Eh bien, pour répondre à ta question Mike, ce que je dis peut se retrouver en faisant n'importe quelle recherche sur le sujet.
Comme ça, à froid, avec Google :
Concernant la bénignité des séquelles de convulsions hyperthermiques simples (c'est-à-dire non dues à un problème neurologique sous-jacent) :
http://www.medinfans...pédiatrique.htm
· Par contre il faut bien garder à l’esprit que les convulsions hyperthermiques de l’enfant de moins de moins de 3 ans ont un excellent pronostic et n’entraînent aucune séquelle.
· La fiêvre ne doit donc pas devenir une phobie chez les parents ++++
http://www.tvbebes.c...rthermique1.asp
Ce sont des convulsions qui touchent préferentiellement les enfants entre 12 mois et 2ans 1/2 ou 3 ans. Elles sont déclenchées par la fièvre à l'occasion des maladies virales de la petite enfance (et plus particulièrement à l'occasion de la 6è maladie, l'éxanthème subit) ou d'une otite.
Tout se passe comme si le cerveau tolérait très mal la montée brutale de la température et réagissait par une convulsion de courte durée.
C'est très fréquent puisqu'on estime qu'entre 2 à 5% de tous les enfants convulsent au moins une fois dans leur vie. Ca fait quand même environ 25 000 enfants chaque année en France !
La plupart des convulsions sont de très courte durée, quelques minutes, comme ce qui vient de vous arriver, , et en l'occurence, je vous dis tout de suite qu'il n'y aura aucune séquelle neurologique."
Pour les crises "simples", non compliquées, comme celle de votre enfant, le pronostic à long terme est absolument excellent avec une toute petite réserve pour moins de 10% des enfants chez lesquels les convulsions hyperthermiques marquent potentiellement l'entrée dans une forme d'épilepsie qui peut se prolonger dans l'adolescence ou l'âge adulte."
http://www.med.univ-...convulsions.htm
Convulsion hyperpyrétique simple : 90% des cas
Les caractéristiques cliniques de la convulsion sont :
1. Age de survenue : entre 9 mois et 5 ans
2. Durée brève (inférieure à 10 minutes)
3. Crise généralisée, absence de déficit moteur post-critique
4. Absence de pathologie neurologique sous jacente
Pronostic :
Le pronostic est bon dans les convulsions hyperthermiques simples. La récidive est possible mais elle n'a pas de gravité propre. Lorsqu'il y a récidive, elle a lieu dans les 6 mois suivant la première convulsion fébrile dans 50% des cas et dans les 2 ans dans 90% des cas.
http://www.essentiel...5/350079200.htm
Très angoissantes pour l'entourage, les convulsions fébriles sont assez fréquentes : 5 % des enfants en ont fait au moins une. Une variation brutale de la température est le principal facteur déclenchant de ces crises. Elles sont le plus souvent sans gravité et disparaissent sans laisser de séquelles.
Concernant la relation entre déshydratation et convulsions :
http://www.vulgaris-...id_article=1421
Complications de la déshydratation
L'évolution (peut se faire en quelques heures seulement) vers une complication neurologique (obnubilation, convulsions)
http://www.cbip.be/F...999/F26F03F.cfm
Les résultats d' une étude de cohorte chez 381 enfants montrent que les enfants ayant présenté des convulsions hyperthermiques, même récidivantes, sans traitement préventif ne diffèrent pas des enfants qui n' ont jamais fait de convulsions hyperthermiques pour ce qui concerne leur développement intellectuel et comportemental [ N Engl J Med 338 , 1723-1728 (1998 ) ]. Ces résultats renforcent l’opinion que l' information et l' apaisement des parents constituent dans la plupart des cas la meilleure prise en charge des enfants ayant déjà présenté un premier épisode de convulsions hyperthermiques
http://www.urgence-p...e/Deshydrat.htm
LES DÉSHYDRATATIONS SÉVÈRES :
LES COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES :
Il s’agit le plus souvent de convulsions voire d’état de mal convulsifs
http://rando.gps.che...fr/p1038001.htm
Bref, comme on voit, on peut trouver pléthore d'infos à ce sujet, il ne me semble pas avoir dit quelque chose d'énorme.
Par souci d'être complète, je signalerais quand même qu'il existe un
syndrôme d'hyperthermie majeure, absolument imprévisible, qui s'accompagne lui d'un malaise cardio-vasculaire, et dont le pronostic est mauvais, même en cas de réanimation de l'enfant, à cause des séquelles neurologiques bien réelles dans ce cas là.
Mais selon moi, vouloir traiter tout enfant fiévreux par antipyrétiques préventivement, au cas où, relève de la peur irrationnelle, comme de faire un PL et d'administrer un traitement antibio de cheval à tout enfant qui a mal au crâne au cas où ce serait une méningite.
Citation
Mes grand parents (et leurs concitoyens) avaient une frousse bleue des excès de fièvre chez les jeunes enfants, ils m’ont appris que cela avait des conséquences graves sur les facultés mentales, Evidement il ne disposaient pas de médicaments comme nous, et pas toujours la possibilité d’appeler un médecin en urgence et ils utilisaient le truc des bains tièdes. Les vieux tenaient cela d'où ? De la parano générale ?
Nos grands parents avaient (et nous même avons, cf tes posts) une frousse bleue d'un tas de choses, ce n'est pas pour autant que c'était toujours justifié et fondé.
Argument irrecevable pour moi.
Citation
Je connais un cas dans ma famille, il y a 40 ans un jeune enfant a eu des convulsions suite à une grosse fièvre, il en a gardé des séquelles psychologiques importantes. Mon propre gosse à 2 ans a perdu un vocabulaire d’une dizaine de mots qu’il commençait à assimiler exactement le lendemain de la nuit où il a eu ces débuts de convulsions malgré que nous soyons intervenu de suite. Mais bon tout cela n’a pas d’intérêt et ne prouve rien. C’était un hasard.
Encore une fois, concernant les réactions de ton enfant (séquelles psychologiques ? Ou neurologiques ? ), il y a plein d'explications possibles.
C'est possible que ce soit la fièvre en effet.
C'est également possible que le traitement par Valium administré par le médecin (c'est le protocole en cas de convulsions) n'ait pas été anodin pour lui non plus, ça ne t'a jamais questionné ça ?
Ou simplement le choc d'une grosse maladie, couplé à l'intervention en urgence du médecin et à votre propre angoisse de parents qui lui a forcément été communiquée ont suffi à lui faire faire une pause dans son développement, le temps d'intégrer cet évènement qui l'a un peu secoué ?
Citation
Maintenant je trouve intéressant que l’on parle de la fièvre et de son utilité, mais de là à prétendre que cela est bénin pour les nourrissons, et qu’il n’y a pas de risque de séquelles là je ne peux pas laisser passer. On peut s’auto proclamer spécialiste de la médecine nouvelle, ce n’est pas pour autant que nos " croyances " ou intuitions sont bonnes. Et entre nous pour soigner, il faut plus des connaissances que des "croyances."
Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait "pas de risques", mais qu'il y en avait peu, nuance.
Qui ici s'autoproclame quoi que ce soit ? En tout cas pas moi ; je ne suis même pas adepte de la médecine nouvelle, terme qui pour moi ne veut d'ailleurs rien dire.
Ces sarcasmes apportent-ils quelque chose au débat, Mike ?