Les chrétiens sionistes (reportage)
#1
Posté 13 mai 2004 à 17:51
http://www.radio-can...1/chretiens.asp
Ensuite en discuter.
Les chrétiens sionistes
#2
Posté 13 mai 2004 à 19:29
http://www.lai-aib.o...object_id=17384
Soutien déterminé de la droite américaine a la politique israelienne
Parce que c'est la volonté de Dieu
INTERWIEV EXPRESS d'Albert de Pury, professeur à la faculté de théologie de l'Université de Genève. " Ce sont eux les premiers sionistes " Qui sont ces chrétiens évangéliques pro-Israël? C'est un courant protestant majoritairement américain - mais il est aussi présent en Suisse -, né au XIXe siècle en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Comme tous les protestants, ces fondamentalistes accordent une grande importance à l'Ancien Testament mais en font une lecture littéraliste. Ils n'admettent pas la critique historique des textes qu'ils lisent dans une perspective messianique et apocalyptique. Pour eux, les événements historiques sont à lire suivant un scénario qui mène à la fin des temps, sur laquelle le courant protestant majoritaire n'insiste pas. Pour lui, comme pour la majorité des juifs religieux, elle est dans les mains de Dieu.
Pourquoi un tel engagement?
Il faut savoir que ce sont eux, les premiers sionistes. Dès le 19e siècle, ils s'engagent, des années avant les sionistes juifs, pour la création d'un Etat d'Israël en Palestine. Ils sont certes émus par les souffrances du peuple juif, s'élèvent contre l'antijudaïsme chrétien, mais voyent surtout dans ce futur Etat la réinstauration de l'ancien Israël annoncée par des prophéties bibliques. Un homme politique britannique comme Lord Balfour (ndlr: sa Déclaration de 1917 prévoit l'établissement d'un foyer national juif en Palestine) appartenait à ce courant protestant. A la fin de l'Empire ottoman c'est souvent la Bible à la main que les frontières du Moyen-Orient ont été redessinées.
Quelles sont leurs relations avec les chrétiens arabes, en particulier les Palestiniens?
Ces mouvements n'ont aucune idée de ce que sont les Eglises d'Orient. On peut même parler de mépris. Cela crée des tensions au sein du protestantisme dont le courant majoritaire s'engage pour la création d'un Etat palestinien et une paix juste au Proche-Orient. Ces militants messianiques n'ont aucune notion des enjeux politiques réels sur le terrain. Pour eux, seule compte leur vision biblique qui les conduit à soutenir les positions israéliennes les plus extrémistes.
A.K.
Les évangliques conservateurs s'engagent résolument derriére le gouvernement d'Ariel Sharon. Désormais ce sont eux qui constituent le lobby pro-israelien le plus influent outre-Atlantique.
ANNE KAUFFMANN (24heures, le 5 juillet 2002)
"Dans la Genése 14-13-15 la Bible dit : L'Eternel dit à Abraham (...) Léve les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l'orient et l'occident; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours." (...) C'est à cet endroit (n.d.l.r.: Hebron) que Dieu est apparu à Abraham et lui a dit "je te donne cette terre", la Cisjordanie. Il ne s'agit nullement d'une bataille politique. Il s'agit d'un affrontement sur la question de savoir si oui ou non la parole de Dieu est vraie". Pour James Inhofe, un Républicain de l'Oklahoma, qui a tenu ses propos dans un discours au Sénat en mars dernier, la réponse ne fait évidemment aucun doute.
James Inhofe fait partie des nombreux hommes et femmes politiques américains ultra-conservateurs et religieux qui exhortent le président Bush à soutenir sans restrictions la position israelienne dans le conflit du Proche-Orient. Le plus influent d'entre eux, le Texan Tom DeLay, 55 ans, le chef de la majorité républicaine au Sénat, a d'ailleurs été acclamé ce printemps à la convention de l'AIPAC American Israeli Public Affairs Committe), jusqu'ici le lobby pro-israelien le plus puissant des Etats-Unis.
Républicains sous influence
Comme la plupart de ces supporters inconditionnels d'Israel, Tom DeLay, un Baptiste évanglique fervent qui a redécouvert Jésus à 38 ans, bénéficie du soutien de la "Christian Coalition". Cette organisation, fondée en 1989 par le télévangliste Pat Robertson, revendique prés de 2 millions d'adhérents, protestants pour la plupart, et pése de tout son poids conservateur sur le parti républicain et l'actuel gouvernement où ses vues trouvent un écho certain, notamment auprés du trés religieux ministre de la Justice, John Ashcroft (Je n'ai d'autres roi que Jésus, avait-t-il déclaré). Dans certains Etats disputés, c'est elle qui a fait pencher la balance en faveur de George Bush à la derniére présidentielle.
Visite Ariel Sharon
La "Christian Coalition" s'oppose aux démantlement des colonies israeliennes en "Terre biblique", et refuse la création d'un Etat palestinien. Des positions partagées par d'autres mouvements issus de la mouvance évangélique conservatrice - en plein essor aux Etats-Unis - qui multiplient les actions de soutien: manifestations, priéres collectives dans les Eglises, campagnes de mails envers les élus, pétitions, voyages en Israel. C'est ainsi que Gary Bauer, qui préside une puissante organisation américaine de défense de la famille, a rencontré le lac Ariel Sharon, mardi dernier, pendant une heure à Jrusalem. Il lui a remis une lettre de soutien à Israel signée par plusieurs prédicateurs évanglistes, dont Jerry Falwell, le pére de la "Majorité morale" des années Reagan.
C'est avec l'arrivée au pouvoir du Likoud (droite) en 1977 qu'Israel a commencé à tisser des liens avec le courant chrétien évanglique conservateur américain qui rassemblerait quelque 40 millions de fidéles. Quand il était ambassadeur à Washington, Benyamin Netanyahou, par exemple, rencontrait fréquement des télévanglistes comme Pat Robertson. En avril dernier, au cours d'un voyage aux Etats-Unis, il n'a d'ailleurs pas manqué de rendre visite ces alliés déterminés.
Réticences dans la communauté juive
La communauté juive américaine, pourtant, n'est pas unanime à se féliciter de ce soutien. Même si, d'un point de vue stratégique, certains lobbyistes pro-israeliens s'en félicitent. En politique intérieure, en effet, tout sépare son courant libéral -majoritaire - et ces chrétiens conservateurs qui soutiennent la peine de mort, militent pour la priére à l'école, sont des adversaires résolus de l'avortement et du moindre droit accordé aux homosexuels.
Juste aprés le 11 septembre, Jerry Falwell, n'a d'ailleurs pas hésité à déclarer dans une émission du réseau de télévisions de Pat Roberston que Dieu avait permis que l'Amérique soit frappée parce qu'elle se détournait de Lui. "Jerry, je ressens la même chose", avait acquiescé le fondateur de la "Christian Coalition".
"Politique étrangre apocalyptique"
La réticence de nombreux juifs américains - et aussi d'Israeliens - s'explique aussi par des motifs religieux. La plupart de ces fondamentalistes sont convaincus que la fin des temps approche. Ils croyent au retour prochain de Jésus sur terre et qu'alors "les Juifs reconnaîtront leur Dieu".
Dans cette vision du monde "Israel ne doit faire aucune concession, car cela contrecarrerait (leur) vision prophétique, analyse Gershom Gorenberg dans le magazine israelien The Jerusalem Report. C'est de la politique étrangére apocalyptique, dénonce-t-il. Il s'agit là de soutenir Israel non par pour le bien de vies juives, mais pour hâter la fin des Temps et, en passant, convertir les Juifs."
La vache qui fait peur
prophétie Elle hâterait la reconstruction du Temple.
L'Etat d'Israel est devenu réalité. Jérusalem tout entiére est sous juridication juive. Des juifs du monde entier retournent au "pays de Canaan", un mouvement que des groupes évangliques soutiennent financiérement. Selon la feuille de route des prophéties bibliques, il ne manque plus que la reconstruction du Temple juif à Jérusalem - là où s'élévent aujourd'hui les mosquées d'Omar et d'El Aksa- pour qu'on entre dans la fin des temps.
Dans ce scénario, certains fondamentalistes protestants et de petits groupes religieux juifs attribuent un rôle de premier plan à une vache qui doit être entiérement rousse du museau au bout de la queue et naître en Israel. Selon l'Ancien Testament, seules les cendres de cet animal permettront la purification préalable à la reconstruction du Temple.
Parmi ceux qui tentent de concrétiser cette prophétie, figure un leveur du Mississippi qui est galement prédicateur pentectiste. Dans les années 90, il a convaincu le Département de l'agriculture et du commerce de son Etat de transmettre ses offres à Israel pour du "bétail de race Red Angus (...) convenant aux sacrifices de l'Ancien Testament (...)". Mais il manque encore d'argent pour affréter les deux 747 qui transporteraient des centaines de vaches portantes en Israel. D'autres fondamentalistes misent sur le clonage...
Ces initiatives font frissonner une grande majorité d'Israeliens. Pour certains extrêmistes - juifs ou protestants- ce serait, en effet, le signe que le moment est venu de détruire les mosquées pour faire place au Temple. L'alerte a retenti en 1996 avec la naissance de "Melody" dans la ferme d'une école religieuse juive prés de Haifa. Le journal Ha'aretz lui a consacré un éditorial et appelé à sa destruction immédiate estimant que son "potentiel de destruction" dépassait de loin "celui d'une bombe terroriste". Le danger a été écarté, la queue de "Melody" a viré au blanc. Mais, ce printemps, la naissance d'une nouvelle vache rousse a été annoncée sur des sites évangliques américains.
A.K.
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Etats-Unis - Israël: une affaire de famille
L'Alliance éternelle pour la guerre perpétuelle 11/09/2002
Les commémorations du 11 septembre auront eu l'occasion, pour le couple américano-israelien, de réaffirmer l'Alliance éternelle qui unit les deux pays dans leur pseudo lutte contre le terrorisme: même vision du monde, même objectifs de guerre. En préambule, une perle du général Sharon : Nous, en Israel, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siécle (11/09/2002) Le président américain George W. Bush méne la lutte contre le mal et le terrorisme pour préserver les valeurs démocratiques. Nous, en Israel, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siécle, a déclaré le premier ministre israelien lors des commémorations du 11 septembre. Pour un état crée en 1948 et qui occupe illégalement depuis 35 ans des territoires palestiniens soumis à la violence, l'oppression et l'apartheid, il fallait oser... A bas la pensée unique Puis c'est le couplet sur l'axe du Mal, version Sharon, avec, en préambule, une vibrante déclaration d'allgeance: Nous sommes aux côtés des Américains. Nous n'oublierons pas. C'est notre devoir historique, c'est notre devoir pour la vie et pour les générations futures(...) Tout le monde éclairé comprend qu'il n'y a pas de bon et de mauvais terrorisme, et que le terrorisme de Ben Laden, du Hamas, du Tanzim (organisations palestiniennes), du Hezbollah (chiite libanais), de Saddam Hussein et de l'Iran, tous font partie du même axe du Mal qui menace la paix et la stabilité du monde. Dans la foulée, le premier ministre a alors accusé l'Iran, l'Irak et la Libye de soutenir le terrorisme et de vouloir se doter de l'arme nucléaire, reprenant ainsi à son compte la réthorique guerriére de W. Bush dans son discours sur l'Etat de l'Union de janvier 2002. En écho, Bush Jr. a évidemment renouvelé quant à lui, Washington, sa promesse de gagner à tout prix, et surtout celui du sang irakien, sa guerre contre le terrorisme: Nous renouvelons notre engagement de gagner la guerre qui a commencé ici, a notamment déclaré le président étatsunien, ajoutant que les attentats perpétrés avaient déclenché la premire grande lutte du nouveau siécle. Et que bien sûr malgré les progrés réalisés dans la lutte contre Al-Qaida, beaucoup de choses restent à faire. A noter que la notion de premire grande lutte du nouveau siécle avait déjà été développé récemment par... Ehud Barak, l'ancien premier ministre isralien, en juillet dernier: Le premier chapitre de la guerre, l'Afghanistan, s'achéve. L'étape suivante, c'est l'Irak, et ensuite l'Iran. Nous devons gagner la premire guerre mondiale du XXIe siécle. Ce ne sera pas une simple guerre. Ce sera un marathon. (AFP, Sofia, 11 juillet 2002). Dans l'ordre nous avons donc Sharon qui plagie Bush et Bush qui plagie Barak. On tourne un peu en rond, non?(publié dans 24 heures du 12/04/2002)
Depuis 1948, les Etats-Unis et Israel ont lentement tissé un réseau de liens de plus en plus serrés. Le couple se crée en 1948, avec la naissance de l'ONU et de l'Etat d'Israel, soutenue par les Etats-Unis. " C'était essentiellement un geste moral: les blessures de l'Holocauste et le respect pour la communaut juive américaine ", explique Leon Hadar, spécialiste du Proche-Orient au Cato Institute, un think tank washingtonnien. En 1956, le vent se léve. Lors de la crise de Suez, le président Eisenhower fait pression sur Israel et ses alliés francais et britanniques pour se retirer du Sinai. Succés.Cependant, le retrait progressif des Européens du Moyen-Orient laisse un vide, qui, en pleine guerre froide, ne peut pas aux yeux des Etats-Unis être comblé par l'Union soviétique. A l'obligation morale, s'ajoute l'intérêt géostratégique: l'URSS se rapprochant des pays arabes, les Etats-Unis placent leurs pions en Israel. La guerre du Kippour en 1973, donne un nouveau coup d'accélérateur à l'aide américaine: menacé dans son existence, Israel ne doit pas tomber, estiment les Etats-Unis. L'alliance est scellée.
40 milliards de dons
L'afflux de dollars va croissant. Jusqu'en 1965, les montants restent modestes: 63 millions de dollars par an, dont 95% de soutien économique. En 1971, l'aide américaine atteint 2 milliards de dollars dont les deux tiers en assistance militaire. Aujourd'hui, elle avoisine les 3 milliards de dollars, dont 2 milliards pour les besoins militaires. D'ici 2008, l'aide économique devrait tomber à zéro tandis que l'aide militaire grimpera autour des 2,4 milliards. Parallélement, les Etats-Unis ont transformé 40 milliards de dollars de dettes en dons.
L'ombre des Etats-Unis est aussi la meilleure arme de dissuasion israelienne: " Sans les Etats-Unis, Israel n'est rien ", assure Leon Hadar. Inversement, la guerre contre le terrorisme renforce l'importance d'Israel pour les Etats-Unis. Et Washington, les intérêts d'Israel sont défendus par le lobby pro-Israelien.
