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De la paella dans le sang Irlandais ? :D


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8 réponses dans ce topic

#1 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 17 septembre 2004 à 08:17

http://www.cyberscie...r/3.0/N3523.asp

Citation

Les Irlandais et les Écossais ne sont pas Celtes
Des analyses génétiques révèlent que les nations ‘celtes' actuelles descendraient en fait des Espagnols et des Portugais.

Irlande

16/09/2004 - La croyance populaire veut que les habitants de l'Irlande et de l'Écosse descendent des Celtes, un peuple alpin originaire d'une région située à l'est de l'actuelle France, au sud de l'Allemagne. Ils se seraient dispersés vers l'ouest de l'Europe pour atteindre les îles atlantiques il y a 2500 ans. Cette idée semblait appuyée par le fait que les langues celtes, aujourd'hui principalement parlée dans les Îles, étaient largement utilisées en Europe de l'ouest et du centre avant la chute de l'Empire Romain.

Mais de récents tests génétiques viennent mettre cette hypothèse au défi. L'ADN d'Européens de toutes nationalités a été analysé par des généticiens du Trinity College de Dublin et les liens de parenté entre différents groupes ont pu être estimés. Première constatation, les peuples ‘celtes' – Écossais et Irlandais - ont plus d'affinités génétiques avec les Espagnol et les Portugais qu'avec tout autre groupe Européen. On arrive même à suggérer une date de séparation des deux groupes qui remonterait aux environ de 6000 ans, soit la fin de l'ère glaciaire. Les peuples de la péninsule ibérique auraient donc été en contact étroit avec les îles britanniques pendant de nombreux siècles, peut-être pendant 3000 ans.

Par la suite, les « vrais » Celtes d'Europe centrale ont probablement effectivement atteint les îles, mais à leur arrivée, un peuple venu d'Espagne était déjà là depuis longtemps. Les Celtes y ont laissé leur culture puisqu'elle y est omniprésente, mais pas leurs gènes.

Ces travaux, paru dans l'American Journal of Human Genetics, démontrent aussi une forte parenté des insulaires avec les Basques, qui eux ne sont pas celtes du tout. Les habitants des régions traditionnellement qualifiées de celtes sont aussi fortement liés les uns aux autres, les Irlandais ayant plus de points communs avec les Écossais qu'avec tout autre nation. Et cette proximité remonte à beaucoup plus longtemps que les années 1600, quand d'importantes vagues migratoires ont vu des Écossais s'installer en Irlande du Nord à la recherche de terres fertiles.

Les cheveux roux et les taches de rousseurs, un legs espagnol ?


#2 Loom

Loom
  • Invités

Posté 19 septembre 2004 à 18:49

De même pour les Galois. Enfin, peut-être pas pour la paëlla, mais pour le fait qu'ils sont pas plus Celtes que le reste.
Un bon documentaire était passé sur Arté il y a de cela pas mal de mois, déjà.
En faisant une comparaison génétique, il y avait effectivement très peu de ressemblance avec les génes Celtes dans le sang Galois.
Et puis, il apparaît également qu'il peut y avoir moins de différence entre les génes d'un noir et d'un blanc qu'entre deux noirs ou deux blancs. Alors est-ce que ça veut dire grand chose, finalement, que ces différences de génétiques ? Sur certains plans, sûrement, mais sur le côté "race"... il semble que non !

#3 Jai_arreté

Jai_arreté
  • Invités

Posté 03 octobre 2004 à 14:07

Pour reprendre la discution qui a commencée sur ce topic : http://www.onnouscac...pic.php?p=79043.
Bon, je vais tenté un truc d'après ce que j'ai lu, si c'est pas du tout ça, n'hesitez pas à le dire : à propos des mouvements des populations celtes.
Il apparait que la civilisation des mégalithes ai pris racine à l'Est (Asie), ou tout du moins qu'elle soit passée et se soit installée dans le Caucase bien avant de s'installer en Europe.
Or, le Caucase est super interessant, parceque lié à l'espagne d'un façon étrange... : en effet, il semble que la langue basque soit liée au groupe linguistique caucasien (j'ai lu ça sur un forum, me rapelle plus où). Le gars expliquait que si cette langue basque n'est pas liée au groupe linguistique indoeuropéen (celui des autres langues européennes), c'est peut-être parceque ce groupe à su resister aux mélanges de langues qui se sont opérés tout au long de l'histoire dans les autes pays. je simplifie hein.

Or, les basque se prennent pour les descendants des Atlantes.
Il y a des trucs que je n'arrive pas à exprimer, mais après avoir fait pas mal de recherche sur l'Arménie, et son peuple qui se prend pour la descendance de Noé (Noé, déluge, Atlantide... voyez où je veux en venir), moi ça m'interpelle assez ce genre de truc.

