Citation
Ceci fait allusion à l'un des aspects les plus occultés de la Tradition : la seconde mort, celle de l'esprit ?
Je considère que la vie terrestre n'est pas une fin en soi. Il y a trop de conscience qui peut naître de ces quelques années qui nous sont accordées, pour en rester là, comme au milieu du chemin. Je laisse donc de côté la vision matérialiste voulant faire de ce fait de vie un simple non sens, je trouve que c'est un peu facile de ne pas penser plus loin.
Toute ma démarche dans le domaine vibratoire, m'a convaincu que nous n'étions pas uniquement un assemblage de viande fraîche mais qu'il y avait un autre niveau de réalité qui "animait" cette chair. On pourrait l'appeler "le niveau de l'arc en ciel", tellement il se fait peintre et donne les couleurs à la vie.
Les Théosophes l'appellent le corps astral, les spirites, le périsprit ... Je me demande bien pourquoi ne pas simplement lui donner son nom d'âme qui est finalement bien joli et décrit si bien ce qu'il fait : animer.
Sous cet angle (corps et âme), nous pouvons ainsi concevoir que nous sommes le fruit de la passion de la Terre et du ciel. Nous serions une sorte de marelle avec des cases simples et des cases doubles, un endroit pour que puisse se jouer le jeu.
1... 2 ... 3 ...
Soleil !
...
Hum, hum ...
Ecliptux, tu bouges !
1 ... 2 ... 3 ...
Soleil !
...
Ben alors Evryn, tu joues plus ?
1 ... 2 ... 3 ...
.... Et Il vit que tout ceci était "Viable".
C'est ainsi que Père/Mère (Ciel/Terre), avec les moyens du bord parviennent à effectuer ce petit miracle qui consiste à donner vie à un truc qui tienne la route un minimum, puisse se tenir debout tout seul, un truc non seulement viable mais qui possède également en lui la possibilité de créer du vivant ( à l'image de Père/Mère).
Si ce vivant à créer se bornait à la reproduction, nous serions dans une jolie boucle bien fermée qui ferait de ce Père/Mère une sorte de narcissisme bien stupide.
(Miroir, miroir ... - Oui, c'est toi le plus beau ! Tu veux que je te le chante aussi ?)
J'ai donc opté pour le fait que Père/Mère rêvaient bien plus fort que cela.
Il/Elle en tant que "fontaine de vie", nous fait être, (c'est le point de départ sans lequel il n'y a même pas d'histoire) mais avec la possibilité de naître DE nous-mêmes. Naître à l'Esprit.
Prenons des exemples :
Marius est un beau bébé. Il va grandir, apprendre et "faire" sa vie.
Peut-être ne va -t-il que suivre son programme. Celui qui est inscrit dans ses gênes, et celui qui est inscrit dans le livre de ses pairs/pères. Si on lui demande SON avis, il ne pourra que donner l'avis général parce qu'il aura omis de s'en faire un à lui. Pourtant il vit, mais il ne vit que sur l'élan de départ, et celui-ci ne lui appartient pas, il n'a rien fait pour se faire. Vient l'heure de "rendre l'âme" (çà dit bien ce que çà veut dire !!!). Mais a t-il prévu pour l'occasion une solution de remplacement pour assurer sa propre continuité ? L'aura t-il seulement désiré vraiment ?
A priori on va dire qu'il n'aura jamais osé, alors son destin de mortel est tout tracé. Il ne va pouvoir que rejoindre le Grand Tout dans une Grande Extase. Il va se fondre à nouveau dans l'énergie Père/Mère. C'est le Grand recyclage, c'est là la deuxième mort, la seule, la vraie. Il n'a jamais été autre que Père/Mère, il rentre à la maison, Père/Mère récupère sa propre pâte et se dit qu'il/elle va essayer encore. Ce sera la "résurrection de la chair", et non la "réincarnation de Marius". Marius était un coup pour rien. Il ne reste rien de Marius si ce n'est une page d'écriture sur les grands registres.
Adieu Marius.
Georgette est aussi un beau bébé, elle fait ses nuits très tôt. Elle ne reste pas à quatre pattes pendant mille ans. Son adolescence est un vrai plaisir pour ses parents (!!!). Sa vie, sans être une tornade, est une perpétuelle queste d'elle-même. Elle se veut au-delà de ce qu'on a pensé ou choisi pour elle. Elle vit au milieu des siens, en faisant ce qu'elle peut pour sinon imposer ses convictions, faire en sorte qu'elles n'aient pas moins le droit de citer que les versions officielles des docteurs en bois.
Pas facile d'être UNE au milieu du troupeau bêlant. Le troupeau n'encourage pas ces démarches individualistes. Pour lui, il lui faut un ordre, une discipline, ne voir qu'une tête (tous la même !), péter là où l'on a le cul, et choisir ses options dans les catalogues.
Georgette s'en fou. Ce dont elle rêve n'est pas dans ces catalogues-là !
Elle a toujours été un peu originale cette fille, un peu imprévisible, c'est même pour çà qu'elle fait peur aux hommes. Ah, si seulement elle avait bien voulu mettre un peu d'eau dans son vin.
Mais non, Georgette, elle est toute en couleur, elle est l'ivresse, la gourmandise, la fantaisie, la curiosité. Même quand elle est dans sa cuisine, elle ne peut pas s'empêcher d'avoir envie d'inventer !!!
Elle se demande parfois d'où lui vient tout ce feu qu'elle sent en elle et qui la brûle parfois. Elle se donne des réponses qu'elle tait aux autres, mais elle s'efforce d'être fidèle à elle-même.
Comme tout à chacun, vient sa dernière heure, mais lorsqu'elle considère cette magnifique autoroute tout éclairée qui est celle que la majorité empreinte sans même y penser, elle en vient à se demander s'il n'y aurait pas malgré tout, un petit chemin de traverse, moins éclairé et plus sympa. Un petit chemin sur lequel il y aurait encore une belle aventure à goûter.
Alors elle fait la mort buissonnière.
... Et entre en monde d'Esprit. Là où Georgette peut être. Alors elle se retourne vers Père/Mère et leur dit : "Yessss ! J'ai réussie !!!" Père/Mère se regarde lui/elle même, la larme à l'oeil et dans une grande bouffée d'amour et de tendresse lui souhaite bienvenue à la Vie.
Là, elle y retrouve dans une grande et heureuse surprise, des êtres connus qui, comme elle, ont fait le choix du petit chemin. Certains semblent même sur le départ pour repasser par la fontaine de vie.
- Mais vous êtes fous ! Pourquoi y retourner ?
- Ben, on va quand même pas laisser Père/Mère se taper tout le boulot !!! C'est juste pour donner un petit coup de main ! T'inquiète !!! On se voit plus tard, d'accord ? On a tout NOTRE temps maintenant, tu as compris çà ?
Alors Georgette se dit qu'elle a bien mérité une petite pause. Elle se cale paresseusement dans le transat, réajuste ses lunettes de lumière, et continue de siroter ce merveilleux cocktail de bienvenue.
Demain est un autre jour, ici plus qu'ailleurs ...










