Aller au contenu


Harry Potter ou La magie du capitalisme


  • Please log in to reply
28 réponses dans ce topic

#1 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 590 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 07 juin 2004 à 18:12

http://www.lemonde.f...6-367356,0.html

Citation

Harry Potter apparaît donc à plusieurs égards comme une œuvre-somme, résumant - involontairement sans doute - le projet éducatif et social du capitalisme néolibéral.

A l'image du totalitarisme orwellien, ce capitalisme tente désormais de façonner à sa guise non plus seulement le monde réel, mais aussi l'imaginaire des citoyens consommateurs. En gros, le message sous-jacent qui est adressé aux enfants à la lecture d'un tel texte est : "Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Le moins qu'on puisse dire à la lumière du succès de l'ouvrage est que les jeunes générations ne sont pas près d'oublier la leçon.


#2 TreizeVents

TreizeVents

    Gardien du ciel

  • Membres
  • 1 275 Messages :
  • Localisation : Sous le vieux chêne

Posté 07 juin 2004 à 18:30

:bravo:

Je reconnais que moi meme je n'avais pas vu le film sous cet angle des choses... Belle remarque.

#3 Loom

Loom
  • Invités

Posté 07 juin 2004 à 18:33

J'ai comme l'impression que l'auteur confond le succès de JK Rowling et le monde d'Harry Potter !
Si la toile de fond est proche, elle m'apparait bien moins sombre que le portrait dressé, mais peut-être ai-je été ensorcelé... :biglol:
PS: Je me demande bien pourquoi cet article se base uniquement sur le troisième volet, et plus particulièrement la sortie ciné, du prisonnier d'Azkaban, et pas sur l'ensemble de l'oeuvre ? Le sieur aurait-il été trop flémard pour tout lire ?

EDIT : Et si plutôt nous voyions cette oeuvre comme nous montrant que dans le monde actuel, la magie est possible ?

1) Les "pouvoirs magiques" ne sont pas l'attribut d'êtres spirituellement évolués ; chacun peut les obtenir.

2) Nous pouvons pourtant compter sur eux pour changer notre monde. Plutôt que d'être un passif moldu à la merci de n'importe quel magicien noir, nous ouvrir à notre propre pouvoir peu nous amener beaucoup de paix. Comme nous le montre Dumbledor, restons les pieds sur terre, tout n'est pas rose, mais la paix peut nous abiter, même face aux problèmes d'intendence, pour peu que nous ayons développer notre pouvoir intérieur (magique).

Ce message a été modifié par Loom - 07 juin 2004 à 18:39.


#4 El Gladiateur

El Gladiateur

    Expert

  • Bannis
  • 228 Messages :
  • Localisation : 3 eme densite

Posté 07 juin 2004 à 20:16

Comme le professeur Rollin, le type qui a ecrit ca doit sans soute avoir toujours qqchose a dire....

#5 Etoiledelune

Etoiledelune

    :P

  • Membres
  • 388 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la tete dans les etoiles, les pieds sur la lune

Posté 07 juin 2004 à 21:26

ben moi je suis pas d'accord :)  :aureole7:

d'abord je ne vois pas ou sont planquées les références a la loi du marché, et ensuite, j'ai du mal a imaginer un gamin parvenant a cette conclusion...  

"Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Le moins qu'on puisse dire à la lumière du succès de l'ouvrage est que les jeunes générations ne sont pas près d'oublier la leçon.

Pour moi (mais je suis censee ne plus etre une gamine, deja...) Harry Potter est un pur produit américain (en, tout cas le film) et donc un bon moment a passer quand je vois le film (ou que je lis les bouquins) mais point de vue ideologie... on y trouve bien ce qu'on veut.  Que ce soit la sempiternelle dualite gentils-mechants agrémentee des gentils-qui s'averent-etre-méchants et des mechants-qui-finalement-sont-gentils aux tout-le monde-peut-changer-le monde en passant par l'ideologie capitaliste (apres tout, c'est vrai que chaque "maison" doit recolter le + de points possible... ).

En attendant, moi j'aime bien aller voir... mais je n'oublie pas de laisser le cerveau a la maison !

Etoile

#6 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 590 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 08 juin 2004 à 07:19

Moi j'ai bien aimé les deux premier volets (n'ayant pas encore vu le 3è), mais ce qui m'a choqué c'est qu'il fallait acheter le dernier balai ultra-moderne pour voler convenablement, et bien sûr il est plus cher et va plus vite que les autres, ce qui n'est pas en accord avec les règles de la magie. Et heureusement qu'Harry hérite d'un gros tas d'or, sinon il serait dans la mouise... C'est dommage.

Mais sinon c'est un bon moyen pour aller dans l'imaginaire, c'est vrai, et pour moi j'ai trouvé ça bien agréable malgré ces références anachroniques -- rappel : dans le futur on sera tous magiciens :)

#7 Loom

Loom
  • Invités

Posté 08 juin 2004 à 08:33

N'oublions pas que JK Rowling était au chômage, lorsqu'elle s'est mise à l'écriture d'Harry Potter. Il y a fort à parier que, comme pour la majorité des écrivain, et surtout dans le(s) premier(s) roman(s), elle y a mis une forte part d'autobiographie !
Après tout, l'idée d'Harry Potter est le tas d'or dont elle à hérité ! :bravo:
Sa magie, c'est l'écriture;
Elle était coincée chez elle (comme Harry ches les Dursleys), prend le train, dans lequel elle commence à écrire la série (tout comme le train pour Harry va l'emmener vers un monde de libération);
etc.
Donc, bien sûr que la société anglaise est très présente dans l'oeuvre, mais de là à transformer Harry Potter en une apologie du monde moderne anglais... :tss:

#8 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 08 juin 2004 à 20:28

Désolée mais je trouve que Harry Potter n'a pas de véritable intérêt en soi et j'ai du mal à capter les raisons de cet engouement même en me mettant dans la peau d'un enfant. Pour moi l'écrivain n'a rien inventé car les contes de fées me paraissent plus riches en symboles et imaginaires.

N'est ce pas le marketing qui crée ce succès ? J'ai vu les deux premiers films et commencé à lire le premier livre (d'une pôvreté quand même) et je n'ai pas trouvé ce qu'il y avait d'extraordinaire. Cela me semble plutôt le signe d'un appauvrissement de l'inconscient collectif littéraire car il suffit de regarder vers le passé pour voir combien HP est surpassé. Ne serait ce que par le seigneur des anneaux par exemple.

Enfin cinématographiquement oui c'est un pur produit américain.

Et puis cette manière de faire la promotion de la magie me paraît être un moyen de rendre les gosses encore plus avides du tout technologique plutôt que d'aller chercher leur pouvoir intérieur.

Et oui quand on lit l'analyse de Bruno Bettelheim sur les contes de fées on s'aperçoit que c'est toujours grâce à un pouvoir personnel ou une partie de son corps que le héros s'en sort. Grâce à ses ressources naturelles par conséquent, (c'est pourquoi le conte est utile et pédagogique car il aide l'enfant à chercher en soi les moyens de résoudre un problème personnel symbolisé par le conte, chaque conte étant spécifique — par exemple le principe de plaisir et le principe de réalité dans Les trois petits cochons — et tout ça pas grâce à un pouvoir sortie d'une baguette magique.
Il peut rencontrer une fée ou une sorcière mais celle ci symbolise la bonne ou mauvaise mère donc ça n'a pllus rien à voir avec un enfant magicien.
Parfois un objet auxiliaire possède des pouvoirs magiques mais toujours à utiliser dans des conditions restreintes (temps limité etc..)

Donc ça flatte l'enfant dans son désir de résoudre tout comme par magie sans aller chercher en lui une réponse adéquate selon le problème rencontrée. Maintenant HP émet quand même certaines règles dans l'utilisation de la magie ce qui évite de tomber dans la caricature du petit tyran. Ceci dit si engouement il y a c'est peut être parce que ça répond à une question bien de notre époque : que pouvons nous faire de tout ce pouvoir (techno-scientifique) dont nous héritons et qui va en grandissant ?

Ce message a été modifié par marie 2 - 08 juin 2004 à 20:32.


#9 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 590 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 09 juin 2004 à 07:14

Harry Potter a ramené à la lecture des enfants qui ne lisaient jamais, et ça fait marcher leur imagination, contrairement aux âneries télévisuelles qu'ils ingurgitent, donc c'est plus un bien qu'un mal.

Et concernant l'analyse de marie2 sur les contes, l'enfant que j'étais n'a pas perçu les contes comme ça, l'apport des 3 petits cochons par exemple a été nul voire négatif : y'a des méchants, et pour s'en protéger il faut s'enfermer, dans une prison solide de préférence.
Je ne sais pas si c'est la meilleure solution, car maintenant je cherche à démolir les murs qui me séparent du monde...

#10 superbiboune

superbiboune

    Confirmé

  • Membres
  • 94 Messages :
  • Localisation : Strasbourg
  • Intérêts : Sciences, Sciendes de l'Etrange et Archéologie

Posté 09 juin 2004 à 08:46

Bien sur, ils en ont profités pour faire de l'argent. Comme d'habitude...

Citation

Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché

Mouais... Quelles lois du marché? Dans Harry Potter où est cette sous jacence? Pas quand il va acheter sa baguette chez Olivenders...  Je trouve que c'est un peu tiré par les cheveux. En réalité oui, HP a ramené de l'argent. Mais il ne prone pas le capitalisme...

C'est comme dire que dans notre cher "Seigneur des Anneaux", qui a ramené un paquet de sousous aussi, le combat épique du bien contre le mal, en fait une oeuvre empreinte de religiosité. Je tire sur la corde, mais vous voyez ce que je veux dire...

Mais au delà de ça, Harry Potter explore des valeurs saines et interculturelles : l'amitié, le partage, le courage, la gentillesse. C'est flonflon mais bon, comme tous les films destinés aux enfants.

Et puis surtout, surtout, ça a réappris aux enfants à aimer les beaux livres et lire tout simplement. Je suis écoeurée de voir comment il considère la lecture... Tant de monde magique fermé à cause de la barrière des mots, des phrases qui ne se lisent pas fluidement. Pratiquement 7 enfants sur 10. Chuis dég! :(

Et enfin, l'univers d'Harry Potter est magique. Avant d'être une femme qui ramasse l'argent, l'écrivain à l'âme d'une artiste. C'est une "inventeuse de monde" : l'argent ne crée pas ça.

#11 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 22 juin 2004 à 21:00

pierre_t, le Mercredi 09 Juin 2004, 07:21, dit :

Et concernant l'analyse de marie2 sur les contes, l'enfant que j'étais n'a pas perçu les contes comme ça, l'apport des 3 petits cochons par exemple a été nul voire négatif : y'a des méchants, et pour s'en protéger il faut s'enfermer, dans une prison solide de préférence.
Je ne sais pas si c'est la meilleure solution, car maintenant je cherche à démolir les murs qui me séparent du monde...
Mon analyse n'est pas personnelle mais celle d'un grand auteur : Bruno Bettelheim dans "Psychanalyse des contes de fées".
Tout dépend de la version que tu as pu lire des trois petits cochons car  l'analyse que tu en fais reste superficielle et fausse, (puisqu'à plusieurs reprise le troisième petit cochon SORT sur invitation du loup pour aller chercher des navets dans un champ, ceuillir des pommes dans le verger et enfin se rendre au marché. Mais comme à chaque fois, le petit cochon s'y rend plus tôt que le loup, fait preuve de prévoyance et d'astuce, il ne se fait pas attraper et c'est lui qui mange le loup à la fin. ça c'est "La véritable histoire des trois petits cochons". Donc tu n'a pas lu la version originale toi qui parles d'enfermement. D'ailleurs en général, Bettelheim préconise les versions de Grimm à celles de Perrault , Perrault étant passé à côté de la plaque sur certains aspects fondamentaux du conte, les transformant en simple histoire morale.)
Soit cette histoire ne t'as pas intéressée parce que tu n'as pas vécu intérieurement le conflit qu'elle est sensée résoudre (tous les contes n'intéressent pas chaque enfant qui est plus à chaque période de l'enfance) soit le souvenir que tu en gardes, tu le forges après coup avec tes schémas de pensée actuels en passant à côté du sens profond de cette histoire qu'il est difficile de comprendre du premier coup sans avoir lu "Psychanalyse des contes de fées". Le conte va très loin et touche à des choses très profondes, il faut lire le livre que je viens de citer pour s'en rendre compte.

Enfin je ne vois pas trop la différence entre Harry Potter FILM (je ne parle pas des livres) et les âneries à la TV. C'est dans l'exploitation cinématographique débile que le capitalisme se joue, pas dans un livre qui peut amener des enfants à lire. De là à dire que la série écrite fait travailler l'imagination ? Mmm, j'ai du mal à être convaincue. Simple point de vue personnel là, car pour des enfants qui ne lisaient jamais oui c'est un grand pas. En espérant que cela les intéressera à d'autres choses.

#12 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 10 septembre 2004 à 16:39

j'ai quand même demandé son avis à une libraire spécialisée jeunesse. Elle pense du bien de Harry Potter - sur le plan littéraire - (mais pas avant 13 ans sinon le lecteur capte pas tout). Evidemment pour les adultes elle pense que c'est un peu lège.
Désolée si je suis hors sujet mais l'avis de quelqu'un qui connait bien la littérature jeunesse me paraissait utile. (car ce sont habituellement les seuls à lire les livres qu'ils reçoivent contrairement à un généraliste - je parle bien de littérature jeunesse - qui connaît mal ce genre)

Pour avoir questionné quelques auteurs jeunesse sur le danger d'une idéologie quelconque dans les livres pour enfants cela ne viendrait pas seulement de ce qu'il y a mais aussi de ce qu'il n'y a pas.
Exemple : un manuscrit a été rejeté par une grande maison d'édition parce qu'il parlait d'un modèle de société utopiste aux enfants.
HP lui ne remet quanf même pas en cause le modèle américain d'une élite ayant seule accès à un enseignement de haut niveau dans une école prestigieuse. :cpasmafaute:

Ce message a été modifié par marie 2 - 10 septembre 2004 à 16:55.


#13 Logan

Logan

    Expert

  • Membres
  • 164 Messages :
  • Localisation : nord de la france

Posté 10 septembre 2004 à 17:21

Evidemment que l’on peut analyser un film et le décortiquer de toutes les façons possibles et imaginables, chacun ne verras toujours  que ce qu’il veut voir.
Mais des films comme Harry Potter on pour eux, une chose qu’aucune critiques n’affecteras jamais : ILS NOUS FONT REVER.
Ce type de film est basé sur l’imaginaire, sur la capacité, le besoin qu’à l’être humain a rêver.
Et on ne demande rien d’autre à ces films, si ce n’est de ranimer la petite lumière qui brille au fond de notre cerveau et fait de nous des enfants.
J’admet que l’on puisse trouver a critiquer (chacun est libre) mais cela m’attriste car cela signifie (et ce n’est qu’un avis personnel, mais que je revendique) que ceux qui critiquent n’ont pas réussi a capter la magie de ce genre de film et donc que leur petite flamme intérieure est bien faible.  :cpasmafaute:

#14 TooBe

TooBe

    Confirmé

  • Membres
  • 65 Messages :
  • Localisation : Picardie
  • Intérêts : L'actualité de tout les jours......le sport, la famille.....la vie quoi !

Posté 10 septembre 2004 à 18:18

Bonsoir,

Pour ce qui est de ma reflexion personnelle, je pense sincèrement que Harry Potter est un super film pour nos enfants et d'ailleurs pour ce qui est des parents ou des connaisseurs, nous sommes beaucoup d'adultes à avoir appreciés cettte trilogie.

Certains detracteurs, pseudo intellectuel, decortiquent et analysent le Film avec une verocité telle que je me demande comment ces gens peuvent être heureux...........mais bon passons !
Je ne sais pas si parmis ces messieurs, certains ont eu la chance ou l'occasion......"je ne voudrais pas froisser!"......de voir  la triologie de Star Wars mais même si le sujet est totalement différent , nous avons  été comme à aujourd'hui subjugué par ces mondes dans lesquels nous avons été transporté.......J'arrete là !   :cingle:

Harry Potter est un bon film de science fiction............c'est mon dernier mot. :ptdrasrpt2:


Cordialement


TooBe

#15 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 11 septembre 2004 à 11:14

(Franchement je trouve Stars Wars beaucoup mieux que Harry Potter. Ca n'est pas comparable à mon avis).

J'ai parlé d' Harry Potter à une conservatrice de médiathèque qui n'avait pas trouvé le livre intéressant au moment de sa sortie et ne l'avait d'ailleurs pas retenu dans sa sélection ni elle ni son collègue d'ailleurs (après oui,  étant donné la demande : donc elle s'est demandé après coup si elle était passé à côté de quelque chose mais n'a pas trouvé de réponse...)

Elle explique l'engouement pour ce livre pour diverses raisons (fraternité, monde d'enfants, magie etc) mais d'un point de vue littéraire le trouve moins bien que d'autres livres qui ont tout autant de succès auprès des jeunes lecteurs mais dont les médias parlent moins.
Je ne pense pas que cette personne soit hermétique à l'imaginaire ni que sa vie soit triste.

Mais entre les critères des uns et le marketing savamment orchestré pour vendre un livre ou se trouve la vérité ? Harry Potter plaît et cela n'est ni bien ni mal mais l'énormité de ce succès n'est elle pas aussi le résultat d'une opération marketing savamment orchestrée ? Car comme le disait cette conservatrice, 18 euros le tome à sa sortie c'est cher et pas accessible à tous....

#16 TooBe

TooBe

    Confirmé

  • Membres
  • 65 Messages :
  • Localisation : Picardie
  • Intérêts : L'actualité de tout les jours......le sport, la famille.....la vie quoi !

Posté 11 septembre 2004 à 11:48

marie 2, le Samedi 11 Septembre 2004, 12:21, dit :

(Franchement je trouve Stars Wars beaucoup mieux que Harry Potter. Ca n'est pas comparable à mon avis).

J'ai parlé d' Harry Potter à une conservatrice de médiathèque qui n'avait pas trouvé le livre intéressant au moment de sa sortie et ne l'avait d'ailleurs pas retenu dans sa sélection ni elle ni son collègue d'ailleurs (après oui,  étant donné la demande : donc elle s'est demandé après coup si elle était passé à côté de quelque chose mais n'a pas trouvé de réponse...)

Elle explique l'engouement pour ce livre pour diverses raisons (fraternité, monde d'enfants, magie etc) mais d'un point de vue littéraire le trouve moins bien que d'autres livres qui ont tout autant de succès auprès des jeunes lecteurs mais dont les médias parlent moins.
Je ne pense pas que cette personne soit hermétique à l'imaginaire ni que sa vie soit triste.

Mais entre les critères des uns et le marketing savamment orchestré pour vendre un livre ou se trouve la vérité ? Harry Potter plaît et cela n'est ni bien ni mal mais l'énormité de ce succès n'est elle pas aussi le résultat d'une opération marketing savamment orchestrée ? Car comme le disait cette conservatrice, 18 euros le tome à sa sortie c'est cher et pas accessible à tous....
Chère Marie2,

                       La comparaison que j'ai voulu faire entre Harry Potter et Star Wars s'arrete à l'engouement et le plaisir de voir de bon film de SF .
L'opinion que certain peuvent avoir sur le livre est une tout autre chose et ne retire rien de l'avis de certains profs si ces derniers pensent que son côté litteraire n'est pas exceptionnel.
De toute façon que soit l'un ou l'autre film, le côté marketing joue un rôle phare pour les deux triologie.
D'ailleurs si je ne me trompe, la majorité des films sont fait pour gagner de l'argent donc le côté capitaliste que l'on veut donner à ce film n'est pas unique !


Cordialement

:salut:

#17 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 11 septembre 2004 à 12:22

On vous dit et redit qu'un film est super, vous le voyez, vous êtes plutôt déçu, vous vous demandez ce qui fait un tel succès, alors vous vous régfugiez vers le livre et vous restez également perplexe. Pourtant je n'ai pas eu cette déception avec Matrix ou, pour rester dans l'enfance, Princes et Princesses de Michel Ocelot  ou encore le Noël de Monsieur Jack de Tim Burton qui sont d'un genre différent ok, mais pas décevants du tout je trouve. Donc je pensais que HP allait apporter quelque chose de plus que, par exemple, L'Histoire sans fin ou le Baron de Munchhausen ou même des films basiques type Disney ou Spielberg mais là j'ai beau écarquiller les yeux, voilà je vois pas. Et plus j'y pense, plus ce p'tit à lunettes, champion de l'élitisme, me sort par les orifices. D'ailleurs dans sa dernière livraison, y parait qu'il est devenu un ado plein d'arrogance. Des claques oui ! :humhum:
:okjesors:

#18 Logan

Logan

    Expert

  • Membres
  • 164 Messages :
  • Localisation : nord de la france

Posté 11 septembre 2004 à 14:48

En fait, on pourrait débattre à l’infini de nos ressentis de tels ou tels films puisqu’il s’agit justement de choses personnelles pour lesquelles nous nous montrerons donc toujours partial que nous le voulions ou pas.
Personnellement j’ai adoré l’histoire sans fin et détesté le noël de monsieur jack mais se sont des choix qui me sont propres. Et je ne vois pas pourquoi j’irais dire à tout le monde que j’ai détesté monsieur jack. Note que c’est également un choix personnel et je trouve tout a fait normal que, puisque l’on défend ce que l’on aime, on veuille parler de ce qu’on aime pas.

Concernant l’aspect littéraire du livre, je n’en ai lu aucun donc je serais mal venu d’en parler.

Pour ce qui est de l’aspect marketing, j’estime (toujours avis perso évidemment) que cela n’a pas grand chose a voir avec l’œuvre elle même. C’est de la pub et la pub fait vendre n’importe quoi, que se soit bon ou mauvais, il existe des films que je considère comme des M… qui jouissent d’un battage médiatique incroyable et de superbes films qui passent inaperçu comme par exemple « lady hawk » ou « la belle verte » car il n’ont pas bénéficiés d’une campagne marketing conséquente. Maintenant pourquoi tel film a droit a de la pub et tel autres n’y ont pas droit, c’est une bonne question. :sourire:

#19 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 11 septembre 2004 à 16:19

Le texte en entier me paraît assez convaincant :

Harry au pays du marché triomphant, par Ilias Yocaris
LE MONDE | 03.06.04 | 14h26  .  MIS A JOUR LE 03.06.04 | 16h31
"Harry Potter" apparaît comme une oeuvre-somme, résumant -involontairement sans doute - le projet éducatif et social du capitalisme néolibéral.
Avec la série des Harry Potter, l'écrivain J. K. Rowling a réussi la gageure de réenchanter le monde : le lecteur voit ainsi se déployer sous ses yeux un univers proprement ma-gique, où l'on trouve des voitures qui volent, des sortilèges qui vous font vomir des limaces, des arbres donnant des coups de poing, des livres qui mordent la main de leur propriétaire, des elfes domestiques, des portraits se disputant entre eux et des dragons avec des queues à pointes.


A priori donc, il n'y a rien de commun entre le monde de Harry et le monde ordinaire de notre perception habituelle. Rien du tout, excepté un détail : comme le nôtre, l'univers fantastique de Harry Potter est un univers capitaliste.

Poudlard est une école de sorcellerie privée, et son directeur doit sans cesse se battre contre l'Etat, essentiellement représenté par l'inepte ministre Cornelius Fudge, le ridicule fonctionnaire Percy Weasley et l'odieuse inspectrice Dolores Ombrage.

Les apprentis sorciers sont en même temps des consommateurs qui rêvent d'acquérir toutes sortes d'objets magiques hi-tech comme des baguettes "haute performance" ou des balais volants "de marque" dernier cri, fabriqués par des multinationales.

Poudlard n'est donc pas seulement une école, mais aussi un marché, visiblement très juteux : soumis à un matraquage publicitaire incessant, les pensionnaires ne sont jamais aussi heureux que quand ils peuvent dépenser leur argent dans les établissements qui entourent le collège. Il existe toutes sortes de trafics entre élèves, et l'auteur insiste lourdement sur les possibilités de promotion sociale offertes aux jeunes gens qui s'enrichissent grâce au commerce de produits magiques.

Bien entendu, le tableau est complété par les complaintes rituelles sur la rigidité et l'incompétence des fonctionnaires. La ringardise de ces derniers tranche singulièrement avec l'inventivité, l'audace et l'allant des entrepreneurs, dont J. K. Rowling ne cesse de vanter les mérites. Par exemple, Bill Weasley, banquier chez Gringotts (une banque de sorciers tenue par des gobelins), se présente comme l'exact opposé de son frère, Percy-le-fonctionnaire : le premier est jeune, dynamique, créatif, ouvert d'esprit et porte des vêtements qui "n'auraient pas eu l'air déplacés dans un concert de rock" ; le deuxième est inintelligent, obtus, borné au possible, et s'adonne à un inepte travail de régulation étatique, le chef-d'oeuvre de sa carrière consistant en un rapport sur "les normes standards pour l'épaisseur des fonds de chaudron".

Cette invasion de stéréotypes néolibéraux dans le conte de fées a évidemment des incidences non négligeables sur la description des personnages et du monde dans lequel ils évoluent. L'univers fictif de Harry Potter offre une vraie caricature des outrances du modèle social anglo-saxon : sous le vernis de la réglementation et des rituels collectifs imposés par la tradition, la microsociété de Poudlard se présente comme une jungle impitoyable, où règnent l'individualisme, la concurrence exacerbée et le culte de la violence.

Le conditionnement psychologique des apprentis sorciers repose clairement sur une culture de l'affrontement : affrontement individuel des élèves entre eux pour décrocher, par exemple, le titre prestigieux de préfet ; affrontement quotidien des quatre "maisons" de Poudlard pour gagner à tout prix des points au classement annuel qui va les départager ; affrontement périodique entre écoles de sorciers pour remporter la Coupe de feu ; affrontement ultime et sanglant des forces du Bien avec le Mal.

Cet état de guerre permanent aboutit notamment à une redéfinition du rôle des structures institutionnelles : confrontées à un déferlement sans précédent de conflits de plus en plus violents, celles-ci n'ont plus la possibilité, ni même la vocation, de protéger les individus face aux menaces qui les guettent de toutes parts. Ainsi, le ministère de la magie échoue piteusement dans son combat contre les forces du Mal, et les contraintes réglementaires de la vie scolaire empêchent paradoxalement Harry Potter et ses amis de se défendre face aux attaques et aux provocations qu'ils subissent sans cesse.

Livrés à eux-mêmes, les apprentis sorciers devront lutter seuls pour survivre dans un milieu hostile, et les plus faibles (comme Cedric Diggory, l'ami de Harry) seront inexorablement éliminés.

Or toutes ces données ont une influence déterminante sur le contenu de l'enseignement dispensé aux jeunes élèves de Poudlard. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cet enseignement est unidimensionnel. En effet, les programmes éducatifs de Poudlard sont orientés de façon très précise sur le plan didactique : seules comptent les disciplines susceptibles de transmettre aux élèves un savoir pratique immédiatement exploitable, qui pourrait les aider dans leur lutte quotidienne pour survivre.

