Le revenu d'existence
#1
Posté 04 octobre 2004 à 20:42
Le revenu d'existence
Le Revenu d'Existence a été défendu depuis longtemps par divers économistes mais c'est le dernier mouvement des chômeurs qui lui a redonné toute son actualité en s'appropriant cette revendication à travers l'augmentation des minima sociaux et le droit au revenu. Depuis cette mesure s'impose petit à petit, gagnant de plus en plus de partisans dans tous les milieux.
Le Revenu d'Existence devrait être versé à tous puisque c'est un droit universel, chacun peut y prétendre, mais il n'est pas nécessaire de le verser à ceux qui n'en ont aucun besoin. La caractéristique principale du revenu d'existence, qui le différencie du RMI, est son caractère inconditionnel, ce qui signifie d'abord qu'on peut le cumuler avec un travail. Ce cumul avec un travail rémunérateur est même fortement encouragé (mais sans être obligatoire), l'impôt sur le revenu s'appliquant ensuite progressivement au revenu total (revenu d'existence + revenu du travail). L'autre différence avec le RMI est le caractère individuel du revenu d'existence, donnant l'autonomie à chaque sexe.
Ce n'est donc pas une mesure contre le travail mais, au contraire, une incitation à compléter son revenu, afin de favoriser les activités peu rentables mais agréables, créatives, artistiques ou artisanales, plutôt écologiques (tiers-secteur). C'est une réorientation de la production, une sortie du salariat et du productivisme au profit d'un nouvel artisanat, passage au qualitatif. Il faut faire attention à ce que ce ne soit pas (comme le voudraient certains libéraux avec un revenu d'existence complémentaire trop faible de 1600 F) pour favoriser les travaux stupides et mal payés (qu'il faudra au contraire mieux payer). C'est une question de niveau. Le Revenu d'Existence doit assurer l'autonomie permettant de refuser un travail mal rémunéré mais c'est aussi une subvention de 4000 F aux activités artisanales ou eco-sociales trop peu rentables.
Le Revenu d'Existence a 4 avantages principaux :
Affirmation de la société
C'est rendre les Droits de l'Homme effectifs, comme étant d'abord droits à l'existence. En assurant à tous ses citoyens un revenu minimum, la société affirme son existence de société et son projet politique au-delà de l'économie et du profit. Comme le démontre le dernier Nobel de l'économie, la société est la première richesse. "Au moment où la société découvre qu'elle dépend de l'économie, c'est l'économie qui dépend de la société" disait déjà Debord.
Traitement de la misère
Il n'y a aucune autre solution à court terme pour résorber la misère qu'on a laissée se développer et qui introduit des tensions insupportables dans la société. Tous les appels à la défense du salariat et au travail pour tous sont beaucoup plus utopiques, voire dangereux. Le Revenu d'Existence est réalisable immédiatement à partir du RMI complété par d'autres ressources, en quittant la logique de l'assistance pour une réelle réintégration des exclus. En baissant la pression du chômage et de la misère, c'est la situation de tous les salariés qui en sera améliorée.
Une production plus écologique
Surtout, c'est un nouveau modèle de développement qui va se mettre en place, donnant une égale dignité à tous les choix d'existence et favorisant les projets de développement personnel et artistique, l'artisanat, les professions libérales, le "service aux personnes", le tiers-secteur, la vie associative et citoyenne. C'est une subvention aux activités écologiquement souhaitables (bien supérieure aux emploi-jeunes). C'est l'aspect le pl[B]us positif et qui donne le plus d'espoir dans l'avenir. Une production centrée sur le produit peut remplacer une production guidée par le seul profit.
Adaptation à la flexibilité et aux transformations du travail
Par contre, le Revenu d'Existence n'est pas l'instrument le plus adapté au traitement de la flexibilité qui exige plutôt un "contrat d'activité" (Gorz) incluant les formations dans un cursus professionnel mais le Revenu d'Existence peut bien en être, du moins, la base minimum. Les transformations du travail liées à l'informatique et à un marché planétaire poussent, en effet, à plus de flexibilité pour s'adapter à la demande ainsi que des remises en causes et des formations au long de la vie active. Pour cela le Revenu d'Existence est très insuffisant, tout au plus un dernier garde fou. La modernité du Revenu d'Existence est dans le soutien d'une production plus écologique plus que dans l'adaptation à la déréglementation libérale.
