En argumentant et en évitant les réactions émotionnelles?
1/Sur ce que cela induit psychologiquement...
"je suis la victime de je suis le bourreau"
En se référant à la biologie et au régne animal , on constate que certains comportements de victimes (liés à la peur) induisent chez d'autres des comportements d'agressions (mais aussi que des comportements de soumissions ou de fuite stoppent les agressions).
On constate aussi que "les victimes d'hier" peuvent devenir "les bourreaux de demain" ce qui tendrait à prouver qu'il s'agit bien d'un enfermement psychologique dans une dualité bourreau/victime (qui ne seraient alors que les deux facettes d'une même sorte de comportement) qu'il s'agit de dépasser.
cf Jung ou Guy Corneau (Victime des autres, bourreau de soi-même)
Qu'il soit bien clair qu'en posant cette question je ne cherche en rien à amalgamer dans un même statut moral victimes et agresseurs, hein. Je condamne clairement toute agression et toute violence.
Cela n'empéche pas de réfléchir aux moyens d'en désamorcer les causes qui sont potentiellment présentes en chacun de nous.
2/Est-on victime d'une maladie par hasard (au gré des circonstances comme semble le suggérer tout un pan de la médecine moderne) ou bien en est-on responsable par son comportement , son mode de vie et son alimentation? C'est une partie des questions cruciales que posent les dissidents du sida.
3/La notion de "victime" d'une maladie héréditaire, du terrorisme ou d'une catastrophe échappe à première vue à cette vision psychologique (à moins de recourir à la notion de karma).
On peut évidemment considérer que c'est là être victime d'une injustice.
Cela ne peut que faire réfléchir d'ailleurs sur la notion d'injustice. (divine?)
(Donc de divin ou de néant).
Mais selon la manière de vivre "ces coup du sort" et de les assimiler, certains s'en sortent grandis là où d'autres restent cloués et traumatisés.
4/Parmi ceux qui parlent au nom de la souffrance des "victimes" il n'y a pas que des porte-paroles cherchant à faire prendre conscience d'abus et de changement nécessaires d'une manière efficace
on trouve également des proches, sincéres certes, mais qui projettent avant tout leurs propres souffrances et leurs propres peurs sur tout ce qui leur rappelle vaguement le danger c'est peut-être compréhensible mais loin d'être constructif.
(La peur qui se propage induit-elle l'apparition de ce que l'on redoute? c'est une partie du débat)
Et puis surtout il n'y a pas que de l'empathie , de la solidarité et de la bienveillance (fût-elle maladroite).
On trouve aussi hélas des lobbies mercantiles et des manipulateurs de tous ordres (car parler au nom de victimes c'est une façon de se placer en position moralement intouchable) qui manipulent les consciences en culpabilisant les indécis et en salissant tous ceux qui ne filent pas droit sans se poser de question là où l'on veut les mener.
(cf scandales divers: l'arc, la croix rouge etc...)
La peur est un parfait outil de manipulation.
Ce message a été modifié par Elko - 01 août 2004 à 14:48.










