on dit ke la france a dix ans de retars sur les USA! Ca y est on a notre pentagone. A croire que l'europe prend vraiment modele sur les Etats Unis...
Article de la voix du nord
La citadelle devient un petit « Pentagone »
SI vous ne connaissez pas encore la citadelle, si vous souhaitez découvrir ce chef-d’oeuvre de l’architecture militaire,alors profitez de l’opération portes ouvertes du week-end. Il n’est pas certain que d’autres soient organisées dans les prochaines années. Bientôt, cetteétoile de pierre au coeur de la capitale des Flandres deviendra un site stratégique de la défense européenne et de l’OTAN avec la création d’un état-majormultinationalisé.
Unique en France
Berceau historique du 43e régiment d’infanterie, depuis 1871, la citadelle accueille déjà deux états-majors.
1. – Le commandement territorial de la zone de défense Nord. Son patron, le général de division Farbos, est l’interlocuteur militaire du préfet et desautorités civiles pour les régions Nord - Pas-de-Calais et Picardie.
2. – Le commandement de la force d’action de l’armée de terre. 600 personnels et 200 officiers et sous-officiers composent le CFAT, commandement national depremière importance, installé à Lille depuis 1998. Il lui revient la responsabilité de bâtir la force de projection des soldats français dans des opérationsextérieures nationales et internationales mais aussi de concevoir la préparation opérationnelle des forces: entraînement et exercices. «Ila la mission d’organiser les activités majeures de l’armée de terre», explique son commandant, le général de corps d’armée Jean-ClaudeThomann. Ses cadres participent également aux travaux d’élaboration de la doctrine militaire. Le 43e RI, stationné à Lille et Douai, estle régiment d’appui du CFAT.
Enfin vient le premier corps d’armée ou corps de réaction rapide. C’est la grande nouveauté. Un état-major multinationalisé de 400 personnes avec 220officiers de haut niveau, dont un tiers seront issus des nations de l’Union européenne ou membres de l’OTAN. Cette nouvelle structure, unique en France,s’installera officiellement à Lille à l’été 2005 et sera opérationnelle un an plus tard. «La constitution de cet état-major répond à uneévolution récente et très rapide de l’Union européenne et de l’OTAN en matière de doctrine militaire», précise le général Thomann. «La France a décidé de participer à cette restructuration qui traduit l’affirmation européenne au sein de l’OTAN.»
Depuis plusieurs années, les grandes opérations militaires deviennent multinationales. Pour faire travailler ensemble des forces parfois disparates, lesmembres de l’OTAN ont décidé d’édicter des normes techniques et d’arrêter des critères de compétence qui assurent une bonne opérabilité entre lesdifférentes armées. En créant cet état-major, la France passe en fait une épreuve de certification. L’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne, la Turquie,l’Allemagne et la Hollande possèdent déjà ce type d’état-major. Lorsque la France aura constitué le sien, elle pourra, dès la décision d’engagement, dirigerdes opérations internationales impliquant jusqu’à 80 000 hommes (130000 soldats se trouvent actuellement en Irak).
«En installant la citadelle de Lille, les autorités françaises ont estimé qu’il s’agissait du meilleur symbole capable d’incarner latradition et l’évolution de notre histoire militaire», estime Jean-Claude Thomann. La localisation de Lille, à proximité de Londres,Bruxelles et Mons, ces deux dernières villes accueillent respectivement le siège et le quartier général de l’OTAN, n’a pas constitué un handicap. Le patrondu CFAT avoue également que le site a conquis ses homologues étrangers. «C’est un cadre tout de même plus séduisant qu’un bloc de HLM moderne.»
Site très stratégique
Cette implantation renforce l’image européenne de la métropole. Elle va en effet générer des échanges intensifs et réguliers. En plus des familles quis’installeront dans la région, de nombreux militaires de haut rang seront amenés à séjourner régulièrement à Lille pour des stages, des réunions, desconférences.
Néanmoins, cette implantation oblige à réaménager de fond en comble l’intérieur des locaux de la citadelle, transformés progressivement en un petitPentagone. Le 43e RI, qui conserve un effectif intact, 400 personnels, se repliera progressivement sur le quartier Saint-Ruth. Sa nouvelle missionconsistera à «soutenir le nouvel état-major au quotidien», et notamment à assurer sa sécurité. Le lieu deviendra en effet unsite sensible. Mais il s’y prête parfaitement. Grâce à ses bâtiments corpulents et à ses murailles pendantes, la citadelle ne laisse pas passer les ondesélectro-magnétiques et on ne peut donc intercepter les communications sensibles. Le génial Vauban avait tout prévu.
une photo étonnante
http://citadelledeli..._erreur_big.jpg
le pentagone francais?
Commencé par
biboul
, 12 mai 2004 à 11:46
2 réponses dans ce topic
#1
Posté 12 mai 2004 à 11:46
#2
Posté 20 mai 2005 à 15:16
Citation
Un Pentagone Français pour l’Europe
Par Philippe Wodka-Gallien - 22/02/2005
ou la constitution du Centre de Commandement du Corps de Réaction Rapide France de l’OTAN.
L’état-major du Commandement de la Force d’Action Terrestre est actuellement engagé dans un projet ambitieux, celui de la constitution d’un État Major de Corps de Réaction Rapide (CRR) pour l’OTAN. Autre signe fort pour l’Europe, ce commandement projetable prendra place en la citadelle de Lille, admirable réalisation de Vauban. En ce début de XXIème siècle, le Corps de Réaction Rapide France de type PC HRF (High Readiness Force) se présentera donc comme une réalisation très concrète du concept du NATO Response Force (NRF) dont la réussite constitue un enjeu majeur de la transformation en cours de l’OTAN, comme l’a prévu en novembre 2002 le sommet de Prague.
Un commandement opérationnel en 2007 sur tout le spectre des engagements
L’objectif assigné aux États de l’Alliance est en effet aujourd’hui de créer des structures de commandement mieux adaptées à la gestion des crises, avec le contrat de pouvoir faire face à trois crises simultanées, cela sur tout le spectre des engagements. Dès lors, il convient de créer des forces agiles et interarmées, dans leurs architectures et leurs capacités.
À la demande du Président de la République, le CFAT est désormais totalement impliquée dans cette démarche. Sous la direction actuelle du général Thomann, le CFAT a ainsi reçu mission du CEMA en 2003 de mettre en place ce PC de Corps de Réaction Rapide pour l’OTAN selon le calendrier suivant : obtention de la certification technique initiale mi 2006 (IOC) et de la certification opérationnelle finale (FOC) au premier semestre 2007.
Cette entreprise a pour objet de créer un État-major multinational permanent de niveau Corps d’armée ou LCC, certifié par l’OTAN, dont 25 % des effectifs seront internationaux :
- prêt à se déployer sur un théâtre d’opérations comme PC de Corps d’Armée engerbant jusqu’à quatre Divisions, ou comme PC de LCC,
- apte à mener dans un environnement interarmées et multinational toute la gamme des opérations de la basse intensité à la haute intensité,
- et pouvant être engagé dans le cadre de l’OTAN, de l’Union Européenne ou sur décision nationale, c’est-à-dire dans une coalition ad hoc.
En termes d’effectifs, le PC HRF français comptera 400 militaires, dont 20 % environ provenant des partenaires de l’OTAN, chiffre pouvant être porté pour un engagement majeur à 670 avec la même répartition entre les français et les autres « otaniens ». Les forces terrestres nationales déployables dans ce contexte sont de l’ordre de 30 000 h, soit 1700 pour le commandement, 17 000 pour le combat et 12 000 pour les appuis et le soutien. Des forces alliées pourront être prises sous contrôle opérationnel par ce PC qui est organisé à cet effet.
Il faut aussi considérer l’ampleur de la tâche. La démarche de constitution d’un PC HRF OTAN est très contraignante : il y a huit catégories de critères, ce qui implique 1000 sous-critères à respecter, et la conformité à ces critères est indispensable pour recevoir le label OTAN.
Les huit catégories de critères sont les suivantes : niveau de préparation, réactivité, déploiement / mobilité, connectivité, appuis / soutien / support, multinationalité, doctrine et entraînement, statut juridique international.
Les enjeux politiques et technologiques
Outre les aspects militaires, l’enjeu est donc aussi politique : le tournant NRF devait absolument être pris par les forces terrestres françaises, au risque pour elle de manquer un rendez-vous essentiel de la construction de l’Europe de la défense, et ce pour une raison simple dans la pratique : la PESD se construit en s’appuyant sur l’OTAN, notamment à partir de ses procédures de commandement de son organisation et de ses capacités. Ainsi, la France utilise pleinement le levier que représentent les forces de réaction rapides de l’OTAN pour affirmer une identité européenne de défense. Cela est d’autant plus vrai que les forces terrestres européennes ne sont pas entrées dan le processus HRF qui de facto de concerne que les forces terrestres européennes. On relèvera cependant, que c’est à Norfolk que ce trouve le centre spécialisé de l’OTAN chargé des aspects doctrine de la « Transformation ».
Le concept d’opérations du PC HRF prévoit le déploiement d’un PC Tactique, d’un PC Arrière, d’un PC Principal et d’un centre de mise en œuvre des appuis. Le processus NRF implique donc l’armement au sens maritime du terme de structures de commandement multinationales, avec pour chacune d’elle un pays leader, ce qui permet d’assurer une forte cohérence opérationnelle, et donc de mener avec efficacité une opération au nom de l’OTAN ou de l’Union Européenne. La mission confiée à l’Armée de terre s’inscrit donc dans la même logique que celle entreprise aujourd’hui par l’Armée de l’Air française à travers la mise en place d’un commandement projetable pour les opérations aériennes. Précisément, disposant d’un JFACC et d’un CAOC Déployé, la France est d’ors et déjà nation cadre de la composante AIR de la NRF, alternativement tous les six mois avec la Royal Air Force Britannique. C’est la vocation de l’exercice Airex monté en janvier 2005 par le CDAOA sous l’impulsion du général Jean-Patrick Gaviard en préparation de la certification opérationnelle OTAN des JFACC/CAOC français prévue pour juillet 2005.
Cette capacité de la France à bâtir des structures de commandement multinationales projetables n’a été permise que par le développement d’un socle industriel et technologique spécialisé dans les systèmes de maîtrise de l’information. Fort heureusement, les arbitrages budgétaires décidés à l’heure des restrictions financières imposées aux armées dans les années 90 avaient épargné les SIC, plan d’équipement avait été élevés alors au rang de priorité de la défense. Engagé donc depuis plus d’une décennie dans un large programme de numérisation de ses forces, l’Armée de terre a eu recours à une solide base technologique qui s’est traduite notamment par les programmes SIC-F, SIR et SIT, ou encore Syracuse, réseau de télécommunication militaire interarmées par satellite, pour ne citer que quelques exemples. Ces outils permettent ainsi de maintenir une chaîne nationale complète et cohérente de contrôle dans les opérations, des logiciels de l’OTAN étant bien sûr également intégrés dans ces centres de commandement multinationaux. En arrière plan, se situe, essentielle, la « Numérisation de l’Espace de Bataille » (NEB), expression française désignant le « Digital Battlefield » anglo-saxon, un vocable déjà ancien qui mis en avant au sortir de la guerre du Golfe de 1991. La technologie qui relie capteurs et effecteurs en temps réel via les différents niveaux de commandement offre une réponse technique au besoin de boucle courte dans la conduite des opérations. Pour l’État-major du CFAT, la NEB exige une intense réflexion sur l’organisation future des postes de commandement et de l’action de commandement. Cette évolution générale des technologies sera donc l’une des caractéristiques du futur CRR français. Intégré en shelters projetables, le PC CRR fera appel pour l’aide à la décision à des murs d’images connectés à 9 ou 10 systèmes. Les principes opérationnels seront ceux des opérations impliquant une réflexion sur la maîtrise des effets (Effects Based Operations). Pour l’équipement du PC HRF, il y aura acquisition de SIC nationaux et de SIC adoptés par l’OTAN, ajoutée à une infrastructure satellitaire pour assurer les connexions.
