Posté 28 janvier 2007 à 18:15
voilà ce que j'ai rapidement trouvé sur le net:
IBOGA : MORT MYSTERIEUSE LORS D'UNE CURE DITE DE DESINTOXICATION...
IBOGA : MORT MYSTERIEUSE LORS D'UNE CURE DITE DE DESINTOXICATION
SOMMAIRE
Mort mystérieuse lors d’une cure de désintoxication
Avertissement du collectif Meyaya.
« Ayahuasca, iboga, même combat »
MORT MYSTERIEUSE LORS D’UNE CURE DE DESINTOXICATION
par Julien DUMOND
Le 18 juillet dernier, un toxicomane originaire d’Alsace est mort à La Voulte (Ardèche) au début d’un « stage » à l’iboga, une racine africaine utilisée, dans ce cas, pour lutter contre la dépendance aux drogues. Le jeune homme, âgé de 26 ans, était arrivé la veille et avait consommé de cette substance dont le classement comme produit stupéfiant est en cours en France. L’iboga, utilisé notamment dans la tradition ésotérique gabonaise pour entrer en contact avec les divinités, est déjà interdit en Belgique, en Suisse et aux Etats-Unis. Au tribunal de grande instance de Privas, une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte et une autopsie pratiquée. «Nous attendons les résultats d’expertises toxicologiques, la piste de l’iboga est étudiée », confiait hier une magistrate. L’homme organisant ce « séminaire » nous a assuré que le toxicomane n’avait pris « qu’une cuillère d’iboga » et qu’il était certainement mort d’overdose suite à la « consommation d’autres drogues ».
« C’est un hallucinogène très puissant et dangereux »
Mais l’iboga fait débat. « Il y a deux utilisations connues en France, explique Patrick Sansoy, chargé de mission à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt). D’une part, l’expérience personnelle, qui se rapproche souvent des dérives sectaires. L’autre usage propose de rompre avec l’addiction aux drogues, il y a eu des recherches scientifiques d’effectuées : le seul effet avéré de l’iboga est d’être un hallucinogène très puissant. C’est un produit dangereux. » L’organisateur du séjour en Ardèche, qui fait aussi bien dans l’« expérience personnelle » que dans la désintoxication des toxicomanes, admet que ces stages « ne se font pas sous le contrôle d’un médecin ». «Mais êtes-vous accompagné d’un médecin dès que vous consommez un verre de vin rouge ? », demande Gérard Sestier, à la tête de l’association Meyaya. L’homme ne souhaite pas donner le prix de ses cures, mais confirme une fourchette entre 500 et 800 € la semaine. « Tout cela pourrait être rapproché de la pratique illégale de la médecine, assure un policier. Il y a quand même une différence entre un verre de rouge et un produit en passe d’être classé stupéfiant. » Dans son rapport 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) notait : « Le créneau du chamanisme commercial semble se développer via quelques initiatives personnelles de thérapeutes recrutant leur clientèle sur la foi d’une double promesse alliant le thème de la guérison à celui de la connaissance de soi. Très récemment en Ardèche, un séminaire de découverte de l’iboga, dont les effets peuvent être très dangereux pour la santé (risques de convulsions, paralysie ou mort), a été monté à l’initiative d’une association culturelle. » « Dans les pratiques traditionnelles africaines, les chamans connaissent leurs méthodes depuis des générations et possèdent les plantes qui peuvent servir d’antidotes à l’iboga, ce qui n’est pas forcément le cas des chamans français », ajoute un policier. « J’ai déjà fait bénéficier de cette expérience 8 000 personnes, prétend Gérard Sestier. Il y a même eu des médecins et un procureur de la République ! »
AVERTISSEMENT DU COLLECTIF MEYAYA
Notre association, depuis sa création en 2000 se bat pour une connaissance OBJECTIVE de l'iboga et du Bwiti, elle a repris l'action menée par Gérard Sestier et l'association "Ideesun" depuis 1995.
Notre association n'est pas comptable des agissements d'un certain nombre de personnes qui surfent actuellement sur la mode IBOGA et proposent leurs services alors qu'elles ne possèdent pas les qualifications requises.
Certains sont simplement venus assister à un de nos séminaires et se propulsent Nganga !
D'autres vendent par Internet de l'iboga, alors que la prise en solitaire d'une plante de cette puissance peut provoquer des troubles psychiques graves, sans oublier les nombreuses interactions médicamenteuses ...
On ne fait le "voyage d'Eboka" qu'une fois dans sa vie, s'il est réussi, il est totalement inutile de recommencer. Méfiez-vous des dérives sectaires (ou financières) toujours possibles ...
