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[Inquiétudes] Rechercher son maître...


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19 réponses dans ce topic

#1 Elegyr

Elegyr

    Demain sera merveilleux !

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Posté 22 octobre 2004 à 22:33

Bonjour, bonsoir ^^


Je trouve cela extraordinaire que certains de mes coreligionnaires occidentaux aient pu s'arracher de leur milieu, de leur culture, pour aller accomplir une retraite en une terre si lointaine, au sein d'une "philosophie" si étrangère à l'esprit occidental, loin, si loin, dans les Himalaya, sur le toit du monde...

Pour ce qui me concerne, il n'y a que trois éléments qui minorent mon désir de m'investir dans la voie ouverte par le bouddhisme, cette voie si souriante par ailleurs, si simple, si épurée aussi… Ce sont les rites, l'étude du dharma et la langue tibétaine.

Je ne veux apprendre ni l'hindi ni le tibétain. Question de sens pratique. Je maîtrise déjà le Français et l'Anglais, je consentirais bien évidemment à "baragouiner" quelques mots et quelques phrases pour me faire comprendre dans l'une et l'autre langue, mais de là à entamer un apprentissage approfondi de ces deux langues (riches sans aucun doute), il y a là toute une démarche d'acclimatation culturelle dont je voudrais me dispenser (pour aller 'droit au but', si je puis me permettre l'expression).

Je ne désire pas davantage étudier la doctrine que j'ai – plus ou moins sérieusement – étudiée dans des livres traduits en Anglais ou en Français, car j'en ai plutôt assez de l'intellectualité (j'ai 8 ans de philosophie derrière moi). Ce sont plutôt la méditation, l'action, l'ascèse et la danse qui m'interpellent et mobiliseraient toute mon énergie.

Je ne souhaite pas enfin m'encombrer de formes ritualisées (quoique j'en comprenne la fonction) ; là encore pour des considérations pragmatiques. L'expression libre et jaillissante d'une spiritualité combative, est-ce possible, utopique, décalé, dans ces terres si lointaines de l'Himalaya ?

Et pourtant, je 'sais' intuitivement que, quelque part sur le toit du monde, il y a un lieu, un maître, une petite maisonnette de pierre et de bois, sur un flanc de vallée sans arbre, pierreux, à des kilomètres de tout, où je dois me rendre. J'ai vu trois fois ce lieu en rêve (semi-astral), et quant au maître en question, il avait le crâne rasé et m'appelait d'ailleurs "son fils". C'est un peu comme si une partie de mon cœur est quelque part à l'est ou à l'ouest du Népal, mais comme les indices sont minces… C'est comme chercher un Yak à trois cornes dans une montagne de foin :euh: !

Je sais que mon voyage là-bas ne serait qu'une simple étape, un tremplin vers d'autres horizons, mais plus j'avance en âge (j'ai 28 ans), et plus ce désir s'impose comme une étape fondamentale et incontournable de ma vie. Mais en tant qu'occidentale, n'aurais-je pas trop à souffrir du climat ? du froid, de la mousson ? de l'hygiène ? du décalage culturel massif ?

Et pour ne pas avoir à dépendre de qui que ce soit, combien dois-je mettre de côté ? Je me suis fixée une somme de départ de 15000€  (100 000Fr) pour partir l'esprit "serein", mais est-ce trop, juste ce qu'il faut, un peu juste ? (Disons pour y crapahuter 3 ans, voire 4, avec une vie relativement frugale... Je ne vais pas y faire du tourisme.) Dans mon esprit, l'argent servirait surtout à engager des guides, me payer un peu de thé, quelques fruits, de l'eau ; faire quelques séjours ici et là, en monastère surtout, et chercher (en marchant) jusqu'à ce que je trouve ce maître. Pas vraiment la grande vie, comme vous le voyez.

Est-ce du domaine du possible ? (Trouver un maître à partir de ces quelques éléments, si maigres...)
Quels conseils pratiques auriez-vous à me donner ?
Le bouddhisme tibétain, cela vous inspire quoi ? (Tradition Kagyu - les bonnets jaunes, je crois)
Vous avez l'expérience de l'Himalaya indien, népalais, tibétains ? Venez m'en parler, vous me combleriez !    :)


Amicalement vôtre,


Marie.

#2 Trintawak

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Posté 22 octobre 2004 à 23:23

Salut Marie,

j'ai noté de nombreux paradoxes dans ce que tu dis :

Citation

Pour ce qui me concerne, il n'y a que trois éléments qui minorent mon désir de m'investir dans la voie ouverte par le bouddhisme, cette voie si souriante par ailleurs, si simple, si épurée aussi… Ce sont les rites, l'étude du dharma et la langue tibétaine.
Euh si tu refuses les rites et l'étude du dharma alors tu ne pourras jamais être bouddhiste. C'est comme si tu disais que tu voulais devenir catholique mais sans te faire batiser... Tu dis qu'il n'y a que ces trois points, alors deux d'entre eux sont les principaux, ça va pas être facile pour toi !