Puissant lobby
Le Comité israelo-américain pour les affaires publiques (AIPAC) est ainsi le lobby non américain le plus puissant des Etats-Unis. Aux idées conservatrices, il a dés le premier jour affirmé son soutien à Ariel Sharon et plaide pour une pression accrue sur Arafat tout en laissant le Premier ministre tranquille. Politique qui a été suivie par le gouvernement américain jusqu'à la semaine derniére. La communauté juive américaine, qui a voté à 80% démocrate en 2000, se dit d'ailleurs " agréablement surprise " par la politique de Bush en général.
Washington / Anne-Muriel Brouet
Israel, plus gros bénéficiaire de l'aide américaine
Selon une dépéche 'AFP du 21 avril 2002, Israel a été depuis 1976 le principal bénéficiaire de l'aide étrangére annuelle des Etats-Unis et a été le pays ayant reu l'assistance cumulée la plus importante de Washington depuis la Deuxiéme guerre mondiale, selon un rapport publié dimanche par le service de recherches du Congrés.Pour l'année budgétaire en cours, l'administration du président George W. Bush a demandée 2,04 milliards de dollars en aide militaire, 720 millions en assistance économique et 60 millions pour l'installation des immigrants, précise ce rapport. Depuis un accord de 1983, Les Etats-Unis et Israel collaborent dans diffrents secteurs militaires, avec des manoeuvres communes ou la mise au point d'armes.
Washington a ainsi fourni à Israel 625 millions de dollars pour développer et déployer le missile anti-missile Arrow, 1,3 milliard pour la mise au point de l'avion Lavi, 200 millions pour construire le char d'assaut Merkava et 130 millions de dollars pour raliser un systéme laser anti-missile, note l'étude du Congrés.
Les Etats-Unis sont également le premier partenaire économique d'Israel. En l'an 2000, les échanges entre les deux pays ont totalisé quelques 20,8 milliards de dollars, selon les statistiques américaines.
Les principales exportations américaines vers Israel consistent en matériel électronique, piéces d'avions et autres équipements militaires, bl et automobiles. De son côté, l'Etat hébreu exporte notamment vers les Etats-Unis des diamants, des bijoux, des circuits intgrés et des équipements de télécommunications.
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Nomination US d'un proche de la Christian coalition en charge du dossier israëlo-palestinien
Fin novembre 2002, Bush Jr. a demandé à Elliott Abrams de s'occuper du dossier israëlo-palestinien. Elliott Abrams? Partisan depuis des années de l'éviction de Yasser Arafat, le nouveau directeur pour les affaires proche-orientales au Conseil de sécurité nationale est connu pour avoir recommandé aux juifs américains de s'allier à la droite chrtienne évanglique, une mouvance emmenée par la Christian Coalition qui s'oppose à la cration d'un Etat palestinien. Avec la nomination d'Abrams, le message est clair. La Maison-Blanche charge un farouche adversaire des Accords d'Oslo de mettre en pratique la théorie du "un territoire, deux Etats" prônée par Bush. Elliott Abrams, c'est également un sulfureux passé. Au début des années 1980, il était l'un des leaders de l'engagement américain en Amérique centrale pour combattre les courants marxistes. Lui qui se décrivait comme le "gladiateur" de Reagan dans la région a d'ailleurs été condamné, en 1991, pour son implication dans l'affaire de l'Iran-contra. Ne reconnaissant pas la victoire des sandinistes lors des élections de 1984 au Nicaragua, les Etats-Unis avaient financé les mouvements contre-révolutionnaires (contras) en vendant des armes à l'Iran. Abrams, qui y avait activement participé, a admis avoir trompé le Congrés sur cette affaire. Peu aprés sa condamnation, il a été gracié par George Bush Sr. Aujourd'hui, Abrams cotoie du côté de la Maison-Blanche d'autres acteurs de ces sombres années, dont John Negroponte, ambassadeur américain à l'ONU. (source: 24heures / J.-C. De.)
Délires apocalyptiques 24/10/2002
Toujours ces fameux intégristes US qui rêvent d'un Armageddon. Et le point de vue sur le sujet de de defensa.org. Un autre article traitant de l'obsession de Bush pour Armageddon, et une autre briquette sur le sujet.
- Les intégristes US prêchent pour Israël 11/10/2002
Entre 2000 et 3000 chrétiens fondamentalistes s'étaient donné rendez-vous vendredi à Washington, à l'appel de la Christian Coalition, pour apporter leur soutien Israël et combattre la décadence qui menace l'Amérique. Pour l'occasion, de nombreux représentants du Parti républicain ont fait le déplacement, à commencer par le président Bush, qui a fait un bref passage en début de matinée. A quatre semaines des élections pour le renouvellement du Congrés, les conservateurs comptent notamment sur la Christian Coalition, mouvement qui revendique aujourd'hui deux millions de membres, pour tenter de reprendre le contrôle du Sénat. "Vous êtes une armée de deux millions de personnes et nous dépendons de vous, car nous avons une révolution à faire! Dieu vous bénira pour ça! a ainsi proclamé le sénateur républicain de l'Oklahoma, Jim Inhofe. Parmi les figures de proue de la Christian Coalition, on trouve notamment J.C. Watts, Représentant républicain de l'Oklahoma, qui a cité jeudi saint Augustin pour expliquer pourquoi il avait voté en faveur de la résolution autorisant le président Bush à user de la force en Irak, et Tom DeLay, numéro trois des conservateurs de la Chambre basse. Ce dernier a exprimé un vigoureux soutien à Israël, tout comme son collégue du Missouri Roy Blunt: "Que l'on attaque Tel-Aviv ou New York, cela ne fait pas de diffrence, a clamé ce dernier. Nous devons défendre notre liberté, car nous avons les meilleures idées." (source: 24heures du 12-13/10)
Rappelons qu'aux Etats-Unis, le courant chrétien évanglique conservateur rassemblerait quelque 40 millions de fidéles qui vivent leur foi dans une perspective apocalyptique. Selon une prophétie de la Bible, qu'ils lisent littéralement, la reconstruction du Temple juif à Jérusalem annoncerait la fin des temps et le retour du messie sur terre. Seul hic, pour reconstruire le temple en question, il faudrait d'abord raser les mosques d'Omar et d'al-Aqsa, troisiéme lieu saint de l'Islam, qui occupent aujourd'hui son ancien emplacement... Le Dôme du Rocher, ou Mosquée d'Omar, a été édifiée en 691 au centre du lieu correspondant à l'esplanade de l'ancien Temple juif. La Mosquée Al-Aqsa a ensuite été construite en 715 sur ce même parvis.
Au fait, pourquoi la mosquée d'Al-Aqsa, joyau de l'architecture arabe, n'est-elle toujours pas inscrite au patrimoine de l'Humanité de l'Unesco d'aprés vous?
- Rallonge US de 200 millions à l'effort de guerre israëlien 24/07/2002
L'effort de guerre israëlien vient de recevoir une rallonge de Washington sous la forme d'une enveloppe de 200 millions de dollars votée mercredi 24 juillet 2002 par la chambre des reprsentants au titre de la "lutte antiterroriste". Les Palestiniens se sont vu octroyer, eux, 50 millions, au titre d'"aide humanitaire". On appréciera le cynisme du distinguo.
Sources :
http://www.entrefilets.com/index.htm
#3
Posté 13 mai 2004 à 19:41
#4
Posté 13 mai 2004 à 19:43
Article daté du 17/12/2002
Une délégation de la "Christian Coalition of America" en Israël
Le récent voyage en Israël d'une délégation de la Coalition chrétienne américaine illustre la convergence entre cette organisation messianique conservatrice et les ultranationalistes israéliens.
Kippa sur la tête, Michael Brown insère dans un interstice du mur des Lamentations un papier sur lequel, conformément à la tradition juive, il a écrit un vœu. La suite est plus inattendue : front contre pierre, il entame une prière. "Merci Jésus, merci Seigneur." Chef du lobby officiel de la Christian Coalition of America (Coalition chrétienne américaine - CCA), M. Brown semble au comble de l'émotion. Le temps de quelques photos devant le saint des saints du judaïsme et, déjà, le guide israélien appelle. Le lobbyiste, la nouvelle présidente de la CCA, Roberta Combs, et cinq autres de ses dirigeants, invités du ministère israélien du tourisme, pressent le pas. La journée est encore longue.
La Coalition chrétienne est la plus grande organisation de la droite conservatrice américaine. Fondée en 1989 par le prédicateur Pat Robertson, elle réunit 2 millions de membres et toucherait 18 millions de sympathisants, pour la plupart des évangélistes baptistes et pentecôtistes. Elle mène campagne pour le retour de la prière à l'école, contre l'avortement, les homosexuels, les "papistes", épiscopaliens, presbytériens, "humanistes laïques" et autres représentants de "l'esprit de l'Antéchrist", dixit Robertson. Désormais, il faut ajouter à la liste le soutien inconditionnel à Israël, plus précisément à sa fraction politique la plus nationaliste.
"Roberta Combs, vante Ronn Torossian, directeur de la communication de la CCA, est très puissante. Lorsqu'elle appelle Bush, il la rappelle au plus tard le lendemain." Le 11 octobre, le président américain a envoyé un chaleureux message vidéo à sa convention nationale. En Israël, Roberta ne cessera d'évoquer son "ami George Bush".
Quatre jours durant, du 18 au 21 novembre, la délégation va visiter quelques Lieux saints chrétiens et juifs et, surtout, rencontrer une série de personnalités religieuses et ultranationalistes israéliennes. Pour la plupart, ses interlocuteurs seront issus des deux mouvances du Grand Israël les plus idéologiquement structurées : ceux originaires du Betar, le noyau dur du Likoud au pouvoir, et les adeptes de l'école rabbinique Merkaz HaRav, pour qui la création d'Israël, en 1948, constitue le début de la rédemption juive, et la conquête des territoires palestiniens en 1967 le signe annonciateur de l'avènement du Messie.
Premier jour. Réception chez le ministre du logement Nathan Chtcharanski. "La guerre ici n'est pas entre Juifs et Arabes, mais entre la liberté et l'esclavage, le Bien et le Mal. Il y a un accord entre les dirigeants européens et les terroristes pour nous faire évacuer les implantations. Nos colons défendent nos valeurs communes. Vous êtes nos meilleurs alliés. Il y a tant d'anti-Israéliens et de judéophobes dans le monde." Brown : "Nous, chrétiens, comprenons que la défense d'Israël est l'affaire de tous." Départ pour le mur des Lamentations. D'en bas, on aperçoit l'esplanade des Mosquées, qui surplombe le mont du Temple. Allan Marks, le guide israélien : "Jérusalem n'apparaît nulle part dans le Coran. Ici, les musulmans se sont approprié un lieu saint juif." Devant la via Dolorosa, Michelle Ammons, de la CCA, jette des regards inquiets. "Ces gens, là, ils sont tous musulmans ?"
A la yéshiva (école talmudique) Beit Orot, du rabbin et député Benny Elon, chef du parti Moledet (Patrie), qui prône le "transfert" des Palestiniens hors du Grand Israël, la réception est exceptionnellement chaleureuse. "Les Arabes veulent chasser les juifs et les chrétiens de Jérusalem", explique un dirigeant. L'assimilation Arabe-musulman sera, quatre jours durant, entretenue par les interlocuteurs israéliens, comme s'il n'existait pas d'Arabes palestiniens chrétiens. "Exigez de Bush qu'il applique l'American Embassy Act", demande encore ce responsable. Cette décision du Congrès de 1995, prônant le déplacement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, n'a jamais été appliquée. "Notre représentant à la Chambre, Jim Sexton, va s'y employer", promet James Backlin, directeur juridique de la CCA.
Le soir, dîner avec Elie Cohen, chef de l'association parlementaire Terre d'Israël, qui regroupe des députés de tous partis opposés à la moindre évacuation de territoire palestinien. Après l'embuscade qui a coûté la vie à neuf soldats et trois membres de la sécurité des colons à Hébron, Ariel Sharon a annoncé son plan : débarrasser la route des Fidèles, où vivent éparpillés 400 à 500 colons, de ses habitants palestiniens. Une route, "c'est insuffisant ; toute la zone H2 doit devenir juive", dit Cohen. Dans cette zone, sous absolu contrôle israélien, résident 20 000 Palestiniens.
Hébron constitue le gros de la deuxième journée. Quatre heures durant, les délégués chrétiens déambulent en zone H2, mise sous couvre-feu intégral, hormis pour les colons. Derrière leurs fenêtres, on aperçoit, furtivement, ces Palestiniens confinés dans leurs appartements. Porte-parole des colons, David Wilder - qui dirige aussi le Hebron Fund - montre l'endroit où, trois jours avant, a eu lieu l'attaque palestinienne. "Des barbares", s'indigne Jim Backlin. "Depuis qu'Abraham a acheté ce lieu parce qu'il y a découvert les tombes d'Adam et Eve, explique Wilder au caveau des Patriarches, il appartient aux juifs. Et les musulmans y ont fait une mosquée !"
Benny Katzover, maire de la colonie limitrophe de Kyriat Arba, appelle la CCA à se mobiliser : "Actionnez vos députés, vos sénateurs. Nous en avons marre des pressions américaines. Sans elles, l'armée aurait détruit ici toutes les maisons des terroristes." Noam Arnon, chef de la communauté juive d'Hébron : "J'ai dit bien avant le 11 septembre que la troisième guerre mondiale a commencé ici. Nous, colons, sommes le front avancé du monde libre face au terrorisme. Ici, le défi de la culture occidentale est de ne pas reculer." Roberta Combs : "Vous êtes nos héros. Ne lâchez jamais."
Troisième jour. Petit déjeuner avec Ouzi Landau, ministre de la sécurité intérieure. Roberta Combs : "Pourquoi juifs et chrétiens sont-ils empêchés d'aller sur le mont du Temple [esplanade des mosquées pour les musulmans], plus haut lieu de notre patrimoine commun ?" Le ministre explique que le problème est délicat, l'Intifada ayant précisément éclaté après la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées. Mais, dit-il, "après la prochaine guerre du Golfe, ce sera certainement possible". Un autre rendez-vous, avec Shimon Pérès, est annulé. "Ce Pérès, j'aurais dû le rencontrer ?" demande Roberta. "C'est l'homme de l'accord d'Oslo avec Arafat, un libéral", explique le guide israélien. "Quelqu'un comme Bob Kennedy, ou Clinton ?", s'enquiert, d'une moue dégoûtée, Michelle Ammons.
Que savent ces chrétiens de l'Israël réel, de son histoire, de sa complexité ? Parfois, l'absurdité surgit à l'improviste. Comme lors d'une halte dans la colonie de Shilo, entre Ramallah et Naplouse. L'hôte, Yisraël Medad, rappelle qu'ici eut lieu, selon la Bible, une bataille entre Hébreux et Philistins. Michelle Ammons, surprise : "Une bataille ? Les Philistins n'étaient-ils pas juifs ?"
