Monsanto : une référence en matière de santé...
#1
Posté 01 mars 2004 à 22:12
Christian Denis Ouèbejournaliste, de Go >> http://www.grainvert.com nous offre quelques articles bien édifiants ! Ils sont « copyleft » = reproduction vivement encouragée, avec mention de la source.
« A tous les naïfs qui se demandent encore pourquoi Bayer et BASF sont-ils si méchants avec les abeilles, nous apportons une réponse claire et sans détours : Parce que nous n'avons pas les mêmes valeurs. Nous, citoyens du monde, écologistes, défenseurs de l'environnement, de sa biodiversité, militons pour la vie. Parce que vivants, nous sommes parfois brouillons et inefficaces. Mais nous affirmons ici, que l'industrie chimique milite, elle, depuis ses débuts, en s'attaquant ainsi à tout le vivant, avec efficacité, pour la mort... En pointe de ce combat, Bayer et BASF »
« POUR LE PROFIT, bien entendu, IL FALLAIT DEPOSSEDER AU PLUS VITE LES PEUPLES DE LEURS SAVOIRS ANCESTRAUX, donc gratuits, pour leur revendre, à prix d'or, des médicaments "modernes". »
La bête est revenue, on l'a reconnue !
l'histoire de Bayer, BASF
Lire sur Go >> http://www.grainvert...?id_article=732
« Durant l'ensemble du 20 ème siècle l'industrie pharmaceutique a été méthodiquement développée et organisée dans le but de contrôler le système de santé de nombreux pays. Pour ce faire, elle a remplacé les remèdes naturels, non brevetables par des préparations pharmaceutiques de synthèse brevetables et donc lucratives. Les fondateurs de cette industrie étaient des affairistes sans scrupule qui, dès la naissance de cette dernière, considérèrent le corps humain et les maladies comme un marché à s'approprier. »
Go >> http://www.grainvert...?id_article=733
Galerie d'images OGM et brevetage du vivant
Go >> http://www.grainvert...?id_article=546
Cette étrange mortalité des abeilles
Go >> http://www.grainvert...?id_article=323
Et si ce n’est encore fait, signez ou faites signer la pétition pour le retrait du Gaucho et du régent. Cela avance (un peu) mais il ne fait pas lâcher ! GO >> http://www.grainvert...?id_article=683
Et bien d’autres articles intéressants sur :
Go >> http://www.grainvert...?id_rubrique=90
#2 seleucos
Posté 10 mars 2004 à 09:42
le scénario.
"L'ADN des plantes transgéniques vole sur toutes les plantes et la arbres sauvages. Leur code s'en voit déréglé et toute végétation devient STERILE. Une grande famine balaie ensuite toute la terre et c'est le cahos total à la Mad Max. Les hommes se réfugient sur les hauteurs et beuacoup s'empoisonnent en mangeant la génétique tranformée des plantes"
#3
Posté 18 mai 2004 à 08:02
Comment ne pas consommer ces fichus OGM, alors qu'au dessous d'un certain seuil, l'étiquetage n'est pas obligé de nous en informer.
Tant de monde contre et rien à faire ????
Je vous lis avec assiduité pour connaitre la marche à suivre.
#4
Posté 18 mai 2004 à 10:27
kristaldawn, le Mardi 18 Mai 2004, 09:04, dit :
Comment ne pas consommer ces fichus OGM, alors qu'au dessous d'un certain seuil, l'étiquetage n'est pas obligé de nous en informer.
Tant de monde contre et rien à faire ????
Je vous lis avec assiduité pour connaitre la marche à suivre.
Il faudrait arrêter d'acheter les produits de ces firmes, et faire circuler l'information.
Il faudrait privilégier le commerce local et la nourriture n'ayant pas nécessité d'interventions chimiques.
Par exemple dans ma Bretagne il y a des paysans qui font du bio et qui se sont rassemblés en magasins coopératifs, en achetant là-bas c'est toujours ça que les multinationales n'auront pas.
Quelqu'un a un guide du "consom'acteur" ?
#5
Posté 23 novembre 2004 à 16:18
J'ai assisté à un débat sur les ogm ou un chercheur, professeur en université nous a dit avoir, avec ses élèves, décortiqué un maïs ogm Monsanto.
Ils ont été très surpris par ce qu'ils ont trouvé, des paires non identifiables, et surtout, selon ses dires, un travail de cochons.
Il nous a dit que si un élève lui avait rendu ce travail, il n'aurait pas son DEA...
Ces vérifications sont très intéressantes pour le grand publics et d'autres, existe t'il d'autres témoignages universitaires sur les travaux des leaders...?
Ce qu'il nous a aussi dit, c'est que ce qui nous est vendu pour des essais, ne sont pas des essais, mais un stock de semences pour la saison suivante...
Voilà pourquoi il est nécéssaire de faucher.
Eric
#6
Posté 23 novembre 2004 à 19:42
j'ai lu un article je crois sur Onpeutlefaire.com assez amusant.
je fais comme ca maintenant.
-nous prennons plusieurs produits suspect d'OGM et arrivé a la caisse
on demande si c'est produits sont issus de cultures OGM
et en general la caissiere fait un peu la GU..le mais elle comprends bien de quoi on parle.
smilie
ca bloque un peu la caisse et tres souvent il ne savent pas nous repondre
de toutes facons je laisse les produits a la caisse .
ya ce qui faut dans le jardin ou presque
voila notre petite action ont a trouvé ca pas mal
aussi on laisse les emballages en trop des produits
a c'est ptét pour ca qu'ils nous regardent comme ca
smilie
#7
Posté 24 novembre 2004 à 15:40
La liste Info'gm m'a donné une réponse.
