Les origines controversées du Christianisme
#1
Posté 10 janvier 2004 à 19:58
On nous parle des derniers développement de la découverte des manuscrits de la mer morte, Jésus l'éssenien et le livre d'Hénoc...
ça se précise de plus en plus...
Si quelqu'un l'a lu aussi on pourra en discuter
Il y a aussi un autre numéro spécial
"la vérité sur les anges" avec encore le livre hénoc décidément, anges et religion les 72 anges de la kabale et le new age et les anges
Bref une approche historico ésotérico spirituelle que j'aime bien
#2 Youba84
Posté 10 janvier 2004 à 21:06
Où est le lien du document, où est ce texte ?
Penses tu que de balancer un topic en l'air, comme celui-ci soit trés objectif ?
Comment pouvons nous, sur ce forum discuter de ce que tu avances, si nous n'avons pas matière a y réfléchir ?
#3
Posté 10 janvier 2004 à 22:21

Donc je poste ce message pour savoir si quelqu'un l'a aussi acheté comme ça on peut partir sur un sujet précis ça évite de partir dans tous les sens.
Si personne n'a acheté cette revue, ou que personne n'estime utile de l'acheter, je vous dirais en quelques lignes ce que j'ai trouvé de plus intéréssant. Mais tu comprend que je peux pas retapper toute la revue, je préfère dialoguer sur des choses précises que faire du travail d'esclave au scanner qui ne sera pas susceptible d'intéresser la majorité.
Par conséquent j'ai lancé des pistes pour la revue sur les origines controversées du christianisme (l'autre sur les anges n'était plus en magasin...) Alors il y a différentes pistes
-hénoc le livre interdit
-les écrits apocryphes
-Jésus le maitre essenien
-l'enseignement des esséniens
si un e ces sujets vous intéresse plus qu'un autre dites le sinon je vous dirais ce que j'ai trouvé de mieux
Ce message a été modifié par Néo trouvetou - 10 janvier 2004 à 22:33.
#4
Posté 11 janvier 2004 à 12:23
"Il connaissait parfaitement le livre d"Hénoc"
->la communauté de Qumran
Voilà quelques extraits sans beaucoup approfondir certes mais ça vous donnera déjà un petit aperçu pour aller plus loin.
"Jésus et Jean Baptiste l'aurait fréquenté pendant 2 ans avant de s'en séparer"
"Les membres de la communauté de Qumran étaient tenu d'observer un calendrier qui se trouve repris dans le livre d'Hénoc.
[...] Le calendrier Hénochien comprend 365,2423 jours en comparaison avec notre calendrier actuel calculé sur ordinateur et satellite qui lui, offre ene précision de 365.2425 jours !!"
->au sujet du livre d'hénoc
2002
"Malgré la citation et la référence flagrante à d'autres anges que Mickael Raphael et Gabriel et aussu l'importance de textes ayant visiblement influence le début de la chrétieneté, le Vatican s'oppose à reconnaitre Uriel ou encore hénoc come des personnages majeurs de la Bible et refuse d'admetter d'autres sources religieuses que celles de ses propres canpons."
->les manuscrits de Qumran
"Pendant un long moment le controle d'accès exercé sur pas moins de 400 textes indédit et le refus de laisser les chercheurs indépendnant accéder à ces véritables trésor d'informations ont encore augmenté la suspicition générale
(l"cole Biblique de Jérusalem qui étudie ces manuscrits est directement branchée sur la commission de censure du vatican et donc soumise à l'autorité de la Comission biblique Pontificale) "
Il reste cependant des écrist "subtilisés ou disparus mystérieusement de la circulation"
L'église catholique craint que ses fondement même soit remis en cause.
le problème
"Contradiction entre le Christ de la Foi et le jésus historique"
#5
Posté 11 janvier 2004 à 13:15
N'hesitent pas à les developper pour mon plus grand plaisir.
L'histoire des religions est je pense avec certaines idéologies politiques la matrice de notre humanité.
Et le christinanisme dans ce concert est l'instrument le plus pratiqué.
#6
Posté 11 janvier 2004 à 13:38
#7 diamant bleue
Posté 11 janvier 2004 à 17:56
Diamant
#8
Posté 11 janvier 2004 à 22:28
site critique sur le christianisme
L'auteur a un humour décapant
Je recommande ces deux pages pour rigoler un bon coup:
Dans la série La cruauté des jeux du cirque-les persécutions contre les lions
Encéphalopathie Spongiforme Religieuse
Persée
#9
Posté 11 janvier 2004 à 23:12
http://www.pleinsfeux.com/index.php
aprés je ne les pas encore lu plus que ca, donc à decouvrir....
#10
Posté 12 janvier 2004 à 00:52
Ils ont justement une histoire au vitriol du christianisme qui commence comme çà :
An zéro.
"Les dieux n'étaient plus, et Dieu n'était pas encore".
L'Empire Romain garantit la liberté de culte. L'athéisme et la raison dominent. C'est à cette époque que naquit un type qui, disent certains juifs, perd la raison car il lit la Torah trop jeune. Il fonde une secte qui vise à interdire le culte des dieux autres que le sien. Le type est finalement mis à mort, mais sa secte se répand avec le succès que l'on sait.
Le culte de la personnalité pour le fondateur de la secte atteint, chez les chrétiens, un niveau que même le stalinisme n'égalera pas : le fondateur est proclamé "vraiment homme et vraiment Dieu" ("Homme-Dieu", dirait-on en langage normal). Ceux qui en doutent sont proclamés sans ambages hérétiques, et subiront plus tard les foudres de l'inquisition.
50 -70
La secte chrétienne se développe. Des textes grecs, écrits par les membres de la secte hors de Palestine ("Les évangiles") relatent de la vie du fondateur de la secte : né d'une vierge, qui serait restée vierge malgré plusieurs autres enfants, il aurait guéri des malades, mais aussi maudi un figuier qui se serait desséché instantanément, et fait précipiter des centaines de cochons qui ne lui appartenaient pas dans un lac. Ce personnage, qui défend les pauvres, mais affirme aussi "ceux qui ont tout seront comblés, et à ceux qui n'ont rien, il sera enlevé le peu qu'ils ont", un peu pathétique lorsqu'il maudit un figuier ou se laisse crucifier, est déclaré une incarnation du "Dieu unique". Le fait que, d'après les évangiles "canoniques", ses avant-dernières paroles sur la croix furent "Donnez-moi à boire" ne semble point troubler les adeptes de la secte, qui se répand bientôt dans l'ensemble de l'empire.
.....
Ils font aussi une critique très intéressante de l'Islam, très proche de ta position, Néo, tu devrais adorer.... ( regarder les archives, elles sont passionantes. )
En définitive je ne pensais pas me trouver autant d'atomes crochus avec le
Ce message a été modifié par Killuminati - 12 janvier 2004 à 00:53.
#11 Turquoise
Posté 13 janvier 2004 à 14:25
Citation
Jean-Yves Leloup nous en donne une interprétation pleine de bon sens :
Ce logion se retrouve dans les autres Evangiles, suite à la parabole des talents, et c’est la même conclusion qui, au premier regard, peut sembler injuste ou scandaleuse : « A celui qui a, on donnera ; à celui qui na pas, on ôtera même ce qu’il a. »
C’est là un rappel de l’exigence de fructification qui est inscrite dans l’Evangile comme une loi fondamentale : « Plus on donne, plus on reçoit ».
Ainsi, ce qu’il s’agit d’ « avoir » dans sa main, c’est cette capacité de don. D’autres disent : « C’est l’amour, et la connaissance », c’est la gnose. Sans cet amour et sans cette connaissance, toute compréhension du monde nous et enlevée. Sans cet amour, rien n’a de goût, ni d’intérêt. Rien n’est source d’étonnement et de révélation. Ce que nous croyons avoir, savoir, pouvoir a un goût de cendres, nous en ressentons la précarité. Qu’est-ce qui ne nous sera pas enlevé ? (p. 128 "Evangile de Thomas", Edition Albin Michel)
Turquoise
#12
Posté 13 janvier 2004 à 21:58
#13
Posté 11 décembre 2004 à 10:52
diamant bleue, le Dimanche 11 Janvier 2004, 18:24, dit :
Voilà un lien intéressant ou l'on présente < Le livre d'Enoch > C'est sur un autre site que j'ai découvert cette sagesse hermétique et de fil en aiguille sur ce site ....
LS
#14
Posté 09 octobre 2005 à 16:44
J'ai trouvé l'autre jour au hasard de mes surfs, ceci :
Citation
"Le triomphe reconnu du Christianisme pendant le règne de Constantin a toujours été considéré une des révolutions inexplicables et une de ces surprises historiques qui, sans rapport apparent avec quelque phénomène du passé, peut paraître presque miraculeux. On aimerait découvrir le processus qui permet à l'esprit humain de passer si rapidement d'une dénégation aussi dédaigneuse et complète des enseignements du Christianisme à un intérêt et une sympathie déclarée pour les doctrines du nouveau credo. ... C'était le quatrième siècle, immédiatement après les persécutions les plus violentes, que le Christianisme, bien qu'embrassé et professé par une minorité seulement, réussit à atteindre à une place de contrôle en matières social et politique."
Conscient que la vieille religion de Rome était en état de déchéance avancée et perdait quotidiennement son influence sur les gens, tandis que le culte persécuté des Esséniens ou des premiers Chrétiens, malgré tous les efforts à le supprimer par tous les moyens les plus sanglants et inhumains, continuait à se développer et à gagner le respect croissant des masses, les Pères de l'Église, ayant été précédemment des païens dont les mains étaient tachées du sang de ceux de qui ils ont volé la religion, ont vu qu'en adoptant le Christianisme (en forme révisée), ils pourraient prendre avantage du prestige populaire créé par le martyre des premiers saints Chrétiens et de ce fait, gagner le support de Constantin, qui se convertissant à la foi Chrétienne, pourrait dissimuler ses propres crimes passés, augmenter sa popularité publique et, étendre et consolider son empire.
Pour rendre le culte jadis méprisé des Esséniens ou des premiers Chrétiens acceptable à Constantin, empereur de Rome, les Pères de l'Église ont dû enlever de ses enseignements certaines doctrines qu'ils savaient lui être inacceptables. En tête de liste parmi ceux-ci était la prohibition contre la consommation de viandes et de vins qui étaient une vertu cardinale du Christianisme Essénien. Et voilà la raison pour laquelle les ecclésiastiques du Conseil de Nice ont trouvé nécessaire d'enlever ces doctrines inacceptables des Évangiles, car ils savaient que Constantin aimait trop les viandes rouges et le vin à volonté de ses divertissements de nuit pour être disposé à accepter une religion qui exigeait de ses adhérents l'abstinence complète de ces indulgences, comme le faisait le Christianisme Essénien. Pour accomplir ceci, certains "correcteurs" ont été nommés et ils eurent la tâche de récrire les Évangiles, omettant tout ce qui concernait le végétarisme et l'abstinence d'alcool. Les Pères de l'Église avaient de plus une autre raison pour faire ceci, puisqu'ils n'avaient aucunement le désir d'intégrer un changement aussi radical dans leurs propres habitudes.
Que les Évangiles originaux ont été récrit et modifié au Conseil de Nice est indiqué par l'énoncé suivant de l'archidiacre Wilberforce qui écrit :
"Certains ne sont pas informés qu'à la suite du Conseil de Nice en 325 A.D., les manuscrits du Nouveau Testament ont été considérablement altérés. Le professeur Nestle, dans son 'Introduction to the Textual Criticism of the Greek Testament,' nous dit que ces certains érudits, appelés 'correctores,' furent nommés par les autorités ecclésiastiques et reçurent réellement le mandat de corriger le texte des Saintes Écritures dans l'intérêt de ce que fut considérée l'orthodoxie."
Faisant un commentaire sur le texte précédent, le révérend G. J. Ouseley, dans son "Gospel of the Holy Twelve," écrit:
"Ces 'correctores' ont enlever avec soin des Évangiles certains enseignements de notre Seigneur qu'ils ne se proposèrent pas de suivre -- à savoir, ceux contre la consommation de la chair et de boissons alcoolisées -- et tout ce qui pouvait servir comme argument contre le fait de manger de la chair, tel que les comptes de l'intervention de notre Seigneur en plusieurs occasions pour sauver des animaux de traitements injustes."
Des preuves existent pour indiquer que non seulement les doctrines originales du Christianisme Essénien furent radicalement changées au Conseil de Nice et remplacées par d'autres entièrement différentes, mais qu'également, l'homme dont la vie était l'incarnation des doctrines originales fut remplacé par un autre homme qui exemplifiait les nouvelles doctrines. Le nom du deuxième homme qui n'était pas végétarien et qui n'interdisait pas l'abatage d'animaux était Jésus-Christ, qui fut mis à la place d'Apollonios de Tyane, l'enseignant historique mondial du premier siècle.
Le premier acte des Pères de l'Église, après qu'ils eurent créé leur nouvelle religion et son messie qui n'existèrent pas précédemment, fut de brûler tous les livres qu'ils pouvaient trouver, d'autant plus ceux écrits durant les premiers siècles qui ne faisaient aucune mention de Jésus et qui faisaient référence à Apollonios comme directeur spirituel du premier siècle, réalisant que ces livres, sinon détruits, constituaient une sérieuse menace à la survie de leur supercherie. Ce fut pour cette raison que les ecclésiastiques prirent tant de peine à brûler les anciennes bibliothèques, y compris la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie avec ses 400,000 volumes, brûlée à ras par un édit de Théodose, quand une bande de Chrétiens détruisit le Serapéum où les sceaux et manuscrits étaient conservés.
[Note : Cet acte de destruction se déroula en l'an 389, ou 64 ans après le Conseil de Nice. Pour de plus amples informations concernant la brutalité et la destruction ordonnées par l'empereur Théodose, vous êtes recommandés à la section appropriée de ce livre.]
Toutefois, les ecclésiastiques ont manqué à leur but puisque les bibliothécaires prévirent, avant l'incendie, de sortir secrètement de la Bibliothèque d'Alexandrie les volumes les plus précieux qu'ils portèrent vers l'Est pour en prévenir la destruction.
Parmi les travaux qui furent ainsi sauvés des flammes de la Bibliothèque d'Alexandrie, celui qui a créé la discussion la plus répandue et de longues haleines fut La Vie d'Apollonios de Tyane, écrite par Flavius Philostrate au début du troisième siècle A.D. Comme si par un destin ironique, ce livre -- lequel de tous les livres brûlés dans la Bibliothèque d'Alexandrie était un du plus dangereux -- a été conservé à travers les siècles, résistant à toutes les tentatives de le détruire. La raison pour laquelle ce livre a été tant redouté par les ecclésiastiques était parce que, bien qu'il ne fasse aucune mention de l'existence de Jésus ou du Christianisme, il présentait Apollonios de Tyane comme l'enseignant mondial acclamé du premier siècle, révéré d'un coin de l'Empire romain à l'autre par tous, de l'esclave à l'empereur lui-même.
Jamais aucun livre écrit n'a soulevé un débat si animé durant une période de temps aussi longue que cette biographie de Philostrate. Dès les premiers siècles de notre époque, lorsque Hercule et Eusèbe le commencèrent en premier lieu, jusqu'aux jours de Blount, Voltaire et des Déistes, la controverse n'a jamais diminué. Dans son livre, Philostrate décrit un personnage né en la même année que celle du Christ qui, en tout point, était l'égal, sinon le supérieur, du messie Chrétien.
W. B. Wallace, écrivant sur "The Apollonios of Philostratus," décrit la biographie de Philostrate une "contre accusation païenne à l'Évangile de Galilée, représentant un Sauveur grec comme alternatif au Sauveur Sémite." (Westminster Review, July-Dec. 1902). De plus, les événements principaux des vies des deux hommes étaient si parallèles que le lecteur ne peut que conclure que si Jésus n'est pas une imitation fictive d'Apollonios, alors Apollonios doit être une imitation de lui, puisqu'il serait improbable que deux hommes aussi semblables puissent être nés la même année et avoir des biographies si similaires.
F. A. Campbell, dans son "Apollonios of Tyana," écrit :
"La naissance d'Apollonios est assignée à l'an 4 avant J.-C. Mais comme tous le savent, le calcul courant du commencement de l'époque Chrétienne est inexact, et la première année de notre ère devrait être datée quatre ou cinq ans plus tôt. Si les naissances d'Apollonios et du Christ appartiennent à la même année, la coïncidence requiert plus attention qu'elle en a reçue."
[Note : Cette déclaration est clairement fausse. L'inauguration du calendrier Julien n'avait rien à faire avec l'inauguration du Christianisme. C'est une simple coïncidence que l'empereur romain Auguste César ait proclamé le commencement du calendrier Julien en une année qui coïncida de justesse avec la naissance de ce soi-disant Messie.]
"Contrairement à l'ingratitude de Nazareth, Tyane reconnaissait avoir nourri un prophète de vie irréprochable, de pouvoir miraculeux, d'amour et de gentillesse super abondante et de vertu héroïque. Apollonios de Tyane et Jésus de Nazareth sont nés dans des circonstances similaires, sinon la même année. On disait que les bébés de Tyane et de Bethléem provenaient d'un Père divin et d'une mère humaine, et ces êtres sacrés respirèrent leur premier souffle parmi de gracieux présages et des chants surnaturels. Ceux-ci n'étaient pas les seuls parallèles dans les mémoires du Tyanéen et Nazaréen.
"Les Chrétiens orthodoxes avaient été habitués à affirmer l'irrévocabilité du fils de Marie ; mais comme un éclair du ciel, voici Philostrate s'opposant à Matthieu, Marc, Luc et Jean, offrant un Messie alternatif."
Aussi est-il étrange, bien qu'ils soient supposés être les deux plus grands hommes de leur âge, que ni un ni l'autre ne connaissaient l'existence de l'autre. Et puisqu'il existe d'absolues preuves historiques authentiques au sujet de l'existence d'Apollonios, mais même pas la moindre preuve authentique de l'existence de Jésus, nous devons conclure que si un de ces personnages est fictif et une imitation de l'autre, c'est Jésus qui est la fiction et Apollonios le personnage historique. Concernant l'existence ou, au contraire, la non-existence de Jésus, Tschendorf écrit :
"Auteur après auteur, volume après volume, de la vie du Christ peut paraître jusqu'à ce que les archives de l'univers soient remplies, mais, ce que nous savons de la vie de Jésus se trouve, uniquement, dans l'Évangile de Matthieu. Il n'y a pas une seule personne étroitement associée à Jésus qui se trouve en histoire."
Dans le "Diegesis" de Taylor (1829, Oaknam, Angleterre) nous lisons :
"Nous avons enquêté sur les revendications de chaque document qui possède une réclamation plausible à être examiné que l'histoire a conservé des transactions du premier siècle, et non pas un seul passage, prétendant avoir été écrit à n'importe quel moment des cent premières années, peut être produit pour démontrer l'existence d'un tel homme connu comme Jésus-Christ ou d'un tel groupe qui pourrait être considéré comme ses disciples."
Donnant un commentaire sur cet énoncé de Taylor, J. M. Roberts, dans son "Antiquity Unveiled" (1892, Oriental Publishing Co., Philadelphia) écrit :
"D'un autre côté, nous avons d'abondantes preuves que Jésus-Christ est fondé sur la vie connue d'Apollonios de Tyane, de qui l'existence terrestre n'a jamais été mise en doute, à qui, on a ajouté des passages des vies de plusieurs personnages et des enseignements à propos des dieux mythiques des autres terres. Le Prométhée des Grecs était le caractère qui suggéra la crucifixion (aussi la crucifixion de Krishna dans les traditions Kristosite). Les Mystères d'Éleusis ont suggéré que le repas de la Dernière Scène, avec d'autres anciennes doctrines d'adoration du soleil, aient été rassemblés et représentés pour être une histoire des événements associés à la vie du Jésus Chrétien. (Prométhée sur le rocher escarpé, souffrant pour le bien-être de l'espèce humaine, suggère Jésus sur la croix, changeant Prométhée pour Jésus et le rocher escarpé Scythien pour la croix.)
"Dans le premier chapitre de Matthieu, la généalogie de Jésus est donnée comme la vingt-huitième génération de David jusqu'à Joseph et au Christ. Dans le troisième chapitre de Luc, la même généalogie est donné comme étant la quarante-troisième génération du Christ à travers Joseph jusqu'à David. C'est une omission remarquable de la part des traducteurs, puisque, s'il y avait quelque chose sur laquelle ils pourraient consentir, c'est quant à l'origine du Christ.
"Tous les Chrétien qui ont vécu ou qui vivront trouveront que leur Jésus n'est qu'un fantôme -- un mythe. Ils peuvent le chasser comme un enfant le ferait pour un papillon en une prairie un après-midi d'été, et il éludera leur poigne. Le Jésus Chrétien n'est rien de plus que le Krishna des Hindous."
[Note : Notez la ressemblance linguistique des mots "Krishna" et "Chistian" (Chrétien). Dans la linguistique, le K et CH sont souvent les équivalents comme sons de consonnes, et dans la plupart des cas, les voyelles ne sont pas comptées dans la linguistique comparative -- puisque si les voyelles étaient considérées dans l'évolution des mots, alors, pour fournir un exemple simple, les Texans modernes parleraient une langue différente des New-Yorkais modernes. Donc, quand ces deux mots sont analysés linguistiquement, les deux ont la séquence de consonnes KRS(T)N, indiquant une source culturelle commune.]
Aucun écrivain contemporain, vivant au temps où Jésus est supposé avoir vécu, n'a fait mention de lui bien que des allusions forgées à Jésus se trouvent dans les livres de Livie et Josèphe. Dans son "Histoire des Juifs," écrit durant le premier siècle, à un temps où Jésus aurait eu sa plus grande popularité parmi les Juifs s'il avait existé, bien que des pages et des pages soient consacrées à des personnes d'aucune importance et qui auraient été oubliés si Josèphe ne les avaient pas mentionnés, il n'y a pas une seule mention de Jésus dans l'édition originelle. Sur ce point, le Dr Edmond B. Szekely, dans son "Origin of Christianity," écrit :
"Il n'y a pas un mot ou, mieux, il n'y a plus un mot dans les travaux de Flavius Josèphe au sujet du Messie, le Christ crucifié par Ponce Pilate, à l'exception d'une interpolation grossière, à toute preuve fausse. ... Le silence de Josèphe n'est pas dû au dédain ou à la neutralité étudiée."
Dans une édition Slave du livre de Josèphe datée du huitième siècle, une telle interpolation se produit, faisant référence à un certain Jésus, fils de Joseph, lequel couvre seulement un paragraphe passager, la brièveté duquel révèle clairement son origine frauduleuse ; puisque, si Jésus avait été mentionné, beaucoup d'espace lui aurait été consacré. Et coïncide avec les interpolations des auteurs de ce temps la censure de tous les livres qui font référence à Apollonios dont le nom fut omis ou abrégé. (Donc, dans les Épîtres originelles de Paul, que nous avons raison de croire contenait originairement Apollonios comme personnage central et qui étaient écrites par lui, son nom est abrégé à "Apollon" et "Pol," ou Paul.)
Qu'Apollon (concédé par non la moindre autorité que celle de l'Encyclopédie Britannica comme étant une abréviation d'Apollonios) était le vrai auteur de l'Épître aux Hébreux, faussement attribué à Paul, était l'opinion de Martin Luther et d'autres savants éminents.
Et si Apollonios a écrit quelques-unes des soi-disant Épîtres de Paul, il est possible qu'il ait pu en écrire d'autres, et, en fait, toutes.
Plutarque, le biographe éminent qui a vécu entre 46 et 120 A.D., aurait certainement fait mention de Jésus s'il avait existé, puisqu'il a écrit quand la célébrité de Jésus aurait été à son apogée. Toutefois, dans les travaux volumineux de Plutarque, aucune référence à un homme s'appelant Jésus ne peut être trouvée. Bien que les diverses écritures de Plutarque fassent mention en toute certitude à presque toutes les opinions et éthiques religieuses de son temps, il est absolument silencieux au sujet du Christianisme et de l'existence de Jésus. Pourtant il connaissait les menus détails des vies des grands hommes qui vivaient il y a des siècles, nous ne pouvons pas croire que Plutarque aurait pu être entièrement ignorant de l'existence d'un tel grand homme comme Jésus qui avait vécu seulement quelques années auparavant. Ceci est encore plus surprenant puisque les provinces de Bithynie et de Pontus où Plutarque vivait étaient situées à seulement quelques jours de route de Boétie où, si nous pouvons croire les écrivains Chrétiens, les prosélytes du Christianisme essaimaient à cette période.
Mais bien que Plutarque appartienne à une race différente et est né après la présumée crucifixion, Philo, un Juif, qui a vécu à exactement le même temps dans la première partie du premier siècle, et qui visita les Esséniens et écrivit à leur sujet, devrait, et plus que tous les autres, faire mention de Jésus qui, s'il avait vécu, aurait été sans doute le chef de cette secte. Pas un seul mot est trouvé dans les écritures de Philo à propos de l'existence de Jésus, pas plus que dans l'édition originelle de "l'Histoire des Juifs" de Josèphe. Aucun autre écrivain du premier siècle ne mentionna Jésus. Ils ne l'ont pas fait parce qu'il n'existait pas encore. Il est né en premier lieu trois siècles plus tard, créé par les ecclésiastiques à Nice pour remplacer Apollonios, dans leur but de trouver un autre messie plus acceptable aux yeux de Constantin et des Romains.
Que les premiers Chrétiens eux-mêmes, et non seulement les Païens, aient été ignorants de l'existence d'un tel homme s'appelant Jésus, a été clairement prouvé par les recherches de catacombes d'Eisler, un étudiant de l'archéologie Chrétienne ancienne. Dans son oeuvre, "Orpheus the Fisher," Eisler démontre qu'aucune représentation ne peut être trouvée parmi les inscriptions dans les catacombes qui représentent Jésus, la croix ou la crucifixion. Au contraire, un personnage grec est représenté comme chef de la secte, un végétarien et un ami des animaux, représenté sous la figue -- d'Orphée jouant sa lyre entouré d'animaux dociles -- ou comme le Berger (Hermes) portant un agneau autour de son cou. Ces représentations font évidemment référence à Apollonios dont les enseignements principaux consistaient en le végétarisme et l'abolition des sacrifices d'animaux. Les conclusions d'Eisler ont été davantage confirmées par Lundy, qui, dans son "Monumental Christianity," un travail sur l'archéologie Chrétienne ancienne, rapporte également l'absence entière de toute référence à Jésus ou à un Sauveur crucifié dans les inscriptions des catacombes, sa place étant prise par le personnage grec familier d'Orphée et du Berger, qui sont représentés comme des amis des animaux.
L'original le plus proche qui peut être trouvé du Jésus du Nouveau Testament est un rabbin nommé Jéhoshué Ben Pandira, qui vécu près d'un siècle avant J.-C. Dans son "Life of Jehoshua," Dr Franz Hartman déclare que cet enfant bâtard d'une jeune fille juive, Stada, et d'un soldat romain, Pandira, qui est mentionné dans le Talmud, était le Jésus originel. On dit qu'il était un rabbin de peu d'importance qui étudia les mystères en Égypte et qui fut mise à mort par lapidation après une tentative de crucifixion.
Cherchant un remplaçant pour Apollonios, les Pères de l'Église saisirent le personnage de Jéhoshué ; et changeant son nom à celui du Druide dieu soleil "Hésus" et devançant la date de sa naissance d'un siècle, il fut transformé en Jésus. Sur ce sujet, Manly Hall écrit : "Il est très possible que les Pères de l'Église, cherchant désespérément un vrai personnage humain sur lequel pendre la structure de leur foi, choisirent Jéhoshué Ben Pandira comme plus proche parallèle pouvant se trouver parmi les rabbins Juifs. Armés avec ce petit fragment de l'histoire, ils poursuivirent à les faire correspondre -- intégrant un petit ici et enlevant quelque fragment contradictoire là -- jusqu'à ce que, voilà, le 'Roi des Rois' soit un Nazaréen, malgré l'opinion populaire que rien de bon ne peut sortir de Nazareth.
"Cela explique aussi pourquoi Hélène, mère de Constantin, en dedans de trois cents ans après la mort de Jésus, fut incapable de trouver quiconque avait entendu parler de lui parmi la communauté juive. Selon l'histoire, elle trouva enfin un vieil homme qui prétendait avoir entendu que Jésus avait vécu. Il l'emmena à un vieux champ d'exécution romain où l'excavation révéla plusieurs croix. Quand toute cette affaire fut résolue à la satisfaction de tous, Constantin, pour démontrer sa grande vénération, fit forger un des clous de la passion en mord pour son cheval.
"Le mystère le plus embarrassant et irrésolu avec lequel le théologien Chrétien doit faire face est le manque presque complet de preuves historiques à propos de la vie du Christ. Si nous acceptons quelques documents fabriqués palpables, notre connaissance de la vie du Christ est basée principalement sur les narrations contenues dans les Évangiles. ... De graves doutes existent quant à la qualité d'auteur des Évangiles du Nouveau Testament. L'encyclopédie Brittannica reconnaît ces doutes et, de plus, admet qu'il n'y a absolument aucune preuve que les Évangiles ont été écrits par les hommes dont les noms leur furent apposés en des temps plus récents."
Un livre remarquable écrit par J. M. Roberts et intitulé "Antiquity Unveiled" paru en 1894 démontrant des preuves qu'aucun homme tel Jésus de Nazareth n'avait jamais vécu ; mais le nom fut adopté par les fondateurs du Christianisme pour voiler l'identité d'Apollonios de Tyane dont ils dérobèrent les enseignements et le mode de la vie et s'en servirent comme modèle sur lequel construire leur système. Il ajoute : "Le monde possède le témoignage incontestable que le Christianisme provient de fausse origine étant le pire larcin littéraire dans l'histoire humaine."
En contraste avec la pénurie ou plutôt l'absence d'information concernant Jésus, est l'abondance de données historiques crédibles et disponibles au sujet d'Apollonios de Tyane qui, durant le premier siècle, possédait une célébrité universelle d'un coin de l'Empire romain à l'autre, étant honoré par tous. Plus de dix-sept temples lui furent consacrés dans les diverses parties de l'empire. Près d'une douzaine d'empereurs romains le considéra en toute révérence. (Les empereurs romains Vespasien, Titus et Nerva étaient tous, avant leur élévation au trône, des amis et admirateurs d'Apollonios, tandis que Néron et Domitien virent le philosophe avec consternation.) L'empereur Septime Sévère (A.D. 193-211) lui éleva une statue dans sa galerie de divinités au Panthéon tandis que son fils, l'empereur Caracalla, honora sa mémoire avec une chapelle ou un monument.
Lampride, ayant vécu au troisième siècle, nous informe que l'empereur Alexandre Sévère (A.D. 222-235) plaça une statue d'Apollonios dans son 'labarium' au côté de celle d'Orphée.
C'est la femme de Septime Sévère, l'impératrice Julia Domna qui mandata le philosophe Philostrate, un membre d'un cercle d'écrivains qui se rassemblèrent autour d'elle, à écrire la vie d'Apollonios de Tyane basée sur les manuscrits en sa possession, principalement les mémoires de Damis, disciple et compagnon de voyage d'Apollonios, en plus de registres conservés dans les différentes villes où Apollonios était tenu en estime -- de temples dont il avait restauré les rites longtemps désuets, de traditions, d'épîtres d'Apollonios adressées aux rois et sophistes et, de ses lettres -- dont l'empereur Hadrien en avait fait une collection qu'il garda en son palais à Antium.
Julia Domna, connue comme l'impératrice philosophe parce qu'elle était entourée d'hommes de lettres et de philosophes et qui dispensait un patronage éclairé à la pensée et à la connaissance, était la fille de Bassiamus, prêtre du soleil à Émèse en Syrie. Philostrate était membre d'un groupe d'écrivains célèbres et de penseurs qui se regroupaient autour d'elle. Elle était une femme de grande intelligence et de pureté de caractère remarquable, vivant en solitude et consacrant son temps à la littérature et la philosophie dans sa vaste bibliothèque. Comme dans le cas de Sappho, également une femme de moralité exemplaire, elle fut diffamée par les scribes des même ecclésiastiques qui furent, par la suite, responsables du meurtre brutal de Hypatie. Ces trois grandes femmes de l'antiquité, avec Jeanne d'Arc, la plus grande femme des temps modernes, furent toutes les victimes d'une fraternité cléricale mâle criminellement jalouse.
Une autre biographie d'Apollonios a été écrite par Soterichur d'Oasis pendant le règne de Dioclétien mais elle est inexistante, ayant été détruit par les Chrétiens avec d'autres écritures anciennes qui lui faisaient référence. Une autre biographie perdue a été écrite par Moeragène.
Bien qu'écrite au début du troisième siècle A.D., la biographie d'Apollonios de Tyane de Philostrate ne reçue pas l'autorisation d'être publier en Europe avant l'an 1501, quand Alde imprima la première édition latine à paraître en Europe. Celle-ci fut suivie par des traductions française et italienne, mais ce ne fut qu'en 1680 que la première traduction anglaise fut faite par Blount, un déiste anglais.
Les notes de Blount sur le livre soulevèrent une telle clameur qu'en 1693, le livre fut condamné par l'église et sa publication défendue. (Concernant les effets de la traduction de Blount, Campbell, dans son "Apollonios de Tyane," écrit : "De violentes passions se manifestèrent. Des sermons, des brochures et des volumes descendirent sur un Blount présomptueux comme des bolides et des grêlons et ses adversaires ne se cessèrent pas jusqu'à ce que les autorités aient défendu qu'il imprime les six autres livres de sa traduction".)
Dans ses notes, Blount signala que, "ou nous devons admettre la vérité des miracles d'Apollonios aussi bien que ceux de Jésus ou, si ceux du premier étaient faux, il n'y aurait pas de meilleur fondement pour croire en le dernier." Un siècle plus tard, les notes de Blount furent traduites en français par les Encyclopédistes. Cependant, un siècle avant Blount, Voltaire, Le Grand d'Aussy, Castillon et d'autres déistes français écrivirent de même, considérant Apollonios comme personnage historique beaucoup plus authentique que Jésus et complètement son égal en tout respect et, aussi digne de produire des miracles si cela était possible. (Francis Bacon parla aussi d'Apollonios dans des termes les plus dignes. Dans le "Anatomy of Melancholy" de Burton, -- que certains ont attribué à la qualité d'auteur de Bacon -- il paru une citation de la biographie d'Apollonios de Philostrate à laquelle Keats fit plus tard référence dans un renvoi à son "Lamia".)
Toutefois, Blount avait seulement traduit les deux premiers livres de l'oeuvre de Philostrate (il y en avait huit en tout, les six derniers restant non publiés) ; et ce ne fut qu'en 1809 que la première version anglaise complète fut produite par Edward Herwick. (Dans la préface de son travail intitulé "The First Two Books of Philostratus Concerning the Life of Apollonios Tyanaeus, written originally in Greek, and now published in English," Blount, se protégeant et exprimant sans doute des opinions contraires de ce qu'il croyait vraiment, décrit humblement son livre comme "pas plus qu'une simple narration de la vie d'un philosophe, et non celle d'un nouveau Messie ou ni d'aucune façon contre ce qui est connu; non, Philostrate ne fait aucunement mention du nom du Christ. Et si un écrivain païen (Hiéroclès) a soulevé cette question en comparant Apollonios avec Le Christ, qu'est-ce que c'est pour Philostrate qui ne l'a jamais conçu ainsi, et que je ne peux trouver nulle part ? Cependant, Eusèbe a déjà réfuté Hiéroclès, laquelle réfutation je me proposais d'annexer à Philostrate en guise d'antidote.
"J'avais déjà terminé l'entière traduction, et j'avais poursuivi tel que vous le voyez dans mon illustration, lorsque j'ai réalisé que l'alarme était sonnée dans tous les coins qu'un livre dangereux serait bientôt publié ; un livre qui démasquerait tous les athées pratiques qui (étant du plus grand nombre des hommes) pourrait, par conséquent, causer des conséquences délétères au public. Au premier abord, le clergé papiste se pensait principalement concerner, étant tant empressé à la vengeance et malicieux, que je craignais le sort du pauvre Ésope (qui, bien qu'il ait fait des plaisanteries à plusieurs grands rois et potentats sans pour autant en être puni, perdit sa vie seulement en parlant contre les prêtres Delphes).
"Donc, si le clergé voulait que l'on considère Apollonios un escroc et un prestidigitateur, qu'étant ranimé de la mort, il est un des fomentateurs principaux de cette intrigue papiste ; ou bien qu'il n'y eût jamais eu un homme tel qu'Apollonios, avec tout mon coeur, ce qu'ils veulent. Car je voudrais plus le voir décrié dans sa réputation que de voir un digne cardinal, avec sa longue barbe et son 'Ha' d'excommunication, me faire brûler comme hérétique."
Le livre de Herwick est devenu si rare qu'en 1907, deux revendeurs de livres de Londres de réputation mondiale ont cherché et fait de la publicité en vain pour s'en procurer une copie. Cela indique combien la suppression ecclésiastique de ce livre redoutable avait réussi. Et bien qu'aujourd'hui, presque personne ne peut-être trouvé, même parmi les plus instruits, qui ont entendu le nom d'Apollonios de Tyane, encore moins sache quoique ce soit sur son compte, et selon Campbell, "Il eut un temps où le nom de Philostrate et d'Apollonios de Tyane sortait de la bouche de tous les Anglais instruits," même si des préjugés sectaires contre Apollonios caractérisent chacun des écrivains avant le dix-neuvième siècle. La popularité d'Apollonios dans les temps anciens est totalement contraire à son oubli d'aujourd'hui.
Aux yeux des ecclésiastiques, qu'Apollonios, un simple homme, devrait rivaliser Jésus, un dieu, en tant de points importants, constituait une raison importante pour supprimer le livre de Philostrate, puisqu'il avait tendance à déprécier la dignité de leur sauveur. Que Philostrate ait composé La Vie d'Apollonios de Tyane comme réponse païenne aux Évangiles Chrétiens est une opinion maintenue par les érudits réputés avant et après le temps de Blount. (Cette opinion, largement maintenue par les écrivains Chrétiens, est évidemment fausse, puisque le Christianisme, tel que nous le connaissons, n'existait pas au temps de cet écrit de Philostrate, car il ne fait aucunement mention de Jésus ou du Christianisme. Malgré ce fait, le livre a toujours été considéré dans le plus grand soupçon ; et même après la Renaissance, lorsqu'il fut introduit en Europe, Alde hésita un certain temps avant de donner l'autorisation de le publier, et enfin déterminé, ajouta au texte la Réponse d'Eusèbe à la Critique du Christianisme de Hiéroclès, dans laquelle il opposa les miracles d'Apollonios à ceux des Chrétiens, et ainsi, comme il l'exprima, donnant "l'antidote avec le poison".)
Donc, l'évêque d'Avranches, écrivant au dix-septième siècle, exprima ce point de vue comme suit : "Comme but principal, Philostrate semble avoir désapprouver la foi et la doctrine Chrétienne, les deux progressant merveilleusement à ce temps, en démontrant le côté opposé de cette pauvre représentation d'une science miraculeuse, de la sainteté et de la vertu. Il inventa un personnage en imitation du Christ et introduisit presque tous les incidents de la vie de Jésus-Christ dans l'histoire d'Apollonios, pour que les païens ne puissent avoir aucune cause pour envier les Chrétiens, et se faisant, rehaussa la gloire du Christ par inadvertance, puisqu'en attribuant faussement à un autre le vrai caractère du Sauveur, il donna au dernier l'éloge qui est Son juste dû et indirectement, l'éleva comme l'admiration et l'éloge des autres."
Tredwell, dans son "Sketch of the Life of Apollonios of Tyana," écrit :
"Du temps que les différends aient commencé au sujet de la religion Chrétienne, les Chrétiens ont accusé Philostrate de s'être approprié les événements et les miracles contenus dans l'Évangile de Matthieu pour orner sa vie d'Apollonios de Tyane, et les païens ont porté des accusations de plagiat contre l'écrivain de cet Évangile. Sur les premiers travaux d'Apollonios, ces accusations étaient d'importance suffisante pour être réfutés par d'éminents Chrétiens ; et même de nos jours, le révérend. Albert Réville ne le considérant pas sous sa dignité ni sa grande érudition, d'entreprendre, en 1866, une réfutation de 'cette grande et monstrueuse calomnie des infidèles.' Il tenta de démontrer, dans un petit livre qui porte le titre 'Apollonios, le Christ Païen du Troisième Siècle' (signifiant le premier siècle), que Philostrate avait emprunté des faits principaux de l'Évangile de Matthieu. Les phénomènes miraculeux étaient racontés presque identiques à la narration de Matthieu dans son Évangile de Jésus-Christ. Et tandis qu'on disait que Jésus exorcisait des diables en Galilée, Apollonios, selon une tradition aussi digne de confiance, rendait un service semblable à l'espèce humaine en Grèce. Telle fut l'opinion des écrivains catholiques sur le sujet ; et enfin, selon Daniel Huet, cet énoncé par l'évêque d'Avranches : 'depuis ce temps eut une grande importance dans tous les esprits réfléchis.'"
Je viens de vous livrer la partie 1, mais il y en a 8 autres encore à lire à l'adresse suivante :
http://www.apolloniu.../bernardCf.html
APPOLONIUS DE TIANE
Je n'avais jamais entendu ce nom jusqu'à aujourd'hui !!
Qu'en pensez-vous ??
#15 Loom
Posté 09 octobre 2005 à 18:14
Ce message a été modifié par Loom - 09 octobre 2005 à 18:14.
#16
Posté 09 octobre 2005 à 18:34
Par exemple pour le calendrier
"[Note : Cette déclaration est clairement fausse. L'inauguration du calendrier Julien n'avait rien à faire avec l'inauguration du Christianisme. C'est une simple coïncidence que l'empereur romain Auguste César ait proclamé le commencement du calendrier Julien en une année qui coïncida de justesse avec la naissance de ce soi-disant Messie.]"
Il y a confusion manifeste.
En 1582, le calendrier grégorien remplace le calendrier julien. La raison: des erreurs astronomiques entrainant une distorsion croissante entre daté indiquée et date réelle (gênant pour la liturgie et l'agriculture).
Le calendrier grégorien est un calendrier chrétien (début an 1 de l'ére chrétienne). Mais le calendrier julien aussi, et ce depuis l'adoption du comput chrétien (généralisé avec les "calculs" du moine Denys Le Petit au VIIIeme siècle).
Le comput auparavant utilisé était celui romain, le calendrier julien commençait donc en 753 avant l'ère chrétienne (date de la fondation légendaire de Rome par les jumeaux Romulus et Remus), et a été adopté sous la dictature césarienne (Jules César meurt assassiné aux ides de mars de l'an 44 avant notre ère).
Au point de vue calendrier cet article se trompe complètement.
2eme point l'historicité du personnage de Jésus ne peut être mise en cause.
Son nom est cité dans 5 documents non chrétiens du Ier siècle (on citera l'historien juif Flavius Josèphe).
Peu de citations semble logique étant donné le caractère marginal du christianisme des origines, qui n'est rien d'autre qu'une des multiples sectes juives, Jésus étant de plus en plus considéré comme un crypto-essénien (et la secte essénienne à son apogée concerne tout au plus 4000 hommes - les femmes sont interdites bien évidemment).
Les esséniens disparaîssent de la circulation (abandon de Qûmran) aux alentours de 60/70 incidemment.
#17
Posté 09 octobre 2005 à 18:37
Voici à ce propos un extrait d'un site : http://www.apolloniu.../apollonius.htm
A l'époque où vécut le Christ des Évangiles, il y eut de nombreux autres "Christ" en Asie mineure et dans le Proche-Orient, c'est du moins ce que proclame un livre passionnant, publié chez Robert Laffont par l'écrivain parisien, égyptologue, JeanLouis Bernard. Ce livre, intitulé: "Apollonius de Tyane et Jésus", s'appuie sur une bibliographie très fournie se composant de thèses critiques sur Jésus, d'ouvrages modernes, de témoignages antiques, et surtout sur un ouvrage de base, sorte d'évangile à sa manière:
"Vie d'Apollonius de Tyane" par l'écrivain grec Philostrate, né à Lemnos vers l'an 175 de notre ère.
Apollonius, né à Tyane, eut lui aussi ses disciples, ses apôtres et fut lui-même disciple de Pythagore et héritier des mystères de l'Égypte. Il faut relever qu'à cette époque, le mot "Christ" était couramment usité: en grec, "Çhrestos" et "Christos" signifiaient: "le bon, l'oint". Mais ce terme dérivait aussi phonétiquement de l'égyptien hiéroglyphique "khery-cheta". "Celui qui domine le mystère", "l'initié"
Or, Apollonius fut l'un de ces initiés, une sorte de concurrent direct du Jésus araméen que notre civilisation chrétienne s'est "annexé". Le Petit Larousse le cite comme "philosophe et thaumaturge pythagoricien, auquel Philostrate attribue de prétendus miracles que les païens mirent en parallèle avec ceux de Jésus-Christ".
Une mystérieuse cabale
En fait, Apollonius devint si célèbre qu'on l'appela, à l'époque, "le thaumaturge de l'empire". Cependant, dès la propagation des Évangiles, il fut rejeté dans l'ombre, alors que le Christ araméen fut porté au premier plan. L'Église, d'ailleurs y mit toutes ses forces en s'appuyant d'une manière irrévocable sur les quatre évangiles que nous connaissons (rédigés pourtant tardivement); ce faisant, elle oublia volontairement un grand nombre d'évangiles apocryphes (non authentifiés!), non conformes à la vie de Jésus "telle qu'on la souhaitait", idéale, homogène et convaincante.
Apollonius, au ler siècle de notre ère, est signalé dans les annales gréco-romaines. Pourquoi une mystérieuse cabale le fait glisser dans l'oubli, c'est ce qu'on se demande aujourd'hui. Le christianisme eut-il deux fondateurs? Leurs deux histoires sont-elles mêlées sous le nom d'un seul? En tout cas, le problème de la parenté entre les deux personnages prend une importance capitale.
Annonciation
Apollonius poursuivit une existence extraordinaire, traversant les métropoles de son temps, Rome, Alexandrie, Antioche, et poussant sa quête de la sagesse en Égypte et en Inde. Sa vie commence aussi par une Annonciation : l'apparition à sa mère d'un dieu égyptien qui lui prédit la naissance d'un fils d'essence divine. A sept ans, il est confié à un précepteur; à quatorze ans, il part pour Tarse (où il a pu connaître Paul), puis à Égée où il étudie au Temple d'Asclépios et où se découvre son don de guérison et de diagnostic. Philosophe, il adopte l'ascèse pythagoricienne. Il est aussi clairvoyant, mage, démonologue. Partout où il passe, il accomplit des prodiges qui relèvent de sa science secrète, et que l'on qualifie de miracles. Il vit une existence austère et il est strictement végétarien. Il va nu-pieds, vêtu de lin, et porte les cheveux longs. A la mort de son père, il partage sa fortune, renonce à la femme. Pendant cinq ans, il passe de ville en ville, voué au silence.
Puis il reprend une vie publique, raisonnant sur les dieux avec les prêtres, avec sept disciples à ses côtés. Dans ses déplacements, il prend deux serviteurs et un sténographe. A Ninive, il rencontre Damis, un Assyrien qui lui sera fidèle jusqu'à sa mort. Passant à Babylone, il dénonce le gigantisme dont cette cité s'asphyxiera (de quoi nous faire réfléchir sur nos villes géantes actuelles!). A l'entrée de ce royaume, on lui demande ce qu'il a à déclarer. "Valeur, justice, maîtrise de soi», répond-il. "Des esclaves?" lui demande-t-on. "Non, de grandes dames!". Au Roi qui le reçoit, il déclare: "Le superflu chagrine le Sage plus que le manque ne vous étonne, vous le Souverain".
L'empereur Domitien, qui hait Apollonius, l'emprisonne et lui intente un procès truqué. Il s'évade, on perd sa trace. On le retrouve près d'Éphèse où il meurt à un âge avancé. Comme le Christ araméen, il apparaît "post mortem" à plusieurs reprises et en plusieurs endroits, ce qui achève de le rendre fameux parmi les masses. Trop fameux, trop révéré, au point que saint Jean Chrysostome, s'acharne contre lui encore au 4e siècle, le poursuivant de ses calomnies et le traitant, entre autres, d'imposteur et de suppôt de Satan?
Il fallait, en effet, abattre ce "Christ" grec, pour les besoins de la cause, afin de fortifier et unifier par tous les moyens un christianisme aux origines plutôt complexes.
#18
Posté 09 octobre 2005 à 19:43
Citation
En réalité, il faut lire "Concile de Nicée" (l'Iznik turque)
#19
Posté 11 octobre 2005 à 18:23
Citation
lesquels ??
Et comment expliquer que les Manuscrits de la Mer Morte ne parlent pas du Christ, de toute son histoire, son apogée, de sa crucifiction, de sa résurection ??
source : http://webduweb.free...ove.htm#extrait
Citation
Le Vatican occulte-t-il les fameux manuscrits ?(note1)
Baigent et Leigh citent le sort de John Allegro : il publia les textes qui lui avaient été assignés, et ses travaux furent sauvagement revus par Strugnell, qui consacra plus de cent pages à en corriger les "erreurs". Mais ceci ne put se produire que parce que la compréhension du texte présentée par Allegro était stupéfiante, et que ses interprétations étaient contraires à celles de l'équipe. Nul doute que Strugnell ait éprouvé une certaine jubilation à corriger les "erreurs" d'Allegro et, à ma connaissance, plusieurs personnes ont pris la défense des travaux d'Allegro, mais c'était trop tard. De plus, une émission télévisée à la BBC parlant des travaux d'Allegro fut sans cesse reportée et ne fut diffusée qu'en été à une heure de faible audience. Enfin, comme le reconnaissent Baigent et Leigh, Allegro, déçu par le monde scientifique, courut à sa propre perte en publiant un livre intitulé The Sacred Mushroom and the Cross. Ce livre fit scandale [2]; il niait l'authenticité de l'existence historique de Jésus, qui ne serait qu'une simple image surgie dans le psychisme sous l'influence d'une drogue hallucinogène, la psilocybine, ingrédient actif de champignons hallucinogènes. Quatorze éminents savants britanniques condamnèrent le livre dans une lettre au London Times. L'éditeur présenta ses excuses pour l'avoir publié. Si les idées d'Allegro n'eurent pas gain de cause, il ne subit cependant aucune intimidation et ne fut point réduit au silence.
