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Vivre sans identité sociale


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9 réponses dans ce topic

#1 Exonomie

Exonomie

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Posté 28 octobre 2004 à 15:01

Pouvons-nous vivre sans ''identité sociale''..?

:neutre: :La plupart des policiers (et policières) agissent en respect de la loi, hors de toute relativité morale, et derrière le semblant de sympathie avec laquelle ils peuvent aborder les gens, se ressent souvent une légère névrose paranoïaque à tendance psychopathe... et donc: ils ne pressentiraient pas, dans la majorité des cas où ils interviennent... à laisser continuer sur ''la voie du renard'' celui qui sans nom permanent et sans adresse et sans certificat de naissance, ose même ne pas jouer le jeu d'être en admiration des ''prosections'' sociales et organisation des systèmes de contrôle; (Si tu manque de respect envers papa et maman, tu vas te faire gronder et enfermer dans ta chambre.) :tss: .

Qu'on me tabasse si je m'apitoies sur les autres, qu'on me crie dessus si je ne m'impliques pas dans mon discours, qu'on m'afflige de douleur si je suis trop relâché...
Mais qu'on m'octroie la liberté d'être dans un monde à lois multidimensionnellement souples comme les interactions entre personnes et non comme les baises entre rôles préétablis...
Je le souhaites...
Et je me demande si nous pouvons vivre sans identité sociale.

En regard au fait qu'une rébellion se pointera peut-être prochainement contre les ''recensements pour systèmes de contrôle'', je vous demandes votre avis.

#2 Exonomie

Exonomie

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Posté 28 octobre 2004 à 18:47

Si une nouvelle quête de survie à l'échelle planétaire faisait basculer le coeur du troc vers un apport de partage de transmission des énergies ''subtiles'' individuelles peut-être que l'argent perdrait, bref toute importance, et que succéderait alors sur le ''trône économique'' des échanges d'informations d'un type manifesté par des hiérarchisations sociétaires bien différentes que celles qui exploitent actuellement le stress.

#3 Elegyr

Elegyr

    Demain sera merveilleux !

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Posté 28 octobre 2004 à 21:27

Je n'ai pas tout compris :cpasmafaute:. Ceci dit j'aime bien le sujet. :)


Peut-on vivre sans identité sociale ?

Oui, bien sûr, mais faut-il refuser pour autant ce surcroît d'humanité sous prétexte qu'il constituerait un moyen de contrôle ?

Mon humble avis, c'est que la lucidité nous permet à la fois de supporter/exprimer maintes identités (psychique, culturelle, géographique, sociale, religieuse, linguistique...) sans nous laisser déterminer (enfermer/définir) par elles.
On se sait reconnaissable/identifiable par sa langue, on peut en accepter la détermination, mais on n'accepte pas pour autant de se laisser enfermer par elle, de se laisser totalement définir par cette détermination accidentelle.

L'homme est toujours au-delà de ses identités (accidents, déterminations).
Il s'en enrichit pour peu qu'il sache les considérer comme ce qu'elles sont (à savoir, des déterminations). Autrement dit :
L'homme s'inscrit dans une langue, mais se doit toujours de la transcender.
L'homme s'inscrit dans une culture, mais se doit toujours de la dépasser.
L'homme s'inscrit dans une apparence corporelle (féminin, masculin), mais se doit toujours d'être perçu comme une personne avant tout.
L'homme s'inscrit dans une identité sociale, mais ne se laisse pas complètement définir par elle.


On peut vivre avec une identité sociale, mais à condition de savoir trouver la juste distance intérieure vis-à-vis d'elle. Elle n'est supportable que si nous préservons notre lucidité (conscience de soi, avoir conscience de ses déterminations).

L'homme définissable, prévisible, identifiable de A jusqu'à Z, cet homme-là a perdu sa dimension d'infini, sa beauté et son mystère. Pourquoi ? Justement parce qu'il a adhéré sans recul à ses déterminations, parce qu'il n'a laissé aucune distance (aucune lucidité) entre lui-même et ses déterminations/identités.

Marie

Ce message a été modifié par Marie - 28 octobre 2004 à 21:28.


#4 neonyss

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Posté 28 octobre 2004 à 21:49

Euh..identité sociale....c'est a dire être declaré officiellement a la societé?
Genre avoir un numero de secu, payer ses impots, travailler, avoir un abonnement chez france telecom, etc...
(enfin ne pas être)

C'est ça?

#5 TomTom

TomTom

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Posté 28 octobre 2004 à 21:57

Neonyss...
Je crois plutôt que cela signifie avoir un statut social fixe, déterminé par le rôle économique occupé dans la hiérarchie, et surtout fonction des ressources financières mais pas uniquement, vu que l'hérédité (être d'une "bonne famille") ou le prestige jouent leur rôle là-dedans.

A mon avis il serait plus sain de renoncer à ce type d'identité, j'adore observer mes chats : ils ont également des rôles sociaux au sein de leur groupe de chats, mais ces rôles ne sont pas figés mais déterminés par des mécanismes subtils qui ne reposent absolument pas tous sur la force physique, en tout cas c'est un système souple.

Je parle souvent de mes chats (et j'en parlerai encore) parce qu'en dehors des humains c'est la communauté que j'ai l'occasion d'observer au quotidien, et il est si difficile de porter un regard sain et dénué de préjugés sur la communauté humaine - je trouve.

