Citation
Quelle que soit la cause qui ait pu produire le changement de climat qui s’est opéré dans l’Europe occidentale, on ne peut guère douter que ce changement implique un laps de temps considérable.
Nous devons à M. Hopkins un mémoire fort intéressant sur ce sujet. Parmi les causes possibles de ce changement, il discute :
1° Variation de l’intensité de la radiation solaire.
M. Hopkins ne voit pas d’objections à priori contre cette théorie; mais il n’est pas disposé à y attacher beaucoup d’importance, parce que c’est « une simple hypothèse destinée à expliquer une seule classe de faits limités, et qu’elle n’est pas supportée par le témoignage d’autres phénomènes indépendants. »
On peut cependant l’attaquer au moyen du raisonnement du professeur Tyndall 288, qui pense que les anciens glaciers prouvent aussi bien l’action de la chaleur que celle du froid, « Le froid, dit-il, ne peut pas produire des glaciers. Le vent du nord-est le plus froid peut régner à Londres pendant tout l’hiver sans qu’il tombe un seul flocon de neige. Il faut que le froid puisse opérer sur un objet essentiel, et cet objet, la vapeur d’eau dans l’atmosphère, est le produit direct de la chaleur. Posons cette question des glaciers sous une autre forme : la chaleur latente de la vapeur d’eau, à la température de sa production sous les tropiques, est d’environ 1000° Fahr., car la chaleur latente s’accroît à mesure que la température d’évaporation descend. Une livre d’eau ainsi vaporisée sous l’équateur a absorbé mille fois la quantité de chaleur qui élèverait d’un degré une livre du liquide... Il est parfaitement évident qu’en affaiblissant l’action du soleil, soit par un défaut d’émission, soit en plongeant le système solaire tout entier dans un espace à basse température, nous détruirions la cause même des glaciers, »
288 Heat considered as a mode of motion, p. 192.
Nous devons à M. Hopkins un mémoire fort intéressant sur ce sujet. Parmi les causes possibles de ce changement, il discute :
1° Variation de l’intensité de la radiation solaire.
M. Hopkins ne voit pas d’objections à priori contre cette théorie; mais il n’est pas disposé à y attacher beaucoup d’importance, parce que c’est « une simple hypothèse destinée à expliquer une seule classe de faits limités, et qu’elle n’est pas supportée par le témoignage d’autres phénomènes indépendants. »
On peut cependant l’attaquer au moyen du raisonnement du professeur Tyndall 288, qui pense que les anciens glaciers prouvent aussi bien l’action de la chaleur que celle du froid, « Le froid, dit-il, ne peut pas produire des glaciers. Le vent du nord-est le plus froid peut régner à Londres pendant tout l’hiver sans qu’il tombe un seul flocon de neige. Il faut que le froid puisse opérer sur un objet essentiel, et cet objet, la vapeur d’eau dans l’atmosphère, est le produit direct de la chaleur. Posons cette question des glaciers sous une autre forme : la chaleur latente de la vapeur d’eau, à la température de sa production sous les tropiques, est d’environ 1000° Fahr., car la chaleur latente s’accroît à mesure que la température d’évaporation descend. Une livre d’eau ainsi vaporisée sous l’équateur a absorbé mille fois la quantité de chaleur qui élèverait d’un degré une livre du liquide... Il est parfaitement évident qu’en affaiblissant l’action du soleil, soit par un défaut d’émission, soit en plongeant le système solaire tout entier dans un espace à basse température, nous détruirions la cause même des glaciers, »
288 Heat considered as a mode of motion, p. 192.










