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L'instinct maternel


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57 réponses dans ce topic

#1 Tearseller

Tearseller

    vendeur de larmes

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Posté 05 août 2004 à 19:18

Comme je vois bien que le sujet part en cacahouète, je préfère en ouvrir un autre.

ce qu'évoquait Tinuviel dans son témoignage, je l'appelle instinct de conservation comme le disait axolotl.

Maintenant ce que j'appelle Apprendre cet instinct de maternité qui selon moi n'existe pas à l'origine, ce n'est pas le voir chez sa mère uniquement, c'est apprendre que ça existe, ce que c'est, ce qu'on ressent...

Ainsi même Tinuviel avant d'être mère devait savoir que nombre de mères se prévalaient d'un instinct de maternité et de l'amour naturel qu'on ressent pour ses enfants, peut-être même du devoir qu'elle aurait de les protéger, de les caliner...

Avoir connaissance de ces choses, c'est se laisser influencer par elles et c'est ce que j'appelle apprendre un instinct qui n'existerait plus si on faisait le test de ne pas l'enseigner !
Les expériences sur les humains sont cependant interdits ! :cpasmafaute:

#2 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 05 août 2004 à 20:26

la sentation qui pour moi représente le plus l'instinct maternel brut, animal, ce sont ces moments où l'on "sait" ce dont l'enfant a besoin, et par extention, ce dont il n'a pas besoin et qui peut le mettre en danger. (et par extention, ces montées de "rage" dans les tripes lorsque ça craint vraiment :D)
C'est vraiment une sentation étrange que je ne rencontre que dans la relation avec mon enfant.

#3 Tinuviel

Tinuviel

    En chemin vers ailleurs

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Posté 05 août 2004 à 22:01

Citation

ce qu'évoquait Tinuviel dans son témoignage, je l'appelle instinct de conservation comme le disait axolotl.

Maintenant ce que j'appelle Apprendre cet instinct de maternité qui selon moi n'existe pas à l'origine, ce n'est pas le voir chez sa mère uniquement, c'est apprendre que ça existe, ce que c'est, ce qu'on ressent...

Ainsi même Tinuviel avant d'être mère devait savoir que nombre de mères se prévalaient d'un instinct de maternité et de l'amour naturel qu'on ressent pour ses enfants, peut-être même du devoir qu'elle aurait de les protéger, de les caliner...

Yarf, alors là, je me marre … mais non ne me moque pas !  :cageole:
Et je rigole d’autant plus qu’avant d’avoir des mômes, je clamais la même chose que toi !  :nonnonnon:

Bon, alors selon toi, ce qu’on pense ressentir comme un instinct maternel pourrait être dû à une certaine influence de la société, ou d’histoires que les femmes aiment se faire croire et faire croire aux autres, une certaine idée que l’on se fait du devoir ?
C’est une idée comme une autre, mais elle me semble aujourd’hui tellement loin des faits que ça me fait sourire  :)

Ce serait par mimétisme social, influencée par ce que j’entendais que j’ai eu l’impulsion irrésistible de prendre mes petits contre moi et de les lécher dès leur naissance ? De leur aspirer les mucosités dans le nez avec ma bouche ?

Ce serait « enseigné », le fait de te réveiller systématiquement quelques minutes avant que ton petit ne grogne pour la tétée, avec les seins qui picotent et qui coulent ?

Et ce serait pour faire bien qu’on supporte d’être réveillée 5, 10 fois par nuit pendant des mois ou des années, de donner le sein pendant des heures à un bébé en pleine crise d’angoisse, jusqu’à en avoir les tétons en compote, de nettoyer des lits pleins de pipi, changer des draps pleins de vomi, de tenir des mains et de caresser des fronts en sueur pendant des nuits entières de maladies infantiles, de s’entendre raconter des cauchemars à 3 heures du matin avec le sourire, de pouvoir bercer un enfant ou le porter contre soi pendant des heures parce qu’il le demande, alors même qu’on tombe de sommeil … ?

Ce serait par devoir qu’on sent monter cet sauvagerie animale rien qu’à renifler l’odeur de pain chaud au creux du cou de nos bébés ? Une sauvagerie prête à tout.

Devoir encore que de savoir d’emblée, quelques heures avant les premiers symptômes, qu’un de nos petits va être malade ? De savoir également où et comment poser ses mains pour soulager, de comprendre immédiatement ce que demande un tout petit qui ne sait pas encore s’exprimer, de pouvoir dormir toutes les nuits avec un bébé lové contre soi, malgré la chaleur et les courbatures, et trouver ça tout naturel ?

Et c’est encore le devoir, peut-être, qui me souffle à peine quelques jours après une conception que je suis enceinte ? Et qui m’a également fait savoir, les deux fois où j’ai fait une fausse couche, que quelque chose clochait avec ce bébé là ?

Tu veux que je te dise ?
La société, loin d’essayer de nous persuader que l’instinct maternel existe bel et bien et qu’il nous permet de savoir comment nous occuper de nos petits, elle passe au contraire son temps à saper l’assurance des jeunes mères, et à les convaincre de leur incompétence face à leur maternité.
Accoucher ? Impossible sans l’assistance de médecins diplômés, madame, voyons, comment feriez-vous ?!
Allaiter, extrêmement difficile vous savez, accrochez-vous ! Vous risquez bien de ne pas y arriver, mais ne vous en faites pas, Nestlé et Blédibeurk sont là pour prendre la relève.
Vous occuper de votre nourrisson ? Mais madame, voyons, vous risquez de le lâcher dans la baignoire, de lui faire mal en l’habillant, laissez faire les puéricultrices, elles vous enseigneront la bonne technique.
Dormir avec ? Vous n’y pensez pas voyons, très dangereux ça, on n’est plus des animaux, faut lui apprendre l’autonomie tout de suite à ce petit, n’écoutez pas votre petit cœur qui fond et laissez-le s’époumoner pour qu’il comprenne bien que la nuit, il n’a plus de parents.
Et puis n’oubliez pas de le peser et de le mesurer comme un veau pour le concours agricole, parce que vous, mère incompétente, vous êtes bien incapable de savoir s’il va bien, grandit et grossit bien, heureusement que les spécialistes sont là pour vous le dire, vous pourriez le laisser mourir de faim sans le savoir.
Heureusement aussi que les pros peuvent vous confirmer qu’il sourit comme il faut, rote comme il faut, mange ce qu’il faut, dort dans la bonne position etc … parce que vous, béotienne, vous ne savez pas.

Voilà le message transmis aux mères aujourd’hui, Tearseller.
Je ne vois là en aucune manière une glorification de l’instinct maternel, bien au contraire.
Et pour retrouver leur instinct et oser l’écouter, au milieu de ça, il faut que les mères actuelles aient – si j’ose dire – les couilles bien accrochées pour continuer à se faire confiance malgré tout !  :(

Bon, désolée j’ai fait long, mais là tu m’as lancée sur un de mes chevaux de bataille, alors  :ptdrasrpt2:
Tout ce qui touche à la périnatalité, je démarre au quart de tour  :guerrier:
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#4 Tearseller

Tearseller

    vendeur de larmes

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Posté 05 août 2004 à 22:38

PLanquez-vous mère en furie !! :peur:

Long mais passionant comme d'habitude Tinuviel ! :D

Reprenons dans l'ordre, mais s'agit-il de reprendre ?

Citation

Ce serait par mimétisme social, influencée par ce que j’entendais que j’ai eu l’impulsion irrésistible de prendre mes petits contre moi et de les lécher dès leur naissance ? De leur aspirer les mucosités dans le nez avec ma bouche ?

On est en plein dans ce que j'aime qualifier l'instinct de conservation, les gestes que tu décris sont essentiels, dans l'absolu. Pas en l'occurrence puisque si tu ne l'avais pas fait, d'autres l'auraient fait avec des instruments, mais ce sont des gestes de premier soin pour assurer le bien être (et donc la bonne survie) du petit. :humhum:

Citation

Ce serait « enseigné », le fait de te réveiller systématiquement quelques minutes avant que ton petit ne grogne pour la tétée, avec les seins qui picotent et qui coulent ?