Un nouveau regard sur la Bible et le christianisme primitif
Le Maitre du Justice a des similitudes avec Jésus. Nombre d'autres chercheurs se sont écartés des thèses de l'équipe régnante. Barbara Thiering, de l'université de Sydney, en Australie, soutient que le Maître de Justice, figure dominante des textes de Qoumrân, est Jean-Baptiste et que Jésus est le Prêtre Impie. Pour J. L. Teicher, de l'université de Cambridge, Paul est le Prêtre Impie. Otto Betz, de l'université de Tübingen, suggère que Jean-Baptiste vécut à Qumrân. Norman Golb, de l'université de Chicago, soutient que la bibliothèque de Qumrân provenait en réalité de Jérusalem et représente les concepts du judaïsme prédominant. Selon Lawrence Schiffman, de l'université de New York, les doctrines fondamentales de la secte de Qumrân ne sont pas de caractère essénien, elles sont sadducéennes. Jose O'Callaghan affirme que des fragments de l'évangile de Marc, ainsi que des Actes des Apôtres et de l'Épître aux Romains de Paul, ont été retrouvés parmi les textes d'une des grottes de Qumrân. Quelle est donc cette voix indépendante qui défie l'autorité des représentants du Vatican en avançant que des documents de cette époque du christianisme ont été découverts à Qumrân ? Celle d'un Jésuite espagnol ! Des catholiques - tels North, Fitzmyer et O'Callaghan - s'opposent aux évidences, en particulier le lien entre les documents de Qumrân et le Nouveau Testament. Pour comble d'avanie, O'Callaghan publie ses idées dans des revues catholiques comme Biblica et Civita cattolica. Signalons aussi la thèse sur les Esséniens, et leur histoire, dans le site : http://theologiedele...otes/note33.htm
La thèse conclue : "Le Maître de Justice des Esséniens n'a pu être qu'Onias III"
Personne ne peut refuser la parole à tous ces chercheurs dissidents. Ils se voient peut-être refuser une tribune à des assemblées privées contrôlées par l'équipe éditoriale. Mais leurs idées sont largement diffusées dans des publications parallèles.
En effet, Baigent et Leigh adoptent eux-mêmes les idées d'un chercheur indépendant, Robert Eisenman, qui s'oppose énergiquement à celles de l'équipe éditoriale. D'après ce dernier- ainsi que Baigent et Leigh -, le chef de Qumrân surnommé le Maître de Justice est en réalité Jacques le Juste, mentionné dans le Nouveau Testament comme le frère de Jésus. Pour Eisenman, Jacques était le chef des Zélotes, secte juive militante qui joua un rôle majeur dans la Première Grande Révolte Juive contre Rome (66-70 apr. J.-C.), tragiquement terminée par l'incendie de Jérusalem et la destruction du Temple. Les adeptes de la communauté de Qumrân étaient des Zélotes et non des Esséniens, soutient Eisenman. En tant que Zélotes, ils étaient les héritiers d'une longue lignée de juifs sadocides - fondée par Esdras, perpétuée par Judas Maccabée, Jean-Baptiste, Jésus et finalement Jacques, frère de Jésus. Dans ce scénario, Paul était l'ennemi juré de Jacques. C'est Paul qui fit de Jésus un Homme-Dieu. Paul est " le Menteur" des textes de Qumrân, l'adversaire du Maître de Justice. Paul, toujours d'après Eisenman, vécut trois ans à Qumrân. Le second adversaire du Maître de Justice, le Prêtre Impie, est - selon cette thèse - Ananie, le grand-prêtre de Jérusalem. Ananie s'arrangea pour faire mettre à mort Jacques, événement relaté dans le Nouveau Testament où, toujours d'après Eisenman, le nom d'Étienne a été substitué à celui de Jacques. C'est alors, dit Eisenman, que la Judée se révolta. Ce fut le commencement de la Première Grande Révolte juive contre Rome. Les Romains envoyèrent un corps expéditionnaire sous le commandement de Titus et Jérusalem fut détruite. Paul l'emporta en créant sa secte chrétienne en terre païenne. L'histoire de Jacques, véritable chef de la communauté des Juifs évangélisés, fut étouffée, jusqu'à ce que l'interprétation des manuscrits de la mer Morte par Eisenman la ressuscite. A vrai dire, les recherches d'Eisenman ont révélé la simpicité fondamentale de ce qui semblait auparavant une situation d'une rebutante complexité (sans omettre sa suggestion qu'en fait, Paul était peut-être un agent secret de Rome). Comme le déclarent Baigent et Leigh vers la fin de leur livre de deux cent soixante-six pages consacré en grande partie aux idées d'Eisenman : "Il serait impossible, dans le cadre de notre propre ouvrage, de rendre adéquatement justice au poids de preuves réunies par Eisenman". Baigent et Leigh déclarent qu'une "phalange croissante de partisans se rassemble autour de Robert Eisenman, et que des savants influents et éminents sont de plus en plus nombreux à adopter sa cause". A ma connaissance, un seul savant a exprimé par écrit son accord avec le scénario d'Eisenman. Mais que ses idées l'emportent ou non, là n'est pas la question. L'important, c'est qu'elles soient libres de se frayer un chemin sur l'agora des idées. Elles ont été présentées à ses collègues du monde érudit et au public. Le premier livre dans lequel il expose ses arguments (Maccabees, Zadokites, Christians and Qumran) a été publié par les prestigieuses éditions scientifiques E. J. Brill de Leyde en 1983. Son deuxième ouvrage (James the Just in the Hahakkuk Pesher) a été publié en 1985 par - attention, êtes-vous assis ? comme disait mon grand-père - par l'une des propres éditions du Vatican, Tipographia Gregoriana ! (Il fut plus tard révisé et édité par Brill.) A l'instar des pères North, Fitzmyer et O'Callaghan, les éditions vaticanes n'ont apparemment pas reçu le mot d'ordre sur ce qui était doctrine casher ou ne l'était pas. Sinon, pourquoi des éditions vaticanes auraient-elles publié Eisenman ? Bref, de nos jours, il est difficile d'étouffer les idées.
En outre, l'équipe a certainement choisi un curieux principe pour faire valoir la pureté doctrinale : une datation des rouleaux à une époque très ancienne. L'équipe fait remonter les rouleaux à une période située environ entre 250 av. J.-C. et 68 apr. J.-C., année où, selon l'interprétation des témoignages archéologiques donnée par de Vaux, les troupes romaines détruisirent la localité de Qumrân. Cette datation lointaine, d'après l'accusation portée contre les éditeurs de l'équipe, dissocierait les manuscrits et le christianisme. Vraiment ? Elle coïncide pourtant avec la vie de Jésus sur terre. Si, par exemple, une naissance d'une vierge-mère se trouvait attestée dans un texte de Qumrân datant du Ier ou du IIe siècle av. J.-C. au lieu du Ier s. ou IIe siècle apr. J.-C., cette différence aurait-elle une grande importance en ce qui concerne son potentiel destructeur pour la doctrine chrétienne ? Ces réflexions nous mènent à une autre perle de l'argumentation de Baigent et Leigh. Ils présument que quelque chose, dans ces mystérieux manuscrits anciens, pourrait gravement saper la doctrine ou la foi chrétiennes. Quoi donc ? Il est facile de l'imaginer.
Supposons qu'un texte rapporte une naissance d'une vierge qui aurait enfanté. Et alors ? Nous savons déjà que des récits de naissance d'une vierge-mère circulaient à cette époque. La Parthénos de la mythologie grecque, par exemple, comme l'Arthémis des Ephésiens était une déesse mère, et le christianisme s'est inspiré de toutes sortes de mythe répandus dans tout l'empire romain. Pourtant, la foi juive ou la foi chrétienne n'ont pas plus été sapées par les affirmations d'archéologues annonçant qu'aucune ville de Jéricho n'existait à l'époque où Josué est censé en avoir fait sept fois le tour avec son armée avant que ses murs ne s'effondrent.
Allegro écrivit un jour à Strugnell : "Le temps que j'achève [mes travaux], il ne vous restera plus aucune Église à laquelle adhérer." De toute évidence, Allegro sous-estimait les ressorts secrets de l'Église pour subjuguer les foules. Baigent et Leigh suggèrent que les rouleaux pourraient contenir "quelque chose de compromettant, quelque chose de menaçant pour les traditions établies, peut-être même qu'ils les réfute ". Ils dépeignent de Vaux et ses collègues comme [des hommes] craignant qu'une révélation dans les rouleaux " ne soit susceptible de démolir l'édifice tout entier de l'enseignement et de la foi du christianisme ". Ceci parce que, selon les deux auteurs, "on a cru jusqu'à présent que les enseignements de Jésus étaient uniques". Eh bien, non.
L'érudition moderne a mis en lumière les correspondances existant entre l'enseignement de Jésus et d'autres mouvements sociaux et idéologiques de cette époque. Ansi, sa symbiose particulière avec les idées esseniennes était réelle. Tous les savants s'accordent pour dire que les documents de Qumrân sont d'une extrême importance pour notre intelligence du christianisme primitif. Ces textes ont apporté une nouvelle dimension à notre compréhension de ses origines : des dizaines de livres et des centaines d'articles ont été écrits sur le lien possible entre les textes de Qumrân et le Nouveau Testament. L'une des conclusions majeures de cette vaste recherche est que la doctrine primitive du christianisme et ses systèmes de croyance n'étaient pas d'une source unique. Au chapitre 14, de quelques décennies consacrées à étudier l'incidence des textes de Qumran sur notre compréhention du christianisme primitif, James VanderKam tire deux conclusions principales :
1) L'Eglise primitive, dans une bien plus large mesure qu'on ne le supposait auparavant, a poussé dans la glèbe juive, en particulier, chez les Esseniens.