L'hôte, stupéfait : "Madame, c'étaient nos ennemis !"
Ammons : "Ah ! Comme les Palestiniens ?"
L'hôte : "Oui, mais la Bible parle de Philistins."
Ammons : "Et de quelle culture étaient-ils, à l'origine : juive, chrétienne ou musulmane ?"
L'hôte, horrifié : "Madame, à l'époque, nous seuls étions monothéistes, tous les autres étaient païens."
Ammons : "Ça alors ! Et moi qui ai toujours cru que les Philistins étaient juifs..."
L'Américaine confond-elle les Philistins de l'Ancien Testament et les pharisiens du Nouveau ? Ou s'agit-il d'une plus profonde ignorance ? Souvent, les évangélistes ne savent de la Bible que les seuls passages - Genèse, Josué, Isaïe, Ezéchiel... - utiles à leur vision millénariste.
Comment expliquer la convergence entre ces chrétiens conservateurs et ces ultras israéliens ? Du côté américain, l'alliance est, d'abord, spirituelle. Les évangélistes croient en la "seconde venue" du Christ, qui inaugurera le "royaume millénaire" de Dieu sur Terre. Cette vision de l'Apocalypse, dite "dispensionnaliste", se fonde sur une lecture des Ecritures dans laquelle les juifs sont investis d'une mission sacrée : rétablir le "royaume de David" en Terre sainte et "reconstruire le Temple", conditions requises pour l'affrontement final entre le Messie et l'Antéchrist. Alors, après sept années de "tribulations" ("guerres, épidémies, tremblements de terre..."), au cours desquelles deux tiers des juifs tomberont en "martyrs", le dernier tiers reconnaîtra en Jésus, revenu une seconde fois, le vrai Sauveur. Convertis, ils trouveront leur place immédiatement à la droite du Christ. Ces temps sont-ils proches ? Pat Robertson (72 ans) a énoncé sa conviction : "J'espère fermement être encore en vie lorsque Jésus reviendra sur terre."
Les juifs pieux pourraient nourrir quelques craintes devant cette vision. Car enfin, dit Gershom Gorenberg, juif religieux auteur du livre The End of Days (La Fin des temps), "la conception évangélique est une pièce en cinq actes où les juifs disparaissent au quatrième". Le pasteur Brown se veut rassurant : "Certains nous soupçonnent d'avancer masqués. Mais nous ne faisons pas de prosélytisme chez les juifs." Qu'en dit Benny Elon, son plus proche associé en Israël ? "Avec ces chrétiens-là, nous avons une langue commune : les Patriarches, la Bible, le Temple. Avec les musulmans, aucune. L'antisémitisme moderne s'est déplacé du catholicisme vers le monde arabo-musulman. C'est à Jénine, au Caire, à Téhéran qu'on entend le plus "Mort aux juifs". Quel est le ghetto le plus menacé au monde, désormais ? Israël ! Notre alliance avec la Coalition chrétienne américaine est bien plus naturelle que celle des gauchistes européens avec les islamistes."
Le rabbin Elon convient cependant que sa vision est exactement inverse à celle de la CCA : "Quand le Messie viendra, dit-il, les chrétiens comprendront leur erreur." Chaque partenaire tient ainsi l'autre par la barbichette, certain d'être, à la fin de l'histoire, le bénéficiaire d'une coopération qui, en attendant, se nourrit de motifs plus temporels. Roberta Combs : "Nous avons toujours soutenu Israël. Mais le 11 septembre a tout changé. Depuis, face au terrorisme, nous sommes frères par le sang versé."
La CCA est la plus connue d'une kyrielle d'organisations messianiques protestantes qui soutiennent la droite dure israélienne. Ehoud Olmert, maire de Jérusalem, "dur" du Likoud, était l'invité d'honneur de sa convention, en octobre à Washington. "Dieu est avec nous, vous êtes avec nous", a-t-il lancé aux délégués, dont certains brandissaient des panneaux "Dites non à un Etat Palestinien !" Ariel Sharon, en septembre, a été ovationné par 4 000 évangélistes, venus des cinq continents célébrer la fête des Tabernacles (fête juive de Soukkot), à l'appel de l'ambassade internationale chrétienne de Jérusalem, une association qui dit "travailler avec l'Agence juive" (l'organisme qui gère l'émigration vers Israël). Aux Etats-Unis, Stand for Israel, créé par le rabbin Eckstein et l'ancien vice-président de la Coalition chrétienne, Ralph Reed Jr, a réuni, le 20 octobre, 5 millions de fidèles pour un "jour de prières et de solidarité avec Israël". Sharon leur écrivit : "Ce soutien des chrétiens américains est un grand encouragement pour moi, mon gouvernement et, par-dessus tout, le peuple israélien." Les Christian Friends of Israeli Communities, eux, récoltent directement des fonds pour les colonies israéliennes.
Historiquement, les juifs américains sont majoritairement démocrates. Beaucoup restent très méfiants quant à la nature de l'amour porté à Israël par la CCA. Certains prédicateurs, dans le passé, n'ont-ils pas tenu des propos antisémites ? Mais le courant néoconservateur tend à devenir prédominant dans les organes de la communauté juive, et, sur fond de conflit israélo-palestinien, ses affinités avec la droite américaine, y compris religieuse, sont désormais publiques.
Les liens de la CCA avec les ultranationalistes israéliens sont si forts que son directeur de la communication, Ronn Torossian, sympathique au demeurant, est... américano-israélien. Il a travaillé avec Irwin Moskowitz, milliardaire de Floride qui finance les cercles activistes israéliens à Jérusalem-Est. "Dans beaucoup d'endroits où la Coalition est active, vous trouverez à côté des gens du Betar",glisse Torossian. Au-delà du lobbying politique, la CCA finance-t-elle les ultranationalistes israéliens ? Roberta Combs : "A aucun moment mes interlocuteurs ne me l'ont demandé." Le rabbin "transfériste" Elon : "La Coalition chrétienne aide peut-être certaines implantations. Mais pas mon parti. Je ramasse des millions de dollars dans la diaspora juive, je n'ai pas besoin d'elle."
Durant son périple israélien, la délégation a eu une entrevue discrète avec Haïm Silberstein, vice-président d'Uvneh Yerushalayim. Cette association a pour objet d'obtenir l'expropriation de Palestiniens de Jérusalem-Est qui, selon elle, y "habitent illégalement". Et aussi d'acheter des terrains ou des maisons appartenant à des Palestiniens désireux, volontairement ou las d'être harcelés par les amis de M.Silberstein, de quitter la ville.
Sylvain Cypel
Benjamin Pestieau
Source:
http://www.anti-impe...p?language_id=1
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Voici un autre texte tout aussi interressant :
«Israël, c'est le peuple de Dieu»
Interview de Christian Waber, conseiller national bernois de l'UDF, qui soutient les promoteurs de la pétition.
Qu'allez-vous dire à Joseph Deiss ?
Tout d'abord que nous sommes ravis qu'il nous ouvre sa porte. Ce n'est pas une démarche évidente. Ensuite, nous voulons l'engager à rééquilibrer la politique suisse dans ce dossier. Berne doit pas seulement écouter la partie palestinienne et il faut mieux surveiller comment l'argent de la coopération suisse est utilisé par les Palestiniens. Nous voulons surtout le sensibiliser au fait qu'Israël ce n'est pas seulement un Etat comme les autres. Israël c'est aussi le peuple de Dieu qui doit être protégé.