Encore ici :

Citation

Je ne souhaite pas enfin m'encombrer de formes ritualisées (quoique j'en comprenne la fonction) ; là encore pour des considérations pragmatiques. L'expression libre et jaillissante d'une spiritualité combative, est-ce possible, utopique, décalé, dans ces terres si lointaines de l'Himalaya ?
Si tu cherches ton maître, et si tu le trouves, tu devras faire ce qu'il te dit, point. Ton discours est celui d'une newage qui n'aime pas les contraintes, je n'ai rien contre ça, sauf que là bas c'est pas vraiment ce que tu vas rencontrer... Sur le "toit du monde", ils suivent une tradition, donc des pratiques ritualisées et structurées. "L'expression libre et jaillissante d'une spiritualité combative", ça veut dire quoi juste ? Tu crois que c'est compatible avec l'esprit des monastères tibétains ?

Encore, tu dis que tu veux y rester 3 ou 4 ans, mais que tu ne veux pas apprendre la langue. Et si tu trouves ton maître, mais qu'il ne parle pas un mot d'anglais, tu auras l'air fin si tu ne pourras pas comprendre ce qu'il te dira.
Je ne saisis pas pourquoi tu fais un tel blocage avec la langue et la culture de là bas. Tu sais en général ceux qui viennent quelque part sans se soucier des particularités locales, ce sont bien les touristes, même tu te défends de vouloir l'être...

Une dernière chose, je constate que tu manques grandement de foi ! Quelqu'un qui "sait" ce qu'il doit faire, même si ça paraît fou et irréaliste, doit se lancer. Si tu commences à te demander "est ce que j'ai asssez d'argent ? Est ce que c'est possible ? qu'est ce qu'en penses les autres ?" tu doutes de la voie qui t'a été montrée.

Mais puisque d'un autre côté tu sembles sûr de devoir y aller, commence dés maintenant à t'y préparer, psychologiquement et matériellement. Et lorsque tu "recevras" le signal pour partir, il ne te restera plus qu'à t'envoler, tout sera déjà prêt pour ce moment.

Avant cela, je vois que tu as beaucoup de blocages qu'il serait souhaitable que tu dissolves avant de faire tes valises. Si tu gardes cette mentalité occidentale trop figée, tu risques de ne pas aimer ce que tu vas vivre là bas...

Aie l'esprit plus léger, plus souple, plus confiant, et tout se passera beaucoup mieux ;-)
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#3 Elegyr

Elegyr

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Posté 22 octobre 2004 à 23:49

Citation

Salut Marie,

j'ai noté de nombreux paradoxes dans ce que tu dis :

Citation

Pour ce qui me concerne, il n'y a que trois éléments qui minorent mon désir de m'investir dans la voie ouverte par le bouddhisme, cette voie si souriante par ailleurs, si simple, si épurée aussi… Ce sont les rites, l'étude du dharma et la langue tibétaine.
Euh si tu refuses les rites et l'étude du dharma alors tu ne pourras jamais être bouddhiste. C'est comme si tu disais que tu voulais devenir catholique mais sans te faire batiser... Tu dis qu'il n'y a que ces trois points, alors deux d'entre eux sont les principaux, ça va pas être facile pour toi !

Mais je n'ai pas dit (enfin, je ne crois pas) que je voulais devenir bouddhiste. Aussi lumineuse que me paraisse cette philosophie par ailleurs. Je m'y intéresse, tout en sachant que je ne m'investirai pas dans sa pratique ou dans son étude. Le paradoxe serait plutôt : un maître, oui; bouddhiste, soit; mais avec une disciple qui ne souhaite pas entrer dans quelque doctrine que ce soit.
Alors new age ou pas, ce n'est pas trop la question. Le moulin à prière bouddhiste ne me tente pas plus qu'un rosaire chrétien...

Citation

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Je ne souhaite pas enfin m'encombrer de formes ritualisées (quoique j'en comprenne la fonction) ; là encore pour des considérations pragmatiques. L'expression libre et jaillissante d'une spiritualité combative, est-ce possible, utopique, décalé, dans ces terres si lointaines de l'Himalaya ?

Si tu cherches ton maître, et si tu le trouves, tu devras faire ce qu'il te dit, point. Ton discours est celui d'une newage qui n'aime pas les contraintes, je n'ai rien contre ça, sauf que là bas c'est pas vraiment ce que tu vas rencontrer... Sur le "toit du monde", ils suivent une tradition, donc des pratiques ritualisées et structurées. "L'expression libre et jaillissante d'une spiritualité combative", ça veut dire quoi juste ? Tu crois que c'est compatible avec l'esprit des monastères tibétains ?

C'est justement la question que je pose :-? . Et puis les monastères... en tant qu'hôte, pour de courtes périodes, pas tellement en tant que pratiquante patentée.

Citation

Encore, tu dis que tu veux y rester 3 ou 4 ans, mais que tu ne veux pas apprendre la langue. Et si tu trouves ton maître, mais qu'il ne parle pas un mot d'anglais, tu auras l'air fin si tu ne pourras pas comprendre ce qu'il te dira.

Heu, on parlait en anglais dans mes rêves...  

Citation

Je ne saisis pas pourquoi tu fais un tel blocage avec la langue et la culture de là bas. Tu sais en général ceux qui viennent quelque part sans se soucier des particularités locales, ce sont bien les touristes, même tu te défends de vouloir l'être...

Rhaaaaaa.... Je dois m'exprimer très mal. Je ne veux pas entamer une démarche (de très longue haleine) qui consisterait à approfondir et maîtriser ces deux langues. Bien que je consente par ailleurs à les baragouiner pour pouvoir demander mon chemin. Ce n'est pas une question de blocage, mais une question de priorité.

