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Le Québec menacé par les armes d'assaut américaines
Marco Fortier -Journal de Montréal 14/09/2004 08h35
La contrebande d’armes en provenance des États-Unis risque de reprendre de plus belle avec le retour sur le marché américain des armes d’assaut comme le AK-47, le Cobra M-11 ou le Colt AR-15, qui sont très convoitées par le crime organisé et par les gangs de rue.
La fin de l’interdiction de 19 armes d’assaut, qui étaient bannies depuis 10 ans aux États-Unis, inquiète les experts du crime organisé au Québec et au Canada.
À compter d’aujourd’hui, à peu près n’importe qui aux États-Unis peut acheter un AK-47, un Kalashnikov et une série d’armes automatiques fort appréciées par les bandits et les terroristes.
«Ce sont des armes de choix pour les organisations criminelles», dit le policier à la retraite Guy Ouellette, appelé comme témoin expert dans plusieurs procès de membres du crime organisé.
«La fin de l’interdiction aux États-Unis va définitivement avoir un impact sur la contrebande des armes via, entre autres, les réserves indiennes», estime le spécialiste.
La faute à Bush
Cette controverse découle d’une décision du président George W. Bush, qui vient de céder devant la puissante National Rifle Association (NRA) en refusant de renouveler l’interdiction de ces 19 armes d’assaut décrétée par son prédécesseur, Bill Clinton, en 1994.
Toutes ces armes sont interdites au Canada, mais les criminels de Montréal et des autres grandes villes canadiennes y ont facilement accès grâce à la contrebande.
Ça ne peut qu’empirer avec le retour des armes d’assaut sur les tablettes des marchands américains, croient les corps policiers.
«[…] les armes à feu acquises légalement aux États-Unis peuvent être détournées vers les trafiquants canadiens et passées en contrebande au Canada», note le rapport annuel du Service canadien de renseignements criminels, rendu public le mois dernier.
Jouets dangereux
Plusieurs armes d’assaut redevenues légales aux États-Unis sont des «guns de jobs» utilisés par les criminels pour commettre des meurtres, s’inquiète Guy Ouellette.
En pleine guerre des motards, à la fin des années 1990, au moins 600 pistolets mitrailleurs automatiques Cobra M-11 sont ainsi passés en contrebande par les réserves autochtones, selon l’ex-policier. Ces armes sont reliées à une vingtaine de meurtres de motards criminels au Québec.
Quant aux célèbres AK-47, qui peuvent tirer 600 coups par minute à une distance de 300 mètres, on en trouve partout dans les milieux criminels à Montréal et autour: les Warriors de Kanesatake en brandissent sur les barricades. Des armes d’assaut se trouvaient aussi dans la camionnette bourrée d’explosifs découverte boulevard René-Lévesque, le mois dernier.
C’est le même type d’arme dont se sont servis les terroristes auteurs du carnage dans une école primaire à Beslan, en Ossétie du Nord, la semaine dernière, note Guy Ouellette.
Marco Fortier -Journal de Montréal 14/09/2004 08h35
La contrebande d’armes en provenance des États-Unis risque de reprendre de plus belle avec le retour sur le marché américain des armes d’assaut comme le AK-47, le Cobra M-11 ou le Colt AR-15, qui sont très convoitées par le crime organisé et par les gangs de rue.
La fin de l’interdiction de 19 armes d’assaut, qui étaient bannies depuis 10 ans aux États-Unis, inquiète les experts du crime organisé au Québec et au Canada.
À compter d’aujourd’hui, à peu près n’importe qui aux États-Unis peut acheter un AK-47, un Kalashnikov et une série d’armes automatiques fort appréciées par les bandits et les terroristes.
«Ce sont des armes de choix pour les organisations criminelles», dit le policier à la retraite Guy Ouellette, appelé comme témoin expert dans plusieurs procès de membres du crime organisé.
«La fin de l’interdiction aux États-Unis va définitivement avoir un impact sur la contrebande des armes via, entre autres, les réserves indiennes», estime le spécialiste.
La faute à Bush
Cette controverse découle d’une décision du président George W. Bush, qui vient de céder devant la puissante National Rifle Association (NRA) en refusant de renouveler l’interdiction de ces 19 armes d’assaut décrétée par son prédécesseur, Bill Clinton, en 1994.
Toutes ces armes sont interdites au Canada, mais les criminels de Montréal et des autres grandes villes canadiennes y ont facilement accès grâce à la contrebande.
Ça ne peut qu’empirer avec le retour des armes d’assaut sur les tablettes des marchands américains, croient les corps policiers.
«[…] les armes à feu acquises légalement aux États-Unis peuvent être détournées vers les trafiquants canadiens et passées en contrebande au Canada», note le rapport annuel du Service canadien de renseignements criminels, rendu public le mois dernier.
Jouets dangereux
Plusieurs armes d’assaut redevenues légales aux États-Unis sont des «guns de jobs» utilisés par les criminels pour commettre des meurtres, s’inquiète Guy Ouellette.
En pleine guerre des motards, à la fin des années 1990, au moins 600 pistolets mitrailleurs automatiques Cobra M-11 sont ainsi passés en contrebande par les réserves autochtones, selon l’ex-policier. Ces armes sont reliées à une vingtaine de meurtres de motards criminels au Québec.
Quant aux célèbres AK-47, qui peuvent tirer 600 coups par minute à une distance de 300 mètres, on en trouve partout dans les milieux criminels à Montréal et autour: les Warriors de Kanesatake en brandissent sur les barricades. Des armes d’assaut se trouvaient aussi dans la camionnette bourrée d’explosifs découverte boulevard René-Lévesque, le mois dernier.
C’est le même type d’arme dont se sont servis les terroristes auteurs du carnage dans une école primaire à Beslan, en Ossétie du Nord, la semaine dernière, note Guy Ouellette.
Donc Bush donne aux terroristes