Alors là je ne sais pas quoi répondre, mais sans doute y a-t-il une raison scientifique bien logique à ça ! Les corps animaux sont étonnants dans leur fonctionnement... bon mieux vaut se taire quand on ne sait pas , mais franchement j'aime à croire que ce réveil "prémonitoire" est le fruit de la détection inconsciente de facteurs environnants annonçant ce moment de la têtée !

Citation

Et ce serait pour faire bien qu’on supporte d’être réveillée 5, 10 fois par nuit pendant des mois ou des années, de donner le sein pendant des heures à un bébé en pleine crise d’angoisse, jusqu’à en avoir les tétons en compote, de nettoyer des lits pleins de pipi, changer des draps pleins de vomi, de tenir des mains et de caresser des fronts en sueur pendant des nuits entières de maladies infantiles, de s’entendre raconter des cauchemars à 3 heures du matin avec le sourire, de pouvoir bercer un enfant ou le porter contre soi pendant des heures parce qu’il le demande, alors même qu’on tombe de sommeil … ?

Mère dévouée = instinct maternel ? Je trouve l'amalgame facile ! Alors mère indigne = sans instinct ? Mais précisément un instinct est une chose toujours présente chez un animal donné ! Alors pourquoi chez certaines et pas chez d'autres ?! :???:

Que la société veuille prendre en charge une grande partie de la vie des bébés, me semble une très bonne chose. Cela évite aux parents de trop s'attacher à des créatures qu'ils ont certes engendrés, mais qui ne leur appartiennent pas pour autant ! En tout cas ce que tu racontes montre surtout cette volonté de contrôle et d'assimilation des nouveaux venus dans un système déjà bien rôdé... :puni:

Saper l'instinct maternel... Je pense au contraire de toi que l'amour n'est pas une chose innée, mais apprise au fil de la vie, par divers moyens, aujourd'hui innombrables et difficiles à cerner. Je parie sur l'incapacité à assimiler le concept d'amour par un enfant élevé par des machines qui le nourriraient à heure fixe et se contentreraient de lui enseigner ce qu'il doit savoir pour savoir lire, compter et écrire... Sans que jamais il ne rencontre un humain ! :cingle:

Encore une expérience impratiquable mais qui s'avérerait diablement intéressante !

Je ne veux pas commencer à entrer dans la logique de ceux qui reprennent des lambeaux de citation pour les remettre en cause vite fait mal fait, et si je l'ai fait ici c'est à titre exceptionnelk du fit de la richesse du propos de Tinuviel, qui méritait réflexion...

Je me défends bien d'apporter ici des réponses, moi qui suis ce que je suis !! :biglol:

#5 Loom

Loom
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Posté 06 août 2004 à 06:46

Post déplacé pour etre combiné au sujet existant. Citation d'Isis Rider venant de ce post : http://www.onnouscac...pic.php?p=73508

Isis Rider, le Jeudi 05 Août 2004, 16:14, dit :

Personnellement je crois à la force de l'instinct parental, lorsqu'il est présent. Chez certains individus, cet instinct est totalement absent, mais alors ce n'est pas une question d'âge, mais d'éducation affective ; je pense comme beaucoup de psychologues que c'est la qualité de l'amour maternel que nous avons reçu au cours des toutes premières années de notre vie qui fait de nous des êtres capables de donner à notre tour un amour de qualité.
Dans un autre topic, il y a de ça déjà quelques temps, nous avions abordé le fait que "l'instinct maternel" avait été développé par... la publicité ! Cela dans le but de vendre toute la panoplie de la parfaite petite maman (couches, biberons etc...).
Avant, c'était plutôt la nourrice qui s'occupait des enfants. Quant à celles qui élevaient leurs propres enfants, c'était plutôt du genre à les emmailloter et les accrocher près du feu.

#6 Tearseller

Tearseller

    vendeur de larmes

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Posté 06 août 2004 à 08:03

Well isis, je suis le premier à vouloir relativiser sur divers sujets !

Cela dit, je suis d'accord avec loom, l'instinct de maternité est né (entre autres) de la publicité par exemple , et de tout ce que la société invente pour que les mères d'aujourd'hui soient attentives au bien être des enfants, qui ont (ça ne trompe pas) de plus en plus de droits !

Il y a bien longtemps les mères élevaient très très peu leurs enfants, et ne les aimaient pas outre mesure, c'est sans déplaisir qu'elles les voyaient partir de la maison familiale et elles en se souciaient guère de leur bonheur dans l'ensemble. Je n'y étais pas alors je n'insiste pas...

De même qu'on a désormais de nouvelles mères, on a de nouveaux pères comme gwelan ! Les deux me semblent complètement égaux et aussi superflus l'un que l'autre mais ce n'est pas la question, je ne crois pas que l'un ait l'ascendant sur l'autre.

#7 Loom

Loom
  • Invités

Posté 06 août 2004 à 08:19

De même, j'ajouterai que le non dit étant important, plus que l'absence des parents, ne serait-ce pas la notion de rejet qui est la pire ? J'entends par là que si une famille considére normal (jusque dans son inconscient), qu'on ne s'occupe de l'enfant que pour le guider à devenir autonome. Que partant, peu importe que le père et / ou la mère soit absents souvent... l'enfant s'en tire mieux avec des parents distant, mais n'ayant pas de pathologie de rejet (genre, blocage avec leurs propres parents, etc), qu'avec des parents super attentifs, mais qui finalement vont le sur-couver, l'empécher de s'épanouir ?

#8 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 06 août 2004 à 08:38

Tearseller,

Citation

Il y a bien longtemps les mères élevaient très très peu leurs enfants, et ne les aimaient pas outre mesure, c'est sans déplaisir qu'elles les voyaient partir de la maison familiale et elles en se souciaient guère de leur bonheur dans l'ensemble.

Je crois que la raison est simple. Avant, les enfants arrivaient par accident, souvent dans un contexte financier difficile, et il n'y avait pas de contraception. De nos jours, l'enfant est l'objet d'un désir idéalisé et planifié et les moyens financiers permettent d'assurer un minimum.

Yann

#9 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

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Posté 06 août 2004 à 08:41

En fait, il se pourrait bien qu'il y ait un ver dans le fruit de tes idées Tearseller : nous prenons conscience, au fil de tes posts sur différents sujets, de l'importance que tu accordes au déterminisme. Ce faisant, selon toi, l'individu ne conserverait qu'une illusion de liberté de ressentir, comprendre, choisir, etc ...

Donc, tu abordes ici un autre sujet sacro saint : l'instinct maternel, probablement aux fins de mettre en exposition, en quoi ce comportement maternel te semble etre un automatisme, voire même une création, manipulation de la société de consomation.

Ta vision de l'amour maternel dans l'histoire, si elle n'est probablement pas totalement erronnée, me semble malgré tout quelque peu partisane et tu ne semble la citer que pour étayer tes propos visant à démontrer que le soit-disant amour maternel moderne ne serait qu'une suggestion sociale, un comportement, même pas acquis mais imposé par les canons de la société qui est nôtre.

A la magistrale démonstration de vécus réels de Tinuviel, tu ne peux qu'opposer :

Citation

Alors là je ne sais pas quoi répondre, mais sans doute y a-t-il une raison scientifique bien logique à ça !

Et c'est là qu'est peut-etre le ver Tearseller : pourquoi veux-tu mettre ABSOLUMENT de la logique et de la science dans tout ?

Pourrait-on en déduire qu'il y aurait chez toi, une forme de terreur sousjacente, ou un handycap quelconque à aborder la vie directement, sans passer par ses deux filtres sécurisants ? Crains tu donc tant que cela de t'y perdre ? La liberté doit elle etre payée d'une magistrale émasculation de tous ces autres capteurs de vie qui ne sont ni logiques, ni scientifiques ?

Ce message a été modifié par gwelan - 06 août 2004 à 08:44.


#10 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 06 août 2004 à 08:55

Axolotl,
Je pense que Tearseller ne se trompe pas sur ce sujet.
Il faut juste relire nos livres d'histoire, et pas seulement avant les lois Veil.
L'histoire est pleine de renseignements sur la vie sociale des époques pré-industrielles et la description de la maternité est claire : dans la noblesse et la bourgeoisie, on faisait des enfants pour transmettre les biens mais on les donnait en garde a des nourrices. Certaines nourrices royales ont eu des destins connues.
Et dans le peuple on faisait des enfants pour avoir des bras pour travailler, et surtout on en faisait beaucoup pour en avoir quelques uns qui survivaient.
L'utilisation des nourrices à cette époque ne se justifiait pas comme aujourd'hui du fait du travail des femmes. C'était clairement une façon normale d'elever les enfants : peu de femmes avaient "l'instint maternel", par contre elle avait celui de la conservation des biens et du devoir social.
"L'instinct maternel" est un concept "marketing" qui a été lancé après la guerre afin de repeupler la France et des campagnes d'affichages importantes ont eu lieu pour pousser les françaises à la reproduction massive. Et ce concept est devenu une evidence commune alors qu'il n'en est rien. Le résultat aujourd'hui est que les femmes qui n'ont pas cet "instinct maternel" chevillé corps sont montrer du doigt si elle le dise, ou se plient à la pression sociale en faisant des enfants qu'elles désirent a peine...

Maintenant, je ne dis pas que la maternité est un concept erroné. De nombreuses femmes ont la maternité instinctive et sont des mères epanouies. Je parlais juste du concept "d'instinct maternel" qui pour moi est différent de l'instint de reproduction ou de maternité dont a partlé Tinuviel dans un post.

Diamant

#11 gwelan

gwelan

    Chercheur de lumière

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Posté 06 août 2004 à 09:06

Tututut !!!

Déconnez pas non plus par rapport aux visions historiques !

On a quand même, dans la littérature, et ce jusqu'à l'antiquité, de belles descriptions d'amours maternels et paternels.

Que les contraintes de la vie aient été à certaines époques plus sévères ou autres, bien sûr, que la politique et la publicité se soit emparée du concept de maternité heureuse, bien sûr, mais de là à dire que c'est un truc nouveau qui n'existait pas avant, je trouve çà quand meme quelque peu exagéré.

Dans la fourchette entre "idylisme" et "ces animaux nos ancètres", on va bien trouver une petite place pour des chérubins aimés !

#12 Tearseller

Tearseller

    vendeur de larmes

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Posté 06 août 2004 à 09:16

Tu cernes assez bien où je veux en venir sur différents topics,gwelan,  et c'est une interprétation que j'ai envie de qualifier de parfaite !

:bravooo:

Je crois que tout est logique et il est vrai que je ne peux pas admettre que ce dont parle Tinuviel existe en tant que tel pour le moment, il doit y avoir une raison bien scientifique là dessous, comme à mon avis il y en a toujours. :humhum:

Cela dit je suis venu sur ce forum pour rencontrer un autre point de vue que le mien, trop fermé dans l'absolu ! je ne vais pas me priver du témoignage de Tinuviel qui remet en casue certaines croyances profondes !  Mais je persiste à croire que l'instinct maternel est le fruit d'un apprentissage tel que tu le résumes bien dans ton dernier post ici, et comme le disait Diamant bleue dans le topic censure avec brio.

En ce qui me concerne, ce qui n'est ni logique, ni scientifique est inexpliqué, pas inexplicable... La nuance entre prénaturel et surnaturel quoi !

#13 axolotl_requiem

axolotl_requiem

    Mraow

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Posté 06 août 2004 à 09:31

Diamant,

Le plus simple est de voir comment ça se passe ailleurs que dans notre monde occidentalisé "corrompu" (:)) par les campagnes publicitaires, par exemple, chez les animaux.

Dans l'ensemble du monde animal, les femelles ont un comportement protecteur par rapport à leur progéniture, et pas les mâles. C'est ça l'instinct maternel, c'est inné. Essayez d'approcher des bébés crocodiles. Pour voir. :) Ou de séparer une jument de son poulain. Ca fait du cirque je vous le garantis!

Ce qui est acquis, c'est la culture, c'est la publicité, la pression sociale. C'est le fait pour une mère de laisser son enfant en nourrice. Dans les temps plus anciens, il était très courant pour une mère d'allaiter ses enfants jusqu'à l'âge de trois ans parce que c'était le seul moyen de les nourrir dans des conditions financières difficiles. Mais l'acquis permet quand même d'épanouir l'amour, et l'inné ne le garantit pas (ce contact de corps mère-foetus peut même aboutir à un rejet total).

Je parle juste d'un lien de corps entre la mère et l'enfant, qu'un père ne connaîtra jamais et qui est à mon avis à la base de cet instinct maternel, qui est une prolongation de l'instinct de conservation.

Pour le reste, je suis d'accord. Le concept a été repris et exacerbé par les publicitaires. Par contre, je crois qu'il repose bien sur quelque chose qui est dans notre inconscient collectif, voire dans nos gènes.

Yann

#14 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 06 août 2004 à 09:48

Je ne fais pas de "vision historique", je me contente de lire des livres d'histoires. :)
Et dans l'antiquité aussi, les nourrices étaient très courantes : les enfants etaient rarement elevés par leur seuls parents.
Il me semble avoir fini mon post en disant que la maternité existait pour de nombreuses femmes mais pas toutes. Et mon propos visait le concept "d'instinct maternel".
Mais peut etre faudrait il rappeler ce qu'est un instinct ?

Citation

instinct [DstD] n. masc.
Aptitude innée, comportement stéréotypé, appartenant au patrimoine génétique, par lequel l'individu ou l'animal peut accomplir, sans apprentissage préalable, certains actes spécifiques et constituant une forme d'adaptation au milieu. Le comportement instinctif est un ensemble complexe constitué d'impulsions internes et de réactions à des stimuli significatifs ; il dépend de l'état physiologique de l'individu et du milieu extérieur. Il est spécifique à chaque espèce et susceptible de se modifier (par le dressage, la domestication chez l'animal, par les conditions sociales chez l'être humain )

Diamant

#15 Tinuviel

Tinuviel

    En chemin vers ailleurs

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Posté 06 août 2004 à 11:33

Bon alors, par où commencer … il y a tellement de choses là-dedans, quel fouillis !  :biglol:
Je crois que je vais faire en vrac avec les réponses de Gwelan et de Tearseller sur le sujet, sinon je ne m’en sortirai jamais, tant vos post m’ont fait réagir à toutes les phrases  :)

D’abord, je suis toujours époustouflée par la réactivité énorme, souvent choquée, parfois même blessée, de certains hommes à cette notion d’instinct maternel développée par des femmes. Je pense qu’il y a une composante de défense, un peu comme si certains éprouvaient la crainte qu’on ne leur prenne quelque chose, ou qu’on leur dénie la capacité de ressentir autant d’amour qu’une femme pour leur enfant.
Je peux comprendre, surtout étant donné le subtil travail de sape que certaines femmes sont capables de mener auprès de leurs enfants afin de les utiliser comme arme contre un homme qu’elles n’estiment plus … mais bref, passons, c’est un autre débat encore.

Pourtant, si l’instinct maternel existe bel et bien, s’il peut-être d’une puissance exceptionnelle, il n’annihile pas pour autant la relation, aussi forte et puissante, que peut avoir un père à son enfant. Mais un homme n’a pas, je pense, à revendiquer une relation « maternante » à son enfant pour faire valoir sa paternité et la qualité de son amour. Il a une relation bien à lui, différente. Il n’est pas une deuxième mère, il est un père, avec toute sa singularité. Qu’un enfant ait avec sa mère une relation privilégiée ne veut pas dire que cette dernière a le monopole de l’affectif, et qu’une autre relation tout aussi forte ne puisse se mettre en place … mais d’une autre nature.
Une différence n’implique pas forcément qu’il y ait quelque chose de mieux et quelque chose de moins bon,.
On ne « vole » rien à personne, Gwelan  :calin:
Je ne revendique pas l’exclusivité de « la chair » comme tu dis. Mais en tant que mère, je ne peux y échapper, la relation à mon enfant EST de chair. En tant que père, je pense qu’on peut choisir de la vivre ainsi ou non.

Ensuite, j’ai l’impression qu’on fait un joyeuse confusion, probablement aussi de mon fait, entre instinct et amour maternel.
On peut éprouver un instinct maternel sûr, et pourtant peu d’amour, et inversément. Ce n’est pas forcément lié comme je pourrais l’avoir laissé entendre dans mon post un peu passionné d’hier  :D
Je pense que certaines femmes de pays dits « sous-développés », mettant au monde un enfant tous les 18 mois, ayant « l’habitude » d’en voir mourir un certain nombre, n’éprouve peut-être pas toujours la même dévotion que les mères occidentales pour leurs rejetons, le même amour sans condition, mais possèdent pourtant un instinct bien plus sûr que nous, occidentales, pour s’en occuper. Comparez simplement la façon de porter et de manipuler un enfant, entre une africaine et une française, y a pas photo : la première sait y faire sans même y penser, la seconde est gauche, empruntée, dépossédée de cet instinct par tout un vernis empesé de culture.
La première porte sur elle son bébé, comme une seconde peau, parce qu’elle « sait » sans le savoir qu’un petit a besoin de ce contact et ces stimulations vestibulaires dans son développement psycho-affectif, elle donne le sein sans s’occuper de combien ni comment, avec tellement de simplicité, de naturel. Alors que la seconde ballade son môme dans une jolie poussette rutilante, le regarde interloquée quand il se met à hoqueter, hésite, prend, remet l’enfant, ne sait pas ce qu’il veut et s’exaspère.
C’est ça dénaturer un instinct, et on y a excellé chez nous  :tss:

Dans mon dico, l’instinct est défini comme étant  « une tendance innée et puissante à des actes déterminés, exécutés parfaitement sans expérience préalable et surbordonnés à des conditions du milieu »
Vous trouvez qu’on a ça, chez nous en occident, envers nos petits ? Pour le retrouver, il faut d’abord gratter et gratter au fond de soi, et parvenir à s’abstraire du jugement de la société. Alors là, oui, peut-être…

Mais de toute façon, que tu appelles ça instinct maternel ou instinct de conservation, Tearseller, ma foi ça a peu d’importance. C’est un instinct qui, s’il n’est pas contrarié/modifié/muselé par des contraintes sociales, permettrait aux mères de s’occuper de leurs nourrissons avec les bons gestes et de la meilleure façon qui soit en vue de la conservation de l’espèce.
Et l’instinct, en effet, qu’est-ce d’autre qu’une certaine forme de déterminisme biologique, en effet ?

Bon, Gwelan, quand tu dis :

Accorder à la mère un privilège absolu du fait que la femme porte l'enfant dans son ventre, est une désinformation typique. Combien de futures mères au contraire, se plaignent de cette déformation occasionnée à leur corps ? Combien gémissent en permanence de tous les désagréments physiques, les nausées, les plus rien à se mettre, etc ...

Il ne s’agit pas de privilège absolu, mais encore une fois d’un fait biologique incontournable. Qu’elle aime ça ou non, qu’elle fasse des chichis ou non, une femme porte bel et bien son enfant en elle.
Que certaines gémissent et s’en plaignent, encore une fois, il s’agit pour moi d’une déformation culturelle : dur dur de supporter petites et grands maux dans une société où la douleur devient quelque chose d’indécent, à éradiquer absolument. Dur de ressembler à une baleine dans une société où les petits culs pointus sont étalés partout comme la norme. Dur de rester sereine en étant enceinte, dans une société où la grossesse passe pour une pathologie à haut risque.
Encore une fois, ailleurs que chez nous, tu entendras peu de femmes se lamenter et faire un foin d’une grossesse, elles trouveraient ça ridicule.

Mais tu peux tourner ça comme tu veux, si toi tu as eu un contact privilégié avec ton bébé dans le ventre de sa mère, ce en quoi je crois absolument (et j’ai adoré ton récit J), c’est entre toi et lui. Entre elle et lui, il y a eu les frôlements internes, le ventre qui durcit et se moule à l’enfant, les coups de pieds, les pincements, le poids dans le bassin, la communication interne. Y a rien à faire, c’est là.

Tu dis encore :

Après la naissance, sa mère qui avait une certaine idée de sa silhouette avait opté pour ne pas nuire à ses seins, et ce qu'il y a de bien avec le biberon, c'est que les pères peuvent le donner. Surtout la nuit d'ailleurs, quand la mère s'est fait assez chiée pendant neuf mois pour que le bonhomme partage un peu les désagréments de la chose.

Cadeau pour un homme çà ! Meme si le biberon de 4h finissait généralement par un endormissement systématique, et de la fille et du père.


Bon, là je me préfère me taire, sinon on va encore partir sur autre chose.
Je dirai seulement que si le biberon est un « cadeau » pour un homme, il l’est nettement moins pour un enfant, mais bon.
Cela dit, encore une fois, il n’y a pas besoin de « mimer » le rôle d’une femme (ici le fait de nourrir un bébé) pour relationner avec son bébé, même si je comprends que ça peut être gratifiant.

Maintenant ça :
Vous exagérez souvent et vous me faite de la peine à ne vouloir voir dans vos pères, vos hommes ou vos fils, que des bourdons.

Mais, c'est peut-etre parce qu'au fond, c'est comme çà que vous nous voulez, histoire de bien garder çà pour vous.


Aaaah, là je crois qu’on commence à toucher le cœur de ce message, et ce qui génère cette réaction émotionnelle … non ?  :)
Et là, je vais peut-être t’étonner, mais je suis entièrement d’accord avec toi.
Je pense que malheureusement, il y a souvent une dimension narcissique dans la relation mère-enfant, un plaisir très égocentrique de se sentir le centre du monde, et un déni à l’enfant qu’il soit une personne à part entière, et ne leur appartienne pas en propre.
Tearseller caresse ce thème aussi dans un de ses messages, surtout quand il remet en cause carrément l’importance/l’utilité du lien parental, en arguant (je ne me souviens pas des termes) qu’on étouffe plus les enfants qu’on ne les épanouit.
Bon, pour moi, le but ultime est bien évidemment aussi de voir son enfant s’envoler, libre et autonome, et quitter les bras protecteurs de sa mère sans regret. Mais ce dont je suis de plus en plus convaincue, c’est que cette autonomie ne peut vraiment s’acquérir que sur des bases affectives/sécuritaires solides et profondes. Sinon elle n’est que de façade, et une dépendance affective sous-jacente à quelqu’un ou quelque chose sera toujours présente.
Quels sont les fondations de cette sécurité primale ? Un mammifère donne et reçoit de l’amour par le contact. Un bébé, comme n’importe quel mammifère, a besoin d’être touché, caressé, de rester lové jour et nuit contre un corps aimant, de téter jusqu’à plus soif de lait et d’amour ; il a besoin de la chaleur et de l’odeur de la peau de sa mère quand il débarqué, perdu, de neuf mois de bercements utérins. Ce sont les seuls repères, les seuls ancrages qu’il ait, et je pense que c’est vital pendant de longs mois, jusqu’à ce que de petit marsupial inachevé, il devienne bambin capable de prendre un peu de champ.
Voilà où se situe, selon moi, le rôle central et primordial de la mère. Et durant cette période de « gestation prolongée », tant de choses passent et se passent de mère à enfant, tant de choses fondamentales.

