Aller au contenu


Videosurveillance


  • Please log in to reply
28 réponses dans ce topic

#1 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 31 mars 2004 à 21:08

Bonsoir !  

Ce soir, je vous propose un article concernant la videosurveillance. Si l'on sait que les Britanniques sont les plus "filmés" et surveillés en Europe (ce qui est encore plus vrai à présent que des mesures supplémentaires dues au "terrorisme" sont mises en oeuvre), il se pourrait bien que la France tente de leur faire de la concurrence bientôt, au train où vont les choses !  :tss:  

Voici donc un petit article concernant les méfaits de Thales, une société maléfique :diable2: que l'on retrouvait déjà dans le développement de cartes d'identité à puce, puisqu'elle avait décroché il ya quelque temps un contrat juteux pour développer ce moyen de contrôle sur le marché chinois.   :cdesmalades:

L'article peut être trouvé sur la page suivante :

http://www.zdnet.fr/.....146928,00.htm

Je vous en fait une copie ci-dessous...  :wink:

Bonne soirée et à plus tard,
Vic.  :ange:

Avec Thales, pub et vidéosurveillance font bon ménage

Par Christophe Guillemin
ZDNet France
29/3/2004
URL: http://www.zdnet.fr/...39146928,00.htm

Le groupe de défense a été retenu par la RATP pour installer 5.500 caméras de vidéosurveillance dans ses bus parisiens. Une première étape pour Thales qui prévoit déjà d’ajouter, aux futures infrastructures, des écrans pour diffuser de la pub.

Le groupe français Thales, spécialisé dans les technologies de sécurité et de défense, vient de remporter l'appel d'offres de la RATP pour équiper 1.200 bus parisiens de systèmes de vidéosurveillance. Le contrat, dont le montant n'a pas été communiqué, porte sur la fourniture de 5.500 caméras couleur, dont 1.300 avec un dispositif audio, ainsi que 1.400 disques durs amovibles et 220 écrans machinistes.

Selon les deux entreprises, il s'inscrit dans le plus important projet européen de vidéosurveillance numérique embarquée. Depuis 2000, la RATP a déjà équipé plus de 2.000 bus sur les 4.000 en circulation, dans le cadre de précédents appels d'offres.

Pour la Régie, il s'agit bien entendu de lutter contre l'insécurité dans les transports publics en adoptant une solution tant dissuasive (aucune caméra n'est cachée) que répressive. «Les systèmes de vidéosurveillance fournis doivent permettre l’identification des personnes et de leurs mouvements par l’enregistrement numérique des images, provenant des caméras installées à l’intérieur des bus. La relecture de ces images est réalisée sur stations fixes dans des centres de supervision distants», explique la RATP dans un communiqué.

«Concrètement les quatre caméras réparties dans le bus enregistrent en boucle cinq heures de vidéo, c'est-à-dire en effaçant les enregistrements précédents, selon un mode dit circulaire», précise à ZDNet Philippe Bruneaut, responsable projets vidéo à la RATP.

Un système qui dispose d'une option "multimédia"

«La résolution d'image est de 720x576 pixels avec environ douze images en couleurs par seconde. En cas d'agression par exemple, les enregistrements seront examinés par des agents de sécurité assermentés par le ministère de l'Intérieur, en la présence d'officiers de police», poursuit-il.

Reste que pour Thales, les ambitions dépassent le simple contrat de fourniture de matériels. L'infrastructure qu'il va installer dans chaque bus dispose d'une option dite «multimédia». En plus d'enregistrer de la vidéo, le système pourra en diffuser, en ajoutant simplement quelques écrans et un disque dur plus conséquent.

«Cela permettra, par exemple, de donner des informations touristiques ou commerciales tout au long du trajet», nous confie Serge Porquet, responsable commercial du secteur transports terrestres chez Thales. «La sécurité est le premier pas, l'information et le marketing seront le second». Il précise que le groupe dispose déjà d'une solide expérience sur ces systèmes de diffusion de contenu audiovisuel embarqués, via sa division Thales Avionique, pour l'information culturelle et commerciale dans les transports aériens.

Enfin, Thales envisage également de proposer ses outils de surveillance automatisés. «C'est aussi l'opportunité de proposer par la suite nos logiciels d'identification faciale, de détection de bagages ou de comportements suspects», conclut Serge Porquet.

#2 Mobb Deep

Mobb Deep

    Expert

  • Membres
  • 171 Messages :
  • Localisation : X
  • Intérêts : Arts martiaux, basket, internet, musique, discussions

Posté 01 avril 2004 à 08:49

Salut Vic,

Tu as vu Minority Report ? C'est exactement la meme chose avec la reconnaissance retinienne automatique !

#3 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 01 avril 2004 à 19:19

Cher Mobb Deep,

Je n'ai malheureusement pas encore vu Minority Report, mais j'en ai lu de bonnes critiques, et je sais de quoi le film parle...

Oui, nous sommes bien mal partis ! Aujourd'hui encore, la Belgique vient de prendre des décisions pour plus de flics dans les rues, et moins de prisonniers en prison (surpopulation carcérale oblige)... Et devine quoi ? La solution belge à la surpopulation carcérale, c'est de libérer les prisonniers les moins dangereux et de les surveiller...avec un bracelet électronique !!!  :evil:

Des "prisonniers" qui se mêlent à la population, surveillés par un bracelet contenant une micro-puce électronique !!! :diable2:

Et on fera bientôt le lien avec les petits délinquants, que l'on surveillera avec le même bracelet, pourquoi pas ? Après tout, si on les surveille, cela les évitera de récidiver, non ? :cingle:

Ensuite, je parie que l'on prétendra que si chacun possédait son bracelet (ou sa carte d'identité électronique, ou même...sa micro-puce sous-cutanée), la société serait "bien plus sûre" !!!  :roll:  :tss:  :cogite:  :marteau2:
Non, vraiment, on est mal !  :gueulecassee:

Et au niveau de la vidéosurveillance, la Belgique a déjà commencé il y a un bout de temps : dans les principales gares et lieux publics à forte concentration (la Grand Place de Bruxelles, par exemple), eh bien, on trouve à présent des caméras. Elles sont discrètes, les fourbes, mais on peut les repérer en faisant un peu attention !  :humhum:

Qui a parlé de démocratie ? Dictature camouflée serait je crois un mot plus juste !!!  :roll:

Quant à la France, malgré la formidable claque que le gouvernement de droite a reçu (et notamment Raffarin), malgré l'expression du ras-le-bol populaire, on prend les mêmes et on recommence, en changeant juste les postes occupés ! Quant à Raffarin, il a encore son gros cul posé sur la chaise de premier ministre !!! BRAVO ! Ah, elle est belle, la "démocratie" !!! :tss:  Une REVOLUTION, voilà ce qu'il faudrait !
Il y a plus de 100 ans, les gens n'auraient pas hésité !  :guerrier:

Mais à présent, les "mous" et les "moutons" sont rois... Se pourrait-il que le bruit des pantoufles soit plus dangereux que le bruit des bottes ???  :???:

Sans réaction, ce sera très bientôt "1984", "Le Meilleur des Mondes", "Minority Report" et "Matrix" réunis !!!  :tss:  :tresfache:

Bonne soirée et à plus tard,
                                              Vic.  :ange:

#4 nabucadnazar

nabucadnazar

    Habitué

  • Membres
  • 17 Messages :

Posté 02 avril 2004 à 20:45

vicfame
    
     Pour information selon un article de today in English de ce mois-ci, l'Angleterre est le deuxième pay au monde dans le niveaux de vidéosurveillance. Pas mal! hein? Et devine quel est le premier?
     De plus le programe de jean François copé en ile d e france prévoyait un renforcement du système en france ( c'etait ecrit sur leur brochure de campagne). Voila ce qui confirme ce que tu avance. Celasincrit surement dans une logique européenne.C est le compromis entre Libertée et sécuritée... Ne cedons tout de meme ps a une critique trop facile...

#5 iso

iso

    plongeur confirmé

  • Membres
  • 67 Messages :
  • Localisation : 63

Posté 10 août 2004 à 16:59

bonjour à tous.
Big Brother nous surveille déjà dans nos faits et gestes quotidiens...carte bleue, portable, internet, etc...

désormais, repoussant les limites, et à une échelle plus individuelle, une nouvelle technologie lui permet de voir........................................... sous.............. nos vêtements   :o grace aux "capteurs terahertz"

Citation

Ce type d’utilisation pose cependant un problème de respect des droits fondamentaux des personnes car il n’est pas admissible que des policiers ou des agents de sécurité puissent voir ce qui se passe sous les vêtements des hommes, des femmes et des enfants et ce, à leur insu.

Il convient donc que les instances politiques nationales et européennes prennent, dès à présent, des dispositions visant à interdire toute utilisation des capteurs térahertz qui seraient de nature à violer les droits fondamentaux des citoyens.

http://depris.cephes...scom/049-02.htm

Seule parade efficace: enfiler trois jeans :poufderire:

#6 Maximus

Maximus

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 469 Messages :

Posté 10 août 2004 à 17:42

La video surveillence seul...hum pourquoi pas mais couiplé à des trucs de reconnaissance par je sais plus quoi non....c'est le TAI je crois un remplacent d'echelon...

#7 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 25 octobre 2004 à 14:12

Chers amis,


Le Royaume-Uni est, paraît-il, le pays le plus surveillé d'Europe, avec de très nombreuses caméras placées un peu partout, essentiellement dans les rues commerçantes des grandes villes...  :-?

Encore une fois, fort est de constater que le phénomène - comme par "hasard" - a tendance à se généraliser. Le premier article de ce topic faisait allusion à la France,  et l'article ci-dessous se rapporte à la Belgique qui, une fois de plus, prouve crapuleusement ses grandes dispositions envers le Nouvel ordre mondial et Big Brother !!!  :tresfache:

Il ne s'agit que de 13 caméras en tout, mais on peut redouter une généralisation de ces  mouchards et des autres procédés liberticides bien entendu...  :peur:  Notez bien que l'on parle de l'installation de 13 caméras pour la surveillance, dans un premier temps. Et dans un SECOND temps, que se passera-t-il ??? :horreur_grosyeux:  

Le tout sous des prétextes de vols, de criminalité, bref des prétextes de sécurité (comme l'on en voit beaucoup pour l'instant, que ce soit pour justifier les cartes d'identité et passeports à puce, les moyens biométriques ou les micro-puces sous-cutanées pour humains)...   :tss:  
En d'autres mots, ce sont toujours les mêmes débilités qui reviennent et grâce auxquelles on joue (avec succès, malheureusement) sur la corde sensible des gens...  :(

Je vous laisse donc lire l'article ci-dessous qui a été tiré du journal belge gratuit "Metro" (http://www.freemetro.be) de ce lundi 25 octobre 2004, en page 3...

Bonne lecture et bonne réflexion. A plus tard,
                                                                         Vic.  :ange:


Six caméras installées dans la rue Neuve

Bruxelles - La ville de Bruxelles envisage d'installer six caméras de surveillance dans la rue Neuve, l'artère commerciale laplus fréquentée du pays. Les caméras serviront, DANS UN PREMIER TEMPS, à surveiller la rue pour permettre à la police d'intervenir au moindre incident. Les images flimées seront également utilisées dans le cadre d'enquêtes judiciaires, notamment sur des vols à la tire. Sept autres caméras devraient également être placées sur l'axe Nord-Sud de la ville.

Ce message a été modifié par vicflame - 25 octobre 2004 à 14:21.


#8 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 08 novembre 2004 à 08:54

Chers amis,

Si vous passez de ces temps-ci par l’aéroport de Heathrow (Londres), vous aurez peut-être la malchance d’être la victime bien involontaire des technologies liberticides « de pointe » mises au point pour soi-disant « préserver la sécurité par rapport aux méchants terroristes ».  :-?

L’article suivant, publié dans le journal belge gratuit des navetteurs, le « Metro »  (http://www.freemetro.be) de ce lundi 08 novembre 2004 en page 1, en atteste.

En effet, un appareil spécial de contrôle à rayons X qui vous mettra littéralement à nu (et qui constitue donc une fois de plus une gifle cinglante pour les liberté et le droit à la vie privée)  vous « scannera » de la tête aux pieds. Je précise tout de suite qu’il ne s’agit pas des appareils de contrôle classiques à rayons X, mais d’un moyen nettement plus radical et sophistiqué. Voilà en tout cas une technologie qui laissera vos droits constitutionnels « à poil » !  :ptdrasrpt2:

Cette fois, ce ne sont pas les Américains qui mènent la danse, mais bien les Britanniques, qui ont décidé de devenir, avec la Belgique, les « champions des technologies liberticides et de la dictature »…  :(

« Et la résistance, dans tout ça ? », me demanderez-vous… Et bien, les Américains sont opposés (pour l’instant !) à ce moyen de contrôle (ce que l’article semble dénoncer comme une attitude inadmissible !). Quant aux Britanniques, jusqu’ici ils ont laissé faire, mais il paraît qu’une application généralisée de la nouvelle méthode entraînerait une « levée de boucliers ». :malice:  Mouais… pas si sûr : jusqu’à présent, les Britanniques, peu farouches, se sont laissés faire sans mot dire ! :o  Qui a dit que les Américains étaient davantage manipulés et apathiques que les Européens ?  :roll:

Je vous laisse donc lire l’article ci-dessous et méditer sur les fâcheuses conséquences des nouveaux moyens de contrôle total qui supprimeront, si nous laissons faire, la vie privée, les droits individuels et les libertés !  :gueulecassee:

Bonne lecture, bonne réflexion et à plus tard,
                                                                         Vic.  :ange:

Passagers à nu à Heathrow

Bruxelles – Les passagers du terminal 4 de l’aéroport de Heathrow désormais expérimenter le dernier cri en matière de contrôle de sécurité, avec un appareil qui les met littéralement à nu. Ce nouveau type d’appareil à rayons X permet en effet de détecter au travers des vêtements tout élément suspect (y compris des armes en plastique ou du semtex). Les Etats-Unis ont pourtant interdit ce bijou de technologie au motif qu’il donnait une image trop détaillée de ce qui se trouve sous les vêtements. Mais les Britanniques sont apparemment moins farouches. Pour l’heure, les passagers ont le choix entre la nouvelle méthode high-tech ou la bonne vieille fouille manuelle. Mais à en juger par les réactions, une application généralisée de la nouvelle méthode risquerait de provoquer une levée de boucliers.

#9 Cassiopée

Cassiopée

    Bisounours et fière de l'être NA!

  • Modérateurs
  • 1 523 Messages :
  • Genre : Femme

Posté 08 novembre 2004 à 12:25

Bonjour,
C'est normal que ça passe bien chez les anglais, ils ne sont pas pudiques pour un sou, ça ne les dérangent pas qu'on les voie à poil
(je travaillais dans un hotel ou l'hiver il n'y avait que des anglais, et pour aller à la douche ils faisaient "la queue" à poil  :ptdrasrpt2: hommes et femmes )
Aaahh ces anglais :biglol:
:salut:
Cassiopée

#10 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 24 août 2005 à 11:28

!!! CAPITAL !!!


Chers amis,

Depuis les "attentats" de Londres, la multiplication des écoutes téléphoniques et des CAMERAS VIDEO va bon train.  :puni:

C'est NON SEULEMENT le cas en Europe, MAIS AUSSI... AU CANADA !!! :horreur_grosyeux:

Aujourd'hui, je vous propose de lire un article (en anglais) qui a été publié sur http://www.vivelecan...050823014453835 et sur http://www.prisonpla...tensprivacy.htm

Cet article nous prouve qu'au Canada AUSSI (un pays pourtant réputé être accueillant et plein de gens chaleureux), les libertés sont en train de se désagréger devant les coups répétés des pantins politiques mis au pouvoir par le nouvel ordre mondial afin d'imposer les technologies liberticides... CRAPULEUX !  :tresfache:

(Et dire que certaines personnes habitant le Canada prétendaient il y a peu sur ce forum que tout allaient bien dans leur pays, et que les technologhie liberticides ne les touchaient pas !  :roll:  Mettons les choses bien au clair : c'est LE MONDE ENTIER qui est à présent concerné ! :-? ).


  Je vous en propose quand même quelques extraits traduits ci-dessous...

  Bonne lecture, bonne réflexion, et SURTOUT... BONNE ACTION !  :guerrier:  Vic.


UNE NOUVELLE LEGISLATION MENACE LA VIE PRIVEE DES CANADIENS... UNE FOIS DE PLUS !


Le reportage du journal Globe and Mail effectué par Bill Curry le 19 août 2005, indique : "Le gouvernement fédéral présentera une législation cet automne qui donnerait à la police et aux agences de sécurité nationale de nouveaux pouvoirs afin d'écouter les appels de GSM et de surveiller les activités Internet des Canadiens, a dit hier le ministre de la Justice Irwin Cotler."  La première question devrait être "pourquoi"?  N'y a-t-il plus de présomption d'innocence dans ce pays?  Sommes-nous tous devenus des criminels potentiels alors que nous menons notre vie quotidienne?  

L'article poursuit : "Le projet de loi permettrait à la police d'exiger que les fournisseurs d'accès de service Internet remettent un éventail d'informations sur les habitudes de surf des individus, y compris les pseudonymes en ligne et si quelqu'un possède un virus électronique créant des méfaits, selon un projet sommaire du projet de loi fourni au commissaire de la vie privée du Canada."  Le commissaire de la vie privée devrait parler fortement contre de telles invasions de la vie privée des Canadiens. Nous devrions pouvoir mener notre vie sans regarder au-dessus de notre épaule constamment.  Il s'avérerait que le Canada devient un état-policier, où tout ce que nous faisons est suspect.  

L'application de loi canadienne a besoin des outils pour combattre le crime, mais cela ne devrait pas inclure l'espionnage des citoyens respectant la loi, juste au cas où ils penseraient faire quelque chose. Il y a déjà des lois suffisantes en place qui permettent à des mandats judiciaires de fouiller la propriété, y compris les ordinateurs, mais il doit y avoir cause justifiée pour agir ainsi. Cette nouvelle loi semble donner à l'état des pouvoirs excessifs pour envahir la vie privée des Canadiens. Elle menace la liberté d'expression et la capacité des citoyens à discuter de sujets politiques ou autres en privé. Jusqu'où veulent-ils aller?  

... nous perdons notre liberté, tout cela au nom d'une certaine ombre ténébreuse qui, créée par la crainte et la haine, a été appelée 'terrorisme '. Le dicton de ce nouveau monde dans lequel nous vivons est devenu 'la force est juste'!


#11 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 26 août 2005 à 08:41

Chers amis,

L'actualité très fournie au sujet des puces ne m'a pas permis de vous signaler, ces derniers mois, une fameuse floppée d'articles concernant la vidéosurveillance, essentiellement au Royaume-Uni et aux U.S.A. bien entendu, mais aussi dans nos pays (conséquence fâcheuse  des "attentats terroristes" à Londres en juillet)...  :-?

Il vous est toutefois possible de vous informer sur cette thématique TRES fournie sur http://www.prisonplanet.com :wink:

N'oubliez pas de consulter aussi leurs ARCHIVES (cf. le petit calendrier dans le coin inférieur gauche de la page).  :)

Bonne journée et à plus tard, Vic.

#12 Duphly

Duphly

    Electron libre

  • Membres
  • 147 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Noisy le Grand
  • Intérêts : Musique baroque, santé naturelle

Posté 26 août 2005 à 12:08

Tiens, comme on parle de videosurveillance en ce moment, il y a un docu sur le sujet sur Planete Choc. Je ne l'ai pas encore vu (je l'ai enregistré).

Au fait, peut-on brouiller des cameras de surveillance ?

Duphly

#13 Tixi

Tixi

    Sans Titre

  • Bannis
  • 3 070 Messages :
  • Localisation : Agen

Posté 26 août 2005 à 12:11

ouais tu prends une echelle et une bombe de peinture et tu arroses joyeusement la caméra de cette bombe.

#14 Duphly

Duphly

    Electron libre

  • Membres
  • 147 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Noisy le Grand
  • Intérêts : Musique baroque, santé naturelle

Posté 26 août 2005 à 12:43

Citation

ouais tu prends une echelle et une bombe de peinture et tu arroses joyeusement la caméra de cette bombe.
OK mais si je suis dans le champ d'une autre camera ?? Je serai vite répéré !

Quand je dis "brouiller", cela veut dire brouiller l'image le temps de l'action pour ne pas se faire répérer.

Duphly

#15 Tixi

Tixi

    Sans Titre

  • Bannis
  • 3 070 Messages :
  • Localisation : Agen

Posté 26 août 2005 à 13:13

bah faut acheter une cagoule ^^

sinon au niveau informatique ça risque d'être dure faut acceder au qg je pense ...

#16 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 26 août 2005 à 13:52

J'ai appris recemment que le réseau UMTS dont les ondes particulièrement nocives arrosent joyeusement les riverains de ces nombreux relais, allait être utilisé par les "forces de l'ordre" pour transmettre des données en haut débit.
En plus du réseau de caméras fixes de nombreuses unités devraient etre dotées de moyens vidéo-mobile qui par le biais de l'UMTS permettrons la transmission en "live" des prises de vues vers un central  ou pourrait etre identifié par des techniques biométriques les citoyens "non-conformes".

#17 Akina

Akina

    Azur

  • Membres
  • 151 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Quelque part
  • Intérêts : Histoire, Nature, Musique, Lecture, Ecriture

Posté 26 août 2005 à 14:43

Géniale... ils n'on tpas non plus en tête de répertorier tous les comportements, lectures etc qui pourrait leur donner le type et le caractère de ceux qui pourrait s'opposer à eux?

Une sorte de joli fichage illégal.

Notre société produit le mal à vitesse grand V... si les hommes politiques voulaient être crédibles... qu'ils nous protègent du formatage qui mène à ça au lieu de se protéger... mais de qui en fait???
"Il est troublant de découvrir combien de gens pensent qu'ils ne peuvent apprendre et combien plus encore croient que c'est là chose difficile. Muad'Dib savait que chaque expérience porte en elle sa leçon."

Extrait de L'humanité de Muad'Dib, par la Princesse Irulan

#18 vicflame

vicflame

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 2 878 Messages :

Posté 26 août 2005 à 16:38

Chers amis,

En ce qui concerne les antennes UMTS, voici une petite réflexion.

Jusqu'à présent, on les connaît essentiellement comme les "antennes pour GSM" qui permet au système GSM de fonctionner (et de préparer de nombreuses tumeurs cérébrales).  :-?

L'UMTS a prévu d'en placer 40.000 en plus, RIEN QU'EN BELGIQUE FRANCOPHONE, D'ICI UN AN !  :o :eek2:

MAIS ATTENDEZ... CE N'EST PAS TOUT !

En effet, comme le disait loupdessteppes, ce système aux ondes particulièrement nocives pour le cerveau et l'organisme permet de transmettre des données à haut débit, ET NOTAMMENT LES DONNEES DE CERTAINES CAMERAS VIDEO DE SURVEILLANCE.

EN PLUS, nous savons via les infos enfrangées sur le forum que le repérage satellite (géolocalisation) INDIVIDUEL VIA LA PUCE SOUS-CUTANEE EST POSSIBLE A PARTIR DU MOMENT OU :

- la micro-puce sous-cutanée GPS existe (un prototype existe, déjà, je vous signale)

- un système de repérage satellite est prêt (à ce niveau-là, pas de problème : GPS, Galileo...)

- des stations terriennes ET DES ANTENNES-RELAIS - qui sont DEJA nombreuses et en place et qui vont PULULER d'ici peu -  sont en place !  :(  :gueulecassee:

ALORS, VOUS AVEZ COMPRIS QUEL AUTRE ROLE POURRONT AVOIR CES ANTENNES ?  :o  :-?  :cogite:

ELLES AIDERONT BIG BROTHER AU REPERAGE ET A LA TRANSMISSION D'INFORMATIONS (c'est EGALEMENT possible pour la micro-puce sous-cutanée et même pour certaines bases de données centralisées) ! :horreur_grosyeux:  :gueulecassee:

Tout cela grâce à ces braves gens (90% de la population, paraît-il) qui, par l'achat d'un GSM qui leur grille le cerveau à petit feu, ont permis le début du développement de ce système !  :puni:

ET CE SANS COMPTER QUE LES GSM vont eux AUSSI contenir des capacités technologiques de plus en plus alignées sur le système de Big Brother (photos, caméras, paiement électronique et développement de la société sans argent cash...).  :o  :gueulecassee:

La situation est vraiment A GERBER... :vomi2:

Vic.

Ce message a été modifié par vicflame - 26 août 2005 à 16:44.


#19 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 26 août 2005 à 17:17

Salut Vic

Tes précisions concernant l'utilisation des antennes UMTS sont très interessantes.
J'ai eu assez rapidemment la puce à l'oreille  :D concernant ces antennes lors d'un projet d'implantation à proximité de mon ancien domicile.
Généralement cela se passe de manière tres opaque(panneau de declaration de travaux plus ou moins planqué, absence totale d'information) esperant mettre ainsi les riverains devant le fait accompli.
Nous nous sommes mobilisés avec quelques voisins pour essayer d'empecher cette implantation, il s'est ensuivi  des pseudo reunions de concertation avec un pompeux "expert santé" d'ORANGE qui c'est avéré n'etre qu'en ancien juteux-chef de l'armée de terre, armé du juriste maison qui a clairement menacé le maire de la commune de représailles judiciaires si le maire prenait un arrete d'interdiction. Le maire a également subit par la suite des pressions de la prefecture pour qu'il lève l'arreté qu'il avait fini courageusement par prendre.
Nous comptions sur le directeur (lui meme medecin) d'un etablissement de santé voisin du site choisi pour faire echouer le projet...grave erreur en réunion il a déclaré avec un aplomb inebrenlable qu'il n'y avait aucun risque avec ces antennes et qu'il etait favorable au progrès technologique...
J'ai appris par la suite que ce monsieur était membre et vice president départemental de l'IHEDN (Institut des hautes etudes de la defense nationale) http://www.ihedn.fr/, j'ai vite compris qu'on dépassait le strict cadre de la mise en place d'une simple antenne....De plus heureux hasard Thierry Breton ancien président de France Telecom est diplomé de cet institut et "auditeur" en matiere de defense nationale.

De plus il est fort probable que ces antennes puissent etre utilisée comme arme electro-magnétiques (en augmentant leur puissance télécommandée), elle pourront assurer  à la fois surveillance et  éventuelle neutralisation.

#20 TheKiller

TheKiller

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 275 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Change pas mal souvent...

Posté 26 août 2005 à 19:09

Mon Dieu, c'est horrible ce que vous dîtes-là!

POUR BROUILLER LES CAMÉRAS DE SURVEILLANCE: LA solution, c'est de créer un champ magnétique haut voltage et à grande induction (donc faire passer un très gros voltage dans une très grosse bobine). Ça devrait être suffisant.

Quant aux antennes HF (High Frequency, c'est le vrai type des antennes GSM), elles m'inquiètent. Récemment, je suis allé à l'aéroport en vélo, et dans les nuages on pouvait voir très nettement les vagues des ondes émises par les antennes, et je soupçonne que ces nuages étaient des CHEMTRAILS!

J'ai vu en quelque part qu'on pouvait se protéger de la nocivité des ondes magnétiques en utilisant des générateurs d'orgone, mais je ne sais pas si c'est vrai, je n'ai pas essayé. Apparemment, c'était aussi très efficace contre les chemtrails.

Pour la vidéosurveillance, ça ne m'étonne pas, ils avaient déjà commencé à mettre des caméras dans Montréal, en particulier dans les quartiers "à risque", où quelques fois j'ai été témoin d'échanges de drogue.

#21 manu

manu

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 112 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Genève - Suisse

Posté 26 août 2005 à 22:09

Ya plus qu'à former des commandos et tronçonner ces antennes... :guerrier:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#22 TheKiller

TheKiller

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 275 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Change pas mal souvent...

Posté 27 août 2005 à 14:49

Pourquoi pas? :D Je suis prêt à en faire partie!

#23 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 27 août 2005 à 15:05

Prudence, il peut etre très dangereux d'approcher des antennes en fonctionnement, ce sont des ondes de types "micro-ondes" et peuvent par conséquent causer de graves dommages sur les personnes exposées.

#24 TheKiller

TheKiller

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 275 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Change pas mal souvent...

Posté 28 août 2005 à 19:31

C'est pour ça qu'ils les construisent à côté des maisons! :D Bande de salauds...

On a juste à approcher de la base des antennes, et à y mettre une charge explosive de faible puissance sur les pattes, il faudra juste bien les placerpour orienter la chute de l'antenne.

#25 TheKiller

TheKiller

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 275 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Change pas mal souvent...

Posté 28 août 2005 à 20:02

Ouaip, c'est pas trop compliqué. Pour le brouillage des ondes il faut créer un champ magnétique très puissant, ce qui massacre aussi les appareils électriques. Pour les lignes téléphoniques, le champ magnétique peut être assez fort, sinon tu peux trouver la boîte grise (parfois verte) de la compagnie de téléphone et la détruire, ou couper les bons fils à l'intérieur. Tu peux aussi fabriquer une scrap box, ça fait griller les lignes téléphoniques du coin mais ça risque de tuer des gens par électrocution.

Quant aux charges explosives, du péroxyde d'acétone fera très bien l'affaire.

#26 manu

manu

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 112 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Genève - Suisse

Posté 13 octobre 2005 à 16:47

Vidéosurveillance: LA réponse pour plus de sécurité ???

Pas vraiment...

Citation

SOS, homme battu!
Carouge, le 27 septembre. A l’heure de l’apéro, Mathias saute dans le 12, direction Rive. L’apéro? Un voyageur en a usé et abusé. Et vlan!
Il frappe violemment Mathias par-derrière, allez savoir pourquoi. Sa nuque ne lui revient-elle pas? Complètement tapé, le mec! De peur de voir ses lunettes et sa personne réduites en bouillie, l’agressé s’écrase.
Pourtant, il digère mal cette taloche. Et décide d’en causer à la maréchaussée. D’autant que son tram 12 véhiculait des caméras.
Au poste de police de Cornavin, l’agent conseille à Mathias de ramper aux TPG avant de porter plainte. Cela afin de visionner le film où il joue le rôle très revalorisant de punching-ball et d’identifier le voyou.
L’éméché n’en est pas à son premier coup (de poing): il est connu des transports publics. Le hic: les TPG ne peuvent remettre l’enregistrement à Mathias sans un dépôt de plainte.
«Je vis à Carouge, j’achète à Carouge, je porte plainte à Carouge», dit celui-ci.
Le 4 octobre, il se rend donc chez les pandores de sa ville sarde. Accueil aussi glacé que le marron qu’il s’est pris dans le dos! On le traite comme un voleur. «Papiers! Asseyez-vous là! Vous savez que votre plainte ne servira à rien?» «Pour porter plainte, il faut avoir un certificat médical pour coups et blessures», lance un autre agent. Et une crème longue conservation pour garder les traces de brutalité bien bleues jusqu’à lavisite médicale?
N’empêche! On a plus de chance d’être épargné en étant cogneur que cogné. De quoi être frappé de stupeur!
Julie, mardi 11 octobre 2005

Source: http://www.tdg.ch/tg...e.ink=0303.html


Rien n'empèche quelqu'un d'agir et de recommencer si il veut nuire...

Si cette personne avait tué, ou fait exploser le véhicule, à quoi aurait servit la caméra de surveillance ???

Tout ceci est un leurre pour nous surveiller nous, les innocents, nous mettre la pression, mais en AUCUN CAS pour nous protèger d'un acte répréhenssible...

:calin:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#27 oriflamme

oriflamme

    Chercheur

  • Membres
  • 399 Messages :

Posté 13 octobre 2005 à 18:39

La caméra de surveillance ne fait que surveiller, et éventuellement constituer les preuves du délit..
Si on attend d'être protégé par autrui, c'est qu'on est faible, et cela est ressenti par les agresseurs.
Donc, il faut se protéger soi-même, y compris par la solidarité.
Mais comme il n'y a pas de solidarité à cause de l'individualisme passif, il en résulte que les agressions en tou genre en sont les conséquences.  :piout:

#28 elionis

elionis

    Confirmé

  • Membres
  • 96 Messages :
  • Localisation : Là où sont mes pieds

Posté 21 octobre 2005 à 09:50

Ah !  le quadrillage des villes par les caméras de vidéo-surveillance…

Image IPB

Aujourd’hui, la vidéo-surveillance apparaît comme un outil incontournable des politiques locales de sécurité afin de répondre à plusieurs problématiques :

- Prévenir les actes délictueux et renforcer le sentiment de sécurité des citoyens.
- Faciliter le travail d’îlotage des forces de l’ordre et mieux appréhender les délits en démultipliant les capacités d’observation d’un territoire.
- Aider à la résolution des enquêtes en cas de délits.

On se retrouve donc l’équation suivante :    

                plus de sécurité   =   plus de surveillance   =   moins de liberté…

Encore faudrait-il que ces outils soient utilisés à bon escient :  

Le cas Ichem

Résumé de l’article : Ichem, lycéen, 17 ans et demi, a été frappé dans le centre-ville (et devant témoins) par un policier à St-Etienne samedi 26 février 2005, sans raison apparente, si ce n’est sa couleur de peau… Rapidement averti de cette affaire Roger Dubien, conseiller municipal de Saint-étienne et  membre du Comité local pour la sécurité et la prévention de la délinquance a informé Mme Dumont, adjointe au Maire de St-Etienne, chargée des questions de sécurité, de ce qui s’était passé. Il lui a indiqué que la caméra vidéo de la Police municipale, installée à l’angle de l’Hôtel de ville, sur l’immeuble de la Banque Populaire, et qui filme 24h/24, était idéalement placée pour filmer ce qui s’était passé. Il a donc attiré l’attention de Mme Dumont sur l’importance que cette bande vidéo soit bien conservée, pour pouvoir être remise à la Justice. Mme Dumont lui a indiqué plus tard avoir contacté la Police Municipale selon laquelle il n’y aurait "rien sur la bande de la caméra vidéo". Ce qui est tout simplement impossible : les évènements se sont passés sous la caméra, qui filme 24h/24, et les images sont vues par un policier sur les écrans de contrôle, avec possibilité de zoomer dès qu’il y a quelque chose, dans les locaux de la Police municipale à Tarentaize. Et tout est enregistré et conservé plusieurs jours.


Voici un dossier radiofrance qui fait le point sur la vague de vidéo-surveillance qui s’abat actuellement sur l’Europe :

L'Europe dans l'oeil des caméras


UN SYSTEME DE CONTROLE A SURVEILLER.

La France voit fleurir les caméras de vidéosurveillance sans que ce phénomène ne suscite de vague d'indignation dans l'opinion publique. De quelles garanties disposent les citoyens aujourd'hui ? Pour quelles raisons les objectifs ne suscitent pas de polémique ? Nous avons interrogé les spécialistes de la question...

Dite "loi Pasqua", le texte réglementant la vidéosurveillance en France prévoit une séparation de la gestion des systèmes entre lieux publics et privés. Pour les premiers, des Commissions départementales sont chargées d’examiner les demandes d’installation, avant que le préfet ne donne son aval. La CNIL intervient quant à elle à titre informatif et consultatif pour les seconds. La conservation des images est limitée dans le temps : un mois maximum. Les cassettes ne peuvent être transmises que dans le cadre d’une enquête, mais tout le monde a le droit de demander l’accès aux renseignements qui le concernent. Dix ans après son adoption, la loi Pasqua fait encore parler d’elle. Pour Sébastian Roché, docteur en sciences politiques et directeur de recherches au CNRS, "la loi dit qu’on ne peut pas utiliser la vidéosurveillance n’importe où, et qu’on ne peut pas faire ce que l’on veut des images. Elle apporte donc un certain nombre de protections". De son côté, le président de la Ligue des Droits de l’Homme, Jean-Pierre Dubois, juge qu’elle "a ouvert la porte à la vidéosurveillance à grande échelle".

"Est-ce que la loi est appliquée ? Est-ce que les personnes qui installent des caméras dans l’espace public sont vraiment amenées à déposer des demandes à la préfecture ? La préfecture a-t-elle les moyens de vérifier l’implantation des caméras ou pas ?", autant de questions auxquelles Sébastian Roché est tenté de répondre par la négative. Eric Heilman, chercheur à Strasbourg, a travaillé sur l’impact de la vidéosurveillance. Selon lui, les commissions départementales de contrôle ont reçu 50 000 déclarations, et on sait grâce aux estimations des professionnels que 300 000 systèmes de vidéosurveillance sont installés en France. Conclusion : la plupart dépendent donc d’opérateurs privés. Lesquels selon le chercheur, "s’assoient sur la loi" : "Je suis persuadé qu’il se passe des choses scandaleuses dans des entreprises qui surveillent leurs salariés ou leur clientèle". Un tableau qui n’est pas très rassurant et risque de l'être encore moins lorsque la future loi autorisera aux personnes privées de filmer les abords de leurs propriétés. "Nous sommes dans une situation où ce n’est plus seulement l’Etat et la police, mais n’importe qui va pouvoir stocker des images sans contrôle efficace", s’indigne Jean-Pierre Dubois. Gérard Duquenoy, chargé d’instruire les demandes d’installation à la préfecture de police de Paris, reconnaît que le contrôle n’existe en effet qu’à priori. Mais selon lui, l’amende de 45 000 euros prévue par la loi est suffisamment dissuasive.

En France, l’opinion publique s’émeut assez peu de l’installation croissante de caméras dans son environnement quotidien. Pour Sébastian Roché, il existe "une demande quasi archaïque de la population à être protégée. Si la vidéosurveillance est présentée comme un outil de lutte contre la délinquance ou le terrorisme, les gens auront tendance à faire confiance aux pouvoirs publics". Depuis les attentats de 1995 dans le RER St Michel, les politiques utilisent cet argument sécuritaire à outrance, tout en connaissant sa faible efficacité. Car dans l’esprit des électeurs, "un gouvernement qui n’essaie pas de faire quelque chose est un mauvais gouvernement, alors que celui qui essaie mais ne réussit pas, peut éventuellement être un bon gouvernement", explique Sébastian Roché. Cette passivité de l’opinion inquiète Jean-Pierre Dubois : "ce procédé est insidieux car il permet de savoir beaucoup de choses sur les gens de manière moins voyante qu’un contrôle d’identité". Les caméras sont fondues dans notre décor. Où trop haut pour être décelées.

Selon Jean-Pierre Dubois, cet été la préfecture de police de Paris a loué un dirigeable avec à son bord des caméras capables de reconnaître un visage à quarante kilomètres de distance. Objectif : filmer des manifestants dans un rassemblement de sans-papiers. "On est clairement en train de tester des outils qui permettent de faire de la traçabilité, comme on le fait pour les dissidents dans les dictatures", s’indigne le Président de la LDH. Pour qui l’avenir ne s’annonce pas comme le meilleur des mondes possibles…

Caroline Caldier



DE L'EXEMPLE AU CONTRE-EXEMPLE BRITANNIQUE

C'est sans conteste en Grande-Bretagne que la "CCTV" (Close Circuit Television) est la plus développée. Nos voisins britanniques exploitent en effet à eux seuls près de 10% des caméras de vidéosurveillance installées dans le monde. Un réseau de contrôle gigantesque, dont l’impact sur la délinquance, la criminalité et le terrorisme apparaît cependant mitigé…

Visionnaire George Orwell ? Peut-être pas. Ce qui est sûr en revanche, c’est que la patrie de l’auteur du best-seller "1984" est aujourd’hui cernée par les caméras. Une explosion de la vidéosurveillance qui débute au milieu des années 80, notamment incitée par les attentats perpétrés par l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Mais rapidement, la CCTV (Close Circuit Television, télévision en circuit fermé) apparaît comme un moyen de lutter, non pas seulement contre le terrorisme, mais aussi contre la criminalité et la petite délinquance. Massivement soutenue par le gouvernement, qui décide de participer pour une large part au financement des installations, la vidéosurveillance se généralise dans les années 90 et on estime aujourd’hui à environ 4 millions le nombre de caméras dans le pays, dont plus de la moitié surveillent les espaces publics.
Pris sur le vif...


Il fait nuit. Dans la lueur des réverbères, la rue semble déserte. Soudain, un homme apparaît à l’image. Il jette un rapide coup d’œil aux alentours, se dirige d’un pas pressé vers une voiture garée là, et d’un violent coup de pied brise la vitre côté conducteur. En quelques secondes, il est à l’intérieur quand, coup de théâtre, une voiture de police surgit d’une rue adjacente toutes sirènes hurlantes. L’homme est interpellé avant même d’avoir pu démarrer le véhicule, qu’il s’apprêtait vraisemblablement à voler. Cette séquence vidéo qu’a choisi de projeter Clive Burley lors la "Journée de réflexion sur l’évaluation de la vidéosurveillance à travers l’Europe", organisée le 28 septembre dernier à Paris par le Forum français pour la sécurité urbaine, est plutôt convaincante. Membre du "CCTV User Group", organisation représentant principalement les directeurs et opérateurs de vidéosurveillance implantées dans les lieux publics au Royaume-Uni, Mr. Burley expliquera aux participants, parmi lesquels plusieurs élus locaux français venus s’enquérir de l’efficacité d’un tel système, que dans cet exemple précis, la caméra a permis aux opérateurs de repérer l’infraction et à ces derniers d’avertir immédiatement la police, dont l’intervention a été pour le moins rapide.

             "La vidéosurveillance n’a pas permis de faire baisser la délinquance"


Mais si l’exemple choisi est effectivement révélateur, non seulement de l’utilité du système mais également de la bonne coordination entre les différents acteurs du dispositif de sécurité de la municipalité londonienne de Camden, où a été filmé l’incident, il est loin d’être représentatif de ce qui se passe dans l’ensemble du pays. Professeur de criminologie de l’Université de Leicester et directeur d’une récente étude commandée par le ministère de l’Intérieur britannique sur "l’évaluation de l’impact de la vidéosurveillance" au Royaume-Uni, Martin Gill est catégorique : "La vidéosurveillance n’a pas permis de faire baisser la délinquance". A ce constat, plusieurs raisons. La première tient paradoxalement à l’engouement suscité ces dernières années par le dispositif. "Nous avons un gros problème avec les images, il y en a trop !", explique le criminologue. "Beaucoup (de ces systèmes) sont mal gérés et la police n’a pas les moyens de faire face", poursuit-il. Autrement dit, rien ne sert d’installer des caméras à tout va, si le facteur humain ne suit pas.

                   "La vidéosurveillance n’est pas une machine à tout faire"


L’enquête révèle par ailleurs des résultats différenciés en fonction de la nature des délits. Si la vidéosurveillance semble avoir un effet dissuasif sur les actes d’atteintes aux biens, elle n’a en revanche qu’un impact très limité sur les agressions envers les personnes, comme les crimes ou les viols. Un constat que partage Eric Heilmann, maître de conférences à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg et auteur d’une étude sur "l’impact de la vidéosurveillance sur les désordres urbains en Grande-Bretagne", réalisée pour le compte de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes). "La vidéosurveillance n’est pas une machine à tout faire. Il faut définir des objectifs précis pour espérer atteindre des résultats", insiste le chercheur. Le succès, ou non, des systèmes de vidéosurveillance tient également à leur lieu d’implantation. C’est dans les espaces clos et notamment dans les parkings que la délinquance "a baissé plus que partout ailleurs", souligne Martin Gill. Mais là encore, les effets dissuasifs engendrés par la présence des objectifs n’ont généralement qu’une durée limitée dans le temps. "Il ne faut pas prendre les voyous pour des abrutis finis. Un voyou c’est un peu malin parfois. Ça change de cible, d’espace, de façon de travailler", explique Eric Heilmann.

                    "Quand il y a des victimes, c’est trop tard !"


Si la vidéosurveillance a certainement un rôle à jouer dans la lutte contre la criminalité et la délinquance, "le danger c’est que les gens pensent que tout ce que nous avons à faire c’est d’installer des caméras et que tout ira bien ensuite. Ce n’est définitivement pas le cas. La vidéosurveillance est une partie de la solution, mais ce n’est pas toute la solution", conclut le criminologue britannique. Se pose également la question du terrorisme. Et s'il fallait un argument de poids aux défenseurs du système, les attentats du 7 juillet à Londres ont apporté la triste preuve de l'utilité du dispositif. "On a pu voir comment ils (les kamikazes) étaient rentrés dans le métro et on pourra probablement se servir de ça pour essayer d’éviter que ça se reproduise", estime Meryl, une jeune Britannique. Reste que si les caméras ont certes permis l’identification des porteurs de bombes, on peut s’interroger sur leurs vertus préventives. "La présence des caméras n’a pas empêché des gens de venir avec des bombes dans leur sac et de se faire exploser à visage découvert", rappelle Eric Helmann. Et d’ajouter que "quand il y a des victimes, c’est trop tard !" Stéphanie habite à Londres et ne se fait pas trop d’illusions non plus. "Ça peut probablement dissuader les kamikazes maintenant, parce qu’ils ont vu ce qui c’était passé. Mais honnêtement, je pense que s’ils veulent vraiment se faire exploser, ils le feront, qu’ils soient observés ou pas".


Cécile Mimaut.


CAMDEN SUR GRAND ECRAN

Il y a environ 400.000 caméras de surveillance à Londres. Si depuis les attentats du 7 juillet le terrorisme est plus que jamais dans leur ligne de mire, la plupart d’entre elles sont avant tout intégrées à des dispositifs de lutte contre la délinquance. Elu opérateur de l’année en 2003 et 2005, le centre de contrôle de vidéosurveillance de Camden ne ferme jamais l’œil. 7 jours sur 7, 24h sur 24h, 365 jours par an, il surveille, détecte, alerte. Reportage…

Inutile d'avoir traversé la Manche pour connaître Camden, au moins de réputation. Ses docks et son grand marché sont dans toutes les brochures touristiques. Chaque week-end, entre 150.000 et 200.000 personnes viennent chiner dans ce quartier populaire du nord-est londonien, en quête du dernier baguy à la mode ou du disque vinyle introuvable. Une foule qui attire aussi pickpockets et vendeurs de drogue dans cette municipalité de 200.000 habitants, où les problèmes sociaux sont nombreux et la délinquance élevée. Entre 30.000 et 50.000 délits sont enregistrés ici chaque année, dont un peu plus de la moitié concernent les vols et trafics d’objets volés (53%), suivis par les violences envers les personnes (12%), les infractions pénales et les cambriolages (10%), les fraudes et contrefaçons (7%), et dans une moindre mesure des vols à main armée, les trafics de drogue et délits sexuels.
"Il y a aujourd’hui une centaine de caméras de surveillance à Camden"


Dans une petite rue reculée du centre, se dresse un grand bâtiment aux vitres perchées, rideaux baissés. Devant la porte d’entrée discrète, un interphone empêche l’accès aux personnes qui ne se sont pas annoncées. Une confidentialité de rigueur, car derrière cette façade se trouve l’œil de Camden : le centre de contrôle de vidéosurveillance. Face à la soixantaine d’écrans qui tapissent le mur, des personnes actionnent des manettes, concentrées sur les images qui défilent devant leurs yeux. Au total, neuf opérateurs se relaient ici 7 jours sur 7, 24h sur 24h, 365 jours par an. Jim nous accueille. C’est lui le directeur. Un homme chaleureux et sympathique. Il nous propose de nous installer au pupitre de contrôle. D’ici, on peut intervenir sur n’importe laquelle des caméras qui quadrille la municipalité, certaines permettant de zoomer jusqu’à 1 km de distance. "Il y a aujourd’hui une centaine de caméras de surveillance à Camden", explique Jim. "Nous avons différents types d’incidents. Pendant la nuit, un grand nombre d'entre eux sont liés à l’alcool. Donc nous utilisons surtout les caméras qui sont autour des pubs et des clubs. Pendant la journée, nous pouvons nous concentrer sur d’autres zones", poursuit-il.

"Si nous voyons un incident, nous avons la possibilité de transmettre les images au commissariat"

En fond sonore, on entend la radio de la police. Un moyen efficace pour les opérateurs de détecter les incidents et de lancer ainsi une surveillance plus accrue du périmètre concerné. Mais dans d’autres cas, c’est eux qui donnent l’alerte. "Si nous voyons un incident se produire, nous avons la possibilité de transmettre directement les images au commissariat, qui est équipé de deux moniteurs de contrôle. La police peut alors décider si l’incident est assez sérieux pour envoyer une unité sur place", souligne le directeur du "CCTV control center". Les délits les plus graves ayant la priorité. L’an dernier, 1.000 arrestations ont été ainsi rendues possibles grâce à la seule détection des caméras et de l’équipe de Jim. Un travail de partenariat avec les forces de l’ordre qui fonctionne plutôt bien. Aujourd’hui, un officier est venu au centre de contrôle dans le cadre d’une opération spéciale, une filature à distance. Dans l’œil de sa caméra, un dealer de crack, bien connu des autorités locales. Un peu plus loin, deux de ses confrères visionnent l’enregistrement d’une séquence montrant un délinquant devant une des stations de métro de Camden. Déjà arrêté cinq fois, ce dernier était pourtant interdit de séjour dans la zone, mais la caméra est formelle, il est revenu. Après avoir rempli un formulaire en bonne et due forme, les officiers repartent avec la preuve de sa présence indésirable, enregistrée sur cassette.

              "Tout ce que nous faisons est écrit et enregistré par le système"


Les images qui sont filmées en flux continu par les caméras sont stockées pendant un minimum de 7 jours, permettant ainsi, en cas de plainte ou de recherche à posteriori, de retrouver une trace visuelle de l’incident concerné. Mais gare à ceux qui seraient tentés de visionner des séquences sans avoir une bonne raison de le faire. "Nous sommes contrôlés par plusieurs législations. Tout ce que nous faisons ici est écrit, pour nous couvrir en terme de loi sur la protection des données", insiste Jim. Et au support papier s’ajoute également le compte rendu de l’ordinateur lui-même, qui pour chaque demande de visionnage vous demande qui vous êtes, quelles sont vos intentions, enregistre le temps que vous passez sur les images en question, le tout pour établir un certificat qu’il intègre à sa base de données. "Tout est enregistré par le système", ajoute Jim, qui précise par ailleurs qu'un contrôleur indépendant vient ici deux fois par mois pour vérifier si l’utilisation des caméras était bien appropriée.

                         "Ça n’empêchera jamais la délinquance"


Cheryl a commencé comme simple opératrice ici. Elle est aujourd’hui superviseur de la salle de contrôle et a même reçu un prix pour la qualité de son travail. Un travail qu’elle prend très à cœur. "Je ne pense pas que c’est Big Brother. Les caméras sont là pour protéger les gens, par pour les espionner. C’est à cela que sert la vidéosurveillance. A faire baisser la criminalité et avec un peu de chance, à rendre les rues plus sûres", affirme-t-elle. Les intensions semblent louables. Mais les résultats sont-il à la hauteur des espérances ? Le nombre de délits enregistrés l'an dernier, toutes catégories confondues, a effectivement baissé d’environ 25%, avec cependant une augmentation des actes de violences envers les personnes. Mais rien ne prouve pour autant que la vidéosurveillance en est la raison principale, ni que les problèmes ne se sont pas tout simplement déplacés ailleurs. Julian n’est pas totalement convaincu par le système. "Je ne sais pas si c’est le meilleur moyen. Je pense que la prévention vient plus de l’éducation et de la présence policière que des caméras", estime cet habitant de Camden, qui se dit cependant favorable au dispositif mis en place. Jim en convient : "Ça n’empêchera jamais la délinquance. Une caméra ne sautera pas d’un poteau pour passer les menottes à quelqu’un". Mais il est convaincu que "c’est certainement une bonne aide". Une aide qui a un coût : 3,1 millions de livres (4,4 millions d’euros) d’installation, dont une partie vient des subventions de l’Etat, auxquelles s’ajoutent 460.000 livres (675.000 euros) de frais de fonctionnement annuels, pris en charge par la municipalité.

Cécile Mimaut