de volailles – frappées par la maladies ou abattues à titre préventif. Le réseau de veille épidémiologique Eurosurveillance indique de plus que des dizaines de conjonctivites humaines et plusieurs cas de grippe, dont un mortel, sont attribuables à nette flambée de zoonose.
[…]
Prenant les scientifiques au dépourvu, l’ampleur et la forme sournoise de l’épidémie de SRAS ont montré à quel point les recherches « d’anticipation » des phénomènes de transmission virale de l’animal à l’homme sont de plus en plus nécessaires. C’est le cas, par exemple, du projet Flupan , une étude en cours depuis fin 2001 (financement UE : 2,1 millions d’€), qui explore la mise au point d’outils diagnostiques et de parades vaccinales aux menaces potentielles que représente le réservoir des infections virales de type influenza d’origine aviaire et porcine. L’un des objectifs principaux de cette recherche est la production de vaccins à partir de cultures cellulaires mammifères.
Lu dans la revue RTDinfo Nov 2003

Nos décideurs sont non seulement conscients des causes de toutes ces maladies et le déclarent, mais ils continuent à encourager la mondialisation et la destruction écologique de la planète !! :evil:
Ils engagent des milliards d’Euros pour des programmes de vigilance, de diagnostics, de tests et bien sûr pour la recherche de nouveaux vaccins… et ce dans un but clair : pour que ça ne s’arrête jamais ! :horreur_grosyeux:

Page zoonose de l’OMS :
http://www.who.int/h...cs/zoonoses.htm (en anglais)

Office International de Lutte contre les Epizooties :
http://www.oie.int/fr/fr_index.htm (en français)


Turquoise

#2 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 02 décembre 2003 à 12:19

:ptdrasrpt2:  Désolé  :oops:  C'est tellement gros comme manipulation que j'ai pas pu m'empécher de rire !!
Tu as raison Truquoise : ils sont conscient des origines du probleme mais ils preferent soigner les effets plutot que la cause... Et vi, les effets ca rapporte des sous, des montagnes de fric !!! La cause ca en coûte !!
Et ils le disent eux même dans l'article :

Citation

C’est le cas, par exemple, du projet Flupan , une étude en cours depuis fin 2001 (financement UE : 2,1 millions d’€), qui explore la mise au point d’outils diagnostiques et de parades vaccinales aux menaces potentielles que représente le réservoir des infections virales de type influenza d’origine aviaire et porcine. L’un des objectifs principaux de cette recherche est la production de vaccins à partir de cultures cellulaires mammifères.
Ce qu'ils appellent les "infections virales de type influenzae d'origine aviaire et porcine" c'est tout simplement la grippe du poulet qui a fait des ravage en 2000 en Asie et autres grippes asymptomatiques pour lesquelles aucun vaccin n'est efficace.
Seulement ils oublient de dire aussi que le vaccin anti grippal qui se refait chaque année est lui aussi inefficace : ou du moins il est efficace que si la grippe qui se répand est bien celle prévue par les fabricants de vaccin... Lesquels se sont basés sur les virus qui se baladaient en Asie quelques mois plus tôt. Et la on retombe sur les grippes du poulet ou du porc qui font si peur.
L'histoire du vaccin grippal est une sorte d'arnaque qui fonctionne uniquement parce que jusqu'a maintenant les vrais virus influenzae, de la "grippe", les dangeureux, n'ont jamais fait de grosse epidémie en Europe. Le SRAS a montré aux labos pharmaceutiques la limite de leur arnaque : face à de vrais virus résultant de situation ecologique dramatique, les vaccins sont d'une totale inefficacité.
Pourtant, il suffirait que les élevages de poulet et de porc soient un peu plus écologique, avec une densité animale moins élévé au centimetre carré pour eviter des catastrophes médicales : il faut savoir aussi qu'à chaque fois les élévages ont été abattues pour enrayer l'épidémie.... Mais modifier les elevages en batterie concentrationnaire ca coute des sous... Alors que vendrent des médocs pour "proteger" ca en rapporte...
Le SRAS est juste un avertissement. Les labos redoutent une nouvelle "grippe espagnole" qui au début du 20 siecle avait fait des ravages en Europe. Pourtant, leur vaccin devrait nous proteger... Et bien non... Car cette "grippe espagnole" etait asymptomatique... rien a voir avec les trucs à 2 cts qui composent les vaccins en vente actuellement... Alors oui, "L’un des objectifs principaux de cette recherche est la production de vaccins à partir de cultures cellulaires mammifères"... pour quel résultat ? S'en foutent pourvu que ca rapporte !!!

Diamant

#3 Turquoise

Turquoise
  • Invités

Posté 02 décembre 2003 à 13:58

Tu as raison, Diamant Bleue, vaut mieux en rire  :-?

Citation

Ce qu'ils appellent les "infections virales de type influenzae d'origine aviaire et porcine" c'est tout simplement la grippe du poulet qui a fait des ravage en 2000 en Asie et autres grippes asymptomatiques pour lesquelles aucun vaccin n'est efficace.
Hé, hé, ils n'ont pas dit leur dernier mot ! :
"Un projet européen, associant des cherceurs français, belges, allemands, italiens et britanniques, a identifié des gènes impliqués dans le développement du système immunitaire des volailles. Des recherches menées sur le rôle de ces gènes spécifiques dans l'apparition des infections causant d'importantes pertes dans les élevages - telles la coccidiose, la maladie de Marek et les attaques virales d'immunodéficience - peuvent conduire à de nouvelles perspectives en matière de sélection des espèces et de vaccination, ainsi qu'une diminution des traitements prophylactiques pesant sur les coûts de production. Financement UE: 2,13 millions d'euros"

Tout ce fric qui pourrait être utilisé à bon escient... à gerber tout ça, non ? :puni:

Turquoise

#4 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

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  • Localisation : Toulouse

Posté 02 décembre 2003 à 16:34

Salut :D

Je lisais récemment dans une revue scientifique que la civette partagerait avec le chat le virus à l'origine du SRAS. :surpris:

Boycotter les animaux exotiques, y compris les poissons, boycotter les produits des élevages en batterie, les récoltes de l'agriculture financière, les produits de transformation de la filière qui leur est accolée, est la solution la meilleure pour aboutir à un changement de fonctionnement, justement parce que le boycott coute des sous. :poing:  :pong:

Pour la grippe, pense à influenzinum en homéo, tu ne la choperas jamais. :triste2:

Bisous, et microbes, :horreur_grosyeux:

Nowar

:cingle:  :petard2:  :cingle: