Je suis à la fois triste et révolté de voir le retour récurrent, au Québec, de l'idée de vendre l'eau en vrac, l'eau douce étant notre plus grande richesse naturelle (un réservoir mondial) avec la forêt.
APRÈS L'AIR, L'EAU EST LA CHOSE LA PLUS VITALE DE TOUTES.
On a déjà livré nos forêts à la cupidité des compagnies forestières devant lesquelles notre gouvernement s'est mis à genoux. Maintenant, on songe aussi à leur livrer l'eau.
LE GRAND DANGER, c'est l'ALENA (accord de libre échange nord américain) qui rôde, bavant devant cette proie de choix. L'ALENA qui donne TOUS les droits aux entreprises et retire ses pouvoirs au gouvernement, et rien à cirer de l'humain et son environnement. Ça ne vous dit rien, cette chanson?
Lecture suggérée: le nouveau livre de Linda McQuaig, "Le grand banquet" (la cupidité des hommes et des multinationales).
Ce sera quoi après, l'air à vendre? On me taxera sur ma consommation?
On riait de tout ça quand j'étais gamin. Et hop nous y voilà. Qui nous sauvera?
Faudrait-il recommencer à poser des bombes?
Et ma grande question: pourquoi le pouvoir est toujours entre les mains des imbéciles? Pourquoi n'y a-t-il pas de personnes puissantes et influentes pour mettre fin à ces absurdités et ces affronts justifiés par une supposée "démocratie"?
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Le ministre de l'Environnement a fait son nid:
le Québec doit exporter son eau en vrac
vendredi 18 juin 2004
Avant même la tenue du débat qu'il souhaite à ce propos au cours des prochains mois, le ministre a fait son nid, convaincu que le Québec a depuis trop longtemps renoncé à des dizaines de millions de dollars de revenus qu'engendrerait l'exploitation de la ressource.
«Je crois que par dogme, on est en train de se priver d'un potentiel énorme», a-t-il expliqué hier.
Non seulement M. Mulcair n'a nullement l'intention de reculer dans ce dossier, malgré les hauts cris de l'opposition et des groupes écologistes, mais le ministre se dit «ravi» de forcer le débat sur un sujet hissé dans certains milieux, selon lui, au niveau d'un dogme ou d'une religion.
«On est en train de nous dire que par religion, dogme, vérité reçue, on n'a même pas le droit d'en parler. Je trouve ça extraordinaire !» dit le ministre, qui entend bien bousculer les idées reçues et ne pas se laisser marcher sur les pieds par ses nombreux détracteurs.
À partir du moment où deux critères sont respectés -- «sécurité de la ressource et sécurité juridique» -- il ne voit aucune limite à l'exploitation de la ressource hydrique.
Loi remise en question
L'opposition péquiste (Parti Qébécois) et les groupes écologistes font valoir quant à eux que le BAPE (Bureau des Audiences Publiques en Environnement0 en était venu à la conclusion, en 2000, après enquête et écoute de 400 mémoires, qu'il valait mieux interdire l'exportation de l'eau en vrac, pour la soustraire à l'ALENA.
Si l'eau était considérée comme une marchandise en vertu du traité, les lois environnementales du Québec pourraient être perçues comme des entraves au commerce international et devenir caduques. L'Assemblée nationale a donc adopté une loi en décembre 2001 interdisant l'exportation d'eau en vrac.
Pour remettre en question la loi, le ministre se base sur l'article 4.1 qui stipule que le ministre doit tous les cinq ans se prononcer sur «l'opportunité de la maintenir en vigueur».
L'occasion était trop belle pour lui de relancer le débat, car il n'accepte pas la prémisse voulant qu'il existe un consensus à ce propos. «Le consensus est basé sur quoi ? Elle est où, la science ?», a-t-il dit, voulant insuffler plus de logique et de rationnel au débat.
«Notre engagement est clair : préservation de cette ressource renouvelable, son exploitation rationnelle, avec des règles très claires, sur le plan juridique, pour ne jamais la mettre en péril. Après ça, pourquoi on continuerait à laisser exporter, comme on le fait à l'heure actuelle, sans tirer un sou de redevance ? Ça n'a pas de bon sens ! C'est une ressource, on a de la chance. On devrait l'exploiter», avait dit le ministre, hier matin, en Chambre, aux questions de l'opposition.
Il a rappelé son engagement d'imposer une redevance aux grands utilisateurs d'eau (embouteilleurs, papetières et alumineries, notamment) au cours des prochains mois. Ces redevances pourraient rapporter au gouvernement, selon lui, des dizaines de millions de dollars par année, dont une partie serait redistribuée vers les régions.
Le projet d'exportation n'effraie pas le premier ministre Charest, à première vue. «Je n'ai aucune crainte sur le débat qu'on aura sur l'eau, aucune mais absolument aucune, parce qu'il n'a jamais été question d'exportation massive d'eau», a-t-il dit, lors d'un point de presse. "
Ce message a été modifié par galileo - 19 juin 2004 à 08:19.