#6 Exonomie

Exonomie

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Posté 29 octobre 2004 à 02:27

Je suis persuadé que des individus peuvent gérer des personnnalités multiples (alter-egos) volontairement et parce qu'ils ont choisit à un moment de transiter vers ce mode d'existence qui n'invoque pas nécessairement une désunification des projets et plans que les multiples personnalités visent (comme si chaque personnalités accomplissait sont rôle sans prise de conscience des paramètres du projet que gère une autre personnalité de l'individu qui est lui-même le projet central).

En fait, tout le monde est de tels individus, mais chacun l'est à différents degrés de complexité...

#7 Isis Rider

Isis Rider

    Bonobo ? ; )

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Posté 29 octobre 2004 à 03:42

Long time no see homme libre toujours tu chériras la mer!

Exonomie, j'aime bien cette idée de personnalités multiples.

A une période de ma vie j'ai été enseignante, mais pendant mes périodes de congés je partais à l'étranger faire du strip-tease et je me sentais bien dans les deux situations, j'avais l'impression de planer au dessus des convenances sociales et des rôles fixes dont vous parlez. Tant pis si ça vous choque! Ou tant mieux! De toute façon, j'en vois qui ne sont pas choqués.

J'ai renoncé à ces frivolités depuis (ou ce sont elles qui ont renoncé à moi?) mais elles m'ont appris que je n'étais pas une forme fixe, qu'on se foutait de nous et qu'on nous limitait artificiellement alors qu'un être humain a en lui toutes les potentialités humaines. "Rien de ce qui est humain ne m'est étranger" est à prendre au pied de la lettre.

Il me semble bien que nous sommes essentiellement multiples et qu'il est injuste de chercher à limiter une personne à une personnalité particulière.

En dehors de toutes les critiques évidentes que l'on peut formuler à l'égard de notre société, on peut lui reprocher de ne pas être ludique, on n'est censé jouer que dans certains contextes strictement délimités et en plus, passée l'enfance, on n'a plus le droit de trop s'amuser sauf si l'on est filmé.

Pour revenir à mes jeux de rôles, j'avais été marquée dans mon adolescence par le livre de Herman Hesse, Siddharta, mon seul regret est de ne pas l'avoir lu en allemand mais je suis trop femmarde pour m'y mettre. Ce livre qui a valu à Hesse le Nobel de littérature en 1946 raconte le parcours imprévisible de Siddharta, un jeune Hindou de la caste des riches brahmanes. Il rencontre le Bouddha, choisit l'ascèse, puis renonce au renoncement, pour devenir enfin passeur sur la rive d'un fleuve... c'est le récit du refus de la voie toute tracée, Hesse chante la multiplicité de l'être.

Ce livre existe en ligne mais je ne l'ai trouvé qu'en traduction anglaise,

ici.

Ciao, je m'en vais maintenant rejoindre les limbes d'où j'ai soudain surgi.

Ce message a été modifié par Isis Rider - 29 octobre 2004 à 03:45.


#8 Exonomie

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Posté 29 octobre 2004 à 04:11

Parvenant consciemment dans mes activitées astrales (méditation, yoga, tai-chi) aux ''sources'' de mes personnalités, je ressens continuellement mes caractères comme des ensembles de ''devas''. Chacun de ces ensembles de corps, un peu à l'image des entités dans le Livre d'Urantia, a, me semble-t'il, une attitude individuelle et une personnalité pleinement consciente des activitées qu'elle mène. Cependant, étant si étroitement liées, ''j'incarnes en force'' une spécifique de ces entités qu'en de spéciales circonstances. À ressentir mon évolution et à concevoir les mouvements des technologies futures, je penses que ces ensembles de caractères vont peu à peu devenir autonome et se détacher dans ''l'holo-électromagnétisme'' planétaire pour accomplir leurs rôles, sans prise de conscience des paramètres du projet que gère un autre ensemble de caractère... en vue de mon (moi) projet central.

#9 Exonomie

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Posté 30 octobre 2004 à 21:13

Les ouvriers du comfort amer (la police) organisent des appâts (éradication préventive) pour attraper les victimes du manque de délaissement des possessions, donc victimes volant d'autres qui eux acquérissent le droit de possession par l'argent qui provient d'un troc légalement moral ou assez grand pour tendre la main par dessus les marionnettes ouvrières... et cela tient au fait que le citoyen ''normal'' valorise et revalorise et revalorise dans le désaroit de la répétition envers laquelle les moyens de contrôle le caresse.

Je me demande dans quelle mesure les gens peuvent se détacher de la liberté des autres: Quand le citoyen ''normal'' ne voudra plus que soit sous surveillance tout le monde, parce qu'il croira que la sécurité de ce à quoi il aspire tient par une anarchie extrème mondiale ?

#10 Arianrodh

Arianrodh

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Posté 29 janvier 2005 à 03:44

je pense que l'identité socile est un moyen de controle!!!

Avec une identité, on sais qui vous etes et avoir toutes informations sur vous, mais il suffit (g'en ai pour preuve un ami) de changer  plusieurs fois d'adresse et le bibliothécaire chieur avec une grosse amendes pour votre esgourdes, ne vous retrouve plus... :bravo:


mais reflechissons un peu, toutes personnes sans identités, dans notre société actuelle n'aurait droit a rien, et pourrait aller crever qu'on s'en foutrait.

Mais j'admet que vivre sans identité serai le pied, ce serai une vie boheme, sans attache sauf son bon vouloir. :biglol:  :biglol:  :biglol:  :arf: