ADDTC, le Vendredi 02 Juillet 2004, 13:16, dit :
Attendez ! La chimio est sûrment pas la panacée, ça n'est pas une méthode infaillible, on va sûrement trouver mieux bientôt, mais en attendant elle donne des résultats. Je pense qu'on peut espérer un taux de rémission de 80% très prochainement.
J'ai connu des types qui s'en sont sortis grâce à une chimio. Il y a vraiment des bonnes chances de s'en tirer.
On sait que la chimio donne des résultat. Il y a des études qui sont faites. Dans le cas des autres méthodes : le flou est complet. Pire, c'est le brouillard. La nuit noire.
Alors n'allez pas gaspillez vos chances avec des méthodes hasardeuses ou de fausses et vaines promesses.
Il y a eu une étude qui comparait l'espérance de vie des personnes sous chimio/rayons (pour un cancer de la prostate je crois) et celle de personne ne prenant rien. Ben, finalement, l'espérance de vie était identique. Ca me semble d'ailleurs bizarre, parce que je vois mal, de nos jours, des personnes ne pas se faire soigner. Mais bon.
Le problème, à mon avis, c'est que l'hypothèse que la chimio est supérieure au fait de ne rien faire implique un certain nombre de présupposés. 1) Il faut que les méthodes de détection n'inventent pas de faux positifs ; 2) il faut que tout cancer déclaré ait une issue fatale 3) il faut que la chimio guérisse plus qu'elle ne tue (rapport bénéfices/risques), voir n'esquinte. Je dois en oublier, mais, parlons déjà de ceux-là.
Or, il se pourrait bien que le 2) soit totalement faux et qu'un grand nombre de cancers ne conduisent pas à une issue fatale ou qu'on n'ait au moins largement le temps de mourir d'autre chose. C'est d'ailleurs ce que disent un certain nombre de médecins tout ce qu'il y a de plus officiels à propos du cancer de la prostate. Ils ont fait des études montrant que pour un grand nombre d'hommes, le cancer en question évoluait très lentement et qu'en réalité, la plupart seraient morts d'autre chose. Ils préconisent donc l'arrêt des campagnes de dépistage systématiques. Et vu que le cancer de la prostate est un de ceux qui à la plus grande incidence, on voit le massacre. Et moi je pense que ça pourrait êre le cas pour plein d'autres types de cancers.
Le fait que le 2) soit faux implique : soit a) une évolution lente qui entraine que le patient à le temps de mourir d'autre chose ; b) que le cancer peut très bien arrêter de croitre définitivement (comme un grain de beauté qui grossit d'un coup, puis qui reste comme il est jusqu'à la fin) ; c) que le cancer peut régresser tout seul.
Et moi, je crois tout à fait aux hypothèses b) et c). Un grand nombre de tumeurs pourraient tout à fait rester stagnantes ad vitam aeternam. Et, mieux que ça, je pense qu'un grand nombre de tumeurs (voir, le plus grand nombre) regressent toutes seules. Et je crois même qu'on peut les aider à régresser toutes seules par des moyens simples comme une alimentation adaptée ou un jeune.
Donc, si la supposition que 100 % des cancers sont fatals est fausse, si on s'est affolé pour rien et que le taux est par exemple de seulement 10 %, ça change complètement la perspective du problème. Parce que, dans ce cas là, on peut se demander d'où viennent tous les morts.
Parce que, des morts, il y en a. Il y a plein de cancers pour lesquel à 10 ans, c'est plus de 95 % de morts. Et, comme je l'évoquais dans le premier message, je pense que les statistiques sont trompeuses et que pour des cancers qui donnent l'impression de n'avoir que 60 % de morts, en fait, c'est plus que ça.
Parce qu'en fait, il y a beaucoup de personnes qui meurent après récidive. Ils ont un premier cancer et donc, un premier traitement qui les esquinte, puis une récidive qui les met au trente-sixième dessous, puis, une deuxième récidive qui le tue. Ca fait 3 cancers pour un mort. Donc, si on pensait que c'était 3 cancers pour 3 personnes différentes, on penserait que le taux de létalité est de seulement 33 %, alors qu'en fait, vu qu'il s'agit d'une seule et même personne, c'est 100 % de létalité, mais étalé sur plus longtemps et sur plusieurs cancers qui se suivent.
Au passage, comme la personne a survécu au premier cancer, elle croit que c'est grace à la chimio et aux rayons, donc, elle a confiance en la médecine et elle est prête à recommencer une deuxième et une troisième fois, jusqu'à l'issue fatale.
Donc, si on a 100 personnes et sur ces 100 personnes, 10 qui attrapent un cancer l'année N, il se peut qu'il y ait disons 3 personnes qui vont mourir immédiatement, 3 personnes salement amochées mais vivantes et en rémission et 4 personnes légèrement amochées et en rémission. Donc, 30 % de morts seulement. Mais en N+1, ça ne va pas être 10 personnes nouvelles qui vont avoir un cancer, mais en fait, 3 personnes nouvelles et 7 parmi celles de l'année N. Donc, parmi les 7, les 3 qui étaient déjà salement amochées vont mourir, et les 4 qui étaient un peu amochées vont l'être salement. Et parmi les 3 nouvelles, 1 va mourir, une va être salement amochée et un, légèrement amochée. Et en N+2, les 4 qui étaient seulement légèrement amoché la première année vont mourir. Donc, en N+2, les personnes de l'année 0 seront toutes mortes. Et la létalité est donc en réalité de 100 %. Au passage, l'incidence est moins élevée que ce qu'on nous présente, puisque ce sont les même personnes touchées. Il n'y a pas 10 personnes nouvelles qui contracte la maladie chaque année, mais seulement 3.
Alors, bien sur, dans la réalité, ça s'étale sur plus longtempe et il doit y avoir des fuites dans le système et ça ne doit pas être 100 % de mort. Mais, pour un type de cancer dont on dit qu'il y a 60 % de mort, il se pourrait bien qu'en fait, il y ait plutot 80 % de morts. Tout ça pour un nombre de personnes touchées différentes moindre que ce qu'on nous dit.
Et puis, on ne compte pas les personnes complètement esquintées. Je pense par exemple aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer après une hospitalisation. J'ai dans ma famille le cas d'une tante qui s'est faite opérer d'un cancer du sein vers 70 ans. Ben pouf, juste après, elle devenait Alzheimer. Hasard ? Ha, ben, justement, j'ai un autre cas : celui d'une grand-mère qui s'est faite opérer (vers 70 ans là aussi). Ben idem, Alzheimer juste après. Donc, en comptant 80 % de morts + 10 % de personnes complètement bousillées, ça ne fait pas terrible comme résultat.
Donc, c'est quand même le massacre.
Et donc, si, comme je le pense, sans chimio/rayons, la létalité était en réalité de seulement 10 %, alors, ça veut dire qu'en fait, presque 90 % des morts actuels ne devraient pas arriver et seraient causés par la chimio et les rayons. La seule justification qui est le rapport bénéfice risque disparait complètement.
Et si, par ailleurs, la médecine invente des faux positifs, alors, c'est encore plus que 90 % des morts qui seraient causés par la chimio et les rayons.
Prenons, l'exemple de Mitterrand. Le docteur Gubler lui détecte en mai 1981 un cancer de la prostate très avancée, le taux de PSA est affolant, et il semble qu'il y ait des extensions vers les os. Gubler ne donne à Mitterrand que 2 mois à vivre. Mais, Mitterrand accepte juste un traitement très léger. Bizarrement, malgré les annonces catastrophistes de Gubler, Mitterrand était toujours là 11 ans après. Alors, rémission spontanée ? Ou le diagnostic était faux ?
Qu'est-ce qui laisserait penser que la tumeur peut régresser toute seule ? Hé bien, le fait, par exemple, que quand on analyse l'histoire de certains patients subissant de la chimio ou/et des rayons, on constate que leur tumeur régresse la plupart du temps sans qu'il y ait de corrélation avec le début du traitement, ni même le traitement tout court. On a l'impression que la tumeur vie sa vie et que le traitement ne l'influence que peu. Il y a des personnes qui voient leur tumeur régresser avant le traitement, d'autres après, d'autres tout à la fin, d'autres au milieu, d'autres ça régresse, puis repart, puis régresse. Il y a vraiment peu de personnes qui voient leur tumeur régresser vraiment régulièrement dès le début du traitement, ou peu après.
En fait, c'est tellement le massacre, que même si je me trompais et qu'en ne faisant rien, on avait quand même un chiffre énorme de 85 % de morts, le résultat serait probablement meilleurs de quelques % par rapport à la méthode officielle.
Ce message a été modifié par aixur - 02 juillet 2004 à 19:40.