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Le Coup d'État de 2012


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3 réponses dans ce topic

#1 moutongris

moutongris

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Posté 23 juin 2004 à 16:44

La réalité a-t-elle rejoint la fiction ?

Le Coup d'État de 2012

Une fiction, rédigée en 1992 à la demande de Colin Powell, circule aujourd'hui parmi les officiers de l'armée des États-Unis. Elle décrit un coup d'État militaire en 2012, après que les forces armées se sont substituées au pouvoir civil pour l'aide sociale et médicale, l'éducation, les transports ; et que le commandement ait été unifié pour assurer la « défense de la patrie ». Douze ans après sa publication, ce scénario est en grande partie réalisé par les néo-conservateurs : quatre commandements centraux ont été confiés au seul général Eberhart qui a développé des programmes de surveillance et de fichage des citoyens. Il ne manque qu'une ultime catastrophe avant le coup d'État redouté.

la suite reserve aux abonnee du reseaux voltaire ;-/
si qlq un est abonne et peut en dire un peu plus....

http://www.reseauvol...ticle14293.html

#2 Mike

Mike

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Posté 23 juin 2004 à 20:24

2012  c'est dans la fiction....

Comme beaucoup de conditions pour ce coup d'état sont réunies il pourrait arriver + tot......

je vous livre qq extraits....

(vous pourriez vos abonner ce n'est pas ruineux et le rédacteur mérite bien une petite contribution car il fait du super boulot de journaliste)

Le contexte qui "colle" avec la fiction:

L'implication de l'armée dans la vie quotidienne du pays ne cesse de s'accroître. En 1992, la lutte contre le trafic de drogue est officiellement déclarée « mission de sécurité nationale prioritaire » et les militaires y prennent des responsabilités supplémentaires. La même année, l'armée est utilisée pour restaurer l'ordre à Los Angeles, lors d'émeutes particulièrement violentes.

L'armée est également sollicitée pour s'occuper des grandes catastrophes écologiques. La même année, les Gardes nationaux du district de Columbia (c'est-à-dire de la capitale fédérale) passent un accord avec les institutions scolaires locales afin que des soldats puissent enseigner les disciplines scientifiques, l'anglais et les mathématiques dans les écoles [5]. Ainsi, selon l'opposant au général Brutus, « une génération entière de jeunes gens a grandi en trouvant tout à fait normal que des membres de l'armée patrouillent dans leurs rues et enseignent dans leurs salles de classe ». (Brutus est notre général fiction)

Un phénomène renforcé par l'extension continuelle de la notion de « sécurité nationale » : sous George W. Bush, l'armée est ainsi appelée à assurer le transport aérien pour les régions affectées par la banqueroute de nombreuses compagnies aériennes, puis à acheminer des marchandises à bord des vaisseaux de l'US Navy au profit des exportateurs états-uniens. C'est ensuite la déliquescence des infrastructures du pays tout entier qui est qualifiée de « menace sur la sécurité nationale » : l'armée est appelée à réhabiliter les logements publics, à reconstruire les ponts et les routes, et à construire de nouveaux bâtiments fédéraux [6]. Cette omniprésence des militaires dans des secteurs traditionnellement dévolus aux institutions civiles a transformé les officiers en véritables acteurs de la vie de la Cité, donc de l'action politique.

Concentration du pouvoir et déroute militaire : les clés du coup d'État

La publication de ce texte dans Parameters manifeste la volonté d'une certaine frange de la hiérarchie militaire de mettre en garde contre une dérive de l'institution dont elle fait partie. Comme cela était sans doute prévu, l'affaire fait grand bruit. Le texte est sélectionné pour le prix des « Essais stratégiques » organisé par la National Defense University et chaleureusement salué par le général Colin L. Powell, qui remet, peu après, une médaille à son auteur. Le texte primé comprend au passage un éloge de Powell, ce grand général que l'on aurait dû écouter pour sauver la démocratie, ce qui amène à penser que le texte a été commandé par le chef d'état-major lui-même.

Powell et Dunlap ne sont évidemment pas des anti-militaristes, au contraire, ils défendent leur conception rigoureuse de l'armée. Ils mettent en cause le mélange des genres, alors même que l'on évoque une possible candidature de Powell à la présidence des États-Unis. Et ils trouvent un appui immédiat parmi les officiers lassés des opérations humanitaires.


