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100000 morts... en surnombre


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86 réponses dans ce topic

#1 ZeH

ZeH

    Chercheur d'embrouilles

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Posté 12 novembre 2004 à 12:19

Quand  "The Lancet" met également son grain de sel...

100000 morts... en surnombre:
une étude publiée dans The Lancet



A l'heure où les troupes américaines d'occupation en Irak bombardent Falloujah, il n'est pas inutile de rappeler l'étude publiée par la prestigieuse revue de médecine britannique The Lancet, le 29 octobre 2004. Ce n'est pas la première fois que <The Lancet s'occupe des conditions sanitaires de la population irakienne. En 2000, elle avait publié un dossier dans lequel elle rendait explicite «l'impact dévastateur de l'embargo sur la qualité de la santé du pays». Ce dossier soulignait, de plus, les difficultés que rencontraient les médecins irakiens pour suivre les progrès de la médecine dans divers domaines. Au même titre que l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS), <The Lancet avait mis en relief, dans une autre étude, les effets de l'embargo sur la mortalité des enfants en bas âge.

Cette fois, The Lancet publie une étude de Les Roberts (John Hopkins Blumberg School of Public Health, Baltimore, Etats-Unis) et de ses collègues. L'étude porte sur une comparaison de la mortalité au cours des 14,6 mois précédant l'invasion de 2003 par rapport aux 17,8 mois qui la suivent. Les chercheurs américains ont interrogé 988 ménages irakiens répartis dans 33 régions de l'Irak. Ils ont recueilli toutes les données concernant le décès de personnes depuis janvier 2002. La date, la cause et les circonstances de ces décès, y compris ceux survenus dans un contexte de violence, ont été notées et étudiées.<

Le résultat d'ensemble de cette enquête scientifique peut être résumé de la sorte : après l'invasion, le risque de mort était 2,5 fois plus grand qu'avant mars 2003. Certes, si la comparaison exclut la région de Falloujah – où est intervenu le plus grand nombre de morts violentes – le taux de mortalité ne serait que de 1,5 fois plus élevé. En prenant comme référence le taux de 1,5, les chercheurs aboutissent au nombre suivant : 98000 personnes sont décédées en Irak suite aux effets du conflit, de l'occupation. Ce chiffre serait beaucoup plus élevé si la région de Falloujah était prise en compte dans le relevé statistique. Certes, le taux de mortalité prendrait une pente ascendante si on intégrait la campagne militaire actuelle (dès le 7 novembre) de "reprise de contrôle" de Falloujah. Contrairement à ce que beaucoup de médias laissent comprendre, une attaque des forces d'occupation contre une ville comme Falloujah ne provoque pas seulement des morts et des blessés par simple effet de bombardement, mais aussi suite à l'obligation de la population de fuir vite et massivement une ville. Ce sont quelque 250000 personnes qui ont été contraintes de s'enfuir de Falloujah au cours des dernières semaines. Ce terrorisme d'Etat est peu évoqué et ses effets sur la population ne ressortent pas dans les clips télévisés.

Après l'invasion, les décès liés à des attaques des forces d'occupation, essentiellement des attaques aériennes, étaient devenus la cause principale dans 15 des 33 régions où l'enquête se fit. La majorité des personnes tuées étaient des femmes et des enfants. Le risque de mort violente au cours de la période ayant suivi l'invasion est 58 plus élevé que précédemment. Avant l'invasion, les principales causes de mort étaient: les maladies cardiaques, les infarctus et les maladies chroniques. Le Dr Roberts affirme: «A partir d'un jugement sobre, nous pensons que depuis l'invasion de l'Irak en 2003 "l'excès", le surnombre de décès avoisine les 100000. La violence est à l'origine de l'essentiel de ce surnombre et les attaques par des forces aériennes de la coalition ont provoqué la plus grande partie des décès sous l'effet de la violence.» Le directeur du <Lancet, Richard Horton, ajoute dans un commentaire que l'étude du Dr Roberts a été soumise au comité éditorial du <Lancet au début octobre et que leur papier a été examiné par de nombreux spécialistes et étroitement passé en revue étant donné l'importance du sujet. Il souligne aussi que: <«En planifiant cette guerre, les forces de la coalition – spécialement celles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne – ont dû prendre en considération les possibles effets de leurs actions sur la population civile... L'invasion de l'Irak, le renversement d'un dictateur cruel et la tentative d'imposer une démocratie libérale par la force ont, par eux-mêmes, été insuffisants pour amener la paix et la sécurité à la population civile. L'impérialisme démocratique a conduit à plus de morts et non pas à moins de morts. Cette politique et l'impéritie militaire continuent à provoquer nombre de blessés parmi les non-combattants. Cette impéritie mérite d'être le sujet de sérieuses recherches. Mais ce rapport est beaucoup plus qu'un élément d'une recherche académique.»

L'actualité – l'offensive contre Falloujah – rappelle certains aspects de la guerre du Vietnam. Il fallait détruire des villes pour les sauver du contrôle des résistants, à l'époque les «Vietcongs», terme ayant une forte connotation raciste et anticommuniste, aujourd'hui les «disciples de Zarkawi».

La tentative de présenter la détermination militaire et le déploiement d'un armement sophistiqué et massif comme un moyen tout à fait acceptable d'imposer une politique se retrouve aujourd'hui. Les morts civils sont déplorés. Mais ils ne comptent pas vraiment. Les civils prennent en quelque sorte le risque d'être tués s'ils ne prennent pas l'exil, avec tout ce que cela signifie d'insécurité, de danger, de dénutrition, sans parler même des moyens matériels dont il faut disposer pour s'enfuir d'une ville qui va subir un assaut.

A Falloujah, un des premiers objectifs des forces d'occupation a été l'hôpital. La BBC World a montré quelques images. En détruisant et neutralisant un hôpital, il est clair que les forces d'occupation s'épargnent aussi des clichés qui se répandent vite dans les médias et montrent des civils, hommes, femmes et enfants, déchiquetés par les bombardements et soignés avec des moyens plus qu'élémentaires.

Il faut avoir à la mémoire la célèbre formule du général Tommy Franks qui dirigeait initialement les opérations d'occupation: «Nous ne sommes pas là pour compter les morts.»

La «bataille de Falloujah» n'est que l'expression la plus visible et brutale d'une opération coloniale d'occupation. Mais, aujourd'hui, elle est présentée comme le dernier effort pour assurer des «élections démocratiques en Irak», élections qui seront encore plus démocratiques grâce à l'imposition par le premier ministre irakien, à la solde des forces d'occupation, Iyad Allaoui, de l'état d'urgence. Faudra-t-il attendre 40 ans ou 50 ans pour que les raisons et les modalités de l'occupation coloniale de l'Irak soient mises au jour? – Réd., 9 novembre 2004



Revue Politique Mensuelle

The Lancet
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#2 ZeH

ZeH

    Chercheur d'embrouilles

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Posté 12 novembre 2004 à 12:40

Et bien évidement les Néocons (nouveaux cons?) ne sont pas du tout d'accord, évidement...

    100.000 morts, à 92.000 près

    Liberté, 1er novembre 2004

    C'est "officiel". TF1 l'a claironné, le Monde a repris l'info http://www.lemonde.f...6-385038,0.html

    sans aucun examen critique: l'intervention des troupes américaines et de leurs alliés en Irak a provoqué pas moins de 100.000 victimes civiles. 100.000 ! Une étude publiée par "The Lancet" http://www.thelancet...ication.31137.1

    (enregistrement gratuit nécessaire, il y a aussi un PDF plus complet de 8 pages http://image.thelanc...art10342web.pdf

    , idem), LA référence en matière médicale, l'atteste.

    Fermez le ban, la messe est dite. Dans les conversations de salon, les articles de presse, et demain sans doute nos livres d'histoire homologués, vous n'échapperez pas à ce chiffre hautement symbolique (100.000 ! pas 127.500 ou 87.000, non, cent mille, un compte bien rond, bien vendeur médiatiquement...),

    "ces enculés d'américains ont tué 100.000 civils irakiens pendant leur guerre de merde" (j'allais oublier: "pour voler le pétrole").

    Et malheur à l'hérétique qui osera contester ce chiffre. Au pays de la pensée unique, les gardiens du temple politiquement correct s'empresseront de le ridiculiser, de brûler ses paroles, de lancer des fatwas contre l'impudent. Maintenant que c'est repris par Le Monde et le JT, mon bon monsieur, c'est "LA" vérité. Point barre.

    Quel grand média hexagonal s'est demandé pourquoi une telle étude paraissait 5 jours avant l'élection américaine ? aucun.

    Quelle télévision de notre beau pays a eu la perspicacité de noter que les précédentes estimations conduites par les activistes très anti-guerre d'Iraqbodycount http://www.iraqbodycount.net/

    situaient le nombre de vitimes civiles du conflit entre 14.000 et 16.000 ? Aucune à ma connaissance. Certes, 15.000 morts civiles sont déjà un chiffre conséquent. Certains pensent qu'il est légèrement sous évalué - je ne suis pas d'accord sur ce point, j'y reviendrai...

    15.000 morts, ce n'est pas qu'un chiffre brut, ce sont 15.000 personnes que tout être censé aurait préféré ne pas voir mourir pendant une guerre. Bien entendu, toutes les sensibilités par rapport à cette donnée sont envisageables. Certains diront que 15.000 morts, c'est beaucoup trop, d'autres diront que par rapport à d'autres conflits, c'est "peu" dans le cadre d'une guerre aboutissant à la libération d'un pays d'une dictature des plus brutales. D'autres rappelleront que l'alternative à ces 15.000 morts (en 18 mois) n'était pas une vie paisible pour le peuple Irakien mais un nombre annuel de morts au minimum équivalent, et sans doute supérieur en rythme moyen (toujours cette froideur des statistiques...) dues à la répression sans pitié menée par le régime de Saddam Hussein contre toute forme de dissidence, réelle ou seulement présupposée. Quelque soit l'option choisie par les USA et leurs alliés à l'aube de l'année 2003, une seule chose était certaine, c'est que le spectre de la mort violente ne disparaitrait pas du jour au lendemain du paysage irakien. Et jusqu'ici, donc, "on" estimait que 15.000 personnes civiles avaient trouvé la mort du fait du conflit.