Aujourd'hui, c'est normal, quand un couple divorce, la famille reste autour de la mère et du nouveau bourdon de la mère, et le père n'a plus que la solitude et la pension, ou à devenir le bourdon d'une autre mère, pour pouvoir élever des gosses qui ne sont pas les siens.

C'est comme çà dans 95% des cas !


Vrai. Triste réalité actuelle en effet.
Ce sujet encore quasi tabou m’a déjà valu de me faire exclure d’un forum très majoritairement « féminin », qui ne supportait pas qu’on discute de ça sous un autre angle que celui de la « pauvre mère seule dont le mari ne paie pas les pensions alimentaires », et de ce qui sous-tendait généralement l’attitude des femmes dans ce domaine.
Difficile remise en question.

Bon, là je m’arrête, j’ai un gâteau d’anniversaire à faire  :cool:
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Thomas Jefferson

#16 Tearseller

Tearseller

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Posté 06 août 2004 à 12:12

Des avis passionnés et passionants ! miom miom

Je crois que pas mal de gens ont laissé entendre ce qu'ils pensent de l'instinct maternel, et de la relation mère/enfant en passant.

De mon côté, je serais en effet partisan d'une éducation sans parents, dans des crèches. Et ne vous leurrez pas : un bébé n'a pas besoin de mère ou de père à mon avis ! Il a besoin de boire et de manger, de dormir et de se distraire. Le besoin d'amour n'est que le fruit de l'amour donné ! Je ne suis donc pas d'accord avec ta description de ces mammifères qui auraient besoin d'amour et de lait. De lait oui, d'amour je ne crois pas, c'est parce qu'on lui en parle, lui en donne, qu'il en veut... Il ne devrait pas savoir ce que c'est en théorie. Or l'aveugle de naissance ne regrette pas la lumière tant qu'on ne lui en a pas parlé !
Décidément il me faudrait faire cette expérience d'un enfant élevé par des moyens ne le mettant pas en contact avec des humains!! :poufderire:

L'instinct déterminisme biologique , ça me plaît ça !!  :cingle:  En effet Comme le dit Oldarin je ne suis qu'un autre toi avec un physique et des expériences différents...... L'instinct est une chose physique et fait bien sûr partie des déterminants essentiels et prépondérants pour ce qui différencie un humain d'un autre.

Je crois bien in fine que l'instinct maternel des uns s'appelle instinct de conservation chez les autres, mais la vision plus large de Tinuviel continue à me titiller !  :biglol:

#17 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 06 août 2004 à 12:23

Cette expérience existe déjà Tearseller et a été étudié par des psychiatres et des pédopsychiatres... Il s'agit des enfants orphelins, élévés en orphelinats... Ils presentent tous des pathologies particulières... pourtant ils ont eu du lait et un confort matériel très proche de ce que tu décrits comme "besoin de boire et de manger, de dormir et de se distraire" ....  :cogite:

Diamant

#18 Tearseller

Tearseller

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Posté 06 août 2004 à 12:34

Je vais me renseigner de ce pas diamant bleue, mais je suis déjà intimement persuadé que ces enfants ont appris qu'ils étaient sensés avoir un papa une maman, qu'ils étaient dans un orphelinat, pas comme les autres, comment vivent les autresn, peut-être même ont-ils eu accès aux medias, bref sans doute n'avons-nous pas contrôlé ce qu'ils apprenaient, d'où les pathologies dont tu parles. :puni:

L'expérience que j'ai en tête viserait vraiment à filtrer leur savoir de A à Z et de voir si un manque réel se ferait sentir.

Le simple fait que du personnel soit là autour d'eux me laisse penser qu'ils sont influencés par leurs attitudes, leur façon de parler, l'échange avec des camarades leur permet d'apprendre des choses, d'en inventer d'autres...

Bref ce que j'ai en tête n'a probablement jamais été fait, et ne sera sans le moindre doute jamais fait car cela va à l'encontre des droits de l'homme... :triste:

#19 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 06 août 2004 à 12:44

:bravooo:  tinuviel, je partage entièrement ton point de vue.
On pourrait ajouter, quant à l'instinct maternel, le fait que la femme nait avec un utérus, et vit, même sans avoir enfanter, au rythme des variations hormonales qui quelques jours par mois lui crient "fais un gosse, viiiiite !!".

Citation

De mon côté, je serais en effet partisan d'une éducation sans parents, dans des crèches. Et ne vous leurrez pas : un bébé n'a pas besoin de mère ou de père à mon avis ! Il a besoin de boire et de manger, de dormir et de se distraire. Le besoin d'amour n'est que le fruit de l'amour donné ! Je ne suis donc pas d'accord avec ta description de ces mammifères qui auraient besoin d'amour et de lait. De lait oui, d'amour je ne crois pas, c'est parce qu'on lui en parle, lui en donne, qu'il en veut... Il ne devrait pas savoir ce que c'est en théorie. Or l'aveugle de naissance ne regrette pas la lumière tant qu'on ne lui en a pas parlé !

Pourquoi pas (il me semble que ça a été tenté maintes fois déjà, mais peut-être pas dans des conditions très objectives... jeunesses hitlériennes, régime communiste...).

Citation

Décidément il me faudrait faire cette expérience d'un enfant élevé par des moyens ne le mettant pas en contact avec des humains!!
.. haaaaaa .... tout serait tellement plus facile si nous n'étions pas ce que nous sommes.....

#20 gwelan

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Posté 06 août 2004 à 13:22

Tearseller, il semble qu'il y ait des tas de petites choses toutes simples auxquelles tu ne semble pas avoir été exposé.

Je me garderais bien d'évoquer ton entourrage familial, mais par exemple, ne serait-ce que de pouvoir vivre dans une maison où une chatte met bas, et voir comment se comportent les chatons et leur mère. On apprend tellement au contact des animaux, tellement de ce qui n'a pas besoin de mots, de logique ou de science pour etre. Ce sont des petites choses mais qui font souvent une grande différence chez ceux qui n'ont pas eu la chance de l'expérimenter.

Car tu en viens à envisager la reproduction et l'élevage humain, un peu à la façon abordée dans le bouquin "le meilleur des mondes".

Sais tu que les expériences dont tu parles ont été réalisées pour de vrai ?

Je passe sur les expériences des médecins nazis, pour venir à quelque chose de plus récent, en Roumanie, du temps de l'ancien régime. Il y avait plétore de bébés abandonnés, ou de bébés n'ayant tout simplement plus de parents, parce que le régime était de ceux que tu dis affectionner. Et il y avait des médecins assez félés dans certains orphelinats, pour réaliser des expériences sur ces petits etres.

Ils avaient arbitrairement divisé les nouveaux nés en trois groupes :
  - ceux dont on s'occuperait normalement
  - ceux qui seraient privés de contacts corporels (principalement de peau à peau)
  - ceux qui seraient privés, et de contacts corporels, et de communication vocale.

Sinon, mêmes soins, même qualité d'alimentation, etc ...

Il serait intéressant, si quelqu'un dispose des infos de les avoir précisément. Toujours est-il, bien entendu, qu'un très fort taux de mortalité existait au niveau du troisième groupe, et que les groupes 2 et 3 connaissaient un taux bien plus important de pathologies que le groupe 1, allant jusqu'à de très lourds handycaps de croissance, aussi bien physiques que mentaux.

-------

Et tout ceci bien avant l'acquisition du langage bien sur.



