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L'industrie pharmaceutique désinforme


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6 réponses dans ce topic

#1 mariuss66

mariuss66

    Anti-impérialisme notoire

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Posté 24 février 2004 à 14:13

L'industrie pharmaceutique désinforme

Presse Canadienne  |  Le 17 février 2004 - 23:09


Les compagnies pharmaceutiques trompent les médecins et leurs patients — voire leurs actionnaires — lorsqu'elles ne dévoilent pas certaines données défavorables sur leurs médicaments d'ordonnance, avancent les auteurs d'un éditorial du Journal de l'Association médicale canadienne, paru mardi.

L'éditorial s'inscrit dans une série d'articles sur la suppression des données d'essais cliniques, et plus particulièrement sur les essais d'antidépresseurs chez les enfants et les adolescents.

On s'interroge depuis un certain temps sur l'innocuité de produits comme les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (ISRS), lorsqu'ils sont administrés à des enfants. Des données indiquent que ces produits pourraient susciter des pensées ou des actes suicidaires chez une petite proportion des jeunes qui les prennent.

De nombreux pays, y compris le Canada, ont récemment formulé des mises en garde au sujet de l'utilisation d'ISRS chez les enfants. Le ministère fédéral de la Santé est en train de mettre sur pied un comité d'experts chargés d'étudier les données mondiales sur la question.

En plus de doutes sur leur innocuité, on s'interroge aussi sur l'efficacité réelle de ces médicaments lorsqu'ils sont administrés à des enfants. La semaine dernière, le Journal révélait que GlaxoSmithKline a délibérément supprimé les résultats d'essais montrant que la paroxétine (vendue sous la marque Paxil) n'était pas plus efficace que des comprimés de sucre chez les enfants.

http://matin.qc.ca/i...=20040217221601
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...

#2 Nowar

Nowar

    congénitalement curieux

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Posté 24 février 2004 à 16:36

Salut Marius :D  :salut:

Citation


Le ministère fédéral de la Santé est en train de mettre sur pied un comité d'experts chargés d'étudier les données mondiales sur la question.


A ton avis, quels sont les employeurs de ces experts? :???:  :cpasmafaute:

Nowar

:cingle:  :salut:  :cingle:

#3 crepator4

crepator4

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Posté 17 juin 2004 à 19:00

http://www.prescrire...dossierNMHS.php

#4 Tinuviel

Tinuviel

    En chemin vers ailleurs

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Posté 17 juin 2004 à 21:09

Dans la même veine :

"Big Pharma et son Monde Meilleur

À PROPOS DE "MEDICINES OUT OF CONTROL ?"
DE CHARLES MEDAWAR ET ANITA HARDON

Charles Medawar est un écrivain et conférencier britannique, spécialiste de la politique et de la sécurité des médicaments. Il anime un site internet www.socialaudit.org.uk financé par une
ONG, Public Interest Research Center, qui reçoit 500 000 visites par an.

Anita Hardon est professeur d'Anthropologie du soin et de la santé à l'université d'Amsterdam. Elle est spécialiste des problèmes de santé des femmes et des études sur l'usage des médicaments en Asie, en Afrique et en Europe. Elle est membre du comité fondateur de Health Action International, une ONG luttant pour l'utilisation rationnelle et éthique des systèmes de santé dans le monde.

Ils viennent de publier Medicines out of Control ? Antidepressants and the conspiracy of Goodwill ("Traitements incontrolés ? Les antidépresseurs et la conspiration de la Bonne Volonté")

Leur livre décrit la promotion, le marketing, la prescription et l'utilisation de médicaments régulateurs de l'humeur, comme la fluoxétine (Prozac) et la paroxétine (Seroxat/Paxil). Il a pour but, au travers de l'exemple des tranquillisants et des antidépresseurs, expliquer au grand public comment l'industrie pharmaceutique se préoccupe de moins en moins de santé publique et échappe de plus en plus au contrôle du public.

Après avoir décrit les grandes substances qui, au cours des 150 années écoulées, ont été utilisées pour "traiter" les troubles de l'humeur ; l'alcool, la morphine, la cocaïne, les bromures, les barbituriques, il passe ensuite en revue les tranquillisants : du Valium au Xanax en passant par l'Halcion puis aborde la question des anti-dépresseurs en posant des questions très provoquantes mais indispensables : les troubles qu'ils sont censés traiter sont-ils réels ou surestimés par les campagnes de sensibilisation ?
Ces antidépresseurs sont-ils réellement efficaces ?
Quelle dépendance entraînent-ils ?
Quels effets secondaires ?

Les auteurs décrivent aussi l'influence considérable de la promotion publicitaire du médicament sur les autorités de régulation gouvernementales qui, dans tous les pays, devraient avoir pour objectif le bien-être de la population. Il traite de la politique commerciale des sociétés et des mensonges, approximations et manipulations qu'elles opèrent, dans tous les pays, au plus haut niveau décisionnel, politique et administratif.

Il critique la conduite des essais menés par l'industrie pour " démontrer " l'efficacité de leurs substances et " justifier " leur utilisation par une population de plus en plus grande... mais qui
n'en a probablement pas besoin.

L'ouvrage aborde également les conséquences néfastes des médicaments antidépresseurs, conséquences dont la gravité est parfaitement connue : ainsi la Food and Drugs Administration (autorité de régulation américaine) et le Committee on Safety of Medicines (son équivalent britannique) ont tout récemment déconseillé la prescriptioin des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (antidépresseurs de la famille de la fluoxétine-Prozac) chez les enfants de moins de 18 ans en raison d'un risque de suicide accru observé lors de l'utilisation de ces médicaments dans des conditions expérimentales... (1)

Bref, ce livre est un bilan impressionnant de l'emprise de l'industrie pharmaceutique sur les politiques de santé mondiales et de la dépendance des états à l'égard des moyens financiers de cette industrie ; il compare les systèmes de régulation gouvernementaux mis en ?uvre aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe, ainsi que le fonctionnement des agences de contrôle des médicaments auxquelles participent beaucoup d'experts... liés à l'industrie.

Au travers de l'exemple des antidépresseurs, Medawar et Hardon brossent le portrait d'un " Monde Meilleur " - le nôtre - dans lequel, pour reprendre l'expression de John Le Carré, le Big Brother s'appelle Big Pharma. L'arme principale de ce Grand Frère - le lavage de cerveau médiatique - vise à rendre gouvernements et populations dépendants de drogues légales d'autant plus redoutables qu'elles promues comme indispensables à la santé des populations.

Cet ouvrage vient de sortir en Angleterre. Connaissant l'ampleur de l'emprise pharmaceutique sur le système de santé hexagonal, on peut se demander quel éditeur français aura le courage de le faire traduire et de le publier.

PS ecrit au Canada : ce matin a la television americaine j'entendais un avertissement destine au public et appelant la famille des personnes prenant un certain nombre d'antidepresseurs a surveiller les patients... qui seraient a risque accru de suicide ! ! ! !

Martin Winckler

Medicines out of Control ? Antidepressants and the conspiracy of
Goodwill (Traitements incontrolés ? Les antidépresseurs et la
conspiration de la Bonne Volonté) par Charles Medawar et Anita Hardon
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#5 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 17 juin 2004 à 22:11

que vous disais-je, il y a de cela plus d'un an? Que le noeud de la politique future sera la maîtrise de la santé. Oui, on veut nous embrigader dans un système dont nous ne voulons pas. Réveillons-nous !

#6 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 19 juin 2004 à 09:05

Un médicament prescrit sur cinq a peu d'effet thérapeutique
LE MONDE | 04.06.04 | 14h46

Les médecins usent, et parfois abusent, des médicaments à service médical rendu (SMR) insuffisant. Selon une étude publiée, mardi 1er juin, par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes, ex-Credes), leur prescription est une "pratique courante : en 2001 un produit prescrit sur cinq relève de cette catégorie". A l'heure où le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, est censé poursuivre le processus de déremboursement de ces médicaments, engagé en 2003 par son prédécesseur, ce document tombe à point nommé.

Les médecins utilisent surtout ces produits pour soigner les jeunes enfants et les personnes âgées et, "plus les ordonnances sont longues, plus la proportion de médicaments à SMR insuffisant est importante". Globalement, 60 % des lignes de prescription de ces produits se concentrent dans trois groupes de pathologies : les maladies de l'appareil respiratoire (100 % des expectorants et 50 % des antitussifs sont concernés), celles de l'appareil circulatoire (avec les veinotoniques, certains vasodilatateurs et les antivariqueux à usage local) et, enfin, les maladies infectieuses et parasitaires (avec notamment les anti-diarrhéiques).

Dans certains cas - le traitement de la diarrhée ou de la rhinopharyngite, par exemple - "les produits à SMR insuffisant semblent être prescrits en supplément sur l'ordonnance", note l'Irdes. Ils pourraient donc être aisément supprimés et entraîner "des économies directement mesurables". 159 médicaments entrent dans cette catégorie. Dans d'autres pathologies, "il est possible de substituer ces médicaments par d'autres produits ayant un SMR supérieur", ce qui n'entraînerait aucun impact sur le coût de la prescription. Enfin, certains produits à SMR insuffisant ne disposent d'aucune alternative mais "pourraient faire l'objet de reports vers d'autres classes thérapeutiques ou vers des alternatives non médicamenteuses".

Sandrine Blanchard

source : http://www.lemonde.f...13-0,1-0,0.html

#7 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 19 juin 2004 à 09:08

Un peu plus de détails sur les agissements de cette industrie qui "nous veut du bien"
Diamant
PS : GSK = Glaxo SmithKline, mammouth pharmaceutique né de la fusion de GlaxoWellcome et SmithKline Beecham
------------------------------
Des médecins italiens accusés de corruption.
Fabio Turone,Milan.

Plus de 4700 médecins italiens, directeurs et employés du géant pharmaceutique anglais GSK sont accusés de délits allant de la donation et de l'acceptation de compensations illégales en échange de prescription ou recommandation de médicaments spécifiques, à la corruption et l'association criminelle.

Ces accusations sont le résultat d'une enquête de 2 ans de la police fiscale de Vérone (BMJ 2003;326:413). GSK lui-même est accusé de fraude fiscale et de délit corporatiste.
L'enquête implique toutes les 94 provinces italiennes et a mis à jour un système de surveillance complexe qui permettait aux visiteurs médicaux de GSK de surveiller étroitement les attitudes de prescription individuelle de chaque médecin. Ceci leur permettait d'évaluer le "retour sur investissement" des formes variées de compensations distribuées aux médecins, compensations qui variaient en importance en stricte relation avec l'augmentation des prescriptions. L'anticancéreux le plus cher, le topotécan, par exemple, coûte environ 1800 euros le flacon de 4 ml.
"Nous avons un "budget spécial" qui nous permet d'offrir aux centres de cancérologie une contribution d'environ 400 euros par patient", indique un courrier électronique intercepté et titré:"Bulletin de guerre" envoyé par un chef de secteur à ses visiteurs médicaux. L'évasion fiscale supposée pour la période 1999-2002 s'élève à 159 millions d'euros.
La police a confirmé que GSK a coopéré avec les autorités depuis février 2003 et est maintenant une firme complètement différente après des changements radicaux à la tête de la direction.
Plusieurs autres investigations - ciblant Pfizer, Sanofi et Sigma Tau - sont en cours dans toute l'Italie. Et beaucoup de personnes pensent que GSK n'est pas un cas isolé : "C'est juste la partie émergée de l'iceberg" a déclaré le Dr Vittorio Agnoletto, président de la Ligue Italienne contre le SIDA (LILA) et ancien porte-parole du Forum Social. "J'ai dénoncé les pratiques nuisant à la santé publique et aux patients,en particulier dans le domaine du traitement contre le SIDA depuis plus de 10 ans".
Beaucoup de spécialistes dont les noms ont été divulgués ont déclaré que les fonds reçus étaient uniquement destinés à la recherche et étaient régulièrement déclarés ; le Dr Guiseppe Del Barone, président du Conseil National des médecins, chirurgiens et dentistes a critiqué le retentissement des résultats d'une enquête bien avant le verdict final.
"A côté de cas de franche corruption, la pression indue de l'industrie sur les médecins italiens doit être tout aussi dénoncée" a commenté le Professeur Silvio Garattini directeur de l'Institut de recherche pharmacologique Mario Negri de Milan.
GSK a déclaré attendre tous les détails des accusations exactes. La firme a déclaré qu'il n'y avait jamais eu de déclarations d'impôts frauduleuses et déclare que les instructions qu'elle a donné rendent impossible qu'une telle corruption soit largement répandue.

BMJ 2004;328:1333