    15.000, ce n'était sans doute pas assez pour certains. Alors curieusement, à 5 jours des élections américaines, un gros pavé est lancé dans la médiasphère. 100.000 morts, pour la plupart imputées à la coalition. Dresde. Le Vietnam. Le Nicaragua... Nagasaki. La source choisie par les auteurs de l'étude pour diffuser leurs "travaux" ? The Lancet. Prestige. Rigueur. Inattaquable. Effet assuré. Manchettes. Gros titres au JT. Opinions marquées au fer rouge de l'anti-Bushisme-américanisme primaire. "Ce Bush, quel salaud. Ces américains, quels bouchers."

    Seul problème: l'étude en question est scientifiquement totalement biaisée, et les auteurs n'ont accepté de la livrer au ''Lancet'' que si celui ci s'engageait à la publier juste avant les élections.

    Affabulations d'un pro-intervention aigri ? Non. Plusieurs réfutations méthodologiques sont déjà publiées de sources diverses. Certes, la première http://www.chicagobo...ves/002543.html

    , issue du groupe d'universitaires très libéral (au sens européen) et usuellement pro-bushiste sur la question de l'Irak (moins sur d'autres) des Chicago Boy'z, vous semblera de peu de poids, encore qu'elle soit rigoureusement valide d'un point de vue mathématique. De même ceux qui voient l'emprise des néo-conservateurs partout balaieront d'un simple revers de manche cet article http://www.techcentr...om/102904J.html

    du trop partisan "techcentralstation", bien que cette publication soit, à mon avis, un modèle de sérieux.

    Mais lorsque le magazine non partisan en ligne "Slate", souvent critique vis à vis de G.W.Bush lorsqu'il l'estime nécessaire, publie une démolition parfaitement argumentée http://www.slate.com/id/2108887/

    de l'étude, voila qui change la donne, surtout quand on sait que Fred Kaplan, son auteur, ne se prive pas de "casser du Bush" par ailleurs (exemple http://www.slate.com/id/2108764/

    ). Que cette démonstration soit approuvée par plusieurs blogueurs américains de gauche dont certains très populaires, comme le très anti-Bush journaliste Mark Cooper http://marccooper.ty...any_dead_i.html

    , qui a déjà couvert des conflits sanglants, cela exige examen. Que peut on reprocher à cette étude d'un point de vue scientifique ?

    Pour ceux qui n'ont pas la patience de lire les trois articles sus-mentionnés, je résume rapidement:

    * La méthodologie retenue, souvent utilisée dans le cadre de l'étude de phénomènes épidémiologique à distribution relativement homogène, ne l'est pas dans le cas de phénomènes à distribution très hétérogène comme les dommages de guerre menées selon l'approche moderne des frappes ciblées. Extrapoler sur tout le territoire des chiffres de mortalité issus de territoires fortement ciconscrits ne peut conduire qu'à des erreurs de magnitude élevée.

    * Si on enlève la zone de Fallujah, où les combats furent violents, et où 52 des 73 morts violentes de l'étude ont été comptabilisées, seules 21 morts "attribuées à l'intervention" ont été relevées dans 14 des 32 autres clusters étudiés. Cela veut donc dire que l'on a relevé dans 18 clusters zéro morts violentes, dans la plupart des 14 autres clusters 1 (le plus souvent) ou 2 morts. Voila qui apporte de l'eau au moulin de la démonstration des universitaires de Chicago: on ne peut, sur des nombres aussi faibles, effectuer des extrapolations sur tout le territoire Irakien. Une erreur d'une seule unité dans un, voire plusieurs clusters, entraîne de facto une chute de fiabilité de toute l'enquête. La question est donc de savoir si le reporting des morts avant et après l'intervention est fondé. Or justement...

    * ...Les morts recensées l'ont été sur des bases déclaratives , mais les vérifications semblent avoir été sommaires, non pas tant sur la réalité des décès cités (l'étude affirme que 81% des certificats de décès ont été présentés) que sur la cause réelle à laquelle la mort est imputée. Or, ...

    * ...Sur chacune des 33 zones ("clusters") de l'enquête, 30 familles ont été interviewées, 988 ont répondu. Sachant qu'il existe dans certaines zones un "certain pourcentage" minoritaire selon les sondages, mais non négligeables, de familles opposées à l'intervention, il est tout à fait possible que les déclarations de certaines de ces familles aient exagéré le nombre de morts imputables à la violence, ou aient omis de signaler des morts antérieures à l'intervention (comment vérifier une mort non déclarée ?). Dans des zones ou seulement une, voire deux morts violentes ont été reportées après l'intervention, une telle incertitude sur la fiabilité des déclarations laisse songeur.

    * Les auteurs de l'étude savent parfaitement que la fiabilité de leurs chiffres est douteuse, puisqu'ils affirment que

    "en excluant l'anomalie statistique que constitue Fallujah, le risque mortel a augmenté dans une proportion de 1.5 (1.1-2.3 CI95%), et que le nombre de décès supplémentaires par rapport à ce qu'auraient été ces décès sans intervention est de 98.000 (8.000-194.000 CI 95%)".

    Chaque mot est important. Cela veut dire que les chiffres obtenus permettent seulement d'affirmer que il y a 95% de certitudes (CI= intervalle de confiance) que le nombre de morts civiles occasionnées par le conflit se situe entre 8.000 et 194.000 soit un rapport de 1 à... 24 (!) entre les fourchettes basse et haute ! Ahem!

    Idem pour le risque de mortalité qui aurait selon l'étude augmenté de 10 à 130% (1.1 à 2.3, facteur d'incertitude de 1 à 13 !). L'étude se contente d'affirmer que la moyenne des extrêmes constitue une "supposition conservatrice", c'est à dire une fourchette basse, du nombre de morts réelles, hors Fallujah, mais ne donne rigoureusement aucune réponse sérieuse sur le choix de la moyenne comme valeur la plus probable au sein de l'intervalle de confiance. Un peu comme si un sondeur avait déclaré avant les dernières présidentielles françaises que le score de Jean Marie Le Pen se situerait entre 4 et 96% (1 à 24...) aux élections de 2002 avec 95% de certitude (belle prise de risque !), et en aurait déduit que son score le plus probable se situait à la moyenne de ces eux extrêmes, soit 50%. Quel commentateur aurait accordé du crédit à de telles "déductions" ? c'est pourtant un raisonnement rigoureusement similaire qui nous est servi ici. De qui se moque-t-on ?

    * Une façon plus honnête d'énoncer de tels résultats eut été de dire que compte tenu de l'étendue des fourchettes relevées, et de l'importance des facteurs d'incertitudes trouvés, aucune conclusion fiable ne pouvait être tirée de l'étude. Mais les auteurs n'ont pas hésité à affirmer que le nombre de morts civiles imputables au conflit était de 100.000, et ont signalé de façon parfaitement accessoire et non intelligible pour une personne n'entendant rien aux statistiques (soit entre 92 et 99.5% de la population - CI 90%, selon mon pifomètre) que les chiffres obtenus étaient aussi précis que les comptes d'Enron. sachant que le médecin ayant supervisé l'étude (Dr Roberts, de John Hopkins) a été, selon plusieurs commentateurs, un activiste anti intervention particulièrement engagé, la parution de conclusions aussi légèrement étayées en des termes aussi péremptoires à 5 jours de l'élection américaine relève très probablement d'une opération de propagande que l'on pourrait qualifier de grotesque si le sujet n'en était pas aussi grave.

        * Le biais pourrait encore être plus important. En effet, l'étude déduit de son enquête une mortalité "avant" et "après" intervention. Or, la mortalité infantile citée par l'étude avant intervention est très inférieure à celle calculée entre 1994 et 1999 par l'UNICEF (voir les conclusions de l'étude http://www.unicef.or...line/99pr29.htm

        *

        * ), fondée sur un échantillon 40 fois plus important (40.000 foyers) que celui de l'équipe Roberts. Si l'étude Roberts a, sciemment ou non, sous-estimé la mortalité avant intervention, alors elle a de facto surestimé la fourchette dans laquelle se situe l'augmentation du risque mortel (1.1-2.3) depuis le début de l'intervention. Il se pourrait même que la fourchette basse se situe à moins de 1, ce qui laisserait une probabilité non nulle que ce risque soit inférieur à ce qu'il était avant l'intervention.

    * Encore une incohérence: sachant que les militaires estiment en général à 3 pour 1 la proportion de blessés par rapport à celles des tués dans des opérations de bombardement "aveugle", où sont donc les environ 300.000 blessés que les hôpitaux auraient dû soigner suite aux opérations ayant soit-disant causé ces 100.000 morts ? comment se fait il qu'aucun de ces "grands médias" pourtant friand d'éléments à charge contre l'amérique honnie n'ait évoqué un raz de marée de blessés de guerre dans les hopitaux irakiens ?

    Face à une telle accumulation d'incertitudes, une chercheuse de l'université de Yale, Mme Daponte, chargée par F.Kaplan, cité plus haut, d'évaluer l'étude, a déclaré "diplomatiquement" selon les termes de l'analyste, que:

    "It attests to the difficulty of doing this sort of survey work during a war. Š No one can come up with any credible estimates yet, at least not through the sorts of methods used here."

    Mme Daponte ne peut être suspectée de sympathies Bushistes exagérées: c'est elle qui en 1991 avait révisé à la hausse les estimations selon elles trop basses qu'un certain Dick Cheney avait diffusées, à propos du nombre de victimes de la première guerre du Golfe.

    Gageons que ni le Monde ni TF1 ni aucun des autres médias ne se fendront du moindre communiqué de rectification si cette nouvelle affaire de bidonnage venait à prendre de l'ampleur. Pas plus qu'ils ne s'étendent sur le "Rathergate", ou sur la corruption de plusieurs personnalités françaises proche du pouvoir dans le scandale "oil for food" initialement révélé par le quotidien Irakien Al Mada. Dormez tranquilles, chers lecteurs, ce ne sont pas les quelques blogs archi confidentiels qui osent remettre en doute la parole de nos médias soi disant "de référence" qui changeront quoi que ce soit à la croyance désormais ancrée dans l'esprit de la majorité. répétez tous en choeur, s'il vous plait: "l'intervention alliée, au bout de 18 mois, à causé au moins 100.000 morts".

    Pour ma part, je m'en tiendrais au chiffre de l'IraqBodyCount (14-16.000), basé sur un recensement exhaustif des décès rapportés par les médias sur place. Concernant les terribles combats qui se sont déroulés en avril à Fallujah, l'IBC estime me nombre de morts civiles entre 572 et 616. Même si ce chiffre est élevé dans l'absolu, on ne voit pas comment, avec moins de 1000 décès civils survenus lors des combats les plus durs entre les forces alliées et les milices anti-démocratiques, il serait possible d'extrapoler 100.000 morts ou plus sur le territoire irakien alors que l'immense majorité de ce territoire est aujourd'hui revenu au calme, l'essentiel des heurts étant de plus faible intensité et se produisant dans quelques zones bien définies (triangle sunnite Bagdad-tikrit Fallujah, et najaf).

    Certains estiment que le nombre de victimes réelles est sans doute un peu plus élevé, car certains décès peuvent avoir échappé au médias. Ils parlent d'une possibilité d'atteindre 20, voire 25.000, voire 30.000 morts maximo-maximorum, ce qui serait déjà un chiffre susceptible de choquer en lui même. La remarque est tout à fait valide.

    Ceci dit, ces commentateurs oublient de préciser que souvent, dans ce type de conflit, le recomptage "à froid" des victimes effectué une fois le calme revenu et la liberté d'enquêter assurée, abaisse parfois le nombre de victimes réelles par rapport aux premières annonces médiatiques. Ainsi, Mark Cooper, encore lui, rappelle que l'intervention américaine (déjà) à Panama avait été estimée à 4.000 morts au moment du conflit, alors que le décompte réel final est ressorti à 500. On pourrait aussi se remémorer des exemples célèbres de Timisoara, ou de Jénine. Dans ce dernier cas, une intervention de l'armée Israélienne contre des terroristes retranchés dans un camp de réfugiés avait suscité des rapports parlant de plusieurs centaines de morts civiles. Un décompte de l'ONU a montré que le nombre de morts totales était de 52, pour la plupart des terroristes et leurs complices. On peut donc supposer qu'il existe une possibilité non négligeable que certains rapports médiatiques des violences en Iraq surestiment, volontairement ou non, le nombre réel de victimes. Dans quelle mesure cela affectera-t-il à la baisse les chiffres de l'IBC ? Seule l'histoire le dira.

    Certains diront qu'entre 15.000 et 100.000 morts, il n'y a guère de différence, (sauf pour les 85.000 qui ne sont pas morts !) et que cela discrédite de toute façon le bien fondé de l'opération. Libre à eux d'oublier que la mort violente administrée en masse était une composante essentielle de la tyrannie exercée par Saddam sur son peuple, et que si l'Irak démocratique parvient à stabiliser ses fondations, il existe un espoir réel de voir ce cycle mortifère s'achever, ce qui n'aurait pas été le cas si Saddam était resté en place. Il ne s'agit pas ici de tenir une simple comptabilité macabre, mais de tenter si possible de s'opposer à une énième tentative de désinformation anti-américaine qui ne pourra qu'affaiblir, si elle s'avère réussie, la seule puissance capable de mener une nécessaire lutte contre des organisations terroristes de plus en plus meurtrières et les gouvernements qui les soutiennent.

    Trouvé encore une autre très intéressante déconstruction de "l'étude" du Lancet http://obsidianorder...any-number.html.

    Entre autres constats, le fait que des bombardements aveugles auraient tué à peu près autant d'hommes que de femmes, alors que l'essentiel des victimes relevées par l'étude sont des hommes en âge de combattre, pourrait signifier que l'enquête n'a pas su (ou voulu ?) faire de différence entre les morts civiles ("dommages collatéraux") et les morts de terroristes anti-démocratie, euh, pardon, de résistants à l'invasion impérialiste.






100.000 morts, à 92.000 près
En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#3 _fil_

_fil_

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Posté 12 novembre 2004 à 14:07

Juste pour contrebalancer le gros pavé d'immondices qui précède:
Une analyse  plus rationnelle et surtout dépassionnée,qui explique aussi ou slate s'est arreté dans son analyse.

zmag

#4 achelhi

achelhi

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Posté 13 novembre 2004 à 21:06

Les yankees utilisent des armes de destructions massives a Falloujah.

US Troops Reportedly Gassing Fallujah

FALLUJAH, November 10 (IslamOnline.net & News Agencies) - US troops are reportedly using chemical weapons and poisonous gas in its large-scale offensive on the Iraqi resistance bastion of Fallujah, a grim reminder of Saddam Hussein’s alleged gassing of the Kurds in1988 .

Image IPB
Marines carrying a wounded colleague in Fallujah

“The US occupation troops are gassing resistance fighters and confronting them with internationally-banned chemical weapons,” resistance sources told Al-Quds Press Wednesday, November10 .

The fatal weapons led to the deaths of tens of innocent civilians, whose bodies litter sidewalks and streets, they added.

“They use chemical weapons out of despair and helplessness in the face of the steadfast and fierce resistance put up by Fallujah people, who drove US troops out of several districts, hoisting proudly Iraqi flags on them. Resistance has also managed to destroy and set fire to a large number of US tanks and vehicles.

“The US troops have sprayed chemical and nerve gases on resistance fighters, turning them hysteric in a heartbreaking scene,” an Iraqi doctor, who requested anonymity, told Al-Quds Press.

“Some Fallujah residents have been further burnt beyond treatment by poisonous gases,” added resistance fighters, who took part in Golan battles, northwest of Fallujah.

In August last year, the United States admitteddropping the internationally-banned incendiary weapon of napalm on Iraq, despite earlier denials by the Pentagon that the “horrible” weapon had not been used in the three-week invasion of Iraq.

After the offensive on Iraq ended on April 9 last year, Iraqis began to complain about unexploded cluster bombsthat still litter their cities.

Media Blackout

Image IPB
A US tank pushing its way in Fallujah streets

The sources said that the media blackout, the banning of Al-Jazeera satellite channel and subjective embedded journalists played well into the hands of the US military.

“Therefore, US troops opted for using internationally banned weapons to soften the praiseworthy resistance of Fallujah people.

“More and more, the US military edits and censors reports sent by embedded journalists to their respective newspapers and news agencies,” the sources added.

Iraqi Defense Minister Hazem Al-Shaalan had said Tuesday, November9 , would be decisive.

“Al-Shaalan declaration meant nothing but the use of chemical weapons and poisonous gases to down Fallujah fighters,” observers told Al-Quds Press.

The reported gassing stands as a grim reminder of Saddam Hussein's alleged gassing of the Kurdish community in the northern city of Halbja in 1988 .

While the West insisted that Saddam was the one behind the heinous attack, the ousted president pointed fingers at the then Iranian regime.

source

#5 achelhi

achelhi

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Posté 13 novembre 2004 à 21:08

Les soldats terroristes US ont arrosés Falloujah avec des armes prohibés, des armes chimiques et gaz toxiques entre autes :

source en arabe

Vous pouvez avoir une traduction approximative avec les differents sites de traduction en ligne.
traduction made in internet :

Thinker in urgent news and continuations for enemies the resistant American savage on city of Fallujah anesthetic stature of the American forces in releasing of gases on city Fallujah and to will of Allah Kent is above the American canceled where water descends from the sky so be extinguished her.
Correspondent mentioned “thinker of the Islam” in from Fallujah resistant that the American forces and after that from entering of the city, stature since hour and half in releasing anesthetic gases on the city and formation gases of chemical prohibited leads, and to will of Allah is the Ali God water bring down on her from the sky so extinguished her, nor the rain ended still.
Appears that American drugging wanted resistant to simplifies on them entering of the city after the normal processes failed at that in.

#6 achelhi

achelhi

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Posté 13 novembre 2004 à 21:10

Les américains utilisent les armes chimiques à falloujah

Plusieurs témoins et médecins témoignent d'une utilisations massif  des armes chimiques par les américains contre les habitants de falloujah, aprés avoir échoué à battre la résistance, des centaines de morts sont constatés.

source en arabe

Pareil que precedemment, vous pouvez avoir une traduction grossiere sur le net.

#7 achelhi

achelhi

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Posté 14 novembre 2004 à 19:18

Comme à leur habitude les medias relaient la propagnade de l'US army, en effet j'ai regardé le journal televisé aujourd'hui montrant la " bataille " de Falloujah, on pouvait y voir nottamment des cadavres qui sont ceux des " terroristes " du groupe d'Abou Moussab Al zarkaoui. Les corps gisant à même le sol trouvés dans des maisons sont des personnes qui auraient été executés par le groupe d'Al zarkaoui selon ces mêmes medias, les medias relaient cette desinformation en la faisant passer pour une information credible. La realité c'est que les quelques corps que l'on a pu voir sont ceux de civils qui ont été massacrés par les terroristes soldats americains, n'oublions pas qu'il y a un black out des medias, rares sont les medias qui arrivent à avoir des images et ceux qui y arrivent le font au peril de leur vie comme dans tout conflit armé d'ailleurs, mais celui ci en particulier car les americains ne veulent absolument pas de temoins si ce n'est leurs propres journalistes qu'ils embarquent avec eux sur le champ de bataille et qui se font dicter ce qu'il faut tourner et dire dans leur reportages televisés. En bref de " l'information " made in Fow news ou CNN, c'est à dire de la propagande pur et dur !

Lors du journal televisé on a pu voir et ecouter une interview d'un responsable de l'armée americaine dire que les soldats avaient trouvé par miracle le passeport de l'otage japonais Koda enlevé par des groupes(mysterieux)irakiens, cela me rappelle etrangement le fameux passeport de Mohammaed Atta trouvé miraculeusement dans les decombres du WTC. Le but de cette desinformation est de faire croire que ce sont effectivement les irakiens, de surcroit musulmans, qui kidnappent des civils etrangers, des journalistes et des humanitaires.
Qui a assassiné des medecins et des infirmieres lors de l'assaut de Falloujah ? L'armée US essaye de nous faire croire que c'est à cause des groupes " islamistes " que les associations humanitaires quittent le pays, mais en realité tout cela c'est à cause des soldats americains qui créent un climat d'insecurité en empechant et en tuant les humanitaires les medecins de venir aux secours des civils blessés.

Et cerise sur le gâteau le fameux Abou Moussab Azarkaoui n'a pas été capturé est-ce ettonant d'entendre cette information ? Non car on s'attendait à ce genre de scenario car comment peut-on mettre la main sur un fantôme ?
D'aprés l'US army Azarkaoui se serait sauvé avant l'assaut. On avait déjà voulu nous faire croire en Afghanistan que le Mollah Omar avait pris la fuite à moto, en Irak Azarkaoui lui a surement pu se sauver à dos de dromadaire.

Prochaine agression de l'armée etats-unienne contre une ville irakienne, Mossoul où les resistants mettent en difficulté l'armée terroriste americaine. Encore un autre carnage à venir sous les yeux de la communauté internationale.
L'alibi Zarkaoui tient encore la route pour bombarder et investir n'importe quel endroit d'Irak et exterminer sa population.
Le genocide irakien n'est pas prêt d'être terminé déja 100 000 morts civils, mais apparemment cela n'emeut pas tant que ca la fameuse communauté internationale.
Où sont les pseudos humanistes qui pleurent dés qu'un Homme est condamné à mort en Iran, en Chine, ou même aux Etats-Unis ?
Où sont les donneurs de leçons qui sont les premiers a condamner les pays(souvent du tiers monde) qui ne respectent pas les droits de l'Homme ?
Pourquoi ne disent-ils rien sur la barbarie des soldats americains envers la population irakienne ?
Un veritable genocide est en train de s'y derouler sous les yeux complices des puissances internationales !!!
Quand il s'agit de denoncer les mefaits, les crimes de l'axe americano-sioniste il n'y a plus personne, silence totale.
Leur silence est un silence complice honte à eux !!!

#8 achelhi

achelhi

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Posté 15 novembre 2004 à 22:54

Siège de Fallujah
09/11/2004
source : AFP

Irak Crimes de guerre US Massacres à Falloujah

[...]Seuls les combattants osent encore s'aventurer dans la rue. Les habitants sont terrés chez eux, sans eau, ni électricité. La population de la ville était de 300.000 habitants, mais il est très difficile de dire combien sont restés, car beaucoup ont fui ces dernièrs semaines en raison des combats.

Les forces américaines ont affirmé qu'il ne reste que 30.000 habitants, mais des responsables irakiens estiment qu'ils sont encore plus de 100.000.

Quand une maison est touchée par un obus de char ou l'aviation, les combattants aident à évacuer les survivants vers un lieu plus sûr.

Les mosquées qui disposent de générateurs électriques lancent des appels à "la résistance" par haut-parleurs.

Un correspondant de l'AFP a reçu un appel de l'imam Abdel Hamid Farhan, de la mosquée Abdel Aziz dans le centre de Falloujah, affirmant qu'il était "assiégé avec des civils entre la mosquée Abou Oubeyda et la mosquée Al-Fourqan". "Nous ne pouvons lever la tête en raison de la violence des tirs", dit-il.

La situation sanitaire est devenue très difficile. Une clinique a transformé une ancienne salle de cinéma adjacente en bloc opératoire. Son directeur, le dr Hachem al-Issaoui, lance un appel à l'aide. "Nous avons plus de 30 blessés et sommes contraints d'effectuer des interventions chirurgicales, des amputations de jambes et de mains" or "nous ne sommes pas des chirurgiens", dit-il.

"Nous n'avons pas assez de médicaments et manquons d'électricité, d'eau et de carburant et la plupart du temps la clinique est plongée dans l'obscurité. Nous lançons un appel aux organisations internationales pour qu'elles interviennent, sinon ce sera une catastrophe", ajoute-t-il.

Il précise que la grande majorité des médicaments ont été stockés dans l'hôpital général de Falloujah, à la lisière ouest de la ville, qui a été pris dans la nuit de dimanche à lundi par les forces américaines et irakiennes.

Un autre dispensaire, celui de l'association islamique Hazra Mohammadiyah installé dans une mosquée du centre de la ville, dit avoir plus de chance. Il dispose d'une ambulance pour transporter les blessés, indique un de ses responsables.

Falloujah compte deux autres établissements hospitaliers. Le premier, l'hôpital Taleb al-Janabi, n'est pas accessible car situé à proximité d'une position américaine à l'entrée est de la ville, tandis que le deuxième, créé grâce à des dons bahreinis, n'est pas encore équipé.

source

#9 achelhi

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Posté 15 novembre 2004 à 23:21

A l'intérieur de Fallujah : Le journal de terreur d'une famille
Dahr Jamail  14/11/2004
source : Sunday Herald



Elle sanglote en racontant l'histoire. La tunique qu'elle porte ne peut cacher les tremblements de son corps, alors que des vagues de chagrin la traversent. « Je ne peut retirer de ma tête l'image de son foetus soufflé hors de son corps. »

La soeur de Muna Salim, Artica, était enceinte de sept mois lorsque deux bombes lancées par des avions US ont frappé leur maison à Fallujah, le 1er novembre. « Ma soeur Selma et moi sommes les seules survivantes, parce que nous étions resté dans la maison d'un voisin cette nuit-là », continue Muna, incapable d'accepter sa survie alors que huit membres de sa famille ont péri durant les bombardements qui ont été mené sur Fallujah pendant des semaines, en préparation à l'assaut.

Un de ses frères qui a également été tué lors de cette attaque, laisse derrière lui une femme et 5 enfants en bas âge.

« Il n'y avait aucun combattant dans notre zone, alors je ne sais pas pourquoi ils ont bombardé notre maison. » dit-elle. «Lorsque cela a commencé, il y a eu plein d'attaques, venant des avions et des tanks, alors nous avons fui par l'est de Fallujah et nous sommes arrivé à Bagdad. »

Selma, la soeur de Muna, âgée de 41 ans, raconte des scènes d'horreur dans la ville qui était devenue le centre de la résistance en Irak depuis plusieurs mois. Elle décrit les maisons rasées par les innombrables frappes aériennes US t la puanteur des corps en décomposition répandue dans toute la cité.

« Les maisons bombardées s'étaient écroulées et avaient recouvert les corps, et personne ne pouvait aller les chercher car les gens avaient trop peur de conduire un bulldozer », explique-t-elle, lançant ses mains en l'air de désespoir.

« Même sortir de sa maison est maintenant impossible à Fallujah, à cause des snippers. »

Les deux soeurs décrivent une existence cauchemardesque à l'intérieur de la ville, où des combattants contrôlaient plusieurs zones, la nourriture et les médicaments manquaient, et les énormes secousses des bombes US étaient devenue une réalité quotidienne.

L'eau également manquait souvent, et l'électricité était rare. Comme beaucoup d'autres familles terrées à l'intérieur de Fallujah, elles faisaient marcher un petit générateur quand elles pouvaient avoir du carburant.

« Même lorsque les bombes étaient loin, les verres tombaient des étagères et se brisaient », dit Muna. « Aucun de nous ne pouvait dormir car la nuit, s'était encore pire. »

Lorsqu'elles allaient chercher de la nourriture, au milieu de la journée, elles étaient remplies de terreur à cause des avions de guerre US, qui rugissaient continuellement au-dessus de la ville. "Il y avait tellement d'avions, mais on ne savait jamais quand ils frapperaient. »

« Fallujah était comme une cité fantôme la plupart du temps. La plupart des familles restaient à l'intérieur de leur maison tout le temps, sortant chercher de la nourriture que lorsqu'il le fallait absolument. »

Les tanks attaquaient régulièrement les faubourgs de la ville lors des accrochages avec les résistants, ajoutant au chaos et à l'inquiétude. Les hélicoptères d'assaut étaient particulièrement terrifiants, traversant le ciel au dessus de la cité et lançant des roquettes sur le centre.

Pendant qu'elles racontent les expériences traumatisante de leur famille durant les dernières semaines dans la maison de leur oncle à Bagdad, chacune des soeurs fait souvent des pauses, fixant le sol comme perdue dans des images, avant d'ajouter d'avantage de détails. Leur mère, âgée de 65 ans, a été tuée dans le bombardement, de même que leur frère, leurs 3 soeurs et leurs enfants

« Notre situation est comme celle de tant d'autres à Fallujah », dit Selma. Les mois de terreur sont gravés sur son visage.

« Tant de personnes ne pouvaient partir, parce qu'ils n'avaient nulle part où aller, et pas d'argent. »

Parmi les victimes, le mari d'Artica et leur fils de 4 ans.

Les deux soeurs ont réussi à fuir la ville par l'est, se frayant prudemment un passage à travers le cordon militaire US qui encerclait pratiquement toute la zone.

« Pourquoi notre famille a-t-elle été bombardée ? », supplie Muna, les larmes coulant le long des joues. « Il n'y a jamais eu aucun combattant dans notre zone. »

source

source initiale

#10 duga21

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Posté 16 novembre 2004 à 05:37

Juste pour appuyer les commentaires d' Achelhi sur les MASSACRES du Fallujah. Voici les images que nos chers medias bien pensant passeront comme d'habitude sous silence.  AMES SENSIBLES S'ABSTENIR...                         http://fallujapictures.blogspot.com/

#11 duga21

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Posté 16 novembre 2004 à 05:45

Chaque jour qui passe nous montre un pas supplementaire dans l'horreur.Parfois nous croyons avoir tout vu' mais le pire reste toujours a venir                                                    http://www.informati...article5365.htm

#12 duga21

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Posté 16 novembre 2004 à 06:30

Hallucinant les propos de la marionnette debile us allawi(l'assassin, http://www.oulala.ne...d_article=1349)  .Il nous dit qu'il ya peu de chance des civils furent tue apres l assaut de Fallujah                   http://rense.com/general59/ffsli.htm                                      Sans deconner je crois "rever".... qu'il aille faire un tour sur le site de mes precednts posts...

#13 le témoin

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Posté 16 novembre 2004 à 09:21

achelhi, le Lundi 15 Novembre 2004, 23:49, dit :

Elle sanglote en racontant l'histoire. La tunique qu'elle porte ne peut cacher les tremblements de son corps, alors que des vagues de chagrin la traversent. « Je ne peut retirer de ma tête l'image de son foetus soufflé hors de son corps. »

La soeur de Muna Salim, Artica, était enceinte de sept mois lorsque deux bombes lancées par des avions US ont frappé leur maison à Fallujah, le 1er novembre. « Ma soeur Selma et moi sommes les seules survivantes, parce que nous étions resté dans la maison d'un voisin cette nuit-là
Ecoutez , je veux bien croire beaucoup de chose .

Je suis certain que ce n'était pas un boeing qui s'est écrasé sur le pentagone.

Je veux bien croire que c'est le propre gouvernement des USA qui a organisé le 11 septembre pour pouvoir déclencher sa "guerre préventive" contre qui le gène.

Je veux bien croire que les USA tournent à la dictature, de toute façon selon Platon dans "la république" c'est presque obligatoire dans une démocratie.

Mais vous ne me ferez pas croire ça.

Est-ce que diable  :tresfache: vous vous vous imaginez ce que représente la taille d'un Foetus de  Sept mois ?
C'est quelque chose de deux à trois kilos faisant plus de dix centimètres de large.

Mais bon dieu réfléchissez, une telle chose même expulsé par les voies naturelles d'une femme déchire totalement le col de l'utérus entrainant une hémoragie mortelle.

Lors d'un accouchement normal, il faut plus 10 heures pour que ce col se dilate et passe de quelques millimètres à plus de dix centimètres de large
Et même comme ça l'accouchement n'est pas facile et ce n'est pas les femmes de ce forum qui me contrediront je crois.

Désolé cette phrase unique suffit à décribiliserser tout le texte, ce n'est pas en faisant de telle déclaration que vous convaincrez.

#14 achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 20:35

Bonsoir,

TACTIQUE DES TERRORISTES AMERICAINS A FALLOUJAH

Pendant la premiere bataille de Falloujah, les hopitaux de la ville avaient pu communiquer les pertes civiles irakiennes causées par l'agression des terroristres américains. Ces pertes se chiffraient par centaines dont une majorité d'enfants et de femmes.
Les barbares terroristes américains, donneur de leçons de democratie et de liberté, avaient menacé les médias qui divulguaient ces chiffres et sans aucune honte, ils affirmaient que les chiffres étaient faux alors que les images montraient les cadavres d'irakiens s'entasser dans les rues et les hôpitaux. D'où la decision d'Al Jazeera de ne pas montrer de photos sous peine d'attaques comme elle avait été quand elle avait diffusé des images hostiles aux soldats US, la chaine qatari avait alors eu son site internet piraté par le pentagone ! Mais dans ce cas ci les soldats n'auraient pas hesiter à bombarder leur bureau local en Irak, comme elle l'a deja fait pour la chaine Al arabiya recemment !

Donc l'armée de terrorises américaines qui recommence son agression a bien retenu la leçon et c'est pour cela que sa première action a été d'attaquer l'hopital de Falloujah et de l'occuper. Remarquons tout de même que ce sont les mêmes methodes qu'emploi l'armée israelienne qui tirent sur les ambulances palestiniennes et bombardent des hopitaux. Même mentalité même methode !

Pourquoi les terroristes américano-sionistes ont-ils commencé par prendre l'hopital de Falloujah ? Et bien tout simplement pour cacher au monde les massacres auxquels ils se livrent sur les femmes et les enfants irakiens, pour empêcher le monde de voir les pertes civiles qu'ils occasionneront.

Pourquoi avoir decrété un black out des medias alors si ce n'est dans le seul but de masquer leur crime contre l'humanité, seuls quelques rares medias reussissent courageusement à avoir des images de la barbarie americano-sioniste.
Black out qui avait été decreté par l'armée israelienne lors du bombardement de jenine et de naplouse en 2002 !!!

En ayant(presque) le contrôle l'information ils peuvent ainsi prétendre que leurs agressions épargnent les civils puisque l'hopital qu'ils occupent declarera que tout va bien et que seuls les " terroristes " d'abou moussab al zarkaoui figurent parmi les blessés.

Voici une image de ces terroristes de l'axe du mal dans l'hopital de falloudjah en train de ligoter des médecins irakiens :

Image IPB

#15 seleucos

seleucos
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Posté 16 novembre 2004 à 20:49

Salut a toi peuple Irakien, courage !

Les Americains recevront le revers de leur injustice, le revers de leur piece tot ou tard, cela  toujours été comme cela.

#16 achelhi

achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 21:01

Dans Falloudjah, Les USA déclarent la guerre aux hopitaux et aux Ambulances :


In Fallujah, U.S. Declares War on Hospitals, Ambulances

US troops appear to be including the restriction of civilian health care services as a primary objective in the current assault on Fallujah, including the bombing and seizure of clinics and confiscation of ambulances.

Nov 9 -  In a series of actions over the weekend, the United States military and Iraqi government destroyed a civilian hospital in a massive air raid, captured the main hospital and prohibited the use of ambulances in the besieged city of Fallujah.

Saturday morning, witnesses in Fallujah reported that an overnight air strike by US fighter crews had completely razed a trauma clinic, which was recently constructed using Saudi donations. Also destroyed were two adjacent facilities used by health care providers.

A Reuters photograph of the devastation shows only a sign that reads "Nazzal Emergency Hospital" still standing. There have been mixed reports of injuries and deaths resulting from the bombing.

Iraqi Prime Minister Iyad Allawi has ordered that everyone except Iraqi and US troops observe a strict curfew in Fallujah and nearby Ramadi, though it is unclear how well the directive has been conveyed to residents, or if an exemption has been made for medical personnel, in accordance with international law. It is also unclear how noncombatants will be able to observe a strict curfew when much of the city’s running water and electricity has been cut off, according to several witnesses including Fadhil Badrani, a Fallujah resident who is issuing regular reports to the BBC.

On Sunday, Marines said they would use the curfew to their tactical advantage, effectively designating any and all moving civilian vehicles to be free-fire targets. Normally, US troops are expected to establish that a target is hostile before engaging. But Colonel Mike Ramos told National Public Radio that US Marines have been relieved of meeting that requirement.

Saying invasion forces will order all vehicles off the streets of Fallujah for the duration of their offensive, Col. Ramos added, "If a Marine feels that it is necessary, to protect the lives of his fellow Marines, he is empowered to engage a moving vehicle; he’s empowered to destroy whatever needs to be destroyed."

In contrast, standard rules of engagement, which were written based on international law, dictate that troops determine a target is actually a threat, but make no mention of how the soldier feels.

Addressing reporters on Monday, US Defense Secretary Donald Rumsfeld said he expects minimal civilian casualties, and insisted US troops have been issued "rules of engagement that are appropriate to an urban environment."

In a May interview with The NewStandard a US Marine Corps spokesperson refused to explain specific incidents of US Marines attacking Iraqi emergency vehicles, but said any ambulances that Marines fired on must have been involved in carrying insurgents or arms, or else the Marines would not have opened fire.

US and Iraqi officials have not indicated whether ambulances will be allowed to move freely through the city, but during the siege of the city in April, US troops fired on Iraqi ambulances on a number of occasions. At least two were completely demolished prior to the current assault; one by Marines in April and another in a September air strike. A Fallujah General Hospital official told Arab News and other agencies that a driver, a medic and five patients died in the latter incident. Photographs reinforced those claims.

General Hospital Seized

Early Monday morning, Iraqi commandos stormed and seized the Fallujah General Hospital, the city’s main health care facility, in the first reported ground operation carried out against the city during the renewed offensive. During the raid they reportedly detained some 50 patients, about 25 of whom were arrested.

This is the second time Marines have sealed off the hospital. Fallujah General is located on the Western edge of the Eurphrates River, separating it from the rest of the city. Throughout the siege in April, Marines prevented ambulances and other vehicles from transporting sick or injured people to what was at that time -- and after Saturday night’s bombing is once again -- the city’s only trauma-capable health care facility.

Today, Dr. Salih Al-Issawi, the director of Fallujah General, told the South African Press Association that US Marines were again preventing ambulances from delivering patients to emergency care. Al-Issawi said that he believes the US military "thought that they would halt medical assistance to the resistance" by taking his hospital. "But," said Al-Issawi, "they did not realize that the hospital does not belong to anybody, especially the resistance."

The Fourth Geneva Convention plainly states, "Civilian hospitals organized to give care to the wounded and sick, the infirm and maternity cases, may in no circumstances be the object of attack, but shall at all times be respected and protected by the Parties to the conflict."

Dr. Al-Issawi told Agence France-Presse that Marines would not let him or other hospital staff move to another facility inside Fallujah in order to be of actual help to the people of the city.

Of the estimated 30,000 to 100,000 who remain in Fallujah after most of its 280,000-strong population left during October in an exodus of terror, many are presumed to be infirmed, impoverished, or otherwise unable to escape the offensive. The entire city must now rely on two or three small clinics, if they can reach care at all, to provide for the sick and wounded.

Another physician, Dr. Hashem Issawi, who works at a clinic inside Fallujah, reported that a lack of water, electricity and ambulances has made providing emergency care all but impossible, according to AFP. Dr. Issawi reported that his clinic’s ambulance was destroyed during air strikes on Sunday. "Ambulances have also been confiscated," he said. "We lack material and equipment."

Another doctor at Fallujah General, Sami Al-Jumaili, told Reuters: "There is not a single surgeon in Fallujah. We had one ambulance hit by US fire and a doctor wounded.

"There are scores of injured civilians in their homes whom we can't move," Al-Jumaili continued. "A 13-year-old child just died in my hands."

The US military has not stated if it intends to destroy or capture any remaining health care facilities.

The Pentagon has made little attempt to explain its repeated attacks on medical personnel and infrastructure. Nevertheless, numerous reporters embedded with the Marines have been told that Fallujah General Hospital was seized to enable care providers to do their jobs unimpeded and to prevent hospital officials from providing inflated death counts to the media as the offensive is underway.

During the April fighting, hospital officials periodically informed the press that US Marines were killing massive numbers of civilians, who were then being counted by local clinics and the hospital. The United States government and media blamed those reports -- which were never shown to be inaccurate but have in fact been upheld by independent analysts -- as contributing to the widespread unrest that erupted across Iraq during the siege.

The Fourth Geneva Convention offers no provision permitting the seizure of health care facilities in order to prevent hospital officials from releasing statements -- whether true or false -- to the public.

In fact, the only relevant article states, "The Occupying Power may requisition civilian hospitals only temporarily and only in cases of urgent necessity for the care of military wounded and sick, and then on condition that suitable arrangements are made in due time for the care and treatment of the patients and for the needs of the civilian population for hospital accommodation."

Since the US military has established its own rear-area medical facilities, and since the seizure of Fallujah General marked the first objective of the ground invasion, it is unlikely that the criteria of "urgent necessity for the care of military wounded" has been met.

Additionally, The NewStandard has so far been unable to find reports that rebels or terrorists have inhibited the provision of health care to those in need at Fallujah General. The only reports of such obstruction cite constraints placed on the facility by US personnel.

source

#17 achelhi

achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 22:13

Aujourd'hui les soldats US et britaniques cencés representer les forces du bien qui luttent contre de vilains " terroristes " commetent des crimes contre l'humanité sans la moindre condamnation de la communauté internationale, cela se fait dans le silence complice du monde.

L'axe du mal americano-sioniste continue ses crimes.

Crises humanitaires qui prend de graves proportions dans Fallujah : Les habitants demandent de l'aide

Les americains massacrent 17 medecins et infirmieres venus aider la population de Falloudja

Falloudja, IRAQ (LVO/Islammemo): Les 100 000 civils de la ville de Falloudja lancent un appel au monde. Les civils de Falloudja sont les victimes d'une agression sauvage et barabre, conduite encore une fois au nom de la lutte contre le "terrorisme". Ce nouveau massacre de population Musulmane est entierement agréé et couvert par les ONG internationales présentes en Irak et l'ONU, sans compter les journalistes racistes occidentaux qui parlent d'une éradication "légitime", puisque dans le cadre de la nouvelle croisade contre l'Islaam et les Musulmans, ordonnée par le Grand Yisrael. Les habitants ont publié un appel à l'aide au monde, demandant une intervention internationale pour mettre fin au génocide américain sur la ville.

Tous les équipements médicaux sont détruits délibérement, les lignes téléphoniques coupées dans beaucoup de secteurs, l'électricité et l'eau sont toujours coupés et les boutiques fermées, les 100 000 civils emprisonnés dans la ville font face à une crise humanitaire aux proportions catastrophiques.

Les habitants de Falloudja invitent ceux qui ont encore une conscience dans le monde à les aider à surmonter cette crise humanitaire qu'ils subissent en raison de l'agression américaine brutale sur leur ville.

L'appel est venu après que les forces américaines aient coupé l'électricité, l'eau, les services de santé, et l'accès à d'autres nécessités pour les résidants de la ville afin d'essayer d'imposer leur desseins impériaux. La situation est désastreuse, la population souffre de la faim et de la soif en cette fin de Ramadan, les habitants dont les enfants boivent de l'eau sale, ils meurent de soif, quand ils ne sont pas bombardés par l'aviation US. Les habitants meurent agonisant sous les gravas de leurs maisons, les snipers tuent et visent déliberement les enfants et les femmes qui sortent avant midi pour aller chercher des rations de nourritures pour la rupture de jeune. La moitié des médecins de la ville a été assassiné lors des premiers jours de l'invasion. Les américains demandent à la population de sortir des maisons avec des drapeaux blancs, mais des que des hommes sortent, les marines les éxécutent sur el champ. La population ne sort plus car des massacres collectifs ont été commis par les américains. 17 Médecins et Infirmières martyrs insha Allah sous les balles des snipers américains

En réponse aux appels du personnel médical et de secours de l'hôpital général de Fallouja pour aider leurs frères et soeurs dans la ville, 50 médecins et infirmières des environs sont arrivés immédiatement pour porter secours à la population. Ils se sont regroupés dans la banlieue nord de Falloudja, dans la ville de Saqlawiyah, sous controle de la Résistance ce jeudi après-midi pour pouvoir aider leurs collegues dans la ville asiégée. Les troupes US infligent la mort et la destruction sauvagement, ils occupent encore une partie de l' hôpital général et ont déployé des snipers placés sur des toits voisins aux abords de l'hopital. Ils abattent quiconque oserait s'approcher de l'hopital .

Le correspondant d'Islammemo a confirmé que les 50 médecins et les infirmières sont arrivés près de la ville où ils sont sortis de leurs voitures afin de tenter de pénétrer dans la ville de Falloudja individuellement et à pied. Ils ont essayé de ne pas se faire arrêter par les militaires américains.

Les volontaires ont marché le long du fleuve de l'Euphrate, et lorsqu'ils étaient sur le point de rentrer dans Falloudja, des snipers isolés US ont ouvert le feu sur eux. Dix sept des médecins et des infirmières ont été tués sur le coup pendant qu'ils traversaient le fleuve, qui fait entre 150 et 170 mètres de large. Les survivants ont continué à traverser et sont entrés dans la ville, un bon nombre d'entre eux sont blessés.

Les Moudjahidines de Falloudja résistent bien, ils ont infligé de lourdes pertes aux américains ce vendredi, ces pertes sont supérieures en nombres aux jours précédents, nous détaillerons cela dans un prochain rapport insha Allah. Ils ont capturé le Général des Marines hier soir dans les alentours du centre ville et déclarent qu'ils ont réussi à nettoyer presque tout le centre, l'Est et le Nord, les américains étant confinés dans les banlieues de la ville. Les Moudjahidines ont publié un communiqué avertissant la compagnie irakienne de mobiles et cellulaires que leurs bureaux seraient attaqué s'ils ne cessaient pas de servir de "laquets" aux américains.

Le rapport, signé par le Conseil des Moudjahidines de Falloudja menace 'la société Iraquna Company " et exige que la société arrête toute collaboration avec les envahisseurs américains. Il exige que la compagnie réouvre les lignes téléphoniques qu'elle avait suspendue pour la population de la ville qui veut décrire au monde les épreuves et la réalité des massacres en cours dans la ville, en particulier en raison du blocus de l'information imposé par les USA.

Le rapport a donné à la compagnie jusqu'à 21H00 ce vendredi pour se conformer, si la société ne le faisait pas, elle serait sujette à des attaques des Moudjahidines dans tout le pays.

Autre source en anglais :
http://www.jihadunsp...list=/home.php

#18 achelhi

achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 22:15

Une ambulance du croissant rouge attaquée :

Image IPB

#19 achelhi

achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 22:20

Le convoi du croissant rouge bloqué a Falloujah par les GI en appele aux Nations Unis

An Iraqi Red Crescent convoy blocked from entering Falluja by US forces has asked the United Nations for help.

Image IPB


US troops have directed the convoy, carrying emergency food, water and medical supplies into the Falluja hospital on the outskirts of the town, away from the reach of local citizens.

"They will not be allowed to cross the bridge today," Capt. Adam Collier told Reuters at Falluja hospital, where the convoy is waiting to cross the Euphrates River into the main part of the embattled Iraqi city. He cited security reasons.

Abu Fahd, a member of the relief convoy, told Aljazeera that "the relief convoy wants to enter Falluja town for humanitarian purposes only, to save women, children and elderly people.

"I hope the United Nations will hear our appeals," he said.

"We are now in Falluja hospital, outside the city. There is no one in the hospital except the medical team, doing nothing."

But the US military said it saw no need for the Iraqi Red Crescent to deliver aid to people inside Falluja and said it did not think any Iraqi civilians were trapped inside the city.

'Aid not needed'

"There is no need to bring [Red Crescent] supplies in because we have supplies of our own for the people," said US marine Colonel Mike Shupp.

The relief convoy aims to help civilians stuck in Falluja town

"Now that the bridge (into Falluja) is open I will bring out casualties and all aid work can be done here (at Falluja's hospital)," he added.

He said he had not heard of any Iraqi civilians being trapped inside the city and did not think that was the case.

But aid workers say there are still hundreds of families left in the city, which has been pummelled by sustained aerial bombardment and artillery fire in recent days.

"We know of at least 157 families inside Falluja who need our help," said Firdus al-Ubadi of the Iraqi Red Crescent.

No medicines

The Iraqi Red Crescent sent seven trucks and ambulances to Falluja on Saturday, hoping to get food, blankets, water purification tablets and medicine to hundreds of families trapped inside the city during the past six days of fighting.

"There is no need to bring [Red Crescent] supplies in because we have supplies of our own for the people"
Colonel Mike Shupp,
US marine

"None of the injured residents are being allowed to come to the hospital, while those outside are not allowed to go into the town," Abu Fahd said.

"The town is suffering from cuts in power and water supplies. There are no medicines or ambulances either.

"The injured and the dead are now on the streets. Many families want to get out of their houses, but they have no alternative shelters to go into," he said.

"The US forces have prevented us from entering the town claiming it is not safe. US forces have said they control 80% of the town."

Relief team

"I have asked them to allow the relief team into the areas they control, to offer humanitarian aid for women, children and the elderly, and transfer the injured to the hospital, but they have refused," Abu Fahd said.

#20 achelhi

achelhi

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Posté 16 novembre 2004 à 22:26

Les hôpitaux de Bagdad ont reçu les enfants blessés de réfugié

Baghdad hospitals received wounded refugee children

Image IPB

The Red Crescent sent a convoy of essential goods along with 53 volunteers and three doctors from Baghdad to attend to people in Falluja.

It believes that 157 families are still in the heart of Falluja, but it is concerned about the plight of tens of thousands of people living in refugee camps and villages dotted outside.

"They are dying of starvation and lack of water, especially the children," Red Crescent spokeswoman Firdus al-Ubadi said.

"If there is no solution to this crisis it will expand to other cities and other parts of Iraq and there will be a great disaster here."

Earlier, the Red Crescent society despatched a convoy of four relief trucks and an ambulance to Amiriyat al-Falluja and a tourist village in Habbaniya, where an additional 1500 refugees are camped

#21 achelhi

achelhi

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Posté 17 novembre 2004 à 15:24

On comprend dorénavant pourquoi les caméras de télévision ne sont pas les bienvenues à Falloujah :

Les TV montrent un Marine exécutant un rebelle blessé à Falloujah
AFP | 16.11.04 | 01h49

Plusieurs chaînes de télévision américaines ont montré lundi des images d'un Marine américain tirant à bout portant sur un homme blessé et non armé dans une mosquée de Falloujah.CBS News a montré un plan fixe tiré d'un film, où l'on voit un Marine se tenant au dessus d'une silhouette affaissée dirigeant son arme vers le corps de l'homme, et a diffusé des extraits de la conversation entre les Marines où l'on entend notamment l'un d'entre eux dire "il est mort maintenant".Le soldat responsable de la mort de cet homme a été emprisonné et devrait faire face à des poursuites, selon CBS, qui n'a pas donné son identité ni celle de l'unité à laquelle il appartient.Selon CBS, l'homme qui a été abattu faisait partie des rebelles découverts par une autre unité de marine dans la Mosquée et attendait de recevoir des soins médicaux.Selon les médias, le Marine avait été blessé au visage la veille, et était retourné au combat immédiatement.La séquence a été filmée par un cameraman de télévision accompagnant l'unité américaine envoyée dans la mosquée.D'autres chaînes, dont CNN, ABC et Fox news ont diffusé cette séquence.Le colonel Bob Miller, juge militaire, a souligné sur NBC que les règles militaires en Irak autorisent "les soldats à utiliser la force lorsqu'ils font face à des actes hostiles"."Tout homme blessé qui n'est pas menaçant ne serait pas considéré comme hostile" a-t-il ajouté.Le ministère de la Défense à Washington a indiqué n'avoir aucune information sur les faits.

#22 achelhi

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Posté 17 novembre 2004 à 15:37

On a la preuve avec cette video d'un G.I. achevant un blessé par balles, que la Convention de Geneve est TOTALEMENT BAFOUEE !!!!!
Les Américains n'hésitent pas à achever les blessés (méthode israélienne) alors que devrait leur être appliqué la Convention de Genève.

Les G.I.achèvent bien les blessés en Irak et y trouvent un plaisir certain. En effet, on entend en arrière fond des cris de joie des G.I. et dans l'interview qui suit, le tueur exprime avoir ressenti "a good feeling" ("de bonnes sensations") en achevant sa victime.

Images douloureuses d'un martyr Irakien, âmes sensibles s'abstenir.

P.S : Pour charger le film, appuyez plusieurs fois sur "Lecture", le premier passage sera saccadé mais le deuxième fluide. Au bout d'une minute, le film démarrera alors.

http://www.informati...article5365.htm

Voici aussi un autre lien posté par Zeh sur un autre post :
http://video.cgi.cbs.../video655798.rm

#23 manu

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Posté 17 novembre 2004 à 16:09

Se sont là de agissement de soldats qui en ont marre et qui veulent en finir au plus vite avec les Irakiens, ils se defoulent, et ils prennent plaisir à tirer sur plus faible pour se donner l'impression d'être les plus fort, c'est pitoyable comme comportement, mais cela demontre que les ricains sont des faibles et des laches, ils ne peuvent pas gagner la guerre à armes egales car ils n'ont pas la volonté qui va avec, sans leur puissante armes ils sont des gamins qui jouent à la guerre, et la tragédie là dedans, c'est que les morts sont vraiments mort et ça les fait marrer... :puni:

Il n'ont que ça pour se rassurer... :puni:
Une dictature, même de l'Amour, reste une dictature.

Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.

#24 joel

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Posté 17 novembre 2004 à 18:39

Il y aura hélas bien plus de 100 000 morts en Irak...  :evil:

http://fr.news.yahoo.../185/44lug.html

Citation

Flambée de maladies infectieuses en Irak

En Irak, la santé de la population continue de se détériorer. Au même rythme d'ailleurs que les services de santé publique ! Ce triste constat émane d'Ala'din Alwan, le ministre de la santé du gouvernement irakien par interim...

A l'occasion de la quatrième conférence des donateurs de l'Irak, qui vient de se tenir à Tokyo, Alwan a sonné l'alarme. "Les carences les plus graves sont observées au niveau des soins d'urgence, des infrastructures de santé publique et de l'accès aux médicaments essentiels. Moins d'un diabétique sur quatre dispose d'insuline. Et les traitements anticancéreux sont quasiment inexistants, alors que l'incidence des cancers ne cesse d'augmenter depuis le début des années 90".

Le pays fait également face à une flambée de maladies infectieuses, due à la mauvaise qualité des réseaux d'assainissement. Dans les campagnes, plus de la moitié des foyers n'a pas accès à une eau salubre. Dans les villes la situation est un peu moins grave, puisque ce problème ne concerne "que" un foyer sur cinq...

Les cas de typhoïde et de diarrhées ne cessent d'augmenter. Notamment à Bassora, la ville la plus touchée par les maladies infectieuses. D'autres affections comme la rougeole explosent également : 454 cas ont été observés en 2003. Et plus de... 8 200 au cours de la première moitié de 2004 ! Idem pour les oreillons, dont l'incidence a doublé par rapport à l'an passé. "Si la santé publique irakienne était l'une des meilleures de la région au début des années 90, elle est aujourd'hui l'une des pires" conclut le ministre. Enfin depuis le début de la guerre, près de 100 000 civils irakiens sont décédés !

Sources: British Medical Journal, 2004 ;329 :940
La réparation des pipe-lines est apparemment plus importante que celle des réseaux d'assainissement...  :evil:

#25 joel

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Posté 17 novembre 2004 à 19:59

Madeleine Albright, lors d'une interview en 1996, assumait l'hécatombe dans la population civile irakienne suite à l'embargo appliqué par l'ONU après la première intervention américaine de 1991. La secrétaire d'Etat américaine, à qui l'on demandait de réagir à la mort de 500 000 enfants, déclarait : "C'était un choix très difficile, mais ça en valait la peine." Une terrifiante leçon de realpolitik. 500 000 au moins car, pour l'Unicef, il faut compter entre 500 000 et plus d'un million de victimes.

Denis Halliday, l'ancien coordinateur de l'aide humanitaire de l'Irak entre 1996 et 1998, considère que l'Irak est victime d'un "génocide" délibéré.  D'après sa définition, le génocide implique la destruction intentionnelle d'une culture, d'un groupe, d'une nation. Les propos de Halliday sont on ne peut plus sévères : "Le Conseil de sécurité était très conscient de l'impact de ces sanctions. Ils connaissaient les taux de mortalité. Malgré ces informations, ils ont maintenu l'embargo. Pendant 12 ans, les Etats-Unis, qui avaient pris soin de détruire le réseau d'eau potable du pays, ont utilisé l'embargo pour empêcher l'Irak d'acheter les pièces de rechange nécessaires à la réparation du réseau d'eau. Conclusion : l'embargo était un outil pour détruire l'Irak."

Confronté aux conséquences tragiques de l'embargo, Halliday démissionna en 1998. Son successeur, Hans von Sponeck, craquera lui aussi deux ans plus tard en démissionnant en 2000.

Sources : Emission 90 minutes du 26 octobre 2004 sur Canal+

#26 achelhi

achelhi

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Posté 17 novembre 2004 à 20:00

D'autres images du terrorisme americano-sioniste dans une mosquée :

Image IPB

Image IPB

Image IPB

#27 Mike

Mike

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Posté 17 novembre 2004 à 21:31

Encore une fois, il faut prendre du recul et réfléchir un peu…….

Des assassinats de ce genre il y en a forcément beaucoup et chaque semaines ….

On sait également que les infos et surtout les images et encore plus les films sont sous contrôles de la censure et que les journalistes qui suivent les combats sont triés sur le volet.

Des images choquantes de cette guerre on vous les donne au compte gouttes. C’est le constat que l’on peut faire depuis le début ce qui prouve bien que le système de contrôle est présent et fonctionne très bien.
(Je parle des médias américains et européens)

Alors dans ce contexte pourquoi soudainement on nous montre un GI  qui achève ce qui semble être une personne blessée, couchée et peut être déjà mourante ?

Désolé mais il n’y a vraiment pas à s’émouvoir de ce genre de film, même s’il est réel ce n’est juste qu’un mort de plus ….Alors qu’a côté il y a eu et aura des centaines de milliers de morts, la souffrance des blessés où les civils payent un lourd tribut. Tous ces enfants orphelins, brûlés, mutilés, estropiés. Et sur ces sujets monstrueux que provoque cette guerre, rien… pas d’images, pratiquement pas de commentaires. Juste quelques chiffres impersonnels.

Pour moi ce film est un morceau de propagande, comme un os que l’on a donné en pâture à nos âmes sensibles. Rongez mes amis …. Rongez.  Pendant que le monde se questionne et s’offusque, il devient possible de monter d’un cran dans l’horreur.

Suite à ce film nos bons journalistes vont nous déclarer que le ministère de l’armée  a ouvert une enquête, que le soldat impliqué est déjà en instruction… tout baigne quoi, on a le contrôle… (Surtout de l’information). On veille au grain, vous pouvez laissez reposer vos consciences, d’ailleurs vous voyez bien, vos médias eux aussi surveillent et dénoncent les abus.

