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À en croire le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique vient de reculer d'un siècle, dans l'indifférence générale. Le 15 juin, à l'issue de la réunion annuelle du conseil d'administration du PNUD, Mark Malloch Brown a annoncé qu'"au rythme actuel, l'Afrique n'atteindra pas l'objectif de réduction de moitié de la pauvreté avant 2147". Au moins, c'est précis.
Plus approximatifs sont les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), que l'Afrique vient de manquer. Fixés lors d'un sommet extraordinaire en 2000, ils prévoyaient aussi "l'éducation primaire pour tous" et "le recul du sida et d'autres maladies" dans les quinze ans. En Afrique noire, seulement 27 % des enfants scolarisables achèvent le cycle élémentaire de l'éducation, et sur les 45 millions de malades du sida les deux tiers sont des Africains : on mesure l'ambition.
A qui la faute ? Selon l'administrateur du PNUD, "une fraction du coût annuel de la guerre en Irak" suffirait à rapprocher l'Afrique des objectifs fixés pour 2015. Par rapport aux dépenses annuelles d'armement dans le monde, environ 900 milliards de dollars (750 milliards d'euros), l'aide publique au développement - 50 milliards de dollars - paraît indigente. Mais si on inventoriait les routes, équipements ou usines financés depuis l'indépendance en Afrique avec l'argent du développement, la contrepartie pour les quelque 300 milliards de dollars reçus paraîtrait également modeste. On pourrait en conclure que des fonds d'aide, seuls, ne font pas le développement, qui n'est visiblement pas la capacité à recevoir de l'argent mais à en gagner.
Contre la mauvaise fortune d'un demi-siècle émaillé d'échecs dans une Afrique "mal partie" , selon René Dumont, et pas près d'arriver, selon son propre constat, le PNUD s'emploie à lever des fonds. Afin d'"œuvrer de toute urgence"pour les fameux OMD, nombre de chanteurs - de l'Ivoirien Meiway au Zimbabwéen Chiwoniso en passant par la Kenyane Achieng Abura et le Congolais Koffi Olomidé - ont été réunis par le PNUD, à la mi-mai à Dakar. Ils y ont enregistré une chanson commune, mais aussi signé un texte, Engagement 2015, qui promet d'"utiliser pendant treize ans toutes - leurs - potentialités pour faire passer le message". Ils ne prévoyaient sans doute pas qu'ils devraient chanter jusqu'en 2147 pour faire advenir le développement...
Plus approximatifs sont les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), que l'Afrique vient de manquer. Fixés lors d'un sommet extraordinaire en 2000, ils prévoyaient aussi "l'éducation primaire pour tous" et "le recul du sida et d'autres maladies" dans les quinze ans. En Afrique noire, seulement 27 % des enfants scolarisables achèvent le cycle élémentaire de l'éducation, et sur les 45 millions de malades du sida les deux tiers sont des Africains : on mesure l'ambition.
A qui la faute ? Selon l'administrateur du PNUD, "une fraction du coût annuel de la guerre en Irak" suffirait à rapprocher l'Afrique des objectifs fixés pour 2015. Par rapport aux dépenses annuelles d'armement dans le monde, environ 900 milliards de dollars (750 milliards d'euros), l'aide publique au développement - 50 milliards de dollars - paraît indigente. Mais si on inventoriait les routes, équipements ou usines financés depuis l'indépendance en Afrique avec l'argent du développement, la contrepartie pour les quelque 300 milliards de dollars reçus paraîtrait également modeste. On pourrait en conclure que des fonds d'aide, seuls, ne font pas le développement, qui n'est visiblement pas la capacité à recevoir de l'argent mais à en gagner.
Contre la mauvaise fortune d'un demi-siècle émaillé d'échecs dans une Afrique "mal partie" , selon René Dumont, et pas près d'arriver, selon son propre constat, le PNUD s'emploie à lever des fonds. Afin d'"œuvrer de toute urgence"pour les fameux OMD, nombre de chanteurs - de l'Ivoirien Meiway au Zimbabwéen Chiwoniso en passant par la Kenyane Achieng Abura et le Congolais Koffi Olomidé - ont été réunis par le PNUD, à la mi-mai à Dakar. Ils y ont enregistré une chanson commune, mais aussi signé un texte, Engagement 2015, qui promet d'"utiliser pendant treize ans toutes - leurs - potentialités pour faire passer le message". Ils ne prévoyaient sans doute pas qu'ils devraient chanter jusqu'en 2147 pour faire advenir le développement...
Je pense que ce texte ne vous apprends rien, la situation en Afrique est catastrophique. Ca, tout le monde le sait ( d'ailleurs tiens comment les gens le savent quand meme, vu qu'on en parle jamais ? )
Ce qu'on sait peut etre un peu moins, c'est que ca empire. Le developpement, ils ne sont pas beaucoup de pauvres bougres a le voir.
Pourquoi j'ai donc mis ce texte ? C'était seulement pour la comparaison entre ce qu'il faudrait pour gagner 132 ans de developpement sur un continent entier et ce que les Etats Unis et leurs copains Anglais dépensent en Irak.
Il n'y a meme pas de mots pour décrire un tel dégout... C'est dans l'indifférence générale que les génocides, les famines, les catastrophes naturelles s'abattent sur ce continent depuis longtemps, et cela semble vouloir durer.
Il vaut mieux parler au infos du tank américain dynamité à Nassiriya et du marine blessé que des centaines de milliers de paysans soudanais en train de subir un génocide. De toute facon on s'en balance d'eux, n'ont pas de pétrole. Parce que c'est ca en fait.
Il ne faut pas se leurrer, si les pays arabes n'avaient pas de pétrole dans leur sous sol, l'Arabie pourrait concurrencer l'Afrique en terme de pauvreté...
Alors la question est : Quel avenir pour l'Afrique ?
Quel role pour l'Afrique dans les evenements a venir ( ou pas ) ? Rien ne parle de ce continent, de l'Apocalypse de la Bible aux quatrains de Nostradamus, il n'y a rien de l'autre coté de la Méditérannée.
Ils n'existent pas pour la civilisation mondiale capitaliste, ils n'existent pas non plus pour nos prophètes, scientifiques et autres.
Quel est votre avis sur l'avenir de cette partie du globe ?
Moi je me demande s'il y en a seulement un...










