Turquoise :
Citation
Je suis d’accord, Remlug, quand tu dis qu’il faut bouger, que l’inertie est la pire des forces.
Mais je ne suis pas d’accord quand tu dis « peu importe en bien ou en mal, du moment qu’il y a mouvement ». Car pour moi le bien et le mal existent bel et bien sur Terre sur ce plan physique et toute personne qui a un minimum de morale et de conscience devrait s’en rendre compte.
Chacun a sa propre définition du bien et du mal qui ne sera pas la même pour tout le monde, mais au fur et à mesure que l’on ouvre sa conscience on peut affiner de plus en plus sa perception de bien et de mal où beaucoup se rejoignent, en sachant que l’on doit tendre vers le plus grand bien de l’humanité et donc de soi, des autres, de l’environnement, de la planète, … parce que nous sommes Uns.
Hum... j'aurai plutôt tendance à dire « il y a des choses qui me plaisent et d'autres qui ne me plaisent pas »...Et je vais naturellement avoir tendance à aller vers les choses ou les actions qui me plaisent.
Par contre, je suis totalement incapable de dire si ces actions qui me plaisent, dont j'ai « en-vie », sont « bien » ou « mal »... parce que je n'ai pas la vision absolue et universelle qui me serait nécessaire pour juger. (D'où la petite phrase du barbu « ne juge pas... »).
Encore une fois : ce qui est un bien pour l'un peut être un mal pour l'autre... Et ce n'est pas parce que j'ai un raisonnement similaire au tien que nous avons raison... que ce passera t'il quand l'humanité sera « une » ? Restera t'il de la place pour le reste ? Peut-être qu'alors, tout disparaîtra dans un grand « bloooof » et que JE-Nous pourra dire « que la lumière soit » ? Ce serait un bien pour JE-Nous ? Peut-être... et pour tout le reste de la création ? Je ne sais pas..
Citation
Dans mon post précédent, je fais la distinction entre deux façons de voir les choses, l’une en tant qu’acteur, l’autre en tant que spectateur. Ta vision est celle du spectateur uniquement. Elle permet tout sur terre, les guerres, les actes de terrorismes, …
Si la personne qui vient te voir a dans l’idée de poser une bombe dans une école et t’entend dire « fais ce que tu veux, du moment que tu fais quelque chose », il s’agit là d’une attitude totalement irresponsable des deux côtés.
Nan nan nan... c'est pas comme ca qu'on joue : si une personne vient me voir avec cette idée là, c'est comme dit Spawn, qu'il y a eu tout un faisceau d'actions qui l'ont amené à considérer que poser une bombe est un bien. C'est son problème à lui et sa réponse à lui. A priori, je ne sais pas s'il a raison ou tord. Si c'est un bien ou un mal... puisque je ne suis pas partie prenante dans cette histoire.
Par contre, puisqu'il m'implique dedans en m'en parlant, moi j'ai à me déterminer ! C'est là où j'ai le choix, le libre arbitre de faire ou de ne pas faire...
Si je ne fais rien, je tombe dans l'inertie dont on est tout les deux d'accord pour dire qu'elle n'est pas souhaitable. Il faut donc que je fasse quelque chose...
Je peux me laisser convaincre, être d'accord avec lui et considérer à mon tour que cette action terroriste est un « bien » après tout? Par exemple s'il m'explique en détail qu'il fait partie du RAID, que l'école est désaffectée et qu'ils s'en servent comme base d'entraînement justement pour les cas où ils doivent intervenir dans la « vraie vie », que la bombe est une bombe sidérante, faite pour paralyser temporairement les agresseurs et qu'elle n'est pas létale et enfin qu'il me propose de venir voir comment ca se passe un entraînement chez eux... Vu sous cet angle, ton poseur de bombe...
Mais je peux aussi tenter de le convaincre de n'en rien faire, de résoudre son problème autrement, par des voies plus pacifique. Pas parce que c'est bien ou mal, mais parce que la violence ne résous jamais rien à terme..