#4 Oxyd

Oxyd

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Posté 03 octobre 2004 à 17:30

Je remet le premier extrait, plus quelques passages de la suite avec quelques passages en gras que je trouve intéressants

«Ce mythe des invasions a pour fonction d'expliquer la présence des Celtes historiques en Irlande. Ils s'ordonne autour des Tùatha Dé Dànann (peuple dela déesse Danu), une race de dieux. Le pays avait déja été envahi par Partholon, qui dirigea la première colonisation de l'Irlande après le Déluge. (...) Les derniers envahisseurs recensés par le 'Livre des Invasions' furent les Gaëls, qui parlaient une langue goidélique. D'apres la tradition mythique, ils descendaient des fils de Mile, venus d'Espagne. Ils s'emparèrent de la souveraineté de l'Irlande, et les Tùatha Dé seréfugièrent sous terre, où il créèrent un nouveau royaume"

(...) Ils forgeaient des armes magiques (chacun confectionnait une partie différente) pour Lug et les Tùatha Dé dans le grand conflit qui les opposait aux Fomoiré, des démons indigènes qui combattait tout les envahisseurs de l’Irlande. Goibniu est le personnage le plus élaboré de la triade. Ses armes ne manquaient jamais leur cibles et tuaient toujours. Il ajoutait à ces qualités le rôle d’hôte du festin de l’Autre Monde, où sa bière magique conférait l’immortalité. Diancecht, dieu de la médecine, tirait son pouvoir d’un mélange de magie et de pratique d’herboristerie ; il était à la fois médecin et forgeron. C’est ainsi qu’il confectionna pour le roi Nùada un bras d’argent articulé pour remplacer celui qu’il avait perdu au combat. Diancecht avait le pouvoir de guérir par la magie (...) Manannan était dieu de la mer, associé à toute une imagerie marine : son manteau ressemblait à l’océan et il chevauchait les vagues. Egalement magicien (comme son parent gallois Mannawyddan), il aidait les Tùatha Dé dans leurs batailles, en leur fournissant notamment un bateau qui obéissait aux pensées de celui qui le manoeuvrait, un cheval qui se déplaçait aussi bien sur mer que sur terre, et une épée, Fragarach (celle qui répond), capable de transpercer n’importe quelle armure. (...)
A la suite de leur éviction pa les Gaëls, les Thùatha Dé Danann établissent un royaume d’au-dessous de la terre, image en miroir du monde d’au-dessus. Bien que vaincu, ils gardent le pouvoir de priver les Gaëls de blé et de lait et ils en usent pour conclure un marché avec eux. C’est ainsi qu’au terme d’un accord mutuel l’Irlande se trouve divisé en deux parties, un monde d’en haut et un monde d’en bas. Dans leur royaume souterrain, les Thùatha Dé conservent leur empire sur le surnaturel par leur magie. »

(Mythes celtiques - Miranda Jane Green)

Pour ceux qui chercheraient une connexion entre les E.T, le mythe de l'enfer, et le mythe des bases sous-térraine, et les crop circles, c'est bon, y'a ce qu'il faut  :nuts:

Ce message a été modifié par Oxyd - 03 octobre 2004 à 18:13.


#5 gwelan

gwelan

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Posté 03 octobre 2004 à 17:33

Il me semble que l'argument génétique ne peut-etre retenu sérieusement dans la mesure où il n'est pratiqué que sur un échantillon de la population (sans d'ailleurs qu'on sache vraiment laquelle précisément) et que rien ne permet d'affirmer dans l'article que l'échantillon soit représentatif des souches d'origine.

Je crois  la linguistique beaucoup plus sûr à cet égard. On ne triche pas avec les noms et les mots. Ils sont là, à tel ou tel endroit, nomment encore nos villages et il faut bien expliquer les similitudes par une origine lointaine commune.

Maintenant les habitants du cap finistère sont bien de nationalité espagnole, et pourtant le galicien est d'origine celte et non ibère. Leur langue en témoigne encore. (Avec quelques efforts, écossais, gallois, bretons, irlandais et galiciens peuvent mieux se comprendre sur le plan de leurs langues que français et chinois !!!) Les portuguais sont également celtes pour partie. Si ce sont ces ibériques là qui ont été choisis pour l'étude génétique, il y a bien entendu de bonnes raisons pour trouver une parenté.

J'ai, tu évoque Noé et le caucase. N'oublions pas que les celtes trouvent leur berceau en Anatolie qui n'est pas si loin.

Pour ce qui est des basques, dommage de ne pas avoir d'étude génétique sous la main car on trouverait forcément des analogies avec la race rouge et probablement, une prédominance de groupe sanguin de type O (à condition toutefois d'exclure de ces basques, les descendants des anglais d'Aquitaine qui sont d'une toute autre origine mais qui sont nombreux à avoir fait souche là).

Vraiment, l'étude des langues et de leur évolution, diversification,  me semble plus apte à fournir de bonnes conclusions à l'égard de l'origine des peuples que de quelconques études génétiques qui omettent d'intégrer le brassage de population qui peut intervenir en plusieurs milénaires.

#6 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 03 octobre 2004 à 18:15

Citation

J'ai, tu évoque Noé et le caucase. N'oublions pas que les celtes trouvent leur berceau en Anatolie qui n'est pas si loin.
Vi c'est exactement ça !



