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La lutte des arbres dans la forêt amazonienne


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9 réponses dans ce topic

#1 Patience

Patience

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Posté 27 mars 2004 à 19:54

Citation

La lutte des arbres dans la forêt amazonienne

L'augmentation du gaz carbonique dans l'atmosphère vient rompre l'équilibre naturel des arbres de la forêt amazonienne.

Panama

12/03/2004 - Au coeur de l'Amazonie centrale, l'équilibre naturel de la forêt tropicale est aussi touché par les changements climatiques. Dans les endroits les plus reculés, les grands arbres à croissance rapide de la canopée - la voûte forestière - poussent aujourd'hui si vite qu'ils s'imposent au détriment des arbres plus petits du sous-bois. Selon des chercheurs brésiliens et américains, le responsable de cette nouvelle dynamique serait le gaz carbonique de l'atmosphère dont la concentration augmente depuis l'utilisation des énergies fossiles par l'homme.

Les arbres absorbent en effet le gaz carbonique lors de la photosynthèse. Le CO2 présent en grandes quantités agit maintenant comme un fertilisant et accroît la productivité des forêts. De récentes études ont noté cette augmentation dans les zones isolées de la forêt tropicale qu'on croyait protégées. Cependant la croissance végétale n'est pas uniforme. William Laurance, du Smithsonian Tropical Research Institute au Panama, a suivi près de 14 000 arbres répartis sur 300 km2. Les scientifiques de son équipe ont mené leur étude pendant 20 ans dans un secteur éloigné, à l'abri de toute activité humaine.

Sur les 115 espèces analysées, ils ont constaté un déclin des espèces de petits arbres vivant sous le couvert végétal. Ces arbres poussent plus lentement, ont un bois plus dense et sont les seuls capables de fleurir et de se reproduire à l'ombre totale. Ils sont aussi porteurs d'insectes polinisateurs et de champignons spécifiques. C'est donc tout un pan de la diversité biologique qui risque de disparaître. D'après les chercheurs, l'excès de CO2 provoque une compétition entre espèces. Les arbres de la canopée, à croissance rapide, en profitent davantage. Leur population s'étend et ils sortent gagnants de la course.

La forêt amazonienne est connue pour être une réserve mondiale d'espèces rares. Elle absorbe aussi 8 à 10% des émissions de gaz carbonique dues à la combustion des énergies fossiles. Dans les conclusions de leur recherche parues jeudi dans la revue Nature, les scientifiques s'inquiètent des impacts que pourraient produire les changements de cet écosystème sur le réchauffement de la planète.


Catégorie(s) de cet article : Environnement

Isabelle Masingue



Résumé de l'article dans la revue Nature

HTTP://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3429.asp


#2 Lunesoleil

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Posté 27 mars 2004 à 23:36

Patience

   Le problème de la suivis des forêts est un réel problème ... Depuis l'essor de l'informatique dans le monde professionnel et surtout en privé dont aujourd'hui pratiquement les ménages ont un ordinateur avec imprimante pour conserver des documents au cas l'ordinateur ce plante et l'on est obligé de formater ....

Mais le plus grave problème aujourd'hui c'est que la consommation de papier a augmenté sérieusement  et cela devient critique à longue échéance, car il faut fournir de plus en plus de papier.

Qui n'aimes pas ce promener dans la forêt ou à défaut un jardin public, écouter le chant des oiseaux, admirer les cygnes dans le bassin .....
J'ai aussi beaucoup de plaisir a contempler l'arbre devant mon balcon ça me procure une grande paix intérieure ....On peut découvrir aussi leurs souffrance quand ils sont déformés par l'usure du temps, une tempête qui aurait provoqué un déracinement, un feu de forêt  .....

La solution trouver le moyen de remplacer l'utilisation du papier mais par quoi ....? Un produit écologique qui n'utilise pas la nature ; qui a une idée ....?
                                                
     :sun2:
Passionnée d'astrologie toujours et encore ...

#3 TreizeVents

TreizeVents

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Posté 27 mars 2004 à 23:43

C'est peut etre une idée...  :)
Toshiba lance l'encre effacable
Cela réduirait tres nettement la consommation de papier, mais maintenant j'aimerais savoir le genre de produit charmants qu'il doit y avoir dans cette encre...
Acide untel, 2.3 trinitruolsulfate de machinchose...  :cpasmafaute:
Mieux pour les arbres, mais pour l'environnement en général ?