Les NRF : une nouvelle ambition pour l’Armée de terre
Pour la Force d’Action Terrestre, force de 80 000 militaires articulés en brigades [1] , le rendez-vous des NRF est aujourd’hui au cœur du maintien de l’Armée de terre dans le groupe de tête des forces terrestres en Europe. Pour elle, la réussite de la mise en place des nouvelles structures, permettra de remplir des objectifs suivants :
- assurer des responsabilités multinationales dans le cadre de l’ONU, de l’UE ou de l’OTAN, ou d’une coalition ad hoc ;
- participer pleinement au tour de disponibilité NRF ;
- participer à moindre coût à la préparation opérationnelle interalliée et garantir une bonne interopérabilité avec tous les homologues allies de même nature ;
- accroître la capacité d’influence de la France dans le cadre du processus de transformation de l’OTAN.
Le PC HRF que la France met en place pour l’OTAN ou l’UE doit donc être capable de lancer des opérations militaires, en interarmées, mais aussi en interministériel, avec toute la souplesse nécessaire. Le combat de haute intensité reste une priorité intangible pour l’Armée de terre, ce qui n’empêche pas de développer bien évidemment les autres modes d’action, comme ceux nécessaires pour les opérations de maintien de la paix. L’exercice Guibert prévu en mars 2005 par le CFAT constitue une nouvelle étape dans le processus d’entrée capacitaire des forces françaises au sein d’une Alliance atlantique, enfin capable d’apporter à l’Europe et ses abords la sécurité et la stabilité indispensable pour réaliser la prospérité commune.
[1] Brigades blindées, Brigades mécanisées, Brigade d’Artillerie, Brigade de Renseignement, Brigade Aéromobile, Brigade parachutiste, Brigade de Forces Spéciales.
Par Philippe Wodka-Gallien - 22/02/2005
ou la constitution du Centre de Commandement du Corps de Réaction Rapide France de l’OTAN.
L’état-major du Commandement de la Force d’Action Terrestre est actuellement engagé dans un projet ambitieux, celui de la constitution d’un État Major de Corps de Réaction Rapide (CRR) pour l’OTAN. Autre signe fort pour l’Europe, ce commandement projetable prendra place en la citadelle de Lille, admirable réalisation de Vauban. En ce début de XXIème siècle, le Corps de Réaction Rapide France de type PC HRF (High Readiness Force) se présentera donc comme une réalisation très concrète du concept du NATO Response Force (NRF) dont la réussite constitue un enjeu majeur de la transformation en cours de l’OTAN, comme l’a prévu en novembre 2002 le sommet de Prague.
Un commandement opérationnel en 2007 sur tout le spectre des engagements
L’objectif assigné aux États de l’Alliance est en effet aujourd’hui de créer des structures de commandement mieux adaptées à la gestion des crises, avec le contrat de pouvoir faire face à trois crises simultanées, cela sur tout le spectre des engagements. Dès lors, il convient de créer des forces agiles et interarmées, dans leurs architectures et leurs capacités.
À la demande du Président de la République, le CFAT est désormais totalement impliquée dans cette démarche. Sous la direction actuelle du général Thomann, le CFAT a ainsi reçu mission du CEMA en 2003 de mettre en place ce PC de Corps de Réaction Rapide pour l’OTAN selon le calendrier suivant : obtention de la certification technique initiale mi 2006 (IOC) et de la certification opérationnelle finale (FOC) au premier semestre 2007.
Cette entreprise a pour objet de créer un État-major multinational permanent de niveau Corps d’armée ou LCC, certifié par l’OTAN, dont 25 % des effectifs seront internationaux :
- prêt à se déployer sur un théâtre d’opérations comme PC de Corps d’Armée engerbant jusqu’à quatre Divisions, ou comme PC de LCC,
- apte à mener dans un environnement interarmées et multinational toute la gamme des opérations de la basse intensité à la haute intensité,
- et pouvant être engagé dans le cadre de l’OTAN, de l’Union Européenne ou sur décision nationale, c’est-à-dire dans une coalition ad hoc.
En termes d’effectifs, le PC HRF français comptera 400 militaires, dont 20 % environ provenant des partenaires de l’OTAN, chiffre pouvant être porté pour un engagement majeur à 670 avec la même répartition entre les français et les autres « otaniens ». Les forces terrestres nationales déployables dans ce contexte sont de l’ordre de 30 000 h, soit 1700 pour le commandement, 17 000 pour le combat et 12 000 pour les appuis et le soutien. Des forces alliées pourront être prises sous contrôle opérationnel par ce PC qui est organisé à cet effet.
Il faut aussi considérer l’ampleur de la tâche. La démarche de constitution d’un PC HRF OTAN est très contraignante : il y a huit catégories de critères, ce qui implique 1000 sous-critères à respecter, et la conformité à ces critères est indispensable pour recevoir le label OTAN.
Les huit catégories de critères sont les suivantes : niveau de préparation, réactivité, déploiement / mobilité, connectivité, appuis / soutien / support, multinationalité, doctrine et entraînement, statut juridique international.
Les enjeux politiques et technologiques
Outre les aspects militaires, l’enjeu est donc aussi politique : le tournant NRF devait absolument être pris par les forces terrestres françaises, au risque pour elle de manquer un rendez-vous essentiel de la construction de l’Europe de la défense, et ce pour une raison simple dans la pratique : la PESD se construit en s’appuyant sur l’OTAN, notamment à partir de ses procédures de commandement de son organisation et de ses capacités. Ainsi, la France utilise pleinement le levier que représentent les forces de réaction rapides de l’OTAN pour affirmer une identité européenne de défense. Cela est d’autant plus vrai que les forces terrestres européennes ne sont pas entrées dan le processus HRF qui de facto de concerne que les forces terrestres européennes. On relèvera cependant, que c’est à Norfolk que ce trouve le centre spécialisé de l’OTAN chargé des aspects doctrine de la « Transformation ».
Le concept d’opérations du PC HRF prévoit le déploiement d’un PC Tactique, d’un PC Arrière, d’un PC Principal et d’un centre de mise en œuvre des appuis. Le processus NRF implique donc l’armement au sens maritime du terme de structures de commandement multinationales, avec pour chacune d’elle un pays leader, ce qui permet d’assurer une forte cohérence opérationnelle, et donc de mener avec efficacité une opération au nom de l’OTAN ou de l’Union Européenne. La mission confiée à l’Armée de terre s’inscrit donc dans la même logique que celle entreprise aujourd’hui par l’Armée de l’Air française à travers la mise en place d’un commandement projetable pour les opérations aériennes. Précisément, disposant d’un JFACC et d’un CAOC Déployé, la France est d’ors et déjà nation cadre de la composante AIR de la NRF, alternativement tous les six mois avec la Royal Air Force Britannique. C’est la vocation de l’exercice Airex monté en janvier 2005 par le CDAOA sous l’impulsion du général Jean-Patrick Gaviard en préparation de la certification opérationnelle OTAN des JFACC/CAOC français prévue pour juillet 2005.
Cette capacité de la France à bâtir des structures de commandement multinationales projetables n’a été permise que par le développement d’un socle industriel et technologique spécialisé dans les systèmes de maîtrise de l’information. Fort heureusement, les arbitrages budgétaires décidés à l’heure des restrictions financières imposées aux armées dans les années 90 avaient épargné les SIC, plan d’équipement avait été élevés alors au rang de priorité de la défense. Engagé donc depuis plus d’une décennie dans un large programme de numérisation de ses forces, l’Armée de terre a eu recours à une solide base technologique qui s’est traduite notamment par les programmes SIC-F, SIR et SIT, ou encore Syracuse, réseau de télécommunication militaire interarmées par satellite, pour ne citer que quelques exemples. Ces outils permettent ainsi de maintenir une chaîne nationale complète et cohérente de contrôle dans les opérations, des logiciels de l’OTAN étant bien sûr également intégrés dans ces centres de commandement multinationaux. En arrière plan, se situe, essentielle, la « Numérisation de l’Espace de Bataille » (NEB), expression française désignant le « Digital Battlefield » anglo-saxon, un vocable déjà ancien qui mis en avant au sortir de la guerre du Golfe de 1991. La technologie qui relie capteurs et effecteurs en temps réel via les différents niveaux de commandement offre une réponse technique au besoin de boucle courte dans la conduite des opérations. Pour l’État-major du CFAT, la NEB exige une intense réflexion sur l’organisation future des postes de commandement et de l’action de commandement. Cette évolution générale des technologies sera donc l’une des caractéristiques du futur CRR français. Intégré en shelters projetables, le PC CRR fera appel pour l’aide à la décision à des murs d’images connectés à 9 ou 10 systèmes. Les principes opérationnels seront ceux des opérations impliquant une réflexion sur la maîtrise des effets (Effects Based Operations). Pour l’équipement du PC HRF, il y aura acquisition de SIC nationaux et de SIC adoptés par l’OTAN, ajoutée à une infrastructure satellitaire pour assurer les connexions.
Les NRF : une nouvelle ambition pour l’Armée de terre
Pour la Force d’Action Terrestre, force de 80 000 militaires articulés en brigades [1] , le rendez-vous des NRF est aujourd’hui au cœur du maintien de l’Armée de terre dans le groupe de tête des forces terrestres en Europe. Pour elle, la réussite de la mise en place des nouvelles structures, permettra de remplir des objectifs suivants :
- assurer des responsabilités multinationales dans le cadre de l’ONU, de l’UE ou de l’OTAN, ou d’une coalition ad hoc ;
- participer pleinement au tour de disponibilité NRF ;
- participer à moindre coût à la préparation opérationnelle interalliée et garantir une bonne interopérabilité avec tous les homologues allies de même nature ;
- accroître la capacité d’influence de la France dans le cadre du processus de transformation de l’OTAN.
Le PC HRF que la France met en place pour l’OTAN ou l’UE doit donc être capable de lancer des opérations militaires, en interarmées, mais aussi en interministériel, avec toute la souplesse nécessaire. Le combat de haute intensité reste une priorité intangible pour l’Armée de terre, ce qui n’empêche pas de développer bien évidemment les autres modes d’action, comme ceux nécessaires pour les opérations de maintien de la paix. L’exercice Guibert prévu en mars 2005 par le CFAT constitue une nouvelle étape dans le processus d’entrée capacitaire des forces françaises au sein d’une Alliance atlantique, enfin capable d’apporter à l’Europe et ses abords la sécurité et la stabilité indispensable pour réaliser la prospérité commune.
[1] Brigades blindées, Brigades mécanisées, Brigade d’Artillerie, Brigade de Renseignement, Brigade Aéromobile, Brigade parachutiste, Brigade de Forces Spéciales.
la citadelle vauban de Lille appelée aussi "La Reine des Citadelles"
a savoir aussi " une coïncidence ?" l'école des journalistes en France se trouve aussi a Lille.
La illaha illa Allah
#3 sagittaurus
Posté 20 mai 2005 à 16:30
Voici ce que dit le même auteur (Philippe Wodka-Gallien) au sujet du Non au Référendum en matière de Défense:
"Dès lors, un « non » des français au projet de traité constitutionnel le 29 mai serait d’autant plus paradoxal qu’il servirait ceux qui en France, en Europe et ailleurs contestent la capacité de l’Europe à assumer pleinement sa sécurité, à peser dans la gestion des crises où elle aura à défendre ses intérêts, ou tout simplement à agir plus efficacement dans le champs humanitaire. On observera aussi que ceux qui prônent le « non » sont souvent ceux qui dénoncent l’absence d’Europe face à la toute puissante Amérique alors que la Constitution offre enfin la perspective d’un rééquilibrage de puissance et d’influence entre les deux rives de l’Atlantique. De même, dans le camp hétéroclite du non, on n’oubliera pas d’y trouver ceux qui soutenaient jadis les régimes communistes de l’Est de l’Europe. En cas d’un non des français, quel accueil sera réservé à la France au lendemain du 29 mai, à Varsovie, à Prague, à Budapest, à Bratislava, à Bucarest, et chez les peuples de l’Union européennes qui ont subi, après la barbarie nazie, 35 années de totalitarisme communiste ? Quand on regarde un peu l’histoire de l’Europe au XXème siècle, on peut légitimement se poser la question.