2) Parmi les croyances et pratiques de l'Eglise primitive, un grand nombre étaient exclusivement esseniennes.
Aucune résonance générale dans les milieux catholiques, rien n'a filtré de ces conclusions ou à la publication de telles preuves! Et pourtant, seraient-ce là les conclusions destructrices que la conspiration du Vatican est censée empêcher de se dégager - ou du moins de parvenir au grand jour ?
Baigent et Leigh citent un passage d'un texte de Qumrân encore inédit mentionnant un personnage qui sera appelé "Fils du Très-Haut" et "Fils de Dieu", des noms que l'on retrouve, attribués à Jésus, aux versets 1,32-35 de Luc. C'est une "découverte extraordinaire", disent-ils. Mais les Religieux contrôlent les informations et récupèrent tout à leur profit.
Paru récemment, un article révèle qu'un texte de Qumrân contenait des béatitudes préfigurant à bien des égards les béatitudes du Sermon sur la montagne. L'auteur? Le père Émile Puech, un Jésuite de l'École biblique chargé de la traduction des manuscrits.
Baigent et Leigh accusent l'équipe d'éditeurs de "dissimuler laborieusement" les liens qui existent entre des textes de Qumrân et des événements du Nouveau Testament. Or, on sait bien que les implications des textes de Qumrân pour les études néotestamentaires ont fait l'objet de vastes débats aboutissant à ce résultat : certains concepts et certaines doctrines auparavant considérés comme exclusivement chrétiens ne sont plus aujourd'hui compris comme tels.
Toutefois, une énigme demeure : pourquoi les chercheurs qui détiennent le contrôle des textes ont-ils insisté pour en tenir secrets un si grand nombre ? La réponse que Baigent et Leigh voudraient nous faire deviner est évidente. L'explication est, fort prosaïque: c'est pour un mobile secret qui anime toute la Curie Romaine: protéger le pouvoir religieux. Ils étaient les membres soumis et obéissants de ce qu'on appelle l'Eglise. Ils avaient autorité sur l'ensemble d'une discipline. C'étaient eux les spécialistes. C'étaient leurs noms que l'histoire transmettrait à la postérité comme ceux des auteurs des éditions princeps. C'étaient eux qui pouvaient conquérir des étudiants en doctorat en leur faisant miroiter un manuscrit de la mer Morte inédit à publier pour leur thèse. Plus récemment, un autre facteur a joué : la pure opiniâtreté. Les éditeurs des manuscrits ne répondent à personne. Ils ne connaissent d'autres lois que les leurs. Ils s'offusquent des pressions que leur ont fait subir des étrangers - en outre, non simplement des savants extérieurs, mais des amateurs aux connaissances sommaires, tels le directeur de publication de la Biblical Archaeology Review et des hommes de la grande presse. Réaction de ces éditeurs : ils se braquent. Et disent qu'on ne leur marchera pas sur les pieds. Voilà les motifs qui se cachent derrière le refus d'accorder le libre accès aux rouleaux non publiés, en plus d'une conspiration ourdie par le Vatican, et l'attitude auprès des Israéliens le montre bien. Tout en ayant dernièrement affirmé leur autorité sur les rouleaux, ils acquiescent au monopole exercé par les éditeurs de l'équipe - à condition toutefois que cette dernière soit élargie, ce qui fut fait, afin d'inclure des Israéliens. Assurément, les Israéliens peuvent faire partie d'une conspiration dirigée par le Vatican car d'éminents savants israéliens participent au consensus officiel. Baigent et Leigh expliquent comment l'idée de se joindre à une conspiration dont le but est de sauvegarder la pureté de la doctrine chrétienne a pu séduire les Israéliens.
25 décembre 2001 : "UN TRÈS GRAND MOMENT" (Le Monde).
"Après 54 ans d'attente, les manuscrits de la mer Morte sont enfin édités ! Les éditions Oxford University Press viennent d'annoncer aux Etats-Unis la publication des derniers volumes des manuscrits de la mer Morte. Découverts en 1947, mais écrits entre 250 avant J.-C. et 68 après, ces textes sont, malgré les demandes répétées des spécialistes de la Bible, restés longtemps monopolisés par une minorité de chercheurs. Aujourd'hui publiés, ils éclairent le judaïsme et le christianisme d'un jour nouveau.
"L'ensemble des trente-neuf volumes, présentés sous le titre général de Discoveries in the Judaean Desert, sera complet en janvier 2002, avec la sortie du dernier volume comprenant l'Editoduction et un index. (Le Monde)
"Cette annonce, faite par le père Emmanuel Tov, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et responsable de la publication, peut paraître anodine. Pourtant, elle clôt une longue saga archéologique entamée en 1955 avec la publication du premier volume de ces manuscrits écrits pour l'essentiel en hébreu entre 250 avant J.-C. et 68 après J.-C. Les péripéties et les lenteurs qui ont émaillé ces travaux de lecture et de transcription pendant quarante-six ans ont été qualifiées par Geza Vermès, professeur à l'université d'Oxford, de "scandale académique par excellence du XXe siècle". .[3]
"Pour les philologues et les historiens qui travaillent sur ces manuscrits, c'est l'achèvement d'une très grande entreprise et un très grand moment. Avec cette collection maintenant disponible, le temps des synthèses est enfin arrivé", souligne Francis Schmidt, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études et spécialiste de l'histoire du judaïsme à l'époque hellénistique et romaine.
"Nous entrons désormais dans une période nouvelle d'exploitation et de comparaison des documents, qui demandera sans doute plusieurs décennies de travail", précise en connaisseur Marc Philonenko, membre de l'Institut et doyen honoraire de la faculté de théologie protestante de Strasbourg (4).
NOTES (1) L'évenement récent range ces extraits (chapitre 22) du livre L'AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE (publié en 1996 sous la direction de Hershel Shanks) dans l'arrière-plan historique. Mais un livre récent est à signaler : Les Manuscrits de la mer Morte, par Michael Wise, Martin Abegg et Edward Cook, ouvrage traduit de l'anglais est publié chez Plon - 29 euros (190,22 francs). retour en haut
2. John Allegro "The Sacred Mushroom and the Cross" - 1971,(retour au texte)
3. "le scandale scientifique par exellence du XXe siècle", d'après les termes du professeur Gesa Vermes, qui publia en 1977 The Dead Sea Scolls : Qumran in Perspective, se justifie car, trente ans après leur découverte, la publication stagnait lamentablement. C'était impossible pour des chercheurs indépendants, d'obtenir la moindre information ou document pour étayer leurs propres prospections... retour au texte
4. M. Philonenko avait en effet publié chez Gallimard (La Pléiade), en collaboration avec André Dupont-Sommer, la première traduction en français d'une partie des manuscrits de la mer Morte sous le titre : La Bible - écrits intertestamentaires, publiés à la Pléïade.
#20 Salamandre
Posté 11 octobre 2005 à 20:55
Citation
#21
Posté 12 octobre 2005 à 03:41
Killuminati, le Lundi 12 Janvier 2004, 01:54, dit :
.....
En définitive je ne pensais pas me trouver autant d'atomes crochus avec le
ensuite pour les porcs qui tombe c'est une simple coincidence, d'après le livre d'urantia :
"Tandis que les porchers se précipitaient dans le village pour répandre la nouvelle que l'aliéné avait été dompté, les chiens chargèrent un troupeau abandonné d'une trentaine de porcs et en firent tomber la majeure partie dans la mer par-dessus un à pic. Cet incident, lié à la présence de Jésus et à la cure supposée miraculeuse de l'aliéné, donna naissance à la légende que Jésus avait guéri Amos en chassant une légion de démons hors de lui et que ces démons étaient entrés dans les porcs du troupeau, ce qui les avait fait courir tête baissée à leur anéantissement dans la mer. Avant la fin de la journée, l'épisode avait été diffusé par les porchers, et tout le village y avait cru. Amos crut certainement la même histoire ; il avait vu les pourceaux dégringoler par- dessus le rebord de la falaise peu après le retour au calme de son mental troublé, et il crut toujours que ces animaux avaient emporté avec eux les mauvais esprits qui l'avaient si longtemps tourmenté et affligé. Cela contribua beaucoup à la permanence de sa guérison. Il est également vrai que tous les apôtres de Jésus (sauf Thomas) crurent que l'épisode des pourceaux était directement lié à la guérison d'Amos. "
j'aurai bien aimé les voir ceux qui critique qu'il a demandé a boire, alors qu'il était resté l'estomac vide quelques jours, ajoute a cela la fatigue, la torture, le port de la croix, les clous, la position terrible sur la croix et qu'il me disent si de demander de l'eau ce n'est pas NORMAL
Ce message a été modifié par locicero - 12 octobre 2005 à 03:43.










