Aller au contenu


Consciences végétales


  • Please log in to reply
59 réponses dans ce topic

#31 cristal

cristal

    Confirmé

  • Membres
  • 92 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la Terre

Posté 05 février 2005 à 00:10

Bonsoir Glingal,
Bonsoir Garf,

J'avais lu, il y a quelque temps le topic "conscience végétale", mais je ne le retrouvais pas et aussi je veux orienter la discussion dans une autre direction à la fois plus scientifique et aussi quelle est l'implication dans la compréhension de notre propre nature humaine.

Bien sûr, beaucoup ont leurs propres expériences personnelles mais une démonstration plus cartésienne et objective a plus de poids.

J' ai lu un texte dans un livre que je ne retrouve pas, une expérience scientifique qui pour moi à de grande conséquence sur nos vies, j'en reparlerai une autre fois car il se fait malheureusement très tard pour moi aussi je vous dis bonne nuit. :redeyes:
Le Mal triomphe par l'inaction des gens de bien. E Burke

L'expérience de chacun est la richesse de tous.

#32 Glingal

Glingal

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 321 Messages :
  • Localisation : pas bouger!!!

Posté 05 février 2005 à 00:40

Très curieuse d'en savoir plus. Je suis passionnée de récit d'expérience humaine, de choses vécues et éprouvées.

A très vite!  :calin:

#33 golem

golem

    Expert

  • Membres
  • 250 Messages :
  • Localisation : Paris

Posté 05 février 2005 à 01:05

Que les végétaux soient conscients cela ne fait aucun doute, ils sont conscients, et je n’ai pas besoin d’expérimenter pour le démontrer, je connais quelques exemples de cette conscience végétale.

Maintenant il reste intéressant de se poser la question philosophique suivante : dans quelle mesure les végétaux sont ils conscient ?

Les fleurs savent quand il fait jour, la plupart s’ouvrent quand le soleil donne, se ferment quand l’ombre gagne. Et ce n’est pas un simple réflexe du a la chaleur, c’est un comportement commun aux fleurs qui sont visitées par des insectes pollinisateurs à l’activité diurne. la belle de nuit (mirabilis Jalapa) par contre, attire les insectes nocturnes et reste ouverte la nuit.

Le tournesol quand a lui tire son nom du fait qu’il s’oriente face au soleil toute la journée durant pour faire profiter ses graines au maximum.

Les botanistes se refusant de considérer les plantes comme conscientes de quoi que se soit ont nommé « tropismes » les mécanismes de réaction a l’environnement.

Conscientes ou non les plantes développent des stratégies de défense et de conquête. Chaque espèce a des amis qu’elle tolère et avec qui elle vit en bonne entente et des ennemis contre lesquelles elle livre une guerre chimique, exhalant dans le sol des substances toxiques pour les races ennemis qui les empêchent de se développer la ou elles ont colonisé le terrain. Ainsi il n’y a pas d’orties dans les prés et il n’y a pas d’herbe dans les champs d’orties, les fougères sont tolérées par les arbres a feuilles caduques mais pas par les conifères.

Il n’y a pas besoin de beaucoup de matériel pour constater les joncs et les nénuphars se répartissent l’espace des plans d’eau en bonne entente, si la mare est petite, les joncs coloniseront juste un mètre sur les bords laissant de la place aux nénuphars, si l’étang est grand il peuvent s’étalés sur plusieurs dizaines de mètres et les nénuphars poussent alors en eau plus profonde, manifestement ils se répartissent l’espace alors qu’ils peuvent vivre l’un et l’autre au mêmes endroits.

Le fait que des fleurs comme certaines orchidées fassent preuve de mimétisme par rapport a des femelles insectes pour attirer les males par la forme et l’odeur laisse les « tropisme » totalement hors circuit. Les plantes carnivores quand à elles ont souvent des parfums de viandes avariées.

Les plantes ont une démarche créative et réfléchie, des études ont été menées qui montrent que deux plantes concurrentes mises en contact vont se livrer une course a l’armement chimique, chaque génération modifiant ses composés pour répandre dans le sol des substances plus toxiques envers l’autre et produire une biologie qui résistera mieux a l’envahisseur. Un tel comportement dépasse le tropisme, il s’agit carrément de génie génétique appliqué ! le génome reste identique mais ce ne sont pas les même gènes que "s'expriment" de génération en génération.
les plantes dites vivaces adaptent immédiatement leur corpulence aux conditions, elles ne seront pas maigres ou grasse mais petites ou grandes.

Les plantes sont véritablement intelligentes, mais je pense que c’est une intelligence inconsciente, je peux me tromper mais je pense que les végétaux ont un niveau de conscience encore plus enkysté et plus profond que les animaux, or quand on voit des cafards se marcher les uns sur les autres pour aller se coller dans des pièges a cafard on voit bien qu’il n’ont pas conscience du danger, pourtant ils marchent sur leurs congénères qui peuvent être pris au piège depuis plusieurs jours et qu’on voit s’agiter sans cesse pour tenter de se décoller. Grotesque et mortel !

Je pense qu’il y a plus efficace que le raisonnement cartésien ou les électro-encéphalogramme pour tester la conscience du règne vivant, j’ai un détecteur interne qui me dit de quoi ces organismes sont conscients.

Lorsque je pose mes mains sur un arbre et que je me mets en osmose avec lui je ressens l’univers de façon différente, la conscience de l’arbre m’apparaît en surimpression. Je « sens » bien qu’une algue ou une mousse est plus rudimentaire qu’un feuillu et je vois les différences dans leurs perceptions.

Je trouve amusant qu’on s’interroge sur la possibilité de calculer l’état de conscience des plantes alors qu’on a la possibilité de « sentir » l’état de conscience de nos proches, aussi bien que des animaux et des végétaux.

Qu’on tente de mesurer cliniquement, de trouver une façon de traduire la conscience en impulsion électronique, de faire des détecteurs de mensonges pour plantes et animaux pourquoi pas, la recherche n’est pas stupide ni absurde en sois, on trouve des choses qu’on attendait pas qui sont parfois utile, mais ce qui me fait sourire c’est qu’on fasse comme si on découvrait que le vivant est doté d’une conscience.

Non seulement les organismes vivants mais aussi les choses, et de la même façon que je peux éduquer mon animal de compagnie je peux apprendre et induire des consciences particulières a des plantes ou même a des choses, ce n’est pas un délire d’imaginer que les objets nous répondent, c’est du au fait qu’on les interroge.

Je pense que les expériences qui visent a définir la conscience des plantes en mesurant leur champ électrique ou les activités face a un stimuli est une démarche erronée, ces recherchent donneront peut être des résultats mais pas ceux qu’on attends.

En effet je n’ai pas conscience des mes cheveux qui poussent pourtant la santé de mes cheveux est influencée par de nombreux facteurs et un savant d’une autre dimension pourrait me soumettre a des stimuli et mesurer les paramètres de réaction de mon système capillaire pour en déduire ma conscience mais je ne suis pas sur qu’il trouverait des résultats dignes de foi.

#34 cristal

cristal

    Confirmé

  • Membres
  • 92 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : la Terre

Posté 05 février 2005 à 22:10

Salutations à tous,

Dans un jardin cultivé avec amour, sur une rangée de carottes, lors de la cueillette, certaines disent oui, oui, moi, moi et d’autres refusent d’être cueillies. Certaines sont mûres ou elles demandent encore à mûrir, d’autres doivent servir à la reproduction. Le tout est d’être assez conscient pour les entendre ou percevoir la vibration négative et positive qu’elles émettent.

Pour le monde minéral, il y a encore moins d’individualité, on peut communiquer avec certaines montagnes (Gaïa). Dans ces mondes, la communication se passe de conscience à conscience et souvent il y a une traduction qui se fait en mots en nous et pour nous.

Peut-être, avez-vous déjà entendu parler des études qui ont été faites sur l'influence de la musique sur les animaux et les plantes. Une plus grande productivité des vaches laitières et des plantes à fruits par la musique classique (par exemple Mozart).

Les plantes avaient tendances à se tendre vers les haut-parleurs et inversement à l’écoute de musique rock. C'est malheureusement à la mémoire d'une lecture et je ne sais plus tous les détails. Le but n’est pas de faire de la polémique sur ce qu ‘est de la bonne musique, je m’en fous.

Ce qu’il faut savoir de la musique, c’est qu’elle est avant tout une puissante vibration.  

Ce qui nous différencie des animaux et des végétaux, ne se situe qu'au niveau mental. Les sentiments et les émotions, les animaux et les plantes peuvent en vivre (peut être moins complexe que l'homme). Il ne faut pas faire de la projection de notre personne sur le monde végétal. C’est un monde qui fonctionne différemment du nôtre. Les végétaux n’ont pas de question existentielle ni de raison, ni de logique, la plante est. Un de ses rôles est de servir de nourriture.

Les expériences de musique ont été faites sur les vaches laitières et des plantes. Ce qui veut dire : Les animaux comme les plantes, n'ont pas de préjugés, ni de préférences, ni un mental pour analyser le groupe à la mode. La musique donc la vibration les touche directement au niveau cellulaire et cela les aide ou pas dans leurs vies selon la qualité de la vibration (la source).

C'est la même chose pour le corps humain que l'on en soit conscient ou non, qu'on aime ou pas. Peu de gens sont conscients de leur être vital ou de leur corps physique pour percevoir l'influence directe des vibrations sur eux. Même les formes dans la matière émettent.

Dans notre être, je dirais qu'il y a de bon récepteur et de mauvais récepteur qui nous font apprécier les plus ou moins bonnes vibrations. Tout est une question de vibration -Lumière ou ombre, positif ou négatif. Les vibrations ou ondes font parties de l’univers depuis l’origine. Indépendamment de ce que l'on pense, ce que l’on aime ou ce que l'on désire.

