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La "malnaissance", ou le mythe du moindre risque


133 réponses dans ce topic

#61 diamant bleue

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Posté 26 avril 2005 à 16:46

Non mais ça peut etre un point que tu pourras utiliser pour négocier peut etre...
Si tu laches la dessus, qu'ils te lachent sur d'autres choses ;)

Diamant

#62 Tinuviel

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Posté 26 avril 2005 à 17:09

D'une manière générale, ça dépend très fort de la maternité où tu accouches, et encore plus de l'équipe sur qui tu tombes au moment de ton accouchement ... d'après ce que j'ai déjà lu, c'est assez aléatoire tout ça.
Soit on te remballes aussi sec en ricanant et en t'invitant à aller accoucher ailleurs, et ça a au moins le mérite d'être clair.
Soit on te fait "hon, hon" d'un air bienveillant, et le jour J tu passes quand même par tout ou partie de ce que tu voulais éviter, et on te fera croire qu'on "ne pouvait pas faire autrement" ... c'est très facile de faire croire ce qu'on veut, médicalement parlant.
Tout ça avec le sourire de la crémière.

Bon, je sais, je suis assez négative, mais personnellement les projets de naissance, j'y crois très très peu dans l'état actuel des mentalités. Et j'ai peur que dans ce cas, les parents soient encore plus déçus et déroutés si les choses ne se passent pas comme ils l'avaient expressément souhaité.
Par contre, j'admire les parents "qui s'y collent" et essaient de faire avancer les choses ! Je ne crois pas que j'en aurais eu le courage, d'où mes choix d'AAD, qui me semblaient beaucoup plus faciles. Je ne me sentais pas le courage de me bagarrer au moment d'accueillir mes bébés :-(

Plus concrètement, dans ton projet (très clairement exprimé d'ailleurs, bravo), je vois plusieurs points qui sont absolument non négociables avec le personnel médical de la plupart des établissements, comme par exemple la perfusion, le monito, l'interdiction de manger et boire, les TV, la position, les soins au nouveau-né ... :-(

Pour la perf, tu peux parfois négocier qu'on t'installe une voie d'entrée avec cathéter, mais qu'on ne perfuse rien. Rare, mais possible. Pour le monito, on peut négocier l'intermittent, ou le retirer d'autorité soi-même quand on trouve que ça a assez duré. Pour ce qui est de manger et boire, il suffit de le faire quand il n'y a personne dans ta chambre, et de faire l'andouille après si on te fait une remarque, et pour les T.V. ... ma foi ... j'ai un ou deux exemples de filles qui ont envoyé des coups de pied en pleine poire de la SF ou du gynobs, mais ça c'est la méthode forte :-)

Pour la position, j'ai l'exemple d'une copine qui a pris tout le monde de court, et qui s'est accroupie d'autorité pour accoucher, avec tout le monde paniqué qui voulait l'obliger à se coucher de manière civilisée et elle qui n'a pas prétendu bouger de là ... mais là, c'est une question de détermination personnelle.

Pour les soins au nouveau-né, encore une fois, question de détermination des parents et d'ouverture du personnel, mais tu couperas difficilement à un minimum. En maternité, ils n'ont toujours pas compris qu'on pouvait déterminer un apgar sans enlever le bébé de sa mère, et se passer d'aspiration la plupart du temps, et qu'il n'était pas vital de connaître le poids ou la taille d'un bébé dès sa naissance :-(

Quoi qu'il en soit, un projet de naissance a au moins le mérite principal de provoquer une discussion, même si elle doit tourner mal, et une remise en question des protocoles si simples à appliquer systématiquement.
Peut-être est-ce aussi important de ne pas donner l'impression de revendiquer manu militari, mais de vouloir faire au mieux dans le respect des limites de chacun ... c'est très délicat.

En tout cas, je te souhaite bonne chance et plein de plaisir pour cette future naissance !
:D
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#63 Jai_arreté

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Posté 27 avril 2005 à 09:54

Merci tinuviel pour ton message plein d'espoir :D :D


Tu as raison, je pense que ça dépend fortement de la maternité...
Je vais accoucher dans une petite maternité de niveau "1", qui se bat chaque année pour rester ouverte, parce qu'elle est loin des 300 accouchements obligatoires par an... ici la première sage-femme libérale est à 2 heures de route (et route pas franchement facile...), et la prochaine maternité, à une heure.
Ce n'est pas une usine à bébés : les sages-femmes qui m'ont reçue ont toutes été très ouvertes et à l'écoute (par contre le gynéco.. prout :D mais bon, comme y'a qu'un gynéco, à mon avis il ne il se fait pas déranger pour les naissances sans probleme).
En même temps, "commercialement" parlant, elles ont intéret à ce qu'on décide pas d'aller accoucher ailleurs ou à la maison, parce que sinon byebye la maternité...

Bon, j'ai visité la salle d'accouchement : ce n'est pas une table d'accouchement mais une sorte de siege que la maman peut mettre dans la position qu'elle désire (de allongée à assise) ; et sans parler du projet de naissance, quand j'ai déjà abordé avec les sf le fait que je ne voulais pas de péridurale, et elles m'ont encouragé dans ce sens, j'ai pas eu de reflexion mesquines.

Bref, j'ai bon espoir d'être écoutée et que mes choix, ou tout du moins ceux qui me tiennent le plus à coeur, soient respectés.

Et puis il reste ta technique du coup de pied dans la gueule si ils ne m'écoutent pas :D

Citation

En tout cas, je te souhaite bonne chance et plein de plaisir pour cette future naissance !
Mirci beaucoup :calin:




En passant, juste une anecdote concernant le "poussez madaaaame" : mon oncle, qui assistait à la naissance de son premier enfant, était completement ému (ou beurré, on n'a jamais su), dans l'euphorie du moment, il attrape la main de sa femme et lui gueule "pousseeeeeeeeeeez madame, pousseeeez fort !!!" et la tata d'accoucher le rire au levres :D

#64 rosalie

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Posté 27 avril 2005 à 10:08

Bonjour Jai_arreté

Pour etre embetée le moins possible dans une maternité, tu peux arriver le plus tard possible à un moment ou il n'est plus temps de faire toutes sortes d'examens.
Pour mon deuxième enfant, je suis allée à la maternité quand j'avais des contractions environ toutes les 4 minutes, le voyage prenait 25 mn environ, ce qui fait que une bonne partie du travail c'est fait à la maison.

#65 Tinuviel

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Posté 27 avril 2005 à 10:12

Eh bien, tout ça m'a l'air de se présenter assez bien ... ! :D

Pour la péri et le désir d'essayer de s'en passer : je suppose que tu le sais déjà (tu as déjà un enfant, toi ou je me trompe ?), mais c'est généralement au moment précis où on se sent désespérée et où on est persuadée qu'on ne va jamais y arriver, qu'on va mourir là etc ... et qu'on demande la péridurale comme on s'accroche à une bouée ... que bébé est sur le point d'arriver :bravo:

Cette phase s'appelle la phase de "désespérance", et elle est bien connue des accompagnants de naissance. On se sent perdre pied, se perdre soi-même, éclater en morceaux, être tout à fait incompétente et incapable de continuer une seconde de plus comme ça, totalement paniquée ... eh bien la plupart du temps, c'est au moment où bébé s'engage franchement dans sa descente, et ne va pas tarder à pointer le bout de son nez :-)

C'est juste un cap à passer, et c'est assez dommage de craquer à ce moment là, parce qu'on se retrouve à ne pas sentir son enfant naître (et bon dieu ce que c'est BON de le sentir glisser hors de soi sans anesthésie !!! :-)) et condamnée à avoir les jambes complètement endormies pendant un bon moment après la naissance !

Mais bon ... chaque naissance est unique ! :-)
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#66 Tinuviel

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Posté 27 avril 2005 à 10:16

Citation

Pour etre embetée le moins possible dans une maternité, tu peux arriver le plus tard possible à un moment ou il n'est plus temps de faire toutes sortes d'examens.
Pour mon deuxième enfant, je suis allée à la maternité quand j'avais des contractions environ toutes les 4 minutes, le voyage prenait 25 mn environ, ce qui fait que une bonne partie du travail c'est fait à la maison.

Oui, c'est aussi une bonne solution, et qui permet de vivre l'essentiel du travail dans l'intimité de son chez soi ... mais il faut être sûre de supporter et de bien vivre le transport en voiture lors d'un travail déjà bien avancé, ce qui n'est pas le cas de toutes les femmes.
L'idéal étant de partir en toute fin de dilatation, mais juste avant l'engagement ... faut viser juste ! :-)
Les chocs de la route au moment où le bébé passe dans le bassin, c'est vraiment pas folichon ! :-)
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#67 Magsimben

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Posté 27 avril 2005 à 11:12

Pour le placenta :

Il existe une méthode qui permet de se soigner : il s'agie de l'isothérapie placentaire (je ne sais pas s'il y a un sujet ici). Elle est interdite en france car il n'y a pas le droit de transformer le "vivant".
L'isotropie est par contre possible, je me renseigne à ce sujet.
Le fait de consommer son placenta permet de mieux se remettre de la grossesse et accouchement. Il semble que se soit aussi efficace lors de maladie : on se remet plus vite.

Si tu souhaites connaitre le sort de ton placenta tu peux demander à ce qu'il soit envoyer à un labo qui pratique l'isotropie.
Les médecins trouverons ça surement barbare mais je pense qu'ils pourront difficilement te le refuser.

En tout cas j'ai beaucoup aimé ton projet de naissance !



Je me demande par ailleurs comment peut on encore avoir de tels pratiques sur l'accouchement en france, lorsque l'exemple de nos voisins (hollande par ex) nous prouvent que la sur médicalisation ne reduit PAS les décès mères ou enfants.

#68 Jai_arreté

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Posté 27 avril 2005 à 11:34

Citation

Cette phase s'appelle la phase de "désespérance", et elle est bien connue des accompagnants de naissance. On se sent perdre pied, se perdre soi-même, éclater en morceaux, être tout à fait incompétente et incapable de continuer une seconde de plus comme ça, totalement paniquée ... eh bien la plupart du temps, c'est au moment où bébé s'engage franchement dans sa descente, et ne va pas tarder à pointer le bout de son nez

Oui ! C'est exactement ce qui s'est passé pour mon premier : j'ai carrément perdu pied à un moment, vraiment cru que j'allais crever ! Et c'est à ce moment que j'ai chopé (agressé même) la sf pour lui dire de me faire une péri (alors que j'avais prévu sans péri...). ils ont sauté sur l(occas, et l'accouchement, à partir de ce moment-là, à pris encore 2 heures : je ne sentais plus rien, arrivais plus à pousser, etc, enchainement infernal quoi (avec bb qui commençait à souffrir et pour finir episio qui m'a fait souffrir moi...)
c'est fou, mais c'est seulement maintenant que je connais et comprends vraiment le déroulement d'un accouchement... Si j'avais su à l'époque... enfin bon.
Maintenant que "je sais", je pense que ça me fera moins flipper. En plus à l'époque j'étais seule, personne qui m'accompagnait, alors que là le papa sera là, ça me fera qq'1 à qui me raccrocher.........


En ce qui concerne partir au dernier moment, j'y songe effectivement. Le papa lui n'y songe pas du tout, il a trop peur de devoir m'accoucher dans la voiture :D. Mais bon, on est à 15 minutes maxi de la mater, alors....
Faut vraiment que j'apprenne à me mesurer l'ouverture du col toute seule.

#69 Tinuviel

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Posté 27 avril 2005 à 11:36

Voilà ce que j'ai au sujet de l'isotropie placentaire par transfert optique.

Je tiens à préciser que je transfère l'info, à laquelle personnellement je ne crois pas du tout (je ne crois pas à la méthode de transfert optique, par contre je crois au bénéfice qu'on peut tirer de consommer son placenta). Ceci pour être claire.

Citation

ISOTROPIE PLACENTAIRE
Par transfert optique

Méthode de restauration rapide de la nouvelle accouchée
Et
Adjuvant précieux dans les maladies graves infantiles
------------------------------------------------------------

La plupart des femelles de mammifères mangent une partie de leur placenta après
avoir mis bas.

HISTORIQUE

Depuis des millénaires, il est d'usage, aux Indes, de récupérer le placenta des
nouvelles accouchées, afin de le calciner. La cendre obtenue est utilisée pour
restaurer les forces de la mère, et une partie est précieusement mise de côté
pour servir éventuellement au bébé, en cas de maladie grave avec risque de mort.

L'isotropie placentaire est une méthode modernisée d'absorption de l'information
pour la restauration rapide de la maman ou la guérison du bébé.
Très peu de femmes ont envie de manger des morceaux de leur placenta après leur
accouchement. Aussi depuis plusieurs décennies, il était possible aux nouvelles
maman de faire préparer un nosode homéopathie de leur placenta pour elles-mêmes
au départ et en réserve pour une éventuelle maladie grave de leur enfant.
Mais depuis janvier 99, un décret ministériel a interdit toute homéopathie
partant de souches humaines, même quand le donneur et le receveur sont la même
personne (!).
Nous avons été ainsi été amenés à mettre au point une méthode de substitution
basée sur des travaux effectués entre 1982 et 1989 par le professeur Alain
Jolivet de Nive, ceux-ci étant restés malgré un certain nombre de communiqués
scientifiques au stade d'expérimentation de laboratoire.

L'ISOTROPIE PAR TRANSFERT OPTIQUE

L'énorme avantage du transfert optique est l'absence de contact
physique entre la souche de base et le produit élaboré, ce qui écarte
toute possibilité de contamination bactériologique ou virale. Un flux
lumineux de fréquence calibrée emmène à la façon d'une porteuse radio
l'information vibratoire du produit de base dans la matrice aqueuse
d'un second flacon soumis à une agitation. De plus, une programmation
séquentielle de cette opération permet une intégration progressive de
niveaux vibratoires croissants, amenant ainsi le produit aux
harmoniques des fonctions énergétiques subtiles de l'utilisateur.
Une addition d'oligo-éléments siliceux colloïdaux confère à l'eau
ainsi programmée un potentiel électrique assurant une conduction
pratiquement instantanée de l'information à travers l'ensemble de
l'organisme. Les étonnants résultats du Professeur Jolivet sont
maintenant largement confirmés offrant une alternative avantageuse et
non illégale à l'isothérapie homéopathique classique.

INDICATIONS DE L'ISOTROPIE PLACENTAIRE

La maman :

La nouvelle accouchée a interêt à faire effectuer au plus vite son
isotropie placentaire, afin de profiter de ses effets qui sont :
· récupération rapide de la vitalité face au travail énorme de
la maman pendant et après l'accouchement,
· remise en place rapide des organes,
· montée optimum de lait,
· éviter les engorgements et les lymphangites,
· éviter la dépression post-partum (« baby-blues »)
· permettre la reprise de l'allaitement suite à une
interruption forcée,
· favoriser une reprise de la production de lait si celle-ci a
diminué,
· prévenir le vieillissement cellulaire statistique qui fait
suite à l'accouchement dans les mois qui suivent,
· atténuer la chute des cheveux, courante après accouchement,
· désintoxication péridurale et ocytocines.

Le bébé :

Il convient de mettre précieusement de côté une préparation, au cas
où il contracterait une maladie grave jusqu'à l'âge de 7 ans.
On peut citer entre autre maladies :
· Gastro-entérite
· Toxicose
· Forte fièvre - maladies virales
· Forte bronchite - bronchiolite
· Otite - Mastoïdite - Méningite
Et tous problèmes de baisse de défenses immunitaires ou de maladies
chroniques résistant aux traitements classiques.

Si le bébé est né sous péridurale, les séquelles courantes étant :
régurgitations - nervosité - sursauts sans raison - pleurs fréquents -
il convient de lui effectuer une cure de désintoxication dès la
naissance à raison de 10 gouttes 2 fois par jour pendant 15 jours.

[il manque une page que je n'ai pas recopié : procédures à suivre
pour prélever le placenta et envoyer l'échantillon au labo]

Ce document provient de :
Source Claire
L'ermitage
73 270 VILLARD/DORON
Tél. : 04 79 38 33 55
Fax. : 04 79 38 39 45
Bon à savoir tout de même, la société Source Claire a fait l'objet d'un décret pour publicité mensongère à propos de cette préparation.
Ceci ne prouvant rien, c'est juste une info.
VOIR ICI

-----------------------------------------------------------------------------------
Sinon, je sais qu'on peut "tout simplement" faire sécher son placenta à four très doux, jusqu'à dessication complète, le réduire en poussière et le conserver. Certaines s'en servent même pour la cuisine.

Sinon, j'ai ceci aussi :

Citation

"Diverses préparations à partir de placenta :

Prendre un petit morceau de placenta, le mettre dans un pot en verre rempli
d'eau de source ou distillée
Mettre au soleil ou dans une pièce bien éclairée pendant 4 heures.
Retirer le morceau de placenta et ajouter une égale quantité de vodka.
Garder ce mélange ( il se conserve la vie entière).
Puis dans un flacon avec compte gouttes, mettre un mélange à 50%d'eau et de
Vodka, y ajouter 7 ou 10 gouttes du mélange précédent. Cela semble une bien
petite quantité mais son efficacité est due à l'énergie de l'eau de placenta et
à ses propriétés vibratoires. Toutes les mères qui l'ont utilisé en particulier
pour la dépression du post partum disent que c'estirremplaçable.

« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#70 Tinuviel

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Posté 06 mai 2005 à 09:12

source

Citation

SANTÉ : Un million d'épisiotomies jugées inutiles chaque année aux États-Unis

Presse Canadienne | Le 4 mai 2005 - 12:59

Une nouvelle étude américaine vient critiquer l'intérêt de l'épisiotomie. Cette
incision du vagin au moment de l'accouchement, qui permet au bébé de sortir plus
facilement, serait inutile, voire dangereuse, selon une nouvelle analyse de 26
études sur le sujet, publiée mercredi dans le journal de l'Association médicale
américaine. À en croire ces résultats, l'épisiotomie serait au contraire à
l'origine de complications supplémentaires, et de plus de douleurs et de
difficultés à cicatriser. Non seulement ce geste n'éviterait en rien une
incontinence urinaire, mais elle ne protégerait pas plus la qualité de la vie
sexuelle au décours de l'accouchement.

L'analyse de 26 études montre que les femmes chez lesquelles une épisiotomie est
pratiquée reprennent une activité sexuelle plus tard après la naissance de leur
bébé que celles qui n'en ont pas eu. "Cette analyse nous montre que nous n'avons
pas les résultats que nous attendions" de la pratique des épisiotomies, a
déclaré le Dr Katherine Hartmann, principal auteur de l'étude et chercheur à
l'Université de Caroline du Nord.

L'épisiotomie consiste à réaliser, en fin de travail, une petite incision, un
peu plus large qu'un trombone et à peu près de la même taille, au niveau de
l'ouverture du vagin, pour permettre au bébé de sortir plus facilement et éviter
à la mère une déchirure. Mais les déchirures spontanées sont généralement plus
petites et ne nécessitent pas d'être recousues, a précisé le docteur Hartmann.
De nombreuses femmes et de nombreux médecins savent déjà cela, a-t-elle ajouté.

Selon elle, un million d'épisiotomies pratiquées chaque année seraient inutiles.
L'épisiotomie a lieu dans 30% des naissances par voie basse. Depuis 1983, le
Collège américain des gynécologues-obstétriciens a recommandé que ce geste ne
soit pas pratiqué de manière routinière. Selon le Dr Laura Riley, membre du
Collège, la plupart des médecins savent que l'épisiotomie ne doit être pratiquée
qu'en cas de détresse du bébé. A l'hôpital général du Massachusetts à Boston, où
elle travaille, elle n'est pratiquée que dans 8% des cas.

Toutefois, le nombre d'épisiotomies pratiquées varie. Certains hôpitaux en
pratiquant plus volontiers. Une étude menée au milieu des années 90 souligne que
leur taux varie de 20 à 76% selon l'hôpital.


Commentaire de Bernard Bel, secrétaire de l'AFAR :
afar
Collectif interassociatif autour de la naissance <http://naissance.ws/CIANE/>
Webmaster du portail « Naissance » <http://naissance.ws>


Le taux moyen de 30% d'épisiotomies sur les accouchements par voie
basse, qui est condamné ici comme excessif, est celui que préconisent comme
"optimal", en France, de nombreux médecins, par la voix du CNGOF... Les
croyances et les "pratiques culturelles" ont la vie dure. En France, un
accouchement sur 2 se termine par une épisiotomie, et le taux dépasse 90% pour
les primipares dans certains établissements. La Suède a les meilleurs résultats
en matière de déchirures périnéales avec un taux inférieur à 6%. (Oui, vous
avez bien lu 6, pas 60 ni 16!) Mais depuis plusieurs décennies on y laisse les
femmes accoucher dans la position de leur choix...

Dans son petit guide des maternités, "Bien naître à Paris et dans sa région"
(Parigramme, 2005), Lise Bartoli donne les taux d'épisiotomies de quelques
établissements, où l'on annonce sans rire que "l'épisiotomie n'est pas
systématique" avec un taux de 28%... Encore mieux: "Concernant les
épisiotomies, on ne les pratique que lorsqu'elles sont vraiment indispensables"
(Hôpital Bichat, p.61)... Autrement dit, d'autres établissements les pratiquent
alors qu'elles sont inutiles, juste pour se faire la main?

Voilà trente ans que la médecine factuelle a prouvé que l'épisiotomie produit
l'inverse des résultats escomptés. L'étude de Hartmann et collègues
<http://www.ahcpr.gov/clinic/epcsums/epissum.htm> ne fait que confirmer ce qui
n'a été contredit par aucune étude méthodologiquement correcte. (Pour les
autres, lire nos échanges avec le Pr. Mellier
<http://afar.info/presse/mellier/>)

Trente ans déjà. Allons-nous vers une deuxième génération sacrifiée de femmes
mutilées?

Quand est-ce que les médias français rompront la loi du silence qui consiste à
mettre en scène un débat sur l'épisiotomie, avec une petite dose bien calculée
d'horreur et d'émotion, sans jamais dire que les femmes PEUVENT REFUSER cet acte
(article L-1111-4 du Code de la santé publique) et qu'elles peuvent ENGAGER DES
POURSUITES contre celles/ceux qui n'ont pas respecté leur choix?

Pendant combien de temps faudra-t-il subir les conseils vaseux de ces
sages-femmes qui expliquent la bonne manière de pousser "pour éviter
l'épisiotomie" comme s'il s'agissait d'une maladie nosocomiale?

Les tracts et posters que nous avons créés l'an dernier pour la Semaine mondiale
sont hélas toujours d'actualité:

http://afar.info/pos...pisioposter.pdf
http://afar.info/pos...episiotract.pdf
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#71 nelvea

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Posté 10 mai 2005 à 10:16

Bonjour, ces sujets-là m'interessent beaucoup....

Je ne suis pas encore maman, je suis en essai depuis + d'1 an mais j'ai déjà commencé les tests...
pb de faible quantité de zozos pour mon homme et moi, j'ai fait faire une recherche génétique. Pb de chromosomes du côté de mon papa d'où pb de fertilité. Ma soeur essaye d'avoir un bébé depuis maintenant 7 ans. Mes parents ont mis 5 ans avant de m'avoir...

Bref... depuis quelques mois, je surfe beaucoup sur le net... j'ai découvert l'accouchement à domicile, les sujets sur l'épisio et sur la péridurale et la surmédicalisation autour de la naissance en générale.

Je souhaite de tout coeur ne pas avoir tout ça lors de mon accouchement. je souhaite pouvoir accouchée de la façon qu'il me semblera le mieux (accroupie ou autre) mais ça ne va pas être simple...

à domicile ? Le rêve mais j'en ai un peu peur malgrès tout.... et puis j'ai 3 greffiers à la maison alors les poils c'est pas le top dans le lit ou sur le canapé !!

Moi mon rêve serait d'accouchée dans l'eau... mais la clinique de Pithivier est un peu trop loin pour moi...
dommage car ça fait des années que j'en parle autour de moi....

En ce qui concerne l'episio et la péridurale, lorsque j'en parle autour de moi, on me traite d'illuminée... pourquoi vouloir souffrir inutilement alors que la péri existe ??
Et je n'arrive pas à trouver les arguments pour argumenter mon choix...
Et je n'ai pas le moindre soutiens de mon ami vis à vis de ça....

Le seul "soutien" de mon ami concerne les couches lavables. Lors d'une soirée entre amis, j'ai essayer d'expliquer les méfaits (nombreux) des couches jetables bourrées de produits toxiques ! Une amie qui est enceinte de 6 mois m'a traitée de hippie et j'en passe. Pour elle, c'est retourner à l'age de pierre... ou disont de nos grand mères...
Ils étaient tellement bornés que j'ai laissé tomber... même en leur apportant la preuve des nombreux méfaits des couches jetables...

Je me suis sentie bien seule !!
Mais bon, je n'en dermordrait pas et mon enfant n'aura pas de produits chimiques sur les fesses !
Et je ferais appel à une sage femme libérale pour m'accompagnée tout au long de ma grossesse.
Je ferais tout mon possible pour ne pas avoir l'épisio, la péri et tout le toutim... et surtout pouvoir accouchée dans la position de mon choix !! et certainement pas allongée.

Bref... tout ça pour dire qu'il est vraiment dommage que les médias ne parlent pas de tout ça... péri, épisio, surmédicalisation ect...

Pas facile de faire changer les mentalités...

Nelvéa

#72 rosalie

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Posté 10 mai 2005 à 12:19

Citation

En ce qui concerne l'episio et la péridurale, lorsque j'en parle autour de moi, on me traite d'illuminée... pourquoi vouloir souffrir inutilement alors que la péri existe ??
Et je n'arrive pas à trouver les arguments pour argumenter mon choix...

Bonjour Nalvea

Je n'ai pas eu de péri pour mes deux accouchements et j'ai jamais voulu en avoir. Voici mes arguments pour ce qui me concerne moi.

D'abord la plupart des gens font une confusion en pensant que l'accouchement sans péri est forcement le même quavec et que c'est juste la douleur qui diffère ce qui n'est pas vrai.
Bien sur si tu es obligé d'etre sur une table d'accouchement sans bougé les pieds dans les étriers et quelqu'un qui te hurle poussez, évidemment tu risque de regretter la péri (et même l'anesthésie général pour pas les entendre :ptdrasrpt2: ).

Le fait de ne pas avoir de péri te permet d'accéder à un autre accouchement, ou la douleur va guider ton corps pour qu'il trouve la meilleure position et ainsi faciliter la descente du bébé. Il faut que tu puisse choisir tes positions. La douleur fait rentrer dans une autre dimension (c'est ce que j'ai ressenti) ou tout ce qui est autour disparait pour n'être plus que le but , la sortie du bébé. J'ai aimé ce moment là tellement particulier et dans autre état de conscience.

On encourage dans notre société à souffrir pour toutes sortes de choses ayant trait à la compétition. Monter un col en vélo en compétition demande une dose de souffrance et de douleur énorme et on ne va pas respecter le choix de vivre une douleur pour un accouchement en la qualifiant d'inutile et de passéiste. Alors qu'elle n'est pas inutile car fait partie intégrante d'un acte qui va révolutionner l'intimité de la mère qui le vit.

Si on choisi une péri ce qui est tout a fait respectable et je comprends qu'il y a des choses qu'on a pas envie de vivre, il faut savoir que c'est pas le même accouchement.

Un accouchement sous péri est forcement médicalisé et technique, je le repète ce n'est pas le même car l'accompagnant médical va gérer les étapes, et il n'y a pas que la douleur en moins qui fait la différence mais il y aussi la concience du vécu qui est différente et des processus de naissance différente pour le nouveau né.

Un accouchemnet sous péri transfère la responsablilité de l'accouchement à un tiers et dépouille les femmes de leur pouvoir inhérent à cet événement.

Voici une opionion que j'ai trouvé dans un livre et que je trouve tout à fait juste : " En anesthésiant la douleur de l'accouchement et en réduisant par là sa capacité à éveiller des choses en nous, cela devient un événement sentimental et non plus catalytique"

Sinon il y a des arguments sur les problèmes médicaux liés à la péri mais la je suis pas trop au fait de ça.

tu trouvera une étude trés interessante par rapport à ça:

peridurale

Pour ton ami tu peux lui faire lire des récits de naissance, c'est ce qui fait le mieux avancer, il y a en a beaucoup sur internet , tu trouvera des références dans les messages précédents.

Tu as raison de t'y prendre à l'avance pour être bien informé.

Ce message a été modifié par rosalie - 10 mai 2005 à 12:23.


#73 scully

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Posté 10 mai 2005 à 13:43

Salut a toutes!

vous avez deja entendu parler de la tradition d'enterrer le placenta sous un arbre?
Moi j'en ai entendu parler autours de moi (je connais quelqu'un qui a 3 enfants...allez hop ...trois nouveaux arbres...)

Bon je vous met un lien (un FAQ) qui reponds auz questions d'un grand papa sur le sujet :

http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/je...e_naissance.htm

et un autre sur le programme du Gouvernement du Québec concernant l'encouragement de la plantation d'un arbre lors d'une naissance.

http://www.mrn.gouv....arbre/index.jsp

Mais j'ai fouillé sur le net et plein d'autres sites parlent de cette tradition.

Moi c'est sur que je vais le faire, si un jour j'ai un enfant!
La vérité est ailleurs.

#74 nexus11

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Posté 10 mai 2005 à 13:54

Citation

La douleur fait rentrer dans une autre dimension (c'est ce que j'ai ressenti) ou tout ce qui est autour disparait pour n'être plus que le but , la sortie du bébé. J'ai aimé ce moment là tellement particulier et dans autre état de conscience.

Bonjour Rosalie,
C'est très important ce que tu dis-là, en effet, on plane un peu.
Pour mon premier accouchement, une sage-femme m'a dit que j'avais des contractions lors d'une visite de routine, et comme je ne les sentais pas, c'était mauvais signe (sic!), on m'a alors hôspitalisée et "on" a provoquer l'accouchement 24h plus tard pour x raisons, avec les catastrophes physiques et morales que ça a entrainé.
Les contractions de début de mon second accouchement (celles que j'ai eu chez moi bien tranquillement) m'ont même parues agréables , c'est au moment de mon arrivée à l'hôpital qu'elles sont devenues douloureuses pour devenir vite insupportables une fois alongée. Les sages-femmes attendaient en souriant que je supplie pour avoir une péridurale (car je leur avait dis que je n'en voulais pas), ce que j'ai fait.

Il ne faut non plus oublier que lors d'un accouchement normal, 15 % des femmes n'auraient pas du tout mal, 35 % un peu, 30 % beaucoup, et 20 % "à la folie".
Pourtant le mythe de "tu accouchera dans la douleur" est toujours aussi présent, alors que dans 50% des accouchements ce n'est pas le cas, on préfère parler des autres 50%, ça doit être culturel...
:salut:

Ce message a été modifié par nexus11 - 10 mai 2005 à 13:55.


#75 nelvea

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Posté 11 mai 2005 à 16:46

Rosalie,

Pour mon ami, je lui ai pourtant laissé bien en vue tout un tas de pages sur les méfaits de la surmédicalisation à l'accouchement, sur l'épisio et autre mais c'est à peine si ils les as regardés... :(

Lui aussi me trouve stupide lorsque je lui dit que je ferais tout pour ne pas avoir de péri et encore moins l'épisio !
Il sait que je suis extrèmement douillette et il me dit qu'il ne me laissera pas passer après la première grosse contraction pour réclamer en hurlant la péri !! :tresfache:

C'est vrai que je suis douillette... mais malgrès ma grande peur d'accoucher, et bien je ferais en sorte de ne pas réclamer la péri !
C'est aussi pour cela que je m'informe autant sur le net alors que je n'ai pas encore le grand bonheur d'attendre un tit bibou... :roll:
ça me rassure moi qui suis une grande angoissée... (je suis spasmophile)
Et malgrès cela, j'aimerais être "consciente" de mon accouchement !

Bref... tout ce qui sera remboursé et bien je le ferais ! (chant prénatal, haptonomie et autre...) ! :biglol:
Même si mon ami ne pourra pas être présent... :(

Tout ce que j'espère, c'est que l'hopital que je choisirais pour mon accouchement acceptera que je me positionne de la façon que j'aurais choisis et pas comme ils le veulent eux !

Il faudrait que j'en touche 2 mots à mon gygy pour savoir si l'hopital où il est rattaché est "large d'esprit" pour ce genre de chose...

Bonne soirée !

Nelvéa

#76 Tinuviel

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Posté 12 mai 2005 à 08:31

Un texte vraiment très intéressant ! Je le recommande.

Citation

La naissance est un processus sexuel

Matthew Appleton
Traduction © acorgone le 27 avril 2005

Introduction

Le processus de la naissance est souvent décrit en des termes mécaniques, anatomiques et physiologiques, ou comme un processus dans lequel la mère et l'enfant sont, autant l'un que l'autre, des participants passifs. Je veux toutefois, dans ce survol du processus de la naissance, atténuer les lumières de la salle de délivrance et envoyer les obstétriciens, avec leurs drogues et leurs instruments rutilants, en vacances de sorte que nous puissions voir ce processus sous un aspect plus humain et plus intime. Je veux en particulier porter l'attention sur l'élément sexuel de la naissance et sur les dispositions dans lesquelles les attitudes sociales envers la sexualité affectent le processus de la naissance. Des références que j'utilise, beaucoup sont extraites des ouvrages médicaux des orgonologues, ces médecins qui ont reçu une formation de thérapie par l'orgone développée par le psychiatre et scientifique de la nature autrichien Wilhelm Reich. C'est pourquoi apparaîtront ici et là beaucoup de mots dérivés du terme orgone. Il s'agit du nom que Reich a donné à l'énergie de la vie qui est spécifique et qu'il a découverte, mais que l'on peut considérer être synonyme d'autres concepts de l'énergie vitale existant dans d'autres cultures, tels que chi, ki ou prana.

Le mot "cuirassement" fut utilisé par Reich pour décrire les moyens par lesquels le corps se contracte et se raidit contre les sensations énergétiques, du fait de prohibitions externes, ou de traumatismes, qui transmutent ces sensations de source de plaisir en source d'angoisse. En raison de ses effets sur l'organisme, agissant comme un tout, la cuirasse musculaire limite et déforme tout autant la capacité d'une pensée rationnelle et d'une expression émotionnelle. Nous sommes tous un tant soit peu cuirassés.

