Réalisé par: Jon Turteltaub
Avec: Nicolas Cage, Justin Bartha,
Diane Kruger, Sean Bean,
Perdu depuis plus de 200 ans, le trésor des Chevaliers du Templier
fait partie de ces mythiques légendes. Ben Gates, archéologue et aventurier,
se lance à la recherche de ce trésor qui a hanté les pensées de sa famille et de ses descendants
depuis des générations. Mais il n'est pas le seul intéressé.
Gates et son meilleur ami Riley Poole, expert en informatique
partent en exploration sur le continent Arctique et découvrent
que le premier indice menant au trésor est caché dans le document le mieux gardé au monde,
la Déclaration d'Indépendance.
Dans une course contre le temps, ils doivent voler le document si précieux, décoder la carte cachée,
semer le FBI, et éviter d'être tués par Ian Howe,
un riche aventurier anglais. Et ce n'est que la première étape de cette chasse au trésor.
le film :'Benjamin Gates et le trésor des Templiers (National treasure)'
La bande annonce du film sur ces sites :
http://nationaltreas...m/enhanced.html
http://www.empiremovies.com/movies/2004/na..._treasure.shtml
http://movies.yahoo....8025&cf=trailer
http://nationaltreas...o.com/main.html
23 de Hans-Christian Schmid
En allemand avec sous-titres français | 23, 1998, 99 min, couleurs,
Int : August Diehl, Fabian Busch, Dieter Landuris, Jan-Gregor Kremp.
Première québécoise
Ce film puissant, basé sur une histoire vraie qui s'est passée à Hanovre en 1986,
met en vedette un jeune homme de dix-neuf ans, Karl Koch, qui descend dans l'enfer
de la piraterie informatique, la drogue, la paranoïa et des intrigues du KGB. Karl,
qui a un sens aigu de la justice, devient obsédé par un livre de Robert Anton Wilson intitulé
Illuminatus et qui défend la théorie d'une conspiration internationale ayant pour code secret le chiffre 23.
Karl commence rapidement à voir partout des signes confirmant la mise en pratique de cette théorie.
Cependant, plus il côtoie des personnages louches, plus il prend de la drogue et plus il perd le contrôle de sa vie.
" Pour cette raison (le portrait d'une jeunesse désillusionnée),
23 fait partie des meilleurs films que notre cinéma national a à offrir.
" (Christiane Peitz, Die Zeit, 14 janvier 1999)
Karl Koch:
Hanovre, dans les années 80: Karl Koch,
lycéen au naturel sensible, trouve l'explication pour
l'état de notre monde, dans les théories de conspiration mondiale de l'auteur américain
Robert Anton Wilson et dans son fameux livre «Les Illuminati». La participation militante
de Karl à une manifestation politique des adversaires de l'énergique atomique à Brokdorf,
aboutit à une sérieuse altercation avec son père. Après la mort de ce dernier,
le jeune homme dispose subitement de moyens financiers considérables.
Karl Koch a un don exceptionnel pour l'informatique; il se lance dans les réseaux de données du monde entier,
visite le «Chaos Computer Club» à Hambourg, où il assiste à une conférence de Wilson, dans laquelle l'auteur
étaie à nouveau d'exemples sa théorie de conspiration. Karl se lie d'amitié avec David, un jeune hacker.
Peu après, Lupo, un programmateur, et Pepe, dealer de cocaïne, leur font une étrange proposition:
ils leur demandent de s'infiltrer dans les banques de données de gros ordinateurs occidentaux et de
transmettre les informations qu'ils y auront trouvées au KGB, c'est-à-dire aux services secrets soviétiques.
Karl tombe régulièrement sur le nombre «23», une sorte de code secret des Illuminati,
une organisation secrète issue des francs-maçons au XVIIIe siècle.
Quand Olaf Palme est assassiné à Stockholm, à 23 heures, 23 minutes, Karl voit dans cet attentat
le dernier indice pour les activités de puissances ennemies. Il plonge dans le monde des banques de
données et perd de plus en plus le sens des réalités. Pour un reporter,
il donne devant la caméra une démonstration de ses capacités de hacker.
Il y a longtemps qu'il est toxicomane, il s'endette et a besoin de l'argent qu'il reçoit
pour sa collaboration avec le KGB, alors qu'il a depuis longtemps attiré
l'attention des services de contre-espionnage allemands et de l'Office fédéral de police criminelle.