Et je peux même être obligé de choisir la violence dont justement je ne veux pas, pour le contraindre à ne pas poser cette bombe... quitte à me faire tuer moi-même (ce qui serait un « mal » assurément

)
Ca veut dire que je vais utiliser ma propre échelle de valeurs. Qui n'est pas une échelle absolue de Bien/Mal (puisque je suis notoirement incapable d'en percevoir les degrés dans l'absolu) , mais une échelle de ce que je crois juste ou injuste, de ce que j'aime ou n'aime pas...
Ici, je n'aime pas l'idée de poser une bombe pour résoudre ses soucis donc la réponse est facile... mais quand la frontière est ténue, entre ce qui est juste ou injuste, ou quand quelque chose m'indiffère, parce que je n'ai pas d'avis sur la question... Là est la difficulté d'agir.
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J'ai envie de faire porter la discussion plus sur le choix et l'acceptation de ses conséquences que sur le fait de savoir si ce que je vais faire sera bien vu ou pas. (bien et mal ne sont que des conséquences d'un choix...)
Nous avons tous un « champ de conséquence » différent :
J'entends par là que quelqu'un « brut de décoffrage » ne verra que les conséquences de ses actions qui le concernent directement. Et encore n'en tiendra t'il pas toujours compte.
Plus on avance dans sa réflexion personnelle, plus on a tendance à prendre en compte des conséquences qui ne nous concernent pas directement, ou qui ne sont pas forcément sur le plan physique. Un certain nombre d'entre nous par exemple, sont capable de s'inquiéter des conséquences de leurs actions sur l'environnement, sur les autres espèces terrestres, voire même sur la planète elle même ou sur l'univers (puisque si nous l'avons créé, nous pouvons le décréer...)
Ceci nous permet de ressentir cette appartenance à un Tout et donc à être plus sensible aux aspects favorables et défavorables des choses... selon notre point de vue ! Il est naturel de penser que puisqu'on prends de plus en plus conscience de l'unité des choses, c'est vers cette voie qu'il faut tendre.
C'est possible.
Dans ce cas, tout ce qui rassemble est « bien », tout ce qui sépare est « mal »...
Mais en réalité...
Qu'en savons nous ?
C'est une base de vie tout a fait honorable. Nous pouvons décider de construire notre vie sur cette idée.
Mais cette vie ne sera ni meilleur ni pire que celle de celui qui se consacre uniquement à ses envies personnelles, sans tenir compte d'autrui.
Je ne veux pas trop généraliser parce que ce n'est jamais très bon. Alors pour parler d'un cas pas si particulier que ca, le mien, je pense sincèrement que ce qui compte avant tout, c'est de se sentir bien dans sa vie. Il est vain de se dire « je ne regrette rien »... parce qu'on a toujours quelque chose à regretter. Mes plus grands regrets concernent non pas les choses que j'ai pu « mal » faire, mais justement les choses que je n'ai pas faites !
Maintenant, quand je dis que je ne peux pas analyser les choses et dire si c'est « bien » ou « mal », j'ai tord.
Je m'aperçois que, quand je veux faire quelque chose, il peut y avoir des freins... des trucs qui se mettent en travers... qui vont pas comme je veux... Et si je force, si je tente quand même de faire ce que je veux nom de D***, alors j'ai des problèmes... Mais si je modifie mon action dans le « bon sens », je constate régulièrement que j'y gagne, que les résultats sont plus amples, de meilleure qualité, plus convainquant.
J'apprends de plus en plus à tenir compte de ce ressenti : si ca coince, c'est peut être que je n'ai pas pris en compte toutes les conséquences qui sont de mon ressort... Je peux passer outre, à mes risques et périls. Mais j'essaie de plus en plus d'en tenir compte, « au plus près », même si quelques fois, c'est trop tard
Au delà de la notion de bien et de mal, c'est peut-être comme ca qu'on avance le mieux dans la Vie... Ceux qui ont joué avec l'eau vive, en faisant du rafting, de l'hydrospeed ou du canoë le savent : il ne sert à rien de lutter contre le courant, vaut mieux s'en servir pour traverser.
En étant à l'écoute de soi d'abord (ce qui n'est aucunement égoïste mais l'expression d'une charité bien ordonnée), et de ce qui nous entoure, on peut passer outre cette notion du bien/mal pour en arriver à la notion de ce qu'il « faut » faire (parce que de toute évidence et de quelque façon qu'on l'observe, c'est l'action juste...)