Est-ce que c'est aussi la position de votre parti ?
Absolument. l'UDF est un parti basé sur les valeurs chrétiennes, sur la Bible. Notre programme d'action 1999-2003 consacre d'ailleurs un chapitre à Israël. Nous nous y engageons à agir afin que la Suisse défende les intérêts de l'Etat d'Israël et du peuple juif. Nous demandons aussi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale indivisible d'Israël.
Que pensez-vous de la création d'un futur Etat palestinien ?
Nous ne sommes pas opposés à la création d'un tel Etat, mais il ne doit en aucun cas se faire sur la terre biblique d'Israël. Dans la région, il y a assez d'espace dans des pays comme l'Egypte, la Jordanie, la Syrie ou l'Irak. Seul le Liban est déjà trop peuplé.
Que faites-vous des résolutions de l'ONU et des négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne qui stipulent que l'Etat palestinien naîtra dans les territoires occupés ?
Juridiquement, bien sûr, l'Etat d'Israël doit respecter de droit international, mais derrière tout ce qui se passe sur terre, il y a Dieu. Et Dieu a un plan qui est en train de s'accomplir.
A. K.
La droite chrétienne affûte ses armes aux Etats-Unis Grande manifestation de soutien à Israël en octobre à Washington.
En route pour la victoire 2002. Le slogan de la droite chrétienne américaine pour son grand rassemblement Washington, les 11 et 12 octobre prochains, ne laisse guére de place au doute. Emmenée par la Christian Coalition, un mouvement crée en 1989 par le télé-évangéliste Pat Robertson, cette droite évangélique a un combat à gagner. Parmi ses chevaux de bataille, on retrouve la lutte contre l'avortement, l'abstinence sexuelle avant le mariage mais, également, le soutien indéfectible à Israël. Le 11 octobre, la Christian coalition, qui revendique 2 millions d'adhérents, organise d'ailleurs une manifestation à ce propos à proximité de la Maison-Blanche. Cet engagement des fondamentalistes chrétiens américains en faveur d'Israël s'explique par leur conviction que la fin des temps approche et que Jésus va bientôt revenir sur terre. Dans cette vision soutenue par les parlementaires républicains Tom DeLay et JC Watts, parrains du rassemblement de Washington, pas de place pour des concessions israëliennes et encore moins pour un Etat palestinien non mentionné dans les prophéties bibliques.
Bush et Netanyahou
Parmi les orateurs invités les 11 et 12 octobre, le président George Bush est à la tête d'une liste qui compte de nombreux républicains du Congrés et des figures de la droite israëlienne, comme l'ancien premier ministre Benyamin Netanyahou. Pas de trace officielle en revanche de John Ashcroft, ministre de la Justice, et relais convaincu de la droite chrétienne au sein de l'administration Bush. Dans son autobiographie On my honour (Sur mon honneur), Ashcroft crit notamment que "le verdict de l'histoire est inconséquent, seul compte le verdict de l'éternité. L'influence de la droite chrétienne grandit d'ailleurs au sein de l'administration Bush. Dernier exemple: il y a une semaine, la Maison-Blanche a propos de nommer Michael McConnell, un professeur de droite conservateur de l'Utah, la Cour fédérale d'appel de Denver. McConnell est non seulement un adversaire féroce de l'avortement, mais trouve également qu'on insiste trop sur la séparation entre Eglise et Etat.
J.-C. De
Des chrétiens fondamentalistes suisses
font pression sur le gouvernement en faveur d'Israël
En Suisse comme aux Etats-Unis, des courants protestants fondamentalistes se mobilisent en faveur d'Israël.
ANNE KAUFFMANN (24heures du 26/09/2002)
Nous, chrétiens, sommes avec Israël.
C'est ce que proclamait une grande banderole dans le cortége qui a parcouru Jérusalem, mardi, à l'occasion de la fête juive de Soucot, qui commmore la marche des Hébreux dans le désert vers la Terre promise. 2500 chrétiens de la mouvance évanglique, venus de 70 pays, participaient à cette manifestation annuelle organisée maintenant depuis 23 ans. Deux jours auparavant, ils avaient ovationné Ariel Sharon venu prononcer un discours à leur assemblée. Ce matin, à Berne, c'est un même message de soutien résolu qu'une délégation de groupements évangliques pro-israëliens de Suisse va transmettre à Josef Deiss, en lui remettant une pétition munie de 6239 signatures, recueillies pour la plupart en Suisse almanique.
D'ordinaire, Berne, la régle est stricte: le chef du Département fédéral des affaires étrangres (DFAE) ne reçoit pas les promoteurs des pétitions qui lui sont adressées. Il s'agit ici d'une exception, reconnait Ruedi Christen, le chef du service d'information du DFAE. En Suisse, le dossier du Proche-Orient suscite de grandes discussions, parfois même des tensions, et M. Deiss tient à s'entretenir avec tous les acteurs de ce débat. Une attitude que salue Christian Waber, le seul élu de la trés chrétienne Union démocratique fédérale (UDF) sous la Coupole, qui doit participer avec les promoteurs de la pétition à l'entretien de ce matin (lire ci-dessous).
La malédiction de dieu
Lancée en avril dernier, la pétition soutenue par vingt organisations issues de la mouvance évanglique almanique stigmatise la politique anti-israëlienne et pro-palestinienne de la Confédération. Entre autres reproches, les signataires de l'Appel tous les chrétiens de Suisse affirment que les fréquents appels de la diplomatie helvétique un arrêt de la violence par les deux parties ne tiennent pas compte du fait que le climat de terreur a été initié par la violence palestinienne arabe. Le texte se conclut sur des accents apocalyptiques: Notre conscience nous oblige à faire à cette déclaration afin que nous ne subissions pas le jugement et la malédiction que Dieu réserve à tous les ennemis d'Israël.
Il est clair que notre attitude est guidée par la Bible, explique Markus Ernst, qui est un des promoteurs de l'Appel. Mais je ne pense pas que nous allons argumenter religieusement avec Josef Deiss. Nous nous en tiendrons aux faits et ceux-ci démontrent une attitude partiale de notre gouvernement. Nous estimons également qu'en Suisse, l'information par les médias n'est pas objective.
La fin des temps
A Schaffhouse, Markus Ernst milite pour le fonds de soutien Ebenezer, une organisation qui a son siége aux Etats-Unis et qui soutient financiérement le voyage des juifs de l'ancienne Europe de l'Est vers Israël.
A l'instar de la plupart des fondamentalistes protestants, Markus Ernst voit, en effet, dans le retour des juifs en Terre sainte un signe annonciateur du retour de Jésus et de la fin des temps annoncés par la Bible (24heures du 5 juillet): C'est une question de croyance, nous ne voulons pas imposer notre point de vue. Mais il faut quand même constater que tous ceux qui se sont dressés contre Israël ont été punis par Dieu. Voyez ce qui est arrivé à l'Empire britannique aprés qu'il eut commencé à soutenir les Arabes contre les juifs, souvenez-vous de l'effondrement de l'Empire romain...
Réserves
A la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) , on se montre trés réservé face à cette montée au créneau des évanglistes. Alors que ces derniers lançaient leur pétition, ce printemps, la FEPS, elle, lançait un appel à soutenir l'action des ONG sur le terrain et tentait de favoriser la reprise du dialogue. Nous condamnons clairement la violence des deux côtés, explique le chargé des relations extérieures, Serge Fornerod. Mais nous estimons que l'occupation israëlienne est injustifiée, que les Palestiniens ont droit à un Etat. Cette position recoupe celle de la diplomatie suisse.
Aprés le Palais fédéral, c'est à l'ambassade d'Israël que se rendront les promoteurs de la pétition. "Ils avaient souhaité me rencontrer à l'occasion du Nouvel-An juif, mais j'étais en Isralë, déclare l'ambassadeur Yigal Antebi qui a de temps en temps des contacts avec les milieux évangliques. Sa réaction à cette manifestation de soutien? Laissez-moi d'abord les recevoir.
#5
Posté 13 mai 2004 à 20:34
Citation
A tu vraiment regarder le reportage ? Il y a vraiment une connivence religieuse très évidente, pas juste l'argent.
#6
Posté 14 mai 2004 à 08:22
Lorsque l'homme s'approprie la volonté divine et la brandit comme un oriflamme pour faire triompher sa cause, il y a lieu d'être circonspect, et de se demander quels sont les interêts en jeu.
Les lecteurs acharnés de l'Ancien Testament ont tous noté que lorsque Dieu décide d'abattre les ennemis de Ses protégés, les armées humaines ne sont là que pour la curée et les trophées.
Curieusement, ces personnages va-t-en guerre, me paraissent plus blasphémateurs que réellement croyant
Nowar
#7
Posté 16 juillet 2004 à 18:47
En fait, ce qu'on ignore beaucoup chez nous, c'est que les USA ( et toute la mythologie du Mayflower et de l'Arbella) ont été créés par des puritains, c'est à dire des gens qui avaient la bible à la main, mais pas forcément de NT. Les puritains évoquent le NT dans 5% de leur texte ( moyenne statistique).Dès lors, ils sont plus proches d' Israel que d'autres chrétiens......
Si j'ai un peu de temps je placerai un texte sur cette liste sur ce sujet et cela a des retombées inattendues sur le cours de la politique internationale, tout cela pour des raisons électorales propres aux USA.
A bientôt ici.
Marek
#8
Posté 06 août 2004 à 18:37
« O odieuse nuit , aux ténébreuses brumes, réunis tes brouillards pour affronter l'orientale Aurore et lutter contre le cours régulier du temps ! » Lucrèce CXI, W. Shakespeare
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Les puritains étaient plus juifs que protestants
puritain est un nom souvent mal compris. Durant le XVIIe siècle la guerre civile anglaise, (connue comme la révolution puritaine), les puritains étaient des fondamentalistes protestants qui désiraient purifier l'église d'Angleterre. Quelques-uns des puritains, connus comme séparatistes, ont formé leur propre église. Les puritains sentaient que le parlement, et non le roi, devrait avoir le mot final et que la guidance morale pour toute décision légale devrait venir de la Bible juive qu'ils considéraient pour être la plus haute autorité en la matière .
Les puritains étaient obsédés par la Bible et vinrent à identifier leur combat politique contre l'Angleterre avec celui des anciens hébreux contre le pharaon où le roi de Babylone. Parce qu'ils s'identifiaient ici fortement avec Israël ancien, et choisissaient de s'identifier avec le Vieux testament.
En 1620, les séparatistes naviguaient vers l'Amérique sur le Mayflower. Les puritains qui s'établirent une colonie à Plymouth s'appelèrent eux mêmes les « Pilgrims » (pèlerins) par ce qu'ils voyageaient à la recherche de la liberté religieuse. La culture puritaine de la Nouvelle-Angleterre fut marquée depuis le début par une profonde association avec les thèmes juifs. Aucune communauté chrétienne dans l'histoire ne s'est identifiée plus avec les israélites de la Bible que ne le firent les premières générations qui s'installèrent dans la baie du Massachusetts, qui croyaient que leur propre vie faisait partie du drame biblique du peuple choisi. Ils étaient les enfants d'Israël et les commandements du très saint avec lesquels ils vivaient sa loi divine. Depuis qu'ils se virent comme les victimes persécutées des chrétiens pleins de péchés de la vieille Angleterre, les puritains avec une sympathie naturelle pour les juifs de leur époque. Le leader protestant puritain Cotton Mather s'arrêtait et de manière répétée aux juifs dans sa prière pour leur conversion en tant que peuple aimé de Dieu. Le nouvel Israël -- l'influence de la pub Bible hébreux marque chaque pas de l'exode puritain vers leur Sion dans le monde sauvage du Nouveau Monde. La Bible juive forma leur esprit et domina leur caractère ; ses conceptions étaient leurs conceptions. Les séparatistes, prêt à partir de l'Angleterre vers la nouvelle terre, se souvinrent d'une manière réminiscente des fastes tenus par les israélites avant chaque nouvelle décision . Le pasteur Robertson fit la lecture de I Samuel 23:3–4 et alors il naviguairent vers le nouveau Canaan en Amérique.
Une fois établie en Amérique, la coutume fut retenue et renouveler fréquemment. Aussitôt qu'en 1620, l'année du débarquement des pèlerins à nouvelle Plymouth, un jour solennel de prière fut observé, le pasteur Robinson parla et cita à nouveau I Samuel 23:3–4, en demandant de renforcer leur détermination. Cette coutume, combinant la prière et la fête avec des lectures bibliques persista aussi tard que 1800,le President Adams demanda un jour national de prière et de fête.
Le groupe majeur suivant de puritains arriva en Nouvelle-Angleterre vers 1630 et ils étaient conduits par John Winthrop (1588–1649) qui fondit la colonie de la baie du. Massachusetts. Ils étaient dirigés initialement par une élite de familles puritaines -- depuis que la colonie elle-même était basée sur les principes bibliques. Les puritains de tout coeur croyaient que c'était leur mission spéciale d'établir en Amérique une société précisément modelée sur les préceptes des écritures sacrées juives . La colonie de la baie du Massachusetts était au moins un état inspiré par la Bible juive : « si nous perdons cette alliance, » assura le gouverneur John Winthrop , "nous trouverons que le Dieu d'Israël est parmi nous, mais si nous agissons faussement avec notre Dieu.. Nous serons consumés de cette terre." L'alliance juive était donc la conception qui fut le socle de toute la religion des communautés puritaines.
Quand les puritains, persécutés amèrement par le gouvernement anglais, atteignirent l’ Amérique, ils tirèrent des analogies entre eux mêmes et les juifs de l'Antiquité. Il serait -- constamment à la Bible jouit, de telle sorte que leur philosophie et esprit vint à imbiber leur vie. Aussi, comme Israël ancien, les Pilgrims se regardaient eux-mêmes comme l'élection de Dieu, de sorte que durant la guerre révolutionnaire ils regardaient leurs ennemis comme amlalékites ou philistins. Ils découvrirent rapidement des similarités entre eux les juifs, et en tirèrent leur propre conclusion. Il croyaient fermement que les prophètes hébreux s'adressaient à eux. Ce considérant eux-mêmes comme des chrétiens protestants, les puritains seuls hier aux israélites et alors croyances juives pour les fondements fondamentaux de la religion. Dans cette mesure, ils diffèrent considérablement de la majorité des théologies chrétiennes. Il établirent une société dans la nouvelle Israël pour l'alliance faisait entre Dieu et l'homme et cela fut la base de la relation entre eux. Le système biblique créait une société politique. Lors d'une convention de ministre puritain à Boston le 26 mai 1698, ils confirmèrent que la croyance selon laquell « sous l'Ancien Testament, l'église était constituée par une alliance ». À cause de ce concept église puritaine ne fut pas gouverné par une hiérarchie papale et rigide et dépendait immédiatement de Dieu, sous le gouvernement de sa parole comme révélé dans les écritures saintes..