Il faut d'abord assurer un travail salarié au plus grand nombre, le plus rapidement possible, mais la baisse du temps de travail ne peut pas aller dans l'immédiat au-delà de 32 heures, ce qui est par contre absolument nécessaire au plus vite. La baisse du chômage dans un contexte de krach mondial ne sera pas encore suffisante. Il faut explorer aussi toutes les possibilités du contrat d'activité (indemnisant, au Danemark, les périodes d'inactivité choisies au même taux que le chômage, voir Gorz). Le Revenu d'Existence ne fait que compléter et simplifier un arsenal de mesures organisant le travail de la société et protégeant de la misère. Car ce n'est pas la fin du travail, mais peut-être la fin d'un productivisme effréné, peut-être la fin de l'humiliation d'un travail dominé.
Le montant est objet de débats, mais ne devrait pas être inférieur à 4000 F, comme le réclament aussi quelques libéraux. Le mouvement des chômeurs (AC!) revendique le SMIC comme revenu garanti. Les mécanismes de financement sont multiples mais réalistes (du moins jusqu'à 4000 F actuellement) comme l'admettent la plupart des économistes.
Intervention à Lamoura, le 28/08/98
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La répercussion du revenu d'existence sur le coût du travail dépend du financement retenu. Il n'est pas aussi évident qu'on le soutient actuellement que le coût de la main-d'oeuvre doit absolument baisser. Une main-d'oeuvre élevée favorise la qualification et l'automatisation, ce que nous devons soutenir et pas seulement parce qu'on gagne ainsi en compétitivité (Duboin aussi avait commencé par vouloir taxer les machines avant de s'y opposer).
Il doit être bien évident que la proposition libérale s'oppose complètement à la proposition progressiste. Ainsi les 1500 F des libéraux, insuffisants pour vivre, sont destinés à rendre possibles des travaux très mal payés (working poor). Au contraire, en se rapprochant du SMIC, le revenu d'existence doit détourner des emplois mal payés et non créatifs, mettant au premier plan le travail comme épanouissement et projet collectif (un emploi c'est un droit) ou bien exigeant un salaire à la mesure de la peine. Le montant du revenu d'existence est fonction du rapport social et du moment économique, il n'est pas décidé une fois pour toute et il vaut mieux se ménager des étapes.
Le revenu d'existence est dit inconditionnel, il ne peut être réservé seulement aux "pauvres" mais il est inutile aux "riches", immédiatement récupéré par l'impôt. Il y a différentes versions de l'inconditionnalité (faible ou forte). Il vaut mieux commencer par une version faible, c'est-à-dire ne s'appliquant pas à tout le monde, et il faut même commencer immédiatement par l'augmentation des minima sociaux. L'inconditionnalité a le sens précis que nul n'est forcé à travailler en contrepartie du revenu d'existence mais surtout, et c'est le plus difficile, que nul n'est empêché de travailler, au contraire chacun étant encouragé à une activité socialement utile rémunérée. Il ne faut pas que le revenu de base disparaisse dès qu'on gagne un peu plus que le minimum, il doit être "additif". C'est le point le plus important puisqu'il doit déboucher sur une production plus écologique mais un bon écologiste juge aux résultats, il faudra donc piloter le revenu d'existence pour qu'il remplisse au mieux tous ses objectifs sans prétendre tout savoir a priori.
Il ne me semble pas pensable d'imaginer une société écologique sans revenu d'existence. C'est l'argument écologique qui est déterminant pour moi, la sortie du salariat (et pas la fin du travail malgré les regrets de Robert Castel pour le paradis perdu du fordisme à la chaîne). Il faudra prendre d'autres mesures encore pour assurer à tous un emploi et une place dans la société mais on devrait se rendre compte que cela vaut bien mieux que les déplorables expériences comme les emplois-jeunes ou les associations de réinsertion entre autres (je reviens d'une réunion de chômeurs...)
Bien qu'au final cela peut sembler être la même chose, il faut distinguer ce qu'on appelle Revenu d'Existence, de ce qu'on appelle Allocation Universelle. Selon le terme choisi la stratégie au moins sera différente. Ainsi l'Allocation Universelle souligne l'aspect universel (ce qu'on appelle inconditionnalité forte), simplificateur et rationnel, économiste enfin. C'est pour cela qu'on peut commencer à mettre en place une allocation universelle même de 200 F, passant par étape au niveau possible actuellement (3000-4000 F). Pour moi ce qui importe c'est d'abord que le Revenu d'Existence assure le minimum décent, qu'il réintègre les exclus, permette un travail et un développement plus humain en changeant nos modèles périmés qui ont atteints leurs limites. C'est pourquoi ma priorité c'est l'augmentation des minima sociaux et leur cumul avec un salaire (mesure déjà mise en place, de manière bien insuffisante, dans la loi sur l'exclusion - on attend toujours les décrets). Il faut que l'existence soit assurée, puis l'étendre au plus grand nombre dans un deuxième temps (c'est ce qu'on appelle inconditionnalité faible). On ne peut même pas dire que ce n'est qu'une différence de stratégie pour aboutir au même but car rien ne s'oppose à ce que des aides spécifiques complètent le Revenu d'Existence, ce qui semble exclu par définition dans l'Allocation Universelle. L'écologie se réclame de l'universalité mais en se distinguant nettement d'un universalisme abstrait par l'intégration de la diversité locale dans le global. Le simplisme rationalisateur de la technique est l'opposé du foisonnement de la vie (il semble qu'une application plus intéressante de l'allocation universelle soit de distribuer directement aux populations l'aide aux pays pauvres sous forme de revenu individuel).
Il faut expliquer aussi la différence entre le revenu "additif" et le revenu "substitutif". Le revenu additif vient en plus du salaire gagné (thèse défendue par les libéraux avec des allocations universelles faibles de 1800 F), le revenu substitutif remplace un salaire et disparaît quand on gagne sa vie. C'est la thèse défendue par Lipietz dans sa postface avec un niveau de 3000 F si j'ai bien compris. Seulement comme l'intérêt du RE est de pouvoir se cumuler avec un autre revenu, Alain trouve le compromis d'appliquer le RE au pro rata du temps de travail et de verser 1/2 RE aux travailleurs à mi-temps. Si je peux avoir une opinion en l'affaire, je suis pour l'augmentation de 1500F des minima sociaux, donc je mets le RE à 4000 F mais je le maintiens en plus de la rémunération pour les activités à développer durablement comme le tiers secteur, le soin aux personnes, les artisans, les artistes, jusqu'à un certain niveau de ressources et pondéré par l'impôt. En clair, c'est une subvention de 4000 F à des activités écologiquement souhaitables. Pour moi l'intérêt principal est la réorientation de la production, c'est donc un pilotage des deux logiques additives et substitutives qui doit obtenir les meilleurs résultats, loin d'une simple allocation universelle aveugle à ses effets .
La plupart des critiques contre le Revenu d'Existence ont la forme du sophisme "Le travail est obligatoire car le travail c'est la liberté" (René Clair). On ne répétera jamais assez que le Revenu d'Existence n'est pas la fin du travail mais la possibilité d'un travail libéré. Le Revenu d'Existence donne les moyens à une activité d'exister, au contraire du RMI actuel. Il s'agit de tenir compte du fait que le travail est devenu désormais désirable, lien et position sociale, et non plus cette contrainte qu'il était encore au temps tellement regretté du salariat fordiste. Mais il ne suffit pas de souhaiter donner à tous le statut de salarié, mieux vaut donner à chacun les moyens de trouver sa place. Pourtant le plus difficile, sans doute, est de faire son deuil de l'illusion que le revenu est la juste contrepartie méritée d'un travail effectif, qui justifie notre existence à nos yeux (gagner sa vie), alors que la réalité est plutôt que le revenu dépend largement de la position sociale, voire de la chance, beaucoup plus que de la productivité ou qu'une "valeur objective". Les chômeurs et les exclus qui ont droit à l'existence, ne "profitent" pas de l'assistance de la société, ils payent durement leur exclusion par la société.
Source : http://perso.wanadoo...ic/revenuex.htm
#2
Posté 04 octobre 2004 à 20:57
je sais pas si c'est économiquement viable, mais je pense que ca vaudrai le coup de tenter l'aventure.
J'aime beaucoup l'idée que ca soit inconditionnel... c beaucoup plus juste comme ca.
Ceux qui bossent pourront plus raler contre les "profiteurs"...
On ne pourras plus prétexter qu'on est obligé de voler / dealer ou autres crimes pour survivre.
ect...
C'est vraiment une super idée !
Ce message a été modifié par yoananda - 04 octobre 2004 à 21:03.
#3
Posté 05 octobre 2004 à 11:22
Ce message a été modifié par juin - 05 octobre 2004 à 11:26.
#4
Posté 05 octobre 2004 à 11:31
#5
Posté 06 décembre 2006 à 18:09
Ce topic sur le Revenu d'Existence me semble très intéressant et très important pour rendre la Dignité à la population mondiale
Quelqu'un a t'il des nouvelles ? Y a t'il des avancées depuis Octobre 2004 ?
« Les malentendus sont des problèmes qu'il vaut mieux résoudre » ZasTaLa « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie. » William Shakespeare
#6
Posté 06 décembre 2006 à 18:21
#7
Posté 06 décembre 2006 à 19:42
Calcule 6.000.000.000 d'individus x 1.000.000.000 et demandes toi si c'est possible ou non.
Sachant qu'ici par ex. c'est la vie de travail d'un cadre moyen ou 2 fois celle d'un smicard.
Où est l'erreur? Et pourquoi 1 million 500 mille milliards d'euros ce qui est rien par rapport aux dépenses colosssales de l'armée US + bcp d'autres en "pure perte" pour la plupart et profit maximal à teneur exponentielle pour quelques uns?
Yfsee
#8
Posté 06 décembre 2006 à 21:07
Le revenu d'existence me fait assez penser aux distributeurs automatiques de nourriture pour animaux d'élevage. Chacun recevra la même somme d'argent et achètera la même nourriture chimique dans les mêmes magasins.
On n'est pas très loin de l'élevage industriel d'humains...
#9
Posté 06 décembre 2006 à 22:59
Mon lien
#10
Posté 06 décembre 2006 à 23:09
Si c'est adopté, je cesse immédiatement de travailler pour me consacrer au jardinage bio et à la lecture/relecture de tout ce qui s'est publié en SF depuis les origines... Et puis qui sait à quoi encore ..? J'espère que tout le monde n'aura pas la même idée.
Chouette, j'appuie l'initiative !
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#11
Posté 06 décembre 2006 à 23:33
Michael peux tu me dire ou c'étais ?
Surement au VVF = Village de Vacances de Lamoura ou ce tiens tous les ans le Congrès des Verts ....
Merci d'avance
Ce message a été modifié par Chercheur de vérités - 06 décembre 2006 à 23:35.
#12
Posté 07 décembre 2006 à 18:58
Citation
Dans un monde dans lequel nous vivons , croyez-vous vraiment qu'un revenu d'existence puisse etre appliqué ?! Yves Cochet l'avait dans son programme mais il n'est pas passé en tete des verts .
Oui, je crois que le revenu d'existence peut-être appliqué dans notre monde.
Pour que celà se réalise il faut informer la population mondiale de leur droit de vivre dignement et leur devoir de participer à la Co-gestion de ce monde.
Merci de parler d'Yves Cochet, je ne le connaissais pas.
Voici ce qu'il dit sur le revenu d'existence :
Citation
La réorientation de nos modes de production et de consommation s’accompagnera de nombreuses reconversions professionnelles. Face à la discontinuité de l’emploi, les possibilités des plus défavorisés seront garanties par un revenu d’existence élevé, universel, inconditionnel et individuel. Les sociétés de sobriété sont des sociétés solidaires : la sécurité sociale est pensée à partir de la personne et non du poste de travail ; « un revenu pour tous » est la réponse politique au moyen de laquelle chacun peut se libérer de la crainte d’être exclu, chacun peut construire son parcours. La conversion écologique et solidaire de l’économie offrira les emplois permettant au plus grand nombre d’ajouter un salaire à son revenu d’existence. Le partage du travail et des revenus réduira le chômage et accroîtra la solidarité, tandis que des dizaines de milliers d’emplois seront crées par la politique de sobriété (ex : isolation de l’habitat ancien) et l’économie sociale et solidaire. Cette mutation requiert aussi une évolution en profondeur de nos systèmes d’éducation et de santé, vers des politiques plus décentralisées, plus participatives, plus transversales. La crise de nos banlieues, la montée du racisme, la dérive vers l’extrême droite des forces conservatrices de ce pays, le productivisme d’une partie de l’ancienne gauche révèlent le malaise de la société française. Pour y répondre, nous affirmons nos valeurs de solidarité et de tolérance, de respect et de dialogue.
Le revenu d’existence est universel, reçu par tous sans plafond de ressources, mais imposable et donc entièrement récupérable sur les riches par la fiscalité. Il est individuel, il permet l’indépendance de chacun, notamment des jeunes, par rapport à sa famille. Il est inconditionnel, il réalise le découplage entre travail et revenu, sans contrepartie de l’un sur l’autre. Il est cumulable avec un revenu du travail, c’est la fiscalité qui effectue la dégressivité automatique. Il est versé en liquide, son affectation est de la responsabilité de chaque personne. Il est insaisissable sur compte bancaire. Le revenu d’existence est de niveau élevé, de l’ordre des deux tiers du SMIC. Il se substitue à la plupart des minima sociaux et aux allocations familiales, logement, minimum retraite, mais non aux protections de la sécurité sociale. Il est financé par la récupération des minima et allocations auxquels il se substitue, ainsi que par des prélèvements à large assiette (réforme de l’IRPP) et des taxes sur l’utilisation des ressources non renouvelables.
Etablir un revenu d’existence. Aller vers les 32 heures et la semaine de quatre jours. Encadrer le statut de stagiaire. Moduler la durée légale du travail à partir de 55 ans. Rendre l’IRPP plus progressif. Asseoir la taxe d’habitation sur le revenu du ménage. Etudier la fusion de la CSG et de l’IRPP. Introduire l’empreinte écologique dans le calcul de la taxe professionnelle et de la taxe foncière bâtie.
Soutenir les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Favoriser l’épargne solidaire. Promouvoir la conversion en SCOP. Redéfinir les services publics dans le cadre de la politique de sobriété et de solidarité. Renforcer le tissu des PME. Développer l’artisanat et le commerce de proximité.
http://www.yvescoche...?id_article=341
J'ai vu aussi que le Communiqué d’Avenir Solidaire en parle :
"Avenir Solidaire est un organisme politique, fondé pour rassembler les personnes de bonne volonté et de bon sens, qui veulent construire la paix et une plus grande fraternité par la coopération et le partage plus équitable des richesses."
................ ..................... ...................
http://www.onnouscac...hl=revenu vital
http://www.avenir-so...3?id_rubrique=2
Je suis persuadé que si la majorité de la population s'implique et soutient cette belle initiative, le revenu d'existence et d'autres projets de Vie
Citation
........................................................................
Il est quand même permis de rêver ; et je rejoindrai Yfsee-Mee dans son développement. Les entreprises payent pas mal de charges, et l'argent de ce revenu d'existence, il faut bien le trouver quelque part. Alors où ?.............
Bonne question Fleur de Diamant.
YFSEE-MEE a déjà donné la réponse en partie :
Citation
...............................................................
Où est l'erreur? Et pourquoi 1 million 500 mille milliards d'euros ce qui est rien par rapport aux dépenses colosssales de l'armée US + bcp d'autres en "pure perte" pour la plupart et profit maximal à teneur exponentielle pour quelques uns? ............
L'argent est dépensé énormément ( je ne sais pas exactement mais sûrement plusieurs milliers de milliards ) dans la destruction, dans la mort: armées, armement (fusil,grenades,bazooka, mines...), bombes-nucléaires, avions militaires, missiles, sous-marins, porte-avions, chars, drones, .....
L'argent publique est aussi dépensé énormément (plusieurs milliards) dans les systèmes d'écoute, d'espionnage, de contôle de la population mondiale : micropuces, Système échelon (la grande oreille http://www.futura-sc...ossier492-3.php, ...), etc...
L'argent publique est aussi détourné pour d'autres mauvais usages : construction d'énormes villes souterraines top secrètes, des prisons secrètes, des projets secrets .... ..... ....
Tout cet argent peut-être réorienté vers le bien-être de la population.
La question est comment la population peut-elle faire ?
Une des réponses est d'abord de bien s'organiser.
Ce message a été modifié par ZasTaLa - 07 décembre 2006 à 19:11.
« Les malentendus sont des problèmes qu'il vaut mieux résoudre » ZasTaLa « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie. » William Shakespeare
#13
Posté 07 décembre 2006 à 19:07
Mais ce jour je ne l'attend plus ... ou du moins si mais si tout ça disparait je ne pense pas que la société comme nous la connaissons existera toujours .