Cela n'est pas très étonnant, dans la mesure où la prestigieuse école vise à former avant tout des individus compétitifs sur le marché du travail et capables de lutter contre les forces du Mal. On constate ainsi que les matières artistiques se trouvent éliminées du cursus décrit par l'auteur, et que l'enseignement des sciences humaines est fortement dévalorisé : les élèves n'ont droit qu'à quelques malheureux cours d'histoire littéraire totalement dépourvus d'intérêt, qui les font bayer aux corneilles. De façon très révélatrice, l'auteur précise que ces cours semblent à Harry aussi ennuyeux "que le rapport de Percy sur l'épaisseur des fonds de chaudron" : autrement dit, dans un système social axé exclusivement sur l'affrontement et la concurrence, les sciences humaines sont devenues aussi inutiles que les tâches de la régulation étatique.

Harry Potter apparaît donc à plusieurs égards comme une oeuvre-somme, résumant - involontairement sans doute - le projet éducatif et social du capitalisme néolibéral.

A l'image du totalitarisme orwellien, ce capitalisme tente désormais de façonner à sa guise non plus seulement le monde réel, mais aussi l'imaginaire des citoyens consommateurs. En gros, le message sous-jacent qui est adressé aux enfants à la lecture d'un tel texte est : "Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Le moins qu'on puisse dire à la lumière du succès de l'ouvrage est que les jeunes générations ne sont pas près d'oublier la leçon.

Ilias Yocaris est maître de conférences de littérature française à l'IUFM de Nice, membre du groupe de recherche "Interdidactique et discours des disciplines".

. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.06.04

#20 maria

maria

    Confirmé

  • Bannis
  • 73 Messages :
  • Localisation : Laval
  • Intérêts : Prophéties

Posté 15 octobre 2004 à 16:32

L'attention et le succès qu'Harry Potter provoque chez nos jeunes a des implications majeures.

1. Ils amènent les enfants dans le domaine de la sorcellerie qui est dominé par le monde des ténèbres.

2. Les enfants qui n'ont plus de balises chrétiennes recherchent quand même un sens à leur vie et dû au silence de l'enseignement des valeurs chrétiennes, ils se tournent donc vers un autre univers afin de trouver des réponses à leur vie.

3. Les sites satanistes sont d'accord pour dire qu'ils n'ont jamais eu autant d'adhérants depuis la sortie des livres et des films d'Harry Potter.

Donc, nos enfants grandiront avec des forces démoniaques en eux de plus en plus. Il ne faudra pas être surpris de voir de plus en plus des cas de possession qui résultera en violence, en haine contre les chrétiens, et en désensibilisation contre toutes les valeurs morales.

Des films sataniques sont de plus en plus présents au cinéma et dans nos télés.

Satan n'a aucun respect pour l'humanité. Tout ce qu'il veut c'est le contrôle et la puissance. La Communauté Internationale avec l'aide de l'O.N.U, Bush, Poutine, Blair, Martin, Maurice F. Strong, et d'autres comme la France, l'Australie, la Chine, nous amèneront bientôt l' Antichrist tel que la Bible l'enseigne dans Apocalypse car ils ne travaillent qu'à cela.

Le dernier gouvernement satanique se met de plus en plus en place.

La dernière religion du Zon Power est également en place depuis 1996.

Et la marque de la Bête (micro-chips) se répand de plus en plus.

Ce sont tous des signes des temps de la Fin.

Alors, si vous avez des livres de Harry Potter, S.V.P. mettez le feu à ses livres sataniques qui ensorcèlent nos enfants et ce de plus en plus jeune.

Le sataniste se retrouvent également dans la musique Rock de plus en plus. Voyez tout ces jeunes affichant le signe satanique lors de ces concerts. Ils sont complètement ensorcelés par cette musique du diable.

Si vous ne me croyez pas, faites vos propres recherches et vous verrez que je dis vrai.

La dernière grande guerre n'est autre qu'une guerre contre Jésus-Christ et les chrétiens. Antichrist = Contre le Christ.

Il vous faut donc choisir qui vous voulez servir : Christ ou Satan. Les temps sont très courts, alors ne manquez pas le bateau de l'enlèvement!

:cpasmafaute: Maria

#21 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 15 octobre 2004 à 17:59

"La dernière grande guerre n'est autre qu'une guerre contre Jésus-Christ et les chrétiens. Antichrist = Contre le Christ."
Non, en fait c'est l'antéchrist, et ça veux dire avant le christ
relis la bible, tu trouveras.

#22 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 590 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 15 octobre 2004 à 19:51

Satan n'est qu'un égrégore des pensées humaines. En tant qu'Humain il nous appartient de cesser de nourrir cette chose, par nos peurs, nos doutes et nos haines.

Christ est notre sacrée flamme éternelle qui brûle en chacun de nous.

Chacun sera "sauvé", il n'y a pas de crainte à avoir, la crainte ne profite qu'aux satanistes comme on dit.

Pour être "sauvé" plus rapidement, faites confiance à votre coeur. Pas à quelqu'un de l'extérieur. Si un guide peut vous guider quelque part, seul votre guide intérieur peut vous guider de manière sûre jusqu'au retour à la maison, qui n'est pas si loin que ça en fait.

Car le paradis est sur Terre, Ici et Maintenant, y'a juste à désapprendre ce que nous croyons être et à se souvenir de qui nous sommes vraiment.

Dieu est Amour, Paix, Tolérance, Joie, Vérité, Humour, chacun a son chemin, y'en a juste qui sont un peu plus avancé que les autres. Il n'y a pas de bons, pas de méchants, juste des êtres plus ou moins éveillés.