Soyez prudents, on ne joue pas impunément avec des traditions chamaniques vieilles de plusieurs millénaires.
« AYAHUASCA, IBOGA, MÊME COMBAT »
par Guy ROUQUET
Depuis plusieurs années, Psychothérapie Vigilance dénonce les méfaits de certaines drogues hallucinogènes présentées comme des « lucidogènes » (sic) ou/et « enthéogènes » (qui génèrent la vision de dieu en soi) par leurs promoteurs. Parmi ces promoteurs des psychodérapeutes bien de chez nous jouant aux apprentis sorciers et aux chamans dont ils prétendent vouloir remplir « la fonction sacerdotale ». Les drogues en question, qualifiées de visionnaires, procèdent de plantes ou racines dites « sacrées » considérées à la fois comme « manipulantes » et « manipulées ». En fait, ces substances sont « sectoïdales » dès lors qu’elles quittent leur territoire d’origine et les cultures locales auxquelles elles appartiennent. C’est ce qui se passe avec l’ayahuasca (aujourd’hui classée comme stupéfiant en France) mais aussi l’iboga (déjà classée aux Etats-Unis, en Suisse et en Belgique).
Pour Psychothérapie Vigilance, la ligne de conduite est simple : ces préparations sont puissantes et dangereuses. Outre les risques mortels que leur ingestion présente, le basculement dans la folie et des pensées suicidaires, elles asservissent les esprits, les plongeant dans une pensée magique particulièrement déstabilisante et déstructurante. Les promoteurs de ces pratiques en Europe se défendent en parlant d’usage millénaire, comme si leur ancienneté était un gage de vérité, d’efficacité et de science éprouvée. Et, comme de coutume, dès qu’un accident se produit, intéressant la police et la justice, l’argumentation est toute trouvée : celui qui est mort ou a sombré définitivement dans la folie est responsable de ce qui lui est arrivé. Il n’a pas respecté les règles. Je connais ce discours par cœur pour l’avoir lu et entendu en maintes circonstances.
Pour Psychothérapie Vigilance, « ayahuasca, iboga, même combat ». Les deux hallucinogènes, aux effets comparables au LSD, sont étroitement associés. En France, mais aussi en Suisse, en Belgique, en Espagne et en Allemagne, les agents prosélytes (qui se veulent « initiateurs ») participent du même esprit et nombreux d’entre eux se connaissent, se faisant une publicité mutuelle, oeuvrant en réseau. C'est ainsi que, par exemple, en 2002, suite aux gardes à vue de certaines personnes recrutant pour un pseudo centre de désintoxication situé au Pérou, un néo-chaman amazonien d’origine européenne ayant l’habitude de passer tous ses étés en France et pays limitrophes pour diriger des sessions semi-clandestines d'ayahuasca a annulé à la toute dernière minute l'ensemble de ses « séminaires » et "cérémonies". Cela n’a pas empêché ses organisateurs français de le remplacer au pied levé par « un sorcier gabonais » (sic) et des "rituels" recourant à l’iboga.
Destinées avant tout à compléter l’article du Parisien relatant le décès suspect d’un jeune Alsacien suite à une absorption d’iboga en Ardèche, ces observations rapides soulignent du même coup le cynisme de « l’avertissement » donné par Meyaya, l’association organisatrice dudit stage, qui, pour tenter de s’exonérer de ses responsabilités et essayer de faire bonne figure, n’hésite pas à invoquer le réseau des Peuples premiers et la profession de certains de ses clients dupés, illuminés ou bravaches.
* L'enquête de Julien Domond a été publiée le 1er août 2006 dans l'édition du Parisien. L'avertissement du collectif Meyaya date du même jour, la réflexion de Guy Rouquet, président de Psychothérapie Vigilance, du 7 août 2006.
vraiment....c'est halucinant!
dès que quelque chose peut ouvrir un peu les esprit, ou fonctionne pour libérer un peu les gens faut tout de suite qu'on ramène ça à une secte
c'est clair qu'il y a quelque fois dérive...avec des gens, on l'a vu même ici sur ce post, qui veulent jouer avec cette plante tout seul...malgrés les conseils et les avertissements de personnes ayant dj fait l'expérience de l'initiation à l'Iboga.On ne s'improvise pas Nganga, on ne fait pas n'importe quoi, n'importe comment...et toute cette bêtise porte préjudice aux personnes qui font ça sérieusement et à cette plante qui est vraiment extraordinaire...c'est à vous décourager d'aider qui que ce soit!