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l'envers du décor


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#1 Lunesoleil

Lunesoleil

    Guerrière de lumière

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Posté 20 mars 2004 à 16:24

Je viens de lire cette information sur un autre forum , le fait de rechercher le coton pour ces qualités naturelles  dissimule la réelle industrie de ces temps modernes ; ça fait réfléchir ...!!!!!!!!

Bien que le coton soit un produit naturel, sa production et sa transformation polluent fortement l'environnement. Dans de nombreux pays, le coton est cultivé sous forme de gigantesque monoculture utilisant massivement des pesticides. Les conséquences de cette utilisation de ces substances toxiques sont effroyables pour l'homme et l'environnement.

Citation

24 % des insecticides vendus dans le monde sont utilisés pour la seule culture du coton qui représente pourtant moins de 5 % de toutes les surfaces cultivées.

Les ouvrières et ouvriers du coton du Tiers-Monde en sont les premières victimes. Tous les ans, on dénombre 1,5 millions de cas d'empoisonnement - 28.000 d'entre eux sont mortels - (ces chiffres ne se réfèrent pas uniquement au coton, mais à toutes les utilisations de pesticides).

Le coton ne pollue pas seulement l'environnement lors de sa production en tant que matière première. Sa transformation en vêtement fini pose également problème. L'industrie textile a mis au point un grand nombre de procédés chimiques, apellés «Armement», avec lesquels les textiles peuvent être traités. Quelques-uns de ces procédés ne sont pas seulement inutiles, mais ils sont également dangereux pour la santé. L'aldéhyde formique, ou formol, est par exemple l'un des déclencheurs d'allergie le plus redouté et on le soupçonne d'être cancérigène. Malgré tout, l'aldéhyde formique fait encore partie, et sur une grande échelle, de la palette utilisée dans l'industrie textile.  

Lissage
Les fils de coton sont tissés à de très grandes vitesses. Pour que les fils puissent supporter ces tensions extrêmes, on utilise ce que l'on appelle un adjuvant d'encollage qui permet de renforcer de l'intérieur, la texture des fibres et les enduit également d´un film protecteur. Après le tissage, ce produit est eliminé par lavage.

Blanchiment
Comme les fibres du coton ne sont pas naturellement de couleur blanche, elles doivent être blanchies. De nombreux agents blanchissants sont agressifs et polluants. Ils sont aussi parfois soupçonnés d'être cancérigènes. Un autre produit est souvent ajouté aux agents blanchissants, rendant les textiles blancs encore plus blancs. Ces « blanchisseurs optiques » transforment les rayons ultraviolets de la lumière en lumière blanche.

Coloration
Après le blanchiment, les fibres sont colorées. On utilise une énorme quantité de couleur dans le monde, à savoir 400.000 tonnes chaque année, pour cette phase de transformation. 10 à 30 % environ des produits colorants partent, inutilisés, dans les eaux d'écoulement. La fabrication des produits colorants est également génératrice de pollution pour l'environnement: chaque tonne de colorant donne 100 grammes de résidus de métaux lourds très toxiques et environ 1000 fûts d'eaux usées.

Les plus grandes problèmes du point de vue écologique se manifestent quant au besoin énorme d'eau dans la production du coton. Le coton est souvent cultivé sous forme d'une gigantesque monoculture. Ces fermes, organisées de façon industrielle, ont besoin d'énormes quantités d'eau, ce qui entraîne des conséquences désastreuses. Un exemple de désastre écologique induit par l´irrigation intensive est visible au sud de l'ex-Union Soviétique. C'est là que se trouve la mer d'Aral. Comme l'eau des fleuves qui se jettent dans la mer d'Aral a été utilisée pour irriguer d'immenses plantations de coton, en 30 ans la surface de ce qui était autrefois la plus grande mer intérieure du monde a été réduite de moitié et son volume a diminué d'un tiers. En plus d'eau, la production cotonnière a également besoin d'une énorme quantité d'énergie. Aux USA par exemple, vers le milieu des années 80, la production d'un kilo de coton brut nécessitait l'énergie d'un kilo de pétrole brut.  