Les sensations sexuelles lors de l'accouchement

Beaucoup de femmes décrivent leur expérience d'accouchement comme étant atroce, rongée d'angoisse et traumatisante. D'autres femmes parlent de sensations sexuelles très fortes. Shelia Kitzinger, mère de cinq enfants et auteur de plusieurs livres se rapportant à la grossesse et à la naissance, écrit :

« A l'accouchement se mêlent des vagues d'énergie qui sont complètement différentes de celles que la plupart des femmes ont apprises lors de leur classes d'éducation à l'enfance. Une sexualité féminine se centre autour de vagues de désir ascendant, chacune culminant dans sa réalisation. Cette sorte de rythme sexuel est ce qu'on expérimente lors de l'accouchement. Il implique le corps entier et non pas les seules parties génitales. »

L'orgonologue Michael Silvert décrit le processus de la naissance de cette façon :

« La mère capable de se donner à l'accouchement se sert délicatement du support sterno-claviculaire de sa poitrine, le coude fléchi et relâché. Sa tête va en arrière et sa poitrine s'abaisse doucement lorsqu'elle respire, son pelvis s'avance en un mouvement de rédition sexuelle, les genoux se plient et un doux spectacle se montre de sa bouche partiellement ouverte. Sa couleur est rose, ses yeux sont brillants et ses pensées sont également expressives : "Pourquoi cela n'est-il que sexuel ? J'en éprouve réellement tant de plaisir. Pourquoi les gens n'en connaissent-ils rien, c'est merveilleux. Je suis si heureuse." »

Il y a eu beaucoup de tentatives pour faire de l'accouchement un moment plus détendu, plus porteur de plaisir, en particulier dans les mouvements pour une naissance naturelle et pour les accouchements à domicile. Un chercheur, pionnier en matière de naissance, Michel Odent, souligne l'importance de l'intimité, alors que les dispositions de la médecine classique sont portées sur les projecteurs, une surveillance continue et des constantes interférences des obstétriciens, infirmières, sages-femmes et même d'un partenaire de naissance. Shelia Kintzinger énonce ainsi le thème de l'intimité :

« Dans une atmosphère intime, la physiologie de la naissance peut être très proche de l'acte d'amour. L'utérus gonflé forçant contre la paroi abdominale, la respiration haletante de la femme, sa peau moite, ses cheveux humides et ses yeux brillants, l'inextinguible besoin de pousser, l'énergie se déversant par flot à travers elle, ses grognements et gémissements alors qu'elle presse vers le bas le bébé, le périnée protubérant, l'apex de la tête du bébé semblable à une noix froissée dans le vagin, tandis que tout n'est que suintement -- tous ces éléments présents dans l'accouchement sont sexuels quand ils ne sont pas pris sur le mode médical dans le contexte des dispositions hospitalières. »

Elle suggère aussi une stimulation sexuelle, ou un rapport sexuel pour encourager les contractions si la délivrance est retardée. Une stimulation sexuelle amène à une décharge d'ocytocine dans le flux sanguin, tandis que le sperme est riche en prostaglandine, ces deux éléments étant procurés médicamenteusement sous une forme synthétique pour initier le travail. Michel Odent a écrit à propos de l'ocytocine :

« Il n'y a pas longtemps, l'ocytocine était considérée comme une hormone féminine dont l'unique rôle est de stimuler les contractions de l'utérus durant le travail et la délivrance, et les contactions des seins au cours de la lactation. Maintenant elle est vue comme une hormone mâle et femelle impliquée dans tous les différents aspect de la vie sexuelle. Son rôle dans l'excitation sexuelle et l'orgasme ne sont [seulement] apparus que tout dernièrement. »

Du fait que la naissance est si profondément confondu avec la sexualité, il n'est pas étonnant que tant notent qu'un environnement détendu et intimiste est une alternative préférable aux dispositions médicales classiques. Après tout, combien d'entre nous seraient capables d'être détendus au cours d'une expérience sexuelle intime tandis que des gens vont et viennent, vous conseillant vivement de presser et de ralentir votre rythme, et essayant sur vous des ustensiles médicaux divers. Par ailleurs, une naissance, qu'elle soit naturelle ou à domicile, ne garantit en rien un accouchement exempt de douleur ou d'angoisse, et il y a assurément beaucoup de femmes qui ont senti qu'elles avaient perdu quelque chose quand leur accouchement « naturel » ne s'était pas passé comme les livres les conduisaient à l'espérer. Sur ce point, nous parlerons plus loin de l'environnement immédiat de la naissance où il faut prendre en compte ce dernier dans sa globalité physique, émotionnelle, psychologique et culturelle, dans laquelle la sexualité, et conséquemment le processus de la naissance, est façonnée.

Le rayonnement de l'amour

Le psychothérapeute David Boadella, grandement influencé par des découvertes de Wilhelm Reich, écrit :

« Pour former le corps d'une nouvelle personne, les cellules germinatives, qui sont intégrées dans les tissus des parents, ont d'abord dû être libérées et s'admettre pour devenir un libre flottement. Il s'agit d'événements explosifs et périodiques. Une ovulation, filmée en utilisant les techniques de la fibre optique, est un processus à couper le souffle, spectaculaire ; la vision du follicule mûr sur le point d'éclater pour expulser le futur ovule provoque à la fois un hoquet de stupéfaction et de crainte, et de respect à ceux qui le regardent. L'orgasme lui-même, au cours duquel les spermatozoïdes sont jetés par les pulsations de l'éjaculation sur plusieurs milliers de fois leur propre longueur pour commencer leur journée, est capable d'un déploiement, telle une lame de fond d'excitation, à travers l'ensemble des tissus du corps. »

C'est ainsi que commence le processus de la naissance, par le mélange du masculin et du féminin, la convulsion sexuelle à partir de laquelle une nouvelle vie débute en forme et en croissance.

« L'étreinte sexuelle, écrit Wilhelm Reich, réduite à une abstraction et à sa forme princeps, représente la fusion bio-énergétique de la superposition de deux systèmes orgonaux. »

A partir de là, si conception il y a , le corps de la mère commence à changer physiquement, chimiquement et hormonalement, donnant naissance à de nouvelle pensées, sensations et émotions. De la fusion énergétique de la rencontre sexuelle, un troisième système énergétique est créé, interagissant et modifiant l'état énergétique de la mère dans laquelle il se développe.

« Le foetus agit comme un fourneau : il est un autre système énergétique présent dans la mère et il énergétise la globalité de l'être maternel. »

Cet accroissement de l'excitation orgonale est particulièrement perceptible dans ce « rayonnement » dont tant de gens s'aperçoivent en regardant les femmes enceintes. Il est visible aussi sur le visage lumineux des amoureux. Dans les deux cas, cette lumière advient comme le produit de deux systèmes orgonaux s'excitant mutuellement l'un l'autre. Ceci n'est rien d'autre que sexuel.

L'expansion énergétique et le gonflement des tissus, tandis que le corps entame le façonnement de sa transformation, comportent certaines similitudes avec celui qui apparaît lors de la puberté où le corps devient hautement chargé du point de vue de la sexualité. Jasmine Lamb, ancienne interne de l'école de A.S. Neill, à Summerhill, décrit son expérience de la puberté en ces mots :

« Cela commença par un engourdissement ressenti à l'estomac lorsque je voyais des baisers ou des scènes d'amour au cinéma, qui tourna, alors que je grandissais, en une palpitation, non plus seulement dans mon estomac, mais en une pulsation qui me prenait le corps tout entier. Ou alors cela se faisait ressentir comme un océan qui me submergeait, comme des vagues s'écrasant contre chacune de mes cellules et de mes veines. Je ressentais une ardence et une solitude nouvelles que je n'avais jusqu'alors jamais éprouvées. J'avais déjà passé de bien nombreuses nuits allongée sur mon lit, étonnée de la signification de telles sensations et de ce que pouvait m'apprendre cette solitude. Au fur et à mesure que je grandissais dans ce nouveau corps et ressentais mes émotions différentes, je commençais à m'assouplir avec ces sensations. Je savais, bien sûr, qu'elles étaient reliées au sexe et j'avais une idée qu'elles étaient ce que certains nomment sexualité, mais je ne saisissais pas la signification de ces désirs et de cette ardence. »

Cette vivacité émotionnelle, accompagnée d'intenses sensations corporelles, n'est d'ailleurs pas sans commune ressemblance avec les sensations que beaucoup de femmes enceintes ressentent. L'extrême désir arrive souvent tôt, quand la grossesse et le bébé prennent la place des « baisers » et des « scènes d'amour ». Il s'agit là de désirs puissants et plusieurs femmes décrivent une urgence et un sentiment d'inachèvement sexuel, alors qu'elles atteignent la trentaine sans avoir donné naissance [note : dans une société rigidement cuirassée, c'est à dire sexuellement répressive, dotéede sa famille compulsive, de ses attentes et de ses mariages insatisfaisants, c'est à dire la plupart de celles de ce monde, l'« urgence de procréation » dénote souvent la sous-jacence d'une culture profondément névrotique, et n'est en rien biologique ; ailleurs, la procréation est plus souvent liée à l'amour].

Cuirassement du bassin

S'accordant avec Wilhelm Reich, A.S. Neill, l'enseignant, éducateur et fondateur de l'école de Summerhill, a fortement appuyé sur l'importance de l'approbation de la sexualité de la prime enfance, de l'enfance et de l'adolescence. Il me semble important ici de souligner le mot approuver, dans son acception de ne ni interférer ni même encourager cette sexualité. Le formateur se rend compte de ce qu'il advient de l'enfant dépourvu de l'approche d'une sexualité gratifiante et naturelle, entendu que celle-ci ne soit pas imposée par l'insistance d'un adulte, ce qui ne conduirait qu'à des comportements précoces et emprunts de tristesse. J'ai travaillé neuf années comme éducateur de chambrée à Summerhill, où l'attitude envers la sexualité est des plus sincères et franches. Les enfants sont capables de parler librement de leurs sensations et, dans la mesure de ce que permet la loi, ils discutent les uns les autres de ces sensations.

Selon mon expérience, ces enfants et adolescents, qui ont été davantage approuvés dans leur sexualité, sont ceux qui sont dans l'ensemble le plus en contact avec leurs propres besoins et sensations : comparés à ces enfants qui ont été élevés dans des maisonnées sexuellement négatives, ils sont plus ouverts et chaleureux, doux dans leur affection et dans leur attitude, avec une pensée claire, plus rapidement sûrs d'eux, confiants, de bonne humeur. D'un autre côté, ces enfants qui ont développé une attitude négative envers leurs sensations sexuelles auront tendance à être plus tendus, collants, peureux et anxieux, provocateurs, méprisants, dépourvus de sincérité, avec un penchant à la pornographie, à l'hystérie, incapables de se concentrer, rigides et « durs ». L'idée selon laquelle la sexualité est d'une certaine manière un comportement séparé du reste de leur vie, est fausse. Notre sexualité est une expression de ce que nous sommes : la sexualité et la personnalité sont inexorablement intriquées.