#14
Posté 07 décembre 2006 à 19:40
Tu donnes trop de pouvoir au minorité qui contrôle les peuples.
C'est vrai que cette minorité au pouvoir a la richesse de l'argent, des armées, des milices, des scientifiques, plusieurs hommes politiques,... et gouvernements qui les servent.
Ils ont même le soutien d'une partie de la population qu'ils ont réussi à tromper.
Toutefois si cette minorité réussisse à manipuler et contrôler ce monde et d'autres c'est parce qu' à certains niveaux ils sont réunis et soudés : c'est leur Union qui fait leur force, seul chacun d'eux est aussi vulnérable que toi ou moi.
Il ne faut pas tomber dans le désespoir ni dans l'attente.
Au contraire il faut entretenir la flamme de l'espoir et oeuvrer selon notre inspiration.
« Les malentendus sont des problèmes qu'il vaut mieux résoudre » ZasTaLa « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie. » William Shakespeare
#15
Posté 07 décembre 2006 à 20:01
Et je ne pense pas que l'idée du peuple libre de l'esclavage moderne ( le travail salarié ) leur plaise particulièrement . Si le peuple n'est plus occupé , il va pouvoir devenir apte à voir le mensonge .
#16
Posté 08 décembre 2006 à 15:58
napo, le Mercredi 06 Décembre 2006 à 21h07, dit :
Le revenu d'existence me fait assez penser aux distributeurs automatiques de nourriture pour animaux d'élevage. Chacun recevra la même somme d'argent et achètera la même nourriture chimique dans les mêmes magasins.
On n'est pas très loin de l'élevage industriel d'humains...
Et un jour, on en prend certains et on les met dans des cirques pour amuser les autres, on leur impose des défis de plus en plus obscènes et offensants mais la foule aime çà... et un jour, on les met à mort en live !
Faut être pragmatique, mieux vaut le revenu d'existence que faire la manche, braquer le voisin ou se prostituer mais quand même, dans le sain contexte où nous évoluons, çà fait songer à ce pain qui était distribué gratuitement à la population durant les derniers temps de la Rome antique...
Combien tu prends pour l'amour ?
#17 luimeme
Posté 08 décembre 2006 à 20:37
Citation
(et bonne comparaison avec rome ! )
être sans ressources ça arrive,
après c'est un problème de dignité et de caractère.
j'ai jamais fait la manche,je le ferais jamais;
je ferais jamais de la prostitution (suis un homme,hideux en +
mais braquer non (veut dire armer) plutôt voler ,oui,je volerais,
même en cas d'arrestation je garderais tête haute à un juge.
mais il reste le jardinage,la pêche,la chasse,la cueillete,
le troc,le travail au noir, la débrouille....d'ici là....
un revenu d'existence dans un monde de fric,tant qu'il existera.
mais si on construit un nouveau monde SANS FRIC !
c'est une obligation le fric dans l'univers ???
alors ? des questions ?
#18
Posté 08 décembre 2006 à 21:43
ça serait vraiment le pied mais pas applicable pour le moment avec la mentalité des gens. A appliquer dans le cadre d'un post-apo par des gens de bonne volonté.
#19
Posté 21 mars 2011 à 00:52
Ce message a été modifié par I khan - 21 mars 2011 à 00:54.
#20 Khalifa HARSIESIS
Posté 21 mars 2011 à 03:51
I khan, le 21 mars 2011 à 00:52, dit :
Voir le sujet : http://www.onnouscac...post__p__357831
#21
Posté 21 mars 2011 à 16:19
Khalifa HARSIESIS, le 21 mars 2011 à 03:51, dit :
Voir le sujet : http://www.onnouscac...post__p__357831
#22
Posté 25 mars 2011 à 01:26
il est de 1000 euros mensuel.
Plus d'infos ici.
Ce message a été modifié par YAmA - 25 mars 2011 à 01:26.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.
#23
Posté 13 avril 2011 à 15:48
YAmA, le 25 mars 2011 à 01:26, dit :
il est de 1000 euros mensuel.
Plus d'infos ici.
Tu peux en dire plus sur ce sujet, j'ai cherché des infos online mais je ne trouve rien de pertinent en français, a part la multitude de liens dans toutes les langues relatant ce qui est ecrit sur le lien que tu as posté.
De quoi s'agit il concrètement ?