Le tour du monde en 80 jours
Le bateau, consommateur de peu d'énergie, sert de moyen de transport intercontinental pour les matières premières. En Europe, les matières premières sont généralement transportées par voie ferroviaire ou par camion.

Le graphique montre la quantité d'énergie nécessaire au transport d'un kilo de coton sur 9400 kilomètres. Ces données ne donnent qu´un ordre d´idée. En fonction des circonstances (type d'avion utilisé, utilisation optimale du volume pour la cargaison ...) les données peuvent varier considérablement.

Jusqu'à ce qu'un t-shirt arrive au fond de l'armoire, il a souvent fait presque le tour de la terre. La vie d'un t-shirt est longue et compliquée. Il est fort possible que ce vêtement ait parcouru des milliers de kilomètres avant d'être vendu. Les raisons de cette folie de transport s´expliquent par les différences de salaires entre le Nord et le Sud.  

Les nombreuses phases de travail indispensables, de la culture du coton au t-shirt fini sont effectuées là où c'est le moins cher.

L'industrie textile allemande montre dans le scénario suivant, à quoi peut ressembler un tel voyage autour du monde:

le coton originaire du Kazakhstan est filé en Turquie et tissé à Taiwan. Le tissu est imprimé en France en utilisant des colorants en provenance de Pologne et de Chine. La confection du vêtement (le tissu utilisé pour la doublure vient de Suisse) s'effectue en Bulgarie au profit d'une société italienne. Le produit fini est finalement proposé sur le marché allemand!

Conditions de travail et salaires
Dans la branche textile, il n´y a en général que le prix qui compte. Celui qui livrera à moindre prix emportera le marché. Il en résulte des salaires peu élevés et de mauvaises conditions de travail. Les usines textiles emploient souvent des femmes et des enfants. Ils gagnent très peu et ont rarement une couverture sociale. Il n'existe pas de protection contre les licenciements et les ouvriers sont employés au jour le jour. Il n'y a pas d'allocation chômage, pas de caisse maladie, pas de retraite.
Le temps de travail est long et s'effectue très souvent au milieu des vapeurs toxiques, du bruit et des odeurs nauséabondes.
De telles conditions de travail sont fréquentes dans les pays pauvres. Mais dans les pays riches comme les USA, des conditions parfois douteuses existent aussi dans le secteur du textile.
La raison pour laquelle un producteur de textile ira produire dans un pays à bas salaires est claire lorsqu'on regarde les différents salaires : l'échelle va de la Suisse avec un coût du travail horaire s'élevant à 19,23 Dollar US (chiffres de 1991). Suivent l'Italie (17,31 U$), l'Allemagne (16,96 U$) et le Japon (16,37 U$). La lanterne rouge est tenue par l'Inde (0,55 U$), la Chine (0,34 U$) et l'Indonésie (0,28 U$).

De combien de vêtements un homme a-t-il besoin ?
En Suisse, on « consomme » par personne et par an presque 20 kilos de vêtements : 20 kilos, cela représente 27 paires de chaussettes (1,4 kg), 27 ensembles de sous-vêtements (2,7 kg), 19 chemisiers (3,8 kg), 11 pantalons (4,4 kg), 5 gros pulls en laine (4 kg), 4 pyjamas (1,6 kg) et un manteau d'hiver (2 kg).
Chaque habitante et habitant de la Suisse dépense en moyenne 1.495 FS par an pour ses vêtements (chiffres de 1992). Cela représente 125 FS par mois. Si l'on prend en compte les impôts et le loyer, cela correspond à 4,4 % de l'ensemble du budget des foyers.

Sur un jeans, qui gagne, et combien ?
Pour un jeans vendu 79 FS en Suisse, 43 % restent en règle générale dans la caisse du commerçant. Le grossiste garde pour lui un billet de 10 FS. Sur les 79 FS, le producteur du jeans reçoit donc encore 26 FS. Le tissu coûte 7 FS, les boutons, les pressions environ 3 FS, etc. Le producteur doit payer 5 FS pour faire coudre le pantalon, et autant pour le lavage. La gestion absorbe encore 3 FS et il reste généralement 1 FS pour le bénéfice et le risque.  

La source :sun2:
Passionnée d'astrologie toujours et encore ...