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#1 ZeH

ZeH

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Posté 13 septembre 2004 à 09:41

Des bactéries extraterrestres auraient pu "féconder" la Terre

Brian de Palma en avait fait l'élément-clé du scénario de son film Mission to Mars : la vie, sur Terre, se serait développée à partir de micro-organismes extraterrestres. Arrivés voilà quelques milliards d'années à dos de météorite, ces derniers auraient, en somme, "fécondé" la Planète bleue.  Cette théorie, dite de la panspermie, et formulée dès le début du XXe siècle par un chimiste suédois, se heurtait toutefois à d'incontournables écueils.

Notamment, la question demeurait ouverte de savoir si des microbes auraient pu survivre à l'épreuve d'un transfert interplanétaire, via une météorite. Cette réserve vient d'être levée, avec la publication, dans la dernière livraison de la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, des travaux de trois scientifiques britanniques.

Que disent MM. Burchell, Mann et Bunch, chercheurs à l'université du Kent ? D'abord que, le temps de faire le voyage de Mars à la Terre, d'hypothétiques bactéries extraterrestres auraient pu survivre aux intenses rayonnements cosmiques que tout corps subit dans le vide interplanétaire. Mais c'est surtout la question de la survie de ces bactéries au choc de leur météorite sur la surface de la Terre qui est étudiée. Le taux de survie de différentes colonies bactériennes à des conditions simulant la violence des contraintes mécaniques occasionnées par le brutal atterrissage d'une météorite sur le sol terrestre a ainsi été évalué.

Pour ce faire, des colonies de Rhodococcus erythropolis et de Bacillis subtilis ont été soumises à d'intenses pressions (de l'ordre de huit cent mille fois la pression atmosphérique terrestre). Les taux de survie - compris entre un sur dix mille et un sur dix millions - apparaissent suffisants, expliquent les chercheurs, pour rendre possible "un transfert naturel de la vie à travers l'espace". D'autant, ajoutent-ils, que sur les surfaces gelées d'Europe et de Ganymède, deux lunes de Jupiter, le choc serait moins violent que sur la croûte terrestre (les taux de survie y seraient environ dix fois supérieurs). A en croire l'hypothèse panspermique, c'est donc peut-être sur ces astres glacés - et non sur Mars - qu'il faudrait aller chercher quelques bribes de vie.

Stéphane Foucart

lemonde.fr
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.