voici un résumé du dernier procès
Maître Johanne RAZANAMAHAY
Docteur Christian Tal SCHALLER
Le Chant des Arbres
Quartier Le Radelier
F-26700 PIERRELATTE
Tél. portable Johanne : 06 87 74 69 78
Tél. portable Tal : 06 85 02 25 37
Site Web : www.santeglobale.info
Pierrelatte, 7 juillet 2004
Chers amis,
Nous vous remercions de votre soutien et vous envoyons ce compte rendu de ce qui s'est passé.
Avec nos amitiés
Tal & Johanne
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JOHANNE ET TAL SCHALLER-RAZANAMAHAY AU TRIBUNAL DE VALENCE LE 25JUIN 2004
Historique :
En octobre 1997, un nombre impressionnant de gendarmes est venu à Taulignan (Drôme provençale) où nous habitions, avec deux mandats :
-Le premier mandat (pour « assassinats multiples et association de malfaiteurs »), émanait du juge Fontaine de Grenoble et nous accusait d'être des complices de l'Ordre du Temple Solaire. Cette idée vraiment étrange du juge Fontaine s'est révélée, après une perquisition de huit heures et 36 heures de garde-à-vue, totalement sans fondement. Il est d'ailleurs étonnant que le mandat du juge Fontaine parle d'« assassinats multiples » alors que, pour ce juge, et contre de nombreuses évidences, seule la théorie du suicide collectif a été admise. Après toutes ces investigations, nous aurions dû logiquement être blanchis de tout soupçon d'appartenir à une secte !
-L'autre mandat venait du Parquet de Valence et nous accusait de non-inscription au registre du commerce, de non-conformité de locaux et de travail illégal. Ce deuxième mandat pouvait donner l'impression que ceux qui avaient commandité toute l'opération voulaient éviter de risquer de repartir les mains vides. Vu les diverses infractions constatées à la loi sur l'hôtellerie, nous avons été convoqués au tribunal de Valence, où le procureur a seulement demandé une amende. Les juges nous ont pourtant condamnés non seulement une amende de 100.000 FF mais aussi à une « interdiction d'activité d'organisation de stages et de conférences sur la santé et l'épanouissement de la personne pendant cinq ans ». Il faut remarquer que cette peine est assez extraordinaire : on n'avait encore jamais vu un hôtelier condamné pour diverses infractions bénignes se voir interdire de donner des stages ou des conférences ! Nous avions alors eu le sentiment que cette condamnation avait pour but de ternir notre réputation et de nous bloquer dans nos activités en nous cassant financièrement.
Comme nous avons perdu en appel et en cassation, cette interdiction est entrée en vigueur en août 2000. Pour éviter tout problème, nous avons alors cessé d'organiser des stages et conférences en France, pays dans lequel nous n'avons fait que des thérapies individuelles dans le cadre de notre SARL.
Dans le dossier nous concernant pour cette affaire-ci, on lit que, à la suite de l'émission de TF1 « Le droit de savoir » du 19.11.2002, le procureur de la Cour d'Appel de Grenoble a écrit au Commandant de la Gendarmerie de la Drôme pour enquêter à notre sujet. On peut comprendre cette réaction du fait que le commentateur de l'émission avait dit que « nous avions été condamnés à une interdiction d'organiser des stages mais le faisions quand même ». Cette dénonciation calomnieuse ne reposait sur aucun fait réel.
Nous avons bien sûr réagi par courrier après cette émission qui a été modelée, au montage, pour nous discréditer. Les images filmées ne correspondaient pas à un stage organisé par nous pour le public mais à une reconstitution. Nous avions en effet demandé à quelques amis de venir bénévolement pour que nos techniques thérapeutiques puissent être filmées.
Le rapport du gendarme Meo du 02.09.2003 donne nos dépositions (qui disent que nous avons reçu des gens pour des thérapies individuelles mais n'avons pas organisé de stages en France depuis août 2000) et signale n'avoir rien vu sur les lieux de notre habitat de Pierrelatte qui nous donne tort (notamment pas de rassemblements de voitures). Étonnamment, dans sa conclusion, il déclare que « sur notre site internet on trouve des discours et une rhétorique relevant du mouvement sectaire ».
Cela nous a rappelé que, dans de nombreux articles de journaux en France et des émissions radio ou TV, nous avons été présentés comme une « secte » ou une « déviance sectaire » prouvant ainsi la force d'une rumeur qui coure sur nous depuis la perquisition de 1997, sans le moindre fondement.
Dans une autre affaire, après la première condamnation, nous avons été conduits au tribunal de Valence, parce qu'on nous reprochait d'avoir fait des travaux sans permis de construire. Nous avions en effet fait des travaux à l'intérieur d'un de nos bâtiments, sans toucher les façades. Mais le juge, après nous avoir traité de « déviance sectaire » a estimé que, puisque nous avions auparavant manifesté notre intention de faire un centre destiné à recevoir du public, nous n'aurions pas dû effectuer le moindre travail d'aménagement intérieur sans permis de construire. Il nous a condamné à 4000 euros d'amende ainsi qu'à démolir ce que nous avions fait, alors qu'il ne s'agissait que d'aménagements intérieurs et de travaux de peinture !
Nous avions alors vraiment eu l'impression d'être condamnés non sur des faits objectifs mais avec l'intention de nous « mettre les bâtons dans les roues » dans toutes nos activités en France.
Tribunal de Valence, 25 juin 2004 :
Dans les jours précédents, suite à notre appel du 15 juin, nous avons reçu des centaines d'attestations de satisfaction, de lettres et de mail de soutien.
Nous avons eu le plaisir, en arrivant au tribunal, de voir qu'une cinquantaine de personnes étaient venues nous apporter la chaleur de leur présence. De nombreuses autres personnes sont arrivées trop tard pour pouvoir entrer dans la salle du tribunal et ont dû repartir.
Curieusement, la présidente du tribunal nous a demandé d'emblée : « Pourquoi n'avez-vous pas quitté la France après votre condamnation en 1997 ? » Surpris par cette question, qui laisserait supposer que la première condamnation signifiait nous interdire toute activité en France, nous avons répondu que nous n'avions pas compris les choses de cette manière. Johanne a précisé qu'elle était déjà française avant d'épouser Tal Schaller, qu'elle a des enfants à Valence, avant de rajouter que « Tal est aussi français », ce qui a semblé surprendre les juges qui ont demandé des précisions à Tal, lequel a expliqué qu'il est double national, français et suisse. Puis Tal a dit : « Nous avons respecté la condamnation en cessant d'organiser des stages et des conférences en France. Nous avons organisé nos stages de groupes dans d'autres pays. Nous avons considéré que rien ne nous interdisait de donner des thérapies et consultations individuelles ». Puis la présidente a posé à Johanne une question sur le titre de « Maître » qu'elle porte. Celle-ci a répondu : « Je porte ce titre parce que j'ai suivi une formation de chamane dans mon pays d'origine (Madagascar) et que j'ai la capacité de venir en aide aux autres ».
Nous avons répondu à d'autres questions sur notre travail de psychothérapeutes-éducateurs en santé globale : Tal a expliqué qu'il est médecin en Suisse, où il a un cabinet médical depuis plus de 35 ans, mais pas en France où il fonctionne comme psychothérapeute et conseiller de santé. Johanne est psychothérapeute en Suisse et en France. Nous avons précisé que nos thérapies individuelles sont facturées en France par notre SARL. À la question du Procureur sur notre chiffre d'affaires, Tal a répondu qu'il ne le connaissait pas par coeur mais Johanne a ajouté que, depuis que nous n'organisons plus de stages, notre SARL ne faisait plus aucun bénéfice. Nous avons également répondu à des questions sur ce qu'est la thérapie par l'urine et la médecine holistique puis le procureur a prononcé son réquisitoire.
Il n'a pas manqué de lâcher le mot « secte » en parlant de nous. Pour lui la première condamnation voulait dire que nous ne sommes pas les bienvenus en France. Nous aurions dû comprendre que nos idées et méthodes faisaient de nous des indésirables. Il a poursuivi en affirmant que voir des gens en thérapies individuelles, c'est la même chose qu'organiser des stages et des conférences ! La distinction que nous faisons entre des « thérapies individuelles » et des « stages de groupes » n'est qu'une manière, selon lui, de « couper les cheveux en quatre » pour ne pas obéir à la loi. À son avis, nous avons méprisé une décision de justice et notre unique motivation est de soutirer de l'argent à des personnes fragiles. Il signale qu'en regardant notre site internet, on constate des prestations « colorées et juteuses ». Il affirme avoir souri puis avoir eu peur en entendant parler sur ce site de « massage vertical » (il voulait probablement faire allusion à notre « massage multidimensionnel » !) et autres choses du même acabit. Il estime que ce sont des « arts acrobatiques ». Regardant le public venu nous soutenir, il a affirmé que nous sommes entourés de disciples, ce qui montre l'ampleur du phénomène. Pour lui nous ne respectons pas les décisions de justice en donnant des informations sur nos stages à l'étranger sur notre site internet, avec une adresse en France. Cela montre que, en France, nous organisons des stages, même si ils n'ont pas lieu en France. Il a conclu en demandant que nous soyons condamnés à 200 jours d'amende à 100 euros, soit 20.000 euros.
Nos avocats, Maître Joseph (de Grenoble) puis Maître Tatiguian (de Valence) ont bondi sur l'utilisation du mot « secte » faite par le Procureur. Sectes ? C'est une tarte à la crème. Pour sataniser et diaboliser les gens, il n'y a pas mieux. En France dès qu'on fait une thérapie qui ne coûte rien à la société et qui procure du bien-être, on déclare que c'est une secte ! Constatant à quel point le dossier d'accusation est vide, nos avocats se sont posé la question de savoir si les poursuites dont nous faisons l'objet pourraient être dues non à des infractions réelles mais à nos idées qui mettent en avant la responsabilité individuelle et l'autonomie. En France, aujourd'hui, accuser quelqu'un d'être une « secte » ou une « déviance sectaire » peut suffire à le mettre au ban de la société et parfois à le faire condamner sans preuves du moindre délit. D'innombrables affaires le prouvent, affaires qui ont souvent valu, de la part des autorités européennes, des condamnations de la France.
Ils ont rappelé que le droit pénal est d'interprétation stricte et que nous avions été « interdits d'organiser des stages et des conférences sur la santé et l'épanouissement de la personne ». C'est tout ! Si les juges avaient voulu nous interdire toute activité en France, notamment des faire des psychothérapies individuelles, ils auraient dû le préciser. En nous interdisant, dans le cadre d'infractions à la loi sur l'hôtellerie et pour des questions surtout en rapport avec la sécurité des locaux, d'organiser des stages et des conférences, les juges faisaient évidemment mention à des activités liées à des groupes de personnes, non à des thérapies individuelles. Nos avocats ont ironisé sur la façon du Procureur de tordre les mots de la langue française en baptisant « stages et conférences » des consultations individuelles.
Ils ont précisé que les informations sur nos stages à l'étranger présentes sur notre site internet ne peuvent pas être baptisées, comme le Procureur l'a fait « d'organisation de stages ». Le travail d'organisation (choix de locaux et réservations, inscriptions et paiements), se fait dans chaque pays, à une adresse-contact indiquée sur le site. Il est donc aberrant de prétendre que les informations de notre site prouvent que nous organisons des stages à l'étranger depuis la France.
Nos avocats ont rappelé que nous enseignons des méthodes simples et naturelles, gratuites ou très peu coûteuses, et se sont étonnés de voir poursuivre ainsi des personnes ayant une action positive et non-sectaire dans la société d'aujourd'hui. L'un d'eux a même ironisé en disant : « En droit pénal, on est normalement convoqué pour avoir commis des actes graves portant atteinte à autrui et nos clients ont été condamnés « à ne pas organiser de stages sur la santé et l'épanouissement de la personne ». On voit mal quel tort ils font à autrui en enseignant la santé et l'épanouissement individuel !
Ils ont mentionné que de très nombreux témoignages montrent que nos clients sont satisfaits de notre travail.
Nous ne savons pas si c'est pour éviter des réactions du public ou pour d'autres raisons que les juges ont mis leur verdict en délibéré pour le 31 août 2004.
Tal & Johanne
Ce message a été modifié par vincesurfeur - 05 août 2004 à 13:08.