Citation

Une dernière chose, je constate que tu manques grandement de foi ! Quelqu'un qui "sait" ce qu'il doit faire, même si ça paraît fou et irréaliste, doit se lancer. Si tu commences à te demander "est ce que j'ai asssez d'argent ? Est ce que c'est possible ? qu'est ce qu'en penses les autres ?" tu doutes de la voie qui t'a été montrée.

Oui. J'ai aussi l'humilité d'écouter et de solliciter l'expérience d'autrui, et de ne pas partir bille en tête, de ne pas foncer tête baissée dans une pays totalement inconnu.

Ce message a été modifié par Marie - 23 octobre 2004 à 00:00.


#4 Trintawak

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Posté 23 octobre 2004 à 00:17

Pour moi la grande question est : "sens tu cet appel au fond de toi, cette joie qui te fait vibrer ?"
Si la réponse est oui, alors arrête de tergiverser ;-)
Il y a une différence entre être "humble" et être "inquiète", comme entre "solliciter l'expérience d'autrui" et leur demander si "c'est du domaine du possible". Tu vois la nuance ? L'un t'aide pour mieux trouver ton chemin, alors que l'autre te ralentit à poursuivre ton chemin.

Si tu es persuadée que ton maître t'attend au Tibet, alors tu le trouveras, sois en sûr. Et je suis même certain que la recherche de ce maître sera la plus belle expérience de ta vie, une merveilleuse épreuve de foi ! N'importe qui avec un esprit rationnel trouverait cela complètement ridicule, partir à la recherche d'une personne à l'autre bout du monde qu'on a juste vu en rêve, hahaha ! Et pourtant, il y a tellement plus de gens qui devraient oser de telles "folies", la vie devient tout à coup plus magique, plus intense, plus belle.

Lis (ou relis) l'Alchimiste, de Paolo Coelo, c'est le livre qu'il te faut  :D
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#5 Exonomie

Exonomie

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Posté 23 octobre 2004 à 04:57

:sun2: Ohm :alien: Ohm :sun2:
Pyramides et mysticismes, à Machu Picchu ou au Bhoutan, le voyage est interne et le décor n’est qu’un accessoire au service de l’imaginaire qui sent le souvenir selon son déploiement pendant que l’énergie de la quête se projette sur un nouvel itinéraire d’espérance. Bouddha serre le christ au travers d’une seule et même main absolument humblement altruiste du dévouement à la soumission de la résonance d’amour pour toutes choses par le septième ciel qui ne surplombe tant les montagnes qu’il brille au centre de chacun. Le voyage le plus sensé coule en soi le flot de la vie et son impression courante de vigueur mérite d’être complexifiée pendant l’escalade du songe potentiel de l’illumination. Exaspéré d’attachement aux ruines paradisiaques ou isolé au cœur d’une vallée humant le spiritisme ou méditant dans un placard, l’extase se découvre à la demeure de sa connaissance explorant le développement des consciences.
:sun2: Ohm :alien: Ohm :sun2:

#6 Loom

Loom
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Posté 23 octobre 2004 à 07:56

Tashi delek, Marie,
Je ne saurais que te conseiller d'aller en tout premier lieu faire un voyage touristique au Tibet. Visiter quelques lamasseries, observer la vie dans ce pays, avec notamment l'énorme influence (forcée) de la chine. Vérifie que tu peux t'aclimater à l'altitude.
D'un autre côté, dis-toi bien que la recherche d'un maître peut être le signe que ton maître intérieur cherche à se réverler à toi.
Un trekking pourrait t'être d'un grand bénéfice, certes, mais pas forcement pour la recherche d'un maître extérieur, plutôt pour te retrouver toi-même.
Il existe de nombreux lieux de retraite ici même en France. Quelques tests en ces lieux pourraient déjà t'en apprendre un peu plus sur tes désirs profonds.
:jap:

#7 Elegyr

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Posté 23 octobre 2004 à 08:45

Exonomie, le Samedi 23 Octobre 2004, 05:20, dit :

:sun2: Ohm :alien: Ohm :sun2:
Pyramides et mysticismes, à Machu Picchu ou au Bhoutan, le voyage est interne et le décor n’est qu’un accessoire au service de l’imaginaire qui sent le souvenir selon son déploiement pendant que l’énergie de la quête se projette sur un nouvel itinéraire d’espérance. Bouddha serre le christ au travers d’une seule et même main absolument humblement altruiste du dévouement à la soumission de la résonance d’amour pour toutes choses par le septième ciel qui ne surplombe tant les montagnes qu’il brille au centre de chacun. Le voyage le plus sensé coule en soi le flot de la vie et son impression courante de vigueur mérite d’être complexifiée pendant l’escalade du songe potentiel de l’illumination. Exaspéré d’attachement aux ruines paradisiaques ou isolé au cœur d’une vallée humant le spiritisme ou méditant dans un placard, l’extase se découvre à la demeure de sa connaissance explorant le développement des consciences.
:sun2: Ohm :alien: Ohm :sun2:
Bonjour exonomie. :)

Ton propos me rappelle la toute première leçon que j'ai retenue de la lecture de Plotin, où il m'apprit que la recherche de l'Un, recherche mystique par excellence, ne demandait pas de bateaux, de chars, de chevaux... Bref, inutile de rechercher à l'extérieur ce qui se trouvait en soi. Cependant, je ferais remarquer à toi comme à tous ceux qui veulent bien me répondre que j'en suis à un étape (dans mon chemin et dans mon ascèse) d'extrême difficulté. La vie sociale du dehors me bouffe trop, les tâches professionnelles deviennent trop prenantes, et la vie citadine en France (une horreur)... Ce ne sont pas 5 malheureuses semaines de congé payé qui suffiront à me donner du "temps", du temps et de la liberté pour que je puisse aborder avec tout le sérieux, l'énergie et la détermination nécessaire les grandes tâches qui m'attendent en dedans.

Loom dit :

Tashi delek, Marie,
Je ne saurais que te conseiller d'aller en tout premier lieu faire un voyage touristique au Tibet. Visiter quelques lamaseries, observer la vie dans ce pays, avec notamment l'énorme influence (forcée) de la chine. Vérifie que tu peux t'acclimater à l'altitude.
D'un autre côté, dis-toi bien que la recherche d'un maître peut être le signe que ton maître intérieur cherche à se révéler à toi.
Un trekking pourrait t'être d'un grand bénéfice, certes, mais pas forcement pour la recherche d'un maître extérieur, plutôt pour te retrouver toi-même.
Il existe de nombreux lieux de retraite ici même en France. Quelques tests en ces lieux pourraient déjà t'en apprendre un peu plus sur tes désirs profonds.

Tashi delek, Loom ^^.

C'est prévu. Même si le Tibet, justement à cause de l'énorme influence de la Chine, situation qui éveille en moi des sentiments d'indignations extrêmes, ne me tente pas tellement. Je suis plutôt pour explorer l'Inde tibétaine, le Ladakh, le nord et l'est de Chamoli, la vallée du Lahaul et du Spitti... Une partie du Népal, aussi, avec la forte communauté tibétaine réfugiée dans les faubourgs de Katmandou. Quelques autres lieux, mais guère plus.

Je ne sais pas si, physiquement, je suis capable d'accomplir un Treck, en revanche. Mais comme je n'ai jamais essayé, je ne peux pas tellement me prononcer.

Si l'Himalaya s'impose en mon esprit, c'est aussi parce qu'il incarne un type particulier de "désert". Partir au "désert" non tant pour se retrouver, mais pour se donner la liberté intérieure (à l'écart des sollicitudes) de progresser (après des années de réfrènements).

:)

#8 Elegyr

Elegyr

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Posté 23 octobre 2004 à 09:11

Trintawak, le Samedi 23 Octobre 2004, 00:40, dit :

Si tu es persuadée que ton maître t'attend au Tibet, alors tu le trouveras, sois en sûr. Et je suis même certain que la recherche de ce maître sera la plus belle expérience de ta vie, une merveilleuse épreuve de foi ! N'importe qui avec un esprit rationnel trouverait cela complètement ridicule, partir à la recherche d'une personne à l'autre bout du monde qu'on a juste vu en rêve, hahaha ! Et pourtant, il y a tellement plus de gens qui devraient oser de telles "folies", la vie devient tout à coup plus magique, plus intense, plus belle.

Merci Trintawak pour ces paroles encourageantes et pleines d'optimisme. Je comprends le fond de ta critique, qui porte sur ma propre assurance, mais c'est justement parfois mon principal défaut : je suis trop certaine; j'avance sans écouter les avertissements, et me ramasse en beauté. C'est pourquoi, cette fois, je préfère montrer un peu plus de prudence.

#9 Cristobal

Cristobal

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Posté 23 octobre 2004 à 09:47

pour Marie :

Les chinois qui ont amené la dictature, la torture et l'extermination d'une bonne partie du peuple tibétain et de sa culture, localement, ont contraint beaucoup de tibétains dont tous les plus grands maîtres des différentes lignées, à l'exil.

Ainsi, grâce aux chinois (...), le bouddhisme s'est développé et implanté en Occident. Ces persécutions ont permis à ces enseignements plusieurs fois millénaires et toujours vivants d'essaimer sur la planète.

Aussi, nul besoin d'entreprendre un long séjour au Tibet ou en Inde, ni d'apprendre le tibétain ou l'hindi, bien que ce soit une voie d'approche possible, bien sûr. Il n'est plus vraiment utile de suivre les traces de Harrison Ford dans "Les Aventuriers de l'Arche Perdue 1, 2 et 3" pour conquérir le trésor caché, le cristal de vie, la toison d'or ou le texte sacré. Nul besoin d'escalader de formidables montagnes enneigées, de traverser des déserts torrides et désolés ou de fouiller le tréfonds des abîmes.

La France est un des premiers pays d'accueil du bouddhisme tibétain et en quelques dizaines d'années, elle a vu fleurir nombre de centres d'enseignements et de retraite, en ville ou à la campagne. De plus, les plus grands maîtres parlent quasiment tous l'anglais : c'est de l'anglais dharmique, je dirais, facile à comprendre, et de plus toujours traduit, of course. Il n'y a guère que quelques passionnés ou érudits pour apprendre le tibétain. Tibétain, pas vraiment nécessaire pour avancer sur le chemin de l'éveil. De plus, nous avons, par exemple, Matthieu Ricard en France, pour traduire le Dalaï-Lama, donc pas de soucis à se faire....

En fait le Trésor est là, à portée de main, à 30 ou 45 minutes de métro (je lis que tu habites Paris ou ses environs...).

En tapant "bouddhisme tibétain Paris" sur google, on trouve une grande quantité d'adresses et d'informations.

Et parmi ces adresses internet, tu devrais trouver quelque chose d'utile pour un premier contact, pour te faire une première impression.

Par ailleurs, personne n'est jamais obligé de faire des rituels ou d'étudier longuement. Liberté sur le chemin, toujours. De plus, la teneur des enseignements, surtout pour quelqu'un qui a fait de la philosophie, est assez simple. Il s'agit d'expérience directe. Apprendre ce que c'est que la méditation peut déjà largement suffire.

Citation

Je ne désire pas davantage étudier la doctrine que j'ai - plus ou moins sérieusement - étudiée dans des livres traduits en Anglais ou en Français, car j'en ai plutôt assez de l'intellectualité (j'ai 8 ans de philosophie derrière moi). Ce sont plutôt la méditation, l'action, l'ascèse et la danse qui m'interpellent et mobiliseraient toute mon énergie.

Enfin, je vois que tu parles "ascèse et danse". Il se trouve que le maître Dzogchen, Namkhaï Norbu Rinpoché, apprend à ses étudiants "La Danse du Vajra".

Voici l'adresse de la "Communauté Dzogchen" :

http://association.dzogchen.free.fr/

Pour finir, je ne citerai qu'un seul livre, un "best-seller" vendu à plus d'1,5 millions d'exemplaires dans le monde et traduit en 25 langues, dont le chinois....... : c'est "Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort" de Sogyal Rinpoché, aux éditions de La Table Ronde.

Voilà en tout cas quelques pistes. Après c'est à chacun de découvrir s'il a un lien avec cette tradition, avec ces maîtres.

Une affaire assurément toute personnelle.

Ce message a été modifié par Cristobal - 23 octobre 2004 à 09:54.


#10 yoananda

yoananda

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Posté 23 octobre 2004 à 10:00

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Et pourtant, je 'sais' intuitivement que, quelque part sur le toit du monde, il y a un lieu, un maître, une petite maisonnette de pierre et de bois, sur un flanc de vallée sans arbre, pierreux, à des kilomètres de tout, où je dois me rendre. J'ai vu trois fois ce lieu en rêve (semi-astral), et quant au maître en question, il avait le crâne rasé et m'appelait d'ailleurs "son fils". C'est un peu comme si une partie de mon cœur est quelque part à l'est ou à l'ouest du Népal, mais comme les indices sont minces… C'est comme chercher un Yak à trois cornes dans une montagne de foin  !

souvenirs souvenirs...

Attention a bien faire la distinction entre les "faits" et l'interprétation que tu en faits.
Je ne sais pas exactement ce que tu as vécu dans ton rêve, mais se pourrai-t-il que le décor en question ca soit "juste" un souvenir d'une vie précédente ?

S'il faut ton maitre s'est réincarné ailleurs et t'attends quelque part en france, et pas au bout du monde ;-)
Mais pour que tu te souvienne, il te montre des images qui font réagir ton émotionnel.
L'appel que tu ressens a partir n'est peut-être pas un vrai appel spirituel mais une nostalgie exacerbée par ton malaise social ? l'appel spirituel quand a lui serai effectivement de retrouver ce maitre... mais sans préjuger du lieu ou il se trouve.
En fait, c'est encore plus dur que tu ne le pensais ;-) ton maitre est quelque part... sur terre... même pas au tibet ou au népal ! lol

De toute manière, si c'est un maitre qu'il y a de "l'autre coté de la ligne" (ce dont je ne doute pas, mais il faut réagir en conséquence), alors il te donnera tout ce qu'il te faut pour que tu le retrouves. D'ailleurs, tu ne pourras rien faire pour lui échapper. Il faut simplement que tu te prépare a sa rencontre.
Fait comme s'il était déja la... c'est a dire pratique ! Et dans tes rêves, je suis sur qu'il te donnera les exercices que tu dois faire. Et ensuite, tout se fera tout seul pour la rencontre physique.

Je pense qu'il faut éviter les images romantiques du "j'abandonne tout pour aller chercher mon maitre"... c'est très joli et exaltant, mais n'oublions pas que la spiritualité c'est avant tout a l'intérieur, en commencant avec ce que l'on a sous la main.
Il est clair que le maitre nous demande de tout abandonner. Mais ce sont surtout nos illusions, nos peurs, nos doutes... le voyage extérieur n'est requis que si nous ne nous révélons pas capable de l'abandon intérieur direct.
Abandonne tes doutes que tu ne le retrouveras pas. Et profites de la vie.
Si tu pars avec des doutes, tu te retrouveras juste face a tes doutes.
Si tu SAIS (ca c'est la FOI) que tu le retrouveras, alors tu te laisseras guider en confiance, quelque soit ce que ton intuition te dira.

Et puis je vois pas bien l'interet de quitter ce pays ou tu as choisi de t'incarner, pour aller revivre la même vie que tu as déja vécu a une autré époque la-bas...
Je pense que le but du jeu (je peux me tromper bien sur) c'est plutot d'amener ici la spiritualité que tu as apprise la bas (et qui est déja en toi... pas besoin d'y retourner a mon avis)... et même de la faire grandir avec les nouvelles épreuves que tu vas vivre ici.

C'est ironique quelque part cette illusion de la séparation du maitre, puisque c'est LUI qui t'as envoyé ici... et qu'il sait parfaitement ou tu es ... si toi tu ignores ou lui se trouve...

Donc, si dans ton rêve ton maitre te dit explicitement "viens me rejoindre" et qu'il te donne l'adresse, fonce, mais sinon, attention aux projections de tes envies que tu peux faire dessus.

Quel est le message du rêve ?

(tu as retrouvé le lien intérieur avec ton maitre, le lien extérieur n'est pas bien important)
Les bisounours m'ont tuer

#11 yoananda

yoananda

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Posté 23 octobre 2004 à 10:08

Citation

mais pour se donner la liberté intérieure (à l'écart des sollicitudes) de progresser (après des années de réfrènements).

de quelle liberté interieure tu parles ?
Si ta liberté s'évanoui dès qu'il y a solicitude, peut-on vraiment parler de liberté ???

l'amour te donne une liberté absolue, que tu sois dans un désert ou bien dans une entreprise occidentale ! (pour prendre 2 extrèmes)

J'ai comme dans l'idée que ton maitre t'as envoyé ici pour une bonne raison et que tu ne retrouveras pas tant que tu n'aura pas dépassé cette raison.

Le maitre, la rencontre, c'est comme je l'ai dit surtout et avant tout un voyage intérieur.
Le voyage extérieur n'est que le support. Mais tu peux voyager 10 ans sans progresser d'un pouce a l'intérieur, et au contraire avancer profondément sans bouger de ta chaise ;-)
Les bisounours m'ont tuer

#12 yoananda

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Posté 23 octobre 2004 à 10:13

Citation

Rechercher son maître..., ... au coeur de l'Himalaya ? Réaliste ?

Mouarf, désolé, mais j'ai encore quelque chose a dire...
En fait tout est dans ton titre, c'était même pas la peine de lire le reste du thread...

Citation

Rechercher son maître..., ... au coeur
DE TOI MËME.

Voila. Tu devrais t'en tenir a ca a mon avis.
Ca n'est pas réaliste de chercher son maitre dans un lieu physique, puisque le maitre est intérieur... (un maitre "extérieur" n'a que pour unique role de nous reconnecter au maitre intérieur, et si on s'attache trop a lui, une fois qu'il nous a donne toutes les clefs, il nous abandonne pour nous forcer a trouver notre maitre intérieur. Alors seulement une fois ce chemin accompli, nous le retrouvons a nouveau, mais il n'est plus notre "maitre", mais un ami, et nous sommes son égal).

Tout est dit dans ton titre...
Réaliste...
Oui ou non, ca dépend du genre de maitre que tu cherches...
Des faux maitre extérieurs, y en a a la pelle, et tu en trouveras plein partout, même au coeur de l'Himalaya ;-)
Les bisounours m'ont tuer

#13 Elegyr

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Posté 23 octobre 2004 à 21:12

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[…] Aussi, nul besoin d'entreprendre un long séjour au Tibet ou en Inde, ni d'apprendre le tibétain ou l'hindi, bien que ce soit une voie d'approche possible, bien sûr. Il n'est plus vraiment utile de suivre les traces de Harrison Ford dans "Les Aventuriers de l'Arche Perdue 1, 2 et 3" pour conquérir le trésor caché, le cristal de vie, la toison d'or ou le texte sacré. Nul besoin d'escalader de formidables montagnes enneigées, de traverser des déserts torrides et désolés ou de fouiller le tréfonds des abîmes.
Je me dis cela depuis 5 ans : ne cédons pas à l'exotisme, ne faisons pas comme tous ces farfelus qui cherchent le nirvana en courant le lundi au cours de yoga, le mardi au cours de cuisine végétarienne, le mercredi au puja pour la paix, le jeudi au cours de sanskrit… Ne cédons pas aux nouvelles tendances urbaines (zen, dalaï-lama and co) et à la mode : partons plutôt marcher dans les Pyrénées au lieu de nous envoler pour le Népal tibétain…

Et puis plus je me répète cela, plus l'évidence s'impose avec force. J'ai besoin d'un désert. J'ai besoin d'un lieu de retraite en prise directe avec le ciel, aussi haut, aussi loin que possible, pour y achever ce que j'ai commencé depuis des années maintenant. Et quand par des excursions astrales je me retrouve dans un paysage lunaire, caillouteux, avec un lama anachorète, souriant et lumineux, me parler (de quoi, je ne m'en souviens pas…), le décalage est trop flagrant pour ne pas passer inaperçu.  

Citation

La France est un des premiers pays d'accueil du bouddhisme tibétain et en quelques dizaines d'années, elle a vu fleurir nombre de centres d'enseignements et de retraite, en ville ou à la campagne. De plus, les plus grands maîtres parlent quasiment tous l'anglais : c'est de l'anglais dharmique, je dirais, facile à comprendre, et de plus toujours traduit, of course. Il n'y a guère que quelques passionnés ou érudits pour apprendre le tibétain. Tibétain, pas vraiment nécessaire pour avancer sur le chemin de l'éveil. De plus, nous avons, par exemple, Matthieu Ricard en France, pour traduire le Dalaï-Lama, donc pas de soucis à se faire....

