Dush.
Jésus : l'histoire d'un Mythe ?
#61
Posté 25 février 2003 à 19:04
Dush.
#62
Posté 25 février 2003 à 19:13
#63
Posté 25 février 2003 à 20:44
#64
Posté 06 mars 2003 à 23:49
Je voulais juste savoir, a l heure actuelle, qu est ce qu il en est des recherches effectué sur un soi disant "frère" à notre ami Jesus.
Des archeologues qui disent trouvé un frère a jesus, un frère jumeau, alors bon.
Et maintenant?
Fils unique ou pas?
ps: simple question.
Amicalement,
neonyx.
#65 lchant63
Posté 07 mars 2003 à 14:34
La lumière est en nous: pas ailleurs, tiraillez-vous de questions et vous aurez les réponses....
http://members.aol.c...ome.htmhome.htm
#66 lchant63
Posté 07 mars 2003 à 14:38
http://bible06.chez.tiscali.fr/
#67 lchant63
#68 lchant63
Posté 07 mars 2003 à 16:30
lchant63, le vendredi 07 mars 2003, 14:34, dit :
La lumière est en nous: pas ailleurs, tiraillez-vous de questions et vous aurez les réponses....
http://members.aol.c...ome.htmhome.htm
ceux qui connaissent les EMI.NDE...ET RËVES SPIRITUELS le connaisse bien cet esprit....leur esprit....
c'est lui qui doit se parfaire...et la corps lui sert de véhicule sur cette terre, dans les actes....plus il se libérera de mauvaises pensées,car les mauvaises actions viennent de ses mauvaises pensées, plus il ira vers la perfection...de vie en vie...mais pas seulement sur terre,qui est une des sphéres de l'apprenti-sage
dans d'autres lieux suivant la re-connaissance...de sa divinité donc suivant les étapes de sa perfection....arrivera le temps aussi de vivre dans le monde des esprits ou il n'y aura plus de ré-incarnations...mais il sera toujours en travail...de perfection, en évolution, chaque expérience nous pousse en avant, vous pouvez vous lamentez de ce vous avez été, de ce que vous êtes si vous vous sentez encore hors spiritualité, mais réjouissez-vous de ce que vous allez devenir car vous êtes toujours en évolution.
Difficile de le penser, alors que nous nous sentons toujours balancés par les chaos de la vie....mais le bien a besoin du mal
pour évoluer, pour être toujours en re-connaissance en
compa-raison...il est malheureusement nécessaire, et les âmes du bas astral, qui ont souhaité de repartir dans cette évolution, nous servent ici, de point de repaire, là ou ils ne faut plus jamais aller....les victimes sont les êtres qui ont servi de point de repaire
mais qui maintenant doivent éprouver ce qu'elles ont fait, pour retrouver la conscience de leurs actes...et les effets qu'ils ont engendré...
Mais n'oubliez pas , posez-vous les questions, les bonnes questions très profondémment....laissez-vous assaillir par les doutes, qui en sont d'ailleurs, et vous verrez que votre divinité va se réveiller....vous apportez les réponses .
#69 lchant63
Posté 08 mars 2003 à 15:47
Mais le principe de la réincarnation, inclus des mécanismes tellement diverses, qu'ils nous est possible de connaître que ceux que nous éprouvons en ce moment. La réincarnation est un arbre aux branches multiples, qui croissent dans tous les sens, difficile d'en maîtriser toutes ses raisons, tous ses méandres...
Inclure dans son principe des gens perdus à jamais, est pour moi, Faire de Dieu, un justicier, et je ne l'admet pas.
Le pur Amour, est pour tous, pas une créature ne sera laissée à l'abandon.
Pas un être sur terre se ressemble, nous sommes tous uniques, il n'y a que sous forme d'esprit, que nous sommes amenés à devenir la perfection, pas sous forme humaine et ni sur terre....ce n'est pas la chair qui devient perfection, mais l'esprit...la terre épure...et ailleurs l'esprit s'apure...
Tous nous avons notre chemin, mais nous ne sommes pas venus ici tous en même temps, ni pour les mêmes raisons...cette compréhension nous amène à la tolérance, de par ce que nous avons été, ensuite de ce que nous avons appris, que d'autres n'ont pas encore éprouvés.
La bonté est d'abord dans la pensée, ensuite matérialisée par le comportement qui en sera le reflet, mais c'est bien la pensée la racine....car elle vient de l'esprit et c'est l'esprit...qui doit s'améliorer...
On ne peut se forcer en rien, si la racine n'a pas encore vraiment évoluée, ni devenir mieux tant que nous n'avons pas été éprouvée dans plusieurs vies....
Je dirais dépêche toi de haïr, pour mieux aimer ensuite...
C'est cela s' épurer vider de tous ce qui est mauvais en nous, pour laisser place au meilleur....et il en faut des expériences pour y arriver.
Du noir, nous passons au gris pour aller vers la lumière, mais entre tout cela bien des couleurs se feront.
Alors ne pointons pas notre doigt, vers les êtres qui nous sembles mauvais, ou peu ouvert à la spiritualité....ils sont comme nous à la recherche de leur divinité, par des biais, que nous avons dépassés, mais certainement par des biais que nous avons nous-mêmes connus, et que nous avons dépassés..
Alors soyons humbles, et reconnaissons leurs chemins qui ont certes été les nôtres dans d'autres vies. d'autres temps...comprendre, ne veut pas dire non plus cautionner...
Et n'oublions pas non plus, que certains ont désiré revenir pour aider les autres, que certains aussi opèrent dans le bien, sans aucune croyance, encore une manière d'évolué, sans y être poussé par la contrainte.
La spiritualité n'est pas et ne doit jamais devenir une contrainte, c'est là qu'elle prend sa véritable valeur.
Il faut faire la différence avec "faire les choses de bon coeur" et faire les choses sous la peur de la punition....cette dernière est mauvaise est ne fait pas évoluer la racine qui est en nous.
C'est pourquoi les menaces sont inutiles pour notre prochain, voire même dangereuses d'enseigner ce genre de malédiction à nos frères,
aussi dangereuses pour ceux qui les prophétisent, car elles sont indignes de la spiritualité, est non salutaires pour l'être qui agira dans la crainte que nous lui aurons manifestée.
Chantal
Personne n'est Dieu et Dieu n'est pas une personne...
#70
Posté 08 mars 2003 à 15:56
lchant63, le samedi 08 mars 2003, 15:47, dit :
Euh, et formulé comme suit : " Chaque chose, chaque être est Dieu et Dieu est en chaque chose, chaque être..." ça marche pas ?
#71
Posté 08 mars 2003 à 16:32
Anjayl, le samedi 08 mars 2003, 15:56, dit :
lchant63, le samedi 08 mars 2003, 15:47, dit :
Euh, et formulé comme suit : " Chaque chose, chaque être est Dieu et Dieu est en chaque chose, chaque être..." ça marche pas ?
#72 zeh
Posté 13 mars 2003 à 13:01
Et au sujet de Barnabas, une petite découverte:
"Codex Sinaiticus", datant du 4e siècle, trouvé au monastère Ste Catherine près du Mont Sinaï et que l'on peut voir au British Museum. Le texte du Nouveau Testament est complet et contient même, en prime, le Pasteur d'Hermas et l'épître de Barnabé, deux écrits que l'Eglise ne retiendra pas dans le Canon des Ecritures.


#73
Posté 13 mars 2003 à 13:37
Je pensais que les ecrits de barnabe etaient dates du 14e siecle et en latin ce qui les discreditait un peu....Mais s'il y a la preuve qu'ils font partie des ecrits d'origines alors ca change tout
pilo
#74 zeh
Posté 13 mars 2003 à 13:43
Je vais essayer de trouver les pours et les contres du "Codex Sinaiticus" donne moi un peu de temps...
#75
Posté 13 mars 2003 à 20:23
Mais merci kan meme je v voir ce que je peux faire avec ca
pilo
#76 TOS
Posté 13 mars 2003 à 21:20
Citation
Mais merci kan meme je v voir ce que je peux faire avec ca
Pour l'hebreu et le sumérien je ne sais pas, mais si tu as un texte en grec que tu voudrais que je traduise, ça sera avec plaisir
#77
Posté 14 mars 2003 à 22:17
Ce qu'il ne faut pas confondre, c'est la date de rédaction d'un ouvrage et le plus ancien exemplaire connu de cet ouvrage. Par exemple pour Homère (7e siècle av JC, on ne possède rien de lui qui ne soit écrit 2000 ans après. Mais ça n'empêche pas les spécialistes d'attribuer l'illyade et l'odyssée à Homère et non au(x) scribes(s) qui ont recopiés son oeuvre. Heureusement d'ailleurs.
Quant aux apocryphes, ce sont à la base des livres dont on ne connait pas l'auteur et semblent douteux, mais c'est très subjectif. Ainsi l'Eglise a fixé à 4 le nombre des évangiles canoniques. Ils auraient pu en mettre d'autres ou en supprimer un des 4. Par exemple, dans un soucis de cohérence, Mathieu et Marc présentent deux généalogies différentes de Jésus. Alors... Mais ils ont grdé les deux. Où alors le fameux évangile de >THomas découvert à Nag Hammadi et qui ne contient que des logia (des paroles) du Christ et pas d'histoires. Certains y voient la fameuse Quelle (source) que recherchent les exégètes et d'autres refusent de le considérer comme tel. Mais c'est une question qui a des implications théologiques très importantes et qui peuvent faire vaciller les dogmes qu'on a misd 2000 ans à établir...
Amitiés. Dush.
#78
Posté 14 juillet 2003 à 00:26
joel, le lundi 12 août 2002, 16:04, dit :
...
Que ce soit Edgar Cayce, les Meurois-Givaudan, Spalding, Baigent, Kryeon, Urantia, Jane Roberts, les Pléiadiens, Pierre Monnet etc... c'est bien simple, on ne compte plus les versions. Et leurs contradictions m'embêtent terriblement car je porte beaucoup d'estime à la plupart d'entre eux. Pourquoi de telles différences ? Déformations liées à la sensibilité et aux propres convictions du canal ? S'agirait-il de visions relatives à plusieurs univers parallèles, à l'instar du feuilleton Sliders ?
VIE de JESUS CHRIST ecrite par BRENTANO d'après les visions d'Anne catherine EMMERICH, publié en 1860, et la "Vie mystique de Jésus" par Spencer Lewis 1929
dont voici la présentation sur le site des editions rosicruciennes
Citation
Il y a aussi le livre "Jesus par lui-même"... (si des lecteurs en connaissent d'autres qui parlent de la vie de Jesus, qu'ils nous les communiquent, ça m'interesse ! )
j'en suis arrivé à la concusion (provisoire ) que ces visionnaires qui consultent les mémoires akhashiques de la vie de Jesus ne peuvent pas le faire "objectivement", je veut dire dans une vision globale vierge de toute interprétation; il leur faut passer par "l'oeil" d'un témoin occulaire, par ce cet entité spirituelle présente a enregistré. Il est impossible de survoler une scène, et papillonner en consultant ce que regarde tout les témoins de cette scène, à la fois techniquement, parce que le guide du visionnaire dirige la manoeuvre, et "déontologiquement", les "cerbères" des mémoires akhashiques veillent. Enfin, pour avoir une vision globale d'une scène collective, et a fortiori de la vie de Jesus, il faudrait pouvoir prendre un recul et avoir un niveau de compréhension impossible pour les petits étudiants que sont encore les êtres humains.
C'est pourquoi, chacun a raison de son point de vue, même s'ils se contredisent, ce qui est très rare.
prenons un exemple:
les pléiadiens disent que Jésus n'a jamais été cruxifié mais que les annunakis ont implanté un hologramme de la crucifixion pour souiller le message du Christ d'une impression de peur et éloigner les hommes du chemin de l'Ascension.
Les Meurois racontent en détail ce qu'ils ont vu, c'est à dire qq un ressemblant à Jesus se faire crucifier.
Jésus lui-même parle de sa crucifixion toujours comme d'une crucifixion symbolique, et refuse d'être représenter sur une croix ( il veut être représenter comme Christ glorieux, ce qui illustre son message )
Toutes ces versions sont compatibles, différentes et significatives du niveau du témoin ou acteur...
#79 +++Athanor+++
Posté 15 septembre 2003 à 00:11
Quand au message de Sananda pour ces temps voir : Celui qui vient des mêmes auteurs avec une particularité en préface: "Tout les bénéfices de ce livre iront à un ou des organismes ayant pour but la paix et la diffusion de la lumière dans ce monde".
Le message de Sananda ne se complaît pas dans certaines attitudes mièvres culcul la praline que l'ont peut voir dans certains chanels qui disent avoir reçu SON message. Vous comprendrez pourquoi à la lecture du livre. Si je ne devais en garder qu'un ce serait celui là. Il parle trop fort à mon Coeur. Jamais personne n'a su parler aussi justement.
Ce message a été modifié par +++Athanor+++ - 15 septembre 2003 à 00:13.
#80
Posté 18 septembre 2003 à 15:56
A propos des livres relatant l'histoire de Jésus via des moyens tels ques : songes, channelings, écritre automatique voir Jésus lui même parlant à l'une ou l'autre de ses ouailles, il un paquet.
Une remarque à propos de Spencer Lewis : cet homme est un escroc, génial certes mais un escroc, et ce n'est âs moi qui le dit, c'est son propre fils, alors...
Savez-vous que Mel Gibson a adapté la vie de Jéus selon les vision d'Anne -Catherine Emmerich. Ce qui lui vaut d'ailleurs des problèmes de la part de la communauté juive car les juifs n'y sont pas très bien dépeints mais bon, c'est de la politique-mystique.
Connaissez-vous les lettres de Pierre. Une 10aine de grosouvrages sur la doctrine chrétienne : il écrit de l'au-delà via sa mère protestante et curiosité, il apparait que la doctrine catholique semble plus proche de la vérité relatée par Pierre que celle des protestants. Curieux livre.
Allez à plus. Dush.
#81
Posté 18 septembre 2003 à 22:43
Citation
C'est pourquoi, chacun a raison de son point de vue, même s'ils se contredisent, ce qui est très rare.
prenons un exemple:
les pléiadiens disent que Jésus n'a jamais été cruxifié mais que les annunakis ont implanté un hologramme de la crucifixion pour souiller le message du Christ d'une impression de peur et éloigner les hommes du chemin de l'Ascension.
Les Meurois racontent en détail ce qu'ils ont vu, c'est à dire qq un ressemblant à Jesus se faire crucifier.
Jésus lui-même parle de sa crucifixion toujours comme d'une crucifixion symbolique, et refuse d'être représenter sur une croix ( il veut être représenter comme Christ glorieux, ce qui illustre son message )
Toutes ces versions sont compatibles, différentes et significatives du niveau du témoin ou acteur...
Bonjour Philippe
Comme je me suis absenté plusieurs mois, je viens seulement de découvrir ton post dans le topic sur "Jesus, l'histoire d'un mythe".
Ton post apporte un point de vue qui m'a particulièrement intéressé dans ta tentative d'y trouver une cohérence d'ensemble parmi toutes les interprétations qui ont pu être délivrées tant par les théologiens que par les médiums.
Bien entendu, et c'est un point de vue personnel qui semble être partagé par la majorité des protagonistes de ce topic, l'histoire de Jésus, en supposant qu'il ait bien existé ( car ce n'est ni la thèse de David Icke ni celle du Cercle Zététique, curieusement réunis pour l'occasion ) a subi sous le joug du pouvoir religieux et politique ( et hyperdimensionnel ? ) d'incroyables torsions en jouant notamment sur la peur et la soumission pour mieux contrôler ses ouailles.
Ceci pour dire qu'il doit y avoir non seulement un problème d'interprétation du médium mais aussi une volonté délibérée de brouiller les pistes en manipulant la psyché de tel médium.
C'est en tout cas ce que Laura Knight-Jadzyk cherche à mettre en évidence dans son concept de "cointelpro cosmique". Sur ce point, il y a justement un topic contenant l'introduction de son livre "Ascension" qui résume assez bien toutes les composantes du "Cointelpro". ( http://www.onnouscac...pic.php?p=25623 )
Après les interrogations sur l'existence même du personnage de Jésus ou de la crucifixion, il y a aussi toutes les versions qui tournent autour de sa famille ( Fils unique ? Des frères et soeurs en nombre variable ? Une épouse et des enfants ? ), de son origine ( qui est le géniteur ? Joseph ? Un Romain ? Un Extra-Terrestre ? L'Immaculée Conception ? ), , de ses pérégrinations ( Egypte ? Inde ? ) qui posent d'insondables casse-têtes. Et je ne te parle même pas de la théorie des univers parallèles qui pourraient multiplier à l'infini le nombre de scénarios !
Pour ne pas faire de jaloux, merci également aux contributions d'Athanor et de Dush/Tepo pour Lewis et Emmerich que je ne connaissais pas.
#82
Posté 22 septembre 2003 à 14:00
Voilà je ne sais pas si mon topic ne seras pas hors sujet, j'espère que non ! Voici un article que j'ai trouvé particulièrement intéressant sur les hypothèses liées à la date de naissance du Christ, si vous avez des réactions à ce sujet, elles seront les bienvenues :
Citation
" La fin du mois de septembre, qui correspond à la fête annuelle des Tabernacles et durant laquelle de tels déplacements sont plus fréquents, serait une date plus plausible. C'est pourquoi certains s'accordent à croire (tout en n'en étant pas sûrs) que la naissance de Jésus a eu lieu aux environs du 31 septembre. La conception du Christ peut toutefois avoir pris place à la fin du mois de décembre de l'année précédente. Notre célébration de Noël peut ainsi passer pour la commémoration de l'incarnation du 'Verbe fait chair' (Jean 1 :14).
La naissance virginale de Jésus-Christ n'est-elle pas qu'un mythe scientifiquement impossible ? Réponse...
Comment savons-nous que la Bible est la vérité ? Réponse...
Lorsque nous affirmons que la Bible est la Parole de Dieu, cela sous-entend-il qu'elle est entièrement fiable, ou contient-elle des erreurs historiques et scientifiques mineures ? Réponse...
Comment la Bible peut-elle être infaillible alors qu'elle a été rédigée par des humains faillibles ? Réponse...
...Il est probable que le puissant ange qui dirigeait les louanges du chœur céleste était l'archange Michel ; plus tard, cet événement fut célébré par l'Eglise primitive le 29 septembre, c'est à dire à la même date que la fête juive des Tabernacles. Fêter la naissance du Christ à cette date avait l'avantage d'être plus approprié car c'est à ce moment que 'la Parole a été faite chair et qu'elle est venue habiter parmi nous' (lit. " tabernaclée ") (Jean 1 :14).
Cela signifierait alors que Sa conception a eu lieu fin décembre. Dès lors, pourquoi ne pas croire que lorsque nous la naissance du Christ à Noël de nos jours, nous fêtons en réalité Sa conception miraculeuse, l'instant où le Père a envoyé Son Fils dans le monde, dans le sein de la vierge. Cette période la plus sombre de l'année - période qui correspond la fête païenne Saturnalia, et pendant laquelle le soleil (qui est la lumière 'physique' de notre monde) se trouve le plus éloigné de la Terre Sainte - est un moment approprié que Dieu a pu choisir pour envoyer au monde la lumière 'spirituelle' que représente le 'Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur' (Luc 2 :11) [Dr. Henry M. Morris, The Defender's Study Bible (notes pour Luc 2:8,13)].
Sources : C'est ici la source ! Celà fait un peut "magique" comme nom de page web
J'ai une autres questions, Une autre question:
- Par qui a t il été conçu exactement ?
Je suis désoler pour la question, qui au passage je trouve un peut idiote, mais je me renseigne !
#83
Posté 23 septembre 2003 à 09:26
je suis etonnée du peu de réponses sur ce sujet...je pense effectivement qu'il y a tant d'interpretations sur la vie de jesus qu'il faut aller chercher sa propre vérité au fond de soi...
l'intuition m'a donné l'interprétation suivante:
-jesus fait partie de la famille royale
-il est nazir(ainé consacré à dieu) et a des frères et soeurs
-son père le charpentier(mauvaise traduction:cela veut dire aussi le magicien en tant que détenteur des anciens secrets)le fait élever chez les ésséniens d'ou il part à travers le monde pour parfaire son éducation
-il a du avoir une révélation(comme le bouddha)il a donné son message
-rencontre avec les druides(
-voyages en egypte,en inde...partout ou il existe une tradition initiatique
-mariage avec marie de magdala(il est devenu rabbi;ildoit etre marié)pendant les noces de cana.qiui a lu l'évangile de marie?
-il a donc une descendance
-judas est celui qu'il aimait,thomas son frère jumeau,lazare son beauf,etc...
-son message a été interpreté de son temps:on attendait celui qui débarrasserait les juifs du joug romain,étant de descendance royale ça tombait bien
-deux voies donc:une politique, une spirituelle
-le message doit se trouver au fond de nous:cherchons sous la pierre...
-son message n'est pas different des autres grands initiés,il s'adresse a un peuple precis(meme s'il est universel)à un moment précis,dans un endroit précis...comme chaque fondateur d'une religion(religion:relier à" dieu":dieu:on y met ce qu' on veut)meme si créer cette religion n'était pas du tout dans leurs intentions(ou alors pas comme ça)
bien, c'est un début,à vous de commenter
#84
Posté 07 mai 2006 à 18:15
http://perso.modulon...uin/antechr.htm
Les secrets des manuscrits de la Mer Morte
Près de deux mille ans se sont écoulés entre le temps où les rouleaux de manuscrits furent déposés dans les grottes des collines désertiques bordant la Mer Morte et leur découverte en 1947. Le fait qu'ils surgissent après vingt siècles, qu'ils furent trouvés accidentellement par des bergers Bédouins, qu'ils sont le plus grand et le plus vieux corps de manuscrits relatifs à la Bible et au temps de Jésus le Nazaréen confère à la découverte archéologique un attrait véritablement remarquable. Cliquez pour agrandirDepuis leur découverte, les Rouleaux de la Mer Morte ont suscité un grand intérêt du public et des érudits. Pour ces érudits, ils représentent une incomparable source pour explorer la réalité des temps messianiques et sonder les origines du christianisme. Pour le public, ils sont des documents de grand poids, et de mystère. L'intérêt de ces manuscrits s'est intensifié au cours de ces dernières années car la presse s'est fait l'écho du retard mis volontairement à leur publication, mais la polémique est étouffée afin de ne pas réveiller les querelles religieuses. Il ne faut pas oublier que c'est presque exclusivement des Dominicains et des Jésuites de l'École Biblique de Jérusalem qui ont la charge d'étudier et de publier ces fameux manuscrits parce qu'ils surent s'imposer en spécialistes des langues anciennes.

Les religieux de l'Ecole Biblique de Jérusalem étaient déjà sur les lieux et, en recherchant dans plusieurs grottes, ils trouvèrent d'autres jarres remplies de documents, cela jusqu'en 1955. Ils furent désignés pour les traduire et en assurer la publication, parce qu'ils étaient les plus compétents en langues anciennes.

Voilà ce qu'a dit un jour le seul spécialiste laïc qui ait eu accès à ces documents lorsqu'il faisait partie de l'équipe internationale en charge des manuscrits : « Les savants qui ont étudié les Manuscrits de la Mer Morte n'ont jamais dit ce qu'il y avait vraiment dans le texte. En effet, ce sont des prêtres, surtout des Jésuites, et ils ont peur de ce qu'ils ont découvert. C'est plus sensationnel que ce qu'ils soupçonnaient. C'est une bombe qui ferait trembler les religions chrétiennes sur leur bases. » (John Allegro, professeur à l'Université de Manchester)
Depuis 1980, aucune controverse n'a été plus vive qu'autour de cet accès restreint aux manuscrits et la stupéfaction est grande quant au retard dans leur publication.
La demande par des érudits pour obtenir ce que la «Revue d'Archéologie Biblique» caractérise comme «la liberté intellectuelle et le droit d'accès aux érudits» a eu des aboutissements significatifs. En 1988, l'administration pour la recherche sur ces manuscrits, l'Autorité Israélienne des Antiquités, commençait à réduire le nombre d'affectations aux Manuscrits. En 1991, une version générée par ordinateur ainsi qu'une édition des photos de Manuscrits fut publiée par la Société Biblique d'Archéologie. Tard dans la même année, la Bibliothèque Huntington de Californie rendit les copies photographiques des manuscrits déposés dans sa cave disponibles seulement aux érudits, par protection. Les Américains Eisenman et Wise publièrent une partie des textes issus de la grotte 4, et Eisenman identifiait le "Maître de Justice" comme étant Jacques, le Mineur, frère cadet de Jésus, et le "Prêtre impie" serait le Grand Prêtre, Anne. Il soupçonnait Paul d'être "l'homme de mensonge" des fameux manuscrits. Mais le mystère persiste du fait du retard dans la publication des nombreux documents trouvés dans cette grotte 4, les plus attendus. Le scandale de la grotte 4 éclate dans les milieux universitaires anglo-saxons.
Puis, en 1992, le public français s'émeut. Dans La Bible confisquée, enquête sur le détournement des manuscrits de la Mer Morte, Michael Baigent et Richard Leigh (Plon éd. 1992) affirment que, "des 800 documents trouvés près de Qumran, on n'en connaît pas le quart. Voici 50 ans que les secrets de la plus importante découverte archéologique du siècle dorment dans les caves du musée de Jérusalem, car les membres de la très secrète Ecole Biblique de Jérusalem lâchent au compte-goutte des informations pourtant essentielles pour qui s'intéresse à la naissance du christianisme. Plus grave encore, l'interprétation officielle de ces documents relève de la langue de bois, comme si les évangiles étaient les seuls textes historiques fiables ! On parle du plus grand scandale universitaire contemporain. Non seulement la conspiration existe bien mais ces manuscrits recèlent surtout une nouvelle version des débuts du christianisme qui remet en cause la version latine du Nouveau Testament de St Jérôme (La Vulgate remontant à l'an 385). Mieux qu'un simple pavé dans la marre, ce document comble un demi-siècle d'interrogations."
Le N°189 des Dossiers d'Archéologie, en janvier 1994, se fait l'écho de la polémique amplifiée par la grande presse internationale, à la suite d'enquêtes menées sur le détournement des manuscrits de la Mer Morte. La rétention des 3/4 des manuscrits par l'équipe chargée de les publier est un vrai scandale.
Le professeur Eisenman a fait depuis de nouvelles révélations. En 1996, le nouveau manuscrit qu'il publie est du même acabit que l'épître de Jacques qui dénonce une "langue de vipère". Il conclut que la religion chrétienne, depuis la fondation de l'Eglise des Chrétiens par Paul à Antioche en l'an 50, est l'inverse du courant originel des premiers apôtres. "C'est le reflet renversé de l'autre qui était nationaliste, juif, zélote, insurrectionnel et engagé contre l'oppression Romaine". Dans Les manuscrits de la mer Morte révélés, livre paru en France en 1997, Wise et Eisenman montrent que le christianisme naissant n'était pas une religion à visée universelle appelant à la soumission et à la résignation mais plutôt un mouvement juif appelant à la révolte contre l'injustice et opposée à l'ordre établi. Saul aurait été l'adversaire menteur qui ira jusqu'à s'allier aux Romains qui écrasèrent les Juifs et détruisirent le temple de Jérusalem. Considérant les anciens apôtres comme ses ennemis, Paul écrit contre ces rebelles : IIe Cor. XI, 16 - Gal. II, 4 - Eph.V, 6 - Romains VI, 2 - Phil. I, 15-27 - Phil. III, 2 - Ie Thes. II, 15... Les rivalités ou les dissensions sont l'objet principal des épitres qui nous sont parvenus. D'ailleurs, les disciples étaient prévenus qu'il viendrait de faux Messies et de faux prophètes.
Depuis, les querelles et les controverses n'ont pas cessé.
#85
Posté 07 mai 2006 à 18:22
«Qui pourrait dire le vrai nom de l'antéchrist ?»
(Nietzsche, dans une postface intitulée : Essai d'une critique de soi-même)
La recherche de la vérité historique est encore à l'ordre du jour. Nietzsche avait fait son enquête, il donne une analyse très pertinente sur l'inventeur du christianisme :
Le monde entier croit encore au talent d'auteur du « Saint-Esprit », ou subit encore les contrecoups de cette croyance: si l'on ouvre la Bible c'est pour « s'édifier », pour trouver à sa propre misère, grande ou petite, un mot de consolation, - bref, on s'y cherche et on s'y trouve soi-même. Qu'elle rapporte aussi l'histoire d'une âme des plus ambitieuses et des plus importunes, d'un esprit aussi plein de superstition que d'astuce, l'histoire de l'apôtre Paul, - qui sait cela en dehors de quelques savants ? Pourtant, sans cette histoire singulière, sans les troubles et les orages d'un tel esprit, d'une telle âme, il n'y aurait pas de monde chrétien; à peine aurions-nous entendu parler d'une petite secte juive dont le maître mourut en croix. Il est vrai que, si l'on avait compris à temps cette histoire, si l'on avait lu, réellement lu, les écrits de saint Paul, non pas comme on lit les révélations du « Saint-Esprit », mais avec la droiture d'un esprit libre et primesautier, sans songer à toute notre détresse personnelle -pendant quinze cents ans il n'y eut pas de pareils lecteurs -, il y a longtemps que c'en serait fait du christianisme: tant il est vrai que ces pages du Pascal juif mettent à nu les origines du christianisme, tout comme les pages du Pascal français nous dévoilent sa destinée et la raison de son issue fatale. Si le vaisseau du christianisme a jeté par-dessus bord un bon parti de son lest judaïque, s'il est entré, s'il a pu entrer dans les eaux du paganisme, - c'est à l'histoire d'un seul homme qu'il le doit, de cette nature tourmentée, digne de pitié, de cet homme désagréable aux autres et à lui-même. Il souffrait d'une idée fixe, ou plutôt d'une question fixe, toujours présente et toujours brûlante: savoir ce qu'il en était de la loi juive ? de l'accomplissement de cette loi ? Dans sa jeunesse, il avait voulu y satisfaire lui-même, avide de cette suprême distinction que les Juifs savaient imaginer - ce peuple qui a poussé l'imagination du sublime moral plus haut que tout autre peuple et qui a seul réuni la création d'un Dieu saint avec l'idée du péché considéré comme manquement à cette sainteté. Saint Paul était devenu à la fois le défenseur fanatique et le garde d'honneur de ce Dieu et de sa loi. Sans cesse en lutte et aux aguets contre les transgresseurs de cette loi et contre ceux qui la mettaient en doute, il était dur et impitoyable pour eux et disposé à les punir de la façon la plus rigoureuse. Et voici qu'il fit l'expérience sur sa propre personne qu'un homme tel que lui - violent, sensuel, mélancolique, comme il l'était, raffinant la haine - ne pouvait pas accomplir cette loi; bien plus, et ce qu'i lui parut le plus étrange: Il s'aperçut que son ambition effrénée était continuellement provoquée à l'enfreindre et qu'il fallait céder à cet aiguillon. Etait-ce bien « l'inclination charnelle » qui, toujours, le forçait à transgresser la loi ? N'était-ce pas plutôt, comme il s'en douta plus tard, derrière cette inclination, la loi elle-même, qui se trouvait ainsi, forcément, inaccomplissable, poussant sans cesse à l'infraction, avec un charme irrésistible ? Mais en ce temps-là il ne possédait pas encore cette échappatoire. Peut-être avait-il sur la conscience, ainsi qu'il le fait entrevoir, la haine, le crime, la sorcellerie, l'idolâtrie, la luxure, l'ivrognerie, le plaisir des banquets d'orgie -et quoi qu'il puisse faire pour soulager cette conscience et, plus encore, son désir de domination, par l'extrême fanatisme qu'il mettait dans la défense et la vénération de la loi, il avait des moments où il se disait : « Tout est en vain ! Il n'est pas possible de vaincre le tourment de la loi inaccomplie. » Luther a dû éprouver un sentiment analogue lorsqu'il voulut devenir, dans son cloître, l'homme de l'idéal ecclésiastique, et de même que Luther - qui se mit un jour à haïr et l'idéal ecclésiastique, et le pape, et ses saints, et tout le clergé, avec une haine d'autant plus mortelle qu'il ne pouvait se l'avouer - de même il en advint de saint Paul. La loi devint la croix où il se sentait cloué: comme il la haïssait ! Comme il lui en voulait ! Comme il se mit à fureter de tous côtés pour trouver un moyen propre à l'anéantir - et non plus à l'accomplir dans sa propre personne ! Mais voici qu'enfin le jour se fit tout à coup dans son esprit, grâce à une vision, comme il ne pouvait en être autrement chez cet épileptique, il est frappé d'une pensée salvatrice: lui, le fougueux zélateur de la loi qui, au fond de son âme, en était fatigué jusqu'à la mort, voit apparaître, sur une route solitaire, le Christ avec un rayonnement divin sur le visage, et saint Paul entend ces paroles: « Pourquoi me persécutes-tu ? » Or, en substance, voici ce qui s'était passé : son esprit était devenu clair tout à coup, il s'était dit : « L'absurdité, c'est précisément de persécuter ce Jésus-Christ ! Le voilà l'expédient que je cherchais, voilà la vengeance complète, là et nulle part ailleurs j'ai entre les mains le destructeur de la loi! » Le malade à l'orgueil tourmenté se sent du même coup revenir à la santé, le désespoir moral s'est dissipé car la morale elle-même s'est dissipée, anéantie - c'est-à-dire accomplie, là-haut, sur la croix ! Jusqu'à présent cette mort ignominieuse lui avait tenu lieu d'argument principal contre cette « messianité » dont parlaient les adhérents de la nouvelle doctrine: mais qu'adviendrait-il si elle avait été nécessaire pour abolir la loi ? - Les conséquences monstrueuses de cette idée subite, de cette solution de l'énigme, tourbillonnent devant ses yeux, et il devient tout à coup le plus heureux des hommes, - la destinée des Juifs, non, la destinée de l'humanité tout entière lui semble liée à cette seconde d'illumination soudaine, il tient l'idée des idées, la clef des clefs, la lumière des lumières; autour de lui gravite désormais l'histoire! Dès lors il est l'apôtre de l'anéantissement de la loi! Mourir au mal - cela veut dire aussi mourir à la loi. Quand même il serait possible de pécher encore, ce ne serait du moins pas contre la loi ; « je suis en dehors de la loi, » dit-il, et il ajoute: « Si je voulais maintenant revenir à la loi et m'y soumettre, je rendrais le Christ complice du péché » ; car la loi n'existait que pour engendrer toujours le péché, comme un sang corrompu fait sourdre la maladie ; Dieu n'aurait jamais pu décider la mort du Christ si l'accomplissement de la loi avait été possible sans cette mort ; désormais non seulement tous les péchés nous sont remis, mais le péché lui-même est aboli ; désormais la loi est morte, désormais est mort l'esprit charnel où elle habitait - ou bien du moins cet esprit est sans cesse en train de mourir, de tomber en décomposition. Quelques jours à vivre encore au sein de cette décomposition! - tel est le sort du chrétien, avant qu'uni avec le sort du Christ il ne ressuscite avec le Christ à la gloire divine, désormais « fils de Dieu» comme le Christ. - Ici l'ivresse de saint Paul est à son comble et avec elle l'importunité de son âme, - l'idée de l'union avec le Christ lui a fait perdre toute pudeur, toute mesure, toute soumission, et l'indomptable volonté de domination se révèle dans un enivrement anticipant la gloire divine. - Tel fut le premier chrétien, l'inventeur du christianisme ! Avant lui, il n'y avait que quelques sectaires juifs. (Nietzsche, Aurore, § 68 : Le premier chrétien).
LE FONDATEUR DE LA RELIGION CHRÉTIENNE.
C'est donc dans le Nouveau Testament que nous trouvons les indices qui indiquent ce qu'il s'est réellement passé dans les temps apostoliques. Notre glose répond aux questions dont jamais personne n'avait donné de réponse satisfaisante :
- Pourquoi l'Église chrétienne, d'origine juive, a rompu avec le judaïsme ? Quand ? Et qui en est le responsable ?
- À lire les épîtres, il semble que les apôtres étaient confrontés aux Antéchrists, aux faux-prophètes annoncés. Bien qu'ils ne soient pas désignés par leurs noms, nous avons pu les démasquer. Qui sont ces faux-prophètes, les «Antéchrist» présents aux temps apostoliques ?
Antéchrist et faux apôtres
Si l'on se réfère à la Bible, entièrement révisée au IVe siècle, les documents originaux ayant brûlé, on en vient vite à se poser des questions pas très catholiques, comme le fit Voltaire dans son Dictionnaire Philosophique (rubriques: Paul, Résurrection) coll.Folio classique, Gallimard.
Au sujet de faux-prophètes ou d'antéchrists, rappelons l'avertissement de Jésus à ses disciples: «Prenez garde de vous laisser abuser : plusieurs viendront en mon nom et ils diront : C'est moi, le temps est proche; Ne les suivez pas.»(Luc XXI,
Dans le livre de l'Apocalypse, Il est surtout question de faux apôtres. Mais dans les épîtres de Jean, ce sont aussi des antéchrist : «Les antéchrist sont dès à présent dans le monde. Ils sont sortis de chez nous, mais ils n'étaient pas des nôtres», (Premier épître de Jean ch. 2, v.19) et dans la seconde épître de Pierre, il sont là, égarant les disciples, créant leur secte pernicieuse. « Par cupidité, ils vous exploitent avec des paroles pleines de ruse. Plusieurs les suivront et seront cause que la voie de la vérité soit calomniée.» (Chap. 2, v. 1-4).
Dans cette atmosphère de "fin des temps" et de nouvelles ferveurs religieuses, les messagers de L'Évangile semblent confrontés à de dangereux faux-apôtres, à des imposteurs. Ne lisons-nous pas dans l'épître de Jacques que de graves "querelles" divisent les "membres" de la communauté ? C'est une vraie "guerre" entre eux (Épître de Jacques IV, 1). C'est clair, et une lecture attentive permet de savoir de qui il est question : ne serait-ce pas Paul qui prétend que le salut ne dépend que de la foi, que "la loi est disqualifiée" et que "nos mérites n'y sont pour rien" ? Jacques répond que «la foi sans les œuvres est stérile.»
Il ne faut pas minimiser cette controverse entre Jacques et Paul ; les mots employés dans les épîtres sont excessivement forts, injurieux. Ils montrent que la controverse a été très vive dès le début. Tout expert de la bible le sait bien : en comparant l'épître de Jacques et celles de Paul, les différences de doctrine apparaissent clairement. Pour Paul, «vous êtes ressuscités par votre foi. »(Col II, 12)... «Car vous étiez morts par vos péchés commis en suivant l'esprit qui opère actuellement dans les rebelles», et «C'est par la grâce que vous êtes sauvés. Vos mérites n'y sont pour rien : c'est un don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres.» (Ephésiens II,1-9) Ce qui ne correspond pas à ce qui est écrit par ailleurs : Jésus n'était pas venu abolir la loi ancienne et il n'était pas question de changer une seule iota de la Loi, et par ailleurs, il jugeait chacun selon ses oeuvres (ses fruits) d'après l'évangile selon Matthieu.
Commençons par le Livre des Actes Ch.VIII 1-3 : «Saul ravageait la communauté, pénétrant dans les maisons, il en arrachait les hommes et les femmes pour les jeter en prison.» Est-ce qu'un criminel qui commande une milice armée, qui va demander au Grand Prêtre des ordonnances de condamnation pour aller à Damas (en Syrie) chercher d'autres adeptes et les faire mettre en prison (ch. IX 1-2), qui est "citoyen romain", qui est traité avec tous les égards par les Romains alors qu'il est honni par les Juifs, qui a droit à une escorte de 485 hommes pour son transfert à Césarée, qui converse familièrement avec Hérode Agrippa, qui est finalement gracié par César-Néron, qui prêche un autre évangile, sa doctrine pour son église après avoir raconté son chemin de Damas à sa façon, cela n'est pas un peu trouble comme histoire ? N'y a-t-il pas la liste de ces faux prophètes et faux docteurs (des fils d'Hérode ) dans Actes XIII, 1 ?
Comment pouvez-vous croire que Jésus, après sa mort, soit apparu à son pire ennemi, en l'aveuglant pour qu'il se convertisse, pour en faire son apôtre pour christianiser les peuples païens ? Il se serait contredit, car il n'était venu que pour les brebis perdues de la religion d'Israël. Savez-vous qu'il y a plusieurs passages de l'historien Flavius Joseph qui décrit Saul comme un factionnaire de sang royal, violent et toujours prêt à opprimer les plus faibles ? (Antiquités Judaïques XX,
Le Livre des Actes est révélateur et plein de détails sur Saul, mais il ne faut pas croire que c'est le seul document historique. Il fut rédigé longtemps après, d'après certains détails : le vouvoiement de Paul, par exemple; dans ce temps-là, le vouvoiement n'existait pas. «On tutoyait même César et il ne souffrait pas qu'on l'appelât Monseigneur (Dominus). Ce ne fut que très longtemps après que les chrétiens s'avisèrent de se faire appeler vous au lieu de tu, comme s'ils étaient doubles (duplicité ) et d'usurper les titres impertinents de "Sainteté", "Éminence", "Votre Grandeur", "Très Saint Père"» (Voltaire, Lettres Anglaises). Jésus lui-même n'avait-il pas interdit à ses disciples de se faire appeler "Père" (selon L'Évangile) ? La volonté de vérité qui nous pousse ne doit pas être entravée par des idées-reçues, des préjugés et des fariboles...
Donc, l'imposteur qui vint peu avant "la fin du monde" (pour la nation juive), pour instituer une religion opposée à celle du Christ, serait-il Saul de Tarse, devenu Paul ? Ne dit-il pas lui-même qu'ils passent, lui et son acolyte Barnabé, pour des imposteurs ?(II Cor VI, 9) Toutes les épîtres de Paul sont sur un ton polémique et il dénigre les Apôtres qui diffusent un autre évangile : «Or, j'estime ne l'avoir en rien cédé à ces éminents apôtres.» (II Corinthiens XI, 5) Ses adversaires sont des disciples du Messie, il les traite de "faux apôtres" et "d'ouvriers malhonnêtes qui se déguisent en apôtres"(v 13). Pourtant, «ils sont Israélites et ce sont les ministres du Christ.» (II Cor XI, 22-23). Mais lui, Paul, ose se dire "plus qu'eux" et les traite de "faux frères" (idem, v 26).
Toujours dans ses épîtres, il se plaint d'être la cible de diffamateurs, de leurs calomnies, et ne cesse de jurer qu'il dit la vérité et de se justifier. Il sent le besoin de se mettre en valeur et de faire sa propre apologie ! Pourquoi ce besoin de se mettre en avant et d'où vient son autorité ? Ne va-t-il pas jusqu'à dire qu'il a reçu sa mission de Jésus et directement de Dieu ? Au début de ce chapitre XI, Paul prétend "avoir annoncé gratuitement l'évangile" alors que, par ailleurs, il réclame son "salaire de prêtre", et même "double rémunération". On lui a ouvert "un compte de droit et avoir"... Et, il reconnaît même avoir "dépouillé d'autres églises en recevant d'elles son entretien"!!! (v
L'épître de Jacques semble bien écrite en réaction contre la fausse doctrine que répandent ces séducteurs à "la langue venimeuse" (Jacques III v.8 ). De graves querelles divisent les membres de la communauté. Quelle est cet "homme vain" qui prêche une autre doctrine, celle du salut par la foi seule au détriment des œuvres ? «Veux-tu comprendre, homme vain, que la foi sans les œuvres est stérile ?» (Jacques chap. 2, v.20 ). Qui, dans ses épîtres, sinon Paul, prêche la doctrine du salut par la foi seule ? Et c'est Paul qui abolit la Loi et qui écrit : «la Loi est disqualifiée». La fidélité au Christ dispense-t-elle d'observer la Loi de Moïse ? Paul le prétend : « Et si l'esprit vous mène, vous êtes indépendants de la Loi. » (Galates III 25).
Pour les Juifs, la Loi de Dieu, ce sont avant tout les dix commandements et Jésus était très rigoureux là-dessus. Or, Paul prêche contre la Loi : c'est donc un apostat. Revenu à Jérusalem, il va tenter d'abolir la rumeur sur son compte en sacrifiant au temple pendant sept jours. C'est alors qu'il sera mené devant le tribunal juif. Tout cela est raconté dans le livre des Actes des Apôtres. On y apprend aussi que Saul et Barnabé, n'ayant pas beaucoup de succès auprès des Juifs dans leurs missions d'évangélisation, décidèrent alors de se tourner vers les Païens (Actes XIII 46 et XVIII 6 ). Pourquoi prétend-il avoir reçu cette mission de Jésus dès le début devant Hérode Agrippa et Bérénice ?(Actes XXVI 17). Un mensonge de plus !!! Comment Saul va-t-il renverser la situation ?
Tout le monde s'accorde pour voir en eux les fondateurs de la religion chrétienne. C'est à Antioche, précisément, que tout commence; là où une petite communauté de disciples avait déjà commencé à évangéliser des Païens. Lorsque Barnabé va chercher Saul à Tarse, où il s'était réfugié par crainte des Hellénistes, (Actes IX 29-30), pour s'en aller à Antioche instruire les nouveaux adeptes pendant toute une année, avaient-ils un mandat pour le faire ? Ceux-ci n'avaient-ils pas déjà été instruits ? «Méfiez-vous de ceux qui vous leurrent, vous n'avez pas besoin que personne vous instruise» lit-on dans la première épître de Jean ( II, 26-27).
Pendant l'absence de Paul, «l'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, croissant en nombre et s'édifiant avec l'assistance de l'Esprit Saint» (Actes IX 31). C'est donc Saul qui apportera le trouble et la division. Son intrusion dans la communauté des disciples de Jérusalem est curieuse car il n'est pas présenté par un disciple de Damas. Et puis, ses pérégrinations et ses prêches ont-elles été bien acceptées des Apôtres ? Aucun texte n'atteste que ceux-ci aient admis parmi eux cet étranger, ni pour l'envoyer en mission d'évangélisation... jusqu'à la charge aussi importante que celle de “ministre de l'église”, excepté à la fin de la 2ème épître de Pierre... mais n'est-ce pas là une extrapolation (rajout) ? Paul s'octroie lui-même ce titre de ministre (Épître aux Ephésiens).
Pierre revendique aussi d'avoir été choisi depuis longtemps déjà pour faire entendre aux païens la Bonne Nouvelle et les amener à la foi (Actes XV, 7). Or Jésus ne lui avait-il pas prescrit de ne pas aller chez les païens, ni même en Samarie ? ( Matthieu X, 5) Ce que les apôtres s'empressèrent de faire ! (Actes VIII 25) Ce n'est pas bien de désobéir ainsi à son Maître ! Mais tout cela suppose que nous disposons de textes fiables, ce qui est douteux. Le différent entre Simon-Pierre et Paul à Antioche donne une faible idée des querelles qui divisent les membres de la communauté et comment Paul l'emporte par son arrogance.
Quel événement provoqua la rupture définitive entre l'église primitive, celle des Juifs convertis, et l'église chrétienne, aussi appelée "Église des Nations" païennes, inaugurée par Paul et Barnabé à Antioche ? Quand cela se produisit-il ? Est-ce en l'an 64 ? On reste perplexe devant l'ignorance de tous sur le problème !
Il faut savoir distinguer ce qui vient de saint Paul dans le Nouveau Testament, et ce qui vient de Jésus et de ses apôtres, des Galiléens ! Je suis le premier à avoir découvert la vérité et à l'avoir révélée. Et voilà, suivez-moi bien.
En réalité, il y avait deux Églises (celle fondée par les Apôtres à Jérusalem et celle fondée par Paul à Antioche) et, ce qui n'est pas souligné par les historiens, c'est que ces deux Églises s'opposèrent et se combattirent. Or, comme l'Église de Judée disparut lors de la révolte juive contre les Romains en l'an 70, il ne resta plus que l'Église des nations païennes, c'est-à-dire l'Église "chrétienne", celle de Paul qui se désolidarisa des Juifs, des “chiens”, ces "mutilés" comme il appelle ces “rebelles” (Philippiens ch. III 2).
L'antisémitisme chrétien remonte donc à saint Paul !!! (cf. Quid 1997)
C'est donc Paul qui prit la responsabilité de rompre avec l'Église primitive des Juifs évangélisés, dont Jacques le Mineur (le frère cadet de Jésus) fut le premier évêque à Jérusalem, lequel resta attaché à la loi de Moïse. Et si Jésus annonçait la fin du monde ou plutôt la fin des temps pour les Juifs de Judée, Paul annonça ensuite les temps nouveaux de l'ère chrétienne, avec un Christ mystique: «Le monde ancien fait place à un monde nouveau. Désormais, nous ne comprenons plus le Christ humainement, mais comme un signe, ou un principe, qui fait de nous un être nouveau.» (II Cor V, 17) Ce n'est plus le Jésus historique, son Christ, c'est un archétype !
Qui prend Jésus pour un bouc émissaire ? Les Hébreux avaient l'habitude de sacrifier un bouc (ou un agneau) pour le rachat de leurs fautes,(Livre des Nombres VI, VII). Alors, selon Paul : «C'est pour cela qu'il [le Christ] est médiateur du nouveau testament et ainsi, sa mort étant intervenue pour le rachat des fautes commises sous l'ancien, les élus reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis.» (Épître aux Hébreux IX 13). Que cet épître non signée soit de lui ou d'un de ses émules, cela ne change rien.
Il y a d'autres arguments à l'appui de cette thèse (cf. Saul), une comparaison s'impose entre les paroles de Jésus et les écrits attribués à Paul (ou dans ce qui est relaté dans les Actes).
- Jésus : «Ne jugez pas selon l'apparence. Ne condamnez pas afin de ne pas être condamnés.» Paul condamne des gens pour inceste, châtie et envoie ses ennemis à Satan. Est-ce pour assurer la domination de l'Église que les tribunaux ecclésiastiques furent institués ?
- Jésus : «Le Royaume des cieux est déjà au-dedans de vous». Pour Paul : “ le Royaume à venir ”, c'est l'Église qu'il institue.
- Jésus : «Vous avez reçu gratis, donnez gratis.» Paul institue la collecte lors des assemblées et réclame un salaire pour lui et son clergé.
- Jésus recommandait de mettre en pratique ses préceptes, il pardonnait facilement : “Je veux la miséricorde non le sacrifice”. Paul culpabilise et n'hésite pas à châtier ses ennemis. Il propose aux chrétiens de se sacrifier.
- Jésus a dit : «Je ne suis pas venu pour abolir la loi, mais l'accomplir.» Paul, comme nous l'avons vu, abolit la loi pour s'adresser aux non-Juifs et leur présente une doctrine de salut par la foi seule, non par les œuvres (“nos mérites n'y sont pour rien”).
- Jésus a dit : «Qui cherchera à sauver sa vie la perdra.» Il se laisse condamner et torturer. Il se sacrifie pour ses amis. A l'inverse, Paul invoque sa citoyenneté romaine et en appelle à César pour sauver sa vie; il sera délivré à Rome sous Néron.
- Ne voulant pas de hiérarchie parmi ses disciples, Jésus a dit lorsque ceux-ci discutaient de leur rang : «les premiers seront les derniers.»; Paul, lui, se met en avant et se consacre lui-même "le ministre de l'Église" (épitre aux Ephésiens).
Reprenant l'idée de Caïphe qui prophétisait que Jésus devait mourir pour sauver la nation (Jean XI, 50-53), Paul écrit : «Un seul est mort pour tous» (Cor. V, 14.) et prétend que "sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon" (Hébreux IX, v.22). En fait, il va tout faire pour obtenir l’ordre par l’obéissance, la paix par la soumission, le nombre par la crédulité des fidèles.
Paul écrit que la loi de l’État est la “loi de Dieu” et va jusqu’à présenter les collecteurs d’impôt comme des fonctionnaires de Dieu (Romains XIII, 6). N'avait-il pas des amis de la maison de César ? (épître aux Philippiens IV 22) Des conseillers de Néron, Burrhus, Sénèque et son frère Gallius, ne le protégeaient-ils pas ? Il est un familier du roi d'Arménie Aristobule III (Romains XVI, 10) et "parent d'Hérodion"(Actes XIII), fils d'Hérode (Rom. XVI 10-12)
Selon Flavius Josèphe, Saül était un allié secret des Hérodiens et des Pharisiens au moment de la révolte des Juifs contre Rome et ils invitèrent les Romains à venir écraser cette révolte à Jérusalem, la Cité Sainte, rendant par là inévitable sa chute et le massacre de milliers de Juifs. Saul était un prince Hérodien, élevé avec Menahem, (Actes XIII, v.1), son frère était Costobare, et ils avaient des milices armées et usaient de violence. Ce qui explique pourquoi, lors de son procès, il est envoyé devant Hérode Antipas, térarque de Galilée !
Le principal reproche fait par les témoignages d'époque aux Chrétiens est leur crédulité (Celse, Lucien, Cresceus...). Lucien, qui était né à Athènes en 125 ap. J.-C., écrivit «La vie de Peregrinus». Ce personnage, un charlatan venu en Palestine, se convertit au Christianisme. Entré dans la communauté après une vie de parricide, il obtient comme il le veut les premières charges ; il est prophète, chef d'Assemblée, il interprète les Écritures et il en compose. Arrêté pour « sa foi » opposée à la stricte observation de la Loi, jeté en prison, il reçoit la visite de ses disciples qui le comblent de présents. Il se constitue ainsi un magot. Mais, sorti de prison, il se fait exclure de la communauté des disciples, qui, eux, sont des Juifs. Alors, Pérégrinus continue ses pérégrinations. Et Lucien montre que les Chrétiens ne sont pas des Juifs mais des Païens naïfs que le premier imposteur dupe.
Ne pourrait-on pas conclure que Saul, alias Paul, est cet imposteur qui fonda une religion opposée à celle du Christ ? N'est-ce pas la définition-même de l'antéchrist ? L'antisémitisme chrétien ne dérive-t-il pas de lui ? Bien d'autres indices peuvent accréditer cette thèse, et ils sont dans le Nouveau Testament, version complète d'après les textes originaux par les moines de
l'abbaye de Maredsous.
#86
Posté 07 mai 2006 à 18:26
Tel Eratostrate, qui incendia le temple de Diane à Ephèse pour faire parler de lui, saint Paul alluma un incendie qui s'étendit à tout l'Empire romain. Certains présument même qu'il fut le commanditaire de l'incendie de Rome en 64. Jugé après son forfait, le nom d'Eratostrate ne devait pas être prononcé. Idem pour Paul : cet Antéchrist n'est pas désigné nominativement dans les épîtres... c'est l'être innommable ; l'être humain le plus laid est assurément Paul, le véritable fondateur de la religion chrétienne, qui écrivait, entre autre: “Veuillez à ce que nul ne vous prenne au piège de la philosophie, cette creuse duperie à l'enseigne de la tradition des hommes et des forces qui régissent l'univers et non plus du Christ.” (Colossiens 2,
Dans l'antéchrist, Nietzsche écrit : «Ce qu'il devina, c'est comment on peut allumer un incendie universel à l'aide du petit mouvement de secte chrétien en marge du judaïsme.» Et, récemment, Gérald Messadié a titré son livre : "Paul, l'incendiaire".
Soyons bref. Nietzsche, qui a fait une analyse psychologique pertinente de saint Paul, dans Aurore § 68, parle de "la vengeance contre le Témoin" dans Ainsi parlait Zarathoustra. Jésus est appelé le Témoin fidèle dans l'Apocalypse car "Il a rendu témoignage à la vérité". Selon Nietzsche, « c’est le plus laid des hommes qui est cause de tout : il l’a ressuscité. Et, quoiqu’il dise, il l’a tué jadis. Il a déshonoré le Chemin. Pourquoi s’est-il converti ? Et qu’a-t-il fait là ? » (cf. La fête de l'âne, in Ainsi parlait Zarathoustra )
Nietzsche reproche au christianisme de vouloir supprimer le désir, de combattre les instincts naturels vitaux (sexuels), de nier ainsi ce qui fait la vie - les passions humaines - par la culpabilisation à outrance. «J'appelle mensonger celui qui ne veux pas voir les choses telles qu'elles sont.» dit-il.
« St Paul a rétabli en pire tout ce que le Christ avait justement annulé par sa vie... le christianisme est devenu quelque-chose de foncièrement différent de ce que fit et voulut son initiateur (le Sauveur).(...) l'Église appartient au triomphe de l'antéchrist, tout aussi bien que l'État moderne, que le nationalisme moderne », selon Nietzsche (in Volonté de Puissance, publié après sa mort), lequel avait lu Stendhal, qui remarquait:
« C’est à la suite des principes prêchés par St Paul que l’opposition d’intérêts et même la séparation totale se fit entre un corps de prêtres et les citoyens. Ce corps de prêtres fit son unique affaire de cultiver et de fortifier le sentiment religieux ; il inventa des prestiges et des habitudes pour émouvoir les esprits de toutes les classes ; il sut lier son souvenir aux impressions charmantes de la première enfance ; il ne laissa point passer la moindre peste ou le moindre grand malheur sans en profiter pour redoubler la peur et le sentiment religieux ou tout au moins pour faire bâtir une belle église, comme la Salute à Venise. » ( Stendhal in Chroniques Italiennes ).
Le Christ (judéo-christianisme) règne-t-il partout sur Terre comme aux cieux ?
La déviation
Pour Nietzsche, l’origine de la déviation, qui s’est opérée dès le début, serait dans le ressentiment des opprimés, des pauvres, des exclus, et ce ressentiment a suscité une interprétation, a engendré des idéaux, des valeurs. « Que le soleil ne se couche pas sur votre ressentiment », écrivait Paul aux Ephésiens (ch. IV v. 26).
On constate dans ses Épîtres que Paul, qui se prend pour le plus éminent des apôtres, veut tout organiser, instruire les autres, ordonner des prêtres, instituer les fondements de ce que sera cette nouvelle institution religieuse à visée universelle qui remplaçera la petite secte juive. Sa doctrine de le justification par la foi aura l’adhésion du plus grand nombre puisqu’elle n’exige pas une discipline très stricte, convenant tout juste aux gens crédules et aux esprits simples et soumis. N’y a-t-il pas aussi dans ses Épîtres les prémices des châtiments de l’Inquisition et n’envoie-t-il pas ses ennemis à Satan ? «L'un de vous vit avec la femme de son père... Q'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de son corps afin que son âme soit sauvée.» ( Iier épître aux Corinthiens V, 1-5 )
Tout ce que Jésus dénonçait a été rétabli par Paul et ses successeurs: le pharisianisme, le mensonge, la duplicité (d'où le vouvoiement qui n'existait pas avant). On a élaboré des dogmes sur les doctrines théologiques de Saint Paul et en récupérant les cultes et croyances païennes concurrentes pour asseoir l’autorité de l’Église, renforcer le pouvoir de ceux qui la gouvernent. Le culte marial, par exemple, est institué quatre siècles après J.-C. à la suite d'incidents à Ephèse où subsistait parmi les chrétiens le culte de la déesse-mère, Arthémis. Mais les principes de l’endoctrinement (la “foi”), les promesses improbables d’une justice après la mort ( l’espérance = contenu de la boite à Pandore ) et l'escroquerie à la charité, l’appel aux bons sentiments sert à financer généreusement l’institution religieuse : voilà établis les principaux reproches qu’on fait aujourd’hui à toute secte ! Alors, disons-le : cette religion est une secte qui a réussi à s’imposer chez les païens du Monde romain puis dans toute l'Europe...
Toute l’histoire de la chrétienté est jalonnée de schismes, de crimes, de massacres, de croisades, de guerres de religion, de bûchers et de pactes avec les pouvoirs établis, parfois despotiques et totalitaires. Avant le IXe siècle, il n'y avait pas de pape, les différentes Églises se disputaient la primauté et les empereurs romains de Constantin à Justinien furent les Souverains Pontifes ! Lors de la chute de l'empire romain, Clovis fut sacré roi par L'évêque de Reims...
L'histoire de l’Église et des nombreux schismes et conciles, des papes (et anti-papes) mérite qu'on la lise... La question d'une transmission ininterrompue de la tradition chrétienne se pose. Le sujet étant trop vaste pour être résumé, je renvoie à Stendhal (Voyages en Italie) ou à Pastor (Histoire des Papes). N'y a-t-il pas pour le défendre, comme au temps des Jésuites, des légions entières manipulées par l'Opus Dei ?
#87
Posté 07 mai 2006 à 18:38
Recherches sur les origines du christianisme
De la prétendue historicité de Jésus-Christ
Introduction
De par le monde, au cours des siècles, quantité d'ouvrages ont été écrits autour du phénomène religieux judéo-chrétien, du christianisme, et sur son fondateur mythique, sa mission, et de son influence sur la civilisation et la culture en Occident. En particulier, des volumes entiers ont été composés spéculant sur la personnalité et l'historicité de la principale figure des religions chrétiennes occidentales, Jésus. Nombre d'auteurs se sont efforcés d'éprouver le besoin, malgré le nombre extrêmement réduit de témoignages autour de la personnalité de Jésus, d'en rajouter et de forger une esquisse biographique imaginaire au soutien de leur foi, ou révélant un Jésus plus humain, un « homme fait dieu ». Par exemple, Ernest RENAN, auteur de l'Histoire des origines du christianisme, (Calmann-Lévy, 1899, 8 vol.) dont le tome I contient la célèbre Vie de Jésus, constamment rééditée. Pourtant c'est la suite de cette histoire qui nous intrigue le plus : Paul et Barnabé, accompagné d'évangélistes, allèrent en mission convertir les païens à Antioche, et c'est là qu'est née la religion chrétienne. Avaient-ils un mandat des apôtres ? Renan distingue deux Eglises, celle d'Antioche et celle de Jérusalem. "Ce fut Antioche, la ville de Paul et Barnabé, qui fournit les capitaux de la fondation du christianisme. Paul a repris aux anciens cultes en décrépitude l'essentiel de leurs rites et les a assorti à son message pour fonder sa religion, la secte qui s'établit à Rome." La révolte des Juifs a sans doute dispersé les disciples de Jérusalem. Renan relate le siège et la chute de Jérusalem en l'an 70 : la grande cité fut détruite par l'incendie et F. Josèphe a relaté l'extermination des Juifs et leur exil forcé.
Les Philosophes des Lumières avaient l'esprit plus critique, surtout Voltaire, qui donne dans son Dictionnaire Philosophique rubrique 'christianisme, section II' l'état des Recherches historiques sur le christianisme (28 pages édifiantes, coll. Folio classique, Gallimard). Ce sont des philologues allemands du XIXe siècle, de Reimarus à Rudolf Bultmann, qui ont démontré que la valeur historique des évangiles était bien mince, ce ne sont donc que des fables pieuses écrites par des croyants pour faire passer leurs idéaux moraux. Au XIXe siècle, le Philosophe allemand Ludwig FEUERBACH exposa une interprétation psychologique de la religion et développa une des premières doctrines matérialistes. Dans son ouvrage capital, L'Essence du Christianisme (1841), il soutenait que la religion correspond à un besoin psychologique : la préoccupation essentielle de l'individu étant le moi, le culte de Dieu est en réalité un culte du moi idéalisé. Ce qu'il n'est pas, il le projette en une image sublimée, lui donne forme puis existence : c'est ainsi qu'il se fabrique un Dieu parfait, juste, infini, omnipotent. Le culte est instauré par les prêtres sur une pure création de l'esprit. D'où l'alienation à une volonté supérieure.
En langue française, on pourra se reporter d'abord à :
- STRAUSS David Friedrich, Vie de Jésus ou Examen critique de son histoire, Ladrange, 1864. Trad. de l'allemand sur la 2e éd. par E. Littré, 3e éd., 2 vol. in-8, XXXVI - 706 et 727 p.
- BULTMANN R., Histoire de la tradition synoptique, Le Seuil, 1973.
- AUGSTEIN Rudolf, Jésus Fils de l'Homme. Traduit de l'allemand par Michel-François Demet, Gallimard, 1975, 389 pages.
Ce dernier livre présente l'intérêt de soulever les véritables questions: "De quel droit les Églises chrétiennes invoquent-elles un Jésus qui n'a peut-être pas existé, des doctrines qu'il n'a pas enseignées, une toute-puissance qu'il n'a pas lui-même tenue pour possible et qu'il n'a pas accordée, une condition divine qu'il n'a pas revendiquée ?" (contradictions flagrantes dans le Nouveau Testament); quoique l'auteur ait fait le choix de s'en tenir à la vue la plus communément répandue, celle de l'historicité de Jésus-Christ, l'argument étant qu'il a bien fallu un homme auquel les petites gens qui l'entouraient attribuaient des qualités particulières et qui connut une fin tragique, sans quoi l'"immense élan du christianisme primitif" eût été incompréhensible, il admet cependant l'existence de ce «noyau personnel» constitué, comme chacun sait, par le paulinisme (p. 26).
En quoi ces questions peuvent-elles bien nous importer ? "Elles nous importeront, répond R. Augstein, aussi longtemps que les Églises prétendront intervenir dans les choses de la vie humaine au nom d'une autorité surhumaine. Divorce, contraception, avortement, peine de mort, euthanasie, guerre atomique : tous ces problèmes d'une réalité brûlante devraient se trancher du point de vue absolu d'un maître divin dont la réalité est aujourd'hui mise en doute par les théologiens eux-mêmes ! Mais ceux-ci n'accomplissent ce travail critique qu'en milieu fermé, avec une discrétion qui touche à la dissimulation." (4e de couverture). Et, on ne peut dès lors que mieux comprendre cette déclaration du pape Paul VI, citée p. 10: «Dieu n'a pas livré les Saintes Écritures aux gens cultivés pour qu'ils en jugent eux-mêmes, mais à son Église». «L'institution qu'est l'Église ne peut se maintenir que si elle affirme son droit à imposer aux hommes sa discipline: et comment le pourrait-elle sans que ce droit vienne d'en haut ?» (ibid.). En réalité, on peut penser que ce que craint d'abord l'Église serait bien davantage à terme la remise en cause de sa prétention à exercer une influence dans la société, du baptème au mariage. «La seule chose qui n'existe pas, c'est un point de vue absolu qu'un maître divin aurait livré aux Églises pour qu'elles l'appliquent, le comment et le développement. La clef du ciel est dans la lune, c'est un rêve.» (Ibid.)
Et on peut encore estimer, comme l'affirmait C.-G. Jung, que le véritable problème de l'homme actuel est bien, au-delà des difficultés propres et particulières à chacun, la question religieuse: «...nul n'est véritablement guéri, s'il n'a retrouvé son attitude de penseur libre, attitude adulte qui ne consiste pas, bien entendu, dans le fait d'appartenir à une Église ou confession particulière.» Ce serait même tout le contraire : la religion comme «sentiment de la dépendance absolue» (Schleiermacher). Relation au mythe. Cf. aussi:
- OTTO Walter F., Essais sur le mythe, T.E.R., 1987, VIII-76 p. Traduit de l'allemand par P. David.
- Cahiers de l'Herne, Jung (Carl Gustav), 1984, 515 p. Les articles rassemblés dans les parties titrées: «La voie de Jung» et «Jung et la divinité» forment un tout: Jung et la Religion à télécharger ( format ZIP)
Historiquement, comme d'un point de vue psychogénétique, on peut penser que le soi sera d'abord projeté avant d'être reconnu du sujet dans les thèmes mytho- et théologiques fournis par la culture, et qu'elle réélabore sans cesse: d'où l'idée de cette divinité unique; des multiples figures d'Anthropos, l'homme divin des gnostiques, le Fils de l'Homme des textes bibliques tout aussi bien que la figure de Purusha du Rig Veda (W. Bousset, Principaux problèmes de la gnose, 1907), correspondant à l'acte individuel de libération de l'imaginaire; ou encore de l'Incarnation, thème auquel correspondrait vraisemblablement l'irruption d'une impulsion non primitivement reconnue comme telle à l'origine d'une production de sens pour le sujet.
La polémique
En dépit de toute cette littérature produite de manière ininterrompue et du nombre des esprits inféodés aux religions instituées, le grand public souffre d'un manque sérieux de culture et d'information sur les thèmes mythologiques et religieux, la plupart des individus étant sous-informés de ces questions. Pour ce qui est du christianisme, on continue par exemple à enseigner à beaucoup dans les écoles et Églises que Jésus-Christ aurait été une figure historique réelle, et que la seule polémique dont il ferait l'objet résiderait en ce que certains le reçoivent en tant que fils de Dieu, prophète ou Messie, alors que d'autres non. Toutefois, alors même qu'il s'agirait du débat le plus vif aujourd'hui en ce domaine, il est loin d'être le plus important. La question qui importe le plus serait bien plutôt celle de savoir si un individu du nom de Jésus a réellement existé.
- Néanmoins, dans les années 80, la polémique a de nouveau rebondi dans les pays anglo-saxons à l'occasion de la publication des ouvrages de G. A. Wells, Jésus a-t-il existé ? et Les preuves historiques de l'affaire Jésus, tous deux s'efforçant d'établir que Jésus est une figure n'ayant rien d'historique. Une tentative de nier les thèses de Wells fut entreprise par Ian Wilson dans Jésus: Les preuves, un ouvrage de plus pour tenter de démontrer que Jésus aurait réellement existé. Un chapitre de ce dernier livre est intitulé: « Jésus a-t-il seulement existé ? », ce qui déjà en soi suffirait à semer un doute jusque là ignoré de l'esprit du lecteur. Il conviendrait de noter de surcroît qu'un tel ouvrage ne serait aucunement indispensable si l'historicité prétendue de Jésus correspondait à un fait établi et reçu de tous. Or, il n'y a pas de faits historiquement établis, il n'y a que des interprétations, a fait remarquer Nietzsche.
- Quoique l'objet d'un tel débat n'apparaisse pas ordinairement dans les ouvrages les plus largement diffusés, en approfondissant la question, on peut aisément découvrir un grand nombre de travaux établissant sans contestation possible, rigoureusement et de la manière la plus fine, que la figure de Jésus correspond clairement à un thème mythologique, celui des divinités humanisées grecques, romaines, égyptiennes, sumériennes, phéniciennes, indiennes, toutes actuellement reçues pour des figures mythiques, et rien d'autre. Les récits évangéliques ne peuvent être en aucun cas tenus pour des relations historiques en rapport avec un fils de charpentier rebelle juif qui aurait eu une existence réelle en Orient il y a deux millénaires. En d'autres termes, ce qui a été à maintes reprises établi au cours des siècles, la figure de Jésus a été forgée de toutes pièces par des disciples beaux-parleurs enthousiastes et ne correspond en rien à une quelconque existence historiquement avérée (création du mythe).
- On sait qu'on désigne par ailleurs par évhémérisme la tentation de retrouver un fond historique réel sous les récits mythiques, du nom d'Evhémère, cet érudit grec qui, au IVe siècle avant J.-C., a émis l'idée que, plutôt que d'être des personnages mythiques, les dieux des anciens auraient été à l'origine des êtres humains, princes, rois ou héros, dont les exploits auraient été déifiés par l'admiration des peuples.
Histoire et position de la question
Une telle polémique a existé dès le commencement du christianisme, et les écrits des «pères de l'église» eux-mêmes indiquent suffisamment qu'ils s'étaient constamment trouvés dans la nécessité de défendre ce que l'intelligentsia « païenne » regardait comme une fable absurde et forgée de toutes pièces sans le moindre commencement de preuve historique. Du point de vue des non-chrétiens, le Nouveau Testament pouvait être légitimement qualifié d'ensemble de «fictions d'évangile» - titre d'un ouvrage de Randel Helms, Fictions d'Évangile. - Un exemple parmi d'autres, certainement le mieux connu : Celse. - ROUGIER Louis, Celse ou Le conflit de la civilisation antique et du christianisme primitif, éd. du Siècle, coll. Les Maîtres de la pensée antichrétienne, 1925, XXXIII-440 p.- où l'auteur s'est attaché à la reconstitution du Discours vrai de Celse, la faisant précéder d'une importante introduction, à partir des fragments et des résumés conservés par Origène. Celse y défendait le point de vue de la critique éclairée, contre l'esprit de secte qui était indiscutablement celui du christianisme à ses origines. L’empereur Julien, qualifié d'apostat par l'Eglise, succédant aux empereurs "chrétiens" constantiniens, réautorisa les cultes païens, et affirma : "Si quelqu’un veut savoir la vérité en ce qui vous concerne, chrétiens, il saura que votre impiété est partiellement constituée de l’audace juive, et aussi de l’indifférence et du sens de la confusion des Gentils, et que vous avez mélangé non pas leurs meilleures, mais leurs pires caractéristiques." Une fois mort, c'est l'Eglise de Rome qui s'imposa et les historiens chrétiens n'ont pas eu beaucoup de contradicteurs pendant les 15 siècles de domination religieuse en Europe, avec l'aide de l'inquisition et des autodafés.
Au siècle dernier, Albert Churchward soutenait déjà que «Les Évangiles canoniques peuvent apparaître comme une collection d'affirmations tirées des mythes et de l'eschatologie des égyptiens» - L'origine et l'évolution de la religion, par Albert Churchward, p. 394.- Dans Contrefaçons dans le christianisme, Joseph Wheless affirme que «Les Évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales postérieures d'un siècle à leurs dates alléguées.» - Contrefaçons dans le christianisme, par J. Wheless, p. XVIII.
- A la recherche du Jésus historique, le docteur Albert Schweitzer a conclu en 1906 à l'impossibilité d'appréhender la réalité du Jésus historique tel que décrit dans les évangiles ; c'est une «fraude de la tradition» élaborée au second siècle avec force dogmes. - Le Secret historique de la vie de Jésus, Albin Michel, 1961.-
La contrefaçon dont faisaient l'objet les textes de référence durant les deux premiers siècles d'existence de l'Église chrétienne était à ce point effrénée et communément répandue qu'une nouvelle expression fut inventée pour la décrire, celle de «fraude pieuse». Les auteurs de certains Évangiles et épîtres «apocryphes» ayant fleuri durant les deux premiers siècles de notre ère ont même admis avoir forgé de toutes pièces de tels documents (Wheless, op. cit.). Une telle tromperie est par ailleurs maintes fois tenue pour légitime par l'Encyclopédie Catholique (ibid.).
Certains des plus «grands» des pères de l'Église, tels qu'Eusèbe de Césarée, saint Iréné ou saint Jérôme, ont été reconnus par leurs propres pairs comme d'incroyables menteurs ayant régulièrement conté leurs propres fictions sur ce que «le Seigneur» aurait dit et fait pendant «Son» séjour allégué parmi les hommes.
[ La version originale de ces pages existe déjà sur le réseau à cette adresse : www.truthbeknown.com/francais.htm. L'auteur (acharya_s) s'étant servi d'un logiciel de traduction automatique, nous nous sommes bornés à transposer librement son texte pour une meilleure intelligibilité, en particulier là où des difficultés de compréhension risquaient de se faire jour, et à ajouter quelques précisions, d'ordre bibliographique surtout, allant somme toute dans le même sens. Reprises en 1998 libres de droits lors de la fermeture du site de S. Zarjac, les voici améliorées et enrichies de données récentes.]
#88
Posté 07 mai 2006 à 18:46
L'affirmation selon laquelle Jésus-Christ n'est qu'un personnage mythique peut être établie, non seulement sur la base des travaux des dissidents et des «païens» ayant connu la vérité du christianisme, et qui ont été perfidement réfutés, voire assassinés pour leur opposition aux ecclésiastiques chrétiens et «pères de l'Église» qui dupaient les masses de leurs fictions, mais également par les écrits des chrétiens eux-mêmes, qui révèlent sans discontinuité qu'ils ont toujours su que l'histoire de Jésus-Christ n'était qu'un mythe fondé sur les récits ayant trait à des divinités plus anciennes et qui peuvent être rapportés à la totalité du monde antique alors connu. Dans les faits, c'est le Pape Léon X, qui, averti de la vérité du christianisme en raison de son rang élevé dans la hiérarchie de l'Église, fit cette curieuse déclaration: «Quel bénéfice cette fable du Christ ne nous a-t-elle pas déjà apporté !» (Dictionnaire philosophique de Voltaire) - Cela a été rapporté par Pic de la Mirandole. Et par Spinoza : C'est le jugement qu'en portait le Pape Léon X., comme il parait par ce mot si connu et si hardi dans un siècle où l’esprit philosophique avait fait encore si peu de progrès. « On sait de temps immémorial, disait-il au Cardinal Bembo, combien cette fable de Jésus-Christ nous a été profitable ! ».
- L'Encyclopédie des mythes et des secrets, de Barbara Walker, p. 471, citée par le Rév. Taylor, dans son Diegesis (renvoi de bas de page, p. 35) rapporte une version légèrement différente du mot de Léon X (Jean de Médicis): «Il est bien connu combien, de temps immémorial, cette fable du Christ nous a été profitable.» (Lettre au cardinal Bembo). Son troisième successeur, Paul III, alias Alexandre Farnèse, confiera au duc de Mendoza, ambassadeur d'Espagne à Rome que, n'ayant pu découvrir aucune preuve de la réalité historique du Jésus-Christ de la légende chrétienne, il était dans l'obligation de conclure à un dieu solaire mythique de plus.
Chose qu'on retrouve dans les ouvrages de Robert Ambelain, suivants :
- Jésus et le mortel secret des Templiers,
- La Vie Secrète de Saint Paul,
- Les lourds secrets du Golgotha -(R. Laffont éd., 1972)
Cet historien a fait un long et patient travail de recherche avant d'en conclure à un Jésus très différent de celui qu'a littéralement créé Saul, alias Saint Paul.
Recherches de preuves dans la bible
Les sources bibliques indiquent à l'évidence que les documents chrétiens les plus anciens, les épîtres attribuées à Paul, ne se rapportent pas à un Jésus historique, mais à une figure spirituelle connue de toutes les sectes gnostiques comme celle de l'archétype du «Sauveur»: «Dorénavant, nous ne connaissons plus Jésus-Christ en tant qu'homme mais comme un signe, un principe.» (II Corinthiens V, 17)
Les quelques références «historiques» à une existence réelle de Jésus mentionnées par les épîtres sont de façon tout à fait concluante des interpolations et des contrefaçons. Comme le fait justement remarquer Édouard Dujardin, la littérature paulinienne «ne fait nulle part mention de Pilate, ni de Caïphe, ni du Sanhédrin, ni d'Hérode, ni de Judas, ni des «saintes» femmes, ni d'aucun des personnages du récit évangélique de la passion, et sur celui-là elle ne fait jamais la moindre allusion; en définitive, elle ne mentionne absolument aucun des «événements» de la passion, directement ou par allusion.» - Histoire antique du dieu Jésus, par Édouard Dujardin, p. 33.-.
Mangasarien indique que Paul ne cite jamais les prétendus sermons, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connus antérieurement à Paul.
Si l’on s’intéresse maintenant aux Évangiles, qui furent écrits vers le milieu du IIe siècle [Encyclopédie Catholique], leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent de la vie Jésus des récits différents et des précisions sur sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez «Marc», et, bien que «Matthieu» et «Luc» affirment qu’il est «né d’une vierge», on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il «réponde à la prophétie». Dans les trois Évangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné durant un an avant de mourir, alors que chez «Jean» on parle de trois années. «Matthieu» indique que Jésus a donné le «Sermon de la Montagne» devant «les foules», alors que «Luc» mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les raisons de la crucifixion données dans L'Évangile selon Jean contredisent le dogme de la rédemption développé par St Paul. C'est Caïphe qui avait décidé du sort de Jésus : il valait mieux que lui seul meure pour tous. (Jean Ch XI, v 50-52). Les récits de la Passion et de la Résurrection diffèrent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort. Mais il faut aussi remarquer que deux des quatre évangélistes, Luc et Marc sont les compagnons de Paul et Barnabé, et que le livre des Actes des Apôtres, écrit d'après le récit de Luc, contient des incohérences, des anachronismes, et semble amputé à la fin.
Pour Wheless, «les soi-disant écrits ‘canoniques’ du Nouveau Testament constituent un texte confus, qui se contredit lui-même, l’estimation présente étant d’au moins 150 000 lectures possibles, ce fait étant connu et admis». De plus, sur les douzaines d’évangiles, certains qui à l’origine étaient considérés comme authentiques ou canoniques furent plus tard rejetés comme apocryphes ou faux, et vice-versa. Cela fait beaucoup pour «l’infaillible Parole de Dieu» et l’«infaillibilité» de l’Église ! D'ailleurs, en cette année 2000, en faisant repentance pour son lourd passé, l’Église renie elle-même son «infaillibilité» !
La confusion est partout présente car, au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque : ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécrit ces textes pendant des siècles. Révisée par St Jérome et traduite en latin, la Bible continue à être réécrite et interprétée. Il est donc absurde de faire reposer la religion sur des compositions aussi douteuses quant à leur authenticité historique.
Un exemple: la Résurrection
Jésus ne croit pas en la résurrection des morts. Quand on lui pose la question, il répond que l'esprit des patriarches qui se renouvelle est ce dieu vivant qui les habite (Luc XX, 37). Le plus ancien témoignage écrit est constitué par la première Lettre aux Corinthiens, écrite au plus tôt en 53, au plus tard en 57. Paul y rappelle l'enseignement qu'il reçut lui-même (cf. Galates, I, 18 et suiv.), celui d'une vérité en apparence admise par tous, la Résurrection, pour prétendre en enseigner une autre, celle-ci bien davantage contestée, la résurrection des corps, l'esprit de matérialité étriquée et à courte vue qu'elle présuppose ne pouvant être adoptée sans de sérieuses réserves pour l'intelligence. Il y ferait allusion à des faits sur lesquels les évangélistes sont plus diserts, mais postérieurement à cette épître (I Cor. XV, 1-20). Le seul fait réel, le tombeau trouvé vide, aurait fait conclure à la résurrection du corps, à moins de fonder sa foi sur des témoignages d'apparitions mystérieuses... son corps a-t-il été retiré pour éviter le culte de ses reliques ??? On raconte que l'Empereur Julien aurait envoyé une expédition en Samarie, où le vrai tombeau aurait été trouvé.s
Les preuves traditionnelles de la Résurrection : le tombeau trouvé vide, et les apparitions.
La Vulgate date du IVe siècle, soit en pleine période constantinienne. Comme les originaux ont disparu, les plus anciens textes qui subsistent de nos jours sont des témoignages de seconde main et relèvent donc d'une légende rapportée. A remarquer une importante lacune: aucune description du fait même de la Résurrection. Il semble que les femmes qui ont suivi Jésus ne le reconnaissent pas après sa résurrection, ni les pèlerins d'Emmaüs. Comment cela se fait-il ? Et aussi : la mention des difficultés des «saintes» femmes à faire partager aux apôtres leur foi en la Résurrection. Les manifestations de Jésus à ses disciples se seraient toujours heurtées à l'effroi ou au doute; le personnage divin doit multiplier les marques de son identité. Les apôtres sont lents à croire, avant d'accéder à cette conviction inébranlable qui transforme et inverse leur état d'âme antérieur. Finalement, la Résurrection, «preuve» de la divinité... manque de preuves. Dujardin précise encore que d'autres écrits chrétiens semblables à l'Apocalypse de Jean ne rapportent aucun détail ou événement à caractère historique. - ibid., p. 36.-
Sources non-bibliques (Lire page suivante)
Recherches sur les origines du christianisme
preuves hors la bible
En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens de l’époque contemporaine et de la suivante; aucun n'ont connu la prétendue venue du messie. Walker indique qu’aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif helléniste et philosophe Philon, vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage. «Il reste suffisamment d’écrits de [ces] auteurs pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et païenne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ». Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens.
Les faux inventés par l'Église ont été rédigés maladroitement.
Dans toute l’œuvre de l’historien Juif Josèphe, formée de nombreux volumes, il y a seulement un petit passage où il est question de ce Jésus qui est le Christ. A la suite de Voltaire, qui le classe parmi les «fraudes pieuses», celles-ci ont été dénoncées par tous les érudits et même par des chrétiens comme étant des faux, comme l’ont été celles se référant à Jean le Baptiste et Jacques, «frère» de Jésus. Après Voltaire, l’évêque Warburton qualifia l’interpolation de Josèphe concernant Jésus de «faux avéré le plus stupide». Wheless indique que « la première mention de ce passage, avec son texte, se trouve dans l’Histoire de l’Église de cet écrivain très malhonnête qu’était Eusèbe, au quatrième siècle...» ; L'Encyclopédie Catholique admet que le passage mentionné ci-dessus «n’était pas connu d’Origène et des premiers écrivains patristiques.» ; Wheless, un juriste, et Taylor, un ministre, s’accordent à dire qu’Eusèbe lui-même fabriqua le passage.
Si l’on considère la lettre à Trajan prétendument écrite par Pline le Jeune, qui est l’une des si rares «références» à Jésus ou à la Chrétienté exhibé par les Chrétiens comme preuve de l’existence de Jésus, on ne peut lui appliquer qu’un seul mot - «Chrétien», et on a montré qu’il s’agissait d’un faux, comme est suspectée de l’être la lettre entière. En ce qui concerne le passage dans les travaux de l’historien Tacite, qui n’a pas vécu à l’époque supposée de Jésus mais qui est né 20 ans après sa prétendue mort, il est aussi considéré par les érudits compétents comme étant une interpolation et un faux.
Les auteurs chrétiens mettent aussi en avant le passage de Suétone se référant à une personne du nom de «Chrestus» ou «Chrestos» comme une référence à leur Sauveur ; quoiqu’il en soit, alors que certains ont spéculé qu’il y avait un Romain qui s’appelait ainsi à cette époque, le nom «Chrestus» ou «Chrestos», qui signifie «oint», était fréquemment porté par des esclaves libérés. D’autres affirment que ce passage est aussi une interpolation. De ces références, Dujardin dit que «même si elles sont authentiques et dérivent de sources plus anciennes, elles ne nous ramèneraient pas avant la période lors de laquelle la légende évangélique prit forme, et ainsi ne pourraient attester que la légende de Jésus et non son historicité.» Dans tous les cas de figure, ces «références» rares et brèves à un homme qui a tant bouleversé le monde peuvent difficilement être tenus pour des preuves de son existence, et il est absurde de faire reposer la religion chrétienne dans son entier sur son authenticité supposée. Comme l’on dit, «les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires»; cependant, aucune preuve d’aucune sorte de l’historicité de Jésus n’a jamais existé ou est sur le point de l’être.
#89
Posté 07 mai 2006 à 18:49
En 1829, le Rév. Taylor a justement fait remarquer que le récit évangélique tout entier était déjà connu longtemps avant le début de l'ère chrétienne, et qu'il fut probablement composé par des prêtres égyptiens du nom de «Thérapeutes» - cf. Taylor. -. En fait, Esséniens, Thérapeutes et prêtres égyptiens formaient une Fraternité secrète, selon la tradition rosicrucienne AMORC.
Que nous révèlent les Manuscrits de la Mer Morte ?
#90
Posté 07 mai 2006 à 19:06
Controverse sur l'appartenance de Jésus à la secte.
- C'est un autre regard sur la Bible et sur le christianisme primitif qu'apportent ces textes.
- Cette découverte remet-elle en question des dogmes religieux ?
- Qu'en est-il d'une conspiration du Vatican pour cacher ou détruire ce qui ne serait pas dans la ligne de la doctrine catholique ?
- Le Rouleau de cuivre fournit-il des indices sur des trésors cachés, s'agit-il du trésor du temple ?
- Les Rouleaux font-ils référence à un persécuté ou à un messie souffrant ?
- Ces Esseniens ne s'appelaient-ils pas aussi les "pauvres" (Ebionites), et les "saints" ?
Jésus était-il un maître essénien ?
Laissons la question du rouleau de cuivre (découvert en 1952 et découpé soigneusement par EDF en 1997) aux chercheurs de trésor. Le texte gravé dessus en hébreu contient l'énumération de 64 cachettes recélant au total un fabuleux trésor : des vases précieux, des objets de culte en or et en argent, et des vêtements sacerdotaux, trésor que l'on attribue au temple de Jérusalem détruit en 70 ap. J-C...
Revenons à nos manuscrits en peau de chèvre. La révélation la plus importante a été certainement celle de la similitude entre l'essénisme et le christianisme naissant. Qumran était une communauté essénienne, secte juive contemporaine des débuts du christianisme. Les emprunts que les évangiles et les actes des apôtres font aux textes esséniens sont innombrables. Intrigante est la véritable identité du personnage dont le nom ne pouvait être prononcé et qui était connu sous l'appellation de "Maître de justice". Il fut l'organisateur de la communauté essénienne et rédigea peut-être lui-même la Règle, le Manuel de discipline et les Hymnes; il fut persécuté par "le prêtre impie" et périt de mort violente; envoyé chez les Juifs pour leur faire entendre le langage des prophètes, il fut sans cesse traqué et, trahi par un des siens, il dut rejoindre son pays d'origine. Il est aussi question d'un adversaire, une "langue de vipère", "l'homme de mensonge" ; cela ne vous rappelle-t-il pas quelque-chose ? Le Maître Jésus, Judas le traite, le grand prêtre Caïphe, et l'adversaire à la langue venimeuse, Saul (Paul)?
Pour l'historien catholique spécialiste du christianisme primitif, le Jésuite Jean Daniélou, « Cette découverte est la plus sensationnelle qui ait jamais été faite. Mais le messie essénien n'a rien à voir avec Jésus.» (Cf. Les Manuscrits de la Mer Morte et les Origines du Christianisme, 1957, page 123). Les préjugés religieux sont les plus tenaces. Ses recherches l'ont conduit à écrire une Nouvelle Histoire de l'Église avec ces remarques capitales :
« L'Église primitive, exclusivement juive, joue un rôle décisif jusqu'en 70 (chute de Jérusalem); c'est une vérité historique que nous masquent les documents officiels et qu'il importe de rétablir.» (T.1 Ch.1). Que s'est-il passé ensuite ?
LA CRISE DU JUDEO-CHRISTIANISME
Ceci concerne "la division" entre les Juifs du parti de Jacques et les pagano-chrétiens de celui de Paul, l'apôtre autoproclamé de la lettre aux Ephésiens : « Luc présente le point de vue de Paul. Or, le parti de Jacques est celui avec lequel Paul n'a cessé d'être en conflit (Gal, II,12). Comme il a finalement disparu après 70, le souvenir s'en est effacé. Mais cet effacement fausse l'histoire des origines chrétiennes ». (Nouvelle Histoire de l'Église par J. Danielou et H. Marrou, Éditions du Seuil, 1962, T.1 ch.3 p.37) - « A terme, on aboutira à un renversement de la situation. L'Église primitive s'effondrera en 70 et le pagano-christianisme paulinien entamera sa destinée triomphale.» (Idem p. 59). Dans ses recherches, le Père J. Danielou a fait des découvertes qu'il n'a pas osé publier. On apprend pourtant que dans les compositions rédigées par ordre de Constantin des textes consacrés au bouc émissaire de l'Ancien Testament (Nombres VI) ont servi pour réécrire la Passion du Christ. Le bouc était sacrifié par le prêtre nazaréen pour la rémission des péchés. - J. Danielou, "Théologie du Judéo-christianisme" (p. 112 à 114).
Que disent les manuscrits sur les origines du christianisme ?
La similitude entre les Esséniens et le christianisme primitif est si frappante qu'Eusèbe de Césarée pensait que la description qu'en donnait Philon concernait la communauté judéo-chrétienne primitive. Les Esséniens se considéraient comme le dernier reste d'Israël, dénonçant la corruption et l'impiété de l'aristocratie sacerdotale en charge du Temple (pharisiens). Paul élève de Gamaïel, rabbin pharisien, appelle ces adeptes de la Nouvelle Alliance les pauvres (ébionites) ou les saints. Exactement les termes esséniens ! Ils auraient été un ordre initiatique relié à d'autres au Moyen-Orient. Selon Philon d'Alexandrie, leur confrérie comptait plus de 4000 membres. Le livre des Actes dénombre le même nombre de Juifs convertis à cette époque. Ces Fils de la Lumière se préparaient à une guerre sainte contre les Romains, et ils connurent une fin apocalyptique. Exactement ce que Flavius Josèphe en dit avec la chute de Jérusalem, en l'an 70 ! Le document qui prouve le lien étroit entre essenisme et christianisme, juif à l'origine, est intitulé: "Écrit de la Nouvelle Alliance au pays de Damas". Ce Document de Damas est le même qui avait été découvert en 1896 dans une sinagogue du Caire par Solomon Schechter, premier manuscrit essénien découvert témoignant de cette secte dissidente juive, bien avant ceux de la Mer Morte. Il est sans doute à l'origine de l'hypothèse d'après laquelle Jésus aurait été un Maître Essénien qui aurait été instruit à l'école du Carmel. Inscrit à l'âge de 6 ans sous le nom de Joseph pour être préparé à sa mission de Fils de Dieu, il serait la réincarnation d'un autre Fils de Dieu, Zoroastre. Cette thèse, soutenue en 1937 par H. Spencer Lewis, s'appuie sur des documents de la Fraternité rosicrucienne et n'est pas fondée à partir de ce qui est aujourd'hui connu des manuscrits de la Mer Morte où il n'y a aucune mention de Jésus, fils de Marie.
- "La Vie Mystique de Jésus" de H. Spencer Lewis, fondateur de l'AMORC (Ordre de la Rose-Croix). Pour le reste, relativement à "l'enseignement secret de Jésus", les évangiles rapportent des phrases allusives réservées à ses seuls disciples: Matt. XII 11, Marc IV 11, Luc VIII. Aux autres, Jésus ne parlait que par paraboles. - "Les Doctrines Secrètes de Jésus", H. Spencer Lewis, Éditions Rosicruciennes.
Pour ce qui est de Jésus assimilé à un Essénien selon les Rouleaux "secrets" de la Mer Morte, on avait spéculé sur ce fait depuis des siècles, donc avant la découverte des rouleaux, mais Dupont-Sommer et Massey ont argué le fait que certains des enseignements présumés de Jésus étaient en contradiction ou encore inconnus de la doctrine des Esséniens (les Esséniens n'ont pas cru en la résurrection des corps, ni en un Dieu fait chair ; ils n'ont pas mentionné le nom de Jésus) et il demeure difficile d'identifier le "maître de justice" mentionné par ces écrits à Jésus. Voyons ! Si ce Messie était de sang royal, est-il si bizarre que son nom n'apparaisse pas une seule fois, dans le contexte de l'époque ? C'est le surnom (signifiant Messie, Sauveur) qui lui aurait été donné par la suite. De même que le terme essénien, secret, n'est pas mentionné. Rien d'étonnant à cela ! Les évangiles dont nous disposons ont été écrits bien plus tard selon le corpus initial qui a disparu.
La liste des nombreuses similitudes entre le Maître des "Esséniens" des écrits de la Mer Morte, antérieurs d'un siècle aux plus anciens textes évangéliques, et la figure de Jésus est troublante, (par exemple dans ces écrits testamentaires publiés à la Pléïade, il est mentionné 12 disciples dont 3 prêtres; on pense à Pierre, Jacques et Jean). S'il est par ailleurs mal perçu par les Religieux que le "Maître de Justice" et "Messie" de Qumran soit une figure mythique d'une telle ressemblance avec celle de Jésus-Christ, cela pourrait être dû au fait que les évangiles canoniques ne sont pas des témoignages historiques mais des légendes inventées d'après une source Q. - (Massey, Christianisme gnostique et historique.) -

Les rouleaux contiennent des textes dits sectaires du plus haut intérêt. Les Esséniens et les Nazaréens ou Nazarites (de nazir = prêtre) ont tout fait pour sauver ceux-ci et les écritures judaïques en leur possession avant la fin, qui eut lieu en l'an 70. Ils laissèrent 1200 pièces de monnaie sur place, l'argent n'étant pas une priorité. Comme les Zélotes, ils étaient très attachés à la Loi mosaïque, ce qui est aussi le cas de Jésus (selon Matthieu), et Pierre, Jacques et Jean étaient encore assidus à fréquenter le Temple, selon le livre des Actes (de Luc). Des parallèles troublants existent entre eux et la première communauté de chrétiens de Judée. Si cette communauté judéo-chrétienne n'avait pas disparue lors de la chute de Jérusalem, puis, si elle n'avait pas été remplacée par la religion de Saul-Paul, opposée quant à la Loi et à l'esprit, on devinerait que les similitudes seraient encore plus flagrantes. C'est Paul qui libère les chrétiens de la Loi ! Son nom n'est pas prononcé dans certains épîtres des Apôtres alors qu'il est question de lui comme étant l'adversaire.
Les Esséniens observaient rigoureusement la Loi, avec les idéaux de pauvreté et de charité. C'étaient des dissidents, opposés aux chefs du Temple, mais se disaient le peuple élu, le vrai Israël. Il est question d'un Messie, roi et prêtre, du "serviteur souffrant" en référence à Isaïe, et c'est là que la vie de Jésus interfère. Les Hymnes (écrits à la première personne) auraient bien pu être l'œuvre du "serviteur souffrant" tant attendu, de celui qui a souffert pour le compte de la communauté des saints. Les rouleaux contiennent en outre des commentaires de la Bible hébraïque, des Prophètes, en particulier celui d'Habaccuc dont Paul fait usage pour la justification par la Foi. On se demande encore ce que fut réellement son chemin de Damas !
Les similitudes entre l'essénisme et le judéo-christianisme primitif sont si frappantes qu'elles l'éclairent et passionnent tous ceux qui s'intéressent aux origines de l'Église chrétienne. Jean baptisant Jésus dans le Jourdain accomplit le rite essenien de purification. Les Esseniens étaient très pieux et pratiquaient le repas fraternel en commun. Persécutés par les Sadducéens et par les Pharisiens, les Esséniens se réfugièrent à Damas en 130 avant notre ère, puis regagnèrent la Judée pour s'établir à Qumran, au bord de la Mer Morte, en 60 avant notre ère, sous la protection des Romains. Berceau du christianisme, leur site fut rasé durant la révolte juive de 66 à 69, et ces pauvres durent s'enfuir à Pella, en Arabie, de l'autre côté du Jourdain.
Il y est aussi question de Menahem, le "Consolateur" promis par ce Messie Fils de Dieu, appelé aussi "Paraclet", ou "esprit de vérité"dans l'évangile de Jean XIV, 16. (cf. page 2) Les Esséniens sont-ils assimilables aux Judéo-chrétiens du parti de Jacques ?
Les secrets des manuscrits de la Mer Morte (suite)
• Récemment, la polémique rebondit à propos de la thèse exposée par Israël Knohl dans son livre : L'autre Messie (Albin Michel éd.). Directeur du département biblique de l'Université hébraïque de Jérusalem, son point de vue juif lui permet de faire remarquer que Jésus n'est pas le seul Messie d'Israël, et de mettre à jour l'existence de Menahem, l'autre Messie ou Paraclet dont il est question dans les fameux manuscrits. Ce Paraclet (Messie) annoncé par Jésus comme le Consolateur (sens du nom Menahem) dans l'Evangile selon Jean, est aussi mentionné par Luc parmi les prophètes venus fonder la communauté d'Antioche note. Mais, on ne sait pourquoi, I. Knohl fait venir Menahem avant Jésus. Si Paul et Barnabé lui reconnaissent une grande autorité c'est qu'il est associé à l'"esprit de vérité". On conçoit qu'il ait pu être "l'autre Paraclet" dont parle Jésus, consolateur des affligés et rédempteur tel le "Serviteur souffrant" d'Isaïe 53, ce qu'on retrouve justement dans les Hymnes. Mais si cet "esprit saint" est assimilé à Menahem, celui qui mena la révolte juive quelques temps après la mort de Jésus, le mystère du Saint-Esprit s'éclaircit, et l'on devine que la naissance de Jésus par l'opération du Saint Esprit cache une vérité plus "réelle". Suivant l'évangile, Jésus a eu 2 sœurs et 4 frères ; il était l'ainé et il semble que son père soit mort lors de la révolte du recensement. La "vierge" marie n'est pas restée vierge longtemps. De plus, les fameux "anges" sont peut-être des messagers, des jeunes gens qui sont employés pour faire circuler le courrier parce qu'ils courent vite et qu'on peut leur faire confiance pour acheminer les messages divins. Il ne faut pas oublier que la Fraternité essénienne fonctionne comme une société initiatique qui confère une initiation à des connaissances selon une tradition orale secrète très ancienne. La science essénienne est ésotérique et spéculative. Les grands initiés ont développé des pouvoirs spéciaux. On imagine mal la secte répandant son enseignement à la foule, d'où les réserves de Jésus envers la foule et ses avertissements à ses compagnons pour qu'ils tiennent leur langue.
La «cascade de bouleversements» que devait entraîner cette découverte fabuleuse n'a pas eu lieu du fait du mutisme des uns, du désintéressement des autres et peut-être que tout n'a pas été publié. Le Rouleau de cuivre contenant des indications sur les cachettes utilisées à l'époque pour sauver le trésor du Temple a intéressé plus de gens ! Comme par hasard, c'est notamment dans la grotte 4 que se trouvaient, parait-il, les rouleaux détériorés et les fragments, ceux justement des fameux textes sectaires qui nous manquent. Mais, par contre, ce travail de publication a donné l'occasion aux Biblistes de sortir de nouvelles versions de la Bible. Depuis une décennie, de nouvelles rééditions et traductions de la Bible sont en vente, assorties de nouveaux commentaires des exégètes qui ont étudié les fameux manuscrits : les retouches sur le christianisme primitif sont sélectives pour ne pas perturber la foi. (Janvier 2002).
D’après Massey, ce sont les Gnostiques "païens" – incluant des membres Esséniens ou Thérapeutes et des confréries Nazaréennes, entre autres – qui amenèrent en fait à Rome les textes ésotériques gnostiques contenant le mythe, sur lesquels se basèrent les nombreux évangiles, incluant les quatre canoniques. Wheless dit que "les Évangiles et autres livres du Nouveau Testament, écrits en Grec et citant 300 fois les Septante Grecs et plusieurs auteurs païens Grecs, comme Arathus et Cléanthe, furent écrits non pas par des paysans juifs illettrés mais par des Pères et des prêtres ex-païens de langue Grecque loin de la Terre Sainte des Juifs." Mead affirma : "Nous pouvons en conclure que les originaux de nos quatre Évangiles furent probablement écrits en Égypte, sous le règne d’Hadrien." Certainement à Alexandrie, carrefour des religions. D'ailleurs, des manuscrits gnostiques furent découverts à Nag Hammadi, en Haute-Egypte, en 1945. Lire, par exemple: Les Manuscrits de Nag Hammadi, Dossiers d'archéologie, n° 236, septembre 1998.
En outre, Wheless montre qu'on peut trouver une grande partie du mythe de «Jésus-Christ» dans le Livre d'Enoch, antérieur de plusieurs siècles à l'apparition supposée du maître juif - Wheless, op. cit., pp. 85-87. - Dans une perpective comparable, un ouvrage récent, - GRUNBERGER Béla, DESSUANT Pierre, Narcissisme, christianisme, antisémitisme. Étude psychanalytique, Actes Sud, coll. Hébraïca, 1997, 487 p., rappelle une fois de plus, du point de vue d'un judaïsme orthodoxe, les multiples incohérences et invraisemblances du récit évangélique, alors même que ses auteurs s'imaginent bien naïvement avoir affaire avec le personnage de Jésus-Christ à une figure historiquement avérée !
Publication des fameux manuscrits
"Soixante ans avant J-C, un Maître de Justice prêcha la doctrine du Christ et fut crucifié comme lui"
... à moins d'une erreur de datation... qu'en savons-nous aujourd'hui ?
En mai 1950, alors que la fouille de Qumrân n'était pas commencée et que les morceaux de manuscrits de la grotte 4 dormaient encore dans la poussière des siècles, une communication présentée à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres par André Dupont-Sommer, professeur de langue et civilisation sémitiques à la Sorbonne, avait produit l'effet d'une bombe en annonçant que le Maître de Justice de la Fraternité essénienne apparaissait comme un prototype de Jésus. A. Dupont-Sommer s'appuyait sur les premiers textes connus: la Règle de la Communauté, le Commentaire d'Habacuc, l'Ecrit de Damas. Il les attribuait aux Esséniens. Dupont-Sommer soulignait une continuité de pensée et de doctrine entre le Maître de Justice et Jésus. Comme Jésus, le Maître de Justice avait prêché la pénitencé, la pauvreté, l'humilité, l'amour du prochain, la chasteté. Il avait prescrit l'observance de la Loi de Moïse, rendue plus parfaite par ses propres révélations. Il avait été l'Elu et le Messie de Dieu. Objet de l'hostilité des prêtres et des Sadducéens,- il avait été condamné et mis à mort. Il reviendrait à la fin des temps. Ses fidèles attendaient son retour glorieux. Cette annonce provoqua une levé e de boucliers et une vigoureuse riposte des instances catholiques qui ne pouvaient admettre que soit ainsi remise en cause la singularité du Christ et son caractère unique. Dupont-Sommer reçut des menaces. Il fut ébranlé par la violence des attaques dirigées contre lui. Au fur et à mesure de la publication des nouveaux textes, il fut obligé de s'exprimer de manière plus nuancée. Il n'en reste pas moins que "la secte essénienne représente l'un des mouvements mystiques les plus élevés et les plus féconds du monde antique ; plus que tout autre mouvement dans le Judaïsme, elle a préparé les voies à l'institution chrétienne".
• La première traduction en français d'une partie des manuscrits de la mer Morte avait été publiée, en collaboration avec André Dupont-Sommer, chez Gallimard (Col. La Pléiade), sous le titre : La Bible - écrits intertestamentaires.
Les chrétiens voudraient bien trouver des preuves qui renforcent leurs convictions alors que tout laissait prévoir de profonds changements. Le Pèlerin Magazine (n° 5798) affirmait de son côté en janvier 1994 que "plus des 3/4 des manuscrits trouvés dans les grottes avaient déjà été publiés, les textes encore inédits étant pour la plupart des fragments émiettés dont la publication ne saurait tarder." Comme on reprochait au cartel de religieux de ne publier les textes qu'au compte-gouttes, leur directeur, Emmanuel Tov, promit qu'ils seraient tous publiés avant 1997, mais il n'a pas tenu sa promesse. La rétention de ces documents par les Jésuites et les Dominicains de l'École biblique de Jérusalem, plus d'un demi-siècle après leur découverte, est un scandale dont toute la presse se fit l'écho.
25 décembre 2001 : "UN TRÈS GRAND MOMENT" (titre Le Monde).
"Après 54 ans d'attente, les manuscrits de la mer Morte sont enfin édités ! Les éditions Oxford University Press viennent d'annoncer aux Etats-Unis la publication des derniers volumes des manuscrits de la mer Morte. Découverts en 1947, mais écrits entre 250 avant J.-C. et 68 après, ces textes sont, malgré les demandes répétées des spécialistes de la Bible, restés longtemps monopolisés par une minorité de chercheurs. Aujourd'hui publiés, ils éclairent le judaïsme et le christianisme d'un jour nouveau.
"L'ensemble des trente-neuf volumes, présentés sous le titre général de Discoveries in the Judaean Desert, sera complet en janvier 2002, avec la sortie du dernier volume comprenant l'Editoduction et un index.
"Cette annonce, faite par le père Emmanuel Tov, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem et responsable de la publication, peut paraître anodine. Pourtant, elle clôt une longue saga archéologique entamée en 1955 avec la publication du premier volume de ces manuscrits écrits pour l'essentiel en hébreu entre 250 avant J.-C. et 68 après J.-C. Les péripéties et les lenteurs qui ont émaillé ces travaux de lecture et de transcription pendant quarante-six ans ont été qualifiées par Geza Vermès, professeur à l'université d'Oxford, de "scandale académique par excellence du XXe siècle".
« Après 54 années d'excitation, d'attente et de tribulations", les manuscrits de la mer Morte sont enfin édités : vingt-huit volumes consacrés à cette œuvre viennent d'être édités sous le titre Discoveries in the Judean Desert par Oxford University Press. Chaque volume comporte l'édition du texte hébreu ou araméen, la traduction en français ou en anglais et les photos des rouleaux, aussi disponible à la librairie catholique La Procure à Paris pour environ 4 270 euros (28 000 francs).» Un prix rédhibitoire ! Une autre façon de rendre le texte inaccessible, ou d'amasser des bénéfices.
Depuis une décennie, de nouvelles versions de la Bible sont en vente, assorties de nouveaux commentaires des exégètes qui ont étudié les fameux manuscrits : les retouches sur le christianisme primitif sont sélectives pour ne pas perturber la foi. La foi qui repose sur des mythes...
• A signaler l'ouvrage traduit de l'anglais publié par Michael Wise, Martin Abegg et Edward Cook, «Les Manuscrits de la mer Morte» (Plon, 29 euros - Janvier 2002).