Golem a écrit:

Citation

Je pense que les expériences qui visent a définir la conscience des plantes en mesurant leur champ électrique ou les activités face a un stimuli est une démarche erronée, ces recherchent donneront peut être des résultats mais pas ceux qu’on attends.
En effet je n’ai pas conscience des mes cheveux qui poussent pourtant la santé de mes cheveux est influencée par de nombreux facteurs et un savant d’une autre dimension pourrait me soumettre a des stimuli et mesurer les paramètres de réaction de mon système capillaire pour en déduire ma conscience mais je ne suis pas sur qu’il trouverait des résultats dignes de foi.

Je pense que tu as sauté un ou deux paragraphes du premier post. Quand une plante perçoit une intention sans que l'action soit faite, ça, c'est plus conscient qu'un humain "normal".  :vent:  :aureole7:
Le Mal triomphe par l'inaction des gens de bien. E Burke

L'expérience de chacun est la richesse de tous.

#35 Glingal

Glingal

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 321 Messages :
  • Localisation : pas bouger!!!

Posté 17 juin 2005 à 08:43

Bonjour!

Je prends la liberté de réagir ici au message Deepfield qu'il avait écrit dans le sujet "A-t-on besoin de viande pour vivre".

Deepfield dit :

Je me souviens encore etre avec des amis d'enfance, et les voir s'amuser d'arracher les ailes de mouches pour en observer les effets... amusant pour eux, desolant pour moi  Et je n'avais que 7 ou 8 ans...

Par contre, la ou je "bute", c'est que je ne concois pas non plus faire de meme envers le monde vegetal. Ce n'est pas parce que les vegetaux n'ont pas de cordes vocales, qu'ils ne souffrent pas. Cela a d'ailleurs deja ete prouve scientifiquement. A voir la maniere non moins "violente" comment sont recoltes certaines cereales, sans rituel poetique egalement ! Par contre, les legumes dans ton jardin, effectivement, tu peux les cueuillir en conscience, en leur disant simplement, qu'un jour viendra, ce sont eux qui te mangeront, et de les remercier de s'offir ainsi a toi.
Ce qui m'amene a agir de la sorte envers le monde animal egalement (dumoins le plus souvent possible). Ca n'empeche qu'ils souffrent, les pauvres, je te l'accorde, par contre, il est toujours bon de les soulager quelque peu. Et comme il faut bien s'alimenter, et bien je me nourrit ! 

Je partage tout à fait ta façon de voir les choses. Je n'ai pas de jardin hélas, mais quand j'aidais mon père dans son potager, c'est ainsi que j'agissais. Quand je ramasse des plantes sauvages, j'agis aussi de la sorte. Certaines ne veulent pas être cueillies, elles ne se sentent pas la vocation de soigner les hommes, celles_ci il faut les laisser; car de toute façon elles n'auraient aucune vertu currative. Ce ne serait que double perte.
Cette relation avec le regne végétal, ce n'est pas une fantaisie! Chaque plante, chaque arbre a sa propre nature, son propre caractère et parfois même envers eux, ils peuvent être tendres ou peau de vache.
Ce qui est vivant à une conscience, même si elle n'est pas exactement sous le même modèle que chez l'homme. Les plantes parlent entre elles; elles peuvent nous parler aussi.
La nuit, il m'arrive d'avoir des conversations avec des plantes, des arbres, des buissons par les rêves.



Deepfield dit :

Ca me rapelle une petite histoire concernant le monde vegetal. Je ne sais plus ou j'avais lu ca, mais ca m'avais interpelle.

Un bien bel arbre tronait au beau milieu d'une foret. Un matin, un bucheron s'approcha de lui, pour accomplir sa tache. Et soudain, l'arbre se mit a lui parler ! l'arbre lui demanda pourquoi il voulait lui donner la mort, il n'avait rien demande a personne et voulait continuer a vivre et grandir encore et encore.

Le bucheron, d'abord bien etonne de faire interpeller de la sorte, lui expliqua qu'il n'allait pas simplement lui donner la mort, mais bien au contraire, le rendre immortel.

L'arbre, consterne par les dires du bucheron n'en croyait pas ses branches ! Comment peut il me rendre immortel, s'il m'abat !!! Neamoins, comme le monde vegetal sait si bien le faire, il lacha prise, et se laissa faire, donnant toute confiance au bucheron.

Quelques temps plus tard, le bucheron amena les reliques de ce bel arbre a un luthier, qui de part ses mains d'or, transforma le feu bel arbre en magnifique Stradivarius.

Ainsi, voila notre bel arbre devenu immortel, transforme de la main de l'homme, pour le plaisir de tous.



Je n'ai pas la fibre poetique, vous m'excuserez donc d'avoir un tant soi peu ecorche ou "raccourci" cette histoire, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a ! 


Deep


Elle est bien jolie cette histoire.
Justement à ce sujet, moi je croyais que le bois coupé c'est du bois mort. Mais c'est faut, même coupé, le bois est toujours vivant. Et ça je ne me l'explique pas avec ma raison, mais j'ai découvert ça au travers d'une expérience douloureuse.

Une nuit, j'ai eu une attaque psychique qui a duré au moins 3 ou 4 heures. Une douleur sur toute la face gauche du visage. Ce côté s'est mis à enfler d'un coup à vu d'oeil. La douleur était effroyable, dans mes os et dans ma tête sur tout un côté. Par dépis, j'ai eu un geste hasardeux, j'ai posé mes deux mains à plat sur le mur lambrissé. Je me suis accrochée à lui. J'ai senti la douleur, tel un ruban dans mon corps qui sortaient... délié... par le creux de mes mains. Le bois absorbais, me délivrait de la douleur, il l'emportait dans la fôret dont il est issu. C'est comme si.... la fibre du lambris faisait l'écho, relayait tout ce que je portais. Et que la fôret prenait ça sur elle, avait donnait son accord pour s'en charger.

Que reste-t-il de la conscience de l'arbre qui finit en lambris sur les murs d'une chambre?

Ca je n'en sais rien. Mais ce que je sais c'est que du bois mort, ça n'existe pas. Car la fibre elle, est toujours vivante et vibrante et elle reste reliée à la fôret d'ou elle vient, même après que l'arbre soit coupé.

Alors c'est pour ça que je trouve ton histoire très belle Deepfield et juste aussi.
Tous les arbres ne sont pas pret pour une seconde vie, tous les humains non plus. Ca se respecte.

J'ai entendu un jour le cri d'un merisier sous l'assaut d'un tracto-pelle. Ce cris-là, quand il est tombé, c'est comme quelque chose qui se déchire à l'endroit de la poitrine.

On parle ici de conscience végétale mais les pierre, les rochers, tous minerais possèdent aussi une conscience d'une nature encore différente.

#36 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 17 juin 2005 à 09:38

le topic est passionnant et je remercie gwenlan et glingal pour les themes  géniale qu'ils propose bien souvant.

s'est dans le livre la porte des Andes que j'ai pu comprendre que les plantes étaient comme nous avec leur différences.

je ne sait si on peut parler de conscience ou de connection ou de sensibilité .
et une question que je me pose est de savoir si une plante a un libre arbitre et si s'est le cas est t'il limité .

Ce que j'ai constater.
la terre semble être comme un corps avec des parcelles qui ne cadre évidemment pas avec la limitation qu'en font les gens avec leur notaire et leur portefeuille.
je parlerait plutôt de LIEUX.
un lieux est comme une parcelle de peau sur le corps de la Terre

Sur un lieu il peut y avoir un arbre qui est la memoire et celui ci communique avec les autres arbres et partage son experience .

l'été passé j'étais chez une amie qui possède une forêt .
celle ci m'avait parlé d'un arbre qui était en souffrance.

seul je suis parti dans la forêt qui est assez grande
Ceci sans en avoir parlé a mon amie.

Un arbre ma interpellé apres 1 demi heure de marche

cet arbre était en souffrance , sur son écorce il était recouvert d'une espece de matiere mi- champignon mi-vegetal., d'une épaisseur de plus de 1 cm

en fait il étouffait et il se mourait depuis tres longtemps.
Faut savoir que souvant les arbres se laisse mourir .
Et le lierre commence son travail en couvrant celui çi d'un linseul .

j'ai nettoyé cet arbre au couteau en le grattant sur son écorse du mieux que j'ai pu.

Une fois rentré  mon amie était étonnée que j'avais trouvé cet arbre et que tel un medecin je l'avait nettoyé

par la suite l'arbre a eu droit a une ceremonie et on lui a trouvé un nom
je n'y ai pas participé mon travail étant fait..
depuis il se porte mieux .

J'ai un ami shaman qui est capable de voir que sur tel terrain il y a eu de la Terre qui a été déversée et provenant d'un autre lieux qui est juste a côté

la Terre d'un lieux n'est pas la même partout même si les apparences sont trompeuses

Aussi un lieux choisi ses propriétaires bien souvant
aussi un lieux peut abuser en influant sur la vie du propriétaire en le gardant prêt de soit

donc impossible de vendre .
donc il n'y a pas que les plantes qui on une sensibilité car  le lieux et le terreau doivent aussi avoir une conscience.

Et chaque lieux a sa memoire comme un vieille arbre ou un rosier ou autres
La illaha illa Allah

#37 Jolt

Jolt

    Confirmé

  • Membres
  • 76 Messages :
  • Localisation : Paris

Posté 17 juin 2005 à 14:08

Bonjour à tous,
Merci à tous les participants de ce topic. C'est à la fois très romantique et très beau.
Habitant en ville, malheureusement, les arbres ne m'interpellent pas, les plantes que l'on a à la maison non plus.
Mais j'y crois.
A une époque où je sortais souvent tard, je m'attardais auprès d'un arbre près de l'arrêt du bus de nuit. Cet arbre était "maltraité" entre les chewing gums collés sur le tronc, les gens qui écrasaient leurs cigarettes dessus et les cicatrices gravées du genre "micheline et gérard pour la vie".
Souvent j'essayais de me "ralentir" afin d'être en phase avec lui (j'avais lu que pour les arbres, les hommes sont des espèces d'étoiles filantes qui vont bcp trop vite pour pouvoir attirer leur attention), souvent j'essayais de lui parler mentalement toujours en lui caressant le tronc, mais jamais l'arbre m'a répondu d'une aussi jolie manière que ce que vous pouvez le décrire.
Peut être a-t-il essayé et peut être est ce pour cela qu'il m'a fait "pitié" et que j'ai eu "mal au coeur" de le voir comme ça. J'en sais rien, mais j'y crois, et j'espère qu'un jour viendra où moi aussi je vivrai une telle expérience :)

Ce message a été modifié par Jolt - 17 juin 2005 à 14:09.


#38 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 17 juin 2005 à 14:24

jolt
ton arbre me fait penser a la pendule de parquet qui trône dans les salles a manger depuis plusieurs générations dont certaines comtoises  ont plus de 300 ans.

imagine que d'histoires a l'arrêt du bus dont l'arbre à été témoins .
La illaha illa Allah

#39 Jolt

Jolt

    Confirmé

  • Membres
  • 76 Messages :
  • Localisation : Paris

Posté 17 juin 2005 à 14:42

Je ne sais pas quel âge doit avoir cet arbre, mais en plein Paris, un arbre avec un tronc d'environ dix centimètres n'est pas bien vieux. Je veux bien croire par contre qu'il en a vu pas mal, surtout à côté de la place du Chatelet lol la faune y est très... eclectique lol

#40 fleurdevie

fleurdevie

    Chercheuse d'arc-en-ciel

  • Membres
  • 137 Messages :
  • Localisation : 13

Posté 17 juin 2005 à 15:49

Bonjour à tous et merci pour ce formidable topic !  :shy:

J'ai vécu aussi pleins de petits evenements et relations avec les plantes et les arbres et j'ai envie de vous raconter celui de la mort de mon grand père...

Mes grands parents avaient un jardin où je passai mes vacances et c'était formidable...
Les dernières années c'était vraiment le jardin de mon papy : il s'en occuppait amoureusement, veillai sur lui (certains arbres le connaissaient depuis sa naissance). En juin 2001 nous décidons mon papy et moi de planter des capucines. Elles fleurissent pour notre plus grand bonheur !! Et puis le cancer de mon papy se déclare et personne ne s'occuppe plus du jardin. En 3 mois mon papy s'eteint et je n'ai pas eu le temps d'arroser les capucines, qui meurent.. Cela m'atteint particulièrement car c'était la dernière chose que j'avais faite avec mon grand père...

Le 26 septembre mon papy décède. Après les obseques je vais au jardin et suis émue jusqu'au plus profond de mon être : des centaines de crocus ont fleurit partout ... incroyable. Alors que chaque année une dizaine de crocus fleurissent : là c'est une débauche de jaune absolument partout (cela ne se reproduira plus jamais). Je remercie le jardin de ce magnifique hommage pour mon grand père qui me touche et me balade parmi eux, toute enveloppée de leur amour. Chemin faisant je m'approche des pots de capucines et là... Je ne pourrai réussir à expliquer mon émotion : deux capucines avaient refleuries ...

C'est grâce aux fleurs que j'ai pu surmonter mon deuil et je leur en suis eternellement reconnaissante.  :calin: En plus capucine en langage des fleurs... c'est "feu sacré" ... :ange:

#41 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 17 juin 2005 à 16:10

le topic aurait retourné plus d'un oxymoron

fleur de vie

un bel hommage
il se trouve que ton papy n'était pas loin

il m'arrive de faire un présent au arbre .
je vais dans le lit de l'orb qui est au plus bas  et je choisi un beau gallet  .

et je l' offre au pied de l'arbre , sans plus.
juste pour le plaisir de lui faire un cadeau , j'en fait de même avec les gens que j'aime .

certaine pierre comme celle de l'orb son volcanique et forme un agglomerat de plusieur couleur qui reprennent vie lorsqu'on les mouilles a l'eau.

c'est pas de l'or mais en tant que présent cela vaut beaucoup plus car ces gallets viennent du magma de la terre donc de ses entrailles et en plus elles  sont éroder par l'eau de la riviere depuis des lustres.

les pierres aussi sont des amies
La illaha illa Allah

#42 mag

mag

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 087 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Dans le vide Là où je suis

Posté 17 juin 2005 à 22:21

Pop Corn j'aimerai bien rencontrer ton ami Chaman pour qu'il vienne sur mon terrain pour le "lire" et m'aider à me libérer ou à me replanter...
Tu dis que certains lieux ne laissent pas partir les gens qui ses sont occupé de lui...et moi je suis liée à un lieu d'une façon magique et tragique à la fois, je voudrais être toute puissante pour faire des lois qui protègent la planète et lui redonne sa vie sauvage et oblige tous les humains à cocréer avec elle tant ce qu'elle me dit depuis mon enfance et plus particulièrement dans ce lieux me rend insuportable les abus qui lui sont fait...
Un jour j'ai eu une vision "jardiner l'Un possible", ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait, les jardiniers de la Terre, les humains qui se laissent aller à l'aimer et auquels elle se dévoile dans ses consciences végétales, animales, minérales et s'offre avec toute sa puissance soit-disant immobile, et lente, en une magnifique oeuvre instantanée comme le rosier de Gwelan, les capucines de Fleur de Vie, le lieu secret de Glingal, l'aloe, l'amarylis, le jeune arbre de la place du Chatelet etc... la révolution verte, à la rescousse du doux en nous, pour que nous formions une chaine tout autour de la Terre, pour encercler le NOM et l'obliger à s'agenouiller, à se dépouiller de son nucléaire, de ses bombes, de sa chimie, de ses poisons monstrueux qui tuent tout...
Je sais car j'accepte maintenant ce que j'ai appris de "mon" lieu et de tous les lieux ou j'ai refait l'expérience, que la puissance de l'esprit humain ouvert à l'Esprit le grand est relayé par les lieux dans tous les règnes, au début lentement puis de plus en plus vite, et perdure et peut se relancer de loin par la pensée, je sais pour l'avoir appris d'expérience qu'il faut traverser le mental et ses représentations projections sans s'y perdre pour faire apparaître ce qui est comme ces fibres que tu as vues Glingal, et qu'avec une intention pure de vouloir égotique, mais ferme de la Volonté du vouloir vivre, cela ouvre les portes entre les mondes, et que notre planète nous attends ici maintenant, individuellement et collectivement, pour sauver notre dignité commune...
Excusez si je ne raconte pas les belles et terribles histoires vécues, une autre fois peut être, elle sont en essence les mêmes que vous, c'est seulement que j'ai gros sur le coeur, car je sent la Terre en manque de nous ce soir encore...
Nous sommes trop sur elle et pas assez à communiquer avec elle...
A moins que ce ne soit l'orage qui menace sans se décider à pleuvoir qui me tourne le système...Ou que je soulage ma conscience de ce cri d'appel ...
La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#43 Glingal

Glingal

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 321 Messages :
  • Localisation : pas bouger!!!

Posté 17 juin 2005 à 23:39

Je te compends Mag. Je crois qu'à chaque fois que nous resserrons les liens avec ce qui vit sous toute ses formes, la terre, le caillou, le brin d'herbe ou l"étoile, un animal, une source d'eau, on se prend par la main, on se donne la main et ça gonfle tellement, se dilate à tel point là, à l'endroit de la poitrine que tout est à l'étroit dans le coeur: laisser s'élargir encore l'espace de la tente... l' eSSe passe dans l'attente.

Parce que l'homme a oublié quand il n'était rien d'autre qu'un nourrisson.... il a oublié les jours ou il était encore à la mamelle et il est arrogant. Il ne voit pas que tout passe... et que la terre qu'il ramène sous ses chaussures a été foulée par d'autres pieds bien avant son premier souffle, que l'arbre centenaire dont chaque noeud est un oeil en a vu passé... bien avant qu'il ne soit dans le sein de sa mère.... Il a oublié que les choses n'ont pas tellement changé maintenant ou avant quand sa vie était rythmée par les tétées. Nous sommes si petits sur le ventre de la terre, impuissants et dépendants de notre nourricière.

Aujourd'hui pourtant... il n'y a que le papiers du notaire qui atteste que l'homme est possesseur des arpents de terre. Quelle arrogance!!!... C'est quoi la vie d'un homme face à des arbres plusieurs fois centenaire, devant des rochers qui plus anciens que ses parents, grand-parents...

Moi je n'ai pas une seule feuille de notaire qui atteste que ce lieu est à moi, mon lieu secret. Pourtant là-bas, tout me reconnait et je sais que ce lieu m'a choisi. Si un animal vient à moi, s'il me suit, c'est qu'il a choisi. Mais non... les choses ne se passent pas comme ça....
Autrefois on disait des indiens, des gitans aussi qu'ils étaient des voleurs... mais à qui la faute? Qui décide sur plan, sur le papier: "Ceci est à moi, car je l'ai payé avec des billets... en papier!" faits avec du bois d'arbre (comme dit ma fille).

Mais moi l'arbre... pas le coupé, pas celui dont la fibre et la veine sont broyées et pressées pour en faire du papier... moi l'arbre à cet endroit secret me reconnait et aime ma compagnie, il me veut près de lui... longtemps ... longtemps... et puis moi aussi... je veux le voir longtemps traverser les saisons de ma vie, au rythme de lui aussi.

Je ne veux pas me détacher de ce lieu, j'ai tors peut-être. Et je crois que je comprends ta douleur Mag.
Moi je me dis que peut-être que sur le papier on ne possède pas grand chose mais on a le meilleur.... on a touché au coeur... et on reste touché aussi... C'st ça la fibre invisible et pourtant indélébile.  :shy:

#44 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 18 juin 2005 à 01:33

mag
je te mettrai en relation avec lui s'il le désire  .
je le rencontrerai d'ici peut chez mon amie isabelle

le lieux dont je parle chez mon amie isabelle est un lieux qui a été saigné par les hommes dans le passé. , il y a eu aussi des sacrifices et de la magie noire tout en étant un rendez vous de transumence

il n'accepte que les femmes comme gardienne , des femmes généreuse  

elle a tout fait pour le vendre , mais impossible.
car elle n'a pas trouvé d'acquereur qui allait préserver la forêt .

donc depuis elle fait avec .
mais le lieux reprend doucement confiance  et il s'y passe beaucoup de seminaires d'éveil depuis 6 mois .

l'adresse du lieux pour que vous puissier  constater le nouveau phare et ce qui s'y passe

évidemment je ne cautionne pas le programme qui s'y passe , mais je ne le rejette pas non plus.
je ne peut pas rejeter des gens qui aspire l'amour en faisant un travail sur soi pour aborder l'autre
d'autant plus que je me tourne doucement vers la décroyance de tout cela

par amitié j'y passe de tant en tant et je m'occupe de son site puisque j'habite a une 10zaine de km

http:www.lesjardinsdutemps.org
La illaha illa Allah

#45 fleurdevie

fleurdevie

    Chercheuse d'arc-en-ciel

  • Membres
  • 137 Messages :
  • Localisation : 13

Posté 18 juin 2005 à 09:38

:aime2: Mag...
Ton post a vraiment fait écho à mon ressenti. Même si en ce moment je suis plus legère (ou plus au contraire dense et dans la matière  :roll: )... en tout cas moins relié à ça, je l'ai ressenti bon nombre de fois.
Lorsque je suis dans un milieu naturel qui me touche je me met à genoux et remercie de tout mon coeur le regne minéral, végétal et animal : merci pour votre patience, votre humilité, la beauté de vos ressources... merci pour votre amour, vos messages...

Ah... soupir... J'aimerai tant faire la révolution verte comme tu dis  :shy: Car c'est vrai (et comme dit Glingal  :) ) lorsque je suis ainsi je me sens reliée à tous les hommes. Mon petit coeur se relie à sa capacité d'aimer la terre entière. Et on se sent vraiment dans la simplicité du VRAI!

Et pop-corn, oui, tu as raison mon grand père était encore bien présent, il m'a dailleurs accompagné de nombreux mois...

Vos posts m'ont fait beaucoup de bien et illuminés ma journée en tout cas. Un enorme merci à vous ....  :calin:

#46 Eric

Eric

    Chercheur

  • Membres
  • 562 Messages :

Posté 18 juin 2005 à 10:02

Un article sur nos potes les plantes.

Vous pouvez aussi faire un test, les semences plantés par des enfants poussent mieux que celles plantés par des adultes, j'ai pas encore tout compris mais ça a été vérifié... :chamaille:

Les racines blessées du maïs émettent un appel au secours odorant

http://www.bulletins...lites/28123.htm

Des scientifiques de l'Université de Neuchâtel révèlent de nouvelles opportunités dans la lutte contre Diabrotica virgifera virgifera. Les larves de cet insecte dévorent les racines du maïs, faisant des ravages considérables aux Etats-Unis et plus récemment en Europe. Mais les racines se protègent en émettant une substance volatile qui attire des ennemis de la larve. Réalisé dans le cadre du Pôle de recherche national (PRN) "Survie des plantes", ce travail est publié dans la prestigieuse revue Nature.

Quoi de plus naturel que d'appeler à l'aide lorsqu'on est attaqué? C'est exactement ce que fait le maïs sitôt que des insectes commencent à le dévorer. La plante diffuse des odeurs pour appâter les ennemis naturels du ravageur et assurer sa protection. Ces substances sont bien connues quand les attaques proviennent d'insectes herbivores vivant au-dessus du sol. Mais que se passe-t-il sous la terre, là où opère la redoutable larve de Diabrotica virgifera virgifera? C'est la question à laquelle a répondu Ted Turlings, directeur de recherche à l'Université de Neuchâtel, et son équipe au terme d'une étude impliquant le Max-Planck-Institut für chemische Ökologie à Jena (Allemagne) et le CABI Bioscience Switzerland Centre à Delémont.

Avec le soutien du PRN "Survie des plantes", Ted Turlings et ses collègues ont identifié une substance produite par les racines qui appâte des nématodes. Une bonne nouvelle, car ces vers minuscules infectent et tuent les larves indésirables, délivrant la plante de son ravageur. La principale prouesse de l'équipe neuchâteloise fut d'avoir réussi à isoler une substance volatile dans le sol, une première mondiale. En congelant les racines dans de l'azote liquide, puis en les pulvérisant, les molécules volatiles ainsi libérées ont pu être analysées. De la comparaison entre racines attaquées et indemnes, le signal responsable de l'attraction des nématodes a été identifié: il s'agit de molécules à base de caryophyllène.

Mais ces expériences, qui font partie de la thèse de doctorat de Sergio Rasmann, ont abouti à une autre conclusion majeure. Elles ont démontré que les variétés de maïs cultivées aux Etats-Unis n'émettent pas ce signal lorsqu'elles sont attaquées par Diabrotica. "En Amérique du Nord, la faculté de produire du caryophyllène a été probablement perdue au cours des processus de sélection", explique Ted Turlings. "Le maïs qu'on cultive aujourd'hui dans ces régions ne serait donc plus capable de répondre par ce biais aux attaques de l'insecte ravageur."



        
pour en savoir plus, contacts :
- Pôle de recherche national (PRN) "Survie des plantes en milieux naturels et agricoles" - http://www.unine.ch/nccr
- Dr. Ted Turlings - Université de Neuchâtel - tél : +41 32 7183158, email : ted.turlings@unine.ch
code brève
ADIT : 28123

source :
"Découverte neuchâteloise dans Nature: Les racines blessées du maïs émettent un appel au secours odorant" - Communiqué de presse de l'Université de Neuchâtel - 07/04/2005
"Le maïs appelle au secours quand il est attaqué par des larves" - ATS - 08/04/2005 ; "Le maïs appelle au secours des vers pour combattre un coléoptère ravageur" - Le Monde - 09/04/2005

    
origine :
Cette information est un extrait du BE Suisse numéro 17 du 31/05/2005 rédigé par l'Ambassade de France en Suisse. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

#47 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 18 juin 2005 à 11:47

un petit hommage au " Chef Seattle, 1854"

OMC venait de naître dans l'esprit
----------------------


le texte de seattle en 1854

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air
et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de
brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement
d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter
notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu'il
nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement
entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières
portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre
terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants,
que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais
montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.
Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas
d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le
froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

La bête, l'arbre, l'homme. Ils partagent tous le même souffle.

L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre.

J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par
l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un
sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes?. Si toutes les bêtes disparaissaient,
l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux
bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des
cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants
qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce
que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce
qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent
sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Un Art de Vivre ...Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l'homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc.
Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui
vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier
vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un
mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous
massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt
chargés du fumet de beaucoup d'hommes, et la vue des collines en pleines
fleurs ternie par des fils qui parlent.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854
La illaha illa Allah

#48 fleurdevie

fleurdevie

    Chercheuse d'arc-en-ciel

  • Membres
  • 137 Messages :
  • Localisation : 13

Posté 18 juin 2005 à 12:56

Un texte vraiment émouvant pop-corn ... Qui nous fait nous rendre compte de notre responsabilité ... C'est si important qu'au niveau individuel déjà nous puissions vivre dans la responsabilité de nos actes et avec le respect de la Terre et de ses enfants...

Un livre dans le même esprit que vous connaissez peut-être est "Message des hommes vrais au monde mutant" de Marlo Morgan.  :D

Je vous écrit un passage du livre (c'est le chef d'une tribu ancestrale d'australie qui parle à l'Unité Divine en présence d'une "mutante") : "Les mutants ont dans leur vie une chose appelée sauce. Ils connaissent la vérité, mais celle ci est enfouie sous les liants et les épices des convenances, du matérialisme, de l'insecurité et de la peur. Ils ont dans leur vie une chose appelée glaçage et qui parait correspondre à la façon dont ils gaspillent presque tous les instants de leur vie en projets superficiels, artificiels, temporaires, agréable au goût et jolis et passent très peu de vrais moments à développer leur être éternel"

Je sors un peu du sujet conscience végétale  :oops: sorry... mais cela reste dans "conscience"  :roll:  :shy:

Un tendre baiser lumineux à tous  :ange:

#49 aubaphi

aubaphi

    En quête continuelle...

  • Membres
  • 523 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Au Coeur du Coeur

Posté 18 juin 2005 à 13:23

Quelle sensation apaisante de vous lire, tous, sur ce topic !

Quel bonheur de voir que, vous aussi, vous communiez avec les plantes, la terre, les insectes, les animaux, les pierres...

Pour moi, c'est naturel et salutaire !

Ces temps-ci, je ressens un besoin intense de me "poser" dans mon jardin. Je m'assoie dans l'herbe, je communie avec l'ensemble des plantes.

Ce jardin, je l'ai créé il y a 17 ans, avec amour et ... peu de connaissances. Maintenant, les arbustes, les arbres, les plantes poussent dans une débauche de couleurs, sans mon intervention. C'est vrai que mon céanothe (que je pensais rempant) a atteind plus de 2 mètres de hauteur et cache mon weigelia rouge intense. Mais, ce coquin de weigelia lance ses ramures bien au dessus du céanothe, comme pour me dire "coucou, regarde comme je suis beau". Je devrais les séparer mais je n'ai pas le coeur à cela car ils sont entrelacés, amoureusement. Le céanothe recouvre aussi un rosier jaune, qui, lui, arrive néammoins à pousser. Ses boutons annoncent une floraison éblouissante.

Le sapin bleu a réussi, après tant d'années, à toucher le forsythia. Leurs mains (enfin, leurs branches) sont liées et je ne taillerai pas mon forsythia, pour qu'ils restent ensemble.

L'un de mes yuccas, offert par mamie Cocotte, la mamie tendresse de mon mari, m'a offert 3 belles tiges fleuries. Il ne poussait pas auparavant... mamie est partie vers d'autres cieux l'an dernier et le yucca s'est mis à pousser comme un fou. Quand j'ai besoin de "parler' à mamie Cocotte, je m'assoie près de son yucca et je la sens près de moi.

Mon potager me fais des farces : une petite pomme terre, oubliée de l'année dernière, s'est mise à pousser dans un tas d'herbes désséchées. C'est le plus beau plant de cette année ! Le thym citron, malheureux d'être étouffé par la mélisse, a migré vers un joli tas de pierres oubliées.

Si je vais si souvent dans mon jardin, ces temps-ci, c'est pour y trouver une réponse. En me recueillant parmi toutes ces plantes chéries, j'attends un signe d'elles pour savoir si notre décision de quitter cette maison est la bonne. J'ai le coeur déchiré de devoir partir et je veux savoir si mon jardin est d'accord. Dans la maison, je ne ressens rien mais dans mon jardin j'ai l'impression que l'âme de cet endroit peut me délivrer un message. J'y vais très souvent, pour que mon jardin m'apporte la paix et pour comprendre ce que je dois faire dans l'avenir.

Je reste à l'écoute de ces messages et je respecte la volonté des plantes.

Amicalement
Rester toujours vigilant et toujours éveillé.

#50 Mitokomon

Mitokomon

    au sommet des montagnes

  • Membres
  • 744 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France-Japon:Tochigi-Ken

Posté 18 juin 2005 à 13:37

Le Christ a sermonne un figuier infructueux et il s'est desseche!Les pratiquants du qi jong disent que les vegetaux leur communiquent leur force....Les Jardins de Findhorn:chaque espece de vegetal serait gouverne par un deva qui dependrait de dieu lui-meme...
Dans le Shugendo, on passe du mineral au vegetal a l'animal a l'homme et enfin au nirvana...
Quand vous voyez une fleur si belle, si odorante, qu'est ce que ca vous parle, qu'est ce ca vous inspire t'il?...
La reponse est en nous -meme, pas besoin d'aller plus loin pour ceux qui sont sensibles a la Nature! :ange:

#51 chochotte

chochotte

    Habitué

  • Membres
  • 20 Messages :
  • Localisation : 7
  • Intérêts : la vie sur terre

Posté 18 juin 2005 à 15:30

On doit tout quitter un jour...  mais je ne vois pas pourquoi ton jardin t'apporterait  la réponse ...
Si j'ai bien compris, tu te poses la question de partir...  Tu devrais d'abord te poser la question du pourquoi partir .... avant de te demander que quelqu'un ou quelque chose te réponde.... Le jardin que tu as façonné avec amour , semble-t-il , a sa vie propre .... Pourquoi lui demanderais tu de te répondre????  C'est toi qui a les questions , c'est à toi d'y répondre ...
Même les signes ont plusieurs réponses ... et se jeter sur la première qui semble évidente, est une erreur.... c'est ce que m'a appris la vie...

#52 mag

mag

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 087 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Dans le vide Là où je suis

Posté 18 juin 2005 à 18:23

:calin: Merci Glingal, PopCorn et Fleur de Vie pour votre écoute-lecture et vos réponses elles me redonnent l'accès à la Force,
c'est pour moi parfois très dur de n'avoir pû partager ces expériences et de vivre intèrieurement ce manque

un climat d'écoute et de conscience tel que celui-ci,
il m'a fallu internet pour le rencontrer,
c'est d'une logique sublîme! :ptdrasrpt2:

et merci à tous les autres de vos contributions, elles sont si riches, comme un bouquet de fleurs, chacune différente, et chacune participant à l'ensemble, j'ai l'impression que mon rêve est en train de se réaliser! Vous êtes les jardiniers de l'UN possible, l'Esprit nous anime et la Terre s'offre à nous pour la cocréation...

Mitokomon merci de tes informations pourrais tu en dire plus sur ces pratiques?

Citation

Dans le Shugendo, on passe du mineral au vegetal a l'animal a l'homme et enfin au nirvana...


Connais tu Masanobu Fukuoka? Quelqu'un de chez toi au Japon...
"La révolution d'un seul brin de paille" est le seul livre que j'ai lu de lui et que j'ai prété sans retour et sans avoir eu le temps de m'en imprègner, mais ce que j'ai lu m'a conforté dans ce que "mon lieu" m'avais montré, il montre comment il est possible à un seul homme s'appuyant sur les lois naturelles de cultiver ce qu'il a besoin et beaucoup plus pour manger, sans machine, sans ouvrir ou retourner la terre... Les tenant de la Permaculture (culture permanente) se réfèrent à lui et à son travail, c'est maintenant un très vieux monsieur qui fait le tour du monde pour parler de ces techniques et de cette philosophie.

Citation

Près d'un petit village de l'île de Shikoku, au sud du Japon, Masanobu Fukuoka a développé une méthode d'agriculture naturelle qui pourrait aider à inverser le mouvement dégénéré de l'agriculture moderne. L'agriculture sauvage ne nécessite ni machines, ni produits chimiques et très peu de désherbage. M. Fukuoka ne laboure pas la terre et n'utilise pas de compost préparé.
[...]
Il n'a pas labouré la terre de ses champs depuis 25 ans et cependant leur rendement peut être favorablement comparé à ceux des fermes japonaises les plus productives. Sa méthode agricole demande moins de travail qu'aucune autre méthode. Elle ne crée aucune pollution et ne nécessite pas d'énergie fossile.
[...]
A strictement parler, la seule agriculture « sauvage » est la chasse et la cueillette. Faire pousser des récoltes agricoles est un changement culturel qui requiert de la connaissance et un effort constant. La distinction fondamentale est que Mr Fukuoka cultive en coopérant avec la nature plutôt qu'en essayant de l' « améliorer » par la conquête. [...]
http://www.citerre.org/fukuokamct.htm



Il y a les devas mais les élémentaux dans la terre sont aussi important, pourtant on les considère encore moins...La mince couche d'humus se perd alors qu'elle met des années à se constituer...
J'ai appris lors de mes études à Vincennes en 1969 que l'agriculture chimique fut le recyclage trouvé pour utiliser les industries chimique après la guerre 39/45, ça plus la mécanisation systèmatique, et la confiscation des organisations paysannes locales (petites coopératives) fut mise en oeuvre pour maîtriser le circuit de production agricole en le conditionnant pour que les financiers (dont Nestlé) puissent faire leur beurre sur la fin des paysans, et que naissent les "exploitants agricoles" maintenant que l'agriculture est dans l'OMC, leur but est atteind : "celui qui maîtrise l'alimentaire maîtrise le monde", et partout les agricultures paysannes suivent notre modèle.
Et encore on nous dit comme après la guerre que c'est : "pour lutter contre la faim dans le monde"...
La Terre peux nous nourrir tous si on la respecte, et lui demande gentiement!

Aubapi :

Citation

J'y vais très souvent, pour que mon jardin m'apporte la paix et pour comprendre ce que je dois faire dans l'avenir.

Noublie pas de tout lui raconter, et de lui demander aussi ce que tu souhaite...Il peut attirer quelqu'un qui prendra soin de lui comme tu l'a fait et qui sera heureux en s'en occupant comme tu l'a été... Ce sont les canaques qui avaient cette culture ils l'on expliquée à la radio que j'écoutais lors de l'affaire de la caverne, et que reprend aussi la philosophie de la permaculture : nous sommes les gardiens, pas les propriétaires, et lorqu'un gardien veux partir il passe à d'autre le gardienage...

Moi je n'ai pas eu cette chance, du jour au lendemain j'ai appris que ce lieux qui me nourrissait et m'apprenais depuis 10 ans était vendu et que je devais partir.
J'ai pu garder un petit bout tout au fond de la Combe, inaccessible aux voitures, refuge des biches et des sangliers, et je continue cette communication, les histoires que j'ai vécues avec cette combe, continuent encore et sont extraordinaires, en bien comme en mal... Ce sont mes plus grandes leçons de lâcher prise actif! :ptdrasrpt2:
Mais des fois encore j'ai du mal avec cette sagesse et de partager avec vous me met du courage, merci. :calin:

Citation


Un Art de Vivre ...Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.


Je me rappelle aussi qu'il est dit dans une vision de cette tradition amérindienne que lorsque la philosophie du peuple rouge refleurira de l'autre côté de la Terre alors, celui -ci renaîtra de ses cendres, c'est ce qui est en train de se passer...

:guerrier:
La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#53 aubaphi

aubaphi

    En quête continuelle...

  • Membres
  • 523 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Au Coeur du Coeur

Posté 18 juin 2005 à 19:34

Salut !


Citation

   (Chochotte)
Si j'ai bien compris, tu te poses la question de partir... Tu devrais d'abord te poser la question du pourquoi partir .... avant de te demander que quelqu'un ou quelque chose te réponde.... Le jardin que tu as façonné avec amour , semble-t-il , a sa vie propre .... Pourquoi lui demanderais tu de te répondre???? C'est toi qui a les questions , c'est à toi d'y répondre ...
Même les signes ont plusieurs réponses ... et se jeter sur la première qui semble évidente, est une erreur.... c'est ce que m'a appris la vie...

Malheureusement, je sais pourquoi nous devons prendre cette décision.

Désolée de ne pas être d'accord avec toi, mais les plantes et les arbres me donnent beaucoup de réponses...

J'y trouve ce que dit si justement Mag :

Citation

   (Mag)
Noublie pas de tout lui raconter, et de lui demander aussi ce que tu souhaite...Il peut attirer quelqu'un qui prendra soin de lui comme tu l'a fait et qui sera heureux en s'en occupant comme tu l'a été...

Oui, Mag, j'y ai pensé fortement, ce matin. J'ai pensé aux personnes qui me remplaceront et je me suis dit que cela devait être un élément important dans notre choix d'acheteurs potentiels.

J'ai apporté ma petite contribution sur ce petit bout de terrain, pendant 17 ans, je sais qu'il ne m'appartient pas car il appartient à la Terre et je veillerais à ce que quelqu'un d'autre l'aime autant que moi je l'aime.

J'ai beaucoup aimé le texte du chef Seattle, posté par Pop Corn et j'aime beaucoup la philosophie du peuple canaque.

Amicalement

Ce message a été modifié par aubaphi - 18 juin 2005 à 19:35.

Rester toujours vigilant et toujours éveillé.

#54 Glingal

Glingal

    Chercheur de vérités

  • Membres
  • 1 321 Messages :
  • Localisation : pas bouger!!!

Posté 18 juin 2005 à 22:27

Eric, le Samedi 18 Juin 2005, 10:18, dit :

Quoi de plus naturel que d'appeler à l'aide lorsqu'on est attaqué? C'est exactement ce que fait le maïs sitôt que des insectes commencent à le dévorer. La plante diffuse des odeurs pour appâter les ennemis naturels du ravageur et assurer sa protection.

Wow... merci Eric pour nous partager l'info sur cette grande découverte.
La nature est intelligente. Si seulement nous autres humains avions l'humilité de le reconnaitre pour limiter notre intervention! Peut-être alors , l'homme envisagerait d'abandonner le dévellopement des OGM.

J'avais vu un documentaire aussi qui allait un peu dans ce sens. On nous y montrait dans la savane africaine l'intéraction de la flore et de la faune. Les girafes se nourrisant principalement de feuilles d'accacia ne restent jamais très longtemps à se nourrir sur le même arbre. Pourquoi? Pourquoi s'en font-elles l'économie?
Et bien parce que l'accacia, après quelques minutes d'avoir été entamé dans son feuillage va augmenter le tanin dans ses branches et ses feuilles. Le tanin provoque le gout amer, du coup la girafe passe à un autre arbre. Ce qui permet de ne pas ravager le feuillage d'un arbre tout entier.
Alors que l'on ne me dise pas après ça que les plantes et les arbres ne sont pas dotés d'un système nerveux et donc de sensibilité.

A la lecture de l'étude de cette équipe suisse à ce sujet, j'ai même le sentiment que les différent règnes et espèces interagissent entre-elles de forme cohérente et intelligente comme un seul corps. Et je crois que c'est toi Pop-corn qui l'a relevé en comparant avec la peau.

J'aime beaucoup ce texte de chef Seattle; ça fait toujours plaisir de le relire.  :)
Et puis de lire vos récits de relation filiale avec les végétaux, ça fait un bien fou.

:chamaille:

#55 pop-corn

pop-corn

    Chercheur de lumière

  • Bannis
  • 4 965 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Bedarieux

Posté 18 juin 2005 à 23:47

glingal

Citation

j'ai même le sentiment que les différent règnes et espèces interagissent entre-elles de forme cohérente et intelligente comme un seul corps. Et je crois que c'est toi Pop-corn qui l'a relevé en comparant avec la peau.

ce n'est pas de moi mais d'un ami chaman

et quand on pense que seetle en parle aussi , mais avec ses mots.

j'ai lu quelque part que concernant les plantes dite sauvage qui pousse dans la nature le terre compensait son équilibre d'elle même , en choisissant les graines qui doivent germée dans son sol de tel ou tel autre plante.
----------------------------
aussi imaginé la souffrance des plantes et de la terre dans l'agriculture dite forcée .
Et dire que dans notre relation avec la plante lorsque nous la mangeons , nous mangeons cette souffrance



je vous partage deux liens

d'abord un probleme qui montre comment va la derision du monde

http://www.passerell...?id_article=133



ensuite une page de lien assez riche

http://www.eco-bio.info/liens.html
La illaha illa Allah

#56 Mitokomon

Mitokomon

    au sommet des montagnes

  • Membres
  • 744 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France-Japon:Tochigi-Ken

Posté 19 juin 2005 à 02:24

J'ai deja du mal a arracher une"mauvaise herbe", la nature s'occupe d'elle toute seule!Un jour une voisine a demande si les branches de son arbre mitoyen gene par son ombre la culture de mes pommes de terre...Elle a voulu les couper mais j'ai refuse...cependant elle a coupe quand meme!Dire que couper les branches d'un arbre lui fait du bien:j'en doute un peu...
Il est clair qu'une main est mise sur le monde pour nous engouffrer et nous controler...disparition des tecnhinques ancestrales au profit du moderne mais pas forcement ideal et efficace...
La Nature,celle qu'on nomme Gaia prendra sa revanche ca ne fait nul doute...

#57 Ludivine

Ludivine

    Confirmé

  • Membres
  • 42 Messages :

Posté 20 juillet 2005 à 22:30

Certains de vos témoignages m'ont fait venir les larmes aux yeux. Je découvre depuis quelques semaines les relations qui sont possibles entre les plantes et nous et c'est une grande surprise.

Lorsque nous sommes arrivées récemment dans notre nouvelle maison, ma fille s'est précipitée vers les cèdres du Liban et les a embrassés, puis elle est revenue vers moi en me disant "ils sont plein d'énergie les arbres, ils sont extraordinaires". Je n'avais qu'une connaissance théorique de l'énergie des arbres, mais je ne l'ai pas contredite.

Avec un tel départ, il était évident qu'elle se chargerait du jardin, tandis que je m'occuperai de la maison. Elle était notamment chargée d'arroser les géraniums en pot de la terrasse.

Et voilà qu'elle part en vacances et que... j'oublie les géraniums. Les jours passent. Et d'un seul coup je me rappelle que c'est à moi d'arroser les géraniums. Je me précipite, leur terre est sèche, l'un d'eux tente avec peine de sortir une fleur, un autre n'en a qu'une toute fanée, ils devraient être fleuris mais souffrent trop de la soif. Je remplis l'arrosoir, je commence à verser doucement, un pot, deux pots, trois pots... Et je reviens vers le premier pour poser l'arrosoir. Je sens alors une odeur très parfumée, magnifique. Comme s'il voulait me remercier.

Evidemment j'ai pensé que c'était le fait d'avoir de l'eau. Mais seul le premier pot émettait une odeur aussi forte. Je n'ai plus oublié mes géraniums, qui ont fleuri. Et à chaque fois que j'arrive avec mon arrosoir, le premier m'envoie une bouffée odorante.

Je crois que je vais apprendre à m'occuper des plantes. Maintenant je leur parle et l'arrosage n'est plus une corvée.

#58 Eric

Eric

    Chercheur

  • Membres
  • 562 Messages :

Posté 21 juillet 2005 à 16:06

Et toc, encore une couche, un super article... :bravo:

Je vais finir par dormir dans de la paille, ça doit avoir des vertues.

Les médecines traditionnelles, entre guérison et initiation

De Catherine bourgeois pour Terre Sacrée le 21 Juillet 2005.

____________________

Les guérisseurs d'Amazonie disent qu'ils ont acquis leur savoir au contact des plantes qui leur parlent. Pour accéder à cette compréhension, il est nécessaire de mettre en veilleuse transitoirement notre envahissante rationalité et un sens critique exacerbé et d'accepter de nous laisser guider. Le guérisseur lui-même passe par un processus d'initiation qui le confronte à son ombre, à sa mort ou à ses morts.

Donc, les plantes parlent !

Dans le cadre de cette approche des médecines traditionnelles le travail se fait d'abord sur le corps et à travers lui, secondairement, sur les affects et le mental. Le corps garde les archives de notre histoire personnelle et bien au-delà une sorte d'engrammation des héritages des parents, des ancêtres, de la culture, des fondements de l'être humain, de l'univers et de la vie en général. L'homme porte le monde en lui. Un certain nombre de techniques utilisées par les guérisseurs permettraient, en quelque sorte, une relecture ou une lecture des archives inscrites dans notre corps.


L'initiation servirait à relire son passé, à décoder son avenir et à intégrer dans un sens et dans un contexte beaucoup plus vastes celui de notre propre existence. Parvenir à se replacer dans une dimension universelle permettrait ainsi le surgissement de la vraie guérison.

Les traditions enseignent qu'au-delà de ce "monde-ci", du quotidien, de la manifestation incarnée,  existe un "monde-autre", celui du Soi, des Dieux, du Ciel, des Archétypes, de l'Inconscient . toujours présent et actif mais pas accessible de façon permanente, sauf lors du franchissement  d'un seuil de conscience, d'une porte symbolique. Ce passage peut se faire de manière spontanée, par le rêve ou par exemple lors d'un accident d'anesthésie pendant une intervention chirurgicale.

En médecine traditionnelle, ce franchissement se réalise intentionnellement au moyen de pratiques rituelles induisant une sortie de la conscience ordinaire et où souvent les plantes jouent un rôle central. L'idée est donc de visiter ce "monde-autre" pour ensuite procéder à l'intégration dans ce "monde-ci » des informations acquises lors du « voyage ». Les états modifiés de conscience dans cette perspective ne sont pas simplement des fuites et des envolées du réel mais ont toujours comme finalité le retour à l'ici et maintenant. Donc il s'agit au bout du compte de se recentrer dans l'intégration au présent, dans notre incarnation.

Le "monde-autre" est un monde peuplé, habité par un certain nombre de forces, énergies, êtres manifestant un degré d'autonomie envers notre univers et qu'on nomme aussi dieux, esprits, démons, entités ou archétypes. En passant ce seuil, le contact peut ainsi s'établir avec ces puissances invisibles susceptibles de nous informer et d'intervenir sur nous et dans notre vie. Cette communication peut donc être ou enrichissante ou dangereuse, d'où l'importance de ne pas faire d'explorations dans le "monde autre" de manière anarchique ou chaotique mais en instituant un cadre rituel précis et efficient qui requiert de l'expérience et une grande  maîtrise.

L'intérêt en est de comprendre que l'homme est inséré au sein d'un vaste univers avec d'autres portes, d'autres entités, d'autres énergies, d'autres dimensions avec lesquelles l'homme doit gérer des relations, négocier, communiquer.

S'il y a beaucoup de plantes en Amazonie, la plante principale symbolisant les médecines traditionnelles est l'Ayahuasca du vocable quechua « aya » (mort) et « huasca » (corde). L'Ayahuasca est donc la « corde des morts ou de la mort », la liane qui permet la communication avec le monde situé au-delà de la mort.

Traditionnellement dans la culture amazonienne, une des fonctions essentielles de l'Ayahuasca est de permettre d'entrer en contact avec des personnes décédées, de converser et d'échanger avec elles.

