michal kalecki, le Mercredi 08 Septembre 2004, 17:39, dit :
Bonjour ajh
Je voulais réagir sur la théorie consistant à évoqué le fait que le chômage serait dû à un manque de monnaie en circulation. En gros il me semble que cela rejoind la théorie du multiplicateur keynessien. Or un méchant libéral

monsieur friedman (si je me trompe) montre avec son concept de chomeurs structurel (qui résulte de blocages difficiles à éliminer comme un manque de formation par exemple) qu'une augmentation des investissements publics en accroissant la demande permet de réduire le chômage conjoncturel et non le chomage structurel. Même en période de forte demande les entreprises sont réticentes à embaucher des personnes trop éloignées du marché du travail . Or dans problèmes économiques (qui n'est pas réputé pour être une revue ultra libérale il me semble) n°2856

certains économistes évaluent à 8% le chômage structurel en france: les capacités productives seraient donc totalement employées et finalement l'injection monaitaire n'apporterait que de l'inflation. Ainsi toute politique de relance (en augmentant la masse monaitaire) serait inadéquate pour réduire efficacement le chômage en france .
Cordialement
Bonjour
Pas mal le pseudo
"
le chômage structurel comprends lui-même trois composantes : le chômage frictionnel, le chômage classique (correspondant à des personnes dont la productivité serait trop faible par rapport à ce qu'elles coûteraient à leur employeur) et le chômage volontaire (correspondant à des personnes qui ne souhaitent pas travailler, à cause d'un gain de revenu potentiel jugé insuffisant)."
(Sénat: rapport d'information de M. Joël Bourdin sur les perspectives de retour au plein emploi.
M. Joël Bourdin, rapporteur,) et effectivement il est estimé (globalement) de 8 à 9% en France
Mais, le chomage aux USA est de 4% ... à quoi est ce du ? Meilleures compétences, meilleure productivité, absence d'indemnités de chomage ?
Dans l'article 9 de ma "série" on voit que le Tx de chomage est resté inférieur à 4% jusqu'en 75 à l'époque ou l'insuffisance de M1 était très faible.
On relie souvent les taux d'intérets à l'inflation (dans ce sens... on augmente les taux d'intérets si l'inflation augmente) .. je pense que c'est très "instable" mais qu'il y a aussi un effet d'entrainement dans l'autre sens : si les taux d'intérets augmentent , l'inflation augmente... Je crois néanmoins que la cause principale de l'inflation est avant tout dans l'interet de la monnaie.
Je pense pour ma part qu'il n'y a pas de risque d'inflation (générale, je ne parle pas d'augmentation de prix limitée à tel ou tel article ) tant qu'il existe des capacités de production (et donc aussi de main d'oeuvre compétente)
N'avez vous pas autour de vous des bac + 5 (ou plus) qui ont toutes les comptences requises et qui pourtant restent de longs mois sans trouver de travail ?
Donc, pour résumer mon avis, je reste dans l'idée de la nécessité d'une relance keynésienne, mais bien évidemment sous forme de commandes de l'Etat (donneur d'ordre) aux entreprises privées pour la fabrication de biens d'intéret collectif (j'ai cité par exemple le ferroutage nord -sud mais il y aurait également le dévelloppement par exemple d'unités locales de production électrique)
...et pour confirmer mon point de vue ...:
Citation
Sans aller jusqu’à nier l’existence même d’un NAIRU, d'autres experts mettent en doute le caractère opératoire du NAIRU.
Ils observent que non seulement le NAIRU fluctue au cours du temps, mais que sa valeur exacte à un moment donné demeure mal connue. Ainsi, même si les estimations du NAIRU n’oscillent qu’entre 5,5 et 5,9% pour les Étas-Unis en 1996, leur précision reste faible : l’intervalle de confiance à 95% de telles estimations serait ainsi compris entre 4,3% et 7,3%. Les prédictions de l’accélération de l’inflation fondées sur l’écart entre le taux de chômage observé et le NAIRU semblent donc peu sensibles au niveau du NAIRU qui est retenu.
Ces économistes font valoir en outre que l’utilité pratique du NAIRU dans la conduite de la politique monétaire dépend très largement du type de relation qui existe à court terme entre chômage et modification du rythme de l’inflation. Si cette relation n’est pas linéaire (c’est-à-dire, si l’augmentation de l’inflation résultant d’une baisse du chômage est de plus en plus rapide) alors la Banque Centrale a tout intérêt à surveiller étroitement le NAIRU et à hausser ses taux dès que le chômage s’approche du NAIRU : pour un objectif d’inflation donné, une politique trop accommodante risquerait en effet d'être suivie d’une violente hausse de taux, et donc par une récession ; il en résulterait un accroissement de l’ampleur du cycle économique.
Si, en revanche, l’effet d’accélération est faible ou nul, alors une attitude plus opportuniste est légitime, le coût d’une " erreur " de politique monétaire étant faible. Certains économistes comme J.Stiglitz considèrent que le second cas de figure correspond mieux à l’expérience américaine que le premier : selon eux, la relation serait, à court terme, linéaire. Dans ces conditions, laisser le chômage tomber un peu en-dessous du NAIRU présenterait peu d’inconvénients. En revanche, une politique monétaire trop soucieuse de ne pas laisser tomber le taux de chômage en dessous du NAIRU présenterait, dans le meilleur des cas, peu d’avantages en termes d’inflation, et, dans le pire des cas, des risques non négligeables en termes de chômage.
© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie-
Cordialement
AJH
PS, pour info pour les listeurs qui ne connaissent pas le "NAIRU"
"
Pour la plupart des économistes, il existe pour chaque nation à un moment donné un taux de chômage en dessous duquel l’inflation tend à s’accélérer et au delà duquel elle tend à décélérer. Ce taux de chômage est plus souvent appelé aujourd’hui NAIRU (c’est-à-dire, littéralement : " taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation ")."