Tenez, j'ai trouvé ça dans un vieux bouquin (Les monuments mégalithiques, James Fergusson, 1878) :
Image IPB

Si vous êtes interessés par le bouquin, format pdf : trouvé sur gallica.fr, faut chercher j'ai pas le lien direct... ou alors mp moi. Bon, il est pas top, mais présente certains mégalithes qui n'existent plus aujourd'hui, et l'analyse est sympa. Elle date de 1878, mais elle est sympa.

Ce message a été modifié par Jai_arreté - 03 octobre 2004 à 18:19.


#7 Jai_arreté

Jai_arreté
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Posté 04 octobre 2004 à 08:06

Un peu hors-sujet, pour revenir aux études linguistiques :
si vous êtes interessés par la langue basque : http://www.clio.fr/B...aits_averes.asp
extraits :

Citation

L’hypothèse berbère

Parmi les hypothèses sur la parenté du basque, il en est une qui n’a plus le vent en poupe actuellement : c’est celle qui voulait relier le basque avec des substrats méditerranéens et qui s’appuie sur les remarques de philologues comme Bertoldi, Menendez Pidal

Citation

L’hypothèse caucasienne

D’autre part, cette hypothèse n’avait jamais détruit complètement l’autre hypothèse importante qui apparente le basque au bloc des langues du Caucase et Tovar reconnaissait que les critères typologiques poussaient à ce rapprochement basco-caucasien.

Citation

Mais Cavalli-Sforza recourt d’abord à la permanence d’un fait biologique en Pays basque : on sait depuis longtemps que la population basque actuelle se distingue encore aujourd’hui par un capital génétique particulier avec dans le groupe sanguin deux caractéristiques : plus de 50 % de type O, chiffre le plus élevé en Europe et un pourcentage de rhésus négatif le plus élevé dans le monde. On remarquera que ces chiffres décroissent progressivement dans certaines populations voisines dans les vallées pyrénéennes gasconnes et en Aquitaine. En comparant les distances génétiques entre les populations et en faisant entre autres l’hypothèse que les populations moins proches culturellement et linguistiquement ont généralement moins de chances de pratiquer l’échange génétique, Cavalli-Sforza avance l’idée, déjà généralement admise par les bascologues, que le basque est enraciné sur le même territoire depuis très longtemps, sans qu’il y ait eu de substitution linguistique, en particulier avec un parler indo-européen. Ce qui est nouveau est qu’il repousse cette date à un horizon préhistorique très éloigné, soit 35 000 ou 40 000 ans.


#8 Pataphil

Pataphil

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Posté 13 octobre 2004 à 21:44

Bonsoir

Pour info, une étude génétique sur un échantillon de Basques à été comparé il y a quelques années avec d'autres échantillons de toutes origines.
Le peuple le plus proche est le peuple Aïnous, c'est à dire les populations indigènes qui peuplaient le japon avant l'arrivée des Japonais.... On s'y perd un peu non ?....

Sinon, je suis plus apte pour ma part aux ressentis, aux cultures qu'aux études génétiques.

Les "Celtes" de Grande Bretagne, suite aux invasions Saxones ont génétiquements disparus de l'Ile en l'espace de deux cents ans. Ce sont là aussi des études qui l'on démontré sur des sépultures.

Cela ne fait pas des insulaires des non-"Celtes", car il le sont en étants les dépositaires d'une culture formidable qu'ils font vivre, défende pour la léguer à leurs descendants.
Il suffit pour certaines personnes de se promener en Bretagne pour savoir où va son coeur (même si il pleut na !).
Je ne pense pas qu'un rapport sexuel géographique soit détérminant.

On se retrouve parfois mieux dans un endroit où on est pas né. C'est une affaire de coeur, d'âme même.

La génétique.... bof....

Pataphil  :tss:

#9 Jericho

Jericho

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Posté 14 octobre 2004 à 11:03

Les études génétiques sur les populations tendent à être de plus en plus precise.Finis les études sur les groupes sanguins et les rhesus (qui ne permettaient pas de conclure grand chose).Les études portent sur l'adn mitochondrial, et bien que la génétique ne soit pas une science parfaite (puisqu'en plein developpement), on peut quand même y accorder une certaine importance (d'autant plus que les echantillonnages sont de plus en plus larges)
Pour les celtes, il est evident que le tire de l'article est raccoleur.La génétique n'est pas là pour dire qui est celte et qui ne l'est pas.Dire que les irlandais ne sont pas de culture celte est un non-sens.
Non, ce qui est interressant, c'est d'étudier l'histoire des peuplements.Savoir si la langue celte s'est diffusée par le biais de simples contacts, d'invasion massive etc...La génétique permet de donner un début de reponse à ces questions.On sait maintenant (pas sur à 100% evidemment) que les européens en général ne sont pas majoritairement les descendants des peuples néolithiques venus du proche orient, qu'il y a eu des liens etroits au mésolithique et néolithique entre l'irlande et la peninsule iberique (confirmé par des études zoologiques), que les îles du Pacifique ont été colonisés par des peulpes venus d'Asie du Sud Est, etc..