Le breuvage Ayahuasca est le mélange de deux plantes : la liane Ayahuasca et un additif qui est souvent  constitué des feuilles de l'arbuste Chacruna. La Chacruna prise seule donne surtout des phénomènes lumineux mais structure assez peu le matériel visionnaire. L'information, l'apprentissage est fourni essentiellement par la liane Ayahuasca qui, de ce fait, donne son nom au mélange. Les alcaloïdes de la Chacruna (DMT) sont inhibés au niveau digestif par une enzyme, la Mono-amine-oxydase (MAO). Les alcaloïdes de l'Ayahuasca inhibent à leur tour cette MAO et ainsi laissent passer la DMT dans le flux sanguin. La « lumière » de la chacruna va alors « éclairer » les informations de l'Ayahuasca, donnant ainsi des visions cohérentes pour le sujet. On comprend qu'il s'agit là d'une haute technologie qui ne relève ni du hasard ni de l'improvisation. On ne peut que s'étonner que cette sophistication biochimique d'une rare efficacité, récemment découverte en Occident, soit connue depuis des millénaires par les indiens d'Amazonie.  

L'alcaloïde principal de l'Ayahuasca a été découvert dans les années 1920 et a d'abord été appelé « télépathine » du fait de ses effets étonnants sur le psychisme observé par les scientifiques. La forme naturelle d'usage de l'ayahuasca garantit l'intervention d'un phénomène d'autorégulation par le respect des barrières naturelles de l'organisme, digestive et neurologique. L'Ayahuasca, comme toutes les préparations visionnaires végétales (avant mal désignées par le qualificatif péjoratif et faux « d'hallucinogènes »), n'induisent aucun phénomène de dépendance. Il n'existe donc pas d'addiction à l'Ayahuasca qui, par ailleurs, n'est jamais mortelle, même à très hautes doses.

Au vu de cette complexité, on comprend que la maîtrise de l'Ayahuasca requiert bien davantage que  d'avoir assisté à quelques sessions. Les difficultés de l'exploration du monde-autre demandent humilité et patience et la présence d'un guide éclairé et expérimenté. La formation prend des années et demande de longues périodes de diètes, jeûnes et abstinence sexuelle, avec un exigent travail sur soi-même, autrement dit une puissante vocation, toujours à renouveler.

Les initiations dans les tribus ou groupes ethniques amazoniens sont précédées de l'enseignement aux enfants et aux jeunes des grands mythes de la cosmogonie amazonienne.

Les rites de passage à l'adolescence ou à la puberté font appel à l'usage ritualisé de plantes psychoactives où, à travers les visions et états modifiés de conscience, ils peuvent vérifier l'authenticité de ces figures de la mythologie qui leur a été transmise.

Les médecines traditionnelles amazoniennes, dans leur forme la plus évoluée, supposent l'induction contrôlée de modification de la conscience permettant d'explorer l'univers intérieur de l'individu qui coïncide au sein de l'expérience avec les structures de l'univers extérieur. Les formes du "monde-autre", esprits de la nature ou entités spirituelles reflètent symboliquement les forces internes qui nous habitent. De ce fait, la dualité extérieur/intérieur se dissout.

La majeure partie des plantes utilisées dans le contexte initiatique amazonien sont purgatives, induisant vomissements, diarrhées, sueurs . L'Ayahuasca, simultanément a ses effets visionnaires permet un travail de nettoyage du corps et à ce titre est appelée « purga » (la purge) par les guérisseurs. Ils considèrent que leur travail n'est pas tant d'induire des états modifiés de conscience mais plutôt de permettre au corps d'être de plus en plus propre et ainsi que les « canaux » puissent être débouchés aux fins de recevoir l'information de l'intérieur. Le travail sur le corps est donc essentiel  et passe par la purgation ou purification. Ce travail sur le corps doit nécessairement être suivi d'un travail d'intégration des informations acquises, une concrétisation dans le quotidien.

Tout travail initiatique d'exploration du monde-autre dans le concept des médecines traditionnelles est basé sur le « on y va, on en revient et on intègre ». Les grands guérisseurs amazoniens sont des paysans, ils se lèvent le matin, vont cultiver leurs champs, ont une famille et s'occupent de leur maison. et puis une fois par semaine, deux fois, trois fois, ils font leurs expériences. Ils ont des phases d'isolement dans la forêt où ils accèdent à des états modifiés de conscience induits par différentes techniques et par les plantes, puis ils reviennent à leur vie quotidienne.

Ce va-et-vient, ce contrepoint ou passage entre les mondes est permanent. L'échange ne cesse jamais. Le travail initiatique n'est donc pas une évasion vers des réalités différentes mais l'acceptation pleine de l'incarnation. Il s'agit d'une exploration lointaine exécutée rituellement pour mieux en revenir et ainsi enrichir la vie quotidienne.

Pour accéder à ce vécu, le rite est absolument nécessaire. L'éventuelle complexité des manifestations sensibles d'ordre symbolique (mots, gestes, parfums, chants.)  relève d'une rigoureuse « technologie du sacré », opératoire et appropriée au contexte et, dans ce cas, à la plante utilisée. La forme ou structure rituelle permet d'instaurer un lieu sacré qui sert de « sas » entre les mondes et où peuvent coïncider les espaces-temps.
L'ouverture de cette porte permet d'entrer et circuler dans le "monde-autre" mais surtout d'en revenir.

L'Ayahuasca sous cet angle peut être définie comme une plante-véhicule qui permet d'entreprendre ce voyage. La conduite de ce véhicule, donc le rituel, est en partie imposée par la structure énergétique de la plante. Chaque plante possède une structure très particulière, une matrice énergétique que les guérisseurs désignent précisément du nom de « madre » (mère). L'Ayahuasca montre une énergie typiquement féminine non rationnelle et est souvent visualisée sous la forme symbolique d'une "femme sans tête".
L'usage correct de l'Ayahuasca peut permettre un meilleur discernement sur sa propre vie et par là même d'opérer des choix latents, de définir des options plus claires. L'accès au « monde-autre » révèle une dimension transcendante de notre existence et de la vie en général.

La disparition en Occident des espaces d'initiation authentique et de sacralité induisent les adolescents à quêter « sauvagement » par eux-mêmes des rites de passage. Cette aspiration à l'exploration du « monde-autre » semble une nécessité intrinsèque à la nature humaine. Non satisfaite, cette soif de sens, de transcendance, conduit à des tentatives maladroites voire dangereuses d'auto-initiation. La disposition massive sur le marché de la consommation moderne de substances psychoactives, légales ou illégales, facilite sinon encourage le passage à l'acte. Cependant, toutes les précautions du savoir-faire millénaire indien sont négligées : usage de substances inadéquates, addictives, mal dosées, sans guide, sans préparation préalable, sans rituel rigoureux, sans intégration ultérieure des expériences. La toxicomanie naît de cette ignorance-arrogance occidentales en ce qui concerne la maîtrise des phénomènes de la conscience. Dans le même temps, la reprise correcte de ces auto-initations sauvages chez des toxicomanes par des techniques correctives avec usage de plantes purgatives et psychoactives non addictives, comme l'Ayahuasca, montrent des résultats extrêmement encourageants dans des expériences de terrain.

Le temps est sans doute venu où les savoirs ancestraux sont à même de nous permettre de redécouvrir comment respecter la nature et notre propre nature humaine. Ceux-ci nécessitent aussi notre aide afin de sortir de l'ostracisme dans lequel ils se trouvent, de récupérer leur dignité, de préserver leurs territoires et leurs traditions, de s'élargir à l'inévitable dimension de l'universalité sans y perdre leur âme. La rencontre des médecines traditionnelles et du monde occidental peut devenir un enrichissement mutuel et une source de fécondation réciproque.

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables, mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques!

Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.
Archives de la liste : http://terresacree.org/misajourr.htm

Pour adhérer à l'association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm

La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la vie.

#59 loupdessteppes

loupdessteppes

    Chercheur

  • Membres
  • 554 Messages :
  • Localisation : Terre

Posté 22 juillet 2005 à 06:54

Les plantes parlent!

Citation

Les médecines traditionnelles, entre guérison et initiation

De Catherine bourgeois pour Terre Sacrée le 21 Juillet 2005.

____________________

Les guérisseurs d’Amazonie disent qu’ils ont acquis leur savoir au contact des plantes qui leur parlent. Pour accéder à cette compréhension, il est nécessaire de mettre en veilleuse transitoirement notre envahissante rationalité et un sens critique exacerbé et d'accepter de nous laisser guider. Le guérisseur lui-même passe par un processus d'initiation qui le confronte à son ombre, à sa mort ou à ses morts…

Donc, les plantes parlent !

Dans le cadre de cette approche des médecines traditionnelles le travail se fait d’abord sur le corps et à travers lui, secondairement, sur les affects et le mental. Le corps garde les archives de notre histoire personnelle et bien au-delà une sorte d’engrammation des héritages des parents, des ancêtres, de la culture, des fondements de l’être humain, de l’univers et de la vie en général. L’homme porte le monde en lui. Un certain nombre de techniques utilisées par les guérisseurs permettraient, en quelque sorte, une relecture ou une lecture des archives inscrites dans notre corps.


L’initiation servirait à relire son passé, à décoder son avenir et à intégrer dans un sens et dans un contexte beaucoup plus vastes celui de notre propre existence. Parvenir à se replacer dans une dimension universelle permettrait ainsi le surgissement de la vraie guérison.

Les traditions enseignent qu’au-delà de ce "monde-ci", du quotidien, de la manifestation incarnée,  existe un "monde-autre", celui du Soi, des Dieux, du Ciel, des Archétypes, de l'Inconscient … toujours présent et actif mais pas accessible de façon permanente, sauf lors du franchissement  d’un seuil de conscience, d’une porte symbolique. Ce passage peut se faire de manière spontanée, par le rêve ou par exemple lors d’un accident d'anesthésie pendant une intervention chirurgicale.

En médecine traditionnelle, ce franchissement se réalise intentionnellement au moyen de pratiques rituelles induisant une sortie de la conscience ordinaire et où souvent les plantes jouent un rôle central. L’idée est donc de visiter ce "monde-autre" pour ensuite procéder à l'intégration dans ce "monde-ci » des informations acquises lors du « voyage ». Les états modifiés de conscience dans cette perspective ne sont pas simplement des fuites et des envolées du réel mais ont toujours comme finalité le retour à l'ici et maintenant. Donc il s’agit au bout du compte de se recentrer dans l'intégration au présent, dans notre incarnation.

Le "monde-autre" est un monde peuplé, habité par un certain nombre de forces, énergies, êtres manifestant un degré d’autonomie envers notre univers et qu’on nomme aussi dieux, esprits, démons, entités ou archétypes… En passant ce seuil, le contact peut ainsi s’établir avec ces puissances invisibles susceptibles de nous informer et d'intervenir sur nous et dans notre vie. Cette communication peut donc être ou enrichissante ou dangereuse, d’où l’importance de ne pas faire d’explorations dans le "monde autre" de manière anarchique ou chaotique mais en instituant un cadre rituel précis et efficient qui requiert de l’expérience et une grande  maîtrise.

L’intérêt en est de comprendre que l’homme est inséré au sein d’un vaste univers avec d’autres portes, d'autres entités, d'autres énergies, d’autres dimensions avec lesquelles l’homme doit gérer des relations, négocier, communiquer.

S‘il y a beaucoup de plantes en Amazonie, la plante principale symbolisant les médecines traditionnelles est l'Ayahuasca du vocable quechua « aya » (mort) et « huasca » (corde). L’Ayahuasca est donc la « corde des morts ou de la mort », la liane qui permet la communication avec le monde situé au-delà de la mort.

Traditionnellement dans la culture amazonienne, une des fonctions essentielles de l'Ayahuasca est de permettre d’entrer en contact avec des personnes décédées, de converser et d’échanger avec elles.

Le breuvage Ayahuasca est le mélange de deux plantes : la liane Ayahuasca et un additif qui est souvent  constitué des feuilles de l’arbuste Chacruna. La Chacruna prise seule donne surtout des phénomènes lumineux mais structure assez peu le matériel visionnaire. L’information, l’apprentissage est fourni essentiellement par la liane Ayahuasca qui, de ce fait, donne son nom au mélange. Les alcaloïdes de la Chacruna (DMT) sont inhibés au niveau digestif par une enzyme, la Mono-amine-oxydase (MAO). Les alcaloïdes de l’Ayahuasca inhibent à leur tour cette MAO et ainsi laissent passer la DMT dans le flux sanguin. La « lumière » de la chacruna va alors « éclairer » les informations de l’Ayahuasca, donnant ainsi des visions cohérentes pour le sujet. On comprend qu’il s’agit là d’une haute technologie qui ne relève ni du hasard ni de l’improvisation. On ne peut que s’étonner que cette sophistication biochimique d’une rare efficacité, récemment découverte en Occident, soit connue depuis des millénaires par les indiens d’Amazonie. 

L’alcaloïde principal de l'Ayahuasca a été découvert dans les années 1920 et a d'abord été appelé « télépathine » du fait de ses effets étonnants sur le psychisme observé par les scientifiques. La forme naturelle d’usage de l’ayahuasca garantit l’intervention d’un phénomène d'autorégulation par le respect des barrières naturelles de l'organisme, digestive et neurologique. L’Ayahuasca, comme toutes les préparations visionnaires végétales (avant mal désignées par le qualificatif péjoratif et faux « d’hallucinogènes »), n’induisent aucun phénomène de dépendance. Il n’existe donc pas d’addiction à l’Ayahuasca qui, par ailleurs, n’est jamais mortelle, même à très hautes doses.

Au vu de cette complexité, on comprend que la maîtrise de l’Ayahuasca requiert bien davantage que  d’avoir assisté à quelques sessions. Les difficultés de l’exploration du monde-autre demandent humilité et patience et la présence d’un guide éclairé et expérimenté. La formation prend des années et demande de longues périodes de diètes, jeûnes et abstinence sexuelle, avec un exigent travail sur soi-même, autrement dit une puissante vocation, toujours à renouveler.

Les initiations dans les tribus ou groupes ethniques amazoniens sont précédées de l’enseignement aux enfants et aux jeunes des grands mythes de la cosmogonie amazonienne.

Les rites de passage à l’adolescence ou à la puberté font appel à l’usage ritualisé de plantes psychoactives où, à travers les visions et états modifiés de conscience, ils peuvent vérifier l’authenticité de ces figures de la mythologie qui leur a été transmise.

Les médecines traditionnelles amazoniennes, dans leur forme la plus évoluée, supposent l'induction contrôlée de modification de la conscience permettant d’explorer l’univers intérieur de l’individu qui coïncide au sein de l’expérience avec les structures de l'univers extérieur. Les formes du "monde-autre", esprits de la nature ou entités spirituelles reflètent symboliquement les forces internes qui nous habitent. De ce fait, la dualité extérieur/intérieur se dissout. 

La majeure partie des plantes utilisées dans le contexte initiatique amazonien sont purgatives, induisant vomissements, diarrhées, sueurs … L’Ayahuasca, simultanément a ses effets visionnaires permet un travail de nettoyage du corps et à ce titre est appelée « purga » (la purge) par les guérisseurs. Ils considèrent que leur travail n'est pas tant d'induire des états modifiés de conscience mais plutôt de permettre au corps d’être de plus en plus propre et ainsi que les « canaux » puissent être débouchés aux fins de recevoir l’information de l’intérieur. Le travail sur le corps est donc essentiel  et passe par la purgation ou purification. Ce travail sur le corps doit nécessairement être suivi d’un travail d’intégration des informations acquises, une concrétisation dans le quotidien.

Tout travail initiatique d’exploration du monde-autre dans le concept des médecines traditionnelles est basé sur le « on y va, on en revient et on intègre ». Les grands guérisseurs amazoniens sont des paysans, ils se lèvent le matin, vont cultiver leurs champs, ont une famille et s'occupent de leur maison… et puis une fois par semaine, deux fois, trois fois, ils font leurs expériences. Ils ont des phases d'isolement dans la forêt où ils accèdent à des états modifiés de conscience induits par différentes techniques et par les plantes, puis ils reviennent à leur vie quotidienne.

Ce va-et-vient, ce contrepoint ou passage entre les mondes est permanent. L’échange ne cesse jamais. Le travail initiatique n'est donc pas une évasion vers des réalités différentes mais l’acceptation pleine de l’incarnation. Il s’agit d’une exploration lointaine exécutée rituellement pour mieux en revenir et ainsi enrichir la vie quotidienne.

Pour accéder à ce vécu, le rite est absolument nécessaire. L’éventuelle complexité des manifestations sensibles d’ordre symbolique (mots, gestes, parfums, chants…)  relève d’une rigoureuse « technologie du sacré », opératoire et appropriée au contexte et, dans ce cas, à la plante utilisée. La forme ou structure rituelle permet d’instaurer un lieu sacré qui sert de « sas » entre les mondes et où peuvent coïncider les espaces-temps.
L’ouverture de cette porte permet d’entrer et circuler dans le "monde-autre" mais surtout d’en revenir. 

L'Ayahuasca sous cet angle peut être définie comme une plante-véhicule qui permet d’entreprendre ce voyage.  La conduite de ce véhicule, donc le rituel,  est en partie imposée par la structure énergétique de la plante. Chaque plante possède une structure très particulière, une matrice énergétique que les guérisseurs désignent précisément du nom de « madre » (mère). L'Ayahuasca montre une énergie typiquement féminine non rationnelle et est souvent visualisée sous la forme symbolique d’une "femme sans tête".
L’usage correct de l'Ayahuasca peut permettre un meilleur discernement sur sa propre vie et par là même d’opérer des choix latents, de définir des options plus claires. L’accès au « monde-autre » révèle une dimension transcendante de notre existence et de la vie en général.

La disparition en Occident des espaces d’initiation authentique et de sacralité induisent les adolescents à quêter « sauvagement » par eux-mêmes des rites de passage. Cette aspiration à l’exploration du « monde-autre » semble une nécessité intrinsèque à la nature humaine. Non satisfaite, cette soif de sens, de transcendance, conduit à des tentatives maladroites voire dangereuses d’auto-initiation. La disposition massive sur le marché de la consommation moderne de substances psychoactives, légales ou illégales, facilite sinon encourage le passage à l’acte. Cependant, toutes les précautions du savoir-faire millénaire indien sont négligées : usage de substances inadéquates, addictives, mal dosées, sans guide, sans préparation préalable, sans rituel rigoureux, sans intégration ultérieure des expériences… La toxicomanie naît de cette ignorance-arrogance occidentales en ce qui concerne la maîtrise des phénomènes de la conscience. Dans le même temps, la reprise correcte de ces auto-initations sauvages chez des toxicomanes par des techniques correctives avec usage de plantes purgatives et psychoactives non addictives, comme l’Ayahuasca, montrent des résultats extrêmement encourageants dans des expériences de terrain.

Le temps est sans doute venu où les savoirs ancestraux sont à même de nous permettre de redécouvrir comment respecter la nature et notre propre nature humaine. Ceux-ci nécessitent aussi notre aide afin de sortir de l’ostracisme dans lequel ils se trouvent, de récupérer leur dignité, de préserver leurs territoires et leurs traditions, de s’élargir à l’inévitable dimension de l’universalité sans y perdre leur âme. La rencontre des médecines traditionnelles et du monde occidental peut devenir un enrichissement mutuel et une source de fécondation réciproque.


#60 oriflamme

oriflamme

    Chercheur

  • Membres
  • 399 Messages :

Posté 30 juillet 2005 à 21:48

Il fut prouvé que les plantes réagissaient à la musique classique et aux petits bobos que le jardinier se faisait en bricolant...C'était une émission sur ARTE il y a quelques années.. C'est fou ! Non!
:)