Sinon, bien sur Tinuviel, je suis d'accord avec toi, mais çà fait tellement de bien quand c'est toi qui l'écrit !!!!
  :D

#21 Tearseller

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Posté 06 août 2004 à 13:32

Je cherche depuis tout à l'heure sur le net de quoi parlait diamant bleue et toi maintenant,  à savoir des expériences relatives aux enfants : conditions de l'expérience, déroulement, et résultats... Plusieurs possibilités se posent devant moi :

1 - Ces informations ne sont pas diffusées sur Internet  :puni:
2 - Je ne sais pas chercher  :oops:
3 - Je ne sais pas où chercher  :cpasmafaute:
4 - C'est de l'intox ?  :tss:

Je veux, comme tu t'en doutes, tout savoir de telles expériences qui m'intéressent tant, même si vu les conditions, elles doivent être tendancieuses puisque réalisées soit sous des régimes totalitaires et propagandistes, soit à l'issue de traumatismes comme l'abandon à un âge que j'ignore...

Je prends donc ce que tu dis au conditionnel et en l'absence de plus de détails sur ce qui a été fait, par qui, où et quand je ne vais pas commenter ce que tu dis !  :cpasmafaute:

(j'ajouterais qu'à la relecture, ce que tu décris ressemble à de la torture là où je proposais de mettre une éducation filtrée et orientée tout en supprimant certains facteurs comme les parents de leur esprit !)

Ce message a été modifié par Tearseller - 06 août 2004 à 13:34.


#22 gwelan

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Posté 06 août 2004 à 14:53

Citation

(j'ajouterais qu'à la relecture, ce que tu décris ressemble à de la torture là où je proposais de mettre une éducation filtrée et orientée tout en supprimant certains facteurs comme les parents de leur esprit !)

Ça aussi çà a été fait, et à tres grande échelle, pendant la révolution culturelle en Chine.

On faisait en sorte de sortir les enfants du contexte familial  qui représentait l'unique structure concurrente de la collectivité. Durant cette période sombre, des centaines de milliers  d'enfants (pour ne pas parler de millions,  je ne veux pas dire de bétises sur le nombre d'éxécutions durant cette brillante période) des enfants  devenus orphelins après avoir eux-memes dénoncé leur parents comme déviationistes, sachant que çà les menait tout droit au poteau d'execution.



Ces faits sont de l'ordre de la terreur la plus extreme mais ils correspondent mot pour mot à ta définition = mettre une éducation filtrée et orientée tout en supprimant certains facteurs comme les parents de leur esprit .

Tu sais que tu fais peur Tearseller ? Pourquoi t'es pas une fourmi ou une abeille ?

Comment ?

Aaaahhhh bon, tu es un termite ? Mais que ne le disais-tu plus tôt !!!!  :ptdrasrpt2:

#23 Tearseller

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Posté 06 août 2004 à 15:32

Moi un termite ?  :parano:

Je vais encore chercher, cette fois-si sur la Chine, pour savoir comment ça s'est passé exactement, quel était le but visé, comment le filtrage était administré...

Mais je pense que ces enfants ne ressentaient pas d'amour filial, d'après ce que tu dis, ça tendrait à confirmer que l'amour n'est pas une chose naturelle mais bien apprise.
On ne leur a pas lavé le cerveau, mais seulement pas assaisonné avec le même produit !  :biglol:

Le but est bien là et non pas dans la manipulation gratuite d'enfants pour s'amuser !

(je veux dire le but des chinois était tout autre sans doute, mais ce que je cherche à savoir est si l'amour est naturel ! pas de quiproquo, je ne cautionne pas les actes allant à l'encontre des droits de l'homme...)

Ce message a été modifié par Tearseller - 06 août 2004 à 15:33.


#24 gwelan

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Posté 06 août 2004 à 16:45

Citation

Mais je pense que ces enfants ne ressentaient pas d'amour filial, d'après ce que tu dis, ça tendrait à confirmer que l'amour n'est pas une chose naturelle mais bien apprise.
On ne leur a pas lavé le cerveau, mais seulement pas assaisonné avec le même produit !  

Euhhh ... renseigne toi un peu sur cette période et tu verras au contraire qu'il s'agit bien d'un monstrueux  lavage de cerveaux !!!!

Dans ce cas de figure, l'amour était  désappris de gré ou de force, car assimilé à une valeur bourgeoise contre révolutionnaire !! C'était le but de la manoeuvre = casser l'égo individuel et détruire ses racines ! Il fallait pour créer l'homme nouveau détruire les fondations de l'ancien monde = la famille.

Pour arriver à cela, ils retiraient les enfants à leur parents dès le plus jeune age pendant des périodes de plus en plus longues,  on leur faisait un endoctrinement absolu, on ridiculisait la famille et le passé, on les maintenait dans la peur et sous pression permanente. Il faut quand meme savoir que durant cette période on a été jusqu'à interdire la copulation !!!! La seule gratification , c'était lorsque certains venaient à dénoncer leurs parents, généralement parce qu'ils copulaient en cachette (au lieu de travailler ou d'étudier la prose du grand timonier) !.

C'est surprenant quand meme, qu'avec les idées qui semblent etre les tiennes, tu ne sois pas plus documenté sur toutes les atrocités du 20 eme siècle, qui a d'abord théorisé l'idée de l'homme collectif, et qui l'a ensuite mis en pratique dans le cadre du plus grand génocide de l'histoire (+/- 150 millions de personnes sacrifiées sur le bucher de l'homme nouveau, qu'il soit communiste ou fasciste).

A l'accadémie de médecine de Moscou, il y avait en 1984, des planches d'anatomie montrant l'homme Avant la révolution, et l'homme après la révolution !!! Toi qui est grand amateur de la chose scientifique, çà devrait t'intéresser.

En fait, Mr Smith, ton idéal, c'est le NOM à l'extreme. Moi je trouve que tu devrais postuler à l'Illuminati Ordre, tu sais qu'ils recrutent en ce moment.

Ah bon, c'est déjà fait ? Pardon, j'ai rien dit !

:oops:

#25 Tinuviel

Tinuviel

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Posté 06 août 2004 à 17:03

Citation

De mon côté, je serais en effet partisan d'une éducation sans parents, dans des crèches. Et ne vous leurrez pas : un bébé n'a pas besoin de mère ou de père à mon avis ! Il a besoin de boire et de manger, de dormir et de se distraire. Le besoin d'amour n'est que le fruit de l'amour donné ! Je ne suis donc pas d'accord avec ta description de ces mammifères qui auraient besoin d'amour et de lait. De lait oui, d'amour je ne crois pas, c'est parce qu'on lui en parle, lui en donne, qu'il en veut... Il ne devrait pas savoir ce que c'est en théorie. Or l'aveugle de naissance ne regrette pas la lumière tant qu'on ne lui en a pas parlé !
Tu sais que t'es assez flippant, comme mec ?  :marteau2:  :euh:
Bon, passé le premier sursaut à la lecture de ce qui précède, je me demande surtout ce que tu reproches à la notion d'amour ?
D'après toi, si on ne nous persuadait pas qu'on en a besoin, ou si on n'en faisait pas l'expérience, on n'en deviendrait pas dépendant, c'est ça ?
Bouffer, dormir, baiser, penser ... et pis c'est tout ? L'amour, ça pollue ou quoi ? Ca complique trop le monde idéal, simple, rationnel que tu imagines être la solution aux problèmes humains ?

J'aime pas trop le monde que tu nous prépares, Tearseller  :nonnonnon:

Tu sais, les expériences des petits singes élevés sur une mère de subsitution en fil de fer, ça ne donne pas grand chose de concluant ...



