En principe, il serait simple de faire tomber le monde bancaire: il suffirait que beaucoup de gens décident de vider leur compte en même temps. Cependant, dans la réalité, ce ne serait pas aussi simple. Pensons à l'Argentine, où à cause d'une grande fuite de capitaux (causée je vous laisse deviner par qui) les gens se sont retrouvé sans argent liquide. Les banques, n'ayant pas assez d'argent sous la main, a empêché le peuple de retirer plus qu'un certain montant à chaque semaine.(lire
Pourquoi le dollar roi a ruiné l'Argentine)
Je n'ai pas lu tous les texte d'AJH, ayant moi-même lu beaucoup sur le sujet. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que la vitalité économique d'un pays est directement proportionnel à la facilité d'échange entre individus. C'est quand l'argent circule que l'économie roule, et c'est d'ailleurs pour cela que notre ami W a demandé le lendemain du 911 à ceux qui voulaient aider les américains de dépenser de l'argent, autrement dit de la faire circuler. Mais si les banques bloquent les avoirs du peuple, les gens ne peuvent plus autant dépenser, et que se passe-t-il ensuite vous croyez? L'économie s'effondre, les compagnies ne pouvant plus vendre leurs produits. Ensuite, c'est le chômage qui touche les masses, et cela fait en sorte que les gens ont encore moins d'argent pour dépenser, ce qui nuit encore davantage à l'économie, et ainsi de suite. Comme vous pouvez le constater, les banques peuvent donc influencer énormémenent la santé économique d'un pays.
Pour ma part, je crois que la solution passe par la nationalisation
des banques (ce qui est à peu près -mais pas tout à fait- la même chose qu'être créditiste). D'autres ont entrevus d'autres solutions, en créant de la monnaie hors-banque, une sorte de monnaie alternative. De nombreux réseaux de ce type existent, le plus célèbre est l'Heure d'Ithaca.
Citation
Cette monnaie va avoir une valeur bien réelleet équitable parce que basée sur le tempspassé : 1 heure de la vie de quelqu’un = 1heure de la vie d’un autre. Elle s’appelleraIthaca Hours, les heures d’Ithaca. Contraire-ment au dollar basé sur une fiction on ne peutplus discutable « In God we trust » (nousfaisons confiance à dieu, n’est-ce pas ?) peut-on lire sur le billet vert, les Ithaquiens vontinscrire « In Ithaca we trust » sur les leurs. Leplus difficile, cela va être de convaincre : lesconsommateurs, les producteurs et les com-merçants.
Article en entier ici:
Les Ithaca Hours : Face à la rapacitéde la finance, un petit village résiste…
Ou en beaucoup plus lisible, en format pdf:
http://nancy-luttes....journal_002.pdf
En Argentine ce fut une
des solutions utilisées par la population. Aujourd'hui près de 40% de l'économie en Argentine utilise ces dollars "alternatifs". En certains endroits, on peut même payer son électricité avec ces dollars! Cependant, les dernières informations que j'ai reçu à ce sujet montraient que le gouvernement Argentain à la solde
des banquiers contre-attaquait et voulait rendre ces monnaies alternatives illégales. J'ignore toutefois ce qui s'est passé depuis la dernière année....
Bref, informez-vous je pense que certains de ces réseaux existent en France, ou du moins certains sont en construction. Le rpincipe est simple pour entrer dans un de ces réseaux: vous offrez un service quelconque, pour lequel vous serez payé en dollars "alternatifs". Ensuite, vous pourrez achetez
des services ou produits de d'autres membres du réseau avec ces dollars alternatifs. Cela revient à créer une sorte d'économie parrallèle. Ce n'est pas particulièrement nouveau en passant, il y a
des mouvements de ce genre depuis les années 70. Mais souvent, les réseaux se sont effondrés par manque de membres... Ça pourrait être une solution, mais d'après moi ça va jouer dur le jour où un de ces réseaux deviendra vraiment important. Je doute que nos "amis" banquiers-illuminatis vont laisser le pouvoir
des banques s'éroder sans rien faire. Mais au moins pour le moment ces réseaux sont encore minuscules et n'ont pas été pris au sérieux par les pouvoirs en place. C'est donc le temps ou jamais de s'impliquer!
Le capitalisme est encore et toujours la source de tous nos ennuis...