En fait le Trésor est là, à portée de main, à 30 ou 45 minutes de métro (je lis que tu habites Paris ou ses environs...).

Je le sais, je le sais. Je le sais d'autant plus que Paris fourmille de "maîtres"… Mais je suis désolée, lorsque je vois une personne, aussi prétendument sage qu'on veuille bien le dire, agir de manière relâchée (du genre: manger des gâteaux et une grosse plâtrée de riz baignant dans de la sauce…), plus relâchée que moi en tous les cas, l'estime est impossible, et partant l'obéissance et l'initiation non plus.

Mon dernier jeûne en date a duré 3 mois (liquide seulement), je n'en attends pas moins de la part de la personne censée m'initier. Quand je parle d'ascèse, je pèse mes mots. Je ne prends pas ça à la légère. (évitons les off sur cette remarque, que je sais très polémique)

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Par ailleurs, personne n'est jamais obligé de faire des rituels ou d'étudier longuement. Liberté sur le chemin, toujours. De plus, la teneur des enseignements, surtout pour quelqu'un qui a fait de la philosophie, est assez simple. Il s'agit d'expérience directe. Apprendre ce que c'est que la méditation peut déjà largement suffire.

Voilà, cette grande ouverture n'étant présente que dans cette philosophie/spiritualité si limpide et si pragmatique, je ne suis guère étonnée lorsqu'un maître rencontré dans l'astral manifeste un dehors de "lama" bouddhiste.

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Enfin, je vois que tu parles "ascèse et danse". Il se trouve que le maître Dzogchen, Namkhaï Norbu Rinpoché, apprend à ses étudiants "La Danse du Vajra".

Voici l'adresse de la "Communauté Dzogchen" :

http://association.dzogchen.free.fr/

Intéressant. Je vais lire ce site en détail. Je serais curieuse d'assister à une représentation de cette danse.

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Pour finir, je ne citerai qu'un seul livre, un "best-seller" vendu à plus d'1,5 millions d'exemplaires dans le monde et traduit en 25 langues, dont le chinois....... : c'est "Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort" de Sogyal Rinpoché, aux éditions de La Table Ronde.

Lu, lu, et relu, très cher. Immense, remarquable…, je m'en vais le lire une quatrième fois.



Merci Cristobal d'avoir pris de votre temps pour me répondre.
Ce lien donné plus haut me fera sans doute avancer un peu plus.

Padma.

Marie ^^.

Ce message a été modifié par Marie - 23 octobre 2004 à 21:14.


#14 Elegyr

Elegyr

    Demain sera merveilleux !

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Posté 23 octobre 2004 à 21:38

yoananda dit :

Attention à bien faire la distinction entre les "faits" et l'interprétation que tu en faits.
Je ne sais pas exactement ce que tu as vécu dans ton rêve, mais se pourrai-t-il que le décor en question ça soit "juste" un souvenir d'une vie précédente ?

Je ne sais pas. Je ne crois pas.

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S'il faut ton maître s'est réincarné ailleurs et t'attends quelque part en France, et pas au bout du monde. Mais pour que tu te souviennes, il te montre des images qui font réagir ton émotionnel. L'appel que tu ressens à partir n'est peut-être pas un vrai appel spirituel mais une nostalgie exacerbée par ton malaise social ?

C'est fort possible, si bien sûr j'ai vécue au Tibet durant une vie antérieure et si j'ai été assez crétine pour me réincarner en France, au milieu de carnivores sans états d'âmes et de pervers de tout poil (ma famille).


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L'appel spirituel quant à lui serait effectivement de retrouver ce maître... mais sans préjuger du lieu ou il se trouve. En fait, c'est encore plus dur que tu ne le pensais ton maître est quelque part... sur terre... même pas au Tibet ou au Népal ! lol

Ma crainte principale serait que ce maître ne soit pas dans un plan matériel… que le paysage vu ne soit qu'un décor "logique" de ma pensée, mais point une réalité tangible. Dans ce cas, j'aurais beau crapahuter à travers toute la chaîne himalayenne, je ne trouverai guère plus que des yaks et de gentils autochtones tout prêts à m'offrir du Tchang…


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Je pense qu'il faut éviter les images romantiques du "j'abandonne tout pour aller chercher mon maître"... c'est très joli et exaltant, mais n'oublions pas que la spiritualité c'est avant tout a l'intérieur, en commencant avec ce que l'on a sous la main.
Il est clair que le maître nous demande de tout abandonner. Mais ce sont surtout nos illusions, nos peurs, nos doutes... le voyage extérieur n'est requis que si nous ne nous révélons pas capable de l'abandon intérieur direct. Abandonne tes doutes que tu ne le retrouveras pas. Et profites de la vie. Si tu pars avec des doutes, tu te retrouveras juste face à tes doutes. Si tu SAIS (ca c'est la FOI) que tu le retrouveras, alors tu te laisseras guider en confiance, quelque soit ce que ton intuition te dira.

Ah mais je n'abandonne rien. Ils n'ont pas l'Adsl au sommet du mont Kalaish ?

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Et puis je ne vois pas bien l'intérêt de quitter ce pays ou tu as choisi de t'incarner, pour aller revivre la même vie que tu as déjà vécue à une autre époque là-bas...

Neither do I. Excepté bien sûr si cette affaire de vie antérieure ne soit qu'un doux conte qu'on aime à se raconter pendant les longues veillées d'hiver…

Citation

Quel est le message du rêve ?

Beaucoup d'amour passait. Le contenu exact, je ne m'en rappelle plus.

Citation

Des faux maîtres extérieurs, y en a à la pelle, et tu en trouveras plein partout, même au coeur de l'Himalaya…

Je prendrai bien garde à ne m'intéresser qu'à ceux qui fument un chilom, s'affichent dans les rues à poil en une posture de yoga, et demandent à leur disciple d'abandonner "l'illusion" de leur compte en banque… :aureole7:



Marie

#15 TomTom

TomTom

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Posté 23 octobre 2004 à 21:41

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agir de manière relâchée (du genre: manger des gâteaux et une grosse plâtrée de riz baignant dans de la sauce…), plus relâchée que moi en tous les cas,

Lâcher prise, manger gâteaux si gâteaux bons ; pas punir le corps, toi servante du corps sinon toi nulle!

#16 Are you lonesome tonight ?

Are you lonesome tonight ?

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Posté 23 octobre 2004 à 21:53

Chère Marie,

Comme l'on dit dans beaucoup de traditions "quand l'élève est prêt, le Maître arrive". Mais être prêt n'est pas forcément vouloir être prêt parce que l'on est attiré notamment par des images enchanteresses. Il s'agit avant tout d'un état d'ouverture que l'on ne maîtrise pas dirais-je même. Ca vous arrivera forcément si vous êtes vraiment ouverte.

Quant à partir dans les himalayas ou bien dans le désert, tout cela n'est qu'image extérieure. Le vrai lieu de retraite est en vous. Et de toute façon, à moins que vous ne soyez vraiment pas occidentale d'origine, il n'est pas envisageable de travailler dans une tradition étrangère à la vôtre car vous avez en vous fortement incrustée toute la culture occidentale avec ses imageries, ses symboles, etc... En revanche, il est possible vous ayez une filière asiatique ou du désert très forte mais elle ne peut qu'émaner en juste temps et justement par un éventuel travail avec le Maître.

Mais déjà bien voir que ce que nous voulons n'est pas ce qui EST, et ce qui EST est ce qui doit être atteint.

Bonne chance....

#17 Exonomie

Exonomie

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Posté 23 octobre 2004 à 22:31

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Lâcher prise, manger gâteaux si gâteaux bons ; pas punir le corps, toi servante du corps sinon toi nulle!
Servir l'envie est une masturbation.
L'abstinence sexuelle porte à l'illumination.
La privation n'est pas une punition.
Les étapes de l'ascension sont de magiques mutations.
La glorification par l'ascension du chi est d'extase.
L'extase de l'illumination emphase toutes les satisfactions.

Ce message a été modifié par Exonomie - 23 octobre 2004 à 22:42.


#18 Cristobal

Cristobal

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Posté 23 octobre 2004 à 22:39

Le point crucial et essentiel, que l'on peut souhaiter à chacun de vivre, c'est bien la rencontre avec le maître. C'est la possibilité, parfois en l'espace d'une poignée de secondes, de gagner un temps très précieux, en trouvant une impulsion fantastique et éclairante.

Comme un aperçu d'éternité, quand le voile des habitudes mentales se déchire, avant de tout de suite se reformer.

C'est l'alpha et l'omega, le début et la fin, la porte et le chemin, pour une vie immortelle consciemment ressentie.

Alors, ce qui entoure le maître, certains aspects, le décorum et les habitudes communautaires, ne sont que l'environnement de poussière bientôt balayé par le souffle de l'impermanence.

Comme l'écume changeante des évènements, à la surface de l'océan immense et transparent de la nature de l'esprit.

Seul un maître vivant, qui incarne les enseignements, peut donner sens au contenu des livres. C'est en tout cas ce que j'ai eu l'occasion d'éprouver, dans le passé.

#19 Are you lonesome tonight ?

Are you lonesome tonight ?

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Posté 24 octobre 2004 à 22:18

OUi enfin, l'essentiel étant surtout pour NOUS d'incarner les vérités universelles qui sont enfouies au fond de nous et que l'on retrouve dans tous les Ecrits dignes de ce nom.

Et comme l'on ne s'accouche pas tout seul, la nécessité d'un Maître peut être parfois évidente.

#20 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 25 octobre 2004 à 09:49

Exonomie, le Samedi 23 Octobre 2004, 23:54, dit :

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Lâcher prise, manger gâteaux si gâteaux bons ; pas punir le corps, toi servante du corps sinon toi nulle!
Servir l'envie est une masturbation.
L'abstinence sexuelle porte à l'illumination.
La privation n'est pas une punition.
Les étapes de l'ascension sont de magiques mutations.
La glorification par l'ascension du chi est d'extase.
L'extase de l'illumination emphase toutes les satisfactions.
C'est TON chemin, mais ce n'est pas LE chemin.

Si l'ascèse peut servir à certains, elle peut nuire à d'autres.

Si certains ont besoin d'un maître extérieur, d'autres se contentent pleinement des maîtres intérieurs que je salue.