pierrot, le Lundi 10 Mai 2004, 21:44, dit :
est-ce que Satan et Lucifer ne font pas une seule et même personne?
Satan voulant dire Opposant ( de Dieu) et Lucifer comme ça été dit ,porteur de lumière.
N'est-ce pas le même qui dit que nous serons comme des Dieux en nous opposant au Créateur?
Oui :
Bible Nouveau Testament Apocalypse 12 - 7/9 :
« Il y avait eu guerre dans le ciel. Michel et ses anges avaient eu à batailler avec le Dragon; le Dragon avait engagé le combat, mais sans avoir le dessus; il n‘y eut plus place pour eux dans le ciel. Ainsi fut culbuté le grand dragon, le Serpent primitif, appelé Diable et Satan, le séducteur du monde entier; il fut précipité sur terre et ses anges avec lui.»
Le Bien et le Mal
Le Bien et le Mal existent en permanence et simultanément sur cette terre.
Dans cet environnement Bien et Mal, une personne ne peut pas comprendre ce qu'est a lumière sans avoir conscience de ce qu'est l'obscurité.
Elle ne peut pas comprendre ce qu'est le Bien sans avoir conscience de ce qu'est le Mal.
Elle ne peut pas comprendre ce qu'est la vérité sans avoir conscience de ce qu'est le mensonge, etc...
C'est le niveau de conscience de cette personne, obtenu à travers les épreuves subies dans ses différentes vies, et en utilisant son intelligence, son éducation et son libre arbitre, qui lui permet un certain niveau de compréhension de ce monde incluant le Bien et le Mal.
Le Mal a été personnalisé par le diable, ou Satan, or Satan n'est qu'un égrégore créé par les pensées et les actes des personnes inconscientes du mal que génère leurs actes et leurs dires.
Elles font le Mal sans s'en rendre compte.
Le diable sert ainsi d'excuse, d'alibi, à ceux qui commettent le mal. C'est le refus d'assumer les actes mauvais par le mensonge, la fourberie, la tricherie, etc...
Rubayra :
« J' ai envoyé mon Ame parcourir l'invisible »
« Pour déchiffrer quelque lettre de cet Après-Vie »
« Et peu après mon Ame revint vers moi »
« Et me dit "Je suis Moi-même et le Ciel et l'Enfer".»
Dieu et Satan sont tous deux en nous et aucun n'a plus d'espace ou de pouvoir que l'autre.
En découvrant l'un on découvre l'autre.
L'un est le complément de l'autre et plus on développe le bien en soi-même, plus on sent, on se rend compte de l'obscurité, de la tromperie et du Mal qui existe autour de nous.
Notre monde actuel est sous l'influence du diable et, dans sa vie terrestre, chaque humain se doit d'oeuvrer pour se libérer de cette influence.
Symbolisme du Diable :
Le mythe du diable est voisin des mythes du dragon, du serpent, du gardien du seuil ( monstre ), et du symbolisme de fermeture, d'axe d'arrêt. Passer l'axe d'arrêt, c'est être ou maudit ou sacré, victime du diable ou élu de Dieu. C'est la chute ou c'est l'ascension. A l'idée de Dieu est associé une idée d'ouverture du centre fermé, de grâce, de lumière, de révélation.
Le diable symbolise toutes les forces qui troublent, assombrissent, affaiblissent la conscience et la font régresser vers l'indéterminé et l'ambivalent : centre de nuit, par rapport à Dieu, centre de lumière.
L'un brûle dans un monde souterrain, l'autre brille au ciel.
Le diable est le symbole du méchant. Qu'il s'habille en monsieur très bien ou qu'il grimace sur les chapiteaux des cathédrales, qu'il ait une tête de bouc ou de chameau, les pieds fourchus, des cornes, des poils sur tout le corps, peu importent les figures, il n'est jamais à court d'apparences, mais il est toujours le Tentateur et le Bourreau.
Sa réduction à la forme d'une bête manifeste symboliquement la chute de l'esprit.
Tout le rôle du diable est de déposséder l'homme de la grâce de Dieu pour le soumettre à sa propre domination. C'est l'ange déchu aux ailes rognées, qui veut briser les ailes de tout créateur.
Il est la synthèse des forces désintégrantes de la personnalité.
Le rôle du Christ, au contraire, est d'arracher le genre humain à la puissance du diable par le mystère de la Croix. La croix du Christ libère les hommes, c'est à dire remet entre leurs mains, avec la grâce de Dieu, la libre disposition d'eux mêmes, dont une tyrannie diabolique les avait privés.
Le diable exprime la combinaison des forces et des quatre éléments de la nature ( Feu, Terre, Air, Eau ) au milieu de la laquelle se déroule l'existence de l'homme ; le désir d'assouvir ses passions à n'importe quel prix, le trouble, la surexcitation, l'emploi de moyens illicites, la faiblesse donnant place aux influences fâcheuses.
Le diable représente une régression vers le désordre, la division et la dissolution, non seulement sur le plan physique, mais aussi aux niveaux moral et métaphysique.
Il évoque le domaine de l'enfer, ou l'homme et l'animal ne sont plus différenciés. Le diable règne sur les forces occultes et sa parodie de Dieu, le singe de Dieu, est là pour avertir des dangers courus par celui qui veut utiliser ces forces pour son compte, en les détournant de leur fin.
Celui qui aspire au savoir caché, au Pouvoir occulte, doit rester en équilibre, ou tenir en échec les tendances opposées de l'Abyme, comme le héros sur son char, acquérir la Paix intérieure comme l'ermite, ou répandre, en altruiste vainqueur de ses propres désirs, les bienfaits de la science, sinon il tombe victime des courants fluidiques déréglés qu'il a évoqués ou projetés, mais qu'il n'a pas su maîtriser.
Devant l'occulte il faut réussir à dominer ou se résigner à servir.
Vainqueur ou vaincu, on ne traite pas en égal avec les Forces du Néant. Mais ces forces sont indispensables à l'équilibre même de la nature : seul Lucifer, porteur de lumière, pouvait devenir Prince des Ténèbres, mais se rappeler que le diable lui-même reste soumis à la loi universelle de la justice.
Sur le plan psychologique, le diable montre l'esclavage qui attend celui qui reste aveuglément soumis à l'instinct, mais il souligne en même temps son importance fondamentale : sans instinct il n'y a pas d'épanouissement humain complet, il faut avoir été capable d'assumer ses forces redoutables d'une façon dynamique.
Dictionnaire des symboles Editions Robert Laffont