Derrière ces 3 lettres : AMM, se cache le sauf-conduit officiel de la pharmacie actuelle.
L'Autorisation de Mise sur le Marché est censée être une garantie pour votre santé. Elle est censée avoir fait ce que vous, patients, vous ne pouvez faire : vérifier que ce médicament est efficace et sans danger.... Quand en plus, le médicament est remboursé, le patient en conclu que celui ci à toutes les garanties possibles...
Arguments précieux pour l'Ordre des médecins qui pourchassent avec acharnement les médecins qui ont osé prescrire des produits qui n'ont pas cette indispensable AMM....
Mais savez vous réellement comment fonctionnent les AMM ou même le système de santé publique en France ?
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Puisque la principale accusation contre les médecins rayés du conseil de l'Ordre concerne l'utilisation de médicaments « non autorisés » il est important de savoir comment on obtient l'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) tant réclamée.
La mise au point de tout médicament exige un important investissement que les laboratoires essaient de rentabiliser autant qu'ils le peuvent. Aussi certaines molécules ayant un potentiel thérapeutique intéressant sont délaissées -leur marché étant réduit et peu lucratif – au profit d'autres molécules qui répondent plus ou moins au besoin des populations, mais représentent un marché « juteux », particulièrement celui des sept grand pays industrialisés qui absorbent à eux seuls 85 % des médicaments de la planète. Les pathologies graves mais rares n'intéressent pas ces groupes industriels et, malgré quelque cent millions de personnes atteintes de paludisme à travers le monde, il n'existe aucun traitement pour cette maladie qui touche particulièrement des pays très pauvres, donc un marché peu rentable.
Dans le n°978 de mars 1999 du magazine Science et Vie, le Pr Rosenzweig, directeur de la pharmacologie clinique du laboratoire Synthélabo, reconnaît : »C'est parfois à la frontière de l'éthique. Un laboratoire qui dispose d'une molécule dont il pense qu'elle apportera 5 % d'amélioration dans une pathologie grave pour laquelle il n'existe aucun autre traitement, ne se donnera pas la peine de la commercialiser. (...) Au final, des vies humaines ne seront pas sauvées alors que l'on dispose a priori du traitement. »
Il faut ajouter que non seulement cette molécule ne sera pas commercialisée par le laboratoire, mais on empêchera de modestes chercheurs de mettre sur le marché des molécules aussi performantes à des coûts bien moindre.
La Commission de Autorisation de Mise sur la Marché en France est composée de médecins, pharmaciens, chercheurs, bénévoles et indépendants de l'administration, qui se réunissent deux fois par mois pour évaluer les dossiers soumis par les laboratoires. Au terme de chaque réunion, la Commission transmet son avis consultatif aux autorités administratives, aujourd'hui l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire qui a remplacé l'Agence du Médicament (en majeure partie financée par les laboratoires pharmaceutiques), qui entérinent dans la majorité des cas.
Tout ceci serait parfait si l'on n'apprenait, dans le rapport de 1995 de l'Agence du Médicament que sur 56 membres de la Commission d'AMM, seulement 5 d'entre eux n'avaient aucun intérêt déclaré (soit 9 %) dans un laboratoire ou une firme pharmaceutique et 16 membres étaient appointés par Rhône Poulenc. Il faut ajouter que cette déclaration d'intérêt n'étant assujettie d'aucun contrôle d'aucune sorte, les chiffres pourraient aussi bien être encore supérieurs à ceux avoués. La situation qui existait en 1995 ne s'est guère améliorée car, d'après une solide enquête menée sur les médicaments, en mars 1999, le magazineScience et Vie nous informait qu'en 1997, 66 des 78 membres de la Commission d'AMM avaient des liens déclarés avec l'industrie pharmaceutique. Ce grand nombre de conflits d'intérêts des membres des différentes commissions de l'Agence avait été vivement critiqué par la Cour des comptes dans son rapport sur la Sécurité Sociale, publié en septembre 1998, mais cette auguste cour n'a hélas pas fonction d'intervenir et personne n'a semblé tenir compte de l'avertissement.
En avril 1999, le journal Prescrire (tome 19 n°194) citait certains membres dont les liens entrecroisés approchaient ou dépassaient la vingtaine et qui parfois siégeaient dans deux commissions.
En outre, le Syndicat National de l'Industrie Pharmaceutique (SNIP) « observe » l'Agence ; certains de ses représentants siègent au conseil de d'administration et au conseil scientifique, assistent aux réunions et interviennent dans les débats.
Aussi, comment ose-t-on encore considérer ces experts comme indépendants ? Déjà, le 17 février 1992, le Pr Bernard Régnier, de l'hôpital Bichat à Paris, avait démissionné avec fracas de la Commission d'AMM. Le 7 novembre suivant, il déclarait au magazine Le Point en justifiant ce geste : »L'évaluation des médicaments est réalisée dans des conditions proches de l'indigence. Il est clair que ce sont les industriels qui mènent la barque ». les industriels, en effet, mais aussi les politiques à leur solde.
En mai 1995, le magazine Capital informait ses lecteurs que »L'industrie du médicament est, partout dans le monde mais surtout en France, un carrefour de trafic d'influence ».
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Déclarés ou pas, les intérêts des experts de ces laboratoires – et des autres – expliquent pourquoi, sur 5 462 spécialités pharmaceutiques remboursables, un grand nombre d'entre elles n'ont pu faire la preuve de leur efficacité. La revue Prescrire (n°191 de janvier 1999) a publié un sévère bilan des nouveaux médicaments de 1998. Parmi les 243 produits analysés, seuls 42, soit moins de 20 %, ont été jugés utiles pour les malades.
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En mars 1999, Science et Vie confirmait : « Entre 1994 et 1997, aucun médicament n'a été écarté de l'admission au remboursement alors que 64 % d'entre eux ne pouvait démontrer une amélioration du service médical rendu ». Ainsi, non seulement 80% d'entre eux sont vendus comme médicament alors qu'ils n'ont aucun effet thérapeutique (mais sûrement des effets iatrogènes), mais 64 % sont remboursés par la Sécurité Sociale, c'est à dire les citoyens, y compris ceux qui se refusent à consommer ces drogues.
En outre le magazine constatait : « Chaque année en France, plus de 300 000 malades sont transformés en cobayes pour les besoins de l'industrie pharmaceutique ». L'article signalait également que les personnes âgées sont particulièrement recherchées : « Pour les recruter, certains laboratoires font confiance au médecin généraliste qui peut recevoir jusqu'à 2000 F. en échange de chaque patient enrôlé ». Il est évident que la notion de « consentement éclairé » reste très obscure pour la plupart de ces personnes qui ne peuvent rien comprendre au jargon médical.
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De surcroît, avec la caution gouvernementale, les laboratoires dépensent en moyenne 81 000 F. par an et par médecin pour orienter sa prescription et assurer sa « formation médicale continue ». On peut ainsi juger de « l'objectivité » médicale de ces médecins. En février 2001, la revue médicale Prescrire dénonçait les sommes vertigineuses dépensées par les laboratoires pour la promotion des médicaments en France, soit 16,5 milliards de francs pour l'année fiscale 1998, en souhaitant que « les professionnels de santé réfléchissent sur ces chiffres exorbitants ».
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D'après un rapport remis en novembre 1997 à Bernard Kouchner par le comité technique de pharmacovigilance, 18 000 décès seraient dus aux médicaments en France chaque année soit deux fois plus que les accidents de la route. Or, chaque week-end, les médias nous parles de la vitesse qui tue mais jamais des médicaments qui tuent deux fois plus. Les médecins qui les ont ordonnés sont-ils poursuivis par le Conseil de l'Ordre ? Evidemment pas, pas plus que ne sont poursuivis par la Justice les laboratoires qui les fabriquent.
Il est révélateur de signaler qu'après la publication de ce rapport, en juin 1998, le ministère de la Santé commandait à l'Agence du Médicament une enquête complémentaire qui revit le chiffre à la baisse et ne trouva que 10 090 décès (cf. Etude sur les hospitalisations liées à un effet indésirable médicamenteux). Les chiffres sont aussi faciles à manipuler que les esprits.
A l'évidence, il est impossible de réellement déterminer le nombre effarant de personnes qui meurent des suites de prescriptions médicales. Aucun médecin n'accepte de s'exposer à un procès en admettant qu'un malade est mort à cause du médicament qu'il a prescrit et ses confrères se gardent bien de l'ébruiter car il sont, eux aussi, exposés aux mêmes risques.
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Dans une lettre envoyée à L'Express et publiée le 2 mai 1996, le Pr Merle, professeur de pharmacologie à Limoges s'indignait : »Le potentiel d'accidents et de scandale médiatiques dus aux médicaments est aussi fort que celui du sang contaminé ou des prions de l'E.S.B. ».
Exception faite des scandales médiatisés, il existe peu de raison que la situation s'améliore puisque les fabricants se retranchent toujours derrière la même excuse : « L'état des connaissances scientifiques et techniques au moment de la mise en circulation du produit » ne permettait pas de connaître ces effets nocifs et parfois mortels. Ils ne peuvent, en effet, avouer un délit intentionnel. Quant au rôle imposé à la victime, celui de parvenir à prouver l'existence d'un lien de causalité entre le produit incriminé et les maladies qu'il déclenche, il relève du parcours du combattant et exige qu'on possède à la fois courage, opiniâtreté et indépendance financière et, de surcroît, qu'on obtienne l'aide de professionnels pour trouver des experts indépendants et compétents.
En toute légalité malgré les mises en garde
Sait-on qu'en France, plus de 12 % des enfants prennent des somnifères ou des psychotropes ? En toute légalité, le Nopron est encore conseillé aux enfants qui ont des troubles du sommeil alors qu'à la suite de nombreux rapports d'effets secondaires graves, ce médicament est à présent contre-indiqué pour les enfants de moins de 3 ans mais pas pour leurs aînés. Cependant, le Vidal signale qu'il peut déclencher chez l'enfant des phénomènes d'excitation. Belle réussite pour un somnifère ! A son tour, la revue Prescrire s'est inquiétée des effets indésirables du produit et a mis en garde ses lecteurs : « Nopron ne devrait pas être utilisé. Son maintien sur le marché n'est pas justifié ». Pourtant le médicament est toujours sur le marché et même en vente libre, de sorte que ses prescripteurs ne risquent pas d'être poursuivi par le conseil de l'Ordre.
Depuis 1992, l'OMS préconise la prise orale de sels d'hydratation pour soigner la diarrhée infantile plutôt que les médicaments anti-diarrhéiques qui font plus de mal que de bien et coûtent bien plus cher. En vain, car ces sels ne rapportent rien aux lobbies pharmaceutiques et les médecins sont donc peu informés de leurs qualités par les visiteurs médicaux. Il en résulte, chaque année, le décès de plusieurs dizaines de nourrissons par déshydratation et personne ne fait rien pour empêcher ses délits. Sur ce sujet également, le conseil de l'Ordre reste muet et la Sécurité Sociale rembourse sans discuter les ordonnances, alors qu'elle traîne devant les tribunaux les médecins qui ne prescrivent pas suivant ses propres critères, lesquels ne sont pas toujours ceux de la Santé Publique.
De même, tous les médecins informés considèrent que les veinotoniques, qui coûtent par an 1.6 milliard de francs à la collectivité, ne servent à rien. « Il faudrait tout de suite arrêter de prendre en charge pour de longs traitements ces trucs-là » a déclaré en juin 1998 au magazine Capital, Richard Bouton, président du syndicat des médecins généralistes MG France. Quant à Jean-Pierre Davant, président de la Fédération de la mutualité française, il confiait au même magazine : « Ne plus les rembourser permettrait à la Sécu d'économiser plusieurs centaines de millions de francs par an sans dommage pour personne ». Mais les veinotoniques continuent d'être remboursés par la Sécurité sociale car, toujours d'après Capital de juin 1998, le patron du laboratoire Servier, principal fabricant, à le bras long. « Jacques Servier a des gens à lui partout. Dans l'administration des Affaires sociales, dans les syndicats médicaux, au sein du personnel politique (...) ». Son influence est telle que le marché français représente 70 % de la consommation mondiale des médicaments veinotoniques.
Bien évidemment, tous les responsables de la santé publique ne sont pas achetables. En 1995, alors qu'il dirigeait le centre d'épidémiologie clinique et de recherche en santé publique de l'université McGill de Montréal, le Pr Lucien Abenhaïm fut chargé par le laboratoire Servier de démontrer l'innocuité des anorexigènes et, contrairement à l'espérance du laboratoire, il dénonça les dangers de ses produits vedettes, l'Isoméride et le Pondéral. Il va de soi que Servier désavoua les travaux du chercheur et, lorsque le New England Journal of Medicine publia les résultats en 1996, un éditorial du même numéro, non seulement relativisait les résultats de l'étude, mais faisait même l'apologie des anorexigènes. Fort heureusement, le Lancet rétabli la vérité en signalant plus tard que les auteurs de l'éditorial étaient rétribués par les fabricants des produits en question (cf. Le Point, 26 mai 2000).
Toujours dans son numéro de juin 1998, Capital a publié une enquête très documentée sur la collusion entre laboratoires, sécurité sociale et hommes politiques. En prenant connaissance de ces dossiers, on peut constater combien le système est verrouillé, les conseillers des ministres appartenant à des laboratoires et bon nombre de parlementaires étant directement ou indirectement liés à l'industrie pharmaceutique. Le grand ordonnateur de ce bal des influences s'appelle Daniel Vial. Ex-directeur du Quotidien du Médecin passé au service du SNIP (Syndicat National de l'industrie pharmaceutique), ce lobbyste chevronné connaît à peu près tout le monde dans le secteur. Patrons de labos, fonctionnaires, syndicalistes médicaux, ministres, se bousculent à ses petits déjeuners mensuels, dans ses voyages en Chine ou sur la terrasse de tel relais et châteaux du Lubéron (...) ». De son coté, la Fédération hospitalière n'a pas intérêt à mettre fin aux fameux gaspillages reprochés aux hôpitaux. Si l'on ajoute à cette mafia la presse médicale entièrement à la solde des labos - à l'exception de deux revues médicales indépendantes : Prescrire et Pratiques, qui ne vivent que de leurs abonnements – et qui maquille en articles scientifiques des pages entières de publicité rédactionnelle, il est manifeste que les rares dissidents qui refusent de partager ce gâteau ou s'insurgent contre ces procédés ne peuvent que rencontrer des désagréments sur leur chemin et personne pour leur venir en aide.
Il faut des années pour que les médicaments révélés dangereux soient retirés de la vente, particulièrement en France. Ainsi, le clofibrate, prescrit dans les traitements destinés à faire baisser le taux de cholestérol, a été retiré du marché en Allemagne et en Grande Bretagne car, d'après l'OMS, il peut être « toxique à long terme ». De nombreux pays le déconseillent et les Etats-Unis en ont restreint l'usage. D'après un rapport publié par The Lancet (2 : 379-1980), on a constaté chez les malades traités au clofibrate, puis suivis pendant 10 ans, une mortalité supérieure de 25 % à celle d'un groupe de contrôle non traité et qui a atteint 36 % au cours du traitement. Mais en France, cinq spécialités contenant du clofibrate sont toujours en vente et l'une d'elle est très souvent prescrite d'office pour perdre du poids tandis qu'elle est aussi remboursée à 65 % par la Sécurité Sociale. Cinq ans après la parution de l'étude, lors d'une émission télévisée sur le cholestérol, un éminent professeur n'a pas hésité à faire l'apologie de cette spécialité et à la conseiller pour les enfants. Comment expliquer cette complaisance de l'Ordre des médecins et ce laxisme du ministère de la Santé, pourtant toujours prêts à entrer en guerre contre des « médicaments non éprouvés » ? Il n'y a que deux possibilités : soit une rare incompétence, soit un favoritisme éhonté envers des industries meurtrière mais qui représentent un poids économique considérable.
Dans Le Point du 26 mai 2000, Sylvie Coignard dénonce les pratiques du marché du médicament « dont l'écrasante majorité des produits inutiles sont fabriqués par des laboratoires français » qui n'ont jamais déposé d'autorisation de mise sur le marché dans des pays beaucoup moins laxistes comme la Grande Bretagne.
Or, grâce à la reconnaissance mutuelle, tout médicament déjà autorisé dans un seul pays de l'Union Européenne l'est automatiquement dans tous les autres, sans avoir besoin d'être revalidé par l'Agence Européenne du médicament (Emea). N'en doutons pas, les laboratoires sauront profiter de ces alléchantes facilités.
« Il y a beaucoup d'exemples à l'Emea qui montrent que l'intêret de l'industrie domine. Nous travaillons uniquement sur les résultats des essais cliniques fournis par les industriels. Ils n'ont pas besoin de déployer un gros lobbying pour soutenir leurs produits. Il leur suffit de ses payer les meilleurs experts du monde, ce que l'Emea ne peut s'offrir », constate à ce sujet le professeur Silvio Garatini, qui appartient au comité des spécialités pharmaceutiques et qui n'est pas tendre pour la France : « Une grande partie des médicaments vendus en France n'ont pas d'efficacité démontrée, mais grâce à ce système (la reconnaissance mutuelle nda), ils peuvent se répandre dans tout l'Europe. Actuellement, au moins 30 % des médicaments qui profitent de la reconnaissance mutuelle ne devraient pas être commercialisés du fait de leur inefficacité. »
En revanche, le millepertuis, qui concurrence efficacement les antidépresseurs de synthèse - dont les effets secondaires graves relevés abondent dans la littérature médicale internationale - , utilisé depuis plus de deux milles ans et prescrit depuis des années en Allemagne sans jamais avoir entraîné le moindre accident ni même incident (66 millions de doses en 1994), a été retiré du marché par le ministère de la Santé sous le motif qu'il peut nuire à l'efficacité d'un antiviral prescrit contre le virus HIV et qu'il peut aussi interférer sur divers molécules telles que la digoxine, la théophylline, la ciclosporine, et certains contraceptifs oraux. Ce qui fait dire à Michel Dogna : « Lorsqu'on consulte le Vidal, on peut relever des centaines de cas signalés d'interactions dangereuses de médicaments dont, d'ailleurs, les médecins ne tiennent pas toujours compte et dont les patients font les frais. Tout le monde sait que la consommation simultanée d'antibiotiques ou d'anxiolytiques et d'alcool est catastrophique. Ni les antibiotiques ni les anxiolytiques, ni l'alcool n'ont été supprimés du marché. Ce n'est pas tout : une autre condamnation pèse sur le millepertuis, celui-ci étant photosensibilisant au soleil – donc dangereux ! Il ne faudrait pourtant pas oublier que 60 % des médicaments officiels de la pharmacie sont aussi photosensiblisants dont, mesdames, vous ne le savez peut-être pas, la pilule ! » (cf. Vérités Santé Pratique du 22 avril 2000).
Chez nos voisins, on s'est contenté de diffuser l'information. En avril 2000, Le Nouvel Observateur citait le ministère de la Santé de Nouvelle-Zélande : « Sauf à interdire aussi le jus de pamplemousse, le vin rouge ou le brocoli, il n'y a pas lieu de restreindre la diffusion du millepertuis ». Mais en France, il a été interdit dans « l'intérêt du consommateur », et surtout pas dans l'intérêt des laboratoires fabricants d'antidépresseurs de synthèse !
Sait-on que l'hormone de croissance, mise sur le marché et remboursé, mais qui a tué en France 74 enfants parmi les 1000 traités entre 1984 et 1986, ne disposait pas d'AMM, alors que l'accent est mis sur cette absence d'AMM dès qu'il s'agit de médicaments hors-la-loi qui guérissent ?
La revue Que Choisir d'avril 1999 révèle qu'une étude concernant l'évolution de la taille de 3233 enfants traités entre 1973 et 1989 a été financée par la Direction générale de la Santé (DGS). Curieusement publiée dans le British Medical Journal en septembre 1997 et non dans un magazine médical français, elle a conclu que [i] »l'hormone de croissance serait inefficace ». Ainsi, les dés étaient-ils pipés dès le départ puisque la DGS – qui avait pourtant financé l'étude mettant en cause l'efficacité du traitement – n'a pas tenu compte des résultats obtenus. L'hormone était inefficace mais dangereuse puisqu'elle a tué ! Personne, parmi les officiels, n'a été poursuivi, ni les prescripteurs, ni la DDASS qui a parfois obligé des parents à la faire administrer à leurs enfants, n'hésitant pas à demander au tribunal le retrait provisoire de l'autorité parentale le temps du traitement !
Et en avril 2000, l'Association des Victimes de l'Hormone de Croissance a déposé une plainte qui ne concerne pas seulement la contamination par la maladie de Creutzfeld-Jacob mais aussi le fait que l'un des lots d'hormone s'est révélé positif à un marqueur de cellules cancéreuses, (présence de 23 µg d'antigènes carcino-embryonnaire au lieu de 5 µg autorisés). Mais soyons rassurés car l'Institut Pasteur nous signale que, depuis 1990, les hormones produites sont synthétiques et proviennent soit d'une bactérie humaine (Escherichia Coli), soit de « cellules modifiées provenant de souris ». L'hormone n'est donc plus issue de cadavres, ni de personnes cancéreuses. Mais l'Institut se garde bien de préciser que les cellules modifiées des souris de laboratoires sont des cellules cancérisées immortelles ! Ce détail pourrait rebuter les utilisateurs. Pour mieux comprendre les raisons de ces tromperies, il n'est pas sans portée de savoir que le gramme d'hormone est remboursé 120 000 F. par la Sécurité Sociale (cf.[i] Est Républicain du vendredi 14 avril 2000). C'est la grande valse des facturations.
Tous ces exemples témoignent à quel point notre politique de santé dépend des laboratoires pharmaceutiques. Le futur consommateur de médicaments est mis en condition par des émissions radiotélévisées et des articles de presse aux titres accrocheurs, distillant d'une part la peur de la maladie et vantant d'autre part les progrès de la recherche.
Extrait de "Exercice Illégal de la Guérison" de Sylvie Simon - ed. marco pietteur
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A mettre en relation avec cet article : http://www.onnouscac...open.php?id=155
Alors les AMM, des garanties de fiabilité ? Des garanties contre les produits des charlatans ? Mais qui sont les vrais charlatans en fait ?
Ceux qui prescrivent des produits qui guérissent ou ceux qui prescrivent aveuglément des produits AMMisés ? Bien sur tous les médicaments en AMM ne sont pas à jeter mais par contre, l'AMM n'est absolument pas une garantie.
C'est le médecin qui devrait pouvoir vous renseigner de façon objective et professionnelle.
Donc le mieux est de choisir son médecin en toutes connaissance de cause... Se renseigner sur le nombre de visiteurs médicaux qu'il reçoit (s'il les reçoit car certains médecins les refusent), voir le nombre d'objets estampillés aux noms des marques qui trainent dans la salle d'attente et sur son bureau, le nombre d'affiches signées des laboratoires, les journaux dans la salle d'attente... Et à toutes fins utiles : http://www.vidal.fr/...emedicament.asp
Diamant
Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
Commencé par
diamant bleue
, 19 fév 2004 à 17:05
5 réponses dans ce topic
#1 diamant bleue
Posté 19 février 2004 à 17:05
#2
Posté 19 février 2004 à 19:48
Excellent article. Je commençais à avoir quelques arguments contre les AMM, mais là, c'est une véritable avalanche.
On peut y ajouter ça, qui a déjà été posté dans un topic sur le SIDA. Mais, qui est bien dans la ligne de ce topic. C'est l'étude qui a conduit à l'autorisation de mise sur le marché de l'AZT.
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Lauritsen : L’AZT a été approuvé sur la base d’une étude frauduleuse. La phase 2 de l’étude sur l’AZT a été conduite par la FDA en 1986, et a été dirigée par Burroughs-Wellcome (maintenant Glaxo-Wellcome), qui fabrique ce médicament. Il est d’ailleurs intéressant de noter que Wellcome est aussi la firme qui fabrique les poppers aux nitrites pour les troubles cardiaques. Cette phase 2 était supposée démontrer que l’AZT était « efficace et sans danger ». Le rapport d’étude, publié en 1987, a affirmé que l’AZT abaissait considérablement le taux de mortalité des personnes atteintes de SIDA. Mais ces résultats étaient fondés sur une fraude.
L.S.: Quelle était cette fraude ?
L.S.: Lauritsen : Tout d’abord, l’étude n’était pas réellement en aveugle. Les médecins et les patients savaient qui recevait l’AZT et qui recevait le placebo. Dans une étude médicale, un groupe de patients reçoit le médicament, l’autre reçoit un placebo. Cela permet aux médecins d’évaluer l’effet du médicament en comparant les deux groupes. Dans une étude véritablement en double aveugle, ni les médecins ni les patients ne savent qui reçoit le médicament. Ce type d’étude est considéré comme étant la meilleure approche, celle qui présente le moins de biais, pour approuver un nouveau traitement pharmaceutique.
Dans cette étude de phase 2, tout le monde savait qui recevait de l’AZT. L’information avait été donnée aux médecins et aux patients. Les patients recevant le placebo voulaient recevoir de l’AZT parce qu’ils pensaient que cela les aiderait, alors ils en ont obtenu auprès d’autres patients, ou auprès de leur médecin traitant. Mais on les a laissés dans le groupe placebo.
Pire encore, le formulaire de rapport des cas a été falsifié. Des patients prenant de l’AZT et qui sont presque morts d’anémie ont été définis comme « n’ayant présenté aucun effet secondaire ». Ces patients ont subi de multiples transfusions sanguines pour leur sauver la vie (l’AZT induit une anémie parce qu’il détruit la moelle osseuse qui fabrique les cellules sanguines).
Un patient, qui était supposé être dans le groupe placebo, était en fait sous AZT prescrit par son médecin. Il est sorti de l’étude, mais a continué à prendre de l’AZT, et il est décédé peu après. Les auteurs de l’étude ont rentré ce décès dans le groupe placebo, comme si c’était le fait de ne pas prendre l’AZT qui l’avait tué. Si ce n’est pas de la fraude, alors on se demande ce qui peut bien l’être.
Et c’est sur la base de ces résultats qu’on a approuvé l’AZT et qu’on a commencé à le donner aux patients en 1987. Les hommes séropositifs pour le VIH sont devenus la cible d’une campagne publicitaire qui a coûté des millions de dollars à Wellcome. Des publicités en pleine page faisant la promotion de l’AZT sont parues dans le New York Times, et dans d’autres publications partout dans le monde. Les services de santé ont répandu l’idée selon laquelle l’AZT allait aider les gens à vivre plus longtemps.
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Oui, voilà comment se passent les autorisations de mise sur le marché. Et ce sont les AMM ou l'absence d'AMM que les partisans des labo$ opposent aux partisans des médecins alternatives comme critères de fiabilité ou de non fiabilité.
A noter aussi que ces mêmes partisans des labo$ considèrent comme critère absolu de rigueur scientifique les études en double aveugle. On voit ce qu'il en est ici.
On peut y ajouter ça, qui a déjà été posté dans un topic sur le SIDA. Mais, qui est bien dans la ligne de ce topic. C'est l'étude qui a conduit à l'autorisation de mise sur le marché de l'AZT.
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Lauritsen : L’AZT a été approuvé sur la base d’une étude frauduleuse. La phase 2 de l’étude sur l’AZT a été conduite par la FDA en 1986, et a été dirigée par Burroughs-Wellcome (maintenant Glaxo-Wellcome), qui fabrique ce médicament. Il est d’ailleurs intéressant de noter que Wellcome est aussi la firme qui fabrique les poppers aux nitrites pour les troubles cardiaques. Cette phase 2 était supposée démontrer que l’AZT était « efficace et sans danger ». Le rapport d’étude, publié en 1987, a affirmé que l’AZT abaissait considérablement le taux de mortalité des personnes atteintes de SIDA. Mais ces résultats étaient fondés sur une fraude.
L.S.: Quelle était cette fraude ?
L.S.: Lauritsen : Tout d’abord, l’étude n’était pas réellement en aveugle. Les médecins et les patients savaient qui recevait l’AZT et qui recevait le placebo. Dans une étude médicale, un groupe de patients reçoit le médicament, l’autre reçoit un placebo. Cela permet aux médecins d’évaluer l’effet du médicament en comparant les deux groupes. Dans une étude véritablement en double aveugle, ni les médecins ni les patients ne savent qui reçoit le médicament. Ce type d’étude est considéré comme étant la meilleure approche, celle qui présente le moins de biais, pour approuver un nouveau traitement pharmaceutique.
Dans cette étude de phase 2, tout le monde savait qui recevait de l’AZT. L’information avait été donnée aux médecins et aux patients. Les patients recevant le placebo voulaient recevoir de l’AZT parce qu’ils pensaient que cela les aiderait, alors ils en ont obtenu auprès d’autres patients, ou auprès de leur médecin traitant. Mais on les a laissés dans le groupe placebo.
Pire encore, le formulaire de rapport des cas a été falsifié. Des patients prenant de l’AZT et qui sont presque morts d’anémie ont été définis comme « n’ayant présenté aucun effet secondaire ». Ces patients ont subi de multiples transfusions sanguines pour leur sauver la vie (l’AZT induit une anémie parce qu’il détruit la moelle osseuse qui fabrique les cellules sanguines).
Un patient, qui était supposé être dans le groupe placebo, était en fait sous AZT prescrit par son médecin. Il est sorti de l’étude, mais a continué à prendre de l’AZT, et il est décédé peu après. Les auteurs de l’étude ont rentré ce décès dans le groupe placebo, comme si c’était le fait de ne pas prendre l’AZT qui l’avait tué. Si ce n’est pas de la fraude, alors on se demande ce qui peut bien l’être.
Et c’est sur la base de ces résultats qu’on a approuvé l’AZT et qu’on a commencé à le donner aux patients en 1987. Les hommes séropositifs pour le VIH sont devenus la cible d’une campagne publicitaire qui a coûté des millions de dollars à Wellcome. Des publicités en pleine page faisant la promotion de l’AZT sont parues dans le New York Times, et dans d’autres publications partout dans le monde. Les services de santé ont répandu l’idée selon laquelle l’AZT allait aider les gens à vivre plus longtemps.
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Oui, voilà comment se passent les autorisations de mise sur le marché. Et ce sont les AMM ou l'absence d'AMM que les partisans des labo$ opposent aux partisans des médecins alternatives comme critères de fiabilité ou de non fiabilité.
A noter aussi que ces mêmes partisans des labo$ considèrent comme critère absolu de rigueur scientifique les études en double aveugle. On voit ce qu'il en est ici.
#3
Posté 20 février 2004 à 16:19
Ce qui est inadmissible dans le cas de l'AZT, et aussi dans d'autres cas, c'est que des études in vitro (AZT versus glutathion) et in vivo (AZT provoque une déficience en glutathion, en sélénium, endommage l'ARN) ont été faites, qui montrent que l'AZT agit dans le même sens que la maladie Sida, et que l'AMM ait été accepté, même et surtout pour les femmes enceintes et leurs bébés. Ces "sidologues" me font froid dans le dos. A quel jeu jouent-ils.
L'AZT a une toxicité semblable à celle du chloramphénicol, voire pire, et pourtant celui-ci n'a plus son AMM, du moins en Europe et aux EU. Par contre, le scandale vient de l'attitude de l'OMS dans les pays en voie de développement, où elle incite à son utilisation. L'AMM ne dépend donc pas, du moins dans ces cas-là, de considérations scientifiques, mais plutôt politiques et économiques. C'est d'ailleurs en partie pour cela que le gouvernement d'Arique du Sud veut mettre de l'ordre dans son système médical, encore en grande partie aux mains des blancs, ce qui a provoqué cette manif des médecins à Johannesburg.
NB (hors sujet du topic) : Après toutes les études bibliographiques en biochimie que j'ai pu faire ces derniers temps, et avec l'expérience d'intoxication par le chlore des lessives de lavage d'un troupeau de laitières, (qui présentent un syndrome d'immunodéficience), j'en arrive à l'hypothèse que tous les composés présentant une liaison entre un atome d'azote et un atome plus électronégatif que le carbone (brome, chlore, azote, oxygène, et bien sûr fluor), vont provoquer à plus ou moins long terme et parfois à faible dose, un syndrome d'immunodéficience. On a constaté par contre, dans certains troupeaux, que l'utilisation d'oxydants uniquement oxygénés (acide peracétique) donnaient lieu à une amélioration fabuleuse de la santé des bestiaux.
A mon avis, les N-X perturbent la production (souvant dans le sens de la surproduction) d'un des principaux régulateurs cellulaires, le N=O (monoxyde d'azote)
L'AZT a une toxicité semblable à celle du chloramphénicol, voire pire, et pourtant celui-ci n'a plus son AMM, du moins en Europe et aux EU. Par contre, le scandale vient de l'attitude de l'OMS dans les pays en voie de développement, où elle incite à son utilisation. L'AMM ne dépend donc pas, du moins dans ces cas-là, de considérations scientifiques, mais plutôt politiques et économiques. C'est d'ailleurs en partie pour cela que le gouvernement d'Arique du Sud veut mettre de l'ordre dans son système médical, encore en grande partie aux mains des blancs, ce qui a provoqué cette manif des médecins à Johannesburg.
NB (hors sujet du topic) : Après toutes les études bibliographiques en biochimie que j'ai pu faire ces derniers temps, et avec l'expérience d'intoxication par le chlore des lessives de lavage d'un troupeau de laitières, (qui présentent un syndrome d'immunodéficience), j'en arrive à l'hypothèse que tous les composés présentant une liaison entre un atome d'azote et un atome plus électronégatif que le carbone (brome, chlore, azote, oxygène, et bien sûr fluor), vont provoquer à plus ou moins long terme et parfois à faible dose, un syndrome d'immunodéficience. On a constaté par contre, dans certains troupeaux, que l'utilisation d'oxydants uniquement oxygénés (acide peracétique) donnaient lieu à une amélioration fabuleuse de la santé des bestiaux.
A mon avis, les N-X perturbent la production (souvant dans le sens de la surproduction) d'un des principaux régulateurs cellulaires, le N=O (monoxyde d'azote)
#4
Posté 20 février 2004 à 17:15
Whow, ca va loin ce que tu dis sur les composés présentant une liaison entre un atome d'azote et un atome plus électronégatif que le carbone Cheminot. Ca implique combien de produits ? Un nombre très important j'imagine. C'est une énorme découverte ça.
