Diamant Bleue,
Merci pour ta réponse
J'ai bien été malade à la fin de ma grossesse, puisque j'ai précisément eu cette poussée de RAA dont je parle plus haut. (et officiellement le RAA est causé par le strepto, bien qu'on soit tous porteurs de strepto sans être malades généralement. Seulement moi, j'avais un terrain difficile à l'époque, et j'ai développé une saloperie)
En fait, à 5 semaines de l'accouchement, je me suis réveillée un matin avec des douleurs inconnues et terribles dans la nuque, les épaules, le dos etc ...
Et ces douleurs ont migré d'articulation en articulation pendant quelques jours, me rendant quasiment impotente (même me basser pour pisser devenait presque impossible, je ne dormais plus parce qu'aucune position n'était tolérable, je ne mangeais plus parce que mes mâchoires étaient trop douloureuses ... chuis pas une douillette, mais là ça a été la pire douleur de ma vie. Accoucher sans péri à côté, c'est un plaisir)
Seulement, le médecin consulté n'a pas du tout percuté ce que j'avais, me regardait avec des yeux ronds en me disait qu'il ne voyait pas quel était mon problème !
Je n'ai donc pris aucun antibio, rien du tout, et le RAA a "fait son chemin" ... et puis 4 jours après le début de la poussée, perte des eaux, et début d'accouchement hyper rapide.
Seulement voilà, monsieur gynéco tout puissant, sans rien prendre en compte de la situation (ma fièvre et mes symptômes), a décidé de me perfuser des tocolytiques afin de bloquer les contractions, malgré la poche des eaux fissurée et le danger que ça représente en cas d'infection maternelle.
Les contractions se sont effectivement arrêtées quelques heures, seulement elles ont repris d'un coup en catastrophe, malgré l'augmentation du débit de la perf, et ma fille est née en 3/4 d'heure comme un bouchon de champagne dans le couloir, en surprenant tout le monde sauf moi qui l'avait sentie arriver, personne ne voulant me croire !
Emmenée directement en réa néonat, elle a très vite montré une détresse respiratoire, une infection méningée et tout le toutim ... et le prélèvement a montré qu'elle était gorgée de strepto. Logique, puisqu'elle a passé 12 heures dans mon ventre, poche rompue, alors que j'étais au plus mal

Si on l'avait laissée naître quand elle l'avait décidé, probablement qu'elle n'aurait pas été affectée, ou alors juste au passage du vagin, mais sans avoir eu le temps d'être entièrement colonisée.
Et on me demande pourquoi j'ai préféré accoucher chez moi de mes deux derniers !
Voilà les faits.
Maintenant mon inteprétation de mère, ou plutôt mon intime conviction : c'est ma fille qui, malgré les obstacles mis sur son passage, a réussi à sauver sa peau ! Elle avait déjà commencé à déclencher sa naissance, vu qu'elle ne devait plus être en sécurité à cause de mon état. On lui a mis des bâtons dans les roues en bloquant les contractions, mais qu'à cela ne tienne, elle a remis la machine en route et elle est née, envers et contre tout et tous. C'était sa seule manière de survivre, et je pense quelle le "savait" instinctivement.
Une fameuse leçon de vie, et de ce que même un foetus ou un nouveau-né sont capables de faire. On en parle ensemble parfois, et je lui dis mon admiration de ce qu'elle a réussi à faire.
Pour la justesse du diagnostic de mon RAA, je pense que c'est le bon. Mais il n'a été diagnostiqué que par après, par un rhumatologue consulté une semaine après la naissance, alors que les douleurs refluaient et que j'étais en voie de "guérison". Confirmé par un ostéopathe. Et par mes lectures et mes infos glanées par après.
Par contre, je suis une preuve vivante que les antibios ne sont pas indispensables
Pour l'interprétation, ça correspond en ce qui concerne le conflit de dévalorisation, certainement. Mais pas du tout en rapport avec le sport ou l'adresse, par contre. Rien à voir.
Dévalorisation affective, dévalorisation de ma féminité plutôt.
Pour ce qui est des problèmes de peau de ma fille, je pense qu'il est bon de laisser s'exprimer et s'extérioriser ce qui lui pose conflit, et je ne fais jamais rien pour traiter, sauf gros inconfort. Je lui fais confiance pour se rééquilibrer à son rythme