Aller au contenu


Le soja OGM : crise environnementale en Argentine


  • Please log in to reply
12 réponses dans ce topic

#1 Patience

Patience

    Amoureuse de la Vie

  • Membres
  • 544 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : De retour au pays...

Posté 20 avril 2004 à 18:07

Citation

LE SOJA 'MIRACLE '(OGM) TOURNE AU VINAIGRE EN ARGENTINE.

Dans le journal The Guardian (Friday April 16, 2004) Paul Brown,
correspondant " Environnement " signale que 7 ans après que le soja OGM ait été présenté en Argentine comme un miracle économique pour les fermiers pauvres, les scientifiques dénoncent ce soja comme ayant causé une crise environnementale, notamment parce qu'il est préjudiciables à la vie bactérienne du sol et parce qu'il facilite de développement de mauvaises herbes tolérantes aux herbicides. Le soja compte aujourdh'ui pour la moitié des revenus des terres arables de l'Argentine, plutôt situé sur les terres fragiles de la pampa.


Après l'effondrement économique de l'Argentine, le soja est devenu une exportation vitale (il nourrit les bétail d'Europe et d'ailleurs. Les chercheurs craignent que la confiance excessive dans une seule ressource apporte la ruine économique. Le soja OGM de Monsanto résistant au roundup illustre l'histoire du succès de la compagnie. sa production a augmenté de 75% sur 5 ans avant 2002 et les rendements auraient augmenté de 173%.

Cependant, un nouveau rapport publié New Scientist montre qu'en raison des problèmes avec les récoltes, les fermiers emploient maintenant 2 fois plus d'herbicides que dans les systèmes conventionnels. Le soja transgénique est si réussi qu'il peut être considéré comme mauvaise herbe lui-même : A partir des graines dispersées lors des moissons, la plante apparaît maintenant spontanément à de mauvaises époques et là où elle n'est pas souhaitée imposant aux agriculteurs d'utiliser des herbicides plus puissants et toxiques (car déjà résistantes au Glyphosate. La lutte contre cette nouvelle mauvaise herbe aboutit à des bétails et récoltes perdus par l'usage de pesticides plus toxiques (dérive, empoisonnement)

Selon le journal, l'avidité des grands fermiers à profiter de ce qu'ils
croyaient être une aubaine les a poussé à chasser 150.000 petits fermiers
des terres pour cultiver toujours plus de soja, faisant chuter la production
de lait, riz, maïs, pommes de terre et lentilles. Monsanto dit que la
récolte est la victime de son propre succès, plus que du fait qu'il s'agisse
d'un OGM.. et recommande de cultiver le soja en rotation avec du maïs ou une
autre récolte pour laisser à la terre et à l'environnement le temps de
récupérer.

Un des nouveaux problèmes en Argentine est la diffusion rapide de mauvaises herbes résistantes au Roundup, dont l'equisetum (marestail ou horsetail), qui étouffe rapidement des champs du soja si non maîtrisée.

Le représentant de Mosanto estime que cette résistance n'est pas due aux OGM et que le soja a été bien accueilli en Argentine en partie parce qu'il a aidé à résoudre un problème d'érosion des sols fragiles de pampas
particulièrement sensible au labour. Le soja est planté par le forage direct
dans le sol.

Adolfo Boy, membre du " Grupo de Reflexion Rural , opposé aux OGM, estime que les bactéries ont besoin pour entretenir l'humus du sol et le fertiliser de pouvoir décomposer la matière végétale qui disparaît par l'exportation des récoltes combinée à une utilisation excessive du Roundup.

Le sol était en train de devenir inerte, et à tel point que les mauvaises
herbes mortes n'étaient plus décomposées,

Sue Mayer, de Genewatch (R-U) estime que "ces problèmes étaient devenus évidents en Argentine depuis un certain temps déjà ", contredisant l'affirmation que les OGM sont bons pour les pays en voie de développement.

"cela montre que les OGM sont une forme intensive d'agriculture qui doit
être étroitement maitrisée pour empêcher des effets très indésirables sur
l'environnement. " Est-ce vraiment ce dont les petits agriculteurs des pays
en voie de développement ont besoin ? "

source : The Guardian (Friday April 16, 2004)





#2 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 31 mars 2005 à 13:31

L'engouement sur le soja pour la nourriture animale et humaine pourrait-il signer l'arret de mort de la foret amazonienne?

Citation

Amazonie: une menace nommée soja

mercredi 30 mars 2005

Qui se méfie du soja ? Fleuron de la nourriture végétarienne, qui dit soja entend nature, équilibre, santé... Alors quelle surprise de découvrir que ce légumineux fait aujourd'hui souffler un vent dévastateur sur la forêt amazonienne!


Le saviez-vous ? Le soja est l'un des produits les plus utilisés dans le monde. Cette petite graine d'origine asiatique ne sert pas seulement à faire bronzer nos rouleaux de printemps. Elle est aussi un ingrédient donnant de l'épaisseur à la plupart des mixtures alimentaires industrielles. Et surtout, depuis la crise de la vache folle, elle a définitivement remplacé les farines animales dans l'écuelle de nos volailles, de nos bovins ou encore de nos porcs.

Alors du soja, il en faut désormais des millions et des millions de tonnes supplémentaires et, pour cela, d'immenses champs à cultiver. Où donc pouvait-on trouver de telles surfaces ? Aux Etats-Unis ? Non, le plus gros exportateur mondial de soja a déjà atteint la limite de ce qu'il peut produire. Et puis, le soja transgénique n'est pas vraiment en odeur de sainteté en Europe qui est tout de même le plus gros importateur de soja de la planète. En Chine alors ? Là, c'est l'eau qui manque. Ainsi, le pays est dernièrement passé du statut d'exportateur à celui d'importateur. Une petite révolution qui fait les affaires du troisième plus gros producteur de la liste:le Brésil.

Le Brésil connaît déjà bien cette culture qui s’est d’abord développée dans le sud puis le centre-ouest du pays, et spécialement dans l’Etat du Mato Grosso. Pour satisfaire la demande européenne et chinoise, les maîtres de l’agrobusiness - petit cercle fermé de multinationales et de gros propriétaires terriens dont l’influence s’étend jusque dans les couloirs du parlement fédéral brésilien – n’ont rien trouvé de mieux que d’aller s’implanter en Amazonie. Il faut dire que la région est alléchante: on peut y acheter des millions d’hectares pour une bouchée de pain et le fleuve Amazone est une voie royale d’exportation. Mieux, pour le soja et donc les devises, le gouvernement est prêt à fournir toutes les infrastructures nécessaires qui sont autant d’appâts pour les chasseurs d’eldorado.

Et la forêt équatoriale dans tout cela ? Officiellement, elle est protégée par tout un arsenal d’instruments législatifs. Marina Silva, la Ministre de l’environnement du gouvernement Lula se bat comme une diablesse pour dompter l’avancée fulgurante et chaotique du soja en Amazonie. Malheureusement, ce sanctuaire de la biodiversité, cette pièce maîtresse de l’équilibre climatique qu’est le bassin amazonien est aujourd’hui entrée de plein pied dans l’économie mondialisée.

Dans ce jeu d’argent,le seul espoir qui reste à cet océan végétal est que les consommateurs de nos contrées demandent des comptes. Il faut y croire car survoler des milliers de carcasses d’arbres fraîchement abattus est un spectacle d’une infinie tristesse.

Virginie Monnet


#3 manu

manu

    Chercheur de lumière

  • Membres
  • 3 112 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Genève - Suisse

Posté 31 mars 2005 à 13:46

et là ya la vidéo de l'émission diffusée sur la TSR

http://www.tsr.ch/ts...y=1112083083000
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#4 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 25 octobre 2005 à 09:52

A ne pas manquer mercredi soir!

Citation

Argentine : le soja de la faim, Arte, mercredi 26 octobre, 21h35

Pour avoir tout misé sur le soja transgénique, l'Argentine risque de tout perdre, y compris sa sécurité alimentaire. C'est l'un des constats terrifiants faits dans cet excellent reportage. Tout avait pourtant bien commencé... quand, en 1996, Buenos Aires autorise la culture de cet OGM, conçu par la multinationale américaine Monsanto pour résister au Roundup, son puissant herbicide, l'Europe est frappée par la vache folle.
Les agriculteurs argentins investissent dans le soja transgénique de Monsanto, qui recouvre maintenant la moitié des terres cultivables et abandonnent les autres productions, moins rentables. Mais ils n'avaient pas prévu l'apparition de mauvaises herbes tolérantes au Roundup et donc la nécessité de pulvériser davantage d'herbicide.
Ces épandages massifs anéantissent les autres cultures, ils provoquent des problèmes de peau, de thiroïde et des complications respiratoires. S'y ajoute une catastrophe écologique avec une
déforestation massive... On entend la détresse des paysans, l'inquiétude des ingénieurs agronomes et des médecins, l'embarras du gouvernement et le silence de Monsanto. (Telerama)
Argentine : le soja de la faim, Documentaire français, 2005, Arte, mercredi 26 octobre, 21h35.
<http://www.telerama.fr/>


#5 Le_Celte

Le_Celte

    Chercheur

  • Membres
  • 538 Messages :
  • Localisation : BRETAGNE
  • Intérêts : divers

Posté 25 octobre 2005 à 11:08

"Mais ils n'avaient pas prévu l'apparition de mauvaises herbes tolérantes au Roundup et donc la nécessité de pulvériser davantage d'herbicide."

Rappelez moi un truc....le fabricant du round-up, c'est qui déja? Et Monsanto avais "pas prévu" ca?  :nonnonnon:
On nous prend VRAIMENT pour des cons, mais après tout on mérite pas mieux apparement, on fait rien pour que ca cesse....

Le Celte  :guerrier:

#6 le cathare

le cathare

    Débutant

  • Membres
  • 13 Messages :
  • Localisation : agerville l'orcher 76280
  • Intérêts : aviation; economie; société; philo; jardin; écologie!

Posté 13 janvier 2006 à 20:06

un documentaire diffusé sur ARTE a traité de la culture du soja transgénique en Argentine, les cultivateurs classiques sont aux aboies, et même les politiques (et les syndicats agricoles) commencent a découvrir l'empleur des dégats:
:puni:
abandon des cultures traditionnelles,
réduction de l"élévage extensif de bovins(par manque de surface)
déforestation sauvage et souvent illégale
conséquences sanitaire sur la population
appauvrissement de la population(les propriétaires terriens ne sont pas les paysans mais des spéculateurs )
:tresfache:
pour sortir de la crise économique qui a sévit en Argentine il y a une dizaine d' années il ont fait confiance à MONSENTO maintenant ils payent les pots cassés et l'avenir est plutot noir

des géologues ont même attribué certain cataclisme qui a sévis sur une ville argentine à la déforestation; et la démonstration était édifiante

  :guerrier:
visiblement ma tirade sur OMC ne choque personne et pourtant tout est lié

#7 Isis Rider

Isis Rider

    Bonobo ? ; )

  • Membres
  • 1 101 Messages :

Posté 13 janvier 2006 à 20:34

Energie, le soja est aussi cultivé comme biocarburant, voir cet article :

http://www.onnouscac...ic.php?p=157673

#8 energie

energie

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 956 Messages :
  • Localisation : Sud Ouest

Posté 13 janvier 2006 à 20:47

Ah zut! Faut plus rien faire alors...

Ne mangeons plus , ne prenons plus les voitures,ne sortons plus de chez nous....

Eh!!! J'ai une idée!!! :idea:

Et si on se mettait dans des caissons comme dans matrix, on vivrait virtuellement alimenté par des machines , comme ça ,c'est résolu tous ces problèmes! :D
Plus de pollution a part celles des machines autogérées mais elles s'en foutent elles!

Et nous on serait dans une réalité virtuelle crée par...... la matrice disons! :euh:


Oh oh  !


:tape:


Sinon on roule a l'eau,mais on va en prison sans passer par la case 20000!
Ah si mais en négatif! :euh:

Sortons les AMES !

#9 le cathare

le cathare

    Débutant

  • Membres
  • 13 Messages :
  • Localisation : agerville l'orcher 76280
  • Intérêts : aviation; economie; société; philo; jardin; écologie!

Posté 17 janvier 2006 à 19:26

on peut toujours informer
:tresfache:  :ange:
Si les multinationales étaient des personnes physiques, elles seraient enfermées dans des hôpitaux  psychiatriques pour troubles profonds de la personnalité : schizophrénie, paranoïa aiguës, manipulateur pervers, et en plus mégalomane pathologique, ou enfermées en prison pour gangstérisme et attitude associale  . Inspiré par un documentaire  filmé sur les multinationales
:ange:
donc à mon avis il y a toujours quelque chose à faire ! individuellement et collectivement
:cogite:
La question est de savoir dans quels cas et jusqu’à quel point nous sommes obligés d’obéir à un système injuste. John Rawls
:aureole7:
S’il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème
Pablo Picasso

:grognon:
Ô combien peut être éloquent, fort, clair et convaincant le mensonge éhonté affirmé avec vigueur. Lord Canning (1940)
:thermo:
Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas.
Un indien Cree
:(  :(
Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un. Victor Hugo
:guerrier:
aujourd'hui je soigne ma flemmingite mais il ya de quoi réflêchir

#10 petrus

petrus

    Zombie Infiltré

  • Membres
  • 753 Messages :

Posté 25 février 2006 à 11:41

Topic combiné avec sujet existant. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE avant de créer un nouveau topic.

ARTE Reportage du 26 octobre 2005


Argentine : Le soja de la faim

1996 : le gouvernement argentin de Carlos Menem autorise la culture du soja transgénique « Roundup Ready ». Produit par Monsanto, ce soja a été manipulé génétiquement pour résister au Roundup, un « herbicide total » à base de glyphosate fabriqué par … Monsanto. L’argument commercial du géant de Saint Louis : grâce à cet OGM, l’usage d’ herbicides sera divisé par quatre, d’où un avantage écologique et financier…

Pour convaincre les agriculteurs de se lancer dans la culture du soja, alors marginale en Argentine, Monsanto leur propose un « package » alléchant : il leur livre les semences et les herbicides gratuitement jusqu’à la récolte (ce qui leur évite d’avoir à emprunter), et ne leur fait pas payer de Droits de propriété intellectuelle sur les semences, l’année suivante. Les paysans sont donc autorisés à conserver une partie de leur récolte, pour ensemencer leurs champs, sans avoir à payer de royalties, ce qui n’est normalement pas le cas avec des semences brevetées (car transgéniques).

Dix ans plus tard, l’appât a fonctionné à merveille : profitant des cours élevés du soja sur le marché, dus notamment aux conséquences de la vache folle, l’Argentine est devenu le premier exportateur mondial de produits issus du soja ( huiles et farines ). Exportant 95% de sa production, utilisée comme fourrage en Europe ou en Chine, elle a transformé 60% de son territoire arable en monoculture de soja transgénique, soit quatorze millions d’hectares en 2004. L’ampleur du phénomène est telle que la presse parle d’un véritable « processus de sojisation » du pays, entraînant de multiples conséquences, économiques, sociales et environnementales.


L’exode rural

D’après une étude réalisée par l’ INDEC, un organisme para- gouvernemental, le nombre des unités de production agricole a baissé de 24,5 % depuis 1988. Le phénomène s’est considérablement accentué depuis l’introduction du soja transgénique, avec la disparition de 103 400 fermes. Incapables de faire face aux investissements, notamment en matériel agricole, que nécessite un mode de production intensif, de nombreux paysans ont dû quitter leurs terres, grossissant ainsi les bidonvilles des capitales provinciales, du Nord du pays, où le soja transgénique est roi.

On estime, par exemple, que dans la province de Formosa, la population rurale a chuté de 14%, tandis que la population urbaine augmentait de 39%. Dans le même temps, la superficie moyenne des exploitations agricoles a augmenté de 27,8%, passant de 421 h en 1988 à 538 en 2002. De plus, de nombreux petits paysans subissent des pressions très fortes (voire des menaces de mort) pour vendre ou louer leurs exploitations à de gros producteurs, désireux d’étendre leurs superficies de soja, ou à des « entreprises de production », qui sont souvent des filiales de Monsanto ou des groupes semenciers ayant acheté une licence d’exploitation à Monsanto. « Cette concentration de la terre en quelques mains, liées au capital étranger, constitue une menace pour la sécurité alimentaire du pays », dénonce Mario Caferio, l’un des rares députés conscients des enjeux à moyen terme de la « sojisation » de l’Argentine.


La réduction de l’autosuffisance alimentaire et l’extension de la faim

L’expansion du soja a entraîné une réduction drastique des surfaces dédiées à la production de cultures vivrières ou de bétail. Réputée pour la qualité de sa viande, de son lait ou de ses céréales, l’Argentine produisait, jusque dans les années quatre-vingt-dix, des aliments pour dix fois sa population, mais, aujourd’hui, 30 % de la population est en état de malnutrition. De fait, depuis 1996 la production de riz a chuté de 44,1%, de maïs de 26,2%, et de lait de 20%. Cette réduction de l’offre pour le marché intérieur a entraîné une augmentation vertigineuse du prix des produits alimentaires de base : 162,7% pour la farine de blé, 272,27% pour les lentilles et 130% pour le riz , tandis que pour la première fois de son histoire le pays du lait a dû importer du lait de l’Uruguay et du Brésil…

Conséquence : les carences alimentaires se généralisent dans une population déjà appauvrie par la grande crise de 2001 (51% de la population vivent au dessous du minimum vital, contre 5% dans les années soixante-dix). Ne pouvant plus se permettre d’acheter de la viande ou du lait, les pauvres d’Argentine ont dû changer leur diète alimentaire en consommant du lait de … soja ou des hamburgers de … soja. Une aubaine pour Monsanto et consorts : l’association des grands producteurs de soja transgénique a lancé un programme , intitulé « Soja solidaria », qui prévoit un don d’un kg de soja pour chaque tonne exportée. Les dons sont distribués dans les bidonvilles et les écoles, sous forme de lait de soja ou de hamburgers justement…


Un désastre écologique

Les craintes exprimées par les plus pessimistes des Cassandre (Greenpeace et autres) se trouvent vérifiées : l’utilisation systématique du Roundup sur les monocultures a entraîné l’apparition de nouvelles espèces de mauvaises herbes tolérantes au … round-up. Pour en venir à bout, il faut utiliser quatre fois de plus de roundup qu’avant. Selon les chiffres officiels, le volume de gliphosate aspergé en Argentine est passé de 28 millions de litres en 1997/98 à 56 millions en 98/99, et à 150 millions de litres en 2004.

De plus, le système de la monoculture intensive, d’une année sur l’autre (c’est à dire sans rotation des cultures), en « semis direct » (sans labour préalable) a entraîné une augmentation des pathogènes du sol, d’où la nécessité d’utiliser plus de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides et engrais). S’ajoute à cela, un problème inattendu : l’apparition de « soja rebelle », à savoir des graines qui germent hors de la saison et qu’on ne peut anéantir qu’en employant d’autres herbicides que le roundup (puisqu’ils résistent au roundup…). Syngenta, le concurrent de Monsanto, s’est engouffré dans la brèche, avec une publicité fort à propos : « le soja est une mauvaise herbe » !

Résultat : des taux de pollution catastrophiques qui affectent les animaux (avortements, morts), les autres cultures, mais aussi la santé humaine (diarrhées, vomissements, irritation des yeux, lésions de la peau). A noter : l’administration du roundup s’effectue par fumigations aériennes…

Depuis deux ans, des plaintes ont été déposées, un peu partout dans le pays, devant les tribunaux locaux, demandant l’arrêt des fumigations et des scientifiques courageux ont publié les premières enquêtes épidémiologiques sur les conséquences sanitaires de la « sojisation ».

Dans le même temps, la course au soja a provoqué un phénomène de déforestation, y compris dans des zones protégées comme las Yungas (frontière avec la Bolivie), tandis que les organisations écologiques dénoncent la construction du canal Hidrovía Paraná-Paraguay, soit 3442 kms, destinés à transporter 70 000 tonnes de soja par jour vers les ports. L’exploitation future du canal a été confiée à American Comercial Lines, une multinationale des Etats Unis...


Une dépendance lourde de menaces

Pour l’heure, le gouvernement argentin reste complètement sourd aux méfaits de la « sojisation ». L’argument officiel : un quart des devises entrant dans le pays provient de l’exportation du soja, ce qui permet de réduire la dette du pays (198 000 millions de dollars en 2003). Mais là encore, les Cassandre tirent la sonnette d’alarme : que se passera-t-il, quand le cours du soja chutera (un processus déjà amorcé) ? « Nous mourrons tous de faim « , prédisent les mauvaises langues… Aujourd’hui, en tout cas, l’Argentine, se retrouve dans une étrange situation : elle exporte des cuirs, du coton ou du blé, mais importe des chaussures, des textiles, des pâtes et galettes.


Source : http://www.arte-tv.c...ts/1012602.html

#11 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 15 mai 2006 à 12:29

Tant qu'il y aura de la demande, il y aura de l'offre... et des conséquences localement... et la France est demandeuse...

Citation

Paris, France — 12/05/2006 - Greenpeace dénonce l'arrivée à Brest du premier chargement de soja transgénique en provenance du port de Paranagua (Brésil). L'association écologiste révèle que le navire Tonga est attendu à Brest le 14 mai au soir, après avoir quitté le port de Paranagua, au Brésil, dans la nuit du 27 avril. Le Tonga devrait vraisemblablement décharger sa cargaison de 8 000 tonnes de soja OGM aux entrepôts de l'usine Cargill. Cette société américaine de négoce international importe des graines pour les transformer, entre autres, en aliments pour animaux d'élevage (1).
La suite ici


#12 Invisible man

Invisible man

    Chercheur

  • Membres
  • 561 Messages :
  • Localisation : Par-ci par-là

Posté 15 mai 2006 à 13:16

Si ça se trouve les maladies qu’induiront les OGM sont déjà connues et les labos pharmaceutiques se frottent  les mains en pensant aux médocs qu’ils nous fourgeront pour nous « sauver ».

Merde quoi !  Nous connaissons déjà des risques pour la santé, les ogres tels Monsanto s'en mettent plein les poches, les paysans se suicident en masse dans les pays pauvres, ... et tout le monde s'en fout, vogue la galère, après nous les mouches !!

Ce monde me fait gerber par sa bêtise et sa cupidité. :tresfache:

#13 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 12 février 2007 à 15:26

Dispo sur Daylimotion...

Une video sur les OGM et les pesticides à voir absolument
http://www.dailymoti...llez-vous-avant

Depuis 1996, le soja transgénique est en train d'envahir l'Argentine, et de la, arrive en Europe et en Chine (huiles pour la consommation humaine et aliments pour le bétail). L'Argentine est le 1er exportateur au monde de produits issus du soja : 37 millions de tonnes, 10 milliards de dollars, 30% des exportations nationales.
14 millions d'hectares, soit la moitié des terres cultivables argentines sont accaparées pour le soja. Et la déforestation explose.
Le soja transgénique, c'est Monsanto. Un soja résistant au glyphosate (le round up). Les graines sont vendues avec le désherbant qui tue tout le reste, sauf ce soja, et qui est épandu par avion. Avec ça, promis, des rendements énormes (et au début, ce fut exact).
Sauf que ...
Apparaissent des mauvaises herbes tolérantes au glyphosate et il a fallu augmenter les doses de poison (35 litres à l'ha au lieu de 2 - 150 millions de litres de glyphosate épandus maintenant au lieu de 1 million de litres avant). Un cercle vicieux. Les cultures vivrières à proximité sont détruites et abandonnées. Les animaux et les hommes sont malades. Un cauchemar sanitaire.
Le soja "round up ready" détruit la terre, pollue l'environnement, développe les maladies...
Un puissant mouvement populaire paysan s'organise...

Source : MDRGF.com

pour tout ceux qui trouve que le principe de précaution est exagéré...