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La décroissance soutenable


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21 réponses dans ce topic

#1 rouge100

rouge100

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Posté 12 janvier 2004 à 18:47

Bonjour,

On lit partout que l'on ne peut pas arréter le développement de l'économie des pays riches. Aujourd'hui, on nous dit qu'il n'y a pas d'alternative au capitalisme. Devant les écologistes et autres défenseurs de la planéte on agite le mouchoire rouge du développement durable.
C'est bien beau le développement durable. Quand on lit les déclarations et les communiqués de presse des grandes multinationales on en aurait presque une petite larme à l'oeil.  :???:
Porsche et le dÈveloppement durable.

´ L'objectif affirmé de Porsche est de réduire au minimum les effets préjudiciables à l'environnement, et de soutenir également les efforts internationaux visant à résoudre les problémes écologiques globaux.  Site internet de Porsche

Nouveau Porsche 4 x 4 Cayenne : poids 2 tonnes et demi , 450 Chevaux, 266 Km/h.
(Ca c'est du développement durable !!!!!!)  :cogite:

Mais, il ne faut pas se tromper  :poing:
Tout ceci n'est que de la poudre aux yeux. Derrière la facade rien ne change. Il ne faut pas se leurrer !

Le développement durable, le vrai, il passe par une Décroissance Soutenable.
Lisez plutôt l'article de Bruno Clémentin et Vincent Cheynet pour comprendre ce que ce modéle économique peut nous apporter.
(Vous retrouverez cet article et d'autres infos sur ce sujet sur le site http://www.decroissance.org/ ou dans le numéro de janvier de bio-contact)

Citation

La décroissance soutenable
La contestation de la croissance économique est un fondement de l'écologie politique. Il n'est pas de croissance infinie possible sur une planète finie. Trop dérangeante, car en rupture radicale avec notre développement actuel, cette critique fut vite abandonnée au profit de concepts plus souples, comme le "développement durable". Pourtant, rationnellement, il n'existe guère d'autres voies pour les pays riches (20 % de la population planétaire et 80 % de la consommation des ressources naturelles) que de réduire leur production et leur consommation afin de "décroître".
Il n'est pas besoin d'être économiste pour comprendre qu'un individu, ou une collectivité, tirant la majeure partie de ses ressources de son capital, et non de ses revenus, est destiné à la faillite. Tel est pourtant bien le cas des sociétés occidentales, puisqu'elles puisent dans les ressources naturelles de la planète, un patrimoine commun, sans tenir compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Non content de piller ce capital, notre modèle économique, fondé sur la croissance, induit en plus une augmentation constante de ces prélèvements. Les économistes ultra-libéraux comme les néo-marxistes ont éliminé de leurs raisonnements le paramètre «nature», car trop contrariant. Privé de sa donnée fondamentale, notre modèle économique et social se trouve ainsi déconnecté de la réalité physique et fonctionne dans le virtuel. Les économistes vivent en fait dans le monde religieux du 19e siècle où la nature était considérée comme inépuisable. Nier la réalité au profit d'une construction intellectuelle est le propre d'une idéologie. Nous pouvons donc considérer que l'économie actuelle est avant tout de nature idéologique, fût-ce par défaut. La réalité est plus complexe, car le système économique est en fait largement livré à lui-même, sans contrôle politique.



L'objectif d'une économie saine
Nous nommerons économie saine un modèle économique qui, au minimum, ne toucherait pas au capital naturel. L'idéal serait de reconstituer le capital naturel déjà détruit. Mais, le premier objectif d'une humanité vivant sur les revenus de la nature constitue déjà un défi extraordinaire. Nous pouvons même nous demander si cet objectif est encore réalisable et si le point de non-retour n'a pas déjà été franchi. De toute manière, cet objectif est le seul envisageable pour l'humanité, tant d'un point de vue moral que scientifique.

Moral, car il est du devoir, de la responsabilité de chaque individu et de l'humanité de préserver son environnement et de le restituer à ses descendants, au minimum, dans l'état où il lui a été confié.

Scientifique, car imaginer que l'humanité a les moyens de coloniser d'autres planètes relève du délire. Les distances dans l'espace sont hors de portée de nos technologies. Pour faire des sauts de puces dans l'espace, nous gaspillons inutilement des quantités gigantesques de ressources précieuses.

De plus, de manière purement théorique, si nous pouvions ramener sur notre planète et de façon rentable une ressource énergétique extra-terrestre, cela aurait pour conséquence une nouvelle dégradation écologique. En effet, des scientifiques estiment que le danger est plus dans le "trop" de ressources, que dans le risque de les voir s'épuiser. Le danger principal est l'incapacité de l'écosystème global à absorber tous les polluants que nous générons. L'arrivée d'une nouvelle ressource énergétique ne ferait ainsi qu'amplifier les changements climatiques.

Ne pas puiser du tout dans notre capital naturel semble difficile, ne serait-ce que pour produire des objets de première nécessité comme une casserole ou une aiguille. Mais, nous avons déjà prélevé et transformé une quantité de minerais considérable. La masse d'objets produits constitue déjà un formidable potentiel de matière à recycler.

L'objectif de l'économie saine peut nous sembler un horizon utopique. En fait, nous avons au maximum 50 ans pour y parvenir si nous voulons sauvegarder l'écosystème. La biosphère ne négocie pas de délais supplémentaires. Il reste, au rythme de consommation actuel, 41 années de réserves prouvées de pétrole (1), 70 années de gaz (2), 55 années d'uranium (3). Même si ces chiffres peuvent être contestés, nous nous dirigeons vers le terme de la plus grande partie des ressources planétaires à brèves échéances si nous ne changeons pas radicalement de cap. Contrairement au 20e siècle, nous consommons désormais plus de ces ressources que nous en découvrons de nouvelles. De plus, Il est prévu, d'ici à 20 ans, un doublement du parc automobile mondial ainsi qu'un doublement de la consommation énergétique mondiale. Enfin, plus nous approchons du terme des ressources, plus celles-ci sont difficilement extractibles. Il reste que le plus grand danger semble aujourd'hui plus les dommages que nous faisons courir au climat que l'épuisement des ressources naturelles.



Le théoricien de la décroissance
L'économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen est le père de la décroissance (4). Nicholas Georgescu-Roegen distingue la «haute entropie», énergie non disponible pour l'humanité, de la «basse entropie» énergie disponible. Il démontre simplement que chaque fois que nous entamons notre capital naturel, comme les énergies de stock, nous hypothéquons les chances de survie de nos descendants. «Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d'une baisse du nombre de vies à venir». Il met en évidence les impasses de la "croissance zéro" ou de "l'état stable" que prônent des écologistes. En effet, même si nous stabilisions notre économie, nous continuerons à puiser dans notre capital.



La décroissance soutenable
Tout le problème consiste à passer d'un modèle économique et social fondé sur l'expansion permanente à une civilisation «sobre» dont le modèle économique a intégré la finitude de la planète. Pour passer de notre civilisation à l'économie saine, les pays riches devraient s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. En termes économiques, cela signifie entrer dans la décroissance. Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas générer de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle. Le fondateur de la revue The Ecologist, l'écologiste millionnaire et conservateur Edwards Goldsmith avance qu'en réduisant de 4 % par an et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d'échapper à la crise climatique. «avec un minimum de volonté politique» (5). Facile à dire sur le papier, fût-il recyclé ou simplement blanchi sans chlore ! La réalité sociologique est tout autre. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus. Et ce n'est pas «un minimum de volonté politique» qui serait nécessaire si un groupe désirait conduire cette politique d'en haut, mais bien un pouvoir totalitaire. Celui-ci aurait toutes les peines pour contrer une soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l'idéologie publicitaire. A moins de rentrer dans une économie de guerre, l'appel à la responsabilité des individus est la priorité. Les mécanismes économiques conduits par le politique auront un rôle fondamental à jouer, mais demeureront secondaires. Le tournant devra donc s'opérer "par le bas", pour rester dans la sphère démocratique.

Edwards Goldsmith affirme aussi que seule une crise économique mondiale pourrait retarder la crise écologique globale si rien n'est entrepris. L'histoire nous démontre que les crises ont rarement des vertus pédagogiques et qu'elles engendrent le plus souvent des conflits meurtriers. L'humain en situation périlleuse privilégie ses instincts de survie, au détriment de la société. La crise de 1929 a amené au pouvoir Hitler, les nazis, les fascistes, les franquistes en Europe et les ultras nationalistes au Japon. Les crises appellent des pouvoirs forts avec toutes les dérives qu'ils engendrent. Tout l'objectif consiste, au contraire, à éviter la régulation par le chaos. C'est pourquoi, cette décroissance devra être «soutenable». C'est-à-dire qu'elle ne devra pas générer de crise sociale remettant en cause la démocratie et l'humanisme. Rien ne servirait de vouloir préserver l'écosystème global si le prix est pour l'humanité un effondrement humain. Mais plus nous attendrons pour nous engager dans la "décroissance soutenable", plus le choc contre la fin des ressources sera rude, et plus le risque d'engendrer un régime éco-totalitaire ou de s'enfoncer dans la barbarie sera élevé.

Un exemple de décroissance chaotique est la Russie. Ce pays a réduit de 35 % ses émissions de gaz à effet de serre depuis la chute du mur de Berlin (6). La Russie s'est désindustrialisée. Elle est passée d'une économie de superpuissance à une économie pour une large part de survivance. En terme purement écologique, c'est un exploit. En terme social, c'est loin d'être le cas. Les pays riches devront tenter de diminuer leur production et leur consommation sans faire imploser leur système social. Bien au contraire, ils devront le renforcer d'autant dans cette transition difficile pour tendre à plus d'équité. Une chose semble sûre : pour atteindre "l'économie saine", la décroissance des pays riches devra être durable.



Un exemple : l'énergie
Plus des trois quarts des ressources énergétiques que nous utilisons aujourd'hui sont d'origines fossiles. Ce sont le gaz, le pétrole, l'uranium, le charbon. Ce sont des ressources non-renouvelables, ou plus exactement au taux de renouvellement extrêmement faible. En tout cas sans rapport aucun avec notre utilisation actuelle. L'économie saine nous impose de cesser ce pillage. Nous devons réserver ces ressources précieuses pour des utilisations vitales. De plus, la combustion de ces ressources fossiles désagrège l'atmosphère (effet de serre et autres pollutions) et entame par cet autre biais notre capital naturel. Quant au nucléaire, outre le danger que font peser ses installations, il produit des déchets à durée de vie infinie à l'échelle humaine (plutonium 239, demi-vie 24 400 ans, Iode 129, durée de demi-vie 16 millions d'années). Le principe de responsabilité, qui définit l'âge adulte, veut que nous ne développions pas une technique non maîtrisée. Nous n'avons pas à léguer à nos descendants une planète empoisonnée pour la fin des temps.

Par contre, nous aurons droit aux énergies «de revenu», c'est-à-dire le solaire, l'éolien et, en partie, la biomasse (bois) et un peu d'hydraulique. Ces deux dernières ressources devant se partager avec d'autres utilisations que la seule production d'énergie.

Cet objectif n'est atteignable que grâce à une réduction drastique de notre consommation énergétique. Dans une économie saine, l'énergie fossile disparaîtrait. Elle serait réservée à des usages de survie comme les usages médicaux. Le transport aérien, les véhicules à moteur à explosion seraient condamnés à disparaître. Ils seraient remplacés par la marine à voile, le vélo, le train, la traction animale (quand la production d'aliments pour les animaux est soutenable). Bien entendu, toute notre civilisation serait bouleversée par ce changement de rapport à l'énergie. Il signifierait la fin des grandes surfaces au profit des commerces de proximité et des marchés, des produits manufacturés peu chers importés au profit d'objets produits localement, des emballages jetables au profit des contenants réutilisables, de l'agriculture intensive motorisée au profit d'une agriculture paysanne extensive. Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide, le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes, l'aspirateur par le balai et la serpillière, l'alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc.

Au moins pendant la période de réorganisation de notre société, la perte de l'énergie fossile entraînera un accroissement important de la masse de travail pour les pays occidentaux, et ceci même en intégrant une diminution considérable de la consommation. Non seulement nous ne disposerions plus de l'énergie fossile, mais en plus la main d'¦uvre peu chère des pays du tiers-monde ne serait plus disponible. Nous aurions alors recours à notre énergie musculaire



Un modèle économique alternatif
A l'échelle de l'Etat, une économie saine gérée démocratiquement ne peut être que le fruit d'une recherche d'équilibre constante entre les choix collectifs et individuels. Elle nécessite un contrôle démocratique de l'économie par le politique et par les choix de consommation des individus. Une économie de marché contrôlée par le politique et le consommateur. L'un ne pouvant se passer de l'autre. Ce modèle exige une responsabilisation accrue du politique comme du consommateur.

Succinctement, nous pouvons imaginer un modèle économique s'articulant sur trois niveaux :

€ Le premier serait une économie de marché contrôlée évitant tout phénomène de concentration. Ce serait, par exemple, la fin du système de franchise. Tout artisan ou commerçant serait propriétaire de son outil de travail et ne pourrait pas posséder plus. Il serait nécessairement le seul décideur de son activité, en relation avec sa clientèle. Cette économie de petites entités, outre son caractère humaniste, aurait l'immense mérite de ne pas générer de publicité, ce qui est une condition sine qua non pour la mise en place de la décroissance soutenable. La sortie de l'idéologie de consommation conditionne sa mise en place technique.

€ Le deuxième niveau, la production d'équipements nécessitant un investissement, aurait des capitaux mixtes privés et publics, contrôlés par le politique.

€ Enfin, le troisième niveau. Ce serait les services publics de base, non-privatisables (accès à l'eau, à l'énergie disponible, à l'éducation et la culture, aux transports en commun, à la santé, à la sécurité des personnes).

La mise en place d'un tel modèle entraînerait le commerce équitable pour tous : appliquant là où l'on produit les critères humains de là où l'on vend. Cette règle simple à énoncer apporterait la fin de l'esclavage et du néo-colonialisme.



Un défi pour les "riches"
A l'énoncé des mesures à prendre pour entrer dans la décroissance soutenable, la majorité de nos concitoyens restera incrédule. La réalité est trop crue pour être admise d'emblée par la majeure partie de l'opinion. Elle suscite dans la plupart des cas une réaction d'animosité. Difficile de se remettre en cause lorsque l'on a été élevé au biberon médiatico publicitaire de la société de consommation. Un cocktail ressemblant étrangement à la Soma, drogue euphorisante décrite par Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes (Brave New World, 1932, annonçant un pouvoir psychobiologique !). Le monde intellectuel, trop occupé à résoudre des querelles byzantines et encore ébloui par la science, aura aussi du mal à admettre d'être passé si loin d'un enjeu de civilisation aussi important. Il est difficile pour les Occidentaux d'envisager un autre mode de vie. Mais, nous ne devons pas oublier que le problème ne se pose pas dans ces termes pour l'immense majorité des habitants du globe. 80 % des humains vivent sans automobile, sans réfrigérateur ou encore sans téléphone. 94 % des humains n'ont jamais pris l'avion. Nous devons donc nous extraire de notre cadre d'habitant des pays riches pour raisonner à l'échelle planétaire et envisager l'humanité comme une et indivisible. Faute de cela, nous serions réduits à raisonner comme Marie-Antoinette à la veille de la Révolution française, incapable d'imaginer pouvoir se déplacer sans chaise à porteur et proposant de la brioche à ceux qui n'ont pas de pain.



Au régime
Environ un tiers de la population américaine est obèse. Les Américains se sont lancés à la recherche du gène de l'obésité pour résoudre ce problème de manière scientifique. La bonne solution est bien sûr d'adopter un meilleur régime. Ce comportement est tout à fait symptomatique de notre civilisation. Plutôt que de remettre en cause notre mode de vie, nous poursuivons une fuite en avant à la recherche de solutions techniques afin de répondre à un problème culturel. De plus, cette folle fuite en avant ne fait qu'accélérer le mouvement destructif. En fait, même si la décroissance nous semble impossible, la barrière se situe plus dans nos têtes que dans les réelles difficultés à la mettre en place. Sortir l'opinion d'un conditionnement idéologique fondé sur la croyance en la science, le nouveau, le progrès, la consommation, la croissance conditionne cette évolution.

La priorité est donc de s'engager à l'échelle individuelle dans la simplicité volontaire. C'est en changeant nous-même que nous transformerons le monde.



Définition d'un concept
Si nous revenons à la définition du concept "développement durable", c'est-à-dire : «ce qui permet de répondre aux besoins des générations actuelles, sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins», alors, le terme approprié pour les pays riches est bien la «décroissance soutenable».



Bruno Clémentin et Vincent Cheynet
(1) Statistical Review of World Energy.
(2) Gaz de France
(3) Commission des communautés européennes, 2000.
(4) La décroissance, Nicholas Georgescu-Roegen. Éditions Sang de la Terre.
(5) L'écologiste, n° 2, Hiver 2000, éditorial d'Edwards Goldsmith.
(6) Donnée : Ministère allemand de l'environnement.


#2 rouge100

rouge100

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Posté 14 janvier 2004 à 13:48

La décroissance soutenable : vous connaissez tous et il n'y a pas de réaction sur ce sujet ou alors vous vous foutez de l'avenir de la planéte et de notre avenir ?

:D

#3 galileo

galileo

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Posté 16 mai 2004 à 19:08

rouge100, le Mercredi 14 Janvier 2004, 08:50, dit :

La décroissance soutenable : vous connaissez tous et il n'y a pas de réaction sur ce sujet ou alors vous vous foutez de l'avenir de la planéte et de notre avenir ?

:D
C'est en effet surprenant aucune réaction.

Moi je n'ai vu ton message qu'aujourd'hui.  Il est long, peut-être que ça en décourage plusieurs.

Je vais y jeter un oeil et revenir.  Mais le peu que j'en ai lu me semble très sensé.

-----------

PS:  J'ai une question:  j'ai mis une image (avatar) pour quand j'écris des messages, mais il n'apparaît pas.  Qu'est-ce que j'ai fait de pas bien?

#4 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 16 mai 2004 à 19:31

Je ne suis pas sure que ce soit surprenant en fait... le sujet ayant déjà été abordé, ceux qui ont participé n'ont peut etre pas voulu se répeter :)
(voir ici : http://www.onnouscac...pic.php?p=35009
il y a d'autres topics qui sont des corollaires à cette théorie : faire une recheche avec "décroissance")

Diamant

ps : sinon galileo pour ton avatar... en fait tu as mis une photo sur ton profil, pas dans ton avatar. C'est une autre fonction que tu peux ajouter a partir de tes contrôles

#5 cannibal

cannibal

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Posté 16 mai 2004 à 19:53

les petites solutions pour un monde meilleur et plus juste.

     n°1 favoriser le commerce équitable.
     n°2 interdire le rachat des quotas de pollution des pays
            du tiers monde.
     n°3 interdire mac donald's et coca cola.
     n°4 s'acheter des vélos et s'en servir.
     n°5 rendre encore plus attratif l'achat de panneaux
            solaire.
      


On pourrait surement en mettre d'autre.

#6 Cassiopée

Cassiopée

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Posté 17 mai 2004 à 02:31

Et si on arrêtait de travailler un jour sur deux, et qu'on resterait bien gentillement dans son lit, sans allumer la TV ou son ordinateur, sans consommer quoi que ce soit d'energie, ce serait super non  :piout: ainsi on consommerait moins et on polluerait moins aussi :marteau2:

ok
je sors

:na:

Ps: faut pas m'en vouloir, mais des idées aussi radicales ça me fait rire, car de tout temps l'homme a aspiré a vivre plus longtemps, et avec tout ce qui est dit plus haut, je doute fort que l'on atteigne 40 dans l'avenir.
Quelques exemples:

Citation

de l'agriculture intensive motorisée au profit d'une agriculture paysanne extensive

c'est revenir 100 ans en arrière et a l'époque les paysans ne faisaient pas de vieux os

Citation

Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide

C'est grace a ce même réfrigérateur que l'on a érradiqué beaucoup de maladies et je ne sais plus qui a dit que c'était la plus grande invention du siècle dernier

Citation

le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes

faut-il encore habiter dans les Cévennes, et puis si on devient agriculteur, ou artisant, vous croyez qu'on aura encore le temps d'aller se promener??? :???:

Citation

l'alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc.

Oui pourquoi pas, mais l'hiver, si on ne vit pas dans un endroit tempéré où l'on fait des récoltes toute l'année, si on n'a plus de surgélateur pour garder les produits cultivés en été, on mange des produits sec, qui risquent de poser des problèmes de mal nutrition à la longue, car même les conserves ne nous apportent pas toutes les vitamines nécéssaires à l'organisme

Et je signale à vous mesdames que décroissance pourrait signifier la fin de beaucoup de choses facilitées par notre société, comme devoir retourner à nos "fourneaux" pour les alimenter en plus de faire des conserves tout l'été pour préparer l'hiver, retourner au lavoir pour laver le linge, etc..   bref retourner au moyen age quoi :o

Enfin moi ce que j'en dit !!!

A propos de l'énergie, Bruno Clémentin et Vincent Cheynet n'ont sûrement jamais entendu parler des énergies alternatives comme l'huile de tournesol, pantone, ou même la geo-thermie, et j'en oublie encore
Peut-être faudrait-il leur en parler!!

#7 cannibal

cannibal

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Posté 17 mai 2004 à 06:26

boujour à tous  :salut:




Pour moi le vrai problème, c'est le fait que l'écologie ne rime pas avec economie, il est vrai que les états y sont pour beaucoup. Mais doit-on attendre forcément que les hommes politique se réveillent?
Il y a plein de petits geste à faire dans la vie de tous les jours, c'est à nous de prendre les choses en main, bien sur à notre niveau de nombreux facteurs sont indépendant de notre volonté comme la pollution rejeté par certaines usines.
Mais ne commencons pas à rejeter la faute sur les autres.

AGISSONS

#8 galileo

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Posté 17 mai 2004 à 06:33

Cassiopée, le Dimanche 16 Mai 2004, 21:33, dit :

faut pas m'en vouloir, mais des idées aussi radicales ça me fait rire,
On t'en voudrais difficilement d'être si bien conditionné.

Ces idées ne sont pas radicales.
On peut les discuter, on peut prendre et laisser, mais elles n'ont rien de radical.  
Ce qui est radical, par contre, c'est l'absurdité dans laquelle le néo-libéralisme et le conditionnement à la surconsommation a plongé nos vies et la vitesse à laquelle ils ont entrepris de détruire la biosphère.


#9 Cassiopée

Cassiopée

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Posté 17 mai 2004 à 11:43

Citation

Citation

faut pas m'en vouloir, mais des idées aussi radicales ça me fait rire,



On t'en voudrais difficilement d'être si bien conditionné.


Je ne suis pas conditionnée Galileo, je fait beaucoup de choses moi-même pour limiter les dégats, ce que je voulais dire mais que je n'osait vraiment pas, pour ne pas choquer ces Messieurs, c'est:
Si on régresse, les femmes vont encore tout prendre sur le dos!!!!!!!
Vous messieurs, croissance ou décroisance ne doit pas vous gêner beaucoup, vous partez le matin au travail (aux champs ou à l'usine peu importe un travail, c'est un travail) et le soir quand vous revenez chez vous, le diner est sur la table et vous n'avez pas à vous préocuper de comment ni en combien de temps il a été fait, ensuite vous vous asseyez bien gentillement dans le fauteuil pour regarder la télévision (du moins pour une majorité d'entre vous)
Mais pour les Femmes ce n'est pas du tout la même chose, elles doivent s'occuper des enfants, de la maison, du linge, du nettoyage, de la bouffe.
Oui vous allez me dire c'est un travail à part entière, d'accord, et il existe toujours, mais il est drôlement simplifié grace aux technologies qui nous entourent et les supprimer reviendrait à dire pour nous dépendence envers un homme pour motre survie et toutes les dérives qui en découleraient (je ne veux pas revenir au moyen-âge :guerrier: )
Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui voudraient que les femmes retournent dans les foyers, car ils disent que les femmes prennent la place des hommes dans le monde du travail.
Et ça commence déjà, il y a un article qui est parru il n'y pas longtemps dans un journal qui disait à peu près ceci:
" les problèmes qu'a notre société actuelle (délinquence, crime, misère, dégradation de l'environnenement) sont dûs à l'emmancipation de la femme "  :marteau2:  c'est ce qu'il ont dit à une conférence épiscopale Espagnole
Donc ce sont les femmes la cause de tous les problèmes de la terre?????? :???:  :???:
C'est pour ça que j'ai dit que cela me faisait rire, j'aurais plutot dû dire "ça me fait pleurer", la réaction n'aurait pas été la même je pense.
A+
Cassiopée

#10 c-cube

c-cube
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Posté 17 mai 2004 à 13:36

Cassiopée dit :

Vous messieurs, croissance ou décroisance ne doit pas vous gêner beaucoup, vous partez le matin au travail (aux champs ou à l'usine peu importe un travail, c'est un travail) et le soir quand vous revenez chez vous, le diner est sur la table et vous n'avez pas à vous préocuper de comment ni en combien de temps il a été fait, ensuite vous vous asseyez bien gentillement dans le fauteuil pour regarder la télévision

:o ....

Cassiopée dit :

(du moins pour une majorité d'entre vous)

OUF !!! :ouf:

Non, parce qu'un instant j'ai cru à une bonne grosse généralisation là !

Sont farceurs ces cassiops' des fois ! :lol:

Je partage amplement ton point de vue sur "le retour de la femme au foyer" qui est une véritable absurdité.

Cassiopée dit :

c'est ce qu'il ont dit à une conférence épiscopale Espagnole

Là je crois que tout est dit. Et si on avait encore des doutes sur le degré d'inertie de l'Eglise, au moins on est fixés...  :roll:

Quand à l'absence de partage des tâches entre l'homme et la femme qu'on retrouve encore trop souvent dans de nombreux foyers français... franchement j'ai honte pour ces types qui se prétendent "hommes".

Ce message a été modifié par c-cube - 17 mai 2004 à 13:38.


#11 Cassiopée

Cassiopée

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Posté 17 mai 2004 à 14:31

Merci C-Cube :cageole:
ça m'a fait rire le "ouf"
Faut jamais généraliser, et oui il y a des hommes qui partagent les tâches avec leur partenaire, mais ils ne sont pas nombreux  :(
Vivant dans une comunauté plutôt Espagnole, je sais de quoi je parle! ils ont 50 ans de retard au moins par rapport à la France!
Et pour en revenir au débat de ce forum, je trouve quand même qu'ils ont des idées radicales. Pas pour les grandes lignes, mais pour toutes ces choses de notre quotidien qui facilite la tâche comme la machine à laver, le réfrigérateur même la cuisinière et toutes ces choses disparaitront s' il n'y a plus d'électricité, ainsi que tout ce qui fonctionne comme ça ,comme notre pauvre ordinateur (snif! :triste: plus d'internet)
Voilà :salut:
Cassiopée

#12 AJH

AJH

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Posté 18 juillet 2004 à 12:00

Bonjour
J'ai trouvé le texte qui suit sur http://www.jutier.ne...nu/silence1.htm

Je vous le fait partager!

Il est très en rapport avec:
L'introduction du rapport "Reconsidérer la richesse" réalisé par Patrick VIVERET, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes en janvier 2002,

Cordialement
AJH

===========

"J'AI FAIT UN CAUCHEMAR


Il faudrait finalement peu de choses pour que s'engage la décroissance... Mais c'est une idée tellement incompréhensible pour nos économistes que cela pourrait entraîner une désorganisation rapide de la société. Une petite histoire de décroissance possible pour illustrer cela...
Les accidents de la route ayant augmenté de façon significative, le gouvernement mit en place une campagne de presse intensive pour faire cesser ce fléau. A la surprise générale, les Français se laissèrent convaincre et changèrent peu à peu leur comportement. Ils utilisèrent davantage les transports en commun, respectèrent strictement le code de la route et commencèrent à avoir, en tant qu'automobilistes, de l'attention pour leurs concitoyens.
Le gouvernement se félicita de la diminution des accidents qu'il attribua à la pertinence de son programme et à la force de conviction de ses ministres. L'étonnement fut grand lorsqu'il apparut que le mouvement s'amplifiait. S'identifiant de moins en moins à leur voiture, les Français n'en firent plus le support essentiel de leurs loisirs et de leur standing. Les cadres découvrirent qu'ils pouvaient exister sans voiture de prestige, et les petits marquis des cabinets ministériels qu'il y avait une vie après la Safrane. La consommation de voitures baissait.

Les proclamations d'autosatisfaction du gouvernement se raréfièrent. Le lobby des constructeurs automobiles se lança dans une campagne de presse pour exalter le risque, le panache en voiture. Rien n'y fit et, peu à peu, les accidents de la route devinrent exceptionnels. Le syndicat de la réparation automobile, touché de plein fouet par cette situation, vit fondre de 70% ses effectifs. Le renouvellement du parc automobile se ralentit, malgré les primes que le gouvernement versait aux acheteurs, et l'on vit croître dangereusement le stock de voitures invendues. On annonça quelques suicides d'experts en «flux tendus». Les compagnies d'assurance furent gravement sinistrées par la diminution des contrats et la généralisation des bonus qui réduisirent considérablement leur flux de trésorerie. Les services des urgences des hôpitaux présentèrent des bilans catastrophiques car ils n'arrivaient plus à amortir leurs investissements très sophistiqués. Faute de clientèle, nombre de centres de rééducation fonctionnelle fermèrent leurs portes. La situation fut jugée grave par le gouvernement qui commanda des études à des experts. Ceux-ci chiffrèrent à 300 000 la disparition d'emplois dus à ce nouveau comportement des Français (39). D'après leurs calculs, le seuil d'accident était tombé trop bas et, si l'on voulait la reprise, il convenait de revenir à un nombre d'accidents plus conforme au «cercle de la raison» économique.

Rien n'y fit ! Les Français étaient devenus désespérément sages et appliquaient ce que depuis des lustres, on leur présentait comme un comportement responsable et civique.

Non seulement l'automobile fut atteinte, mais la consommation d'alcool et de tabac diminua, entraînant de graves pertes de ressources fiscales pour l'État et des disparitions d'emplois tant dans le secteur de la production que dans celui de la santé. Le plaisir de savourer le temps, les êtres et les choses remplaçait peu à peu la frénésie de les consommer.

Les dernières tentatives gouvernementales pour débusquer des gisements d'emplois dans les services aux personnes ne donnèrent plus que des résultats modestes, car de plus en plus de personnes avaient du temps pour s'intéresser à leurs proches et à leurs amis. Grâce à une poussée d'attentats terroristes, on vit un moment la courbe de l'emploi se redresser légèrement du fait de la création systématiques de vigiles dans les magasins. Mais les destructions opérées et les emplois générés restaient largement insuffisants pour relancer la machine économique. Le PIB s'effondrait et l'on commença à entendre tel ou tel expert affirmer : «Au fond, ce qu'il nous faudrait, c'est une bonne guerre»...

En ce lundi matin, je fus réveillé en sursaut par mon radioréveil. Le journaliste expliquait que le bilan des accidents de la route du week-end restait dans la norme saisonnière. Les kilomètres de bouchon à l'entrée des grandes villes ne subissaient pas de variation significative. La consommation d'alcool, de tabac, de «vache folle», l'exposition à l'amiante et à la pollution permettait d'envisager des créations d'emplois dans le domaine sanitaire. Grâce au stress généralisé des salariés qui avaient peur de perdre leur emploi et à celui des chômeurs qui n'en trouvaient pas, la France restait championne du monde dans la consommation d'antidépresseurs. Et l'on annonçait de prochaines manifestations de chauffeurs routiers, car le protocole d'accord signé après le dernier mouvement de grève n'avait pas été respecté. Je retrouvais un monde familier. L'économie se portait bien. Je n'avais fait qu'un cauchemar...

Bernard Ginisty "

#13 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 19 juillet 2004 à 08:33

Je ne suis pas trop d'accord avec cette vision de la décroissance et particulièrement l'idée de la diminution des véhicules motorisées. Bien sur que ce genre d'exemple ne donne pas envie d'aborder la décroissance et d'ailleurs sert d'excuse à nos politicards pour nous parler de "développement durable".
En effet, si le cauchemar de B. Ginisty se réalisait, des emplois disparaitraient en masse dans l'automobile. Par contre, les gens continueraient à se déplacer mais autrement. L'industrie du vélo et des patins à roulettes, les transports en commun et de nouveaux moyens de transports alternatifs embaucheraient en masse de leur coté. Idem pour les travaux publics qui devraient redessiner les voies de circulation pour les nouveaux moyens de déplacement.
Croire que l'écologie et la décroissance c'est le chomage est un raccourci très pratique pour continuer dans la logique actuelle. Or les emplois changeraient de secteur et surtout de nouveaux secteurs seraient créés. Le problème vient de ceux qui détiennent les secteurs actuels et qui ne veulent pas changer ou évoluer.

Diamant

#14 galileo

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Posté 10 août 2004 à 23:54

J'ai pensé comme ça insérer ici un extrait de chanson qui, mine de rien, illustre bien l'inconscience de la course et la compétition modernes.
Les paroles de cette chanson des plus douces de Rea m'ont marquées, surtout dans la deuxième partie que voici,  et avec la voix si caractéristique de Rea, ça s'imprime.
Une belle petite pause quoi.  
Le GRAS est la partie traduite ET entendue sur l'extrait audio.


"She closed her eyes"
(Chris Rea, album "Espresso Logic" 1994)
Extrait audio


She closed her eyes
  and let the walls of her prison fall away.
The walls that ached with a timeless wait,
They had become her walls
  of this modern TV life.
She closedhere eyes and let them fall away.
And in her dreams, she is standing by an ocean,
  she is gazing out to sea.
She can remember with just a fleeting
  that she was, once, free   (...)

And he closes his eyes,  and he is gone,  far away.
Gone from his confusion, gone from the pain.
He can easily see what a pointless waste his modern life has become:
  Chasing the gravy train, chasing the dollar,
  Chasing the clock, chasing his male friends
  Chasing the boss
  Chasing it  has if it was everything
It was nothing

Only the sound of his own breathing
  was all he REALLY had at the end of the day.
And reasons to wonder, to cry...
Too late for this selfish sinner
Who never.. asked.. why?


Franco:   (version non littérale mais "compréhensive"..)

Elle ferma ses yeux, pour laisser les murs de sa prison tomber.
Les murs qui l'ont fait souffrir si longtemps
  étaient devenus les murs de sa vie moderne de TV.
Elle ferma ses yeux, pour les laisser tomber.
Et dans elle des rêves, elle se tient près d'un océan,
  elle fixe le regard sur la mer.
Elle peut se rappeler seulement de façon vague qu'elle fut, autrefois, libre.

Et il ferme ses yeux..  Et il est enfin parti, très loin.
Loin de sa confusion, loin de sa douleur.
Il voit maintenant très bien comment sa vie moderne
  est devenue un gaspillage dénué de signification.
Pourchassant le  (gravy train ne se traduit pas)
Pourchassant le dollar,  pourchassant l'horloge,
Ppourchassant ses amis mâles,  pourchassant le patron.
Pourchassant...  Comme si c'était tout.
Ce n'était rien.
La seule chose qu'il possédait vraiment à la fin de la journée
   était son propre souffle,
   et des raisons de s'interroger,  des raisons de pleurer...
Trop tard pour ce pécheur égoïste
Qui n'a  jamais demandé:
"Pourquoi?"

Ce message a été modifié par galileo - 11 août 2004 à 00:53.


#15 galileo

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Posté 11 août 2004 à 01:17

galileo, le Mardi 10 Août 2004, 19:01, dit :

Une belle petite pause quoi
Très courte la pause:  pour une raison obscure, je n'arrive pas à faire un extrait de plus de 39 secondes!   :marteau2:
J'ai donc fait des petites coupures dans l'extrait (entre les paroles).  Donc ça fait un peu bizarre à écouter comme ça.

#16 trustno1

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Posté 26 février 2005 à 23:49

moi, la décroissance , elle me fait beaucoup penser à la pierre d'elberton, et ça me fait un peu rire. Considérer que les ressources sur terre sont limitées et affirmer à côté que la colonisation d'autres planètes est irréalisable est de l'ordre de la connerie. Franchement ça me fout les jetons de voir que des gens y croient à donf ! Sur quoi , et au nom de quoi se permettent-ils d'affirmer que la science n'est pas capable de régler les problèmes des ressources de matière première ? Sur quoi et au nom de quoi se permettent-ils d'affirmer que l'homme ne sera jamais capable de voyager dans l'espace et de coloniser mars par exemple... ? le mur du son , on croyait ne jamais le franchir, on l'a franchit. ensuite, on croyait que les limites physiques ne nous permettraient pas de franchir les mach 5. Aujourd'hui il y a la MHD qui nous permettent d'aller à mach 10 et les B-2 se portent bien, merci.
La science nous permet de vivre à 6 milliards d'êtres humains sur cette terre , ce que nous n'aurions pas pu faire il y a 2 siècles.
Le problème, c'est que les malthusiens et les pro-britanico-hollandais se sont trouvés un autre nom : la décroissance. Ceci mélangé avec un zeste de "peace and love" sortit tout droit de la bouche de drogués pessimistes qui se rassurent en parlant de belles chose et d'autres.
Je me souviens avoir lu sur le réseau voltaire que la CIA avait financé la plupart des partis qui demandaient la légalisation de certaines drogues...( à vous de comprendre)
Je me demande bien d'où viennent tous les fonds qui permettent à la décroissance de prendre tant de place. Je vous invitent à faire votre enquête  :malice: .

#17 trustno1

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Posté 26 février 2005 à 23:56

Et n'oubliez pas que c'est hollywood et compagnie qui nous mattraquent de visions sombres sur l'avenir technologique.
Pas un seul film qui nous montre une belle vision de l'avenir ! la morale des humains dans tout ça, nada !
On fait tout pour nous montrer un avenir noir (quoique avec le krach de 2005 faut pas s'attendre à un bel avenir pour le monde, mais esperons une nouvelle rennaissance !)

#18 AJH

AJH

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Posté 27 février 2005 à 00:06

Bonjour
Je pense qu'il est inutile de tenter de répondre et d'argumenter avec Trustno1, mais je lui conseille vivement d'aller lire le site de J-M Jancovici , polytechnicien et considéré comme un spécialiste dans ce domaine (il était la semaine dernière invité sur LCI) si l'on veut parler d'énergie, de climat, de pollution,de risques, etc, . Son site "manicore" est incontournable et c'est une mine de renseignements. Vous avez ci dessous la liste des pages...

Je lui suggère aussi de lire ou télécharger "  Trente ans de perdus ! ANALYSE SUCCINTE DU RAPPORT MEADOWS ( RAPPORT DIT "DU CLUB DE ROME" - 1972 "
http://www.societal.org/docs/cdr1.htm
ou en "PDF" http://www.societal.org/docs/cdr1.pdf

Cordialement
AJH

=====================

La page d'accueil et les liens sur deux sections principales (dans lesquelles vous trouverez les liens sur les différentes pages listées ci dessous)


Section 1 - Le réchauffement climatique (le changement climatique) : réponse à quelques questions élémentaires

http://www.manicore....erre/index.html

Aspects physiques du changement climatique : vue d'ensemble
Pourquoi dit-on que la planète se réchauffe ?
Ce réchauffement a-t-il commencé ?
L'effet de serre, c'est différent du trou dans la couche d'ozone ?
Variation du climat et augmentation de l'effet de serre due à l'homme, c'est pareil ?

Les gaz à effet de serre - généralités
Quels sont les gaz à effet de serre ?
Quelles sont leurs contributions à l'effet de serre ?
Peut-on dire que le gaz carbonique est un poison ?
Qu'est-ce que les aérosols ? - Quel est le rôle des nuages ?
Sommes nous sûrs de la responsabilité de l'homme dans l'augmentation des gaz à effet de serre ?

Prédire l'avenir
Qu'est-ce qu'un modèle climatique ? Quelles sont leurs premières conclusions ?
Peut-on faire confiance aux modèles climatiques ?
De combien la température peut-elle monter ?
Où nous situons-nous dans l'échelle des températures par rapport à ce qui s'est passé auparavant ?
Les températures et les précipitations vont-elles évoluer partout de la même manière ?
Les émissions du XXIè siècle "comptent-elles" pour savoir de combien le thermomètre montera ?
Cesser rapidement d'émettre des gaz à effet de serre suffirait-il à arrêter le réchauffement en cours ?
Un changement de climat, c'est juste un changement de température moyenne ?

Les risques
Savons nous où est le "seuil de danger" ?
Les phénomènes extrêmes de toute nature vont-il augmenter à l'avenir ?
Les courants marins vont-ils changer ?
Que risquent les écosystèmes ?
Allons nous être tous malades ?
Les océans vont-ils tout submerger ?
Le "trou dans la couche d'ozone" va-t-il s'agrandir ?
Les hommes sauront-ils rester sereins ?
N'y aura-t-il pas des régions épargnées par le changement climatique ?
Ne peut-on compter sur une "bonne surprise" qui calmera le processus ?
Le processus peut-il s'emballer ?
Effet de serre et tabac : une petite comparaison pédagogique...

Le cycle du carbone
Les "puits de carbone" ne vont-ils pas absorber le surplus de CO2 ?
Ne suffit-il pas de planter des arbres pour compenser les émissions ?

Faut-il croire les scientifiques qui nous parlent de l'avenir du climat ?
Qui sont les scientifiques ?
Depuis combien de temps sait-on que l'homme agit sur le climat ?
Qu'est-ce que le GIEC ?
Faut-il croire tous ceux qui s'expriment dans la presse ?
Les journalistes sont-ils de bons intermédiaires ?

Les gaz à effet de serre et nous
Comment évoluent actuellement les émissions de gaz à effet de serre ?
A quoi ressemble notre consommation énergétique actuellement ?
Quels actes de la vie courante "font" de l'effet de serre ?
Combien de gaz à effet de serre dans notre assiette ?
Combien de gaz à effet de serre dans notre poubelle ?
Quelles émissions de gaz à effet de serre pour la famille de l'auteur ?

Agir collectivement : quand, comment, et jusqu'où ?
Est-ce qu'une disparition prochaine des énergies fossiles ne va pas régler le problème "tout seul" ?
Ne faut-il pas attendre de voir concrètement un changement avant de faire quelque chose ?
Quels sont les niveaux de réduction souhaitables ?
Que signifie pour chacun d'entre nous de parvenir à une stabilisation des concentrations ?
Suffit-il de laisser sa voiture au garage pour supprimer le problème des émissions de gaz à effet de serre ?

Ne serons nous pas sauvés par la technique ?
Ne suffit-il pas de mettre le gaz carbonique dans un grand trou ?
Si la collectivité souhaite agir, que peut-elle faire ?
Quels sont les objectifs des négociations internationales ?
Les Américains sont-ils les rois des affreux ?
Qui devrait réduire en premier ?

Agir individuellement, chez soi ou dans son entreprise
Effectuer sa "BA" pour agir contre le changement climatique : quelques ordres de grandeur
Je suis chef d'entreprise ou directeur d'une administration : puis-je faire quelque chose ?
Un exemple de calcul des émissions : combien d'équivalent carbone chez Jancovici & co ?

Existe-t-il un monde idéal ?
Existe-t-il des énergies sans CO2 ?
Que peut-on attendre des voitures électriques ?
Pourrions nous vivre juste comme aujourd'hui avec juste des renouvelables ?
Que peut-on dire sur un monde qui serait "énergétiquement vertueux" ?

Effet de serre et économie
La croissance économique "fait-elle" de l'effet de serre ?
Peut-on justifier de ne pas agir parce que cela coute trop cher ?
Ne serions nous pas déjà en décroissance ?
Combien plus cher avec une taxe carbone ?
Qu'est-ce que les permis d'émission ?
Qu'est-ce que l'équation de Kaya ?

Effet de serre et choix pour l'avenir en France
Combien de gaz à effet de serre seront émis si l'on construit le 3è aéroport parisien ?
Combien de gaz à effet de serre seront émis en plus si l'on remplace les centrales nucléaires par des turbines à gaz ?



Section 2 - Environnement : Faits, chiffres, calculs de coin de table et tentatives de prospective

http://www.manicore....rospective.html

Energie
Si nous voulons nous prémunir contre la raréfaction du pétrole et le changement climatique, une seule solution : la taxe ! (octobre 2004)
Les économies d'énergie, c'est juste des ampoules basse consommation ? (mai 2004)
Peut-on dire que les énergies renouvelables, c'est essentiellement de l'éolien ? (octobre 2003)
Qu'est-ce qu'une réserve de pétrole ? (mars 2003)
Comment se forme le pétrole ? (mai 2003)
Est-ce facile de stocker l'énergie ? (février 2003)
Quel est mon rôle dans le débat national sur l'énergie ? (janvier 2003)
Pourrions nous vivre comme maintenant avec juste des renouvelables ? (août 2002)
Quelle est exactement la part de l'électricité dans la consommation d'énergie en France ? (juin 2002)
Discussion autour de quelques idées reçues sur le nucléaire civil (janvier 2002)
Le chauffage électrique est-il une horreur écologique ? (septembre 2001)
Combien coûte l'énergie ? (Juillet 2001)
Le nucléaire a-t-il tué les énergies renouvelables ? (Juin 2001)
Que signifierait la "vertu énergétique" ? (avril 2001)
Renouvelables : Pourrait-on alimenter la France en électricité uniquement avec de l'éolien ? (Février 2001)
Renouvelables : Pourrait-on alimenter la France en électricité uniquement avec du solaire ? Avec de la biomasse ? (Février 2001)
Que peut-on espérer des piles à combustible ? (Janvier 2001)
A combien d'énergie fossile avons nous droit si l'on veut stabiliser la perturbation du climat ? (octobre 2000)
Remplacer totalement le pétrole par des biocarburants, est-ce possible ? (octobre 2000)
Consommation énergétique : de combien diminuer notre consommation par an pour la diviser par 2 en 20 ans ? (Mai 2000)
Le gaz est-il une énergie miracle ? (Avril 2000)

Déplacements
Faut-il encourager la croissance du trafic aérien ? (juin 2004)
Une solution à nos problèmes financiers autant qu'écologiques : pourquoi ne pas privatiser la totalité du réseau routier ? (mars 2004)
Pourrions-nous remplacer toutes les voitures par des trains ? (décembre 2003)
La voiture électrique est-elle LA solution aux problèmes de pollution automobile ? (septembre 2000)
Se passer de voiture au quotidien, est-ce possible ? (Juin 2000)

Divers
Existe-t-il un tourisme "écolo-vertueux" ? (juin 2004)
Qu'y avait-t-il donc dans le fameux "Rapport du Club de Rome" ? (février 2003)
A quoi sert le développement durable ? (décembre 2002)
Le principe pollueur payeur est-il un vrai principe ? (septembre 2002)
Ils font de l'écologie sans le savoir... (avril 2002)
La presse est-elle schizophrène ? (janvier 2002)
Quelle valeur accorder aux prévisions ? (janvier 2002)
Combien vaut la planète ? (septembre 2001)
Est-on nécessairement écologiste quand on est amoureux de la nature ? (Juin 2001)

#19 trustno1

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Posté 27 février 2005 à 01:19

Le club de rome... tiens tiens... Mais ce ne serait pas ce fameux club créé par la famille Rockefeller ? (et financé par ce même clan) !!!

Le club de rome a été créé par l'élite financière en accord avec les Rothschild, Kissinger et j'en passe. Tous servent les intérêt de l'establishment international et la politique de libre échange d'aujourd'hui ! Et là on pourrait se demander "mais pourquoi donc feraient-ils de l'écologie !" .
En réalité , ils font de l'écologie à 100% et préfèrent même qu'ils n'y ait plus d'être humains sur terre sinon juste assez pour revenir aux temps féodaux où ils rêgneraient. Ils veulent controler les matières premières, réduire la population mondiale de 90 % (comme sur la pierre d'elberton)
et surtout ce sont des antiscientifiques et de pro "bertrand Russel" (père de la bombe A et d'autres conneries du genre)


Le trou de la couche d'ozone n'existe pas ! tous les élément sont là pour prouver que le réchauffement global n'est rien d'autre que l'un des symptômes d'un nouvel âge glaciaire ! y a aussi des bouquins là dessus. on est d'accord sur une seule chose : la pollution, faut trouver des solutions, mais pas en disant qu'on est trop sur terre, c'est trop facile !

#20 AJH

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Posté 27 février 2005 à 11:06

trustno1, le Dimanche 27 Février 2005, 01:19, dit :

Le club de rome... tiens tiens... Mais ce ne serait pas ce fameux club créé par la famille Rockefeller ? (et financé par ce même clan) !!!

Le club de rome a été créé par l'élite financière en accord avec les Rothschild, Kissinger et j'en passe. Tous servent les intérêt de l'establishment international et la politique de libre échange d'aujourd'hui ! Et là on pourrait se demander "mais pourquoi donc feraient-ils de l'écologie !" .
En réalité , ils font de l'écologie à 100% et préfèrent même qu'ils n'y ait plus d'être humains sur terre sinon juste assez pour revenir aux temps féodaux où ils rêgneraient. Ils veulent controler les matières premières, réduire la population mondiale de 90 % (comme sur la pierre d'elberton)
et surtout ce sont des antiscientifiques et de pro "bertrand Russel" (père de la bombe A et d'autres conneries du genre)


Le trou de la couche d'ozone n'existe pas ! tous les élément sont là pour prouver que le réchauffement global n'est rien d'autre que l'un des symptômes d'un nouvel âge glaciaire ! y a aussi des bouquins là dessus. on est d'accord sur une seule chose : la pollution, faut trouver des solutions, mais pas en disant qu'on est trop sur terre, c'est trop facile !
C'est vraiment n'importe quoi !  :parano:
AJH

#21 trustno1

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Posté 27 février 2005 à 15:54

AJH, le Dimanche 27 Février 2005, 11:06, dit :

C'est vraiment n'importe quoi !  :parano:
AJH
ouhhh, Quel argument ! j'ai peur !

non franchement, le mieux c'est que tu me prouve que c'est du n'importe quoi...

parceque là c'est de la gaminerie, et à ton âge c'est pas du joli joli.

j'ai rien contre toi alors prouve moi que ce que je dis ,c'est du N'IMPORTE QUOI ! :shy:

#22 pierre_t

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    et là, ça marche ?

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Posté 28 février 2005 à 14:16

C'est sûr qu'en continuant à bouffer de la merde suremballée on va vivre mieux de jour en jour sous le poids de nos détritus qui s'amoncellent.

Et surtout faut décrédibiliser les tenants d'un retour à un RESPECT de l'environnement car ils sont complètement manipulés par la CIA et les ET, alors que ceux qui ne font confiance à personne (et surtout pas à eux-même) peuvent continuer à épendre leurs détritus en oubliant qu'ils sont nourris par la Nature. Car ils seront sauvés par la bonne technologie qui est sous la main-mise des gros groupes financiers qui ne visent qu'à asservir l'humanité pour augmenter leurs profits.

Qui est manipulé ? Ceux qui se rapprochent de leur Terre nourricière ? Ou ceux qui s'en éloignent à grand coup de pseudo-technologie ?