Après un séjour dans une clinique, le noeud se resserre de plus en plus autour de Karl,
qui passe aux aveux et qui disparaît peu de temps après lors d'un voyage en voiture - le 23 mai 1989.
Comme point de départ pour «23», le jeune réalisateur Hans-Christian Schmid
(NACH FÜNF IM URWALD - Après cinq heures dans la jungle) s'est inspiré de l'histoire vraie du jeune
hacker Karl Koch, mort en 1989 dans des circonstances restées mystérieuses jusqu'à ce jour.
Même le magazine allemand d'informations «Der Spiegel», avait accordé tout un article au destin du jeune homme.
Autre personnage réel: Robert Anton Wilson, dont le roman «Les Illuminati», un mélange de faits,
de demi-vérités et de fiction, avait donné lieu à nombre de spéculations
sur une conspiration à l'échelle mondiale. Quoi qu'il en soit, ce qui reste troublant,
c'est l'apparition systématique du nombre 23 lors des recherches de l'auteur.
Cependant, Hans-Christian Schmid est moins intéressé par la recherche, voire une reconstruction.
Dans son film, l'histoire de Karl Koch devient le tragique destin d'un idéaliste abusé.
Le sensible jeune homme est à la recherche d'une
explication pour l'état de notre planète et croit l'avoir trouvée dans les théories
de conspiration de Wilson. Cette révélation devient une idée fixe qui le prive de toute résistance,
quand il se retrouve entre les mains d'individus sans scrupules,
apparaissant non sans raison comme des souteneurs dans le film.
Sous le pseudonyme de «Hagbard Celine» (c'est le nom du chasseur d'Illuminatis dans le roman de Wilson!),
Karl exerce ses activités de hacker pour servir d'informateur au KGB, et perd lentement mais sûrement
le contrôle de sa propre vie, de ses relations privées et de la réalité -
allant jusqu'à se soupçonner lui-même d'être coresponsable de la catastrophe du réacteur de Tchernobyl en Ukraine.
Son voyage dans le monde des données pures, semblable à un trip après la prise de drogues, amène Karl
irrésistiblement dans une dangereuse solitude, qui aboutira presque inévitablement à une dépression nerveuse.
C'est ainsi que «23» retrace aussi les passions
d'une génération de jeunes accros de l'ordinateur en Allemagne,
dont les convictions politiques portaient encore les traces des idéaux des «soixante-huitards»
et des mouvement estudiantins. C'étaient les dernières années de la guerre froide,
l'époque avant le «tournant» et la fin de la RDA, encore marquée par la politique dure de Reagan et de Brejnev.
Au-delà de cet aspect, le réalisateur a réussi un film retraçant fidèlement
jusque dans les moindres détails les années 80. La documentation puisée dans
les archives est caractéristique pour ce travail de recherche: des images du dépérissement des forêts,
d'hommes politiques comme Reagan et Kadhafi, de la catastrophe du réacteur à Tchernobyl.
«Nous voulions permettre un accès subjectif à ces images,
en quittant l'information authentique à l'état pur,
pour donner la vision personnelle que Karl avait de ces événements. Nous voulions montrer
que Karl replace toutes ces images dans sa façon d'expliquer le monde,
que sa prise de conscience fonctionne de façon sélective.» (Hans-Christian Schmid)
Ce qui n'empêche pas le film d'user très librement de l'histoire telle qu'elle
est certifiée par les images authentiques: «Quand nous nous étions suffisamment
familiarisés avec les personnages, nous avons osé inventer de plus en plus de scènes.
Les faits commencèrent à passer à l'arrière-plan, et peu à peu, une histoire indépendante s'est forgée.»
(Hans-Christian Schmid) De grandes parties du film ont été tournées avec une caméra portable,
ce qui lui confère de prime abord une note de reportage et une agitation profonde,
difficilement définissable. En outre,
la caméra portable permet plus de liberté de mouvement pour réagir au jeu spontané des acteurs,
ce qui profite surtout aux deux jeunes acteurs principaux (par exemple pour August Diehl qui,
dans le rôle de Karl Koch, a fait ses débuts devant la caméra!)
Hans Günther Pflaum
Le film 23
http://www.amazon.de/exec/obidos/ASIN/B000...4919472-4585620