La Bible était en toutes circonstances et pour toutes les occasions la source ultime de connaissance . La capacité à la lecture stricte et interprétation littérale des écritures était sévèrement punie. Le shabbat ne pouvait pas être violé. Le code de 1650 du connecticut adopta une forme de gouvernement mosaïque. Ces 15 lois capitales, citation du pantateuque se retrouver plus tard dans le code du Massachusetts de 1660. L'inspirateur du code du Connecticut était Thomas Hooker, un homme touché profondément par la Bible et son esprit qui fut appelé plus tard « le fondateur de la démocratie américaine ». S'il écrit dans une lettre de 1648 pauvres gouverneurs Winthrop du Massachusetts sur le sujet de la liberté sous la loi: Sit liber judex, comme disent les hommes de loi. Deuteronome 17:10–11: ." Les puritains et incorporez le code mosaïque et les injonctions de l'Ancien Testament dans leur cadre légal.. Cela pour la peine de noter que la moitié des statuts du code de 1655 pour la colonie du New Haven contiennent des références ont des citations de l'Ancien Testament, contained references to or citations from the Old Testament, alors que seulement 3 % se réfèrent au nouveau testament de manière unanime, les premiers colons en Nouvelle-Angleterre se nommèrent eux-mêmes : "Christian Israel."
Ainsi les noms de Moses et Joshua—étaient commun. Les noms de Daniel, Jonathan, Esther, Enoch, Ezra, Rachel et d'autres étaient en usage constant parmi les puritains. De manière générale, il y avait absence de noms de Saints chrétiens. Les noms de villes et les établissements dérivaient de source hébraïque. Le mont Carmel et le mont Horeb étaient des noms fréquemment, de même que le Nebo, Mount Ephraim, Mount Gilead, Mount Hermon, Mount Moriah, Mount Pisgah, Mt. Sinai, Mount Zion et Mount Olive.
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Notes
1. H. B. Alexander, "The Hebrew Contribution to the Americanism of the Future" in: The Menorah Journal, VI, no. 2 (1920), 65–66.
2. W. De-Loss Love, Jr., The Fast and Thanksgiving Days (1895), 61–62.
3. Cf. S. Morgan, "Responsibilities of a Puritan Parent," More Books: The Bulletin of the Boston Public Library, XVII, no. 4 (1942), 141–159.
4. S. Broches, Jews in New England (1942), 4–6.
5. J. Davis, New England's Memorial (1669), 36.
6. C. Mather, Magnalia Christi Americana (1702), III, 100; cf., Appendix, Bay Psalm Book.
7. P. Miller, The New England Mind (1939), 475.
8. Ibid., 477.
9. I. Mather, The Order of the Gospels (1700), 30.
10. P. Miller and T. H. Johnson, The Puritans (1938), 49, 54.
11. J. Banvard, Plymouth and the Pilgrims (1856), 204, 231–2.
12. R. Calef, More Wonders of the Invisible World (1700), 152.
13. P.M. Simms, The Bible in America (1936), 337–342.
14. L. I. Newman, Jewish Influence on Christian Reform Movements (1925), 641.
15. P. Masserman and M. Baker, The Jews Come to America (1932), 69.
16. C. Mather, op. cit. I, 109–110.
17. J. Davis, op. cit., 272.
18. G. R. Stewart, Names on the Land (1945), 123 ff.
19. C. E. Whiting, Studies in English Puritanism from the Restoration to the Revelation, 1600–1688 (1931), 445 ff.
20. C. Mather, op. cit. I, 63.
21. G. R. Stewart, loc. cit.
22. L. M. Friedman, Jewish Pioneers and Patriots (1942), 96.
Sivan, Gabriel, The Bible and Civilization, Jerusalem: Keter Publishing House, 1973, p. 236.
Katsh, Abraham I., The Biblical Heritage of American Democracy, New York: p. 97.
Ktav Publishing House, Inc., 1977, Chapter 3 & 5.
#9
Posté 06 août 2004 à 20:49
Ce sont les Juifs qui considerent Yeshoua, c'est-a-dire Jésus comme le véritable Messie venu sauver le peuple d'Israel.
Alors se pose la véritable question: Quelle est la différence entre un Chrétien Sioniste et un Juif Messianique?
Ce message a été modifié par KaMiKaZe - 06 août 2004 à 20:50.
#10
Posté 06 août 2004 à 21:18
En fait tous les deux sont des chrétiens fondamentalement.Le Juif messianique a une doctrine qui repose sur la divinité du Christ tandis que l'autre est un chrétien qui n'accepte que l'ancien testament essentiellement.Le statut du converti est différent, mais je peux t'assurer que les juifs préfèrent le puritain au Juif messianique qui a encore la prétention d'essayer de convertir sur base de la doctrine de St Paul.Le Puritain APPLIQUE LA LOI JUIVE sans être Juif, le chrétien veut appliquer les enseignements de Paul aux Juifs.Le Puritain de ce point de vue est mieux admis par le monde Juif, malgré les appprences des ambassades chrétiennes de Jerusalem etc...
Notez que les "Pilgrims" ont eu une descendance ( et je parle des belles familles de Boston et d'ailleurs) et conservent toujours un pouvoir en dehors de proportion de leur signification économique réelle.C'est pour cela que le terme Pilgrims est resté en anglais.
Marek
#11
Posté 07 août 2004 à 09:11
Aucun non-juif ne deviendra juif messianique, il faut avoir au minimum une mere juive preuve a l'appui. A noter que c'est il me semble la meme chose que pour le Judaisme tout court, aucun non juif ne pourra intégrer cette religion, c'est une question de race et de pureté de sang, ne nous voilons pas la face.
Pourtant les Juifs sont les plus grands donneurs de lecons en matiere de racisme!
Bon je m'égare... Pourtant l'inverse est possible, un Juif peut devenir chrétien...
En tout cas, pour au revenir au theme des chrétiens sionistes, je me demande combien il y a de Juifs aux USA ? Surement plus qu'en Israe,l mais combien ca je l'ignore...
Ce message a été modifié par KaMiKaZe - 07 août 2004 à 09:12.
#12
Posté 08 août 2004 à 17:53
KaMiKaZe, le Samedi 07 Août 2004, 09:18, dit :
Ce n'est pas exact, KaMiKaZe, un Gentil peut se convertir au judaIsme, simplement cette religion ne fait pas de prosélytisme, au contraire.
Voici la manière dont ça se passe :
Si un goy veut se convertir, il doit aller voir un rabbin, et ce rabbin va essayer de l'en dissuader. Si la personne persiste et revient voir le rabbin une deuxième fois, même topo.
Mais la troisième fois, il sera accepté et devra commencer à étudier les textes sacrés etc.
Il faut vraiment être déterminé et avoir la foi! Je ne crois pas que ça arrive très souvent, mais je n'ai pas de statistiques précises.
Voilà.
Amicalement,
Isis Rider
#13
Posté 14 août 2004 à 20:34
Et encore, le rabbin encouragera simplement l'impétrant à simplement suivre les sept lois de Noé, ce qui en fera un noachide.
Il n'y a effectivement pas de prosylitismeQui est assez fou pour devenir Juif?
Marek