Tout en étant à Summerhill, j'avais suivi des cours d'ostéopathie crânienne et j'ai travaillé dans cette thérapie sur un large panel d'enfants et d'adolescents dans cette école. L'ostéopathie crânienne est une forme de thérapie corporelle dans laquelle le thérapeute se met, par les mains, en résonance avec les pulsations subtiles présentes dans le corps du patient pour stimuler doucement les mécanismes d'autorégulation afin d'y restaurer les équilibres et la santé.
Le pivot de ce traitement réside dans le « rythme primaire crânien », ou encore « pulsation rythmique crânienne », que l'on décrit comme « la force fondamentale de la vie se répandant partout à travers les tissus du corps, l'alimentant d'un mouvement rythmique, non seulement dans chacune de ses cellules, mais aussi dans chaque agrégat de cellules, c'est à dire dans chaque organe, chaque organisation d'organe et, en conséquence, dans l'ensemble du corps. » Une telle description du rythme primaire crânien est identique à ce que Wilhelm Reich appelait « la pulsation orgonale ».

Un des enfants sur lequel je travaillais, un garçon âgé de douze ans, a été élevé de sorte à n'avoir pas de mauvaises sensations envers la sexualité et à qui on a permis ouvertement son expression dans la maisonnée alors qu'il était petit enfant : pas d'entraînement à une mise au pot, mais il avait la possibilité de réguler ses intestins à son propre rythme. (Je devrai revenir sur cet entraînement à la propreté plus tard.) L'ensemble de son système pulsatile semblait très ouvert, doté d'un rythme puissant et profond. Lorsque je mettais mes mains sur ses apophyses iliaques, je fus surpris du degré d'expansion et de contraction que j'y sentais présent. L'amplitude était la plus pleine que je n'avais auparavant jamais ressenti chez aucun des autres enfants sur lesquels j'avais travaillé. L'ensemble du bassin « respirait » avec une douceur à laquelle je n'étais assurément pas habitué. Chez les autres enfants et adultes, j'avais trouvé leur bassin plus rigide, moins mobile, avec une pulsation agitée ou parfois difficilement perceptible aux mains. Quelques semaines plus tard, il m'était arrivé de voir un documentaire sur un banc de méduses à la télévision : l'alternance claire et rythmée des expansions et des contactions que l'on y voyait de leurs mouvements de translation dans l'eau m'a fait repenser à ce rythme allant de soi et ininterrompu que j'avais senti dans le corps de ce garçon.

Dans leur approche thérapeutique, développée par Reich, les orgonologues reconnaissent le cuirassement selon une succession de segments répartis le long du corps, qui interrompent le flux et le reflux de l'énergie allant d'une extrémité à l'autre, pieds-bassin et tête. On dénombre les segments oculaire, oral, cervical, thoracique, diaphragmatique, abdominal et pelvien. Le travail des thérapeutes consiste à réduire les tensions présentes dans ces segments et à réintégrer le libre cours du flux et du reflux dans le corps. Pour cela on utilise une combinaison d'exercices corporels et vocaux qui encouragent la plus part du temps l'expression émotionnelle, en précisant des attitudes émotionnelles rigidifiées, telles que faux sourires, politesse excessive, jérémiades, colères et autres chagrins retenus. Une grande importance estattribuée au fait de ne pas contrôler sa respiration mais plutôt de l'encourager à être ample et décontractée. Le thérapeute travaille méthodologiquement, sans esprit mécanique, sur ces segments, en allant généralement dans la direction caudale du corps pour atteindre finalement le segment pelvien.

« Le segment pelvien consiste en toutes les parties situées en dessous de l'anneau pelvien, incluant les extrémités basses. La plupart de la musculature pelvienne est mise à contribution dans le cuirassement de ce segment, et parmi ceux-ci les plus fréquemment impliqués sont les sphincters de l'anus, le bulbo-caverneux, l'ischio-caverneux, (qui régule l'érection du pénis ou du clitoris), le gluteal [?] et les grands adducteurs. Le segment pelvien contient l'utérus et les ovaires, l'appareil reproducteur mâle, les organes génitaux externes, la vessie urinaire, l'uretère et la portion distale de l'intestin avec le rectum et l'anus. »

Le thérapeute par l'orgone Morton Herskowitz explique :

« Lorsqu'on commence à travailler sur le cuirassement du bassin pelvien, on rencontre invariablement plus d'angoisse qu'on en a rencontré auparavant. Du fait que ce bassin est l'endroit où persiste l'ensemble des attitudes négatives vis à vis de la sexualité et aussi toute la répression sexuelle, tout le monde, dans nos cultures, souffrent d'angoisse pelvienne. En plus de l'anxiété générée lorsqu'on commence à travailler sur ce segment, on voit apparaître toutes les manifestations de seconde couche [expressions déformées des besoins primaires] du pelvis qui sont la rage et le mépris que contient ce bassin. Ce n'est pas un hasard si dans pratiquement toutes les cultures occidentales, l'expression « va te faire foutre » est la plus haineuse chose que l'on puisse dire. »

On peut ajouter à cela plein d'autres expressions de haine et de mépris, elles aussi associées au bassin pelvien : con, trou du cul, merde, branleur, bite. Il est pourtant vrai que c'est par ce segment du corps que nous voyons le jour dans ce monde, à moins qu'il arrivât que nous dussions naître par césarienne. On ne peut pas plus s'étonner combien l'inconscience des attitudes envers le bassin a une influence sur le nombre de césariennes que l'on pratique. Une récente étude parue dans le Lancet révèle que sur 282 obstétriciens questionnés, 31% des femmes et 17% des hommes pratiquant ce métier choisiront la césarienne plutôt que la voie vaginale, comme naissance, même dans les cas exempts de complications.

« L'anxiété est le poinçon du cuirassement pelvien. L'angoisse résulte de la peur intense d'un puissant plaisir. La rage est derrière cette anxiété qui décrit la colère amère de dénier que l'on puisse ressentir ce qui peut l'être agréablement. »

Cette profonde angoisse est tenue à l'écart par le cuirassement, mais aussitôt qu'on mobilise ce cuirassement et que l'énergie initie son mouvement de flux et de reflux dans le bassin, le patient fait l'apprentissage des tensions profondes et des angoisses qui y sont retenues.

« Ce n'est pas inhabituel, explique Dorothea Fucker, elle aussi orgonologue, que les patients ressentent des attaques intenses d'angoisse, qu'ils sombrent dans l'angoisse ou dans la peur de mourir, dans l'impuissance sexuelle ou une anesthésie (quelques fois pour la première fois de leur vie). »

Il n'est donc pas si étrange que la naissance soit entourée de tant de tension et d'angoisse dans notre culture.

L'étiologie du cuirassement pelvien n'est pas uniquement une idée sexuelle. Un autre facteur important à prendre en considération est l'apprentissage à la propreté et les attitudes vis à vis de la défécation. Les enfants n'ont pas besoin d'apprentissage à la propreté car ils apprennent d'eux-mêmes à réguler leurs intestins, habituellement entre deux et trois ans. Un apprentissage prématuré peut être particulièrement malfaisant, et devenir un cuirassement chroniquement ancré, puisque le contrôle des intestins n'est pas parfaitement développé avant l'âge de 18 mois à 24 mois ; le seul recours que l'on puisse avoir durant cette période est de laisser l'enfant se souiller, jusqu'au moment où la musculature du plancher pelvien soit suffisamment affermie.

Les pressions ou les dégoûts des parents envers les fonctions naturelles s'ajoutent tous au processus de cuirassement parce que l'enfant est une ouverture béante et vulnérable à toutes ces influences subtiles. Nombre des enfants avec lesquels j'ai vécu à Summerhill transportaient en eux ces attitudes de profond dégoût, et corrélativement une préoccupation hors naturel avec quoi qui soit d'anal. Toutes ces attitudes sont ancrées dans l'organisme même, dans un bassin raidi qui se contracte contre sa propre existence dans des schémas fixes de dénigrement. J'ai été moi-même patient de l'orgonothérapie et je me souviens d'une fin de session où j'avais exprimé une grande quantité de la rage et du dépit que contenait mon bassin en ruant et en le frappant contre le matelas. Au fur et à mesure que je me détendais, je ressentais une prégnante et chaude douceur me traverser, les yeux pleinement ouverts et parfaitement éveillés vers le thérapeute, traversé par une agréable sensation de flux allant de mon visage au bassin. Je commençais alors à sentir la musculature du plancher pelvien se raidir et à ressentir une grande anxiété, de sorte que je voulais faire un vent. Du fait du raidissement, l'ensemble de ce flux d'énergie commença à se fragmenter et à décroître. Je pris le temps de quelques minutes pour rassembler mon courage avant d'en parler au thérapeute, et dans la mesure où elle m'assura que ce n'était pas inconvenant d'émettre un vent, l'angoisse se dissipa et je connus à nouveau la joie d'être en pleine vie et de ressentir toute la douceur de mon corps. Il s'agissait clairement d'une vieille angoisse qui avait pris racine du temps où, encore enfant, je ne m'étais pas suffisamment senti approuvée dans mon corps et ses fonctions, de sorte que je suis devenu chroniquement fixé au niveau du bassin, sous la forme d'un réflexe de raidissement dès le moment où j'en ressentais quelque chose.

Au cours du travail, le bassin de la mère doit être capable de s'ouvrir autant qu'il est possible pour suivre les contractions de l'utérus qui propulse le bébé dans cette voie. A cette fin, elle ne doit pas seulement supporter la douleur de la nature qui se prononce avec la distension des tissus au fur et à mesure que la tête du bébé s'y immisce, mais aussi la peine contenue dans des siècles de mépris et de dégoût amoncelés sur ses organes génitaux et ses fonctions corporelles naturelles. Pour le nouveau-né, c'est ici la première barrière qu'il/elle doit traverser avant de passer dans un monde qui récréera d'identiques schémas de dureté et de dénigrement dans son propre corps doux et ouvert.

« Quand une femme est proche de l'accouchement, dit Michel Odent, en insistant sur le droit à l'intimité, elle a souvent besoin de déféquer. Ce n'est pas ce que vous faites en présence de votre partenaire sexuel, mais c'est ce que vous faites en présence de votre mère alors que vous étiez enfant [outre l'aspect mécanique de l'appui du bébé sur le rectum]. »

La bataille devient encore plus forte si, enfant, en plus du fait que votre mère a projetté ses propres complexes anaux sur vous, vous les avez captés. De même, la sexualité n'est pas quelque chose que nous abordons face à notre médecin, ainsi la naissance devient un spectacle médical.

« Un enfant qui passe dans le canal de la naissance touche et stimule les mêmes aires qui sont stimulées lors de l'étreinte sexuelle. »

Une fois encore, la bataille devient plus difficile quand on a été élevé dans une atmosphère acerbe et négative envers les douces et agréables sensations sexuelles. En place d'un abandon aux sensations, vous vous raidissez contre elles.

« La douleur n'apparaît que lorsque des contractions de l'utérus poussent le foetus qui ne peut pas participer à ces contractions parce qu'elles le maintiennent en bas. Chez beaucoup de peuples primitifs, on rapporte que le travail est très court en durée et se passe le plus souvent avec nonchalance. Des cas identiques peuvent arriver dans notre sociétéŠ Lorsque le col utérin est pleinement dilaté et que l'accouchement entre dans sa deuxième phase, les mères sans cuirassement rapportent des sensations d'intense joie et de puissance sans plus d'inconfort. Cette sensation de joie de vivre et de bien-être perdure encore durant plusieurs heures. Elle est accompagnée parfois d'une sensation de flottement et de douce extase. »

La manière dont on élève son enfant aujourd'hui affectera énormément la manière dont ils donneront naissance plus tard, et conséquemment à celle des générations futures.

Angoisse et obstétrique moderne

J'ai porté une attention attentive sur le cuirassement du bassin pelvien parce qu'il est central dans les problèmes de la sexualité et de la naissance, ce n'est cependant pas pour laisser penser qu'il est un segment de la cuirasse qui opère seul durant le processus de la naissance. L'entremêlement de différentes émotions et les tentatives de l'organisme de les contenir et de les restreindre sont un canevas toujours changeant. Les différents segments ne représentent simplement que des aspects précis de la cuirasse, avec leurs assemblages de muscles qui fonctionnent comme un groupe fonctionnel destiné à restreindre la sensation et l'expression émotionnelle dans une aire particulière du corps. A travers cette relation dynamique, certains n¦uds de restriction seront plus profondément et plus durablement ancrés, mais ils seront toujours en relation avec une constellation plus large, façonnée et répartie à partir de l'ensemble de l'expérience que l'on a de la vie. Les angoisses sont liées à la cuirasse, et l'organisme poursuit ses tentatives afin de les séquestrer et de les contrôler par l'intermédiaire du processus de cuirassement, qui lui-même, dans son ensemble, entre en jeu durant le processus de la naissance.

L'assistant d'une naissance qui a connaissance du processus naturel de l'accouchement et du cuirassement est plus à même d'apporter un soulagement à cette problématique.

« Autant qu'il est possible, nous essayons de faire décroître la tension du cuirassement de la mère au cours de sa grossesse. Le libre mouvement d'une poitrine accroît l'oxygénation sanguine de la mère et du f¦tus, en augmente le niveau énergétique, lui rendant possible de fonctionner plus librement dans ses émotions, et cela sera une aide pour donner une naissance plus rapide à son enfant. Éclaircir la cuirasse dans le segment oculaire l'aidera à passer de la parturition d'une manière vivante au miracle du processus proprement dit, et à être prête à accueillir son enfant. Pardessus tout, nous essayons de relâcher les segments les plus bas, particulièrement le segment pelvien, de sorte que le bassin ne se contracte pas sur le f¦tus lors de la grossesse, ni ne gêne le processus de la naissance au moment de la délivrance. Dans plusieurs délivrances passées sous l'égide des auspices orgonales, l'obstétricien veille à une délivrance positive de l'enfant et l'orgonologue porte son attention contre toute tentative de cuirassement, particulièrement au niveau des yeux. »

Deux de ces accouchements sont rapportés et condensés dans les cas « Roxanne » et « Cynthia » dans le Journal of orgonomy :

A mesure que les contractions se faisaient plus intenses, le bassin se mobilisait dans un accroissement énorme de sa charge énergétique. Le corps de Roxanne devenait érythémateux et son champ énergétique grandement étendu.
Toutefois, un cercle plus pâle indiquait la persistance d'une contraction au niveau du diaphragme. Chaque contraction était accompagnée de trois vagues d'énergie qui se déplaçaient à travers le corps en s'achevant par un réflexe pelvien [un basculement spontané vers l'avant, comme dans l'orgasme] Á mesure que l'énergie atteignait le bassin, les segments de la gorge et du thorax s'intensifiaient. Une forte décharge énergétique passa par les organes génitaux (décharge orgastique) en accompagnant la naissance. Dans les trois mois qui suivirent la naissance, Roxanne se sentit « largement ouverte » au niveau du bassin, et une aptitude à un intense plaisir sexuel lors de ses étreintes amoureuses. »

Dans une seconde description d'accouchement, Cynthia est plus sévèrement cuirassée, particulièrement au niveau oculaire, et cela présente quelques difficultés :

« Pour elle, ses contractions étaient fortes, bien que le médecin orgonologue le sentît différemment, constatant plutôt un manque d'intensité à sa charge et à son champ énergétiques ; et ce dernier en particulier semblait diffus et désorganisé. Aucun des mouvements pulsatiles ou des vagues observés dans le premier cas n'étaient présents, si ce n'est un accroissement d'énergie qui suivait chaque contraction. Le réflexe pelvien [d'orgasme] était absent.

A mesure que le travail progressait, Cynthia connaissait des épisodes de panique et « était partie » du regard. Les contractions devinrent moins efficaces à mouvoir le bébé dans le canal de la naissance. Le maintien du contact par les yeux avec le médecin orgonologue, par ailleurs, l'aidait à garder l'attention sur le fait de conserver des contractions plus efficacesŠComme dans le cas précédent, eurent lieu de palpables décharges d'énergie au moment de la délivrance, bien que moins fortes et moins pleines. Au cours des heures qui suivirent, Cynthia était tremblante -- une manifestation de son énergie demeurée sans décharge au cours de la naissance proprement dite. »

Plus la mère est sujette à une angoisse sollicitée de l'extérieur, par la provocation de stimuli, et davantage son cuirassement est provoqué, le rendant plus excessivement tonique. Elle devait avoir entendu beaucoup d'histoires effrayantes à propos des naissances traumatiques, qui l'avaient conduite à en attendre le pire. Et la présence des projecteurs, d'étranges ustensiles étincelants, les moniteurs divers avec leurs bips-bips et leurs flashes, les infirmières et les médecins trois fois propres et habillés comme s'il s'agissait d'une grave opération, l'ensemble de ce dispositif médical : tout cela vient s'ajouter à la sensation de crainte et de confusion qu'elle ressent de ne pas savoir ce qu'il va en advenir. Elle voit qu'on s'adresse à elle d'un ton docte, comme si elle était écolière indisciplinée. On l'a mise à la fouille et à la palpation, s'est vu son pubis rasé et être assujettie à un lavement ou à l'introduction de suppositoires, de sorte que son corps a rapidement perdu la perception de sa propre appartenance, mais est de loin devenu un convoyeur anonyme porté à une procédure dont elle ne détient aucun contrôle. Pour quelques femmes qui ont eu déjà à assumer une grande peur pour ce qui tourne autour de la naissance, toute cette animation huilée et hautement technologique est faite pour la rassurer, mais pour beaucoup d'entre elles, c'est un ajout d'angoisse, et en conséquence, davantage de pression sur un cuirassement déjà présent.

L'orgonologue Chester M. Raphael, décrit un de ces accouchements. Une mère de 27 ans était après terme, mais sentait qu'il « n'y avait pas besoin de s'en mêler ». Et bien qu'il n'y eut pas de complications, son obstétricien lui recommanda de provoquer l'accouchement. Après l'administration d'une dose d'huile de ricin et un lavement, « elle eut de courtes contractions et fut expédiée à l'hôpital. Elle fit l'objection que cela lui paraissait précipité ». Avant ce contact avec le milieu hospitalier, elle était, selon ses propres mots « dans un état d'esprit excellent. Je n'étais pas particulièrement effrayée. Je savais que je pouvais un peu souffrir, mais je sentais avec certitude que je ne trouverai pas cela intolérable ». A l'hôpital, elle fut transportée tout de suite à la chambre de travail, où « mon attitude changea avec tant de soudaineté que ce fut effrayant ». De l'endroit où on l'avait mise, elle pouvait entendre tout de long deux autres délivrances en cours, avec « des cris saisissant le c¦ur d'effroi, des appels à assistance qui tombaient dans des regards glacés. » La chambre était une pièce stérile, et la vision des médecins en uniforme souillé de sang donnait l'impression « d'être dans une chambre de torture médiévale . » Après cinq heures de contractions continues, elle se vit donner une injection de demerol et elle sombra dans le sommeil.

Lorsqu'elle se réveilla, les contractions avaient presque disparu et le col n'était pas dilaté. Le reste de la journée fut passé à entendre les cris provenant de la chambre de délivrance, avant que les contractions reviennent à nouveau dans la soirée. Cela continua jusqu'au jour suivant, durant lequel elle fut bouleversée d'entendre les unes après les autres les femmes ayant eu des enfants mort-nés. Les contractions devinrent extrêmement douloureuses et un autre lavement fut pratiqué, suivi de trois injections de « pituitine obstétricienne » [ocytocine ?] . Finalement, l'obstétricien rompit les membranes. Le docteur Raphael continue l'histoire :

« Lorsque j'arrivai à l'hôpital, la patiente était au travail depuis plus de 40 heures. Sa condition semblait désespérée. Je la trouvai assise, se supportant elle-même, les bras tenant rigidement des deux côtés du lit, un visage de cendre, les lèvres cyanosées, le pouls filant, les mains froides et moites, le cou dans ses épaules raides. A chaque contraction, qui avait lieu toutes les cinq minutes, elle criait qu'elle ne pouvait plus en endurer et voulait mourir. Entre les contractions, ses yeux remontaient dans leurs orbites, et sa détresse était extrême au cours de chacune d'elles. Elle retenait sa respiration, et maintenait son corps roide. J'avais devant moi l'image d'une contraction aiguë de l'organisme dans son ensemble.

Cela me demanda un considérable effort pour qu'elle baisse ses épaules. Ayant réussi ici, je lui demandai de respirer plus profondément, de prolonger sa respiration. En moins de deux minutes, son corps devint de plus en plus agité de tremblements, des mouvements cloniques apparurent dans ses extrémités basses et s'étendirent vers le haut, au niveau de sa mâchoire, elle se mit à claquer des dents et devint incoerciblement bavarde. Elle serra sa mâchoire, mais je l'en décourageais immédiatement, l'aidant à la laisser tomber. Je vins progressivement à bout du spasme de ses épaules et de ses muscles intercostaux -- qui étaient excessivement tendus. Sa respiration s'améliora. Elle s'est plainte alors d'un block dans le diaphragme. Des fibrillations apparurent dans ses cuisses, ainsi que de fortes sensations de courants dans ses bras et ses doigts. La sévérité de la douleur due aux contractions utérines commença à se calmer.

Son visage reprit en couleur, son pouls devint plus plein et plus lent, et ses mouvements respiratoires progressaient maintenant suivant un rythme plus involontaire. Elle commença alors à éructer et de ce fait son inconfort dans la région du diaphragme s'amenuisa. Elle se calma progressivement, et commença à sourire. Très rapidement les contractions prirent un intervalle de deux minutes. Elles parurent être d'un relativement petit inconfort et elle fut capable de se reposer entre chacune d'elles. En dépit de plus de 40 heures de travail, en grande partie d'une douleur insupportable, elle commença à prendre un air plus dispos et plus plaisant. »

Ce compte rendu de 1951 d'une naissance en milieu hospitalier est particulièrement poignant, et je ne suggèrerais pas que chaque naissance en hôpital soit aussi difficile que celui-ci. Quoi qu'il en soit, bon nombre de femmes racontent une histoire contenant beaucoup des éléments qui le composent. Pourquoi donc, finalement, la naissance est-elle traitée comme une maladie, et non pas comme un événement naturel, comme une expression de la sexualité féminine ? Il est indéniable qu'utilisée d'une manière adéquate, l'obstétrique moderne tient sa place : dans les cas particuliers de circonstances critiques, des vies peuvent être sauvées. Mais des études telles que The American scientific Research on Childbirth Alternatives : What it Tells us About Hospital Practice, et plus récemment, ici en Angleterre, le Winterton Report, montrent qu'en dépit de toute sa technologie, l'hôpital moderne n'est pas réellement le plus sûr endroit pour naître, nous pouvons poser la question du raisonnement qui conduit la pratique des obstétriciens d'aujourd'hui. Odent dit :

« L'histoire de l'obstétrique est largement l'histoire de la graduelle exclusion des mères de leur rôle dans le processus de la naissance. L'obstétrique moderne a vu le jour dans les années soixante-dix en France au moment où les docteurs mâles sont entrés dans la chambre des naissances et ont pris le rôle traditionnel des sages-femmes. Pour la première fois, on a demandé à des femmes de donner naissance couchées sur leur dos, de sorte que les docteurs puissent utiliser plus aisément leurs forceps. »

Ce scénario dans l'esprit, nous avons besoin de changer de point de vue sur le cuirassement et son angoisse sous-jacente chez la mère pour que précisément ces problèmes soient institutionnalisés dans la pratique de l'obstétrique moderne. Odent poursuit :