Écoute ton coeur. Apprend à faire selon ta conscience. Et c'est pas grave si on se gourre, on a TOUT LE TEMPS. Les hommes pressés sont ceux qui vivent dans la crainte. Ceux qui vivent en Dieu n'ont pas peur, et évoluent tranquillement. Réessaye, encore et encore, c'est que le début, d'accord, d'accord. Il n'y a pas de challenge, tout le monde est le grand gagnant.

Le Christ est en toi, tu peux pas le perdre. Apprend à écouter sa petite voix. Celle, toute douce, qui est d'une grande sagesse, d'une infinie patience, d'une douceur incommensurable. Celle qui sait Qui Tu Es.

C'était un message de ma petite voix à moi qui salue vos petites voix à vous.

#23 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 15 octobre 2004 à 22:14

Citation

2. Les enfants qui n'ont plus de balises chrétiennes recherchent quand même un sens à leur vie et dû au silence de l'enseignement des valeurs chrétiennes
Amen.... pppfffiiiouuttt... je croyais que le prosélytisme religieux était interdit ici...
Maria, il y a une charte ici que tu n'as peut etre pas bien lu d'après les nombreux propos que tu tiens sur plusieurs topics...
Ca commence à etre gonflant à force toute cette propagance catho-christo-ce que vous voulez. Y a  pas assez de site sur internet con-sacré à votre religion sans venir nous en tapisser partout ici ? :tresfache:

Diamant qui commence à en avoir le ras le clavier des retapes religieuses de chacun....

#24 neonyss

neonyss

    Sceptique

  • Membres
  • 623 Messages :

Posté 15 octobre 2004 à 23:16

Citation

Si vous ne me croyez pas, faites vos propres recherches et vous verrez que je dis vrai.

Ben c'est fait mais... :cpasmafaute: avec tout ce qu'il se raconte sur le net....on pourrais croire que tu nous racontes des salades aussi, impossible a verifier. Trop d'info. (vertes les salades, du jardin d'Eden :D)

Citation

Antichrist = Contre le Christ.


C'est Antechrist non?  :biglol: ---> merci jai :D

Enfin bref :D

Et la marmotte elle fait quoi? :D

Bref, pour revenir dans le sujet de Harry Potter, j'ai decouvert l'autre fois aussi que la marque sur le front du heros etaient les initiales SS, en reference à un sale con de la seconde guerre....

Info a verifier, esperons que ça sera possible  :-?

(je crois que qq en as deja parlé non?)

ps: puréééée ce que je n'aime pas les religieuses en culottes courtes !!!! Depuis quand ce site se renomme http://www.louangeet...uscachetout.Com ?

:ptdrasrpt2:

#25 c-cube

c-cube
  • Invités

Posté 19 octobre 2004 à 10:59

Comme je n'avais pas encore été contaminé par la propagande satanico-capitalistique qu'est sensé être Harry Potter (du moins, à la lecture de cet édifiant sujet...), j'ai donc succombé à la tentation (Oui, oui ! Je sais ! Pas bien du tout, j'irai bronzer en enfer, mea culpa, etcetera...).

Questions (mettez la main sur le buzzer...) :

- En dehors de l'aspect magique et autres sortilèges, en quoi l'univers dans lequel évoluent Harry Potter et son entourage diffère-t-il fondamentalement de la société, supposée "bien réelle", dans laquelle nous vivons ?

- Le succès d'Harry Potter auprès de son public cible (les enfants et jeunes ados donc) ne réside-t-il pas tout simplement dans le fait qu'il se déroule dans un univers proche du leur : l'école ? N'est-t-il pas tout simplement dû au fait qu'ils peuvent aisément transposer les aventures d'Harry Potter à leur vie quotidienne ? N'est-ce pas parce qu'il constitue une version "fantasmée" de leur vie quotidienne que cet univers les intéresse tant ?

- Ilias Yocaris (l'auteur de l'article du Monde) me semble tirer une conclusion abusive lorsqu'il affirme qu'avec Harry Potter le message adressé aux enfants est : "Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Harry Potter n'est-il pas seulement un exemple de société parallèle régit par un système économique capitaliste ? Pause-t-il réellement pour l'enfant, comme l'affirme l'auteur de l'article, une impossibilité d'imaginer autre chose ?



PSV (Pas Si Vite !) à l'attention de TooBe :

C'est pas bien méchant mais... Harry Potter n'est pas un film de Science-Fiction ! La SF est elle-même, historiquement parlant, un sous-genre du Fantasique, lequel comporte maintenant de nombreux sous-genres. Je dirais qu'Harry Potter appartient bien à la catégorie générale du Fantastique, mais certainement pas à la "branche" SF.

#26 Loom

Loom
  • Invités

Posté 19 octobre 2004 à 11:16

c-cube, le Mardi 19 Octobre 2004, 12:22, dit :

Comme je n'avais pas encore été contaminé par la propagande satanico-capitalistique qu'est sensé être Harry Potter (du moins, à la lecture de cet édifiant sujet...), j'ai donc succombé à la tentation (Oui, oui ! Je sais ! Pas bien du tout, j'irai bronzer en enfer, mea culpa, etcetera...).

Questions (mettez la main sur le buzzer...) :

- En dehors de l'aspect magique et autres sortilèges, en quoi l'univers dans lequel évoluent Harry Potter et son entourage diffère-t-il fondamentalement de la société, supposée "bien réelle", dans laquelle nous vivons ?

- Le succès d'Harry Potter auprès de son public cible (les enfants et jeunes ados donc) ne réside-t-il pas tout simplement dans le fait qu'il se déroule dans un univers proche du leur : l'école ? N'est-t-il pas tout simplement dû au fait qu'ils peuvent aisément transposer les aventures d'Harry Potter à leur vie quotidienne ? N'est-ce pas parce qu'il constitue une version "fantasmée" de leur vie quotidienne que cet univers les intéresse tant ?

- Ilias Yocaris (l'auteur de l'article du Monde) me semble tirer une conclusion abusive lorsqu'il affirme qu'avec Harry Potter le message adressé aux enfants est : "Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Harry Potter n'est-il pas seulement un exemple de société parallèle régit par un système économique capitaliste ? Pause-t-il réellement pour l'enfant, comme l'affirme l'auteur de l'article, une impossibilité d'imaginer autre chose ?



PSV (Pas Si Vite !) à l'attention de TooBe :

C'est pas bien méchant mais... Harry Potter n'est pas un film de Science-Fiction ! La SF est elle-même, historiquement parlant, un sous-genre du Fantasique, lequel comporte maintenant de nombreux sous-genres. Je dirais qu'Harry Potter appartient bien à la catégorie générale du Fantastique, mais certainement pas à la "branche" SF.
Il faudrait que je retrouve, mais j'ai lu une page sur le net, où il était décrit tout le symbolisme utilisé dans Harry Potter.
Il est prévu 7 livres (pour l'enfance / éducation de HP, car après, il est prévu des aventure vers 30 ans de HP) ; donc 7 années, comme les 7 niveaux de conscience. On peut y voir Voldemort comme la part sombre d'Harry Potter, le bien contre le mal. Le fait que les opposés se rejoignent. HP, comme Voldemort, parlent le Serpentard ; tout deux on deux baguettes magiques faitent avec je ne sais plus quoi du même animal fantastique... mais chacun fait des choix différents avec les mêmes outils de base.
On y voit également des valeurs telles l'amitié, mais aussi les inimitiés, qui font partie de notre monde actuel, les relations enfantines, adolescentes...
L'argent, dans tout ça ? Oui, il faut de l'argent. Mais finalement, on peut y voir quelque chose de plus profond que le simple besoin d'argent pour être quelqu'un : malgré leur pauvreté financière, les Weasleys sont à la même école que HP et les autre personnages qui ont de l'argent. Même sans argent, on peut réussir !
Il y a la sagesse de Dumbledore, qui sait quand passer outer les lois strictes, lorsque cela peut-être une bonne chose pour tous...
Je pense que chacun verra dans les roman Harry Potter ce qu'il veut bien y voir, fonction du regard qu'il porte déjà sur notre société actuelle.

#27 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

  • Membres
  • 1 590 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Breizh

Posté 19 octobre 2004 à 12:15

Pour ma part j'aime bien HP, car je suis entré facilement dans le monde des deux premiers films, ça fait rêver les gamins petits et grands, c'est déjà pas mal, je préfère voir des gamins rêver à jeter des sorts plutôt que de les voir rêver à la dernière pub mac do.

Et en plus ça fait lire les jeunes. Que du bon. Autant de temps passé en moins devant la boite à conneries.

#28 marie 2

marie 2

    Expert

  • Membres
  • 123 Messages :
  • Localisation : paris

Posté 20 octobre 2004 à 21:56

c-cube dit :


- Ilias Yocaris (l'auteur de l'article du Monde) me semble tirer une conclusion abusive lorsqu'il affirme qu'avec Harry Potter le message adressé aux enfants est : "Vous pouvez imaginer autant de mondes fictifs, autant de sociétés parallèles, autant de systèmes éducatifs que vous voulez, ils seront tous régis par les lois du marché." Harry Potter n'est-il pas seulement un exemple de société parallèle régit par un système économique capitaliste ?


Pause-t-il réellement pour l'enfant, comme l'affirme l'auteur de l'article, une impossibilité d'imaginer autre chose ?

Oui si l'enfant en question ne lit pas autre chose, justement !


Citation

L'argent, dans tout ça ? Oui, il faut de l'argent. Mais finalement, on peut y voir quelque chose de plus profond que le simple besoin d'argent pour être quelqu'un : malgré leur pauvreté financière, les Weasleys sont à la même école que HP et les autre personnages qui ont de l'argent. Même sans argent, on peut réussir !

est ce que le roman montre que les Weasleys réussissent ?
Car avoir accès à l'école n'est pas rigoureusement la même chose.
Et puis ils sont l'exception qui confirment la règle, une sorte de justification du système.
Il n'y a pas de véritable homogénéité sociale dans cette école.

Citation

Il y a la sagesse de Dumbledore, qui sait quand passer outer les lois strictes, lorsque cela peut-être une bonne chose pour tous...

Je ne vois pas le rapport avec le capitalisme là ....

#29 Loom

Loom
  • Invités

Posté 21 octobre 2004 à 07:28

marie 2, le Mercredi 20 Octobre 2004, 23:19, dit :

est ce que le roman montre que les Weasleys réussissent ?
Car avoir accès à l'école n'est pas rigoureusement la même chose.
Et puis ils sont l'exception qui confirment la règle, une sorte de justification du système.
Il n'y a pas de véritable homogénéité sociale dans cette école.
Ba oui, et plutôt bien !
- Monsieur Weasley est au ministère ;
- Un fils weasley est préfet.
Quant à Ron (et ses frères également, d'ailleurs), tous passent de classe en classe sans redoubler. Voila qui est correcte, comme réussite, non ?

Citation

Citation

Il y a la sagesse de Dumbledore, qui sait quand passer outer les lois strictes, lorsque cela peut-être une bonne chose pour tous...

Je ne vois pas le rapport avec le capitalisme là ....
Non, y'en a pas ! J'elargissait sur d'autres commentaires.