Hors sujet : je préfère nettement ton nouvel avatar  :D
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#26 psyduck

psyduck

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Posté 06 août 2004 à 17:44

Tinuviel, le Vendredi 06 Août 2004, 17:10, dit :

De mon côté, je serais en effet partisan d'une éducation sans parents, dans des crèches. Et ne vous leurrez pas : un bébé n'a pas besoin de mère ou de père à mon avis ! Il a besoin de boire et de manger, de dormir et de se distraire. Le besoin d'amour n'est que le fruit de l'amour donné ! Je ne suis donc pas d'accord avec ta description de ces mammifères qui auraient besoin d'amour et de lait. De lait oui, d'amour je ne crois pas, c'est parce qu'on lui en parle, lui en donne, qu'il en veut... Il ne devrait pas savoir ce que c'est en théorie. Or l'aveugle de naissance ne regrette pas la lumière tant qu'on ne lui en a pas parlé !

c'est exactement ce qu'on fait les nazis dans les lebensborn :


"Bien qu'au départ il s'agissait de foyers et de crèches, la SS transforma rapidement ces centres en lieu de rencontre afin de permettre à des femmes allemandes racialement pures de concevoir des enfants avec des officiers SS. Le but ultime de ces "haras" humains était la création et le développement d'une "super-race" parfaitement pure. Les enfants nés dans les Lebensborn étaient pris en charge par la SS et il est à noter que nombre d'entre eux furent victimes de ce projet: élevés sans aucun contact avec la mère, privé de tout amour parental, une grand partie d'entre eux devinrent autistes ou débiles."
http://www.jewishgen...bensbornFr.html


"Une fois l'accouplement fait, comme pour des animaux, le père s'en va, la mère accouche au bout de neuf mois, mais l'enfant lui sera enlevé (elle n'est là que comme femelle reproductrice) pour être confié à une maison d'éducation nazie où Hitler espère former l'élite de la "race aryenne".
  

Les enfants élevés dans ces conditions, sans l'amour de leurs parents, vivront un véritable drame. On n'élève pas des enfants comme on élève du bétail ! "
http://perso.wanadoo...ace_aryenne.htm



et ici:
http://forums.futura...php/t-9416.html



:o

Ce message a été modifié par psyduck - 06 août 2004 à 17:54.


#27 Elko

Elko

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Posté 07 août 2004 à 00:52

Instinct maternel?

Je suis en léger désaccord pour une fois avec Isis ou Tinuviel et me sens plus proche de Gwelan.

Bon je suis une fille qui ne veut pas d'enfant,mais cela n'explique pas tout, c'est un choix peu fréquent que je revendique pour des raisons spirituelles, artistiques et magiques.
J'ai eu une enfance trés heureuse. Tout va bien merci.:D  
J'espére que ça ne choque personne. :aureole7:
En revanche j'ai vécu avec des hommes qui élèvent seuls (est-ce si rare de nos jours?) ou en égal partage leurs enfants.Et mes réflexions s'inspirent en partie de ces expériences.


Je crois évidemment à l'instinct. Je pense que c'est une façon primitive OU évoluée de fonctionner pour le cerveau quand il s'agit d'action.
Lié au corps, aux génes ou à l'inconscient (comme vous voudrez)
Je crois que l'instinct se révèle donc plus ou moins présent (ou absent) selon les parents, qu'ils soient des hommes ou des femmes, et cela au même titre.
Personnellement je parlerai  plutôt d'instinct parental  :cogite: que maternel.
L'instinct maternel qu'étant q'un cas particulier.
La grossesse peut évidemment expliquer que certaines femmes redécouvrent plus facilement cette partie instinctive de fonctionner mais c'est loin d'être général.
Cela dépend aussi beaucoup du mental et de l'état d'esprit.
De l'affinités avec l'enfant et de l'osmose intuitive éventuelle avec lui.
Je conçois qu'un enfant dans le ventre de la mére puisse avoir en réalité plus d'affinités avec le pére.
Tous les cas me semblent possibles et généraliser c'est souvent projeter ses désirs ou son cas personnel sur la réalité.

Je pense aussi que la société peut suggérer l'existence d'un tel instinct de façon fantasmatique et artificielle.
Je crois encore que l'on peut apprendre à découvrir son coté instinctif et se brancher dessus.
En d'autres termes ce qui est instinctif n'est pas forcément donné et immédiat, surtout dans une société moderne et on peut donc apprendre à redécouvrir un instinct enfoui.
C'est pas contradictoire.

Citation

C'est à travers les mères que les bases de la personnalités, les tabous inscrits au fer rouge se transmettent et demeurent à jamais quelque part au fond de nous.
Euh...
C'est encore une tendance majoritaire sur la planète (et franchement quelle triste responsabilité, ça me fout la honte! y a pas de quoi être fiéres), mais en Occident ça change, ça évolue et on ne peut pas en même temps réclamer l'accés à toutes les activités, le partage des taches ménagéres et prétendre garder un monopole sur certaines taches traditionnelles de cet ordre là.


Citation

Je pense que l'amour d'un père est, dans l'immense majorité des cas, un amour qui s'est construit, qui passe par un canal plus "intellectuel", plus conscient, que l'attachement maternel.
Je ne crois pas du tout à ça, c'est une projection culturelle à mon avis.Un pére peut trés bien se brancher sur son instinct parental alors que la mére aura plus de mal.C'est tout au mieux une tendance statistique (qu'elle soit liée à la culture,aux génes ou à l'éducation) mais pas un impératif.

Citation

Je pense également que dans les premiers temps de la toute petite enfance, la relation à la mère est la seule qui soit vitale pour le bébé, et est pour lui plus "signifiante" que la relation au père.
J'ai pourtant vécu des exemples contraires.
Je pense donc que là tu généralises un peu vite.
Si la mére meurt pendant la grossesse c'est évident plus grave que si c'est le pére. :-? Mais c'est un cas extréme.

Citation

Mais nous sommes dans l'ere du verseau, que certains voient, comme l'aquisition pour chacun des deux sexes, des deux polarités. Mesdames, ne nous volez pas notre part féminine, accordez nous le droit de la faire nôtre aussi.
Je suis entiérement d'accord avec ça. Délibérément. J'essaie de faire passer ce message tous les jours auprés de mes amies.
L'un ne va pas sans l'autre, sinon c'est une sorte d'abus de pouvoir.

Je ferais mieux la prochaine fois.  :ptdrasrpt2:
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#28 Elko

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Posté 07 août 2004 à 01:01

ET pour ajouter un ti truc , je pense que l'amour parental (plus que maternel) est la conséquence et le déploiement de l'instinct parental.
Vu comme la protection des petits, leur apprentissage (pour les rendre autonomes) puis le fait d'accepter pleinement leur envol.
Une sorte d'accomplissement altruiste pour le bien de l'espéce donc de la vie en général.

En ce sens là oui c'est peut-être plus facile pour des hommes qui sont encore des pionniers de ce genre de chose (car encore en minorité) et qui font ça parce qu'ils le sentent et non parce que la société les y poussent.

Je crois aussi que dans le cas d'une séparation ils peuvent se sentir investis ,par exemple, pour "le bien de l'enfant" s'ils se ressentent plus en affinités avec lui que pourrait l'être leur mére.Plus à même de le guider vers l'âge adulte.Et d'en assumer la charge ou la garde.
(Qui n'est plus confiée de manière aussi systématique à la seule mére sur des critéres purement culturels ou sociaux).
C'est ce que j'ai pu observer. :calin:

PS Je suis pour la libération des femmes, des hommes, des enfants,des animaux et des peuples. :ptdrasrpt2:

Ce message a été modifié par Elko - 07 août 2004 à 01:12.

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#29 manu

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Posté 07 août 2004 à 09:04

hello  :D

Moi je pense, qu'il y a un instinc maternel et paternel, quand mes gamines sont nées, j'ai resentit au plus profond de mon être (et c'est profond....je peut vous le dire... :biglol: ) quelque chose qui me disait." tu en ai responssable, tu es responssable de son éducation, de sa survie etc ... etc... et a n'importe quel prix..." ça ma fait bizard....