La réalité rejoint la fiction

Ralph E. Eberhart
Si la fiction de Dunlap est revenue à la mode [7], c'est que plusieurs des décisions qu'il anticipait en 1992 ont effectivement été prises. Le processus qu'il a décrit semble en marche et il paraît avancer beaucoup plus rapidement qu'il ne le prévoyait. S'il devait se poursuivre, il aboutirait à un coup d'État bien avant 2012.

L'intrusion de l'armée dans les activités de police et la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul officier sont effectives. Il manque l'électrochoc, qui ne doit pas être une victoire, mais une défaite. La catastrophe du 11 septembre a accéléré le processus, mais n'a pas été suffisante. Il faut une vraie défaite face à une armée, une « divine surprise ».

En mars 2002, pour faire face à une attaque terroriste majeure, le Congrès a été informé de la mise en place d'un gouvernement militaire fantôme capable de suppléer à la vacance du pouvoir civil. 75 à 100 officiers, reclus dans un bunker se tiennent informés des dossiers gérés par le pouvoir civil de sorte qu'ils pourraient prendre la relève instantanément, si besoin était. Ce gouvernement fantôme est probablement installé sur la base du Northcom à Colorado Springs.

En avril 2002, le Commandement du Nord (Northcom), le Commandement de défense aérienne (Norad), le Commandement spatial (Spacecom) et le commandement nucléaire (Stratcom) ont fusionné pour augmenter leur réactivité en supprimant toute procédure de concertation. Le général Ralph E. Eberhart est devenu le super-officier de la fiction.

En octobre 2002, les États-Unis et le Canada ont signé un nouvel accord de défense mutuelle. Cependant, compte tenu des divers textes en vigueur, l'accord n'a pas le même sens pour les deux signataires. Selon l'ancien ministre canadien des Affaires étrangères, Llod Axworthy, il place de facto la défense du Canada sous l'autorité du général Ralph E. Eberhart. Interprétation que récuse le gouvernement de Jean Chrétien.

En janvier 2003, le général Ralph E. Eberhart prend en charge la sécurité de la plus importante manifestation populaire, le Super Bowl. L'ouverture du match est agrémentée d'un spectacle militaire dans la tradition des Jeux olympiques de 1936. Les arrêts de jeu donnent lieu à des remises de médailles militaires aux héros d'Afghanistan.

En septembre 2003, le général Ralph E. Eberhart organise le premier Symposium de défense de la patrie où participent 600 personnalités du complexe militaro-industriel. Il établit une distinction entre la « sécurité de la patrie », qui échoit aux civils, et la « défense de la patrie », qui lui est supérieure et dépend exclusivement de lui.

En octobre 2003, le général Ralph E. Eberhart accueille un sommet informel de l'OTAN sur la base de Colorado Springs.

En novembre 2003, le général Ralph E. Eberhart lance un vaste programme de cartographie des États-Unis par satellite, de fichage des opinions politiques des habitants et d'évaluation des risques qu'ils représentent pour la défense de la patrie [8].

En mars 2004, le général Ralph E. Eberhart met en place un programme de « dissuasion, prévention et éradication du terrorisme  ». Les bons citoyens sont invités à se fournir gratuitement le logiciel JPEN (Protect America) qui permet de remplir directement une fiche de signalement de toute activité suspecte [9].

La suite suivra-t-elle les prévisions de Charles J. Dunlap Jr ?
FIN D'UN EMPIRE

#3 Michael

Michael

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Posté 27 juin 2004 à 22:14

Et comme par hasard 2012 est la date de l'ascension planétaire ...

#4 galileo

galileo

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Posté 05 juillet 2004 à 18:40

Mike, le Mercredi 23 Juin 2004, 15:31, dit :

En octobre 2002, les États-Unis et le Canada ont signé un nouvel accord de défense mutuelle. Cependant, compte tenu des divers textes en vigueur, l'accord n'a pas le même sens pour les deux signataires. Selon l'ancien ministre canadien des Affaires étrangères, Llod Axworthy, il place de facto la défense du Canada sous l'autorité du général Ralph E. Eberhart. Interprétation que récuse le gouvernement de Jean Chrétien.

Jean Chrétien, l'ex-Premier ministre?   Belle référence:  un des plus grands (mais pas "plus habiles") menteurs de mémoire de Canadien!  
On vient d'ailleurs de le remplacer par Paul Martin, pas piqué des vers non plus: un des plus grands arnaqueurs de mémoire de Canado!

Quant au reste, ce ne serait pas la première fois qu'on se fait fourrer par nos voisins.

Ouais, plus j'y songe, plus ça sera l'Afrique profonde..   :biglol:
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