Au fait, c'est quoi cette histoire de manifestation de médecin en Afrique du sud ?
Au fait, c'est quoi cette histoire de manifestation de médecin en Afrique du sud ?
#5
Posté 20 février 2004 à 18:37
D'abord, je ne fais que des hypothèses. Mais il y a vraiment des faisceaux de présomption, et ce d'autant que je le vois avec le troupeau de laitières dont j'ai parlé, et que nous avons réussi à soustraire aux hypothèses virales, et que l'application de l'hypothèse "intoxication par des oxydants azotés" a considérablement améliorée.
Les composés dont je parle sont en effet légion, mais il est à remarquer qu'aucun composé naturel à longue durée de vie n'en fait partie. Seul le NO a une durée de vie suffisante (quelques millisecondes).
Il s'agit des dernières pénicillines et céphalosporines à cycle isoxazole (cloxacilline) ou à fonction oxime (parfois éthérifiée)(céfixime), des antibiotiques nitrés (nitrofurantoïne, chloramphénicol, métronidazole), du sulfaméthoxazole (bactrim), des azotures (AZT), des chloramines, mais aussi de substances naturelles ou non comportant une fonction amine tertiaire (cocaïne), oxydées facilement en N-oxydes, amines secondaires (amphet. et ectasy), transformées en hydroxylamines, ou amide (paracétamol), par formation de composés N-nitrosés.
Tous ces composés réagissent avec le glutathion en l'oxydant de diverses manières. le résultat est une déficience en glutathion (vérifiée pour l'AZT, les chloramines, le paracétamol, le chloramphénicol), augmentent le taux de NO (sulfaméthoxazole, chloramphénicol). La similitude des fonctions me fait poser cette hypothèse unifiante, et la connaissance de l'activité virus-like du chloramphénicol ma fait penser que beaucoup de maladies dites à virus (effectivement, il apparaît des ADN et ARN différents et capables d'être multipliés par la machinerie cellulaire) et des maladies génétiques orphelines sont en fait dues à un empoisonnement insidieux par ces médicaments et ces pesticides, qui très souvent sont aussi des dérivés nitrés (gaucho), ou un pyrrazole cyané (régent) (pyrrazole : deux azotes liés)
Pardon pour toute cette chimie, mais je pense qu'il nous faut plus approfondir la chimie de tout cela, et, avant de chercher à mettre un composé sur le marché, il faudrait faire tout une batterie de tests chimiques de ce type (en particulier vis-à-vis du glutathion).
Quant à ce qui se passe en Afrique du Sud, il y a un éditorial du Président Mbeki sur le site de l'ANC :
http://www.anc.org.z...y/2004/at07.htm
http://www.anc.org.z...4/at07.htm#art1
cordialement
Les composés dont je parle sont en effet légion, mais il est à remarquer qu'aucun composé naturel à longue durée de vie n'en fait partie. Seul le NO a une durée de vie suffisante (quelques millisecondes).
Il s'agit des dernières pénicillines et céphalosporines à cycle isoxazole (cloxacilline) ou à fonction oxime (parfois éthérifiée)(céfixime), des antibiotiques nitrés (nitrofurantoïne, chloramphénicol, métronidazole), du sulfaméthoxazole (bactrim), des azotures (AZT), des chloramines, mais aussi de substances naturelles ou non comportant une fonction amine tertiaire (cocaïne), oxydées facilement en N-oxydes, amines secondaires (amphet. et ectasy), transformées en hydroxylamines, ou amide (paracétamol), par formation de composés N-nitrosés.
Tous ces composés réagissent avec le glutathion en l'oxydant de diverses manières. le résultat est une déficience en glutathion (vérifiée pour l'AZT, les chloramines, le paracétamol, le chloramphénicol), augmentent le taux de NO (sulfaméthoxazole, chloramphénicol). La similitude des fonctions me fait poser cette hypothèse unifiante, et la connaissance de l'activité virus-like du chloramphénicol ma fait penser que beaucoup de maladies dites à virus (effectivement, il apparaît des ADN et ARN différents et capables d'être multipliés par la machinerie cellulaire) et des maladies génétiques orphelines sont en fait dues à un empoisonnement insidieux par ces médicaments et ces pesticides, qui très souvent sont aussi des dérivés nitrés (gaucho), ou un pyrrazole cyané (régent) (pyrrazole : deux azotes liés)
Pardon pour toute cette chimie, mais je pense qu'il nous faut plus approfondir la chimie de tout cela, et, avant de chercher à mettre un composé sur le marché, il faudrait faire tout une batterie de tests chimiques de ce type (en particulier vis-à-vis du glutathion).
Quant à ce qui se passe en Afrique du Sud, il y a un éditorial du Président Mbeki sur le site de l'ANC :
http://www.anc.org.z...y/2004/at07.htm
http://www.anc.org.z...4/at07.htm#art1
cordialement
#6
Posté 21 février 2004 à 08:47
j'oubliais : les "poppers" ou nitrites d'alkyle sont du même acabit.