#4 El Gladiateur

El Gladiateur

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Posté 28 mars 2004 à 13:02

Le papier ne vient pas de la foret Amazonienne, mais des belles forets artificielles d'Europe, vous savez celles ou les arbres sont plantées en rangs bien reguliers. A moins qu'on fasse aussi du papier avec les arbres amazoniens, mais je pense pas trop.

#5 abraxas

abraxas

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Posté 28 mars 2004 à 16:27

>voici une page du site Greenpeace sur le Net concernant la déforestation amazonienne:


Citation

Problématique

Menaces
Près de la moitié de la forêt amazonienne est menacée, laquelle représente le quart des forêts naturelles menacées dans le monde. Le danger provient d’une exploitation forestière incontrôlée.
Sur 36 zones, identifiées par le Centre de Recherche de la Commission Européenne, pour leur risque élevé de déforestation, 25 le sont en raison de l’exploitation forestière.


Source : World Resources Institute

D’après l’organisme scientifique World Resources Institute, le plus grand danger pour la forêt amazonienne est aussi l’exploitation forestière qui permet de fabriquer des produits, tels que le contreplaqué et les sciages principalement utilisés dans le secteur du bâtiment au Brésil et dans le monde entier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, près de 70% du bois exploité dans les scieries termine en déchets.

Une dégradation de plus en plus rapide
A ce jour, près des deux tiers de la forêt amazonienne sont encore intacts mais ils peuvent disparaître vite.

Entre l’arrivée des Européens au XVème siècle et 1970, soit presque 500 années, seulement 1% de la forêt amazonienne brésilienne a été déforestée. Depuis les 30 dernières années, la déforestation a touché 14% de la forêt amazonienne brésilienne c’est à dire une superficie supérieure à celle de la France.  

L’exploitation forestière constitue la première phase de la destruction. En 1997, l’exploitation forestière a endommagé près de 1,5 million d’hectares. En construisant des pistes, les compagnies forestières ouvrent la porte à d’autres activités telles que l’agriculture, la chasse, la collecte de bois de feu qui accélèrent le taux de déforestation. En 1997, la déforestation en Amazonie a touché 1.7 million d’hectares.

La forêt amazonienne nouvellement convoitée par les géants de l’exploitation forestière

Arrivée massive des compagnies transnationales au coeur de l’Amazonie  Des compagnies forestières géantes d’Asie, d’Europe ou d’Amérique du Nord – certaines ayant déjà épuisé les ressources forestières de leur pays – concentrent maintenant leur énergie et leur équipement dans des zones encore intactes de la forêt amazonienne. Les huit plus importantes compagnies forestières, basées dans les Etats du Para et d’Amazonas ont obtenu des concessions forestières de la taille du Bélize (23000km²). En 1997, ces géants de l’industrie forestière ont investi près de 100 millions de dollars en Amazonie.  


Perspectives de croissance des exportations
En raison de la dévaluation de la monnaie brésilienne, les exportations de bois de la région amazonienne devraient augmenter de 20%. Les plus grandes compagnies transnationales contrôlent à elles seules 12% des capacités de transformation de la région et près de la moitié des exportations.

Une exploitation forestière de type minier sans aucun contrôle
Un grand nombre de compagnies exploitent sans permis, coupent du bois dans des zones protégées, exportent illégalement. Même les compagnies forestières transnationales qui auraient les capacités pour gérer durablement la forêt amazonienne profitent de ce marché illégal et ne font aucun investissement qui irait dans le sens d’une gestion durable.

80% du bois exploité au Brésil est illégal

Modes d’exploitations forestières
Les concessions forestières
Des surfaces importantes de forêts sont allouées à des entreprises forestières durant une vingtaine d’années afin d’être exploitées. Théoriquement un plan d’aménagement doit définir des plans annuels de coupes de bois, de sylviculture et de régénération. Celui-ci doit être approuvé par l’organisme national IBAMA avant le début de l’exploitation. Dans la plupart des cas, ces plans d’aménagements ne sont que des plans sur papier et ne traduisent pas du tout la réalité. Les opérations de sylviculture ou de régénération ne sont pas suivies, l’inventaire des espèces forestières peu ou pas réalisé, les arbres coupés ont un diamètre inférieur à la norme définie… Les moyens de suivi de l’organisme IBAMA sont dérisoires par rapport à la quantité de travail et certains accords sont parfois passés pour éviter une trop grande vigilance de cet organisme.