« La pratique de la discipline médicale, que nous appelons obstétrique, n'a jamais porté son regard sur l'aide à donner aux femmes qui donnent naissance, mais plus sur un contrôle au plus près du processus. C'est pour cette raison qu'ont été créées des écoles de sages-femmes, de sorte que celles-ci ne soient plus des femmes qui ont envie d'aider d'autres femmes, mais de parfaites professionnelles qui ont été entraînées à contrôler le processus, et c'est de cette manière que les médecins ont pu développer cette technologie du contrôle du processus. »

N'éludons pas la question de savoir d'où vient le besoin de « contrôler le processus ». Remise sur ses pieds et replacée dans le contexte de la sexualité humaine, cette question reprend de sa largeur : pourquoi donc avons-nous besoin de contrôler l'expression de la sexualité humaine, que ce soit au cours des jeux innocents des gamins ou des enfants, dans la maturité du désir sexuel des adolescents ou l'intense fait de donner naissance ? Aucune autre créature sur terre ne tente de contrôler ses impulsions sexuelles, tel que l'animal humain agit. Aucune autre créature sur terre éprouve autant de difficulté autour de l'acte de la naissance. Que ce soit ce qui relève de la naissance ou des autres expressions sexuelles inhérentes, le principe commun qui est en jeu, et qui est derrière notre approche, réside dans le processus du cuirassement, et en particulier le cuirassement du bassin pelvien. Le cuirassement est un moyen de contrôler les sensations intérieures, de les porter à un niveau tel qu'elles puissent être tolérables. Ainsi l'enfant à qui on dit que la masturbation est « sale » ou « pas belle » resserrera encore ses cuisses serrées pour tuer la douceur de ses sensations, une douceur telle qu'il ne peut la ressentir dorénavant que comme source d'angoisse. Pareillement, tout ce qui évoque cette anxiété et la sensation de colère du fait d'avoir encore présente cette douceur initiale étouffée, devient « sale », haineux, méprisant, bon à être renié ou contrôlé.

Par sa médicalisation on désexualise la naissance. En plaçant la femme sur le dos, et en la subjuguant au miracle de la « merveilleuse technologie moderne », c'est son propre organisme qui est dénigré.

« Etre sanglée allongée sur le dos, les jambes dans des étriers, est la pire position possible pour donner naissance. Les veines et les artères principales qui longent la colonne vertébrale, la position du poids du bébé, l'utérus et le liquide amniotique, tout est en arrière. La formation de caillots de sang est fréquente dans cette position. »

Dans une culture où le mâle est socialement et économiquement dominant, il est inévitable que l'angoisse sexuelle du mâle devienne celle qui soit la plus institutionnalisée. Se faire l'avocat de la position couchée et passive de la femme lors de l'accouchement est fonctionnellement peu différent de la position couchée et passive que beaucoup d'hommes attendent de la femme lors du rapprochement sexuel. Bien sûr, il y a bon nombre d'hommes qui deviennent impuissants sexuellement lorsque la femme prend la position « dominante ».

Il est aussi intéressant de noter que, dans les cultures où la sexualité est davantage approuvée et où la naissance est le domaine des femmes, la sexualité féminine l'est tout autant, avec des corps pleins de sève et aux belles formes, aux hanches larges et la poitrine évidente. La beauté féminine et la materniténe sont pas dissociées, mais sont des aspects de la vie liés l'un à l'autre. Dans notre culture, la femme moderne idéale, telle que la reflètent les modèles de mode et les médias, est émaciée, a les hanches étroites et des petits seins, comme une jeune fille ou un garçon adolescent. Elle semble passive et vulnérable, sans aucun pouvoir et pleinement dotée de ce que la nature l'a pourvu comme corps sexué. Elle est plus facilement contrôlable.

En guise de conclusion

Le processus de la naissance, et l'environnement dans lequel il se situe, prend place dans la toile des moeurs culturelles au sens le plus large, et sous la pression sociale. Personne n'est à blâmer du fait de la situation où nous nous trouvons présentement : elle est le fruit d'une évolution des générations ayant cru en des attitudes négatives vis à vis des fonctions naturelles du corps, et en particulier des fonctions sexuelles. Aucune mère ne doit se sentir coupable,
ou sentir qu'elle a quelque part failli, alors qu'elle se trouve dans la situation d'un accouchement difficile et douloureux. Aucun être humain ne doit se sentir coupable d'être un être humain. Nous, en tant que société, avons besoin de reconnaître et de prendre d'une manière responsable notre situation en main si nous voulons la changer. Il n'est pas possible d'espérer des naissances et des accouchement plus détendus à moins que nous portions un regard sur les sources de l'angoisse qui perturbent la capacité au plaisir dans tous les aspects de la sexualité humaine. Une compréhension de la nature sexuelle du processus de la naissance et des origines du cuirassement de sorte que les enfants et les adolescents puissent soutenir tout contact avec leurs propres besoins sexuels, est fondamental pour que cet espoir devienne une réalité.

[I]SOURCE
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#77 Jai_arreté

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Posté 12 mai 2005 à 10:22

Merci tinuviel pour ce texte super interressant.
(une remarque en passant :

Citation

... Après l'administration d'une dose d'huile de castor et un lavement, ...
A prioris, c'est une traduction de l'anglais, et "castor oil" ne signifie pas "huile de castor (quelle horreur !! un castor première pression à froid :D) mais "huile de ricin"..merci diamantbleue :D)






Sinon je profite de la remontée de ce topic pour vous tenir au courant de la présentation de mon projet de naissance à la maternité...
Je me suis faite envoyer bouler (et à 8mois de grossesse, on roule assez facilement quand on nous envoie bouler :D).
Déjà, je me suis retrouvée seule face à deux interlocutrices (une sf et une aide-soignante), genre tribunal...
Etrangement, le seul point sur lequel il n'y a pas eut de probleme, c le placenta (ils ont proposé spontanément de me le donner).
A tous les autres points, je me suis vue répondre "ha non madame, ce n'est pas possible, vous comprennez, c'est médico-légal".
A la présentation des recommandations de l'oms, la sage-femme a même osé me répondre : "ha ba oui, mais les gens qui écrievnt ça sont dans des bureaux, ils accouchent pas de femmes !".
Pour finir sur un magistrale "vous savez, vu tout ce que vous demandez, vous devriez accoucher chez vous !". Non, je n'y avait pas pensé, cougniass !

Je ne vous parle pas du fait que pour elles, ça ne dérange pas de donner de bib à un bb allaité ( !!!!!!), et quand je leur ai expliqué que pour mon premier enfant, j'avais arreté l'allaitement à 6mois parceque j'étais seule et un peu fatiguée à force, elles m'ont répondu "en même, c'est normal que vous soyez fatiguée, si vous avez habitué votre enfant à mangé à la demande, il vous pompe votre energie à manger tout le temps".
(mais elles se disent très ouvertes à l'allaitement...)


A propos de la position d'accouchement la sf me dit "ha oui, un jour je suis allé à une conférence sur l'accouchement en position latérale, mais bon, j'ai pas aimé".

Et ses yeux exorbités quand que je lui ai demandé si je pourrais dégager moi-même le bb....

Quand je lui ai demandé si c'était possible d'avoir un miroir entre les jambes pour voir bb arriver, elle m'a dit "ha oui, je me souviens, avant on avait un petit miroir pour montrer les épisio aux mamans, mais il est cassé".

Je vous en passe....
Brefle, j'ai vraiment l'impression d'être tombé sur des extraterrestres. Je dois voir prochainement une autre sage femme qui elle semble un peu plus receptive. M'enfin je me fait pas d'illusions....


tout ça me donne encore plus la niak, et je me sens de plus en plus capable d'envoyer un grand coup de pied dans la gueule de la sf quand elle gueulera "poussez !!".

#78 Magsimben

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Posté 13 mai 2005 à 10:24

En fait le problème, c'est que tu ne peux pas savoir à l'avance sur quelle équipe tu tomberas.
J'ai aussi connue des SF en mater bien différentes de celle ci : naissance assise en souflant, allaitement immédiat...
Je remet le lien (il est sans doute déjà quelquepart sur le site) qui est génial :
http://www.martinwin...?id_article=305

Bon courage et soutient toi bien sur ton mari !

Magali

#79 Nowar

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Posté 13 mai 2005 à 13:07

Tinuviel, le Jeudi 12 Mai 2005, 08:47, dit :


[I]SOURCE
:calin: :calin: Merci beaucoup pour ce texte qui présente bien des idées que je défend depuis longtemps.

Par contre, j'ai un problème avec le lien

:calin:

#80 Tinuviel

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Posté 13 mai 2005 à 13:22

Oui, c'est une erreur de manip de ma part ... ça devrait aller mieux comme ça :

LIEN

:-)


A propos : merci J'ai pour la correction de "castor oil" :-)

C'est en gros pour quand ce bébé qui s'en vient ?
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#81 krollyoli

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Posté 13 mai 2005 à 17:52

Tinuviel, le Jeudi 12 Mai 2005, 08:47, dit :

Un texte vraiment très intéressant ! Je le recommande.

Citation

La naissance est un processus sexuel

Matthew Appleton
Traduction © acorgone le 27 avril 2005


[I]SOURCE
Génial ce texte.

Vous pouvez déplacer ce post.
Vu dans le Bioinfo, n°51 de mai un article sur "Naître dans l'eau en Belgique". Conférence le mardi 24 mai à 19h30 à Bruxelles, organisée par Alternatives.be. Avec des intervenants d'Aquanatal, ici, notamment.

En Belgique, il y a 19 hôpitaux et cliniques pour accoucher dans l'eau.

#82 Glingal

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Posté 13 mai 2005 à 17:54

Bonsoir à tous!

Je ne suis pas sûre d'être sur le bon sujet mais comme je sais qu''ici tout le monde s'interesse à la venue au monde, j'ai une annonce:


Citation

Ce soir à 22h15

Avant de naître


Les techniques d’observation actuelles permettent non seulement de mieux décrire les stades de la vie prénatale, mais aussi de déterminer l’influence qu’elle exerce sur notre personnalité.

http://www.arte-tv.com/fr/70.html

Comme c'est une soirée THEMA voici ici l'ensemble du programme!

@ bientôt :salut:

#83 krollyoli

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Posté 13 mai 2005 à 19:06

Le texte que tu propose Tinuviel, "La naissance est un processus sexuel" de Matthew Appleton rejoint la bioénergie utilisée par Dr Alexander Lowen pour effacer les bloquages, tensions du corps.

Citation


La spiritualité du corps, Dr Alexander Lowen


Dans son nouveau livre, le docteur Lowen ajoute à l'équation corps/psychisme la notion de spiritualité, mais pas en son sens conventionnel. Pour définir la spiritualité, Lowen emploie l'idée occidentale d'Etre suprême, des notions orientales de religion et la bioénergie (où la paix de l'esprit est le fruit d'énergies physiques en libre circulation dans le corps). Selon Lowen, la spiritualité est l'état de grâce qui survient après une harmonisation corps/esprit/émotions.
La suite ici avec la source



#84 sicnarfa

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Posté 13 mai 2005 à 20:35

[quote name='Tinuviel' date='Jeudi 12 Mai 2005, 08:47'] Un texte vraiment très intéressant ! Je le recommande.

[QUOTE]La naissance est un processus sexuel

Matthew Appleton
Traduction © acorgone le 27 avril 2005

[/quote]
Bonjour,

Sujet passionnant ...mais malheureusement , contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire , l'humanité n'a jamais été aussi mal-à-l'aise avec la sexualité qu'à notre époque.

Amicalement,

#85 Nowar

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Posté 14 mai 2005 à 08:40

krollyoli, le Vendredi 13 Mai 2005, 19:22, dit :

Le texte que tu propose Tinuviel, "La naissance est un processus sexuel" de Matthew Appleton rejoint la bioénergie utilisée par Dr Alexander Lowen pour effacer les bloquages, tensions du corps.

Citation


La spiritualité du corps, Dr Alexander Lowen


Dans son nouveau livre, le docteur Lowen ajoute à l'équation corps/psychisme la notion de spiritualité, mais pas en son sens conventionnel. Pour définir la spiritualité, Lowen emploie l'idée occidentale d'Etre suprême, des notions orientales de religion et la bioénergie (où la paix de l'esprit est le fruit d'énergies physiques en libre circulation dans le corps). Selon Lowen, la spiritualité est l'état de grâce qui survient après une harmonisation corps/esprit/émotions.
La suite ici avec la source



D'autant plus que Lowen est un élèves de Reich qui aprés avoir vu le destin de celui-ci a préféré "oublier" de mentionner ses sources.

#86 Tinuviel

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Posté 14 mai 2005 à 09:08

Qui a vu la soirée Thema d'Arte hier soir, annoncée par Glingal ?

J'ai trouvé ces reportages magnifiques.

Bon, dans le premier, les gestes et les images ne correspondaient pas toujours au discours ... le discours étant que le foetus perçoit tout, a une vie émotionnelle intra-utérine importante, que sa naissance est pour lui source de difficultés et de stress et qu'il faut veiller à minimiser au maximum les traumatismes ... et à côté de ça, on voit encore un bébé emmené dès sa sortie par des mains inconnues, sa peau humide et nue exposée aux courants d'air d'un couloir, ses membres soudains dépliés et ne rencontrant que le vide paniquant autour de lui, pour être posé sur un plateau d'examen ... on y voit une pédiatre pérorer sur l'importance de la sécurisation pour le nouveau-né qui, au lieu de le rendre immédiatement à la chaleur du corps de sa mère (dont on n'aurait jamais dû le retirer), "joue" avec ce bébé, sourit à ses cris et à ses pleurs de détresse.

Bref ... un hiatus entre le discours (extra) et la réflexion sur les gestes systématiques.

Mais dans l'ensemble, très intéressant quand même.


Ce qui m'a surtout bouleversée, c'est le second reportage.
On y voit une mère enceinte de son 4è enfant apprendre, au cours de l'écho morpho de 22 semaines, que son enfant est porteur de trisomie 18, et donc de nombreuses malformations non viables. On y suit son cheminement pour réaliser, digérer, accepter la situation, on la voit balancer entre l'interruption de grossesse et le désir d'accompagner cet enfant jusqu'au bout de son chemin ... tout ça à son rythme, sans influence.

Et pour finir, on la voit mettre ce petit bout au monde chez elle, entourée de ses enfants et des gens qu'elle aime, et lui permettre de mourir tranquillement quelques heures plus tard, paisiblement, dans les bras et contre le sein de sa mère, entouré des siens, dans la paix.
Pas d'interruption de grossesse, violente physiquement et psychiquement pour les deux. Pas de naissance médicalisée, où on aurait emmené ce bébé pour lui infliger mille souffrance dans le but de le prolonger au maximum, et qui serait mort seul entouré de machines et de tuyaux en réanimation.
Juste un accompagnement tellement simple et humain, un accueil de la vie et de la mort dans le respect, les yeux ouverts, comme on ne sait plus les avoir dans nos sociétés de nos jours.

Je trouve cette leçon de vie importante pour les enfants ainés, ce calme, cet amour ambiant, cette douceur dans l'acceptation de l'inéluctable ... bref, un reportage magnifique d'humanité !
Bravo.
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#87 Glingal

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Posté 14 mai 2005 à 10:36

Moi aussi j'ai suivi les deux documentaires. Bon toi Tinuviel tu as un regard je dirais... pro des gestes, tu ne rates rien. Mais c'est vrai qui'il y a une différence entre le discour et les images. Il me semble que la dame qui explique ce que ressent l'enfant est un psychotérapeute. Donc elle intervient quand le mal est fait si on peut dire. Ce serait cool que des gens comme elle forment le personnel soignant des maternités.

En fait, j'ai vraiment réalisé combien j'ai pu être une mère maladroite à la grossesse et naissance de mes deux filles. :oops: Ce documentaire m'a vraiment ouvert les yeux.

Je suis restée sans voix à la vue de l'arborescence du plancenta. Je crois que nous gardons tous au fond de nous la mémoire de cette arborescence. Voici pourquoi sans doute "l'arbre de vie" est une représentation commune à toutes les civilisations. Le relation placentaire qu'expliquait le psychologue aussi...

Quant au 2 è documentaire. J'ai commencé à le regarder afin de comprendre les motivations de cette maman pour garder son enfant. Evidemment je m'étais préparée à ne pas le voir jusqu'au bout. Mais je suis resstée, profondément touchée par l'amour de cette maman qui a accomppagnée jusqu'au bout son enfant. Oui tout ... naturel... comme ça devrait être. La naissance à la maison avec les parents, le mari, les enfants, qui entoure de présence et accompagne la maman et accueillent ce bébé. Je.... c'était très très fort. J'en ai révé cette nuit.

Normalement je ne viens pas sur ce sujet ou très rarement. Je crois bien que j'ai peur de me reconnaître mauvaise mère dans tous les gestes que je n'ai pas eu à l'arrivée de mes enfants. Alors je me contente de lire le topic de temps en temps. Mon regard a changé, je crois que je viendrais vous lire ici plus souvent à présent. :shy:

#88 scully

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Posté 14 mai 2005 à 13:33

Salut Glingal et Tinuviel!

Que j'aurai aimé pouvoir regarder cette soirée Thema. On a aussi ce genre de tv cela s'appelle ARtv...pas arte...mais ce sont les meme docu avec des soirées ''thema'' alors je croise les doigts pour qu'ils nous le diffuse...un jour!
Moi c'est surtout le 2eme docu que j'aurais aimé...moi et moi mari n'avons pas encore d'enfants et franchement on sait pas si on va on avoir...mais il nous arrive regulierement de discuter de futur grossesse et de futur enfants si un jour on de déçide....et l'enfant handicapé est un grand sujet de conversation....si on l'apprend ..IVG ou on le garde? On le place ou on le garde? Allons-nous avoir la force de l'assumer? Surtout financièrement..je sais pas pour vous mais ici le gouvernement ne donne pas beaucoup....autant dire rien...
Mais dans ce cas-ci que le bebe soit carrement non viable...donc vivre toute la grossesse et le mettre au monde...et le laisser partir...WOUAH...quel sujet j'en ai des frissons juste a y penser!

merci de nous avoir raconté cette soirée Glingal et Tinuviel.
La vérité est ailleurs.

#89 Tinuviel

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Posté 14 mai 2005 à 21:11

Citation

Normalement je ne viens pas sur ce sujet ou très rarement. Je crois bien que j'ai peur de me reconnaître mauvaise mère dans tous les gestes que je n'ai pas eu à l'arrivée de mes enfants. Alors je me contente de lire le topic de temps en temps. Mon regard a changé, je crois que je viendrais vous lire ici plus souvent à présent. 005.gif
Je m'en réjouis :calin:

Quelle importance de se reconnaître "ceci" ou "cela", l'important n'est-il pas de faire la démarche de se reconnaître et se connaître tout court ?

Que veut dire être une bonne ou une mauvaise mère ? On est la mère qu'on peut, en fonction de notre vécu, de nos possibilité émotionnelles du moment ... et c'est vrai que parfois, après coup ... ben on aimerait avoir mieux fait, ou différemment.
Et pourtant, on a donné tout ce qu'on pouvait comme on pouvait ...

Tu sais, moi, pour mes deux premières filles, je n'ai pas non plus "ouvert les yeux" à temps. Elles sont nées à l'hôpital, dans des conditions d'accueil qui me font frémir aujourd'hui. Et je ne les ai pas maternées comme j'aurais dû.
Tant de choses que je regrette, tant de choses sur lesquelles on ne peut plus revenir.

Cependant je reste persuadée qu'avec les enfants, on a toujours droit à des "rattrapages", et que des blessures peuvent se cicatriser, ou en tout cas s'atténuer par après, pour peu qu'on accepte de regarder, d'écouter, de verbaliser, d'être honnête et clairvoyant, d'entourer d'amour et de compréhension. Il y a mille chemins vers soi et vers l'autre, et il n'y en a pas qu'un seul de "bon".

Etre mère, ce n'est pas un concours à qui fera le mieux pour son enfant, mais c'est un sacré défi à relever envers soi-même, ça oui ! :-)
« Quand l’injustice devient loi, la rébellion devient devoir »

Thomas Jefferson

#90 Glingal

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Posté 14 mai 2005 à 21:58

Je n'ai pas su accoucher naturellement de ma première. On m'a césarisée parce que ma fille commençait à montrer des signes de fatigue et qu'elle était en danger. J'ai une peur panique de l'anesthésie générale... surtout là, je n'étais pas psychologiquement préparée à ça. Quand j'ai protesté pour l'anesthésie, l'anesthésiste a prétexté que j'avais eu déjà deux péridurales, que j'étais trop nerveuse. Elles m'ont attachés les bras et les jambes et balancer la sauce dans le cathétère sans aviser, ni décompter.

Quand je me suis réveillée dans la chambre: il faisait tout noir. Je croyais que j'étais morte!!!... J'ai fini par voir de la lumière sous la porte. Je voulais me lever, mais je n'arrivais... mes jambes étaient encore endormies. Mon mari est arrivé et j'ai demandé pour mon bébé. Mon mari a mis un temps qui paraissait vraiment très long. J'ai songé que peut-être mon bébé était mort et que c'était pour ça qu'il n'était pas auprès de moi. J'ai imaginé aussi qu'il avait eu une malformation ou une maladie. Je croyais vraiment qu'on me cachait quelque chose. Mon mari est revenu... les bras vides. Il m'a dit: "elles disent que tu n'es pas encore assez réveillée pour voir le bébé!" Alors je me suis mise à crier... hystérique! Et j'ai dit que vivant ou mort je voulais voir mon bébé et que si on me l'amènait pas j'irais le chercher... comme je pourrais. Franchement, comment une personne qui n'est pas réveillée peut-elle réclamer son bébé?

J'ai vu ma fille: deux yeux, un nez, une bouche, des petits doigts... et elle était si belle! Quelle soulagement!!!... Pour moi, c'était là le moment de sa naissance!

Pour la deuxième, on ne m'a pas laissé le choix: la césarienne s'imposait. Evidemment je n'ai nullement remise en question cette décision. Et puis j'ai lu ce sujet et toi Tinuviel, tout ce que tu en disais. Je ne suis plus si sûre que cette décision était justifiée. Morphologiquement, j'ai a peu près le même squelette que ma mère. Et même si elle a eu des accouchement difficiles, elle nous a accouché, ma soeur et moi, toutes les deux par voie naturelle.

J'imagine que lea césarienne est la solution de facilté... et la plus rapide en plus.

Pour le documentaire, le térapeuthe parlait de deuil. Je me suis retrouvée ayant perdu ma maman le jour exact de la conception, et ça m'a déculpabilisé un peu de mon incapacité de mettre mon enfant au monde.

Mais ce que tu dis est juste Tinuviel on a toujours la possibilité de rattrapages avec nos enfants; ils sont souples et très patients.

Ce message a été modifié par Glingal - 14 mai 2005 à 22:02.