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Les Vierges Noires


36 réponses dans ce topic

#1 balkis

    Expert

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Posté 21 avril 2004 à 08:30

Venez réagir à l'article sur Les Vierges Noires à la suite de ce topic.

Ce message a été modifié par EcliptuX - 12 mai 2004 à 09:27.


#2 manu

    Chercheur de lumière

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Posté 21 avril 2004 à 09:00

Hello :D

Moi je dis que c'est encore un truc religieux qui est là pour nous imposer une manière de penser et qui nous bouffe notre libre arbitre... :tresfache:

Tout ces dieux, divinité, déesses et tout le tatsoing qui va avec, c'est de l'invention humaine point barre !!! :grognon:

Les humains se sont toujour créé des divinités pour ne pas se sentir seul et en ont rendu divers cultes selon les divinité pour obtenir une bonne récolte, une bonne pluie, une bonne chasse, une bonne fertilité sexuelle, une victoire dans la guerre, justifier le massacre d'un peuple entier etc...etc...

C'est bien de se renseigner sur les origines des choses, cela nous permet de mieux les comprendres, pour autant que nous comprenions les choses, à voir où va le monde, j'en doute... :triste: mais trève de pessimisme :cingle: , il est important de voir d'où viennent toutes ses croyances, ainsi nous pouvons nous rendre compte que ce n'est que de l'invention humaine et rien de plus...et arrêter une fois pour toute de se foutre sur la gueule pour des conneries de croyances... :gueulecassee: ... mais là je change de topic...désolé du débordement... :oops:

:calin:
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#3 remlug

    Faire confiance est un acte de courage...

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Posté 21 avril 2004 à 09:17

manu, le Mercredi 21 Avril 2004, 10:24, dit :

Les humains se sont toujour créé des divinités pour ne pas se sentir seul et en ont rendu divers cultes selon les divinité pour obtenir une bonne récolte, une bonne pluie, une bonne chasse, une bonne fertilité sexuelle, une victoire dans la guerre, justifier le massacre d'un peuple entier etc...etc...
... et le pire... C'est que ca marche !!! :ptdrasrpt2:

Les humains ont toujours eu besoin de points d'ancrage pour travailler en commun. D'adhérer à l'idée d'un état meilleur. Cette idéologie peut se révéler sous la forme d'un dieu ou d'un manifeste.

De tous temps les humains se sont regroupé : au nom du Christ, au nom du Kapital ou au nom de Mein Kampf... Toujours c'était pour proposer (ou imposer !) une "meilleure" façon de vivre... et ca a toujours fini mal !

Mais pas à cause de l'idée de base, ni à cause du "support". Simplement parce que certains dirigeants ont détourné l'intérêt général à leur profit...

Ce sujet sur les vierges noires me semble important parce qu'on touche à la source des rassemblements humains.
Les notions qu'elles manifestent n'ont pas été (encore ?) dévoyées. Isis s'est fondue dans chaque civilisation. Chaque peuple se l'appropriant, exhaltant les caractéristiques de la Dame qui lui sont nécessaire pour grandir.

Il y a une pérénité, une durée, que l'on ne trouve nulle part ailleurs. "souvent imitée, jamais égalée" :D

Qu'un "mythe" perdure tout au long des générations, qu'il semble imbriqué avec la trame humaine, me semble une raison suffisante pour que l'on s'y colle de plus près :D

J'y vois presque un morceau d'ADN ! l'humanité sur un brin, Isis sur l'autre...

:calin: :calin: :calin:

Ce message a été modifié par remlug - 22 avril 2004 à 02:15.


#4 Turquoise

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Posté 21 avril 2004 à 10:04

J’ai trouvé un texte sur les codes de lumière dans lequel on parle de la vierge noire. Je vous retranscris ce paragraphe uniquement.

Extrait de beyond the illusion par Jessie E. Ayani Ph. D. (traduction) :

Citation

Codes divins
Je ne peux dire que très peu de choses à propos des Codes Divins. Ils ne sont pas très souvent portés sur la planète mais sont issus de lignages au niveau du corps de lumière, du JE SUIS, ou de la présence divine qui par moments poussent la conscience à faire vivre une forme-pensée jusqu’à ce que le Plan Divin y soit prêt. Les femmes qui portent les codes atteindraient l’illumination avant l’ouverture et la libération des codes en raison de leurs vibrations extrêmement élevées. Ceci peut être mieux expliqué par un exemple. Marie-Madeleine était une de ces femmes, et avant elle Lilith et Isis. Chacune à leur tour, elles ont porté les codes divins pour la Vierge Noire. Parce qu’elles étaient en présence de Dieu, elles ont pu incarner l’essence de cette énergie et la mettre en forme. Le culte de la Vierge Noire a commencé avec Isis et a été ravivé deux fois depuis, la dernière impulsion ayant apparu il y a 2000 ans au cours de la mission de Marie.
La Vierge Noire a été représentée dans l’art par une femme et un enfant de race blanche avec des mains et un visage peints en noir. Elle est vêtue de noir et est parfois couronnée des étoiles de Sophia, la déesse de la sagesse. C’est la déesse-mère éternelle, celle qui connaît le nom de Dieu, qui est Elle. Marie était une femme-Dieu accomplie. C’est la présence de cette forme-pensée sur la Terre qui a permis à Jésus de se réaliser en tant que Dieu et d’accomplir sa mission en tant que Christ. Jésus et Marie représentent le plus haut niveau du service envers la Terre, l’humanité et l’un envers l’autre. Ensemble ils ont semé l’énergie du Graal sur la Terre et, sans ressentir de l’attachement aux biens de ce monde et l’un envers l’autre, ils ont accompli leur mission. Il faut remarquer qu’alors que Marie détenait les codes divins de lumière au niveau de son âme, Jésus était le dieu incarné apportant le message des dieux à la Terre, tout en rajeunissant le lignage de la Maison de David.
Les codes divins de la Vierge Noire réapparaîtront pendant la transition vers l’ère du Verseau pour faire vibrer la forme-pensée de l’Unité. Cette forme-pensée existe maintenant dans la conscience christique semée dans la conscience collective par Jésus et rendue manifeste (don énergétique masculin) par la vie qu’il a vécue sur Terre et par sa propre transformation en Christ. Avant que nous n’ayons tous cette conscience divine, que nous ayons pris conscience de nous-mêmes en tant que Dieu, l’énergie qui est Dieu fera apparaître ces Codes Divins et ceux qui les manifesteront pour établir de manière continue cette forme-pensée comme une réalité possible.
Parce que nous sommes Dieu, nous pouvons par l’intention manifester cette réalité ici et maintenant. Sur le plan collectif, nous pouvons faire le prochain pas vers l’ascension planétaire en éliminant les séparations à tous les niveaux de notre conscience et en nous installant dans notre propre état christique en tant qu’homme et femme-dieu accomplis. Ceci ouvre les portes sur une ère où il n’est plus nécessaire de protéger l’évolution de la conscience, où la lumière est entièrement portée par tous.
Les codes seront portés par l’âme collective de l’humanité dans une manifestation pleinement consciente sans besoin d’éveil ou d’activation.
Jessie E. Ayani Ph. D. - janvier 2000

Turquoise

#5 Azurette

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Posté 21 avril 2004 à 10:25

Bonjour Manu

Je ne voudrais pas rentrer dans un débat philosophique, mais j'expose mon point de vue !

Excuse mon incompréhension, mais lorsque tu dis :

Citation

Moi je dis que c'est encore un truc religieux qui est là pour nous imposer une manière de penser et qui nous bouffe notre libre arbitre... 
Tout ces dieux, divinité, déesses et tout le tatsoing qui va avec, c'est de l'invention humaine point barre !!!

Je voie pas trop dans ta phrase ou cela te bouffe ton libre arbitre le faite que ça sois un truc religieux ! Qu'est-ce que cela change dans ta façon de penser ? Ne dit-on pas : " Dieu a donné le libre arbitre aux hommes d'une certaine manière, dans le choix de leur évolution, dans le choix de leur façon de vivre telle ou telle situation" :D

As-tu voulu dire par ta phrase que "le Vatican" te met un revolver sur la tempe pour t'obliger à penser comme ceci ou comme cela ?

Les trucs religieux, comme tu dis, ne m'ont jamais imposer ma façon de vivre ou bien de penser, mais ça bien sûr ce n'est que ma remarque personnel !

Revenon à notre Vierge noir


Les plus célèbres d'entre elles sont Notre Dame du Pilier à Chartres, Notre Dame du Puy, Motre Dame de Liesse près de Laon et celle de Rocamadour dans le Quercy. Cette dernière est restée célèbre par le culte que lui rendait St Louis et sa famille.
Protectrices des enfants qu'elles pouvaient ressusciter, elles étaient également capables de guérisons et favorisaient la fertilité des femmes... mais aussi des terres.
Souvent associées aux Croisés, leurs origines restent un mystère. Les origines orientales que les gens du Moyen-Age leur attribuaient proviendraient de leur incapacité à trouver une autre explication à la couleur de leur peau que celle d'une provenance exotique et lointaine.
La présence des vierges noires est attestée dans de nombreux pays d'Europe, telles que la France, l'Italie, l'Espagne pour les plus célèbres et les plus célèbrées, mais aussi en Autriche, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Il faut savoir que le culte de ces vierges noires était aussi l'occasion de pélerinage comme celui de Rocamadour prisé par la famille royale Capétienne à l'époque de St Louis.
Mais malgré les études menées par des historiens dont Sophie Cassagnes-Brouquet, ces vierges au teint mat et au regard lointain gardent encore une partie de leur mystère


Citation

Sources :
"Vierges noires, regard et fascination" de Sophie Cassagnes-Brouquet. Edition du Rouergue
Article du journal sur la conférence de cet auteur
"Le mystère des vierges noires" (mois médiéval 2002)

Ce message a été modifié par Azurette - 21 avril 2004 à 10:26.


#6 nexus11

    Toujours en pleine recherche...

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Posté 21 avril 2004 à 10:38

Citation

Le culte marial est la renaissance du culte primordial à la grande déesse...Comme pour saint Michel,elle ne represente pas une personne,mais incarne un principe,un archétype,un symbole.Donc il faudra faire appel à la symbolique pour en expliquer le sens,occulte mais universel.

C'est donc aussi Dana, la mère des dieux celtes, les "Tuatha Dé Danann". La même mère que les premiers dieux de l'Inde (Aditi).
C'est un symbole universel de vie, de création et de fécondité, vu du point de vue des humains bien-sûr.
En même temps, elle les pas fait toutes seule, ces enfants ou alors c'est le souvenir lointain de la première cellule à se diviser...

:salut:

#7 balkis

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Posté 21 avril 2004 à 10:57

merci turquoise pour cette idée de code divin,ça apporte une notion supplémentaire à la recherche de la compréhension du mystère...
quand au caducée de remlug...idée à creuser... :D

Manu,personne ne cherche à imposer quoique ce soit...essayer de chercher dans les connaissances des anciens un début de réponse n'implique pas une adhérence...

Ce message a été modifié par EcliptuX - 12 mai 2004 à 09:28.


#8 manu

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Posté 21 avril 2004 à 13:23

Hello Azurette... :salut:

Citation

Je voie pas trop dans ta phrase ou cela te bouffe ton libre arbitre le faite que ça sois un truc religieux ! Qu'est-ce que cela change dans ta façon de penser ? Ne dit-on pas : " Dieu a donné le libre arbitre aux hommes d'une certaine manière, dans le choix de leur évolution, dans le choix de leur façon de vivre telle ou telle situation"

As-tu voulu dire par ta phrase que "le Vatican" te met un revolver sur la tempe pour t'obliger à penser comme ceci ou comme cela ?

Les trucs religieux, comme tu dis, ne m'ont jamais imposer ma façon de vivre ou bien de penser, mais ça bien sûr ce n'est que ma remarque personnel !

Peut être pas pour toi ou moi, mais regarde le nombre de gens qui flippe grave au sujet de la mort, de la punition divine et de toute cette sal****ie qui tue le libre arbitre de milliard de personnes et regarde les massacres qu'on engendré la religion grace à ce contrôle de l'individut...Bon je ne vais pas développer ça ici, ce n'est pas le topic pour...mais on peut se retrouver sur un autre topic qui concerne ce sujet...A+...

:calin:
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#9 sebomaster

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Posté 21 avril 2004 à 13:55

on trouve des traces de vierge noire ici en belgique aussi,en l'occurence a outremeuse ,quartier de la ville de liege,elle est commémmorée pdt les fetes du 15 aout,je ne connait pas son histoire exacte mais cela a voir avec une epidemie de peste

#10 ZeH

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Posté 21 avril 2004 à 14:11

En savoir un peu plus sur les vierges noires:


Quelle Énergie représentent
Les Vierges Noires ?

Par Robert Régor Mougeot


L'Energie que dégagent les Vierges Noires à la fois fascine et inquiète. Sous les mêmes apparences frontales, elles sont austères, hiératiques et mystérieuses. Quels enseignements peuvent-elles encore nous donner? Prenons quelques exemples pour aller ensuite au-delà des apparences, c'est-à-dire du physique au métaphysique.

OOOChez les Vierges dites « au manteau »[1], seule la tête de l'enfant sort du manteau protecteur de sa mère. Les traits des deux visages sont les mêmes et les couronnes portées sont semblables. Il en est de même pour les Vierges dites « en majesté », mais l'enfant se détache alors entièrement de sa mère tout en restant tenu bien en main sur ses genoux, toujours rigoureusement dans l'axe. Les vêtements sont le plus souvent de même facture[2]. La Vierge, la Déesse Mère, quel que soit son nom, symbolise la Mère de la Manifestation. Elle est toujours l'un des multiples visages que prend la Mère Universelle, la Nature Naturante, pôle féminin dont la manifestation, l'enfant, est masculin « car cette Mère Universelle est en vérité la Féminité manifestée, c'est-à-dire la vraie Masculinité (l'activité du réceptif) – en un mot, l'Androgyne.[3] »

Les Vierges Noires ont pris la succession des anciennes déesses sous une forme christianisée. « Ne sont-elles pas si souvent à proximité immédiate de sources, de puits[4], d'arbres ou de pierres qui avaient chez nos ancêtres préchrétiens une signification sacrée bien connue.[5] » Mais avant d'être représentée, la Mère de la manifestation fut adorée sous l'apparence d'une Pierre Noire tombée du ciel, comme à Ephèse pour Artémis. Le « béthyle », pierre noire d'origine météorique, figure Cybèle la Noire, ou la « Grande Déesse » chtonienne grecque. Et le pèlerin musulman baise la Pierre Noire de la Kaaba à La Mecque.



OOOPourquoi ces Vierges sont-elles de couleur noire?

OOOLa Vierge Noire en Majesté du château d'Anjony, à Tournemire, a des traits négroïdes marqués ; d'autres Vierges Noires ont les traits aquilins des Peuls ou des Ethiopiens. Il est actuellement presque certain que l'humanité a son origine en Afrique[6]. De l'Ethiopie à l'Egypte en passant par la Nubie, la continuité est évidente. Certains Pharaons furent noirs et la civilisation égyptienne trouve ses racines dans l'Afrique subsaharienne. « En effet, l'héritage pharaonique appartient en totalité, des origines à la fin des dynasties indigènes, à l'univers culturel
négro-africain, par l'habitat, la "race" et la langue des anciens égyptiens, responsables de la civilisation pharaonique.[7] » Les races blanches ont depuis très longtemps, beaucoup de mal à reconnaître l'héritage ancestral qui les rattache aux peuples noirs. Il est navrant de voir que, dans nos musées, les statues des pharaons aux traits négroïdes ont les nez et les lèvres mutilés, ce qui masque les signes visibles de leur origine.

OOOLa parenté de la Vierge Noire avec l'Isis[8] égyptienne est évidente. Cela avait déjà frappé Faujas de Saint-Fond au XVIIIème siècle. Dans l'ouvrage du Père Odo de Gisey, Discours historique de la très ancienne dévotion de nostre Dame du Puy ou du Puy nostre Dame, dont la première édition date de 1620, la vignette gravée sur cuivre représentant la Vierge du Puy est précédée de la citation du Cantique des Cantiques Nigra sum sed formosa (1,5). La traduction habituelle, « Je suis noire, mais je suis belle », qui prête à un racisme diffus, est reprise par André Chouraqui qui propose :

OOO« Moi, noire, harmonieuse, fille de Ieroushalaïm.

OOOComme tente de Qédar, comme tenture de Shelomon.

OOONe me voyez pas, moi la noirâtre : oui, le soleil en moi s'est miré.[9] »

OOOLa tradition a maintenu l'origine orientale des Vierges Noires que les Croisés ramenèrent de Terre Sainte. A Montmorillon (Vienne), le Chevalier de Persac, de retour de Jérusalem, fit construire, au XIème siècle, un bâtiment hexagonal dans la cour de l'ancien Hôtel-Dieu ; il reste pour beaucoup une énigme. On peut y voir sculptée Isis allaitant deux serpents[10]. La même sculpture se trouve sur la façade de l'église de Saint-Jouin-de-Marne (Poitou). Cette représentation n'est pas celle de la luxure comme l'affirment actuellement les catholiques timorés, mais plus sûrement celle de la Mère Universelle allaitant les deux facettes de la manifestation. Dans la crypte de l'ancienne église de Montmorillon, on peut voir une fresque représentant sainte Catherine d'Alexandrie offrant un disque d'or à Marie. Le visage de sainte Catherine, au fil des temps, est devenu noir. Hasard dû à la providence!

OOOA Longpont-sur-Orge (Essonne), qui fut aussi un ancien lieu de culte à Isis, tenu par les druides vénérant également Osiris et les dieux celtiques, se trouve l'un des plus anciens lieux de culte à la Vierge Noire. L'endroit fut évangélisé par les disciples de saint Denis, saint Sulpice et saint Ion (ou Yvon) et les druides se convertirent au christianisme ; ils attendaient « la Vierge qui doit enfanter ». Les textes disent : « Longtemps après, les bûcherons de l'endroit, abattant un chêne séculaire, découvrirent en son creux, une antique statue de bois noire ou polychrome (..) Elle portait sur son socle: "Virginia Parituræ" (à la Vierge qui doit enfanter). Ce fut une célébrité dont on parla bientôt partout et qui incita les Carnutes (habitants de Chartres) à venir quémander une copie[11] » Pierre Gordon fait remarquer avec justesse qu'une statue druidique trouvée dans un chêne ne pouvait porter une inscription latine[12] ! Quoi qu'il en soit, la source celtique, située jadis derrière le maître autel, a été murée et la Vierge Noire est devenue Vierge Blanche sous le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Garde bien qu'elle sorte encore du chêne druidique séculaire. La plus vieille statue de Vierge Noire du Parisis[13] servit de modèle à celle de Chartres, plus connue et plus célèbre.

OOOToutes les Vierges Noires sont à l'image de Kali la Noire (Inde), d'Astarté, de la Sarah des Gitans, d'Annis appelée en Grande Bretagne « Black Annis », d'Innani (Sumer). La Vierge Noire convie les êtres humains à percer toutes les couches de leur matière, à aller au tréfonds d'eux-mêmes, dans les ténèbres de leurs entrailles, là où Elle se trouve, pour leur révéler Sa lumière, les nourrir de Son énergie. Les premières représentations de la Déesse Mère sont nées dans l'obscurité des grottes et leur couleur noire n'est pas tant celle de leur peau que celle des profondeurs de la Terre dont elles sont issues. C'est la noire luminosité de la grotte initiatique, de l'antre de la Vouivre, de la crypte qui est ainsi exprimée par la Dame-de-sous-Terre, là où, paradoxalement, l'homme a toujours recherché la lumière[14]. Il n'est pas surprenant, dès lors, de trouver dans la grotte qui sert de fondation à l'église de Laghet (Alpes Maritimes), haut lieu de pèlerinage où les innombrables ex-votos populaires attestent de quantité de miracles, une statue de la Vierge et de son Fils, entièrement noire, vêtements compris.



Ces Vierges furent-elles faites noires consciemment ou non?

Au fond, qu'importe si elles ont été noircies par le temps ou par la volonté des hommes! Quelles que soient les apparences, c'est toujours l'inspiration divine qui s'exprime. Profondément, la Vierge Noire est « la Lumière d'avant la séparation de la lumière et des ténèbres[15] », le monde de « la substance universelle ténébreuse[16] ». Cette Ténèbre, « c'est celle que nos mystiques désignent comme Nuit de lumière, Noir lumineux, Lumière noire.[17] » Elle est « la Lumière du non-manifesté[18] » ; c'est la troisième lumière dont parle Tierno Bokar, le saint François d'Assise de Bandiagara, « celle du centre des existences, c'est la lumière de Dieu. Qui oserait la décrire? C'est une obscurité plus brillante que toutes les lumières conjuguées. C'est la lumière de la vérité.[19] »

C'est pourquoi d'ailleurs la véritable Vierge Noire ne peut être que sans enfant ou avec un enfant déjà adulte soulignant l'androgynie primordiale. Il n'est pas étonnant dès lors que les Vierges Noires aient souvent les mains blanches! Elles « font boire à la source de vie. Leur attrait, en d'autres termes, est d'être Notre-Dame-des-Ténèbres, Notre-Dame de la Nuit, celle qui fait luire la clarté dans la prison souterraine où se trouve jeté l'homme, celle qui enfante pour lui la lumière, celle qui lui apporte l'or et le soleil, celle qui est, en définitive (..) la fontaine de radiance et la Reine du Ciel.[20] »

C'est cette Lumière noire que contemplent les orbites vides de sainte Lucie[21] lorsqu'elle présente ses deux yeux sur un plateau, aveugle à la lumière de ce monde[22].

Que se passe-t-il dans l'antre de sous-terre, dans la crypte initiatique, dans ce lieu obscur? Là, la Vierge Noire consume tout ce qui s'oppose à l'enfantement, à la juste manifestation, c'est pourquoi elle est dite « dévoreuse » ou « ogresse[23] ». L'Ogre, l'Orc, le Dragon dévorant ont la même fonction. La Mère dévorant les hommes est gravée sur une amulette chamane d'un clan de l'Alaska[24]. La déesse-mère dévoreuse des Celtes, Sheela-na-nig, est sculptée en effigie : tête ronde, yeux globuleux, bouche lunaire, corps chétif, longs bras qui passent derrière les jambes, mains ouvrant les lèvres géantes d'une vulve béante[25]. « C'est par ce trou que nous sommes nés. Notre corps s'est tissé dans le ventre d'une femme qui fut ainsi la première caverne, et nous sommes sortis, nous avons été expulsés par la "porte étroite" de son sexe. La deuxième naissance est semblable, il s'agit de passer par la "Porte Etroite" qui est comme le "chas d'une aiguille[26]". Le Centre de la manifestation est un "trou[27]" par lequel il nous faut sauter.[28] » La Terre est la matrice qui permet à l'homme de naître en Dieu. Le même symbolisme sexuel rend compte de ce Passage puisque la mandorle entourant le Christ en gloire à la forme d'une vulve.

L'initiation donnée jadis dans la Caverne, dans la Grotte, dans le Dolmen, dans la Crypte, est de tous les temps. Son seul but est le retour au Point « initial », à l'Origine. Elle demeure inchangée dans son fond, même si les formes qu'elle prend varient avec les temps et les lieux. Quant aux initiateurs, ils sont d'origine non humaine. Les Contes, les Légendes et les Mythes, les Traditions en maintiennent le souvenir et leur attribuent l'apparence d'Ogres, de Fées, de Géants, de Dieux, d'Anges, de Connaissants, de Libérés vivants?

Matrice, la grotte où naquit, l'enfant Jésus, celle où fit retraite Milarepa, celle où se retira Gautama, celle du Mont Hira où Mohammed entendit l'appel de
l'Ange Gabriel-Djibril[29]. Matrice la prison où mourut saint Roch, guérisseur de la peste[30]. Matrices encore les grottes dans lesquelles les Cathares se retiraient[31]. « La Grotte par exellence, par ses ténèbres, était le terrain, le Foyer choisi par les Maîtres Initiateurs pour conduire le disciple à la Création de sa lumière qui va éclairer et annihiler les Ténèbres.

Ainsi les Grottes d'Initiation, parce qu'elles portent en elles cette profondeur ténébreuse en son point culminant, portent en elles la Luminosité des Luminaires[32].»

Ainsi avec des colorations diverses se déroule toujours le même processus.



L'Energie ténébreuse de la Vierge Noire est puissante et inquiétante. La peur s'instaure chez ceux qui ne peuvent la supporter. La décadence alors s'installe et inverse le processus, stérilisant toute possibilité d'initiation véritable. Ceux pour qui « le Feu au Cœur des Ténèbres[33] » est insupportable sortent la Vierge Noire de sa grotte, de sa crypte pour l'exposer à la lumière du jour : « Ils ont si peur des Ténèbres, de la Forêt : de ce qui rappelle leur noir à eux et les plonge dans une profondeur obscure ![34] ». Ils en font une Vierge Blanche, vierge de tendresse, sentimentale et maternelle, ou bien une Piéta éplorée devant le cadavre de son Fils. Ils s'attachent à la virginité extérieure, physique, perdant le sens premier que Maître Eckhart enseignait : « Vierge, c'est-à-dire un être humain qui soit dégagé de toute image étrangère, aussi dégagé qu'il l'était alors qu'il n'était pas.[35] »

Il est d'ailleurs intéressant de constater que, lorsqu'elle sort de la Caverne ou de la Grotte pour être mise dans la paroisse, dans l'église, la Vierge noire perd ses pouvoirs merveilleux, ses pouvoirs de guérison. C'est pourquoi de nombreux récits et légendes racontent qu'elle retourne miraculeusement, invinciblement, dans son lieu de prédilection, dans son foyer initiatique. Ainsi la Vierge noire de Romiguier à Manosque[36], ou Notre-Dame de Sabart que Charlemagne fait emporter par deux fois et qui revient seule au Pré Lombard, près de Tarascon-sur-Ariège[37]. En Auvergne, c'est une Vierge Noire qui, transportée à l'église de Bonnac, retourne dans la forêt ; un habitant de Vauclair la place dans sa maison et l'on construit plus tard une chapelle, lieu de pèlerinage où les aveugles retrouvent la vue. Les pouvoirs de la Vierge Noire sont directement liés à un lieu précis chargé, comme les sources guérisseuses, par l'énergie de la Vouivre[38].

Le culte de la Vierge Blanche remplace donc progressivement celui de la Vierge Noire, même si certains, voulant maintenir la tradition ancienne, noircissent parfois des vierges blanches, comme Notre-Dame de Vauclair (Cantal) qui « jusqu'en 1954, date de sa restauration (..) était noire : le visage et les mains étaient recouverts de couleur noire, comme une Vierge Noire (..) La restauration a permis de dégager une première couche de peinture noire, une couche de cire, avant de retrouver les polychromies originelles de rouge et de bleu azurite, très atténuées et fragmentaires.[39] »

La Radiance de la Vierge Noire peut faire peur à beaucoup qui lui préfèrent alors la Vierge Blanche, sentimentale et asexuée ; « lorsqu'effrayés du Feu qu'elle recèle en son Aspect de négritude, les êtres humains voulurent la sortir de sa cache de Sous-Terre pour l'ex-poser à tout vent et à tout venant : ils en firent une "Dame Blanche".[40] » Cette Dame-Blanche leur est nécessaire, « sinon ils dorment ou s'entretuent.[41] »


OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORobert Régor Mougeot



OOOO----------------------------------------------------------------------


[1] - Eglise Saint-Martin de Fridefont ; église Saint-Géraud d'Aurillac ; Musée Douhet de Saint-Flour ; Visitation-Sainte-Marie de Brioude.

[2] - Celle de l'église Notre-Dame des Neiges d'Aurillac ressemble à l'authentique vierge de Notre-Dame du Puy décrite par Faujas de Saint-Fond dans son « Mémoire sur un monument très ancien de l'église cathédrale du Puy » (XVIIIème s.) et à la gravure sur cuivre qui l'accompagne, « Notre-Dame du Puy, dessinée d'après nature, telle quelle sous le manteau qui la couvre ».

[3] - Livret du Musée de la Mère Universelle, château du Magnet - 36230 Mers-sur-Indre.

[4] - Comme le Puits des Saints-Forts à Chartres. Sont FORTS, ceux qui maîtrisent l'Energie du Feu, de l'Eau, de l'Air et de la Terre, décrypte la Langue des Oiseaux.

[5] - Jacques Huynen – L'Enigme des Vierges noires – Louis Musin Editeur, 1979, p. 43.

[6] - L'australopithèque fossile découverte en 1974 dans la dépression de l'Afar est datée d'environ 3,5 millions d?années. Elle fut prénommée Lucy par les anthropologues qui écoutaient ce soir là, par hasard, la chanson des Beattles « Lucy in the sky with the diamonds »! L'idée de lumière se retrouve dans Lucines, Mélusine, Lucifer.

[7] - OBENGA, Théophile – Préface du livre de Cheikh Anta Diop - Nouvelles recherches sur l'égyptien ancien et les langues négro-africaines modernes – Présence africaine, Dakar, 1988, p.8.

[8] - Isis vient de Ischa qui signifie « Vierge ».

[9] - Bible- Traduction A. Chouraqui -Desclée de Brouwer, 1989.

[10] - Voir la gravure de 1724 dans le livre de J. Baltrusaitis – La Quête d'Isis –Perrin Ed., 1967 et la photographie illustrant notre livre La Vouivre, un Symbole Universel – La Table d?Emeraude, 1995, p. 43.

[11] - Abrégé de l'histoire de Notre-Dame-de-Bonne-Garde, en vente à la Basilique de Longpont-sur-Orge (91).

[12] - Essai; les Vierge Noires - Arma Artis, 1983, p. 3-4.

[13] - « Par Isis » chante la Langue des Oiseaux.

[14] - Voir notre livre Le Miroir, Symbole des Symboles – Chap. « La Lumière d'avant la séparation de la lumière et des ténèbres » - Dervy, 1995.

[15] - Emmanuel-Yves Monin – Conférence inédite.

[16] - Ibn'Arabi – L'Alchimie du Bonheur parfait.

[17] - Henry Corbin – L'Homme de lumière dans le soufisme iranien – Sisteron : Ed. Présence, 1971, p. 17.

[18] - Préface de J. P. Bayard dans Vierges Noires de Jacques Bonvin – Dervy-Livres, 1988, p. 11.

[19] - Amadou Hampaté Bâ – Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara – Seuil, 1980, p. 136-137.

[20] - Pierre Gordon – Essai – Les Vierges noires – Op.cit., p. 3.

[21] - De Lus, lumière.

[22] - Voir le tableau de Zurbaran « Sainte Lucie », au Musée des Beaux-Arts de Chartres.

[23] - Notons que « Orge » est la déformation d' « Orc », d'« Ogre ». Longpont-sur-Orge, non loin de Saint-Michel-sur-Orge, était un lieu d'initiation souterrain.

[24] - Clan de Tlingit, Alaska du sud-est – American Museum of Nature History n°E/2708. Voir la fig. n° 157 dans Les Racines de la Conscience de C.G. Young, Buschet-Chastel, 1971.

[25] - Chapiteau de l'église St-Mary-and-St-David, Kilpeck, Herefordshire, Grande Bretagne. Photo 6 dans Mystères Celtes de J. Sharkey – Seuil, 1975.

[26] - Evangile de Luc, 18-25.

[27] - Trou que trouvent les Trouvères!

[28] - La Vouivre, un Symbole Universel – Op. cit., p. 264-265.

[29] - Coran – Sourate « L'Appel ».

[30] - Voir notre livre Du Cheminement initiatique imagé par saint Roch et sa vie exemplaire, d'après les Enseignements d'Emmanuel – Les Amis du Désert, 1988.

[31] - Pour y faire retraite, pour y construire leurs églises, pour échapper à l'inquisition. Voir Sabarthez – Les Trois Cèdres, Ussat.

[32] - Karuna Platon – L'Instruction du Verseur d?Eau – Le Courrier du Livre, 1973, p. 259.

[33] - Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage – Le Point d'Eau, 1990, p.325.

[34] - Ibidem, p. 476.

[35] - Sermons- Seuil, 1974, tome I, p.52.

[36] - Pierre Gordon – Essai – Les Vierges noires – Arma Artis, 1983, p. 4.

[37] - L. et R. Ferrer -Le Sabarthez Mystérieux.

[38] - Le Serpent-Dragon-Vouivre symbolise les énergies telluriques. Voir : La Vouivre, un Symbole Universel – Op. cit.

[39] - Brigitte Mézard – Les Majestés du Cantal. Images de la Vierge en Haute-Auvergne – Catalogue édité par le conseil général du Cantal et l'association des Amis du Patrimoine de la Haute-Auvergne, Aurillac, 1992, p. 62.

[40] - Le Manuscrit des Paroles du druide sans nom et sans visage – Op. cit., p.108.

[41] - Ibidem, p. 476.


http://regorm.free.f...re.html#anchor1
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#11 Azurette

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Posté 21 avril 2004 à 16:23

sebomaster

Les vierges noires se trouvent partout, en France, en Belgique comme tu as su bien le faire remarquer ainsi qu'en Pologne ! D'ailleurs, voici un texte intéressant de la vierge noire de Pologne !

Citation

on trouve des traces de vierge noire ici en belgique aussi,en l'occurence a outremeuse ,quartier de la ville de liege,elle est commémmorée pdt les fetes du 15 aout,je ne connait pas son histoire exacte mais cela a voir avec une epidemie de peste

Si tu es intéressé par le sujet, ce serait bien que tu fasses des recherches et que tu nous les fasse partager ici ?


La vierge Noire de Pologne :


La Vierge Noire est virtuellement, symboliquement, la porte qui ouvre vers toutes les promesses initiatiques.

Tel le sphynx, son fils dans les bras, elle montre le chemin. Elle possède en elle, l'énergie qui éveille en nous le désir de parvenir au but, elle est située bien sûr, sur un lieu qui vibre harmoniquement avec l'énergie qu'elle dégage.

Prenons une autre image, laVierge Noire est le terrain de l'être préparé qui aspire, telle la femme, au désir d'être fécondée par la Lumière Divine, pour donner naissance au fils, le Christ Intérieur, qui lui-même arrivé à l'état adulte deviendra l'Epoux de sa Mère, devenue sa femme.

Les polarités féminines et masculines auront été unies en chacun dans les sublimes Noces Sacrées.

L'état de Vierge, est un état mystique que partagent l'homme et la femme. C'est l'état où la "Matéria Prima" après de longues et difficiles étapes préparatoires, en rapport avec l'histoire de chacun, a été purifiée; elle est prête à être fécondée par la Lumière Divine: voilà la Vierge Noire.

Quand, et Dieu seul connaît le moment, la terre noire est fécondée, dans un sublime éveil, réveil, naissance, renaissance de l'être au plan cosmique, alors la vierge noire devient vierge blanche, vierge immaculée, Reine des Cieux, Régina... dans la transfiguration lumineuse.

Telle est la Vierge Noire, symbole de la terre enfermée dans le secret d'une crypte mais qui porte en elle la force de la vibration de la terre, celle qui permet d'accéder au chemin de la connaissance manifestée.

Source : La vierge noire

#12 Jai_arreté

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Posté 21 avril 2004 à 17:08

Zeh dit :

C'est pourquoi d'ailleurs la véritable Vierge Noire ne peut être que sans enfant ou avec un enfant déjà adulte soulignant l'androgynie primordiale.
Ca m'a surprise : je ne sais pas pourquoi, pour moi, la Vierge (noire) est toujours associée à l'Enfant.
Est-ce que vous avez des liens ou des photos de Vierge Noire seule, sans enfant ?
Merciii ! :calin:

#13 balkis

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Posté 21 avril 2004 à 18:37

voici 1 petite illustration en plus pour le plaisir des yeux!


Image IPB

Ce message a été modifié par EcliptuX - 12 mai 2004 à 09:30.


#14 EcliptuX

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Posté 14 mai 2004 à 08:16

Exposé de Balkis mis en article sur le site :)

#15 gwelan

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Posté 14 mai 2004 à 10:12

Jai_arreté, le Mercredi 21 Avril 2004, 17:32, dit :

Est-ce que vous avez des liens ou des photos de Vierge Noire seule, sans enfant ?
J'ai, il me semble que la petite Dame de "Boege" en haute Savoie, est sans enfant.

#16 gwelan

    Guano frais ...

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Posté 14 mai 2004 à 11:04

Ce haut moyen age est décidément l’une des périodes les plus exaltante de notre histoire récente.

Carrefour pour ne pas dire mariage (enfin !) de traditions d’origines différentes et fort anciennes, qui réussit ce tour de force d’à la fois « by passer » la fausse branche sémite et la branche déjà pourrie de l’Église Catholique Romaine, en recadrant le Christianisme dans sa légitime et double appartenance Druidique et Egyptienne.