Les forêts communautaires
Les communautés peuvent également soumettrent à l’IBAMA un micro plan d’aménagement de leur forêt réalisé en collaboration avec un bureau privé spécialisé. Ce type d’aménagement n’est pas largement répandu en raison du besoin de financement pour une aide technique. Dans la majorité des cas, les communautés qui gèrent leur forêt de cette manière sont appuyées par des Organisations Non Gouvernementales nationales ou internationales. Ce mode d’exploitation est particulièrement intéressant puisque la communauté a intérêt à assurer des ressources durables dans le temps.

Les forêts converties en terrain agricole ou en pâturage
Toute opération de déforestation c’est à dire d’abattage de plus de 90% des arbres de la forêt, destinée à une conversion en terrain agricole ou d’élevage doit être soumise à une autorisation de l’IBAMA. Cette autorisation doit théoriquement reposer sur une analyse technique basée sur des critères agronomiques, écologiques et socio-économiques. Dans la pratique, cette analyse ne se fait que très rarement et presque aucune visite de terrain n’est réalisée. Dans le cas où le plan de déforestation est approuvé par l’IBAMA, les arbres peuvent être coupés et vendus.

Acteurs de la filière forêt bois
Les bûcherons indépendants
Ces bûcherons peuvent être des paysans qui ne pratiquent le bûcheronnage qu’accessoirement ou des personnes qui en ont fait leur métier. Ces bûcherons coupent les arbres avant que la forêt ne soit brûlée pour installer des pâturages ou des cultures ou plus simplement abattent les arbres "à vue" sans autorisation. Pour le transport du bois, ils débitent la grume sur place à la tronçonneuse et évacuent les planches à dos d’homme ou par traction animale. Ce type d’exploitation n’est évidemment pas compatible avec une gestion durable des forêts puisque aucun plan d’aménagement n’est ni établi, ni suivi.

Les micro-entreprises forestières
Elles agissent comme les bûcherons indépendants mais leur moyens d’actions sont plus importants. Elles disposent de tracteurs pour transporter les grumes jusqu’à la route ou à une rivière où les bois seront flottés. Dans certains cas elles possèdent des petites unités de sciages. Ces micro-entreprises n’ont pas de concessions forestières, elles achètent le bois à des paysans qui défrichent leur parcelle agricole ou se l’approprient directement sans autorisation. Là non plus aucun plan d’aménagement n’est suivi.

Les entreprises nationales ou internationales qui exploitent dans des concessions forestières
Théoriquement ces entreprises doivent suivre un plan d’aménagement. Ce n’est, dans la pratique, pas souvent le cas. Le travail d’exploitation consiste à ouvrir des pistes en forêt et à extraire les quelques espèces commercialement intéressantes qui se trouvent à proximité des ces pistes. De nombreux conflits se développent entre compagnies forestières, chacune d’entre elles essayant d’exploiter dans la concession des voisins. Souvent ces entreprises ont recours au service de bûcherons indépendants ou de micro-entreprises dont elles rémunèrent à peine le travail ou qu’elles payent sous forme de troc, entretenant ainsi une dépendance permanente de ces travailleurs. Cette exploitation "par délégation" signifie bien évidemment une absence totale d’aménagement forestier.

Les transporteurs
Les camionneurs peuvent acheter des planches en bord de route directement aux bûcherons ou à des micro entreprises de bûcheronnage. Ils revendent ensuite ces bois débités à des scieries ou à des négociants.

Les micro-entreprises et compagnies forestières
Disposant de scierie, elles peuvent acheter les grumes ou les bois débités et les scier pour les revendre.

Négociants en bois
Des négociants en bois, installés à Manaus ou à Bélem, réceptionnent le bois en provenance de toute l’Amazonie et se chargent de son commerce national ou international.

Les compagnies internationales
Certaines grandes compagnies internationales n’exploitent pas dans des concessions mais se contentent d’acheter le bois à des tiers.