Mais j'ai aussi constater, Là c'est le parano qui parle... :biglol: , qu'il y a aussi un formatage fait par la société, via les médias, la pub, les lois etc... pour créer cet instinc et faire que les parents se sentent responssable de leur progéniture à tout prix, car cela rend l'individut maléable et docile, il sera prêt à tout accepter pour la survie de ses gamins, baisse de salaire, baisse de nivaux de vie, esclavage, et pour finir, puçage électronique avec la micro-puce sous cutané...

Le fait de perdre son individualité, et de faire de son gamin une partie intégrante de soit te rend vulnérable et donc manipulable à souhait...

:calin:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#30 Tinuviel

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Posté 07 août 2004 à 10:43

Quelques remarques sur base de ton intervention, Elko :

Citation

Bon je suis une fille qui ne veut pas d'enfant,mais cela n'explique pas tout, c'est un choix peu fréquent que je revendique pour des raisons spirituelles, artistiques et magiques.
J'ai eu une enfance trés heureuse. Tout va bien merci.:D  
J'espére que ça ne choque personne. :aureole7:
Qui pourrait bien se choquer de ce qui relève d'un choix purement personnel et t'appartient entièrement ?  :)
En revanche, et uniquement si tu le veux bien, ça m'intéresserait grandement que tu nous parles un peu de ce choix, de ces raisons spirituelles, artistiques et magiques ...
Et si tu as malgré tout ressenti un désir d'enfant auquel tu as renoncé, ou si tu n'en as jamais eu le désir ?
Si tu n'as pas envie d'en parler, pas de problème  :)

Citation

Personnellement je parlerai  plutôt d'instinct parental  :cogite: que maternel.
L'instinct maternel qu'étant q'un cas particulier.
D'accord sur le fait qu'il existe aussi un instinct paternel. Evidemment je suis d'accord.
Mais par contre, je n'aime pas parler d'instinct parental, parce que je n'aime pas "amalgamer" les parents en un bloc. Un enfant a une mère et un père, qui ont chacun leur singularité, chacun une relation particuliière à l'enfant. Il n'a pas une entité mère-père unifiée en face de lui, une espèce d'hydre à deux têtes.
Donc j'aime qu'on différencie les choses et les êtres.

Citation

Je conçois qu'un enfant dans le ventre de la mére puisse avoir en réalité plus d'affinités avec le pére.
Tous les cas me semblent possibles et généraliser c'est souvent projeter ses désirs ou son cas personnel sur la réalité.
J'ai du mal avec l'idée qu'un foetus puisse avoir "plus" d'affinités avec un être qui est absolument extérieur à son univers biologique du moment.
Bon d'accord, je pense qu'il peut déjà exister une communication autre que physique, et qui se fout des barrières physiques, OK. Mais en tout état de cause, un foetus, à moins d'être réellement rejeté par la mère qui le porte, ce qu'il peut évidemment ressentir, est totalement en osmose avec un corps qui le nourrit, et en communication privilégiée avec lui.
Enfin ... ce n'est qu'une conviction, je n'ai rien de précis pour étayer ça, j'avoue  :)

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Tous les cas me semblent possibles et généraliser c'est souvent projeter ses désirs ou son cas personnel sur la réalité.
Tu as raison.
Je vais me méfier de ça  :)

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En d'autres termes ce qui est instinctif n'est pas forcément donné et immédiat, surtout dans une société moderne et on peut donc apprendre à redécouvrir un instinct enfoui
Absolument.
Et ça je le dis quelque part dans un de mes messages d'ailleurs. Je dis qu'ici en occident, pour pouvoir agir avec instinct dans le domaine de la maternité, il faut REdécouvrir cet instinct, et ce n'est pas évident du tout d'oser s'écouter.

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C'est à travers les mères que les bases de la personnalités, les tabous inscrits au fer rouge se transmettent et demeurent à jamais quelque part au fond de nous.
Euh...
C'est encore une tendance majoritaire sur la planète (et franchement quelle triste responsabilité, ça me fout la honte! y a pas de quoi être fiéres), mais en Occident ça change, ça évolue et on ne peut pas en même temps réclamer l'accés à toutes les activités, le partage des taches ménagéres et prétendre garder un monopole sur certaines taches traditionnelles de cet ordre là.
Là, je vais choquer.
Si, si, je sais que je vais choquer, je vous dis  :biglol:
Je pense, mais c'est seulement ce que JE pense, je ne veux nullement en faire une règle intangible, qu'il est impossible de combiner réellement, sans en payer le prix d'une manière ou d'une autre, tous ces rôles différents en même temps.
Ou bien c'est moi qui suis diminuée peut-être ...  :D
Mais en tout cas, me donner dans un boulot, me donner dans mon rôle de mère, et en plus avoir sur le dos l'intendance d'un foyer, je peux pas. Et je ne veux pas d'ailleurs !
J'ai renoncé sans l'ombre d'un regard à bosser à l'extérieur quand j'ai été mère. Et je m'en suis trouvée parfaitement bien, non seulement du point de vue de ma maternité, mais surtout du point de vue de mon développement perso, du temps que j'avais à accorder aux choses VRAIMENT importantes de la vie, l'amour, la communication, la recherche, la méditation, le vent, les arbres, le sexe, le plaisir de préparer un repas, de faire du pain, d'écrire, de lire, de confectionner les vêtements de mes enfants, de chanter, de rire ...
Et puis, de l'imagination et des couilles dont j'ai eu besoin, dont nous avons eu besoin,  pour inventer des solutions nous permettant de pouvoir vivre et bouffer tout simplement. De la possibilité de me consacrer à mes proches, et non à un patron et des collègues qui n'en ont rien à battre.
Bref, on y a tous gagné sur tous les plans, mais je conçois que d'autres ne s'y retrouvent pas comme ça évidemment.
En tout cas, je ne me retrouve jamais dans le discours "vous les femmes vous avez voulu être l'égale des mecs, alors faut assumer".
J'ai jamais voulu être l'égale d'un mec. Je suis une femme, avec tout ce que ça comporte de particulier à mon sexe, et je ne m'en sens absolument pas exploitée ou diminuée !  :nonnonnon:

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Je pense également que dans les premiers temps de la toute petite enfance, la relation à la mère est la seule qui soit vitale pour le bébé, et est pour lui plus "signifiante" que la relation au père.
J'ai pourtant vécu des exemples contraires.
Je pense donc que là tu généralises un peu vite.
Si la mére meurt pendant la grossesse c'est évident plus grave que si c'est le pére. :-? Mais c'est un cas extréme.
Et pourtant je maintiens  :)
Pour moi, un nourrisson, un bébé, sont des êtres dont la communication se situe essentiellement dans le toucher, l'odorat, les postures. Et ce type de communication, du simple fait de la façon dont sont conçus, mis au monde et nourris les bébés (oui désolée, je ne considère pas qu'on puisse nourrir un bébé autrement qu'avec le lait que la nature a prévu pour lui, à savoir celui de sa mère, et non celui d'une autre espèce), passe avant tout par le canal maternel.
Le père, encore une fois, peut bien sûr communiquer avec son corps, mais pas de manière aussi évidente et influente.
Pour moi il n'y a nul jugement là dedans. C'est un fait biologique.

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Mais nous sommes dans l'ere du verseau, que certains voient, comme l'aquisition pour chacun des deux sexes, des deux polarités. Mesdames, ne nous volez pas notre part féminine, accordez nous le droit de la faire nôtre aussi.
Je suis entiérement d'accord avec ça. Délibérément. J'essaie de faire passer ce message tous les jours auprés de mes amies.
L'un ne va pas sans l'autre, sinon c'est une sorte d'abus de pouvoir.
D'accord là-dessus.
Mais la part féminine de l'homme n'a pas besoin de mimer la maternité pour être reconnue, ni de demander qu'on la laisse s'exprimer. Elle parle d'elle-même et s'impose d'elle-même tout simplement.
Hommes et femmes se complètement, ils n'ont pas besoin de vouloir avoir accès à tout ce qui fait l'autre sexe, ni se fondre et se confondre.
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson