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boycotter shell-esso pour baisser prix pétrole ?


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41 réponses dans ce topic

#31 cathiouchat

cathiouchat
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Posté 15 mai 2004 à 14:31

vous parlez de shell esso.????

Eh bien savez vous que shell esso appartient au groupe TOTAL FINA ELF...

Vous me suivez??

Au debut était la société Total puis elle a absorbé Fina et Elf, puis antar shell esso!
ca fait peur non??

Quand on dit monopole!  :grognon:


karm-cathiouchat :shy:

#32 Pierre_1

Pierre_1

    suppositoire intergalactique

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Posté 15 mai 2004 à 18:14

La chain letter, un cas d’école de désinformations.
La réponse classique de messages tranformés sur Attac.
Vive les humanistes!

Pierre.

Ce message a été modifié par Pierre_1 - 15 mai 2004 à 18:48.


#33 manu

manu

    Chercheur de lumière

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Posté 16 mai 2004 à 08:27

hello...  :D

Je ne suis pas d'accord avec toi Diamant Bleue, car même si on faisiait des voitures qui consomme de l'eau du robinet, les lobbys de la bagnole nous imposeraient d'utiliser leur eau, qu'ils tinteraient d'une certaine couleur ou y ajouteraient un composant chimique qui dirait que cette eau à bien été achetée chez eux, et si tu frode, amande...il me semble qu'ils font déjà ça avec le diesel, j'ai entendu (donc pas sure de ce que j'affirme) que le fioule domestiique peut servir de carburant diesel et le prix est divisé par deux, voir plus....

Le problème c'est que le jour où les grands distributeur d'essence verront une manière écolo d'allimenter nos chère voitures, ils vont s'approprier les brevets à coup de milliards et les modifier de façons à ce que nous devoir passer par eux, sinon adieu leur business et ça je doute qu'ils se laissent faire comme ça...!!!

Et pareil pour le gouvernement qui s'en mette plein les fouilles par leur taxes...comment vont t'il récupèrer les pertes duent au fait que nous pouvons remplir nos réservoir avec l'eau du robinet, ben l'eau du robinet conterat 3 Euro le litre...c'est pas plus compliqueé que ça...

Tant que ce sera le pognon qui dirige notre monde, il n'y aura aucune alternative possible, ET ou pas ET...

La seule solution accuellement est de faire comme moi, on pose sa voiture, et on y va en vélo ou à pied, et n'utiliser la voiture que pour des trucs vraiment indispenssables, oui, c'est vrai, Genève est une petite ville comparé à Paris et tout faire à vélo devient fastidieux, mais rester des heures dans les bouchons et tourner des heures pour se parquer, c'est pas terrible non plus...donc chacun sa solution pour éviter la polution et le financement de tout ces voleurs qui nous disent de ne pas rouler, mais qui font tout pour nous vendre des bagnoles...

:calin:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

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#34 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 16 mai 2004 à 11:33

Bien sur Manu que le système voudra toujours se faire du fric sur un carburant : c'est ce que fait l'Etat français actuellement en poursuivant les producteurs d'huile végétale brut pour véhicule et en essayant de leur coller la TIPP, alors qu'en Allemagne c'est autorisé et que plus de 20% de véhicules roulent avec de l'huile.
Le problème n'est pas QUE l'argent, le problème majeur c'est la pollution.
Le petrole en carburant polluera toujours quelques soient les traitements que les petroliers feront.
L'huile par exemple, ne pollue pas, et entre un litre gasoil et un litre d'huile de tournesol premier prix, la différence de prix est minimum et le gain en pollution est maximum.
Les conducteurs ne pensent qu'au prix du carburant : d'ailleurs ton exemple du fioul est parfait. En effet, c'est moins cher, les engins agricoles fonctionnent avec et les voitures pourraient faire de meme... mais en terme de pollution c'est une catastrophe.
Alors qu'est ce qui vous interesse vraiment ? Le prix...
Certains, "marginaux et écolos" comme dit l'autre, ont une démarche différente : la question de la pollution est indissociable de l'idée de carburant.
Il en va meme avec le réacteur Pantone : de nombreuses personnes ne sont interessés que par les "économies" réalisées grace au dopage à l'eau : or la aussi, les résultats les plus impressionants sont sur la pollution.
Alors oui, l'Etat veut taxer les huiles ou autres méthodes, et alors ??? Si ces carburants sont non polluants, n'est ce pas ça qui est important ?

Diamant

#35 manu

manu

    Chercheur de lumière

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Posté 16 mai 2004 à 11:54

hello Diamant Bleue  :salut:

Comme toi je milite pour une baisse de la pollution et fait super attention là dessus...je ne prend même plus l'ascenseur...mais je doute que l'huile ne pollue pas...pourais tu m'expliquer, et par la même occasion aux autres qui ne connaissent pas, comment fontionne ces moteurs à l'huile, y a t'il de déchets...etc...et que sort 'il des pots d'échappements...???

Merci de ta réponse...

:calin:
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#36 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 16 mai 2004 à 12:08

Manu si tu veux te renseigner tu peux aller sur ces sites :
http://valenergol.fr.../index-actu.htm
http://www.roulemafleur.free.fr/
(ces liens ont déjà été donné dans le forum Ecologie)
Ensuite, juste pour te montrer à quel point le mensonge est gros : M. Diesel, inventeur du moteur qui porte son nom, a mis au point son moteur avec de l'huile de lin. Et il fonctionnait avec cette huile quand il l'a présenté et breveté. C'est ensuite que ce moteur a été modifié pour accepter du gasoil (gas=essence, oil=huile)... Je te laisse deviner qui est a l'origine de ces modifs :)
Je comprend que tu doutes manu... J'ai vu plusieurs de ces véhicules et j'ai fait le test du mouchoir sur le pot d'échappement, et le mouchoir est resté blanc. Bien sur qu'il peut y avoir des "polluants" invisibles, mais les analyses ont été faites et ont montrées qu'il n'y avait que très peu de pollution avec une huile pure (il peut y en avoir plus avec les huiles usagées de récupération). La seule "pollution" que j'ai noté est olfactile : ca sent légèrement la friture :)
L'Allemagne est le premier pays en nombre d'utilisateurs de ces huiles, tu peux trouver de leur coté de nombreux sites et études sur le sujet, ainsi que les installateurs pour la modification du moteur et les stations services distributrices de ces huiles.

Diamant

#37 Patience

Patience

    Amoureuse de la Vie

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Posté 21 juin 2004 à 12:47

Citation

La saga d'une multinationale
Shell, un pétrolier apatride


En un siècle, la petite compagnie anglaise de transport pétrolier a fusionné avec l'exploitant Royal Dutch et est devenue l'un des principaux acteurs du secteur. Répondant à une logique purement privée, ses dirigeants n'ont pas hésité à s'allier au IIIème Reich, à Abasha au Nigéria, ou au SLORC birman ; les dictatures étant toujours moins regardantes sur les questions sociales et environnementales. Aujourd'hui, la compagnie jure qu'elle respecte de hautes normes éthiques, mais ses promesses seront d'autant plus difficiles à tenir que les tensions s'accroissent sur le marché pétrolier.

Image IPB

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18 mars 2004


  



Shell est aujourd'hui une multinationale comptant plus de 2000 filiales et sociétés rattachées, présentes dans 143 pays et employant plus de 90 000 personnes. Elle reçoit 25 millions de clients par jour et réalise un chiffre d'affaires annuel de 179 milliards de dollars, ce qui, comparé au PIB des États la placerait en 24e position mondiale. Pourtant, malgré cette puissance, Shell se veut apolitique et a toujours affiché sa neutralité dans tous les conflits. Si son seul parti est celui du profit, c'est un parti pris lourd de conséquences.

Les origines

Le fondateur, Marcus Samuel, venait d'une Angleterre austère, mais cosmopolite et aventureuse : il hérite de la modeste fortune de son père acquise dans l'importation de boîtes faites de coquillages en provenance d'Extrême Orient. Samuel reprend à la fin du 19ème siècle les affaires familiales et se spécialise dans l'importation de charbon, puis d'hydrocarbures. Il achète et transporte le pétrole russe qu'exploitent les frères Nobel (fils de l'inventeur de la dynamite) et les Rothschild. En 1892, Samuel inaugure sa première flotte de pétroliers destinée à concurrencer celle de la Standard Oil des Rockefeller sur les marchés asiatiques.
Rapidement la Shell se taille une place dans un contexte de guerre des prix fatale aux petits acteurs. Le transporteur signe en grande pompe un contrat de commercialisation de pétrole texan pour une durée de 21 ans. Mais la Shell est (déjà) confrontée au problème de l'estimation des réserves : le gisement s'épuise et elle doit reconvertir sa flotte dans le transport de bétail [1]. Elle s'associe alors avec la Royal Dutch de Jan Kessler, Hugo Loudon et Henry Deterding, qui vient d'acquérir d'importantes concessions en Extrême-Orient. Finalement le transporteur britannique et le producteur néerlandais fusionnent, en 1907, pour former un groupe multinational capable de résister aux Rockefeller.
Le hollandais Deterding devient alors l'homme fort de la nouvelle Shell et y appose la marque de sa personnalité téméraire et autocratique. La firme n'ayant pas de gisement, ni en Angleterre, ni aux Pays-Bas, son caractère bien trempé et audacieux se prête à la stratégie quasi-militaire qui s'impose pour défendre les marchés de la compagnie de par le monde. À l'inverse de la plupart des autres sociétés pétrolières, Shell a donc joué très rapidement un rôle politique sur le plan international, par la force des choses.

Cependant un conflit perdure entre les intérêts de la compagnie et ceux de son principal client, l'Empire britannique, comme l'atteste le discours de Churchill devant le Parlement en 1913 : « Leur politique consiste - à quoi bon le dissimuler - à s'assurer le contrôle des sources et moyens de production puis à ajuster cette production aux besoins du marché en vue de maintenir les prix… Nous n'avons rien contre la Shell. Ils se sont toujours montrés courtois, compréhensifs, prêts à rendre service, impatients de servir l'Amirauté et de promouvoir les intérêts de la Marine et de l'Empire britanniques - mais à leur prix. »

La question se pose déjà de savoir envers qui la compagnie doit se montrer loyale, si ce n'est envers ses actionnaires. D'autant qu'elle ne connaît pas de frontières et que, bien qu'elle soit en partie propriété de la famille d'Orange, elle ne reconnaît pas d'allégeance envers un État en particulier, fussent le Royaume-Uni ou les Pays-Bas.

Dans les années 20, trois grandes compagnies se partagent l'essentiel du marché mondial : Exxon, Shell et BP. La guerre des prix qui s'était développée réduisant dramatiquement leurs marges, des réunions secrètes sont organisées dès 1928 pour conclure des ententes afin de limiter la surproduction et de maintenir des prix suffisamment élevés.

La montée du nazisme aura des conséquences sérieuses pour les dirigeants du cartel. Le IIIe Reich exploite efficacement cette coopération et en obtient des brevets stratégiques comme celui de l'essence d'avion à 100 d'indice d'Octane alors que Shell a installé son siège en Angleterre. Les affaires passent avant la guerre et l'idéologie, considérés comme des phénomènes transitoires. À moins que la réalité ne soit plus prosaïque et que la firme n'obéisse à une idéologie inavouable. D'ailleurs, anticommuniste viscéral, Deterding ne cache pas son admiration pour Hitler et multiplie les provocations. Inquiet, le gouvernement conservateur de Stanley Baldwin le fait écarter discrètement des affaires, en 1936, au moment où, pour des raisons similaires, il pousse Edouard VIII à abdiquer [2]. Deterding venait de débuter des négociations secrètes avec la Wehrmarcht pour lui fournir un an d'approvisionnement en pétrole à crédit [3] et espérait récupérer des concessions confisquées par les soviets. Déçu, il se retire en Allemagne où il meurt. Le Times du 11 février 1939 rapporte qu'Hitler et Goering envoyèrent des couronnes à ses obsèques.
En 1940, Lord Bearsted, fils du fondateur Marcus Samuel, se fera l'avocat de la détente anglo-germanique sous forme de « paix négociée ». Il s'illustrera aussi au sein des services secrets britanniques (MI6) [4].
Les liens de Shell avec le nazisme ne s'arrêtent pas là : les filiales allemande et autrichienne de Shell ont utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale plus d'un millier de travailleurs forcés dans leurs raffineries et installations pétrochimiques, sous la garde vigilante et cruelle des S.S. [5].


Image IPB
Le Prince Bernhard préside
la première réunion Bilderberg
en 1954

En 1954, le prince Bernhard des Pays-Bas, actionnaire de référence de la Royal Dutch Shell, fait oublier son passé aux Hitlerjugend en organisant un club fermé pour l'élite économique atlantiste, le Groupe de Bilderberg. Il en conservera la présidence jusqu'au scandale Lockheed, en 1976. Du coup, la Shell se trouve au centre d'un réseau relationnel décisionnaire dans le monde occidental et la reine Beatrix ne tarde pas à détenir la première fortune d'Europe.

En 1972, Shell contrôle 12,9 % de la production mondiale de pétrole, en seconde place derrière Exxon. C'est une période transitoire pour l'industrie pétrolière, car elle passe d'une logique de surabondance où des prix suffisamment élevés devaient être maintenus, à une logique de pénurie artificielle entretenue par des décisions politiques. Shell sera la seule compagnie parmi les « majors » à anticiper le quadruplement du prix de l'énergie entraîné par les chocs pétroliers et la chute de la demande due à la crise économique, en prenant des mesures telles que l'arrêt immédiat de la construction des supertankers [6]. Cette nouvelle manière d'anticiper l'avenir, initiée par le Shell Group Planning, donnera naissance au GBN (Global Business Network), think tank de décideurs économiques mondiaux et permettra à Shell de se hisser au rang de première compagnie pétrolière mondiale au début des années 90, devant Exxon.

Les chocs pétroliers encouragent les « sept sœurs » (c'est-à-dire les sept grandes compagnies pétrolières mondiales) à intensifier l'exploration dans les zones non contrôlées par le cartel de l'OPEP. La découverte d'importants gisements en Mer du Nord en 1970 et les premiers forages d'exploitation dès 1975 permettront au Royaume-Uni de devenir exportateur de pétrole en 1980, et de financer les grandes restructurations économiques de l'ère Thatcher. Notons à ce sujet que la production en Mer du Nord décline depuis 1999 et que le Royaume-Uni redeviendra importateur net de brut avant la fin de cette décennie [7].

Dérivés mortels
La liste des substances toxiques produites et commercialisées par Shell, pour des raisons de rentabilité ou d'avantages concurrentiels et malgré une connaissance préalable des risques de santé pour les populations exposées, est très longue. En voici quelques exemples.

Dès 1945, Shell développe une nouvelle classe de pesticides à partir des déchets de la fabrication du caoutchouc synthétique, les fameuses « drines » : principalement l'aldrine et la dieldrine, qui seront utilisés notamment pour lutter contre des insectes devenus résistants au DDT. La haute toxicité de ces produits pour toutes les autres espèces, dont l'homme, sera rapidement prouvée et leur utilisation interdite en Amérique du Nord et en Europe dans les années 70, ce qui n'empêchera pas Shell de les produire et de les commercialiser dans d'autres pays jusqu'à la fin du 20ème siècle.

De même, le pesticide connu sous le nom de DBCP, utilisé pour traiter les bananes et principalement fabriqué par Shell et Dow Chemicals dès le début des années 50 deviendra tristement célèbre pour avoir rendu stériles la plupart des employés travaillant dans les usines où il était produit. La production sera arrêtée en 1977 et une série de procès intentés contre les fabricants, ce qui ne stoppera pas la pollution pour autant : à l'automne 1979, plus de 950 000 Californiens consommaient une eau dont le taux DBCP était considéré comme dangereux.

Apartheid et racisme environnemental
Dans les années 80, alors que la plupart des grandes multinationales boycottent le gouvernement raciste d'Afrique du Sud, la filiale locale de Shell poursuit ses activités dans le pays [8], tout en s'achetant une bonne conscience par des campagnes pour l'éducation et le progrès social souvent surmédiatisées. Une campagne de boycott est lancée contre Shell qui réagit en contractant une agence de communication pour mener une campagne anti-boycott. La dure réalité, dans les quartiers pauvres de Durban, c'est la plus grande pollution souterraine aux hydrocarbures documentée à ce jour. Dans cette zone se trouve la plus grande raffinerie de pétrole brut d'Afrique du Sud, qui a connu de nombreux accidents depuis son ouverture dans les années 60, accidents sérieusement documentés à partir des années 90 uniquement. On estime à environ 1 million de litres la quantité de pétrole disséminée dans le sous-sol de la partie Sud de cette ville du fait des fuites des vieux pipelines, ou encore 5 tonnes de fluoride d'hydrogène, substance très dangereuse, dispersées lors d'une explosion en 1998. Une pollution au plomb a également eu lieu en mars 2001 en raison de la vétusté des réservoirs utilisés, qui avaient plus de vingt ans. Le taux de leucémie à Durban est 24 fois supérieur à celui du reste de l'Afrique du Sud [9], mais Shell refuse toujours de prendre en charge l'assainissement des lieux. Il n'est donc pas exagéré de parler de racisme environnemental en ce qui concerne Durban.

En 1992, la diffusion d'un reportage britannique montre quarante mille villageois forcés de travailler sur le gisement de gaz d'Apyauk, en Birmanie. Devant le scandale, Shell met fin à l'exploitation malgré un investissement de près de deux cent millions de dollars [10].

1995 est une année noire pour l'image de Shell ; le projet de démantèlement sauvage de la plate-forme Brent Spar, en Mer du Nord, soulève l'indignation d'organisations de défense de l'environnement et contraint la multinationale à revoir son plan.
Au Nigéria, comme dans une bonne partie de l'Afrique subsaharienne, les sœurs rivales mènent des guerres concurrentielles par milices interposées. Shell s'identifie au régime du général Sani Abacha. À la demande de la firme, les manifestations sur ses sites industriels sont violemment réprimées par la police mobile para-militaire. On dénombre 80 morts et 495 habitations détruites rien que pour les événements du 30 et 31 octobre 1990. La pendaison de dirigeants de l'opposition, dont l'écrivain Ken Saro-Wiwa (photo), en 1995, suscite une réprobation mondiale. Shell est mise en accusation et le Nigéria est exclu pour deux ans du Commonwealth. La compagnie prend alors de bonnes résolutions et des engagements éthiques à grand renfort d'espaces publicitaires dans le Financial Times, l'Economist et même dans le mensuel de gauche Mother Jones.

Le changement climatique
Lorsque le problème des changements climatiques provoqués par l'augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère s'impose dans les débats scientifiques, au début des années 90, Sir John Collins, P.D.G. de Shell pour le Royaume-Uni déclare : « Le plus gros défi que doit relever l'industrie énergétique est celui de l'environnement global et du réchauffement global ». Effectivement, Shell tentera de relever ce défi, mais en rejoignant la Global Climate Coalition. Ce groupe de pression dépense plusieurs dizaines de millions de dollars pour tenter d'influencer les négociations des Nations unies sur le climat qui devaient culminer en 1997 avec l'élaboration du Protocole de Kyoto. Il conteste les conclusions d'une majorité de scientifiques reconnus. Pourtant Shell entreprend simultanément de surélever ses plates-formes de forage en prévision de l'augmentation du niveau des eaux dû à la fonte des glaces.

En mai 2000 la Fondation Shell est créée, avec un budget initial de 30 millions de dollars qui seront consacrés à l'énergie durable et à des œuvres sociales dans le monde entier. Malgré les sommes conséquentes investies, beaucoup y voient l'affichage d'une bonne volonté destiné à s'acheter une crédibilité auprès de l'opinion publique. En effet, en comparaison des investissements effectués chaque jour dans les infrastructures pétrolières et gazières, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Développer et produire des substances chimiques ou additifs pétroliers connus ou soupçonnés d'être des toxiques cancérigènes, mutagènes ou hormonaux, accélérer l'épuisement d'une ressource irremplaçable dont la combustion à l'échelle globale provoque des changements climatiques irréversibles, transformer brutalement des micro-économies agraires du monde sous-développé en complexes industriels polluants au service principalement du consommateur de l'hémisphère Nord, tout cela participe bien d'une toute autre logique.

Lors de l'invasion de l'Irak en 2003, l'industrie pétrolière nationale est confiée à des Irakiens, sous administration « civile » du général retraité Jay Garner. En fait, c'est un « Conseil pour l'industrie pétrolière irakienne » dirigé par l'ancien patron de Shell-USA et de la société d'ingénieurie Fluor Corporation, Philipp J. Carroll, qui prend les véritables décisions, à commencer par la révocation ou suspension des contrats signés par des compagnies russes, chinoises ou françaises [11].

Dans l'attente de la pénurie

Paradoxalement, ce fut un chercheur du laboratoire Shell de Houston, Texas, qui dans les années 50 prédit à l'aide d'une nouvelle technique que le déclin de la production domestique de pétrole des États-Unis interviendrait vers 1970. Théoricien malgré lui du déclin inéluctable de l'ère du pétrole, King Hubbert fut à l'époque considéré par beaucoup d'experts comme un illuminé. Pourtant, en 1971, la production entama un déclin qui se poursuit aujourd'hui alors que les États-Unis doivent importer 63 % du pétrole qu'ils consomment. Cette même méthode, appliquée à la production mondiale, a conduit des géologues indépendants à estimer que le pic absolu de la production mondiale aura lieu durant la décennie présente. Un autre tabou, celui de la surévaluation des réserves par les compagnies, dans le but d'appâter leurs investisseurs, vient d'être partiellement levé au début de l'année 2004 : il a été révélé que 20% des réserves « prouvées » de Shell, soit près de 4 milliards de barils, devaient être requalifiées en réserves « probables » [12]. Mais le débat médiatique a surtout porté sur la démission du président de la société, Philipp Watts, plutôt que sur les problèmes de fond.

La gestion de la compagnie anglo-néerlandaise échappe sans aucun doute aux deux grands États qui l'hébergent. Loin d'être apolitique comme le prétend sa direction, cette gestion est en elle-même une politique qui répond à des intérêts commerciaux, privés et transnationaux.


Arthur Lepic



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[1] Les sept sœurs, Anthony Sampson, éditions Alain Moreau, 1976

[2] Pour sauver la face, il est convenu de justifier cette décision au public en évoquant une historie d'amour. Pendant la Guerre mondiale, Edouard VIII devenu duc de Windsor, sera placé sous la garde des États-Unis aux Bahamas.

[3] « Unloveable Shell, the Goddess of Oil », Andy Rowell, The Guardian, 15 Novembre 1997

[4] Lobster n° 22, Who's who of appeasers, Octobre 91

[5] « Case Watch : Slave Labor at Royal/Dutch Shell Group »

[6] The Prize : The Epic Quest for Oil, Money, and Power, Daniel Yergin, 1992

[7] « UK North Sea oil production is collapsing », Jeremy Cresswell

[8] Extraits de l'ouvrage Riding the Dragon : « Two Different Worlds »

[9] Riding the Dragon, Jack Doyle, Environmental Health Fund, 2002

[10] Bibliothèque électronique : « Derrière chaque grande fortune se cache un crime - La France et Total complices de la tragédie birmane »

[11] Voir à ce sujet notre article « Le partage des marchés afghan et irakien »

[12] Les réserves « prouvées » sont commercialement viables à court terme alors que les réserves « probables » se situent dans une perspective d'exploitation plus floue et reculée dans le temps</span>



http://reseauvoltaire.net

Ce message a été modifié par Patience - 21 juin 2004 à 12:56.


#38 galileo

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Posté 19 juillet 2004 à 02:12

Je ne suis pas sûr si  ici  est le meilleur endroit pour placer cela, mais je voulais vous soumettre cette page de "Tintin en Amérique" (qui date d'environ 1930?)

Un détail qui m'étonne un peu:  Hergé qui prend le parti d'une minorité opprimée, à cette époque où son réflexe colonialisme était encore fort...

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#39 endromeda

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Posté 19 juillet 2004 à 04:01

Yeye, le Jeudi 13 Mai 2004, 18:31, dit :

Monter le prix de l'essence ne changera rien non plus à l'utilisation de l'automobile ou très peu, car ce n'est pas un luxe comme la cigarette: beaucoup de gens ont besoin de se déplacer pour aller bosser et il n'y AUCUNE autre solution actuellement disponible.

SNCF: toujours en grève et en retard
Transports en commun: souvent en grève, très cher et pas dispo la nuit.
Vélo, pieds, rollers: inapplicable sur des distances trop grandes.

La seule solution est de pousser, pousser encore, pour faire tomber les lobbies pétroliers qu'on a une chance de faire écrouler en révelant la vérité sur les énergies alternatives, les vraies.
"Hé oui.. il faut du pétrole pour faire fonctionner nos voitures.. même si ça pollue et que ça devient monstrueusement cher on n'a pas le choix, en plus c'est pas cool pour l'environnement!"

C'est ce que je me disais aussi avant.

Ce que je me dit maintenant c'est plutôt:

" Il faut du pétrole pour enrichir des gros pourrit de milliardaire qui rêveraient d'avoir encore quelques milliard en plus sur leur compte en banque pour combler leur gros (immmmense) vide intérieur"

Pourquoi ce gros changement de vision vous demandez-vous?

Simplement parce que les plans pour faire fonctionner un moteur à l'eau sont disponibles à qui les veut sur le net!
Un ami qui est un peu mécanicien à déjà fait le pas (comme beaucoup d'autre d'ailleurs) car avec l'augmentation constante des prix il n'avait pas le choix, c'était ça ou plu de voiture pour lui.. bien sure il a choisi de transformer ça voiture depuis un bon moment déjà et ça ne lui a vraiment presque rien coûté! il lui a juste fallu un pots en inox c'est tout! et ça fonctionne à merveille en plus il ne pollue plu et ne jette plu une petite fortune par la fenêtre pour toute ces grosses pourritures qui se moquent du sort des gens, de la pollution et par la même occasion de l'avenir de leurs propres enfants et petits enfants.

vous vous dites sûrement "si il y a un contrôle le mec y va être grave mal!" hé bien pas du tout! parce qu'il a choisi le système hybride qui autorise toujours l'essence normale..!! et même si il roule à l'eau (réservoir pour l'eau qu'il a installé dans son coffre) il y a toujours un peu d'essence dans son réservoir d'origine au cas ou! donc il ne risque vraiment rien sauf si il y a une fouille approfondie de ça voiture juste pour savoir si il roule à l'eau ou pas et franchement je n'ai encore jamais entendu parler de ça

Perso je n'ai pas de voiture mais si j'en avait une je n'hésiterais pas une secondes! (sur une voiture d'occaze! pas sur une BMW neuve à 30 000€ évidement! quoique je n'ai encore jamais entendu parler de problème mécanique du à ce système et la personne citée plu haut a transformé ça voiture il y a déjà 3 ans donc c'est quand même bien fiable)

Hé oui.. il faut parfois un peu chercher dans l'underground parce que si on attend toujours tout de notre gentille petite société bien vérolée qui ne tourne qu'au pot de vin.. on roulera à l'eau en 2193 quand il n'y aura plu de pétrole mais plu d'espoir non plu pour la planète

#40 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 19 juillet 2004 à 13:56

Citation

Simplement parce que les plans pour faire fonctionner un moteur à l'eau sont disponibles à qui les veut sur le net!

Peux-tu donner quelques liens stp ?

#41 Yeye

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Posté 19 juillet 2004 à 16:35

Je suis actuellement en train de restaurer un moulin hydraulique en Lorraine.
Lorsque la puissance hydraulique est devenue insuffisante, un moteur diesel fut adjoint à la turbine pour entrainer toutes les machines.

J'ai pour projet de rétrofitter ce moteur (d'environ 5 mètres de long) pour qu'il s'alimente à l'eau de rivière et produise de l'électricité.

J'aimerais inscrire cette machine dans le projet touristique (hotellerie) prévu pour le moulin et montrer à tous ceux que je pourrai, l'évidence du mensonge sur l'énergie.


Bien entendu, parler de combustion fait encore sourire beaucoup de "scientifiques" actuellement, car ils se réclament la plupart du temps d'un cartésianisme, qui n'en a que le nom : la première qualité d'un vrai scientifique est déjà de reconnaitre qu'il ne sait pas tout et que la science n'en est qu'à ses balbutiements!


Gardez l'espoir, faisons nous un monde beau!  :bravooo:

#42 endromeda

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Posté 21 juillet 2004 à 03:34

pierre_t, le Lundi 19 Juillet 2004, 14:03, dit :

Citation

Simplement parce que les plans pour faire fonctionner un moteur à l'eau sont disponibles à qui les veut sur le net!

Peux-tu donner quelques liens stp ?
Salut Pierre_t

voici un excellent site, tout y est pour faire fonctionner un moteur à l'eau du robinet.. ( c'est bien évidemment de l'hydrogène qui fait fonctionner ce type de système)
si le monde part en sucette d'ici peu on aura même plu besoin de se la jouer "Mad Max" pour un peu d'essence...

Juste un conseille: fais vite au cas ou ces plans et info disparaîtraient du web..!

http://moteuraeau.free.fr/index1.htm

A+