La filière du bois illégal
Après approbation des programmes d’exploitation forestière, des plans d’aménagement communautaire ou industriel et des autorisations de transport de produits forestiers (ATFT) sont délivrées. Le Secrétariat Brésilien des Aspects Stratégiques estime que 80% du bois exploité en Amazonie est illégal, c’est à dire commercialisé sans avoir obtenus de manière officielle une ATFT.

En plus de ces 80% de bois commercialisé en complète illégalité, il faut ajouter tous les bois commercialisés avec une "ATFT négociée", pratique courante du fait de la corruption très répandue.

Ainsi les entreprises internationales qui exportent dans le monde entier profitent de cette situation en achetant à bas prix des bois exploités soit illégalement, soit en dehors de tout plan de gestion durable.


source:

Greenpeace

#6 abraxas

abraxas

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Posté 28 mars 2004 à 16:39

>autres liens:

Exploitation illégale en Amazonie
Amazonie en danger
Pétition contre la déforestation Amazonienne à l'encontre des entreprises françaises

#7 Patience

Patience

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Posté 09 avril 2004 à 16:20

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Disparition accélérée de la forêt amazonienne à cause du soja et du boeuf


RIO DE JANEIRO (AFP),
le 08-04-2004



Grignotée par la culture du soja et les élevages bovins, l'Amazonie brésilienne a perdu 16,3% de sa superficie forestière depuis les années 1970, soit 653.000 km2, correspondant à un territoire grand comme la France et le Portugal mis ensembles.

Ces chiffres sont "intolérables", a déclaré la ministre brésilienne de l'Environnement, Marina Silva, en présentant les résultats d'un rapport élaboré à partir d'images satellite.

Selon la ministre, les principales causes de la déforestation sont l'élevage et l'agriculture, avec la culture du soja notamment, l'abattage non contrôlé d'arbres et les travaux d'infrastructure, l'ouverture de routes en particulier.

En une année seulement, d'août 2002 à août 2003, 23.750 km2 de forêts -- soit l'équivalent de la Sardaigne -- ont été dévastés, soit 2% de plus que la portion disparue l'année précédente (23.266 km2). Cependant, le ministère de l'Environnement et les organisations écologiques avaient fait des prévisions initiales encore plus pessimistes.

"Les déboisements restent élevés mais se stabilisent. Nous ne pouvons pas continuer à perdre 20.000 km2 de forêts par an. Le gouvernement est décidé à changer cette situation et a pris des mesures", s'est réjoui un responsable de Greenpeace, Nilo D'avila, contacté par l'AFP.

Ce coordinateur de la campagne de défense de l'Amazonie de Greenpeace s'est dit "optimiste" après l'annonce en mars par le président Luiz Inacio Lula da Silva d'un plan national de contrôle de la déforestation.

"Même si le rythme de déboisements a freiné, il est encore élevé et intolérable, c'est pourquoi il faut commencer à le réduire", a remarqué la ministre Silva, une ancienne récolteuse de latex (caoutchouc), originaire de l'Etat de l'Acre, frontalier avec le Pérou.

La police fédérale va installer 26 postes dans les régions où l'on déboise le plus et une coordination sera mise en place entre plusieurs ministères pour augmenter les contrôles.

"Dans 25% des déboisements par exemple, la main d'oeuvre employée est issue du travail forcé. Le ministère du travail va pouvoir envoyer des inspecteurs", a ajouté D'Avila rappelant que l'un des gros problèmes est le manque d'effectifs de l'Institut de l'environnement (Ibama) pour surveiller les 4 millions de km2 de forêt amazonienne, soit la moitié du vaste Brésil.

Le représentant de Greenpeace a insisté sur la responsabilité des éleveurs, soulignant que "le bifsteck que l'on mange aujourd'hui contribue à la dévastation". Selon M. D'Avila, les dégâts ne sont pas toujours repérables par satellite car il s'agit souvent de petites fermes familiales de deux hectares.

Selon lui, plusieurs millions d'hectares déboisés dans les Etats de Maranhao, Tocantins, Para, Mato Grosso et Rondonia sont aujourd'hui abandonnés: "ces terres sont publiques et doivent être récupérées par des politiques adéquates, cela évitera de nouveaux déboisements".

La ministre de l'Environnement a indiqué les Etats les plus sévèrement touchés par la déforestation ont été l'an dernier ceux du Mato Grosso (10.416 km2), du Para (7.293 Km2), de Rodonia (3.463 km2) et d'Amazonas (797 km2).

Pour répondre aux critiques de certains secteurs industriels qui se plaignent de ce que la nouvelle politique de protection de l'Amazonie freine le développement économique, Marina Silva a répondu que "le développement ne doit pas entrer en conflit avec la préservation de l'environnement. Il peut se faire en protégeant l'environnement".

Elle a souligné que la contribution de l'Etat d'Amazonas au PIB du Brésil était très faible, 6% seulement.


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#8 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 14 avril 2004 à 22:14

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BRASILIA - Le gouvernement brésilien a inauguré un système pour contrôler les processus de déboisements, brûlis et incendies en Amazonie. 653 000 km2 de forêt y ont été détruits en 30 ans, soit un territoire grand comme la France et le Portugal réunis.  
[ats] - Les responsables du nouveau Centre de surveillance écologique (Cenam) disposeront cette année d'un budget de six millions de reals (2,6 millions de francs) pour surveiller les 5,2 millions de km2 de l'amazonie brésilienne, ont indiqué les ministres de l'Environnement Marina Silva et de la Défense, José Viegas.

Le système du Cenam est incorporé au Système de protection de l'Amazonie (Sipam), qui dispose de satellites de télédetection, de stations météorologiques, de radars et d'avions de surveillance. Les informations recueillies seront transmises à l'Institut Brésilien de l'Environnement (IBAMA) qui dépend du ministère de l'Environnement.

La ministre Silva a affirmé que le défi consistait maintenant à suivre toutes les informations dans le but "d'éviter des dommages écologiques et d'encourager le développement durable".

Les principales causes de la déforestation en Amazonie sont l'élevage et l'agriculture, avec la culture du soja notamment, l'abattage non contrôlé d'arbres et les travaux d'infrastructure, l'ouverture de routes en particulier.

Ca fait à peu près.... (calculette...:D ) 0.5 centimes de franc, soit 0.07 euro pour surveiller 1km²...

#9 Patience

Patience

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Posté 21 février 2005 à 13:22

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Le Brésil lance un vaste projet contre la déprédation de l'Amazonie
BRASILIA (AFP), le 19-02-2005


Le Brésil a lancé un vaste projet pour freiner la déprédation de l'Amazonie en créant des zones protégées de 13,5 millions d'hectares situées essentiellement
dans l'Etat du Para où la religieuse américaine Dorothy Stang, opposée à l'exploitation sauvage de la forêt, a été assassinée il y a une semaine.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva a transmis jeudi au Parlement un projet de loi prévoyant la création de cinq zones de préservation de l'environnement ainsi que d'une zone de 8,2 millions d'hectares, dans laquelle est interdite,
pour six mois renouvelables, toute nouvelle activité d'exploitation du bois.

Dans cette zone, égale à la superficie de l'Autriche, située dans le sud-est de l'Etat du Para, l'Etat va procéder à la vérification des titres de propriété existants pour attribuer les terres à des activités agro-forestières, après
l'approbation de la loi par le Parlement.

Le projet met en place parallèlement un service des forêts chargé d'organiser et de contrôler l'exploitation des terres forestières, sans cession de la propriété du sol.

Ce dispositif vise à freiner "une dynamique déprédatrice extrêmement accélérée", causée par la valorisation des terres créée par le projet d'asphaltage de la route nationale BR-163 qui traverse l'Etat du Para, a expliqué à l'AFP le secrétaire général des forêts au ministère de l'Environnement Joao Paulo Capobianco.

L'une des zones de protection de l'environnement créées est la "Terre du Milieu" (située entre les fleuves Xingu et Tapajos), une réserve écologique de 3,7 millions d'hectares située dans le Para, objet de la convoitise des "grileiros", les exploitants forestiers qui s'approprient illégalement des terres publiques.

Au Para, le gouvernement a également créé un parc national de 445.000 hectares dans lequel doit être intégralement préservé l'environnement.

Le dispositif est complété par la création d'une réserve de 325.000 hectares entre les Etats d'Acre et de l'Amazonie, exploitable uniquement par les communautés indigènes et de deux zones de forêts naturelles (en vue d'une
exploitation durable) en Amazonie et dans l'Etat du Roraima, de 802.000 et 260.000 hectares chacune.

La ministre de l'Environnement, Marina Silva, a indiqué que les assassinats la semaine dernière de la missionnaire catholique américaine Dorothy Stang, 74 ans,
puis de deux agriculteurs sans terre et d'un syndicaliste rural, défenseurs des sans terre et de l'environnement, ont avancé l'annonce des mesures mais qu'il ne s'agit pas d'une réponse improvisée du gouvernement.

Elle a rappelé que le gouvernement avait adopté l'an dernier un plan "Amazonie durable" visant à combiner la préservation de la forêt et le développement économique. Ce plan se présente comme une alternative à l'exploitation sauvage qui va de la taille des arbres à bois précieux au brûlage d'énormes espaces en vue d'activités d'élevage ou d'agriculture.

En 2003, les brûlages ont dévoré 23.750 km2 de forêts et on prévoit la disparition d'une surface identique en 2004. Depuis les années 70, sont partis en fumée quelque 670.000 km2 de forêt sur les 3,68 millions de km2 que compte la forêt amazonienne au Brésil.

Selon M. Capobianco, la montée de la violence dans la région, le Para en particulier, "est déjà une réaction à l'ensemble des mesures qui se proposent d'ordonner l'utilisation et la protection des ressources naturelles en
Amazonie".

Joao Meirelles, auteur du "Livre d'or de l'Amazonie", une référence sur le sujet, a considéré les mesures gouvernementales comme "très positives". Mais il
s'interroge sur le manque de moyens du gouvernement pour les mettre en oeuvre dans des espaces aussi gigantesques.

RIO DE JANEIRO (AFP) - Le gouvernement d'Amazonas (nord du Brésil) a crée vendredi une zone protégée de la taille de la Belgique au sud-est de cet Etat afin de contenir les déboisements effectués dans la région.

"C'est l'une des zones les plus stratégiques de la frontière agricole", la région où s'ouvrent les nouvelles plantations de soja, a indiqué à la presse Virgilio Viana, secrétaire du développement soutenu d'Amazonas, l'un des neuf
Etats qui forment "l'Amazonie Légale" qui recouvre près de 60% du territoire brésilien.

Une étude a montré que sur 30% de la région, riche en bois et en minerais, des routes clandestines ont été ouvertes et des brûlis pratiqués, estime Viana pour
qui il était donc urgent de la préserver officiellement.

La zone protégée, située à la frontière des Etats du Mato Grosso et du Para, est composée de neuf réserves continues, dénommées le "Mosaïque d'Apuï" qui recouvre
3,1 millions d'hectares entre les communes d'Apuï et Manicoré.

Il s'agit de la seconde plus grande réserve forestière du pays, derrière le Parc National des Montagnes de Tumucumaque (3,9 millions d'hectares).

Dans la région d'Apuï vivent près de mille familles installées sur des terres dans le cadre de la réforme agraire.

Le gouvernement d'Amazonas a décidé de rassembler sur un territoire continu les parcs de Sucunduri et Guariba qui totalisent 1,12 million d'hectares, une réserve exploitée écologiquement par la population qui vit en marge du fleuve Guariba (180.000 ha), deux réserves de développement soutenu (Barati et Aripuana (413.000 ha) et quatre forêts (Apuï, Sucurundi, Manicoré et Aripuana) qui totalisent 1,34 millions d'ha.

D'après une ONG qui a aidé à financer et à implanter le projet Mosaïque avec le World Wildlife Fund (WWF), le gouvernement brésilien estime qu'il a au moins 500
espèces d'oiseaux et 14 de primates dans cette zone protégée.



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biodiversité, biotechnologies, alternatives, éthique, découvertes...)

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#10 Cassandre

Cassandre

    Tu sais, toi ? T'es sûr ?

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Posté 09 septembre 2005 à 01:19

Agissez contre la déforestation sur le site WWF : adoptez un arbre !
En « achetant » un arbre de la forêt amazonnienne !
Vous recevrez votre certificat, avec la localisation GPS de votre arbre,
si on est tous de petits actionnaires de la forêt, no pasaran ! :ptdrasrpt2:

C'est ici > http://www.wwf.fr/ad...e/new/index.php