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Le cas Buttiglione


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1 réponse à ce topic

#1 ZeH

ZeH

    Chercheur d'embrouilles

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Posté 13 octobre 2004 à 21:23

En son temps Berlusconi avait déclaré que l'Islam était rétrograde vis à vis du Christianisme....  hum hum   :-?

Le cas Buttiglione provoque un scandale en Italie


Le gouvernement Berlusconi vole au secours du futur commissaire.

Rome de notre correspondant

"Tout est clarifié." Silvio Berlusconi a accueilli avec satisfaction les déclarations du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui, depuis Londres, mardi 12 octobre, a renouvelé sa confiance à Rocco Buttiglione, "un homme très capable".

Le président du conseil italien espère qu'ainsi sera clos un chapitre durement ressenti par son pays. Le vote négatif de la commission des libertés publiques du Parlement européen contre le commissaire désigné par le gouvernement italien avait été qualifié de "gifle à l'Italie" par l'ensemble de la presse transalpine.

Les membres de la commission avaient rejeté la nomination de M. Buttiglione au poste de commissaire à la justice, la liberté et la sécurité après ses propos sur l'homosexualité, qualifiée de "péché", et sur la place des femmes dans la société. Ce proche de Jean-Paul II, membre de l'association catholique conservatrice Communion et libération, avait estimé, lors de son audition devant les parlementaires européens, le 5 octobre, que "la famille existe pour permettre à la femme d'avoir des enfants et d'être protégée par son mari".

"Ce vote sans précédent (...) est un mauvais début, en termes politiques, pour l'assemblée de Strasbourg", avait aussitôt réagi M. Berlusconi, pour qui "la mise en cause de la liberté de conscience et d'opinion d'un commissaire de formation et de confession catholiques, et la contestation de la distinction laïque qu'il a faite entre morale et loi, entre morale et droit, a des relents intégristes, voire obscurantistes". La quasi-totalité des dirigeants de la majorité de centre droit a dénoncé "un vote anticatholique".

Franco Frattini, le ministre des affaires étrangères, fait partie des rares à souligner, mercredi 13 octobre dans le Financial Times, "une attaque contre le gouvernement Berlusconi". Dans l'entourage du président du conseil italien, on soulignait plutôt une offensive idéologique de "ceux qui se sont déjà opposés à la référence aux racines chrétiennes de l'Europe dans le préambule de la Constitution".

Pour l'éditorialiste de La Stampa, l'incident traduit "l'aversion éprouvée en Europe pour Silvio Berlusconi, pour un certain militantisme catholique soupçonné de fondamentalisme et pour le soutien de l'Italie à la politique du président américain George Bush".

"PLAISANTERIE MALHEUREUSE"

Dans un entretien au quotidien romain Il Messagero, mardi 12 octobre, M. Buttiglione s'est dit victime d'un "lobby" animé par "des préjugés contre ses convictions morales et religieuses". "Une conscience que je ne troquerai pas contre un fauteuil", a-t-il insisté plus tard.

Malgré les apaisements procurés par les déclarations de M. Barroso, le cas Buttiglione a dégénéré en une énorme polémique de politique intérieure, mardi, à cause d'un commentaire du ministre chargé des Italiens dans le monde. "Pauvre Europe : les enculés sont majoritaires", a affirmé dans un communiqué Mirko Tremaglia, 78 ans, membre d'Alliance nationale (AN) et ancien du parti post- fasciste MSI.

"Les journaux parlent de "lobby des gays'', j'ai simplement utilisé la même formule, mais en la traduisant en italien", a-t-il tenté de se justifier face au tollé général. Son ancienne camarade de parti, Alessandra Mussolini, aujourd'hui dirigeant d'une petite formation d'extrême droite, Alternative sociale, a été l'une des premières à demander sa démission, à l'unisson de toute l'opposition de centre gauche. Pour M. Buttiglione, "il a exagéré", tandis que Stefania Prestigiacomo, la ministre chargée de l'égalité des chances, n'y a vu qu'"une plaisanterie malheureuse, sans intentions discriminatoires".

Au-delà de cette tourmente intérieure, les observateurs retiennent que M. Buttiglione sera vraisemblablement confirmé dans ses fonctions, mais que, dans l'exercice de son mandat de commissaire chargé des questions de justice et d'immigration, il souffrira de ce "péché originel". Selon La Republica, le futur commissaire restera "diminué dans sa crédibilité politique", et il pourrait même s'avérer être "un canard boiteux, un poids pour le président de la Commission".

Jean-Jacques Bozonnet
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 14.10.04

le monde.fr
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#2 ZeH

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Posté 16 octobre 2004 à 13:15

samedi 16 octobre 2004, 14h01
Italie: nouvelle polémique autour de M. Buttiglione

ROME (AP) - Une nouvelle polémique agite l'Italie au sujet de propos tenus, cette fois sur les mères célibataires, par le ministre italien aux Affaires étrangères, Rocco Buttiglione, déjà au centre d'un débat à l'Union européenne après des commentaires sur l'homosexualité et les femmes. L'intéressé, un catholique proche du pape Jean Paul II, assure que ses commentaires ont été sortis de leur contexte.

Alors que le "Corriere della Sera" titrait samedi "Buttiglione contre les mères célibataires", avec la citation suivante: "Les enfants qui n'ont que leur mère et pas de père sont les enfants d'une mère pas très bonne", le ministre a déclaré qu'il voulait en réalité établir un parallèle entre les relations Etats-Unis/Europe telles que décrites par un professeur et celles d'une famille avec père et mère.

"Je parlais des relations entre les Etats-Unis et l'Europe, certainement pas des mères célibataires, qui ont tout mon soutien", a-t-il expliqué, cité par l'agence de presse italienne ANSA.

Rocco Buttiglione maintient en revanche son avis sur l'homosexualité, un "pêché" selon lui, bien qu'il lui ait valu le rejet par les députés européens de sa candidature au portefeuille de la Justice et des libertés au sein de la Commission de Bruxelles. "Je suis en paix avec ma conscience", a-t-il dit vendredi.

Le Parlement votera à la fin du mois sur l'investiture de l'exécutif de l'Union européenne. AP
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.