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Les toxines et l’alimentation des bébés
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FEUILLET N°28 DU DR. JACK NEWMAN
La question des toxines dans le lait maternel fait l’objet d’un feuillet parce qu’elle refait surface dans les médias régulièrement, de façon presque prévisible, et appeure beaucoup de femmes enceintes qui abandonent alors l’idée d’allaiter leurs bébés, ainsi que des mères qui allaitent déjà qui se précipitent à sevrer leurs bébés. Les journalistes ne semblent pas savoir comment traiter cette question de façon appropriée. Il est probable que certains ont un agenda caché (« mon bébé n’a pas été allaité et il va bien »), et ont un bagage personnel, trouvant ainsi une façon de rendre la pareille aux gens qui font la promotion de l’allaitement et justifier leur « choix d’alimentation » de leur bébé. Évidemment, cette conduite n’est pas professionnelle, mais cela ne les empêche pas de le faire. D’autres tentent simplement de diffuser les nouvelles, sans toutefois comprendre ce qu’ils font. Par exemple, ils ne comprenent pas qu’en parlant de toxines dans le lait maternel en considérant le lait de formule comme une alternative presqu’aussi bonne, ils asseinent un coup contre l’allaitement maternel.
Pourquoi tant d’études se penchent-elles sur les toxines dans le lait maternel? On a l’impression qu’une panique s’est installée dans le monde moderne concernant le lait maternel, qu’il est si pollué que tout le monde essaie de l’étudier. Toutefois le lait maternel est facilement disponible et représente un échantillon de liquide humain facile à obtenir, c’est pourquoi il fait si souvent l’objet d’études. Voilà la raison, non pas parce que les scientifiques sont particulièrement inquiets au sujet du lait maternel
Les laits de formule sont-ils presque semblables au lait maternel ?
Non, et de loin. Le simple fait que toutes les quelques années on ajoute au lait de formule un ingrédient dont la présence dans le lait maternel était connue depuis longtemps (mais dont, jusque là, les fabricants de laits artificiels refusaient d’admettre l’importance) ne signifie pas que le lait de formule « nouveau et amélioré » est semblable au lait maternel. Dans certains cas, la formule est améliorée, mais n’oubliez pas que la formule qui a précédé la version « nouvelle et améliorée » était aussi « presque comme le lait maternel ». Celà est vrai, par exemple, des acides gras polyinsaturés à longues chaines (DHA et ARA) qui sont censés rendre votre bébé plus intelligent (un fabricant a même nommé sa formule A+, mais elle mérite au plus C-). Nous connaissons l’importance de ces acides gras depuis longtemps, mais durant plusieurs années (avant qu’ils ne soient ajoutés au lait de formule, bien sûr), les fabricants, auxquels de nombreux professionnels de la santé faisaient écho, insistaient pour dire que c’était sans conséquence et qu’il n’existait aucune preuve que ces gras étaient importants (c’est d’ailleurs toujours ce que dit l’énoncé de 1995 de la Société canadienne de pédiatrie sur les besoins nutritionnels des bébés prématurés). Ce cycle de « notre lait est tout comme le lait maternel » suivi de « nous avons ajouté X à notre lait afin qu’il soit encore plus semblable au lait maternel » se poursuit depuis le 19e siècle.
La vérité dans tout ceci:
1. Le simple ajout d’un ingrédient au lait de formule, même dans des proportions semblables que dans le lait maternel, ne signifie pas que le bébé recevra cette quantité ou la meilleure sorte de cet ingrédient. L’exemple du fer illustre bien ceci. Le lait maternel contient suffisamment de fer (avec les réserves que le bébés a accumulées durant la gestation), pour maintenir des niveaux adéquats chez le bébé pendant au moins 6 mois. Pour maintenir des niveaux de fer adéquats chez les bébés nourris au lait de formule, celui-ci doit contenir au moins 6 fois plus de fer que le lait maternel, simplement parce que le fer de la formule n’est pas aussi bien absorbé par les intestins du bébé que celui du lait maternel.
2. Il y a encore des centaines de composantes du lait maternel qui ne sont toujours pas ajoutées aux laits de formule.
3. La composition du lait maternel varie du matin au soir, de jour en jour, selon le moment de la tétée, du jour 1 au jour 4 au jour 10 au jour 100, donc il est impossible de savoir ce qu’il contient vraiment. Puisque le lait maternel standard n’existe pas, il n’y a aucune façon de reproduire le lait maternel. En effet, étant donné que chaque femme produit un lait maternel différent, le concept du lait maternel standardisé est absurde. Le lait maternel est une substance vivante et dynamique. Le lait de formule est une soupe chimique.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Celà signifie que le lait de formule devrait être considéré comme une drogue, puisque, si l’on y pense, c’est présicément ce qu’il est. Il remplace un liquide normal (le lait maternel). Il n’est que superficiellement semblable au liquide qu’il remplace. Le lait de formule a des effets secondaires connus à court terme, moyen terme et long terme, certains assez sérieux et irréversibles. Comme les drogues, le lait de formule peut, à l’occasion, être nécessaire. Comme certaines drogues, dans de rares situations, le lait de formule peut sauver la vie.
Comme le disait mon professeur de pharmacologie, une drogue est un poison ou une toxine qui a des effets secondaires bénéfiques. Il y a beaucoup de sagesse dans cette affirmation. Alors, lorsqu’une mère décide de nourrir son bébé au lait artificiel plutôt que de l’allaiter, elle n’évite pas le problème de donner des toxines à son bébé.
En fait, c’est incroyable à quel point on est indulgent envers les laits de formule. Aucun article ou reportage télévisé qui traite des toxines dans le lait maternel que j’ai lu ou vu n’a jamais fait mention des toxines dans le lait de formule. Il y a des toxines dans le lait de formule. Pourquoi la terre entière serait-elle polluée, jusqu’au plus profond de l’Arctique, mais pas le lait de formule? Le lait de formule est plein de métaux lourds, incluant, par exemple, le plomb, en quantités beaucoup plus grandes que dans le lait maternel. Et pourquoi les pesticides seraient-ils absents du lait de formule? Après tout, les vaches sont élevées dans la campagne où les champs sont épandus. Les fèves de soja poussent là aussi. C’est intéressant qu’on ne lit jamais rien à ce sujet dans les journaux.
Mais les toxines ne sont-elles pas néfastes ?
Oui, elles le sont, mais l’allaitement maternel aide à diminuer leurs effets néfastes. Voici quelques faits:
1. Les toxines augmentent le risque de développer certains cancers. Vrai, mais les recherches démontrent que les bébés allaités ont un risque de certains cancers moins élevé que les bébés nourris artificiellement.
2. Les toxines peuvent interférer avec la fonction neurologique et les habiletés d’apprentissage. Vrai, mais les recherches démontrent que les enfants qui ont été allaités réussissent mieux dans les tests neurologiques et d’intelligence que ceux nourris artificiellement. Plus ils ont été allaités longtemps, mieux ils réussissent.
3. Les toxines peuvent interférer avec l’immunité. Vrai, mais les recherches démontrent que les bébés qui sont allaités ont une immunité meilleure et plus mature que les bébés nourris artificiellement, et que cette meilleure immunité dure beaucoup plus longtemps que la durée de l’allaitement.
Que faire?
Si vous allaitez votre bébé, vous faites ce qu’il y a de mieux pour lui, et pour le monde, d’ailleurs. L’allaitement est très écologique. L’alimentation artificielle pollue l’environnement. Le fait qu’il y ait des polluants dans le lait maternel peut être comparé à la situation du canari dans la mine de charbon. On devrait s’inquiéter de ce que l’on fait à notre planète, mais cela ne devrait pas nous mener à encourager les mères à nourrir leurs bébés artificiellement.
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Traduction du feuillet n° 28 Toxins and Infant Feeding. Janvier 2005
Par Jack Newman, MD, FRCPC ©2005
Version française, mai 2005, par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC
Questions? (416) 813-5757 (option 3) ou Jack Newman ou mon livre Dr. Jack Newman’s Guide to Breastfeeding
Peut être copié et diffusé sans autre autorisation, à condition qu’il ne soit utilisé dans aucun contexte où le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS est violé.
La leche league
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Toxines dans le lait maternel
Dernière vérification: juin 2009
Dois-je m’inquiéter de la présence de toxines dans mon lait maternel ?
Quelles toxines trouve-t-on dans le lait maternel ?
Que font donc ces toxines ?
Où trouve-t-on ces toxines ?
Le lait en poudre contient-il des toxines ?
Faut-il toujours préférer le sein ?
Le problème est-il en voie d’amélioration ou d’aggravation ?
Comment limiter la quantité de toxines dans mon lait maternel ?
Dois-je éviter de perdre du poids pendant l’allaitement ?
Dois-je m’inquiéter de la présence de toxines dans mon lait maternel ?
Au cours de notre vie, nous sommes tous exposés à des produits chimiques toxiques dans l’environnement. Les scientifiques cherchent à savoir combien de toxines sont précisément absorbées, en raison de la chute du nombre de spermatozoïdes et de l’augmentation des cas de cancer. La plupart des Polluants Organiques Persistants (POP) sont solubles dans les lipides et sont donc stockés dans le tissu adipeux du corps humain. La meilleure manière d’examiner ce tissu adipeux est précisément d’analyser les lipides du lait maternel.
Le lait maternel porte en lui la « charge corporelle » de produits chimiques auxquels une mère a été exposée et qu’elle a stockés au cours de sa vie, dont des polluants et des dioxines connus pour perturber le système endocrinien (hormonal).
Depuis des années, les scientifiques analysent le lait maternel, comme une manière de contrôler la santé de la communauté au sens large. Malheureusement, l’un des effets secondaires de ce contrôle est que les médias relatent fréquemment des cas inquiétants de bébés qui seraient exposés aux toxines via le lait maternel. Le problème n’a, bien évidemment, rien à avoir avec le lait maternel, mais avec les polluants qui entrent dans notre corps ; le lait maternel n’est qu’un moyen facile de les mesurer.
Quelles toxines trouve-t-on dans le lait maternel ?
Les BPC (biphényls polychlorinés) sont des composés artificiels utilisés depuis les années 1930 dans un grand nombre d’articles, dont des équipements électriques comme les transformateurs et les condensateurs. Bien qu’ils soient progressivement éliminés depuis les années 1970, ils subsistent dans les vieux équipements électroniques.
On trouve du PVC (polychlorure de vinyle) dans les jouets, les emballages alimentaires et les produits médicaux. Plutôt inoffensif lorsqu’il est intact, le PVC produit des dioxines des produits chimiques durables et fortement toxiques lorsqu’il est brûlé dans des incinérateurs de déchets et nous en jetons beaucoup dans la poubelle. Lorsque ces dioxines sont libérées dans l’atmosphère, elles se mêlent aux particules de poussière ou d’eau et finissent par rejoindre la terre, pénétrant ainsi dans la chaîne alimentaire.
Que font donc ces toxines ?
Les BPC et les dioxines affectent les systèmes nerveux, endocrinien (hormonal) et reproductif des animaux et peuvent être cancérigènes. Certains pays, dont la Suède, le Danemark et l’Allemagne, ont arrêté d’utiliser du PVC.
Où trouve-t-on ces toxines ?
On trouve des BPC et des dioxines dans de nombreux aliments et surtout dans les aliments gras comme la viande, le lait et, naturellement, le lait maternel. Plus on est situé haut dans la chaîne alimentaire, plus on avale de toxines.
Le lait en poudre contient-il des toxines ?
Les laits en poudre sont basés sur le lait de vache dont les taux de BPC et dioxines sont inférieurs à ceux du lait humain, les vaches étant herbivores et se situant plus bas dans la chaîne alimentaire. Les hommes mangent des vaches et consomment donc aussi leur charge corporelle de produits chimiques. Ce processus est connu sous le nom de bioaccumulation les produits chimiques se bioaccumulent lorsque des plantes sont consommées par des animaux, eux-mêmes mangés par des humains. Mais le lait en poudre est toutefois affecté par d’autres toxines, dont des polluants environnementaux, avec le risque supplémentaire d’une contamination potentielle dans le processus de production. Elles incluent :
• du bisphénol A (BPA) une laque utilisée pour couvrir les récipients métalliques, tels que les canettes alimentaires, ou les biberons en plastique. Il s’agit également d’un perturbateur endocrinien.
• des phthalates produits chimiques organiques employés comme plastifiants ; ils pourraient, là encore, perturber le système endocrinien
• du plomb et de l’aluminium issus du traitement du lait en poudre.
• Le lait en poudre est mélangé avec de l’eau du robinet qui contient des engrais nitratés et des désherbants issus de l’agriculture, nombre d’entre eux pouvant être éliminés par les usines de traitement de l’eau.
Faut-il toujours préférer le sein ?
Les bébés sont exposés aux toxines de leur mère in utero, via le placenta. Les toutes dernières recherches ont montré que cette exposition prénatale aux BPC a effectivement un léger effet négatif sur le développement neurologique et cognitif des enfants jusqu’à l’âge scolaire.
L’allaitement peut contrebalancer tous les effets contraires au développement occasionnés dans l’utérus, malgré les taux de BPC relevés dans le lait maternel. Ceci parce que le lait maternel contient des antioxydants qui semblent compenser les effets toxiques de l’environnement. Le lait maternel aide ainsi les bébés à développer un système immunitaire plus fort. Le tout-petit est donc plus exposé aux toxines dans l’utérus qu’en tétant le lait maternel. La plupart des experts sont ainsi d’accord pour continuer à favoriser l’allaitement.
Le problème est-il en voie d’amélioration ou d’aggravation ?
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), bien que la consommation quotidienne de dioxines et BPC du nourrisson allaité reste supérieure à l’apport journalier recommandé (AJR), elle est en baisse depuis 1988 et continue à diminuer. Les taux de BPC et dioxines présents dans l’environnement et entrant dans la chaîne alimentaire sont en chute constante depuis le milieu des années 1980. La localisation géographique est importante. Si vous vivez dans une zone rurale, loin des incinérateurs de déchets, vous serez moins exposée que si vous habitez dans une zone urbanisée ou près d’un incinérateur.
Les taux de toxines chutent d’environ 12 % par mois d’allaitement, ce qui signifie que vous avez tout intérêt à allaiter longtemps. Votre premier bébé allaité absorbe plus de toxines que les suivants et, plus vous allaitez vos enfants longtemps, moins ils absorberont de toxines au fil du temps. Les chercheurs considèrent également que l’allaitement de longue durée est l’option la plus saine pour le bébé.
Comment limiter la quantité de toxines dans mon lait maternel ?
• Limitez votre exposition aux peintures ménagères, colles, décapants, vernis à ongles, émanations d’essence. Sachez aussi que les maisons anciennes peuvent être décorées avec des peintures au plomb. Évitez les traitements pesticides, comme ceux contre les vers du bois et la pourriture. Pour en savoir plus, voir www.pesticideinfo.org/Alternatives.html.
• Ne faites pas nettoyer à sec vos vêtements lorsque vous êtes enceinte et que vous allaitez, ou alors enlevez tout de suite les housses en plastique et aérez-les dehors.
• Placez-vous plus bas dans la chaîne alimentaire. Par exemple, mangez plus de légumes verts et légumes secs et moins de viande. Évitez surtout les poissons, tels que l’espadon ou le requin, ne mangez pas trop de thon et préférez la sardine ou les poissons blancs.
• Mangez bio si possible. Si le coût vous pose problème, contentez-vous d’une viande bio et lavez soigneusement vos fruits et légumes non bio avant de les éplucher.
• Évitez les aliments cuits au four ou frits avec des graisses animales et préférez les produits frais aux plats tout prêts. Enlevez la peau et le gras des viandes et volailles.
• Évitez les suppléments alimentaires à base d’huile de foie de poisson, comme l’huile de foie de morue. En effet, le foie est l’organe qui essaye d’éliminer les déchets et les polluants tendent donc à s’y accumuler. Les suppléments à base d’huile de poisson ordinaire, obtenue à partir de la chair du poisson, ne posent aucun problème. Lisez notre article sur les suppléments d’huile de poisson pour en savoir plus.
• Évitez si possible les émissions d’incinérateurs.
Dois-je éviter de perdre du poids pendant l’allaitement ?
Il a effectivement été dit qu’il valait mieux ne pas chercher à perdre du poids pendant l’allaitement, ceci pouvant mobiliser les toxines stockées dans votre graisse corporelle. Ce n’est toutefois pas prouvé par la recherche. Une étude s’est intéressée à des femmes moyennement exposées aux contaminants environnementaux et ayant perdu environ 4 kg entre la 4ème et la 20ème semaine suivant la naissance de leur bébé. Aucun lien n’a pu être établi entre la perte de poids de ces femmes et la concentration de contaminants dans leur lait maternel. Les taux de toxines diminuent de toute manière lorsque vous allaitez et une perte de poids modérée est tout à fait normale, cela ne semble donc pas être un facteur de risque.
Ma source.
Ce message a été modifié par The Cell - 19 juin 2011 à 10:32.
Faut faire comme avec les scorpions qui se suicident quand ils sont entourés par le feu, faut faire un feu en forme de cercle, autour d’eux, comme ça ils se suicident, pendant que nous on fait le tour et on lance de la caillasse de l’autre côté pour brouiller… Non ?… Franck Pitiot, Kaamelott, Livre I, Heat, écrit par Alexandre Astier.
Nous sommes tous ignorant de cette chose inconnue.