C’est donc aux français de bien saisir ces dimensions politiques essentielles prévues par le projet qui leur est soumis le 29 mai. "
Vous avez lu ce que cet auteur affirme!!! Que le Non français fera de nous la risée à Varsovie, à Prague ou à Budapest!!! Mais on croit rêver!!!
Souvenez vous de ces trois capitales qui s'étaient montées contre la France sur son refus de suivre les Etats-Unis dans la guerre en Irak
en 2003!
Quel crédit accorder à ces 3 pays, la Hongrie, la République Tchèque et la Pologne, qui a acheté à tour de bras 48 avions F-16 américains au détriment de nos avions européens Dassault???
En somme, franchement, on a rien à faire du regard de ces pays de l'Est opportunistes, versatiles, et ennemis du coeur de l'Europe, et qui souhaitent destabiliser l'axe franco-allemand en faisant contrepoids avec l'appui de leur allié du moment, les Etats-Unis.
L'histoire a montré qu'il ne fallait pas faire confiance à ces pays... mais personne ne semble en avoir tiré les leçons...
Cet auteur de "géopolitique" américaine dit peut-être Oui à la constitution, mais Non à l'Union Européenne en se faisant partisan des pays de l'Est, cette nouvelle et déprimante Europe à qui on nous a pas demandé l'avis pour leur adhésion...
En 2 ans, ces pays ont eu la mauvaise idée (pour reprendre la phrase de notre Président) de réussir à remettre en cause ce que l'on tente de construire depuis plus de 50 ans.
"Dès lors, un « non » des français au projet de traité constitutionnel le 29 mai serait d’autant plus paradoxal qu’il servirait ceux qui en France, en Europe et ailleurs contestent la capacité de l’Europe à assumer pleinement sa sécurité, à peser dans la gestion des crises où elle aura à défendre ses intérêts, ou tout simplement à agir plus efficacement dans le champs humanitaire. On observera aussi que ceux qui prônent le « non » sont souvent ceux qui dénoncent l’absence d’Europe face à la toute puissante Amérique alors que la Constitution offre enfin la perspective d’un rééquilibrage de puissance et d’influence entre les deux rives de l’Atlantique. De même, dans le camp hétéroclite du non, on n’oubliera pas d’y trouver ceux qui soutenaient jadis les régimes communistes de l’Est de l’Europe. En cas d’un non des français, quel accueil sera réservé à la France au lendemain du 29 mai, à Varsovie, à Prague, à Budapest, à Bratislava, à Bucarest, et chez les peuples de l’Union européennes qui ont subi, après la barbarie nazie, 35 années de totalitarisme communiste ? Quand on regarde un peu l’histoire de l’Europe au XXème siècle, on peut légitimement se poser la question.
C’est donc aux français de bien saisir ces dimensions politiques essentielles prévues par le projet qui leur est soumis le 29 mai. "
Vous avez lu ce que cet auteur affirme!!! Que le Non français fera de nous la risée à Varsovie, à Prague ou à Budapest!!! Mais on croit rêver!!!
Souvenez vous de ces trois capitales qui s'étaient montées contre la France sur son refus de suivre les Etats-Unis dans la guerre en Irak
en 2003!
Quel crédit accorder à ces 3 pays, la Hongrie, la République Tchèque et la Pologne, qui a acheté à tour de bras 48 avions F-16 américains au détriment de nos avions européens Dassault???
En somme, franchement, on a rien à faire du regard de ces pays de l'Est opportunistes, versatiles, et ennemis du coeur de l'Europe, et qui souhaitent destabiliser l'axe franco-allemand en faisant contrepoids avec l'appui de leur allié du moment, les Etats-Unis.
L'histoire a montré qu'il ne fallait pas faire confiance à ces pays... mais personne ne semble en avoir tiré les leçons...
Cet auteur de "géopolitique" américaine dit peut-être Oui à la constitution, mais Non à l'Union Européenne en se faisant partisan des pays de l'Est, cette nouvelle et déprimante Europe à qui on nous a pas demandé l'avis pour leur adhésion...
En 2 ans, ces pays ont eu la mauvaise idée (pour reprendre la phrase de notre Président) de réussir à remettre en cause ce que l'on tente de construire depuis plus de 50 ans.