Le rétablissement, au travers des Vierges Noires, du Culte de la Déesse Mère, la création du Temple, et l’édification des Cathédrales sur la base des savoirs qui ont battis les Pyramides, constituent pour moi, plus qu’une formidable affirmation spirituelle, mais le socle sur lequel nous pouvons aujourd’hui plus que jamais, poser nos pieds sur le Juste.

Indépendamment des sacrifices et des prix qu’il aura fallu payer pour que cela soit, et même si d’aucuns aujourd’hui pensent que tout ceci n’appartient qu’au passé, pour ma part, je me réjouis de constater que les vibrations font leur office et que les jours sombres auront donc une fin.

#17 Nowar

    congénitalement curieux

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Posté 18 mai 2004 à 10:06

:salut: :salut:

Merci Balkis pour ce sujet dont l'intérêt n'est pas uniquement initiatique ou vibratoire.

Nous retrouvons trés bien le chemin historique de ces vierges noires, et en même temps leur universalité symbolique.

Cependant, il ya quelque chose qui cloche dont apparement personne ne semble se soucier.

La religion catholique qui imprègne notre culture à l'insu de notre plein gré est basée comme le judaisme dont elle est issue sur Le Livre (qui a notre époque est toujours un bestseller de l'édition) qu'est la Bible. Dans cet ouvrage dont la lecture n'est peut être pas si scélrosante que cela, se trouve un passage relativement bref dans lequel sont défini lapidairement (dans tous les sens du terme) les 10 commandements que doit observer le peuple de Dieu.

Les deux premiers sont d'une clarté simplissime: Il n'y a qu'un Dieu, et personne ne fera aucune représentation physique sous quelque mode que ce soit de tous ce qui est dans la création.

Nous avons à l'évidence une contradiction que les religieux qualifieraient de blasphématoire quand à la population statuaire et iconographqiue des église et cathédrales qu'ells soient catholiques romaines ou orthodoxes.

Cela peut être mis en parallele avec la pratique chrétienne des premiers temps qui, aprés s'être réfugiée dans la clandestinité pour pouvoir se perpétuer, et échapper aux sport national romain qu'étaient les jeux du cirque, devint plus publique.

Avec sa reconnaissance, apparut un phénomène de concurrence religieuse dans laquelle la chrétienté, selon un modèle repris plus tard par Bill Gates, devint la religion monopolistique, étai solide du pouvoir aprés avoir phagocyté toute les autres modalités de culte.

Pour cela, détruire les autres religions eut été maladroit et garantie d'échec.

Apprivoise l'ennemi que tu ne peux vaincre, il ne se verra pas mourrir

C'est ainsi que les églises chrétiennes sont devenues le fourre tout des autres spiritualités préexistantes et que les vierges noires ont traversé les siecles.

Nowar

:cingle: :salut: :cingle:

#18 sagittaurus

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Posté 18 mai 2004 à 11:41

Bonjour à tous,

Ce qui devait être une joconde noire est devenue une "Vierge Noire". Probablement des souvenirs ataviques d'Ouganda où les religieuses noires sont habillées de bleu.

Lien: http://patrice.bouri...fr/galerie4.htm

A vous d'interpréter...


Amicalement.

#19 Lunesoleil

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Posté 18 mai 2004 à 21:52

Image IPB MERCI balkis pour LA MISE EN LUMIERE SUR LA VIERGE NOIRE ( passionant cette découverte ) :calin:

LE LIEN

:sun2:
Passionnée d'astrologie toujours et encore ...

#20 Mike

    Chercheur d'idées

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Posté 02 juin 2004 à 17:13

Lors d'un voyage en Andalousie, j'ai apris que la "Macarena" qui est toujours présente à Seville et est la parone des toréadors, et plus anciennement servait de protectrice au quartier juif de la ville.

Si les rois catholiques n'avaient pas reconquis le sud et ensuite fait le grand nettoyage avec l'aide de l'inquisition, nous aurions peut-être vu naître une culture capable de fondre les trois grandes religions. (On peut rêver non ?)

Toutes les religions ont besoin d'un principe féminin, même le christianisme et l'islam pourtant si phallocrate ont dû intégrer une image féminine dans leur symbolique.

Le principe créatif est le monopole de la femme, elle porte l'enfant, ce sera donc une figure féminine qui sera reliée à la terre-mère porteuse de la vie, même si c'est un principe masculin qui est à l'origine de la vie et de l'univers.
FIN D'UN EMPIRE

#21 gwelan

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Posté 02 juin 2004 à 18:36

Citation

Le principe créatif est le monopole de la femme, elle porte l'enfant, ce sera donc une figure féminine qui sera reliée à la terre-mère porteuse de la vie, même si c'est un principe masculin qui est à l'origine de la vie et de l'univers.

Il y a une forme de machisme des plus étonnant dans cette afirmation !! :D

Sais tu que dans la très grande majorité des cultures, l'origine est considérée comme Père-Mère ? Un divin androgine, ça te décevrais tant que ça ? :D

#22 Cassiopée

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Posté 02 juin 2004 à 23:33

Salut
en Andorre on a aussi notre vierge et même si elle n'est pas noire, elle en a toutes les caractéristiques
Image IPB

voici sa légende

Citation

Il y a très longtemps, le 6 janvier, le jour des Rois, les habitants du village de Meritxell, se dirigèrent vers Canillo pour fêter avec une messe un jour si important. En passant par où se trouve aujourd'hui le sanctuaire, ils virent un rosier fleuri, avec les feuilles vertes comme si on était en été.
Etonnés, de voir une plante si verte et fleurie à cette époque de l'année, ils s'approchèrent et surpris, ils découvrirent au pied de l'arbuste une belle image de Notre Dame. Ils décidèrent alors de l'apprendre à tout le monde et de l'expliquer au curé. Quand la messe prit fin, le curé et tout le village se dirigèrent vers Meritxell pour recueillir l'image et la rapporter à Canillo. Après ils la posèrent sur l'autel et promirent de lui construire un retable convenable. Le lendemain, bien que les portes de l'église furent fermées, ils découvrirent que l'image n'y était plus. Tous les habitants de Canillo furent surpris en apprenant la nouvelle. La majorité de ceux-ci pensèrent que c'était un vol. Pendant que les habitants parlaient de ce qui était arrivé, un voyageur qui était passé par Meritxell pour venir en Andorre et qui ignorait les faits, dit aux habitants qu'il avait vu une belle image de la Vierge de Meritxell au pied d'un rosier. Tous pensèrent que la Vierge préférait être à Encamp où ils l'avaient trouvée. Donc ils le dirent à tout le monde. Contents de la préférence de la Vierge, ils la posèrent sur l'autel de l'église paroissiale. Quand ils retournèrent à Meritxell, ils retrouvèrent la Vierge au pied du rosier et en plus autour de l'arbuste il n'y avait pas de neige, bien que la nuit il y ait eu une grande chute de neige. Les habitants de Canillo et Encamp construisirent une chapelle à l'endroit où l'image était apparue et où la Vierge avait manifesté sa volonté d'être vénérée par les habitants de la vallée.

Notre Dame de Meritxell est la Sainte Patronne et la protectrice de l'Andorre. Son sanctuaire se trouve sur la rive gauche de la rivière Valira, entre Canillo et Encamp. Chaque année, on célèbre cette fête le 8 septembre, qui est devenue la fête nationale de l'Andorre. Ce jour-là, a lieu une messe à laquelle participent tous les notables et les fidèles d'Andorre. Beaucoup font le pèlerinage à pied à partir des sept paroisses. Après la messe, la tradition veut que chaque assistant embrasse la médaille que porte la statue. Le 8 septembre est un jour férié où l'on ne travaille pas.

:salut:
Cassiopée

#23 Jai_arreté

  • Invités

Posté 28 juin 2004 à 06:42

Dans le Cantal, y'en a une qu'elle est.. zolie !!!
Image IPB
Saint Christophe-les-gorges, N-D du Chateau, Vierge noire rapportee des croisades en 1098, bois polychrome , intentionellement noir depuis l origine.

#24 gwelan

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Posté 28 juin 2004 à 10:44

Manu, tu dis :

Citation

Moi je dis que c'est encore un truc religieux qui est là pour nous imposer une manière de penser et qui nous bouffe notre libre-arbitre...

Ce à quoi l’on pourrait répondre de façon aussi épidermique : « Moi je dis que c’est encore un de ces a priori à la c … qui nous bouffe le sacré ! »

Que l’Eglise Catholique et Romaine, l’église de Pierre, donc, soit une institution séculière ayant fini (si tant est qu’elle n’ait pas carrément commencé par là !) par devenir une monstruosité n’ayant qu’infiniment peu de rapports avec les principes dont elle fait étalage, est une chose.

Mais se détourner systématiquement d’une tradition qui dépasse très largement le cadre de cette seule institution en est une autre, et je trouve ça un peu dommage Manu.

Dommage parce qu’il me semble qu’il y a un certain nombre de repères que nos anciens se sont efforcés de nous léguer, (et à toi aussi !) sous une forme qui bien souvent, nécessite de notre part un travail personnel pour les appréhender dans leur juste réalité.


Citation

Tout ces dieux, divinité, déesses et tout le tatsoing qui va avec, c'est de l'invention humaine point barre !!!

Mais quand bien même, ce ne serait qu’invention humaine, cela serait-il une raison suffisante pour ne leur accorder aucune importance ?

Moi je serais très curieux d’apprendre de toi, les domaines qui t’intéressent et qui pourraient être autre chose que des conceptions humaines.



Citation

C'est bien de se renseigner sur les origines des choses, cela nous permet de mieux les comprendres

Je ne te le fais pas dire !

C’est justement l’un des premiers mystères concernant les vierges noires, puisque le culte marial est de toute évidence très largement préchrétien.


Mais se contenter d’accuser les Vierges noires d’avoir une origine humaine, et d’être l’objet de rituels religieux - ce que personne ne conteste et a bien compris de toute façon – n’apporte guère de lumière supplémentaire sur leur origine, sur ce qu’elles représentent, ou ce à quoi elles servent.



En ce qui me concerne, je suis particulièrement attentif à tout ce qui a trait à la Dame en général que je considère comme une pure harmonique du Yin originel et co-créateur du monde. En cela, je tiens que nous sommes, par rapport à elle, non seulement dans un principe de réalité, mais plus encore, dans un principe fondateur, et non dans une simple question de croyance religieuse.

Le monde physique m’apparaît enfanté par elle, et « tout ce qui est » ne peut donc se soustraire de cette parenté. Libre à chacun de l’ignorer ou de feindre de n’avoir aucun intérêt pour ses propres origines, cela ne change pas grandement le tableau final.

Je sais que le mâle « bourdon cosmique » n’est pas beaucoup évoqué, mais c’est à lui seul, un autre grand sujet, ou peut-être même faudrait-il ouvrir un nouveau topique pour évoquer cette « Sainte famille » (Père-Mère-Enfant) et constater, au-delà du religieux, en quoi nous sommes particulièrement concernés par cela, chaque jour que nous vivons, dans la santé de notre corps, l’harmonie de nos ressentis, et la justesse de nos accomplissements.

Comme on l’a vu, de nombreux aspects symboliques s’entremêlent autour du fait de « la Dame ». La particularité première des vierges noires est précisément d’être noir. En cela, elles se distinguent des autres formes de représentation symbolique. On peut effectivement évoquer un rappel « culturel » (?) à Isis. Que viendrait donc faire ce mythe égyptien dans notre belle France, me direz-vous ? Encore un coup des new age ?

Notre belle France qui s’est pourtant (et bien avant qu’il soit « tendance » de se mettre des pyramides sur la tête !) donné pour capitale une ville à laquelle elle a donné le nom de « Par Isis ». Nombre de communes de la « couronne parisienne » (encore un joli terme) comportent encore l’indication « parisis », « en parisy.

Notre Terre aurait-elle donc traditionnellement, et bien plus qu’on ne le croit généralement, un lien particulier et pour le moins très ancien, avec cette Dame ?

Peut-on seulement faire ici plus de 5 Km sans tomber sur l’une de ses représentations ?

Certes, elles ne sont pas toutes noires, mais elles sont.

Noires ou blanches, assises ou debout, avec ou sans enfant, avec ou sans ventre rond, du dessus ou de dessous terre, foulant le serpent ou le croissant de lune, des chênes, des cavernes ou des sources, elles balisent nos chemins et nous passons devant elles, tant elles font partie de notre paysage, et nous en oublions ce qu’elles ont à nous faire ou nous dire : les caractéristiques d’un lieu qu’elles marquent ou qu’elles fixent, ou encore la source qu’elles nous invitent à laisser s’épandre de l’intérieur de nous.

Ce qui me fascine chez la Dame, c’est le fait qu’elle nous permet d’accéder au niveau de création, préalable à toute manifestation.

Sur ce site où l’on se préoccupe beaucoup d’écologie également et où peuvent se lire de nombreuses inquiétudes à l’égard de notre environnement, la Dame m’apparaît comme un niveau de réalité de guérison ultime, bien plus sûrement que n’importe quelle humaine rigidité de plus.

Certains ne verront en cela que propos magiques ou mystiques, mais il en est de cela comme de tout, cela demeure une question d’expérimentation, et non une question d’adhésion.

Je remarque seulement que la dégradation de l’environnement va de pair avec l’oubli d’honorer la Dame, sous sa forme de Dame Nature, et je doute fort qu’une harmonie puisse s’établir ou se ré-établir durablement dans l’ignorance ou la négation de ce principe qui en demeure la source vive.

#25 Jai_arreté

  • Invités

Posté 28 juin 2004 à 11:01

Citation

Je sais que le mâle « bourdon cosmique » n’est pas beaucoup évoqué, mais c’est à lui seul, un autre grand sujet, ou peut-être même faudrait-il ouvrir un nouveau topique pour évoquer cette « Sainte famille » (Père-Mère-Enfant) et constater, au-delà du religieux, en quoi nous sommes particulièrement concernés par cela, chaque jour que nous vivons, dans la santé de notre corps, l’harmonie de nos ressentis, et la justesse de nos accomplissements.
:calin:
Oui, faudrait :D
Est-ce que le symboel de la pierre dressée, le menhir, peut-être une représentation de ce coté masculin du créateur ? Et si oui, y'en a t il d'autre ?

#26 gwelan

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Posté 28 juin 2004 à 11:27

Jai_arreté, le Lundi 28 Juin 2004, 11:08, dit :

Est-ce que le symboel de la pierre dressée, le menhir, peut-être une représentation de ce coté masculin du créateur ? Et si oui, y'en a t il d'autre ?
Le menhir est un parfait exemple de faux ami, bien que certains, notamment dans les portes de vie, puissent etre polarisés sur le cosmique, le menhir est dans son principe, un amplificateur de tellurisme, donc fortement relié à la Dame.

Le principe masculin ne se limite pas à un truc dur et bien dressé, quoiqu'on en dise !!!!!Le pénis par exemple est chez l'homme ce qu'il a de plus féminin et les gros machos qui ont leur cerveau à cet endroit pensent être de grands mâles, quand ils ne sont que de parfaites femelles ovipares !

Le masculin, il faudrait davantage le chercher dans le chaud, l'intense, et l'insaisissable. Le rayonnement solaire serait assez typique de cette masculinité : partout, indispensable à la fertilité, mais non "porteur de vie" au sens ou la femme porte l'enfant.

Le Masculin serait symbolique de St Michel, Apollon ... Il est cosmique, esprit, magnétique. C'est un feu qui ne brûle pas mais nourrit fortement. C'est la température de nos corps, la passion qui anime nos idées. Il est lumière, volonté, musique. Il est ce qui tient l'épée, mais il n'est pas l'épée qui elle, est toute féminine.

Ce message a été modifié par gwelan - 28 juin 2004 à 11:31.


#27 Jai_arreté

  • Invités

Posté 28 juin 2004 à 12:51

Citation

Le principe masculin ne se limite pas à un truc dur et bien dressé, quoiqu'on en dise !!!!
:ptdr:

Citation

Le masculin, il faudrait davantage le chercher dans le chaud, l'intense, et l'insaisissable. Le rayonnement solaire serait assez typique de cette masculinité : partout, indispensable à la fertilité, mais non "porteur de vie" au sens ou la femme porte l'enfant.

Le Masculin serait symbolique de St Michel, Apollon ... Il est cosmique, esprit, magnétique. C'est un feu qui ne brûle pas mais nourrit fortement. C'est la température de nos corps, la passion qui anime nos idées. Il est lumière, volonté, musique. Il est ce qui tient l'épée, mais il n'est pas l'épée qui elle, est toute féminine.

Je vois le principe masculin comme le "moteur" de la création, alors que le féminin serait plutot le "reservoir".
Reservoir d'info, de plans, enfin, de tout, quoi... et l'autre, moteur dans le sens, l'étincelle qui guide tout ça dans une direction précise, l'energie d'expansion.

#28 quidam

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Posté 14 juillet 2004 à 18:45

balkis, le Mercredi 21 Avril 2004, 08:37, dit :

Venez réagir à l'article sur Les Vierges Noires à la suite de ce topic.
Bonjour,
je rapporte plusieurs textes sur la vierge; c'est un travaille de colportage.
Celui-ci n'a pour but que d'apporter un point de vue celui d'information et non pas seulement de convaincre qui que ce soit, si ce n'est d'alimenter une certaine réflexion sur la mystique d'hier et d'aujourd'hui. quidam :biglol:


source url

...Pendant la descente du Verbe à travers les mondes jusqu'au Puits de l'Abîme, les vagues de l'Esprit s'allongent à la suite, afin que partout le Christ puisse dire; « Mon Père et moi nous sommes un ». A chaque détour de cette Voie mystérieuse que le Verbe fraie en même temps qu'Il la suit et qui est Lui-même, le sillage de l'Esprit chasse sur toute une large zone; de sorte que, si bas que le Sauveur descende, le Consolateur descend encore plus bas. Et la Vierge éternelle, atmosphère et substance du Royaume, accompagne son Fils, le Verbe et son invisible époux, l'Esprit....



...Par un décret providentiel, l'Arbre du Salut éternel est dirigé vers la terre vers un certain lieu, un certain groupe, et à un certain moment de la durée. Or qu'arrive-t-il lorsqu'un chimiste veut conserver un acide violent ? Il cherche un vase imperméable afin que ses parois résistent à l'action corrosive. La Providence fait comme le chimiste. Elle a prévu que le monde, un jour, aurait besoin d'Elle. Elle a donc préparé Sa venue dans Sa forme la plus visible; mais Elle a prévu que le monde ne pourrait supporter cette incandescence venant sous la figure du Verbe. En conséquence, elle a cherché sur terre un contenant, un vase éprouvé, afin que ce feu dévorant puisse y subsister, sans que les visages qui le regardent soient réduits en cendres.
Elle a choisi, pour Se manifester, le temps le plus critique, où régnaient le mensonge, la violence, la négation de l'Esprit, le temps où les faibles étaient parvenus à la limite de l'écrasement, le temps où les humains semblaient n'avoir plus qu'un pas à faire pour tomber dans l'abîme. Ce temps ressemblait assez à celui où nous vivons actuellement.
L'Arbre éternel a passé par le centre d'Israël; c'est pourquoi ce peuple d'Israël, dans ses enseignements, a toujours été près de la vérité. Ces enseignements, c'est dans la Kabbale qu'on les retrouve avec le plus de pureté; en particulier la Kabbale contient de nombreuses indications sur le Verbe et la Vierge-mère.
Pour opérer le salut de n'importe quel être, le Verbe descend d'abord jusqu'au centre de cet être. Il y réalise Son opération divine par le ministère de l'Esprit et par l'être encore inconnu qu'on nomme la Vierge éternelle.
La Vierge était déjà dans l'Éternité antérieure; elle est l'atmosphère du Royaume de Dieu où les élus sont assurés de trouver la béatitude. Dans notre coeur il y a aussi une vierge et quand le Christ, le Verbe, naît en nous, la vierge est toujours là qui préside à cette naissance.
L'action du Verbe est totale et instantanée; elle n'a pas lieu seulement à un certain moment du temps, en un certain lieu de l'espace; elle se produit partout à la fois. C'est pourquoi ni les oeuvres du Christ, ni les faits de l'Évangile ne doivent être situés exclusivement dans l'Histoire. Si nous voulons en faire la nourriture de notre âme, nous devons nous souvenir que les vérités spirituelles sont de toujours et qu'elles sont éternellement agissantes....



Pour ces savants en science religieuse, les dix Sephiroth étaient les dix formes divines, et, dans l'une d'elles, la Vierge représentait la fleur de l'humanité qui devait recevoir le Sauveur. Les Esséniens travaillaient à hâter cette opération. Ils pensaient qu'un moyen de raccourcir le règne de la Rigueur était de s'en charger, de l'attirer sur eux-mêmes. Ils se condamnaient à l'ascétisme pour ce but, et s'offraient en holocaustes pour avancer la venue du Messie. Dans le Lévitique, on voit que, dans les sacrifices moïsiaques, une part de l'offrande était mise de côté pour être offerte à l'Éternel dans l'intention de Lui rappeler Sa promesse de miséricorde...
...La Vérité elle-même nous a promis, en outre, que tout ce qui est caché serait manifesté, que tout ce qui est occulte serait livré à la connaissance....



... La croyance en l'assistance des Anges, en celle de leur Chef et en celle de leur Reine, n'est pas à regarder comme une aimable fiction poétique; au contraire, c'est bien là une réalité, un fait d'expérience, dont avec un peu de foi, d'humilité et de charité, chacun peut avoir la preuve. Cette bénédiction a été promise à tous les croyants sincères qui ont cherché à réaliser, en eux et par eux, le «commandement nouveau» du Maître: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis».
Maître Philippe n'a-t-il pas montré, lui aussi, le chemin qui facilite et qui nous ouvre la voie du monde angélique? Il nous a dit en effet: «Si vous n'allez pas vers les pauvres et les petits, comment les Anges viendraient-ils vers vous?»



...Dans notre cœur, en le formant, le Père a mis deux cœurs : un cœur de Lumière, un cœur de Ténèbres. C'est celui-ci qui prend le gouvernail tout d'abord et qui le garde jusqu'à ce qu'il ait épuisé sa provision d'énergie. A ce point extrême de notre course descendante, parvenus aussi près de l'Abîme que la force de notre être nous a permis d'en approcher, nous nous arrêtons, et la crainte s'empare de nous, cette crainte particulière que David dit être le commencement de la Sagesse. Ici commence une période heurtée d'obscures inquiétudes, de dégoûts, de lassitudes, qui se termine soudain par l'intuition salvatrice de la miséricorde divine; et voici que s'ouvre le long travail de la repentance, précurseur de l'Amour, comme Jean-Baptiste est le précurseur de Jésus...



L'AVE MARIA ( l'initiation)

Andréas et Stella étaient de retour depuis peu d'un voyage en Pologne. Ils y avaient été les hôtes d'un grand seigneur qui les avait promenés dans tous les coins de ses domaines immenses. Andréas avait rapporté diverses plantes rares, et une certaine espèce de gui, dont il voulait extraire des médicaments inconnus. Il me parla longuement de leur préparation ; puis l'entretien dévia sur le peuple polonais dont il me fit l'éloge.
- Avez-vous remarqué, docteur, me dit-il, comme ces gens aiment la sainte Mère de Dieu, la swienta Matka Boza ?
En effet, reprit Stella , on est très dévot à la Vierge, dans toutes les classes de la société, sauf chez les intellectuels qui ont pris l'habitude d'aller en Allemagne pour leurs études. Ce qui est curieux, c'est que le culte populaire, celui qui jaillît spontanément du coeur des foules, se forme presque toujours dans les plaines, dans les forêts où il y a beaucoup de chênes.
- Oui, répondis-je, ils ont leur fameux pèlerinage de Czenstochowa, comme autrefois, dans la forêt beauceronne disparue, l'antique Vierge noire de Chartres. En Bretagne, où on aime beaucoup la Vierge, il y a de nombreuses chênaies; à Meudon même, où les séminaristes de Fleury ont placé une statue de la Vierge, ils l'ont mise dans un chêne.
- Mais, objecta Stella, Lourdes, la Salette, le Puy-en-Velay, c'est la montagne ?
- Oui, mais ces centres-là, répondit Andréas, ont été créés d'En Haut; ils ne viennent pas des hommes.
- En outre, demandai-je, toutes les Vierges miraculeuses des plaines sont noires ; et on les adore souvent dans des cryptes. Quelle raison y a-t-il ?
- Mais, mon docteur, le chêne, le gui, les cryptes, cela va ensemble. Vous savez bien que c'est des substances les plus nocives qu'on extrait les médecines les plus merveilleuses. Le gui, c'est un parasite, le chêne est un arbre tourmenté ; c'est comme l'olivier, qui souffre beaucoup pour croître, et qui donne l'huile dont on a fait le symbole de la paix.
- Comment, l'olivier souffre ?
- Mais certainement ; vous n'avez jamais regardé un olivier? On fait la lumière électrique avec du charbon; quand les anciens voulaient attirer l'un quelconque des feux du firmament, ils opéraient dans les cryptes, Vous devez savoir tout cela aussi bien que moi, puisque vous avez étudié les mystères. Vous devriez, tenez, nous dire vos idées sur la Vierge; vous connaissez certainement beaucoup de théories.
- J'en connais en effet plusieurs, mais pas une ne me satisfait, répondis-je.
- Racontez-nous cela, me dit Stella pour m'encourager ; il vous renseignera ensuite.
Voici, commençai-je, sur un signe d'approbation d'Andréas. Il y a deux sortes de théories, - celles où la Vierge est conçue comme un symbole et celles où on la considère comme une force vivante, personnelle ou impersonnelle. Les premières sont des systèmes philosophiques, sortis plus ou moins du platonisme; ils ne m , intéressent pas. Pour moi, les idées ne sont pas des abstractions; elles ont une forme, une substance, une énergie. le m'en tiendrai donc au second groupe de théories.
- Vous avez remarqué certainement, me dit Stella, que les croyances populaires, pour la Vierge, comme pour les forces de la Nature, donnent à toutes les formes de l'Invisible une personnalité. Ainsi sur toute la terre existe la légende religieuse d'une Vierge donnant naissance à un Sauveur.
- Oui. le peuple a cru tout bonnement, mais les savants ont déclaré que c'était un symbole. Seulement chaque classe d'initiés a voulu prendre le symbole pour son usage exclusif...
- Oh ! docteur, interrompit Andréas. les initiés ne possèdent pas toute la Vérité, mais il est cependant parmi eux des avants impartiaux et tolérants. Il faut rendre justice à chacun. Mais continuez, je vous prie, ajouta-t-il, en nie voyant n peu interdit.
J'ai vu, demandai-je, dans les livres des alchimistes, qu'ils considéraient la pierre comme l'image du Verbe dans le minéral, et que leur matière première réelle était, selon eux, la Vierge. Robert Fludd explique cela. Un brahme du Dekkan ! a enseigné que le Père, le Fils, l'Esprit et la Vierge existent en l'homme: le Père, selon lui, c'est la racine de la volonté; et le Fils, c'est le point de volonté projeté; la Vierge, c'est la forme imaginative nourrissant ce point extériorisé; l'Esprit est la vibration de tout le système.
- Je connais cette théorie, me dit Andréas. C'est à peu près la même que celle de Sri Srimât Sankaracharya dans son Ananda Lahari, à propos des rapports de Siva et de son épouse.
- Chez les brahmes orthodoxes, il y a la Maya, l'illusion universelle. Maria, ajoutai-je un peu doctoralement, c'est Maya ayant reçu le R, le signe de l'existence propre.
- C'est une opinion, dit Andréas; elle est, je crois, de Fabre d'Olivet. Mais comment explique-t-il que les brahmes veulent échapper à la Maya, et que les chrétiens, au contraire, se jettent dans les bras de Maria ?
- Je n'ai rien lu là-dessus, répondis-je.
- Moi, je crois, docteur, que l'Oriental veut échapper au mal en échappant à la vie, au changement, au devenir ; il se réfugie, ou essaie de se réfugier dans le zéro. Le chrétien, au contraire, essaie d'échapper au mal en s'élevant à un autre mode d'existence.
- En effet, m'écriai-je, je comprends. Si Mariah signifie espace céleste, lieu de la vie absolue, elle est la mère du Verbe, bien que sa créature, puisqu'elle lui fournit, si on peut dire, la substance de ses développements. Dans la grammaire de d'Olivet, le nom, c'est le Père; le verbe, le Fils; la relation, l'Esprit et le signe, la Vierge.
Oh ! bien, me dit Stella, ce n'est pas la peine de faire du sanscrit. de l'hébreu et des calculs pour trouver cela. Ce que vous dites est écrit en français dans tous les paroissiens!
Mais Andréas la reprenait en souriant.
- Que tu es exigeante ! n'as-tu pas cherché longtemps ce qui était devant toi; et moi aussi, n'ai-je pas fait des milliers de lieues au lieu d'étendre simplement la main ? Laisse-le donc; rien n'est inutile.
Et se tournant vers moi:
- Voici ce que je ferais, à votre place. Je pourrais vous raconter de longues histoires sur toutes les Mayadevis, les Kouan-Yin, les Saktis, les Hirams et les Miriams imaginables. Si je ne le fais pas, vous savez bien que ce n'est pas pour jouer à l'initiateur et vous tenir la dragée haute; c'est pour vous gagner du temps. Donc, regardez autour de vous, cherchez ce que la Nature, la foule, obéissantes à l'instinct vital, ont élaboré. Nulle part ailleurs plus qu'en Europe ne se trouve de culte de la Vierge. Qu'est-ce qui fait la base de ce culte ? L'Ave Maria, extrait de l'Evangile, les litanies, et quelques autres petites choses spéciales aux différentes fêtes liturgiques.
- C'est vrai, avouai-je. L'Ave Maria comprend la salutation de l'ange et celle d'Elisabeth qui se trouve déjà dans la liturgie de saint Jacques le Mineur, et dans l'Antiphonaire de saint Grégoire le Grand. Baronius dit que la troisième partie vient du concile d'Ephèse de 431, sauf les mots: maintenant et à l'heure de notre mort, attribués aux Franciscains, La prière a été importée d'Alexandrie, je crois; elle aurait été introduite en France par Louis Le Gros. L'Ave Maria vient donc réellement du christianisme apostolique.
- Comme vous êtes érudit ! souriait Stella.
- Erudition de candidat! Mais, demandai-je à Andréas, quelle est la raison réelle de la suppression du culte de la Vierge dans le protestantisme ? Pourquoi Cromwell a-t-il interdit la récitation de l'Ave ? je crois que son importance est vitale, puisque le roi des mystiques protestants, Boehme, l'a réinventée, sous le nom de Sophia. Il est vrai que les pasteurs le persécutèrent.
Le protestantisme, répondit Andréas, ne critiquant jamais, selon son habitude, le protestantisme est excellent à cause de l'esprit de liberté qui l'anime, il va de l'avant, mais il y a un gros mais - ses fondateurs, en cultivant le libre examen, ont cultivé le rationalisme, et le rationalisme sape peu à peu la croyance en la divinité du Christ. Au XVIe siècle, tous les réformés avaient cette conviction; aujourd'hui un grand nombre d'entre eux, versés dans J'exégèse, la renient, voient en jésus un homme plus avancé, un réformateur social, un adepte, un élève des Egyptiens ou des Hindous, un mythe même. Cet aveuglement actuel a été préparé, depuis trois siècles, en sous-main, par certains êtres, au moyen de la méconnaissance de la réelle dignité de la Vierge. Ceci, c'est le comment de votre question ; mais le pourquoi, docteur, est trop difficile à concevoir.
Je m'étonnais en moi-même qu'un homme aussi savant et aussi sage qu'Andréas professât l'opinion commune populaire sur le Christ et sur la Vierge. Mais, tandis que Stella nous donnait du thé, il me dit, répondant à ma pensée:
- Ne croyez pas, docteur, que je me permettrais d'affirmer ainsi de simples opinions ; je vous dis ces choses parce que je les sais.
Je voulais dire: Comment les savez-vous ? où est votre criterium ? mais il ajouta :
- Tout est vivant, rien ne meurt, et la Vérité vient vers celui qui la cherche de tout son être.
Nous bûmes en silence. Et, m'ayant offert du tabac, il me demanda si je pouvais lui indiquer la doctrine orthodoxe de l'Eglise de Rome concernant la Vierge Marie.
- Voici ce qu'elle enseigne, répondis-je. La Vierge est la première des créatures, reine des anges et des hommes, conçue sans péché par la grâce du Tout-Puissant. en vue des mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ et elle est toujours vierge. Mère de Dieu, parce que son fils est Dieu. bien qu'il ne tienne pas d'elle sa divinité, elle a été assumée et couronnée-par son Fils, le même jour, en âme et en corps. Le culte d'hyperdulie lui est dû. Elle est le canal de toutes les grâces descendantes et par conséquent de toutes les prières montantes , son Fils ne lui refuse jamais. L'Eglise grecque professe la même doctrine.
- Je me rappelle, dit Stella, avoir lu les livres ci-dessus. C'était au temps où je connaissais Eliphas Lévi, vers 1872. Cela ne me rajeunit pas. Ce pauvre Eliphas avait déjà de l'hydropisie, il aimait bien sortir avec moi. Il demeurait dans le bout de la rue de-Sèvres; c'était presque la campagne à cette époque. Tout Plaisance était en jardins de maraîchers; il y avait des guinguettes sur la route de Meudon; on y allait déjeuner et boire du vin blanc. Je lui commandais des clavicules , il y mettait des couleurs et des lettres et des images. Quand j'avais réussi à lui faire vendre un de ses manuscrits à bon prix, il se dépêchait de m'inviter à entamer la pile de louis, comme un étudiant bohème qu'il était demeuré, bien que sa barbe fut toute blanche. C'étaient de bonnes heures de détente pour moi ! - Et Stella souriait avec son mari à ces anciens souvenirs. Puis: Voyez comme je suis vieille, je radote déjà. Je voulais vous dire qu'Eliphas Lévi avait été diacre, un enfant terrible du séminaire. Il avait publié, sous le nom d'abbé Constant, La Mère de Dieu. Il avait alors trente à trente-quatre ans , et il m'avait prêté ce livre.
- Mais, dis-je, pardon de vous interrompre, vous avez possédé des manuscrits d'Eliphas Lévi ? Vous en avez peut-être encore ?
- Je lui ai bien vu calligraphier une douzaine de clavicules, mais je ne sais ce que tout cela est devenu. Vous savez, ajouta-t-elle, en jetant un regard de confiance et d'amour sur Andréas, il y a longtemps que ces choses ont perdu tout attrait pour moi. Eh bien ! dans ce livre Eliphas, diacre, résumait la doctrine théologique sur la Mère de Dieu. Il citait saint Bonaventure, Galatinus , dans un style très oratoire il expliquait tout ce que vous venez de nous dire, décrivant la Vierge dans son personnage historique, dans son essence théologique, commentant le chapitre VIII des Proverbes, la montrant dans son mystère d'intercédante et, avec Marie d'Agreda, comme la Jérusalem de l'Apocalypse, comme l'épouse du Cantique, comme le type de l'Eglise.
C'est saint Epiphane, au IVè siècle, qui assimile le premier la Vierge à l'Epouse du Cantique. Saint Bernard a développé cela. Marie d'Agreda a un peu copié saint Bonaventure qui a écrit sur la Vierge un Commentaire du Salve Regina, un Petit Psautier, les Louanges, le Miroir. Ce dernier traité est un commentaire de l'Ave Maria; les Louanges sont l'explication des figures de l'Ancien Testament: la Fontaine du Paradis, l'Arbre de Vie, le Paradis, l'Arche, l'Arc-en-Ciel, la Colombe, l'Echelle de Jacob, le Buisson ardent, la Vase de la Manne, le. Tau du Serpent d'Airain, la Verge d'Aaron, l'Etoile de Balaam, le Temple, Judith, Esther, etc.
- Tout cela sont, en-effet, des figures de la Vierge céleste, dit Andréas. Si vous êtes curieux, docteur, vous pouvez étudier cela par devers vous, tant au point de vue du symbole que selon l'hiéroglyphe de la lettre. Cependant, rappelez-vous que la science acquise par l'entendement seul s'évanouit.
- J'ai lu, interrompit Stella, la Cité mystique de Marie d'Agreda, mais en espagnol, c'est très beau, tandis que les traductions françaises coulent goutte à goutte comme des fontaines de guimauve. Cette dominicaine fait un éloge dithyrambique de la Vierge..
- Qui ne t'a plus qu'à moitié, dit Andréas. Tu as du sang huguenot dans les veines. Ce que dit Marie d'Agreda est assez vrai, seulement il faudrait pouvoir donner à sa vision sa place exacte. Mais continuez à rassembler vos souvenirs, je vous dirai mes idées plus tard.
- Cependant, dit Stella, la Cité mystique est pleine d'utilité; elle montre une vie idéale de jeune fille, d'épouse, de mère, en faisant toucher du doigt la possibilité d'intéresser le Ciel aux actions les plus vulgaires...
- Savez-vous encore autre chose ? demanda Andréas.
- Non, répondis-je; tous se répètent. Saint Ambroise, saint Epiphane sont les premiers qui enseignent l'Immaculée Conception au double point de vue du péché originel et du Péché actuel., Saint Bernard, Jacques Sanazar, M. Olier se copient un peu les uns les autres.
- Et les mystiques non catholiques ?
- Je ne connais que Boehme et son école : Law, Gichtel, Pordage, Frankenberg. Ils parlent peu de la Vierge. Selon eux, elle avait fourni la matière du corps du Christ et sa nature humaine; elle était, quant à son âme, une émanation de la Vierge Sophia, de la Nature-essence, mais seulement après la conception de son Fils; elle n'est par elle-même qu'une femme sainte, qui ne participe pas aux prérogatives de la divinité. - Et maintenant, ajoutai-je après un silence, puis-je vous prier de me dire quelque chose ?
- Ecoutez, docteur ; permettez-moi de ne pas juger les théories que vous m'avez exposées. Je vous dirai, tout bonnement, mon opinion à moi. A vous de comparer, de peser, de vous décider. Vous aurez le devoir de le faire, ce sont là de graves sujets. Voici ce que je comprends de ce mystère. Quand le Verbe a pris un corps terrestre, il lui a fallu, par bonté, ménager la faiblesse de la matière physique. On dit que la lame use le fourreau. Si cela est vrai pour les hommes, à plus forte raison le corps destiné à devenir l'instrument du Tout-Puissant devait-il avoir reçu une trempe très, pure. Il fallait donc que la mère physique du Christ, l'instrument de ce miracle, fût exempte des tares de la matière organique ordinaire. Par ainsi, elle est reine des saints, comme elle est reine des anges pour être restée pure après avoir traversé la fange.
- Il me semble saisir une idée nouvelle, répondis-je à la muette interrogation d'Andréas.
- Cela ne fait donc rien, continua-t-il, - du moins par rapport à nous -, que, comme l'enseigne l'Eglise, Marie ait été créée pure dès son premier contact avec la terre, quinze ans avant la naissance du Verbe, ou que, comme le disent des partisans de la réincarnation, elle soit descendue maintes fois sur la terre, menant sans défaillance une vie constamment sainte et préparant ainsi la très haute gloire de sa dernière incarnation.
- Je m'explique alors, dis-je, pourquoi Boehme l'appelle Salut de cette vallée de douleurs, et un autre l'Affliction purifiée !
- C'est pourquoi, poursuivit Andréas, sans paraître m'avoir entendu, elle est le chemin pour aller au Christ, car, quelle que soit la théorie qu'on se fabrique, le fait demeure que la Vierge a satisfait, toujours, à toute la Loi.
- Tous les Pères de l'Eglise lui donnent le titre de Porte du Ciel, dit Stella. Vintras aussi, ajouta-t-elle.
- Et je pense, demandai~je, que les titres qu'on lui confère dans les litanies et dans les hymnes liturgiques sont autre chose que des louanges poétiques ?
- Certainement, me répondit Andréas en se levant. Tout est vrai, je vous le répète, mais dans son plan. Les raisons de ces titres sont implicitement contenues dans la Salutation angélique. Je vais essayer de vous montrer cela tout à l'heure.
Et, tandis qu'il passait dans son atelier pour y écrire un billet oublié, Stella continuait, pour ainsi dire, son enseignement :
- Voyez, disait-elle, il y a trois parties dans cette prière: une dite par l'ange, une dite par une créature privilégiée,, la mère du Précurseur, et une inventée par des hommes pieux...
Or, chacune de ces trois parts se divise en deux phrases, et l'Ainsi-soit-il termine le septénaire. Ainsi le nombre ? se retrouve ici, pour avoir joué un grand rôle dans sa vie.
- Comment cela ? demandai-je.
- Andréas m'a dit qu'à sept ans elle avait eu l'intuition de sa mission, qu'à quatorze ans elle s'était mariée, à vingt-huit ans son Fils l'a quittée, à quarante-neuf ans elle l'a vu mourir, à soixante-trois ans, elle a reçu sa couronne.
- Je vois, il y a là un -cycle planétaire complet: je vous salue, Marie, pleine de grâce, c'est la prosternation; le Seigneur est avec vous, c'est le rayonnement divin -, vous êtes bénie, c'est l'énergie multiplicatrice; jésus, le fruit de vos entrailles... est le coeur solaire du système; sainte Marie, priez pour nous appelle la céleste douceur; à l'heure de la mort fait revivre les guides conducteurs des morts : Anubis, l'Hermès psychopompe, Yama; Amen, c'est la forme du nombre sept qui, selon Boehme, corporise tout désir, et...
La réapparition subite d'Andréas coupa court mon développement hermétique. Il se rassit et reprit la conversation au point où sa femme l'avait amenée.
- Le nombre sept semble être celui qui se retrouve le plus sur cette terre ; il doit donc avoir un rapport étroit avec la loi de la vie humaine ; mais cela ne nous regarde pas, pour le moment. Remarquez plutôt ceci : c'est l'ange qui salue la 'Vierge c'est la femme juste qui lui décerne une juste louange; ce sont les pécheurs qui l'élisent ; ou, si vous préférez, l'ange nous montre ce qu'elle est en face de Dieu, Elisabeth nous indique sa place dans le genre humain, tandis que la troisième partie est la conclusion irrésistible des deux autres.
- Ainsi, vous recommandez le culte de la Vierge, le culte d'hyperdulie ? demandai-je.
- Mon cher docteur, je ne prescris rien ; ceux qui se sentent portés à faire présenter leurs prières par la Vierge n'ont pas tort. Voilà tout ce que je sais.
- Explique-nous la suite, veux-tu ? demanda Stella.
- L'Ave Maria, en latin. en français ou dans toute autre langue, a une interprétation et un sens différents; mais, notez-le bien, docteur, seulement dans le royaume de la parole humaine; dans le royaume de la parole divine, il n'a qu'un sens. La langue de ce royaume, c'est l'Esprit qui nous l'Enseigne ; et il faut se préparer à recevoir ses leçons par le travail, par l'acte. Voilà tout le mystère dans sa simplicité. La Vierge n'était pas féministe; elle n'a jamais présidé de loge maçonnique, ni fourni de la copie a un grand quotidien. Elle a été enfant obéissante, jeune fille mariée sans qu'on lui ait demandé son avis, femme livrée à la suspicion de son époux, aux commérages, aux travaux domestiques. mère condamnée aux pires inquiétudes, couronnées par la plus immense douleur; veuve active et bienfaisante, s'occupant encore de tenir le ménage des apôtres; vie obscure, vie commune, anti-intellectuelle. Ceux donc qui se feront le mieux entendre d'elle seront des gens de la même lignée, de pauvres travailleurs, dont l'existence mesquine se consume entre la fatigue et l'inquiétude de la nourriture quotidienne. Ceux-là ne font pas de gématrie, ni de mantrams. Quand ils demandent, c'est avec un cri de leur pauvre vieux coeur épuisé. Ils sont tout près du royaume de la Parole. Le Ciel les écoute beaucoup mieux que les initiés.
- Ainsi Catherine Emmerich a raison de dire que la Vierge est le modèle de la femme ? demanda Stella.
- Elle est le modèle de l'humanité. Mais il est difficile de parler de quelqu'un sans le juger. Elle me pardonnera, si je dis quelque chose d'inexact, ou qui vous choque, docteur.
- Je pense, dis-je, être assez sage pour ne pas rejeter ce que je ne comprendrai pas. Mais, je vous prie, pourquoi l'archange Gabriel la nomme-t-il et l'appelle-t-il pleine de grâce ?
~- Quant à son nom, docteur, permettez-moi de n'en rien dire , c'est une science que nous ne sommes pas en état de supporter que celle des noms et d'ailleurs je ne la connais pas. Quant à ce titre: pleine de grâce, cela veut dire qu'en Marie tout a été rénové par le Ciel. Elle n'a pas expérimenté corporellement la mort, vous le savez. Or, depuis la lumière centrale de son âme, depuis les merveilleux organes de son esprit jusqu'aux moindres des molécules de son corps de chair, tout en elle a été lavé des souillures de l'égoïsme.
- Comment cela ? dis-je.
- Eh bien ! quand un homme cède à la colère, et qu'il frappe son interlocuteur, les muscles de son bras, ayant fourni du travail, se sont développés, ils ont bien agi selon leur fin. Mais l'intention, le désir, comme disait Saint-Martin, qui les a mis en mouvement, étant pervers, leur travail a eu des suites néfastes qui se sont étendues à tous les mouvements ultérieurs de ces mêmes muscles. Pour le purifier, il faut donc que le Ciel convertisse toutes ces fibres musculaires, en plus de la conversion morale qu'il doit provoquer. Donc, si la Vierge parlait peu, si l'affabilité, la simplicité, la dignité de sa tenue atteignaient la beauté, c'est parce que tout le mal que décèlent un verbe prolixe, une attitude disgracieuse avait été enlevé et remplacé par la grâce, par la lumière gratuite descendue du Ciel.
- Je comprends maintenant, Maître, pourquoi les litanies la nomment Miroir de la Trinité, Trône de la Sagesse et Mère de Grâce, pourquoi saint Bernard dit qu'elle est le Ciel et l'Arche de Dieu.
- Il y a encore d'autres motifs à ces titres, docteur ; mais, croyez-moi, ne vous embarrassez pas de ces spéculations trop lointaines. En quoi cela vous avancerait-il de savoir comment elle est une étoile au-dessus de la mer universelle ; à quelles cérémonies invisibles se réfèrent les titres de Porte de Cristal, de Salle de Festin, de Rose mystique ; dans quel drame cosmique elle joue le rôle de Tour de David, de Tour d'Ivoire, de Maison d'Or ? Il ne faut pas être trop curieux ; c'est là ne leçon que j'ai apprise à mes dépens.
- Alors, dis-je, il ne faut pas étudier ?
- Ne vous jetiez pas aux extrêmes; mais faites les choses possibles. Bornez vos études à ce qui concerne votre vie actuelle. Le champ est déjà assez vaste. Par exemple, pour venir au sujet qui nous occupe, comprenez que, si l'ange lui dit: le Seigneur est avec vous, c'est parce qu'il la voit la plus humble des créatures...
- J'ai lu dans le temps un manuscrit janséniste qui disait également cela, interrompit Stella.
- C'est aussi parce qu'elle est, en essence, indissolublement liée, par son amour, à son Fils ; c'est parce que, non seulement pendant sa vie terrestre connue, mais toujours et partout, elle est en communication constante avec lui, -non par un effort magnétique ou mental, mais par l'effet de son amour; c'est cette présence de Dieu qui lui a permis de tant supporter de souffrances, de surmonter tant d'épreuves, matérielles et morales. je crois, docteur, que vous n'avez pas encore lu comme il faut l'Evangile ?
- Mon Dieu, dis~je, l'Evangile, comme tous les livres sacrés, renferme plusieurs sens, que l'on peut découvrir au moyen de calculs littéraux et numéraux sur les mots, les nombres des lettres, des chapitres et des versets. Comme toute langue a son aspect hiéroglyphique, les traductions ordinaires sont susceptibles de ces manipulations, mais la version latine, la grecque et l'araméenne sont encore meilleures..
Vous allez trop vite, docteur, interrompit Andréas. Pour qu'une telle étude donne des résultats vrais, il faudrait tout au moins que vous connussiez la science des nombres et celle des lettres. Or, personne, vous entendez, personne, même parmi les plus réputés, ne sait davantage que la première lettre de l'alphabet de ces sciences. Voyez de quelle certitude doivent être les opérations théosophiques, les transpositions, les carrés magiques et autres !
Comme je ne répliquais rien, tout décontenancé, Andréas poursuivit :
- L'Evangile donc n'a pas plusieurs sens, comme vous, occultiste, entendez cette expression. Les divers sens des livres sacrés sont comme des phrases nouvelles qui apparaîtraient dans un texte cryptographique lu avec des grilles différentes. L'Evangile est toujours un, toujours central. Son lecteur y aperçoit le centre du plan où sa vie spirituelle se déroule. La signification de la parole du Verbe nous apparaît donc plus ou moins haute, ou profonde ou universelle, suivant que nous sommes nous-mêmes plus ou moins éloignés du centre vrai. Comprenez~vous dès lors, docteur, que tout mot de ce livre est absolu ?
- C'est vrai, dit Stella. Quand je suis un peu lasse, je dis je suis terriblement fatiguée. Ce n'est pas exact. Tout le temps nous appliquons des termes hyperboliques, extravagants à de toutes petites choses, l'Evangile donne à tout sentiment, à toute idée, à tout fait son expression exacte. C'est ce que les littérateurs appellent sa simplicité.
Comme J'approuvais de la tête, tout étonné de n'avoir jamais pensé à des choses aussi évidentes, Andréas continua:
- L'ange la salue. C'est une politesse. Savez-vous ce que c'est que la politesse, ou plutôt ce qu'elle devrait être ?
- C'est, répondis-je en riant, de demander, avec une feinte sympathie, des nouvelles de sa santé à un raseur.
- Or bien, dit sérieusement Andréas, si quelqu'un vous ennuie, vous ne l'aimez pas, votre politesse est un mensonge; elle vient des ténèbres et enfante des ténèbres. Ce n'est pas énorme, évidemment; mais, si nous ne faisons pas les petites choses, comment pourrons-nous en entreprendre de grandes ? Le salut de Gabriel est donc animé d'un sentiment sincère. Quelles sont les qualités des anges ? L'obéissance, l'innocence. Sans cela ils ne seraient pas anges. Puisque Gabriel la salue, c'est qu'il reconnaît dans cette femme une pureté et une obéissance plus grandes qu'en lui-même. Et, en effet, en venant au monde l'esprit de Marie était pur et elle se garda pure toute sa vie.
- Alors vous admettez l'Immaculée Conception?
- Voyons, docteur, si une femme malade a un enfant, sera-t-il sain ? Si le caractère, le tempérament, la mentalité, la nature humaine, en un mot, du Christ étaient parfaits, celle qui a été le laboratoire de ce diamant pouvait-elle être pervertie au moindre degré ?
- Pour en revenir à la parole : pleine de grâce, elle ne concerne pas la beauté physique, évidemment ?
- Pourquoi pas, docteur ? La Sainte Vierge était très belle, mais pas comme on entend ce mot, sauf chez de très rares artistes. L'intensité de la vie intérieure modelait son visage; il était extrêmement mobile et, comme elle faisait toute chose de tout coeur, sa figure exprimait, pour chacune de ses actions, le type idéal de la faculté qu'elle utilisait. Je ne sais pas si je me fais comprendre?
- Oui, il me semble. Quand elle priait, par exemple, elle aurait été pour un artiste l'incarnation vivante de la Prière; quand elle faisait l'aumône, celle de la Charité, et ainsi de suite ?
- C'est ce que je voulais dire, docteur. Il y a autre chose. Ce que l'Eglise appelle la grâce, c'est une force que le Ciel nous envoie gratuitement, même quand nous avons cru la mériter par une bonne action. Pour vous, docteur, la grâce est l'opération par laquelle le Ciel remplace en nous une cellule physique, mentale, astrale, de n'importe quel genre, malade, par une cellule pure qui vient de son Trésor. Or, chez la Vierge, tous les organismes visibles et invisibles avaient été ainsi rénovés, il ne subsistait, si je puis dire, que la trame du travail de la Nature.
- Il me semble, dis-je, avoir lu quelque chose comme cela dans Henricus Madathanus.
- C'est possible, docteur; les premiers Rose-Croix aimaient la Vierge, quoique protestants.
- Et aussi, demandai-je, n'y a-t-il pas un rapport entre les grâces qu'elle a reçues et les neuf choeurs des anges?
- Il y en a un, en effet, au point de vue catholique. Saint Bonaventure en a parlé. Mais, je vous répète, c'est un détail, et c'est trop difficile encore pour nous.
Et vous ne m'avez rien dit sur le nom même de Marie.
Oh! docteur, vous connaissez aussi bien que moi toutes les gloses mystico-hébraïques auxquelles ce nom a donné naissance, je ne veux pas vous faire perdre votre temps, croyez-moi, nous reverrons cela dans quelques siècles.
- Si seulement, dis-je, la Providence veut bien me faire la faveur de vous retrouver!
- Ah ! oui! s'écria-t-il en riant doucement , ce serait une jolie faveur! parlons-en ! Il ne faut pas avoir de ces idées-là, docteur !
- Oh ! s'écria doucement Stella d'un ton de reproche, pourquoi dis-tu cela ? Tu vas lui faire de la peine Mais se levant, l'entoura d'un bras.
- Eh bien ! docteur, dit-il gravement, je vous promets, puisque vous voulez bien m'accompagner, que je demanderai au Ciel qu'il vous ou, plutôt, qu'il nous donne la force de toujours accomplir sa volonté. C'est le plus sûr moyen que je connaisse de rester ensemble, à jamais.
Je m'étais levé aussi. Un air plus léger semblait remplir la chambre ; une saveur de printemps dilatait mon être. Je ne pensais plus, je me détendais comme dans un bain de lumière rajeunissante. Ce n'était pas la première fois que des sensations semblables, toujours aussi soudaines, m'envahissaient; leur pureté, leur force dépassait de loin tout ce que j'avais pu m'imaginer à la lecture des récits des extatiques. Et ces effets indicibles, je n'étais pas seul à en goûter le charme. Toujours, après l'une de ces trop brèves minutes de paradis, je remarquais que, sans le moindre effort de ma part, j'acquérais une sorte de prestige, j'exerçais une attraction indéfinissable sur les autres ; mes malades, en me quittant, disaient éprouver un mieux sensible, un apaisement physique et moral, dont ils ne pouvaient, ni moi non plus, s'expliquer la cause.
Après quelques instants, Andréas se remit à fumer, et continua son enseignement :
- La bénédiction que l'ange Gabriel reconnaît à Marie, c'est le choix spécial dont elle fut l'objet. Elle fut la première créature où s'accomplit le mystère que l'Eglise appelle naissance intérieure du Christ. Elle est le type -parfait de l'être obéissant, humble et aimant. En réalité, la femme, ou mieux encore tout le côté féminin de l'univers, vit plus conformément à la Loi que le masculin; mais la vie de la Vierge lui fut toujours, en toute chose, totalement conforme. De sorte qu'à proprement parler, ce n'est pas tant à l'imitation de Jésus-Christ que nous devrions nous adonner; le modèle est presque trop parfait ; mais à celle de sa Mère.
J'ouvrais la bouche pour demander la raison d'une élévation aussi exceptionnelle, mais Andréas me prévint :
- D'ailleurs, dit-il, tout ce que je vous dis là, ne vous le dissimulez pas, ce sont des à peu près. Le Christ et la Vierge sont des mystères; leur stature dépasse notre intellect. Leur secret, c'est celui de la création elle-même; nous ne pourrions le connaître qu'en sachant le pourquoi de la Vie. Peut-être qu'un jour le Verbe se dévoilera ; mais jamais nous ne mériterons cette faveur et, si nous la recevons, elle sera toujours pour nous une grâce gratuite.
- Donc, la bénédiction de Jésus, que célèbre Elisabeth, est la reconnaissance et l'amour de ceux qu'il sauve.
Tout simplement, docteur. Et encore, cette chose toute simple, bien peu y pensent. Les gens pieux, ou soi-disant tels, savent bien demander quand ils ont besoin de quelque chose, mais ils oublient presque. toujours de remercier. Il faut le faire, non pas que le Ciel se formalise de notre impolitesse, mais parce que notre gratitude, toute insignifiante qu'elle soit, est agréable à ses yeux, et qu'elle montre le bon exemple aux êtres que nous avons pour mission d'éduquer.
- Quant à la troisième partie de l'Ave Maria, dis-je, elle me semble toute claire. La sainteté de la Vierge se déduit des titres que lui a donnés l'ange Gabriel. Cependant, ce rôle d'intercesseur qu'on lui attribue, est-il réel?
Oui, docteur. Vous savez que tout ce qui passe sur cette terre y laisse une trace. La Vierge y ayant vécu, les éléments de son corps venant de la matière physique, la traînée lumineuse que son départ a produite peut se retrouver plus facilement pour-nous que le sillage de son Fils, par exemple, dont le corps physique était étranger à notre planète.
- Une triade druidique dit quelque chose d'analogue sur le corps du Verbe.
- C'était une intuition lointaine, repartit Andréas; mais nous parlerons de cela une autre fois.
- Oui, répondis-je, l'heure s'avance, en effet. Avant de partir, une dernière question. Pourquoi le tiers ordre a-t-il ajouté au priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort ?
- Votre moi réel, vous ne le connaissez pas, docteur. Le champ actuel de notre conscience est très rétréci, il n'embrasse qu'un petit coin de notre être. Quand donc nous prions, notre corps physique participe à notre acte, l'esprit de ses cellules matérielles sort, si je puis dire, et va çà et là chercher de la lumière, comme un chien qui quête dans un labour, comme une somnambule qui cherche un objet perdu. Notre esprit trouvera plus vite une trace de lumière émanée autrefois d'un corps physique semblable au nôtre. La prière à la Vierge est donc plus facilement entendue.
- Mais, à l'heure de la mort? demanda Stella.
- Eh bien ! vous savez qu'après la mort, il y a un jugement individuel. A ce tribunal la justice est représentée par les génies qui avaient mission de nous surveiller, de nous aider et de nous guider. Si nous n'avons pas utilisé leurs offices, ils le disent. Mais le Ciel intervient toujours pour pallier nos fautes et excuser nos négligences. Or. la forme du Ciel, le rayon de l'Absolu le plus proche de la terre, c'est la Vierge. Voilà pourquoi la religion nous la présente comme secourable aux agonisants.
Je remerciai mes hôtes, et pris congé, car le vacarme des voitures de laitiers descendant de Montfermeil dans Paris annonçait l'approche du matin. Et je rentrai lentement chez moi, sous l'aube couleur de cendre, par les rues brillantes de pluie où se mouvaient les silhouettes vagues des balayeurs.
Certains aiment les oeufs, d'autres les omelettes. faut juste savoir que brouiller les choses est devenu un art majeur. R

#29 L'heretique

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Posté 25 novembre 2004 à 10:44

Une vierge noire est a Lyon,la basilique de fourviere a ete construite sur un temple romain lui meme construit sur un ancien oppidum gaulois.La vierge noire ou qu'elle soit si sa position est bonne regarde dans la direction ou se trouve le point d'energie.La preuve?Procurez vous une antenne de rekki ou plus simple un ami qui est rekki et demandez lui de chercher avec son antenne.Ca marche aussi avec un pendule.A ce point les vibrations sont interessantes et permettent de se recharger ou si vous etre sensibles d'en ressentir les effets physiquement de facon immediate.

#30 balkis

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Posté 29 novembre 2004 à 15:14

Notre-Dame de fourvière est une statue qui date de 1598,l'originelle à été détruite par les protestants en 1562.Personne ne sait quelle est son origine.Il y a bien une légende qui en fait une vierge de saint Luc,envoyé en gaulle par saint Polycrate,disciple de saint Jean.Son premier culte se déroulait à saint Nizier,commencé par saint Pothin.

Tiens,saint Luc...La fête des luminions,le 8 décembre,bien connue des Lyonnais,se déroule le jour de la sainte Luce.....Y aurait-il un rapport avec la lumière?

Une vierge noire doit se trouver dans une crypte pour etre opérationnelle,c'est à dire dans son état initial.Elle travaille avec les forces telluriques,elle en est le réceptacle.Bien sur,une statue déplacée,voire répliquée peut fonctionner.Mais alors,une intention doit-être donnée.
Elle est rayonnement,pas faisceau.Plus ses mains sont grandes,plus elle est puissante.
En général,elle regarde bien en face d'elle.
Elle est posée sur un croisement de lignes telluriques.Alors le pendule va détecter ces lignes...Mais son aura se déploie bien au delà.
Il suffit de voir de loin la cathédrale de Chartres pour s'en convaincre.

Pour ceux qui sont dans la région lyonnaise,je viens de présenter mes hommages à une petite dame...Elle se trouve à 50 km environ,sur les hauteurs de Saint-Chamond.
Elle se nomme Notre-Dame de Valfleury...
Trouvée dans un genêt,un sanctuaire lui a été dédié.Et celle- là,elle "marche"bien...Vous pouvez emmener une bouteille vide,et la remplir à la source se trouvant dans la crypte:l'eau est meilleure que celle du robinet!

Image IPB