"Il y a eu plusieurs travaux qui ont montré que les plantes transgéniques
étaient instables, que les constructions génétiques étaient
réorganisées, et que dans certains cas, on ne trouvait même pas les
sites d'insertion.
Il y a un rapport du Groupe Isis (Mae Wan Ho) où l'on trouve des infos
sur la question (The case for a GM free sustainable world"). Tu dois le
trouver sur la toile."
#8
Posté 24 août 2005 à 16:35
Le somatotropin de bovin (déclaration provisoire) est une protéine naturelle produite par toutes les vaches laitières et un composant nécessaire de production laitière. Compléter des vaches laitières avec la déclaration provisoire permet à des fermiers de laiterie de produire plus de lait en utilisant peu de vaches et d'autres ressources. POSILAC est la marque de fabrique de Monsanto pour notre produit supplémentaire de somatotropin employé par des fermiers de laiterie à travers le globe. L'utilisation de la déclaration provisoire supplémentaire par des fermiers de laiterie, grands et petits, augmente généralement la production laitière de 10 à 15 pour cent en utilisant le même nombre de vaches. L'utilisation de la déclaration provisoire supplémentaire a également comme conséquence l'utilisation de moins d'eau, de moins de terre, de moins de perte de sol et de moins de carburant liés aux opérations de production et de laiterie de grain. D'autres avantages environnementaux incluent moins de gaz de méthane, moins d'engrais, et réductions d'autre perte. Ces avantages aident la rentabilité d'exploitation laitière tout en protégeant notre environnement. Le lait a produit par des vaches complétées avec la déclaration provisoire est identique, coffre-fort, lait nutritif comme vient des vaches ne recevant pas les organismes de normalisation supplémentaires de déclaration provisoire et les organismes indépendants scientifiques et d'universitaire dans le monde entier l'ont passée en revue et ont étudié l'utilisation de la déclaration provisoire supplémentaire dans la production de laiterie pendant plus de vingt années et ont déterminé pour être un outil de gestion sûr, responsable et efficace pour des fermiers de laiterie.
GENEPACKER : Porcs...
La Génétique De Choix De Monsanto ? Les lignes maternelles de Genepacker® donnent à des producteurs de porcs une occasion de réaliser la valeur accrue durant toute la vie de ces lignes femelles. Cette valeur femelle améliorée de vie est le produit de : * Porcs sevrés par truie par vie * Longevity/durability * Le sevrage pèse le résultat de ces caractéristiques dans la productivité exceptionnelle de vie et le retour amélioré sur l'investissement génétique.
1) les porcs ont sevré par truie par vie que la plus grande valeur femelle de vie des lignes de Genepacker commence par le nombre de porcs a sevré par truie par vie. Les lignes de Genepacker réalisent les porcs améliorés sevrés par truie par vie par des traits comme : * Nombre de portées par vie * Vivant soutenu par nombre * Nombre sevré par civière * Fertility/return à l'oestre utilisant des lignes de Genepacker peut augmenter le nombre de porcs produits par vie de la truie. Des taux de fertilité plus conformés et une plus grande taille de civière aussi bien que maintenant un pourcentage plus élevé de rendement postérieur de vie d'augmentations de parités.
GENEPACKER 34
Le Genepacker® 34 est une femelle F1 qui peut être employée dans une position courante de grand-père ou de parent dans le programme de multiplication. Quand joint à une génétique de choix de Monsanto ? verrat de grand-père, son prolificacy d'objet exposé de progéniture et longévité. Une fois joint à un verrat terminal de la génétique bien choisie de Monsanto, à sa exécution de finition d'objet exposé de progéniture excellente et à composition en carcasse.
MONSANTO HERBICIDE
produit un nombre de produits sélectifs d'herbicide. Certains de ces produits incluent le Lasso pour la commande des herbes annuelles dans une variété de récoltes ; Herbicides de hymne, de Maverick®, de Monza® et de Sundance® pour la commande sélective d'une variété d'herbes et d'mauvaises herbes sauvages dans des récoltes de blé ; et Partner® pour la commande sélective des herbes annuelles et des mauvaises herbes feuillues dans le maïs, le soja et d'autres récoltes marquées
GRAINES DEKALB et ASGROW
Monsanto transforme l'agriculture en armant la puissance de la biotechnologie, de la génomique et de la multiplication pour créer de nouvelles solutions pour des fermiers. Nos affaires sont de plus en plus concentrées sur des graines et des traits en tant que des moyens de fournir ces solutions à nos clients. Nous avons établi nos graines et stratégie de traits sur les possibilités avançées de génomique que nous nous sommes développés pour identifier des traits de récolte et accélérons le sélectionnement de plantes. L'élan du succès de nos traits de première génération de biotechnologie reporte le prochain rond des projets de notre recherche
Nous offrons des graines et des traits aux cultivateurs par nos principales marques de DEKALB® et d'Asgrow®. Notre compétence dans le germplasm se développant - la matière génétique employée pour développer de nouvelles variétés de graine - des gains de part de marché d'entraînements pour notre graine stigmatise et fournit d'un véhicule pour présenter de nouveaux produits de trait. En outre, nous rendons le germplasm et les traits largement disponibles en les autorisant aux associés de graine sur les marchés autour du monde. Par notre Holden's/Corn énonce des affaires, germplasm de graine de permis de Monsanto ou les traits de biotechnologie plus de à 300 sèment des associés. Notre large programme d'autorisation s'assure que les fermiers peuvent obtenir les traits qu'ils veulent dans les variétés et les hybrides de graine ils préfèrent.
YELDGARD : Graines Et Protection D'Insecte
De Traits La protection améliorée contrecarre un produit prometteur préjudiciable de trait du parasite A qui avance dans la canalisation est un maïs de seconde génération de foreur de maïs de YieldGard, qui élargit le spectre de la commande d'insecte et réduit le besoin d'insecticides. Maintenant dans la phase tôt de développement dans la canalisation de produit, le maïs de seconde génération de foreur de maïs de YieldGard® construirait sur le succès du foreur de maïs original de YieldGard, la première solution de biotechnologie pour le foreur de maïs. Le maïs de foreur de maïs de YieldGard contient une protéine de bacille thuringiensis (Bt), un microbe commun de sol qui vise le foreur de maïs européen. Cette protéine permet à l'usine de maïs de protéger ses tiges contre le parasite préjudiciable
ROUNDUP READY
Plus de flexibilité pour des fermiers signifie une meilleure commande d'mauvaise herbe quand du coton de Ready® de rassemblement a été présenté la première fois en 1997, il a aidé à révolutionner la manière que les cultivateurs de coton commandés sarcle. Aujourd'hui, nous travaillons à une deuxième génération de coton prêt de rassemblement - coton appelé de câble de Roundup Ready qu'a le potentiel de révolutionner le coton accroissant encore.
AQUAMASTER
est un herbicide aquatique non-sélectif que les commandes ont émergé végétation dans les environnements où l'eau est présente. AquaMaster ? est fortement efficace sur plus de 190 espèces des mauvaises herbes émergées, y compris un éventail d'herbes annuelles et éternelles, d'mauvaises herbes feuillues et de carex. Cela fonctionne dans la plupart des arrangements aquatiques mieux que d'autres options de commande d'mauvaise herbe, parce qu'il offre la flexibilité d'application. Glyphosate, la substance active en herbicide d'AquaMaster, a des caractéristiques environnementales favorables, telles que le temps fini de dégradation dans le sol, le sédiment, et les eaux normales, et l'attache serrée à la plupart de sols et de sédiment, qui réduit la disponibilité biologique peu après application.
et bien d'autres à découvrir sur leur site et divers liens...
#9
Posté 01 septembre 2005 à 08:21
31 août 2005
La Commission européenne a autorisé mercredi l'importation et la transformation dans l'UE du colza transgénique GT-73, produit par le géant américain des biotechnologies Monsanto. Les ministres de l'Environnement de l'UE n'avaient pas dégagé fin décembre de majorité qualifiée pour approuver ou rejeter cette proposition, ce qui obligeait la Commission à prendre la décision finale. Le colza GT-73 a été modifié génétiquement par Monsanto afin d'être tolérant à l'herbicide glyphosate, également appelé "Roundup" et lui aussi développé par le groupe américain. Il a reçu un avis favorable de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), qui a conclu qu'il était "aussi sr que le colza conventionnel" et n'était "pas susceptible de provoquer des effets indésirables sur la santé humaine ou animale, ou dans le contexte de son utilisation envisagée, sur l'environnement".
#10 diamant bleue
Posté 19 décembre 2005 à 12:56
Monsanto, qui est-ce ?
La firme Monsanto Company est le premier producteur mondial de glyphosate, qu'elle vend sous la marque Roundup. Elle est le leader mondial des semences génétiquement modifiées.
La première firme mondiale également pour la vente de semences conventionnelles.
Elle fabrique la BST, somatotropine bovine, la fameuse hormone laitière, très utilisée aux USA et dans d'autres pays, mais aussi l'aspartame, et lors de la guerre du Vietnam, l' »agent Orange », défoliant ayant fait d'innombrables victimes dans la population civile.
Ses stratégies aggressives, tant sur le plan commercial que sur le plan du lobbying de ses produits et brevets, ainsi que ses pratiques de corruptions aujourd'hui avérées, en ont fait « Monsatan » pour beaucoup d'altermondialistes.
Stratégies judiciaires.
Rien qu'aux USA, Monsanto entretient un pool de plus de 50 Avocats, pour mener des procès destinés à obtenir le maximum de bénéfices des brevets et produits de la firme :
- procès contre les paysans ayant dans leurs récoltes des graines « brevetées » qu'ils n'ont pas acheté, même quand cette présence vient d'une pollution accidentelle ou due à la contamination des cultures voisines ; ou qu'ils ont acheté l'année précédente seulement (les repousses accidentelles ou resemis d'une partie de la récolte sont interdits par le brevetage de la semence OGM). Très nombreux cas au Canada (dont Percy Schmeiser) et aux US, mais aussi en Amérique latine, Europe. En tout plus de 500 procès par an (selon Monsanto)
- Procès contre un groupement de producteurs laitiers ayant osé écrire dans leur publicité que leurs produits étaient exempts de BST, hormone laitière, « nuisant ainsi aux intérêts commerciaux de Monsanto)
- Procès contre les activistes de nombreux pays et particulièrement la France qui refusent la pénêtration de la technologie OGM sur leur territoire(.)
Stratégies commerciales et d'implantations.
- Publicité mensongère sur la biodégradabilité et l'innocuité du Roundup, pourtant maintenant scientifiquement dénoncés.
- Corruptions au niveau de la FDA américaine (agence d'agrément des produits pharmaceutiques et alimentaires) pour faire agréer les dossiers techniques des OGM Monsanto, en particulier les essais de toxicité, souvent pris par la FDA comme argent comptant sans contre expertise.
- Entente illicite avec Pioneer pour augmenter le prix des semences OGM
- Pressions sur le grouvertnement argentin pour contourner les privilèges du fermier qui ont droit selon la loi à toujours pouvoir resemer leur propre récolte.
- Pressions sur les media pour faire annuler ou reporter des reportages dénonçant ses pratiques ou dévoilant la toxicité de produits (en particulier la BST, cancérigène)
Leurs argumentaires mensongers
- les OGM sont utiles, voire nécessaires à l'alimentation de l'humanité, et au développement des paysanneries pauvres. En fait la technologie, très coûteuse, est évidemment totalement hors de portée des paysans pauvres ; elle ne concerne, pour 95%, que des produits ne concernant pas les cultures vivrières, elle ruine l'environnement et rend le producteur dépendant de la firme
- Le Roundup est biodégradable et totalement sans effet sur la santé et l'environnement. En fait il joue un rôle dans le développement des cancers, et le glyphosate s'accumule désormais dans toutes les nappes aquifères et les cours d'eau.
- Idem pour la BST
La situation en Inde, au Paraguay.
- En Inde, quand les petits producteurs de coton OGM font de mauvaises récoltes, ils sont acculés à la ruine par les avocats de la firme, et les cas de suicide sont nombreux.
- Au Paraguay, pays où les intérêts des grands propriétaires et producteurs sont très bien défendus par le gouvernement, le soja OGM s'est énormément développé ces dernières années, poussant les gros producteurs à éliminer les indiens et petits paysans pour récupérer leurs terres.
Monsanto pille et tue les paysans, ruine l'environnement, menace la santé des hommes
************
- Marques de pesticides Monsanto disponibles dans les jardineries et les supermarchés source : ministère de l'Agriculture,
http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
BUGGY UPPER 240
ROUNDUP 3 PLUS
ROUNDUP BIOVERT 240
ROUNDUP BIOVERT 360
ROUNDUP ALLEES ET TERRASSES
ROUNDUP AT
ROUNDUP BIOFORCE 360
ROUNDUP EXPRESS
ROUNDUP GT
ROUNDUP GT PLUS
ROUNDUP ULTRA

Source : Agir pour l'environnement n°157
#11
Posté 14 juin 2006 à 13:24
Enquête sur Monsanto
- Nourrir le monde ou l'agrobusiness
Pour les générations de la première moitié du XXe siècle, l'Allemand Krupp, le Britannique Vickers et le Français Schneider-Creusot étaient devenus synonymes de marchands de mort. Pour ceux qui sont nés après 1945, c'est l'Américain MONSANTO qui a pris cette sinistre succession. Car, aujourd'hui, s'il est une entreprise dont les activités en ont fait le symbole mondial de la nécro-entreprise, c'est incontestablement cette société transnationale qui, de "l'agent orange" à la semence "Terminator" en passant par la production de "BPC", de pesticides et herbicides hautement toxiques, d'hormones de croissance cancérigènes et d'organismes génétiquement modifiés (OGM), a recherché les profits les plus grands en fabriquant les produits les plus nocifs. Tout en affirmant le contraire et en prétendant promouvoir les sciences de la vie et nourrir l'humanité… !
Cette identification de MONSANTO avec la production pour la mort peut même être poussée plus loin encore puisque des liens parfois étroits l'associent au nazisme. Parmi ceux-ci, on notera que MONSANTO est devenu, après la deuxième guerre mondiale, un partenaire de l'IG Farbenfabriken au sein de Chemagrow Corporation. L'IG Farbenfabriken avait apporté un soutien financier décisif au parti nazi dans les années trente et elle avait fabriqué le gaz destiné à Auschwitz au début de la décennie suivante. À Chemagrow Corporation, des chimistes nazis et américains ont travaillé ensemble à la mise au point d'armes chimiques, les premiers partageant avec les seconds le fruit de leurs expériences dans les camps d'extermination de l'Allemagne hitlérienne.
Personne ne sera plus surpris, dès lors, de lire de la plume même d'Edgar Monsanto Queeny, président de cette entreprise à partir de 1943, qu'il se reconnaissait comme "a cold, granitic believer in the law of the jungle". Ce qui est à l'œuvre avec MONSANTO, c'est l'idéologie du plus fort, nourrie des théories économiques des libéraux manchestériens et de leurs disciples de l'École de Chicago.
Alors que les productions de MONSANTO sont autant d'atteintes aux droits fondamentaux des êtres humains, les gouvernements réagissent au mieux par l'indifférence, au pire - et le plus souvent - par la complicité. Face à cette désertion de ceux qui sont censés exercer la responsabilité de l'intérêt général, il ne reste plus aux citoyens qu'à prendre en charge eux-mêmes la qualité de leurs moyens de subsistance et de leur cadre de vie. Ce qui commence par l'information.
Le livre qu'offre Isabelle Delforge à toute personne attentive à la manière dont les acteurs économiques façonnent nos vies est un cri. Un cri de la société civile. Un cri citoyen. Dans la lignée d'une Susan George ou d'une Viviane Forrester, l'auteur nous fournit des clés pour se désintoxiquer des mensonges des acteurs politiques, des manipulations de la publicité et des imprécisions d'une presse trop souvent silencieuse, presque toujours caricaturale et parfois même complaisante. Le livre qui nous est proposé ne nous apprend pas seulement l'histoire d'une entreprise américaine devenue un géant mondial de l'agrochimie. Il nous montre comment une entreprise transnationale devient peu à peu une pieuvre dont les tentacules enferment les peuples de tous les continents et prend progressivement le contrôle du plus vital de tous les secteurs : la chaîne alimentaire et sanitaire.
En agissant sur l'alimentation et sur la santé, on s'assure un contrôle absolu des peuples placés ainsi dans une dépendance totale. Aldous Huxley et Georges Orwell sont dépassés par la réalité. Selon la formule utilisée par un de leurs cadres, "la captation de la totalité de la chaîne alimentaire" est l'objectif ultime des transnationales de l'agrochimie. La fabrication d'OGM et le brevetage du vivant en sont les moyens techniques. L'Union Européenne et l'Organisation Mondiale du Commerce fournissent le cadre légal.
Pour protéger et accroître la production agricole, MONSANTO propose des pesticides et des herbicides. Les performances toujours plus poussées de ceux-ci finissent par mettre en péril la plante même qu'on veut protéger. Plutôt que de remettre en cause le productivisme à l'origine de cet usage intensif de produits qui empoisonnent les sols et les réserves en eau, qui ont un impact sur la santé des animaux et des consommateurs et qui grèvent le budget des exploitants agricoles, plutôt que de donner à la recherche l'objectif de diminuer la nocivité des produits de traitement, MONSANTO et les autres géants de l'agrochimie préfèrent recourir aux manipulations génétiques sur le vivant. Car l'objet de la recherche, ce n'est pas l'amélioration de la qualité de la vie et de l'environnement, c'est l'invention de ce qui est susceptible de devenir commercialisable. On crée donc des espèces végétales MONSANTO qui résistent aux pesticides et aux herbicides MONSANTO. Et à eux seuls. Le lien de dépendance est établi puisqu'il faut nécessairement avoir recours aux uns et aux autres pour garantir la production. "Chaque graine génétiquement modifiée est la propriété de son inventeur" souligne José Bové, qui ajoute "Les OGM sont une technique de domination et la brevetabilité est le principal outil permettant cette domination". Car, pour conforter et étendre ce lien de dépendance à l'ensemble de la planète, MONSANTO fait breveter les OGM. Ces brevets sont protégés par les règles sur le brevetage du vivant imposées à tous les pays par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et, dans l'Union Européenne, renforcées par une directive du 6 juillet 1998 dont la portée est plus large encore et qui est, en outre, imposée aux "partenaires" de l'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Mais cela ne suffisait sans doute pas. Pour garantir une "captation" totale de la chaîne alimentaire et empêcher toute velléité d'indépendance des paysans, le "génie génétique" est devenu faustien : il a donné naissance à une semence qui ne germe qu'une fois, grâce à l'introduction d'un gène auto-destructeur. C'est la semence Terminator dont MONSANTO a acquis les droits. Elle rend impossible le recours traditionnel à la semence fermière, c'est-à-dire la semence prélevée dans la production de la récolte précédente, ce qui oblige le paysan à acheter chaque année de nouvelles semences. On comprend dès lors l'indignation d'un José Bové : "Ces pratiques violent le droit ancestral, millénaire, et reconnu partout dans le monde, à prélever sur sa récolte pour celle à venir". L'annonce récente par MONSANTO de l'abandon de cette semence n'empêche pas sa fabrication par d'autres firmes et, en particulier, sa commercialisation prochaine par son inventeur, la firme Delta & Pine Land Co. La technologie Terminator a fait l'objet d'une trentaine de brevets détenus par différentes sociétés transnationales agrochimiques.
Afin de s'assurer le contrôle de la chaîne alimentaire mondiale, "de la graine à l'assiette" comme dit José Bové, les transnationales de l'agrochimie, MONSANTO en tête, s'emploient désormais à étendre la pratique des manipulations génétiques et du brevetage à toutes les espèces vivantes susceptibles de servir comme aliments ou comme médicaments dans l'ordre végétal, mais également dans l'ordre animal où le recours aux hormones ou autres activateurs de croissance, l'emploi de farines animales fabriquées à partir de composants dangereux pour la santé (quand il ne s'agit pas tout simplement d'excréments ou d'huiles de vidange...), l'usage intensif d'antibiotiques, montrent déjà que l'objectif n'est pas de fournir une alimentation de qualité, mais de satisfaire la recherche de profits toujours plus grands par les branches pharmaceutiques de l'agrochimie mondiale.
Avec les OGM et le brevetage du vivant, un mécanisme de la servitude se met en place où paysans et consommateurs du monde entier deviennent les otages des transnationales du complexe agrochimique.
Au nom d'un objectif défini non pas en fonction des besoins réels des peuples, mais bien en fonction des profits recherchés par ceux qui agissent en amont comme en aval de la production agricole, un productivisme frénétique conduit à des pratiques dommageables pour des milliards de personnes dans les pays du Sud, mais également et de plus en plus, dans les pays industrialisés. Sans que les paysans aient formulé une demande, sans qu'ils aient été consultés et sans qu'ils aient pu exprimer un choix, un modèle productiviste leur a été imposé.
La généralisation des OGM brevetés dans le cadre des politiques prônées par l'OMC va dépouiller les peuples du Sud de leurs ressources naturelles et maintenir sinon accroître la famine et la malnutrition. Elle favorise déjà l'exode rural et la désertification des campagnes tout en provoquant la destruction massive des écosystèmes. D'un point de vue sanitaire, elle fragilise, par les incertitudes qui demeurent, la qualité de la chaîne alimentaire tout en déclenchant, ce dont on est certain, des mécanismes susceptibles de rendre incurables certaines maladies chez les plantes, les animaux ou les humains. Enfin, l'introduction dans l'ordre naturel de variétés génétiquement modifiées provoque une "pollution génétique" dont les conséquences sont à ce jour totalement imprévisibles.
Mais de tout cela, MONSANTO n'a cure, puisque, selon son directeur de la communication, "Nous n'avons pas à garantir la sécurité des produits alimentaires génétiquement modifiés. Notre intérêt est d'en vendre le plus possible". Propos qui ne seront pas contredits par ceux qui, à l'OMC, fournissent le cadre légal aux pratiques des entreprises transnationales agrochimiques dont MONSANTO constitue à la fois une avant-garde, un modèle achevé et un symbole.
Quand la qualité de la vie et la sécurité sanitaire laissent indifférents ou négligents la plupart des décideurs politiques, crispés sur le court terme et sensibles aux pressions des milieux d'affaires, quand les acteurs économiques refusent toute fonction sociale et privilégient la recherche effrénée d'un profit toujours considéré comme insuffisant, quand la recherche scientifique, délaissée par les pouvoirs publics, doit vendre son indépendance aux bailleurs de fonds privés et renoncer dès lors à sa capacité critique et à une interrogation permanente sur son rôle dans la société, ce qui triomphe c'est une organisation marchande du monde. Au bénéfice exclusif, mais considérable d'une toute petite minorité d'individus et de ceux qui sont à leur solde.
Cette dérive est voulue par les sociétés transnationales et acceptée par leurs relais dans la classe politique. Les accords de l'Uruguay Round gérés depuis 1995 par l'OMC lui ont fourni un cadre légal et l'illusion de la légitimité. Mais ils ont favorisé en même temps une prise de conscience planétaire des enjeux vitaux auxquels les femmes et les hommes sont aujourd'hui confrontés. Le livre d'Isabelle Delforge, qui nous dévoile les objectifs et les méthodes d'un des plus importants acteurs de la marchandisation de la planète, nourrit cette prise de conscience. C'est un outil indispensable pour la construction d'un monde citoyen.
Le livre Enquête sur Monsanto, par Isabelle Delforge. Publié à Bruxelles par Les Magasins du Monde Oxfam et Oxfam-Solidarité, à Poitiers par Orcades et à Lausanne par la Déclaration de Berne, mai 2000, 110 pages
Dr. Raoul Marc JENNAR, URFIG/Fondation Copernic, printemps 2000
Source : Stop-Monsanto.org, www.stop-monsanto.qsdf.org
© 2000-2006, Évolution Québec
Toute reproduction autorisée
#12
Posté 10 novembre 2006 à 20:14
Voici un lien très instructif:
http://www.monde-solidaire.org/spip/articl...id_article=2581
#13 diamant bleue
Posté 27 janvier 2007 à 18:28
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Le tribunal de Lyon vient de condamner le géant de l'agrochimie Monsanto pour "publicité mensongère".
( Libération, S 27 01 07 , Eliane PATRIARCA)
C'est la victoire de David contre Goliath. Monsanto, le mastodonte de l'agrochimie, dont le siège français se trouve à Bron, dans la banlieue lyonnaise, était poursuivi pour publicité mensongère autour du Roundup, le désherbant le plus vendu au monde, par l'association Eaux et rivières de Bretagne (ERB). Vendredi à Lyon, Monsanto Agriculture France a été condamné à payer une amende de 15 000 euros. Le distributeur du Roundup, la société Scotts France, poursuivie pour les mêmes faits, a aussi été condamnée a une amende de 15 000 euros. Le tribunal correctionnel a également ordonné la publication du jugement dans le quotidien le Monde et dans Maison et Jardin Revue.
ERB avait déposé sa plainte en 2001, scandalisée par la campagne publicitaire déployée par Monsanto. Leader en France de la vente de pesticides aux particuliers, l'agrochimiste a bati le succès de sa gamme phare sur une image "écolo". Qualifié dans les publicités de "biodégradable", le Roundup (une dénomination générique pour une gamme de produits) était aussi censé "respecter l'environnement", "laisser le sol propre".
Glyphosate.
"En 2000, Monsanto s'est payé une grosse campagne de pub à la télé pour le Roundup. Nous, on venait d'obtenir les résultats d'études qui montraient la présence massive de glyphosate, la matière active du Roundup, dans les rivières bretonnes", se souvient Gilles Huet, délégué de l'association (1). Or le glyphosate est un produit dangereux pour l'environnement et la santé, dont la présence dans l'eau et les aliments est réglementée par de multiples textes français et européens. En 2001, il est classé par la Commission européenne comme "toxique pour les organismes aquatiques" et pouvant "entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement".
"Avec ses pubs mensongères, Monsanto a favorisé la banalisation de l'usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs", déplore ERB. Une banalisation qui se traduit, selon l'association, par le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Roundup sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles (2).
Aux Etats-Unis, à la suite d'une procédure judiciaire menée dans l'Etat de New York, Monsanto avait du cesser, dès 1996, ce type de publicité sur le territoire américain. Mais en France, ce n'est que depuis 2003 que les produits Roundup ne sont plus porteurs de ces qualifications fallacieuses.
Depuis 2001, la toxicité du Roundup pour l'environnement et la santé a été confirmée par de nouvelles études scientifiques. "L'équipe du Pr Robert Belle, du CNRS de Roscoff, a mis en évidence le caractère potentiellement cancérigene de l'herbicide" (1), precise Jean-Paul Guyomarc'h, responsable du dossier pour ERB. "Celle de Gilles-Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, montre que le Roundup est aussi un perturbateur endocrinien."
Le procès avait été reporté deux fois. Mais vendredi, dans son jugement, le tribunal correctionnel de Lyon a estimé que "l'utilisation combinée sur les étiquettes et emballages des termes et expressions "biodégradable", "laisse le sol propre", etc., [...] pouvait laisser faussement croire au consommateur à l'innocuité totale et immédiate desdits produits par suite d'une dégradation biologique rapide après usage [...] alors qu'ils peuvent au contraire demeurer durablement dans le sol, sous la forme de glyphosate et de son adjuvant, voire se répandre dans les eaux souterraines".
"Confiance".
Plus gênant encore pour Monsanto, la justice a considéré que l'industriel savait parfaitement, et "préalablement à la diffusion des messages publicitaires litigieux, que les produits visés présentaient un caractère écotoxique". Pour le porte-parole de Monsanto France, Yann Fichet, ce jugement "ne remet pas en cause l'utilité des produits de la gamme Roundup". "Il existe une relation de confiance entre nos produits et ses utilisateurs, et nous pensons que les consommateurs continueront à utiliser le Roundup", ajoutait-il vendredi. Monsanto étudie la possibilité de faire appel.
Au contraire, pour Eaux et rivières de Bretagne, à qui Monsanto doit verser 5 000 euros de dommages et intérêts, "cette condamnation met fin au mensonge de la firme, remet les pendules à l'heure" et "constitue une excellente nouvelle pour la protection de l'eau". D'ailleurs, rappelle ERB, l'article 36 de la loi sur l'eau adoptée le 30 décembre dernier prohibe "les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser l'utilisation des pesticides".
(1) Libération des 29 octobre et 5 novembre 2004.
(2) Dernier rapport de l'Institut francais de l'environnement.
source : http://www.mdrgf.org
#14
Posté 18 octobre 2009 à 15:39
Le Round up, désherbant, très répandu, n'est pas aussi inoffensif que la publicité veut bien le dire. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Monsanto, rendant définitive sa condamnation à 15 000 euros d'amende pour "publicité mensongère".
Herbicide total
Les associations Eau et Rivières de Bretagne et UFC-Que choisir avaient porté plainte au sujet de l'étiquetage de l'herbicide. Monsanto avait fait appel de cette décision. En octobre 2008, la cour d'appel de Lyon a confirmé sa culpabilité. La multinationale s'était pourvue en cassation. Un pourvoi rejeté, le 6 octobre, par la chambre criminelle de la Cour de cassation.
http://www.ouest-fra...111254_actu.Htm
#15
Posté 09 juillet 2011 à 08:27
L’Agent Orange est l’une des armes de guerre moderne les plus dévastatrices qui soit, un produit chimique qui a tué ou blessé 400 000 personnes (selon les estimations) durant la guerre du Vietnam – et elle est maintenant utilisée contre la forêt amazonienne. Selon des déclarations officielles, des fermiers au Brésil ont commencé à avoir recours à l’épandage de cet herbicide hautement toxique pour déboiser plus discrètement, cette méthode étant plus difficile à détecter que des tronçonneuses et des tracteurs. Durant les semaines passées, des observations aériennes ont révélé que le composé chimique a été vaporisé sur près de 180 hectares de forêt pluviale – empoisonnant des milliers d’arbres et un nombre indéterminé d’animaux, potentiellement pour des générations.
http://lesmoutonsenr...et-amazonienne/
#16
Posté 04 août 2011 à 10:51
Citation
L'agent orange est de retour pour déboiser discrètement la forêt amazonienne
Une fois n'est pas coutume: je vous retranscrit un message du 5 juillet 2011 de Stephen Messenger, écrivain et défenseur de l’environnement qui vit à Porto Alegre.
On se souvient du monstrueux Agent Orange, utilisé pendant la guerre du Vietnam, et fabriqué par la firme Monsanto, numéro un mondial de l’agrochimie et experte dans le domaine de la destruction massive. Durant cette guerre du Vietnam, l'armée des États-Unis aurait déversé près d’une centaine de millions de litres d’herbicides contenant plus de 300 kilos de dioxine TCDD sur des centaines de milliers d’hectares, dans le sud et le centre du Vietnam ainsi qu’au Laos et au Cambodge, causant 3 millions de victimes, dont plus de 500 000 enfants handicapés. Ce fut, à l’époque, une catastrophe sanitaire et environnementale pour le Vietnam, mais trente ans après l’arrêt des épandages, l’agent orange continue de provoquer des décès, des pathologies d’une extrême gravité, des lésions nerveuses irréversibles et des malformations à la naissance qui demandent des soins médicaux et chirurgicaux, une rééducation appropriée, des prothèses, fauteuils roulants et autres matériels adaptés. En outre, des régions entières demeurent impraticables pour les agriculteurs. Une végétation très pauvre appelée au Vietnam herbe américaine, recouvre encore les zones d’épandage et l’on trouve de la dioxine à des taux élevés dans le sol ou les sédiments et dans certains lacs.
En janvier 2004, l’Association vietnamienne des victimes de l’agent orange/dioxine a déposé devant la cour de justice du district de New York une plainte contre les 36 entreprises ayant fabriqué l’agent orange pour l’armée américaine dont les plus célèbres sont Monsanto et Dow Chemical. Les motifs juridiques sont nombreux : violations des lois internationales, crimes de guerre, fabrication de produits dangereux, dommages tant involontaires qu’intentionnels, enrichissement abusif. Les plaignants réclament toujours des dommages et intérêts pour les victimes et la nécessaire décontamination de l’environnement, mais ils ont été déboutés par la Cour suprême des États-Unis.
Le monde entier ayant reconnu cette horreur, on était en droit d’espérer que personne n’aurait l’inconscience de récidiver. Toutefois, n’oublions pas que le président de Dow Chemical, co-responsable de cette destruction chimique, et qui a racheté tous les actifs d'Union Carbide coupable de la catastrophe écologique de Bhopal qui a causé la mort de 20 000 Indiens en 1984, a osé déclarer vingt ans plus tard : “Bhopal, c’est de l’histoire ancienne maintenant. L’incident de Bhopal n’a guère affecté notre capacité à faire des affaires.” Au moins, ces propos n’étaient pas voilés d’hypocrisie. L’important est de “faire des affaires”, tant pis pour les milliers de victimes de cet “incident”, dont les familles n’ont jamais obtenu réparation.
Et voilà que ces prédateurs récidivent car, durant les dernières semaines, des observations aériennes ont révélé que l’Agent orange a été vaporisé sur près de 180 hectares de forêt amazonienne, empoisonnant les nappes phréatiques et des milliers d'arbres et d'animaux. Selon des déclarations officielles, certains fermiers ont recours à l'épandage de l'Agent Orange, hautement toxique, pour déboiser plus discrètement la forêt amazonienne, cette méthode étant plus difficile à détecter que des tronçonneuses et des tracteurs.
Les autorités de l'agence brésilienne pour l'environnement Ibama ont d'abord découvert des indices de ces déboisages illégaux sur des images satellites de la forêt amazonienne, puis un survol de la région en hélicoptère a plus tard révélé des milliers d'arbres de couleur cendre, défoliés par des produits chimiques. L'agence Ibama pense que l'Agent Orange a probablement été répandu par avion par un fermier encore non identifié dans le but de dégager la terre pour en faire des pâturages, car ce procédé est plus difficile à détecter qu'une opération de déboisage traditionnelle qui requiert des tronçonneuses et des tracteurs et ne peut ainsi passer inaperçue.
La semaine suivante, dans une autre partie de l'Amazonie, une enquête conduite par la même agence a révélé la présence de à près de quatre tonnes de cet herbicide hautement toxique caché dans la forêt, en attente d'épandage. L'utilisation d'une telle quantité de ce produit aurait potentiellement conduit à la destruction de plus de 3 000 hectares de foret pluviale, décimant l'intégralité de la faune sauvage qui y habite et contaminant les nappes phréatiques.
Selon un rapport de la Folha de São Paulo, la dernière utilisation de tels produits chimiques par des déboiseurs à été enregistrée en 1999, mais les sources officielles pensent que l'épandage de cet herbicide dévastateur pourrait devenir plus fréquent en réponse à la répression croissante - et opportune - des actes criminels environnementaux. “Les déboiseurs ont changé de stratégie parce qu’avec les agro-toxiques, ils parviennent à détruire davantage de zones boisées en peu de temps. Ils n'ont plus besoin de mobiliser des équipes de bûcherons et peuvent donc échapper à la surveillance de l'Ibama” a déclaré Jefferson Lobato, chef du département de surveillance de l'agence brésilienne pour l'environnement dans l’État d’Amazonas. Une fois les arbres morts, ils sont coupés par les bûcherons puis le terrain est alors utilisé comme pâturage.
Pour l’instant, cette méthode de déforestation est encore peu utilisée, les tronçonneuses électriques et le feu sont les pratiques les plus courantes de déforestation illégale, mais ces criminels vont peu à peu abandonner ces méthodes classiques si personne ne les arrête. Qu’importe pour eux la contamination des sols, des nappes phréatiques, des animaux ou des personnes qui vivent dans la région.
Ne soyons pas étonnés par ces récidives étant donné que les coupables ne sont en aucun cas mis hors d’état de nuire, mais seulement condamnés à quelques milliers de dollars d’amende, sommes dérisoires pour eux, d’autant qu’ils ne les paient jamais. Et pendant ce temps, en France, les faucheurs volontaires sont condamnés à payer des milliers d’euros à la firme Monsanto pour la seule raison d’avoir essayé de limiter l’envahissement des cultures traditionnelles par des OGM. C’est donc parce que Monsanto sait qu’il restera impuni de ses crimes, qu’il continue de sévir. Mais jusqu’à quand ?
Source Nouvel Obs
#17
Posté 06 août 2011 à 06:35
http://www.agoravox....se-levent-98540
#18
Posté 06 août 2011 à 14:23
les procès contre KOKOPELLI ( semence bio )
Mon lien
Mon lien
http://www.dailymoti...news#from=embed
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#19
Posté 06 septembre 2011 à 15:18
Un système dit de portes tournantes où les dirigeants de Monsanto font de va et vient entre des postes dans le gouvernement américain et des emplois dans l'entreprise Monsanto.