Il faut comprendre que ce genre de film n’est rien d’autre que ce qu’ils appellent de la communication. Il y a des trucs pourris dans toutes les guerres, les gens le savent il faut donc leur montrer qq chose qui reste soft (ici un meurtre par exemple) avec le message que l’armée n’est pas d’accord. Et que le crime ne restera pas impuni.

Vous remarquerez que l'on vous explique que nos gentils GI, ceux qui étaient passés avant, c'étaient occupés des blessés manque de communications dans les combats, les autres savaint pas..... Ils l'ont tué...

Chaque détails de l'histoire et la manière de nous l'a servir ont été étudié et programmé par des unversitaires pour vous faire arriver exactement là où il veullent vous trouver. Cet à dire choqué mais résigné sur le fait que "à la guerre comme à la guerre"..Et puis c'est tous des gars bien, juste qq brebis galeuses, mais elles sont sous surveillance..

Ne vous laissez pas emporter par l’émotion, c’est le but recherché. Cette émotion va vous empêcher de prendre conscience que vous êtes manipulés pour occulter une réalité bien plus horrible encore.

Ce message a été modifié par Mike - 17 novembre 2004 à 21:45.

FIN D'UN EMPIRE

#28 achelhi

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Posté 18 novembre 2004 à 14:21

L'odyssée du correspondant de l'AFP à travers Falloujah

17/11/2004
source : AFP

Irak Crimes de guerre US Massacres à Falloujah BAGDAD (AFP) - Passant d'une maison à l'autre, se nourrissant de condiments périmés, bravant les balles des tireurs d'élite américains, tentant sans succès de traverser l'Euphrate avant d'être sauvé par un médecin militaire irakien, le correspondant irakien de l'AFP à Falloujah a vécu une véritable odyssée.

Voici le récit relaté par Fares Dlimi de ce qu'il a vécu jour par jour jusqu'à son arrivée lundi à Bagdad. Habitant de Falloujah, il avait délibérément choisi de rester dans sa ville.

Lundi 8 novembre

Vers 19H00 (16H00 GMT), un déluge de feu s'abat sur le quartier nord de Moualimine. Il se trouve dans une maison près de la mosquée Baddaoui. A partir de la périphérie nord, les tanks et l'artillerie tirent sur toutes les habitations et il "faut sauter d'une maison à l'autre". Le crépitement des mitrailleuses est intense. "Les combattants nous demandent de nous retirer vers l'arrière et je passe donc la nuit dans une maison abandonnée".


Mardi 9 novembre

"Je souhaite rejoindre mon domicile dans le quartier Nazal (sud de la ville) mais j'y renonce car c'est trop dangereux", raconte-t-il. Dans le quartier Moualimine, "il n'y a pas une maison qui ait été épargnée. Toutes les chaussées sont criblées d'ornières dues aux bombes". Les tanks américains avancent par les deux rues principales qui mènent du nord vers le sud, mais, des ruines surgissent des combattants qui attaquent les blindés et les combats font rage. Dans la matinée, Fares Dlimi rencontre un chef rebelle qui lui déclare: "Nous avons laissé entrer les chars pour que les bombardements cessent et que nous puissions les combattre face à face".


Le journaliste de l'AFP affirme avoir vu dans la matinée deux tanks en feu dans une des rues menant au sud et d'autres blindés faire marche arrière, mais dans l'après-midi les chars reprennent leur progression.

"Les explosions sont si puissantes que je suis littéralement soulevé de terre. Je cours dans les ruelles. La poussière, des briques, des morceaux de métal me tombent dessus. Je perds connaissance et en rouvrant les yeux je me retrouve dans une maison. On a certainement dû me ramasser et me mettre à l'abri", dit-il.

Quand il reprend ses esprits, il fait déjà sombre; il décide malgré tout de continuer vers le sud. Pour cela, il doit couper la rue 40, une artère qui traverse le quartier d'est en ouest, sous le feu des tireurs d'élite américains. "Je cours comme un fou. Des cadavres jonchent la chaussée et d'autres, blessés, gémissent et implorent en vain des secours, mais personne ne peut les aider", explique-t-il.

Pour dormir, le journaliste cherche une maison. Il en trouve une dans le quartier et par chance un réservoir d'eau. "J'avais la gorge totalement desséchée et cette eau était pour moi comme une délivrance".

Mercredi 10 novembre

Des combats très violents ont lieu à l'intersection de la rue 40 et d'une artère venant du nord. "Le bruit est assourdissant. Je vois des chars en feu et les combattants se jettent dans la bataille au mépris de leur vie. Ils s'emparent de deux chars abandonnés et commencent à les manoeuvrer quand deux avions tirent des missiles et détruisent les tanks", poursuit-il.

Les maisons sont littéralement perforées, en ruines. Dlimi passe devant la maison en feu du correspondant d'Al-Jazira Abou Bakr Doulaimi. Les voisins lui apprennent qu'il a été grièvement blessé dans les bombardements. Il poursuit son chemin vers le sud et parvient dans la soirée au dispensaire public, qui a été bombardé quelques heures plus tôt.

"L'odeur de la mort est partout. Devant moi, je vois des chiens et des chats qui dévorent des cadavres dans la rue", explique-t-il. Epuisé, il s'arrête de parler quelques instants; il semble être ailleurs avant de reprendre son récit.

Durant la nuit, il traverse la rue principale et rejoint au sud le quartier Andalous, qui est peuplé de nombreuses familles ayant fui les bombardements au nord.

Jeudi 11 novembre

Il se rend chez lui à Nazal (centre-sud) mais quand il veut prendre sa voiture pour rejoindre Azraghiah dans le nord ouest sur les rives du fleuve, il ne la voit pas en arrivant à son domicile. Un voisin l'a prise, mais le véhicule a été touché et a pris feu avec son passager dans la rue principale.

Il rencontre alors des combattants venus du nord: selon eux, il y a encore dans le Jolan (nord-ouest) des frères d'armes qui combattent jusqu'à la mort. D'autres insurgés postés au sud sont prêts à en découdre.

Dlimi retourne vers l'ouest et se dirige vers le fleuve. "Selon les rumeurs, on peut traverser le fleuve en bateau mais les francs-tireurs ouvraient le feu de la rive d'en face", se remémore-t-il.

Il décide donc de gagner l'autre rive à la nage, descend à travers les roseaux quand les hélicoptères font feu. Il rebrousse alors chemin vers le quartier Andalous. "Toute la nuit, j'entendais les pleurs et les gémissements des femmes. J'avais le sentiment que c'était le jour du jugement dernier". Il dort dans une maison occupée par plusieurs familles.

Vendredi 12 novembre

Les forces américaines contrôlent les grands axes. Des hauts-parleurs demandent à ceux qui veulent se rendre de gagner la mosquée Fardous, dans une rue au sud. Ces compagnons de la nuit décident d'y aller. Lui a peur, car il craint qu'il s'agisse d'un piège.

Il passe de maison en maison et dans l'une d'elle, il découvre les corps de quatre hommes tués d'une balle dans la tête.

Il s'enfuit. "Pendant ma course, j'ai entendu des cris dans une maison. Je suis rentré et j'ai vu une femme avec une fille de 12 ans, un garçon de 10 ans blessé à la jambe et trois hommes gisant sur le sol. Elle lui a affirmé que les Américains étaient entrés et les avaient abattus".

"La femme était terrorisée. Je lui ai dit de prendre la chemise blanche de son défunt mari et de m'accompagner jusqu'à la mosquée. Elle était tétanisée. J'ai pris l'enfant blessé dans mes bras et nous y sommes rendus. Il y avait une foule à l'intérieur". L'armée irakienne était présente dans la mosquée.

Sous les balles, dans des pick-up, les soldats irakiens ont conduit les familles vers la mosquée Furqhan, dans la partie nord de la ville. Les blessés ont reçu les premiers soins et les hommes seuls ont été séparés des familles.

Peu après, lui, la mère et ses deux enfants ont été conduits par l'armée irakienne à la station de train, à la lisière nord de la ville. Il y avait environ 1.500 personnes.

Un homme masqué désignait du doigt ceux qui étaient des combattants et 25 jeunes ont été immédiatement arrêtés. Puis des soldats ont pulvérisé sur chaque homme présent un produit pour déterminer la présence de poudre et prouver ainsi qu'il avait combattu.

Il a sympathisé avec un médecin militaire irakien et lui a confié qu'il était journaliste de l'AFP. Après avoir examiné sa carte de presse, le praticien lui a promis de l'aider.

Samedi 13 novembre

Le matin, le médecin le fait sortir de la station et lui indique le chemin pour Saqlawiyah, à 10 km à l'ouest de Falloujah. Après avoir marché trois km, il réussit à convaincre des militaires de le conduire en camion avec la femme et le deux enfants jusqu'à la localité, où il laisse la famille au dispensaire à l'entrée de la ville puis se dirige vers Zaharid, au nord ouest.

Dans la nuit, il traverse avec un ami à quatre pattes un barrage sur l'Euphrate et réussi à gagner une ferme où il est accueilli par un paysan.

"J'étais épuisé. J'avais des vertiges, le ventre gonflé. J'ai mangé et j'ai dormi toute la journée de dimanche.

Lundi 15 novembre

Il regagne Bagdad.


source

Ce message a été modifié par achelhi - 18 novembre 2004 à 14:23.


#29 sagittaurus

sagittaurus
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Posté 18 novembre 2004 à 15:27

Le croissant fertile est aujourd'hui devenu le croissant empoisonné par les bombes à uranium appauvri (pour être plus précis, des bombes au MOX composé à 93% par de l'uranium et à 7% par du plutonium qu'aucun organisme vivant n'est en mesure d'eliminer ou de recycler...). Ces bombes perforantes au MOX utilisées pour détruire en profondeur les bunkers souterrains ont souillé les nappes alluviales du Tigre et de l'Euphrate et ont contaminé à jamais l'eau de la région pour plusieurs centaine de milliers d'années.

Ce génocide nucléaire, car on ne peut appeler cela autrement à la vue des milliers d'enfants irakiens leucémiques décimant et affaiblissant de fait le patrimoine génétique des descendants de la civilisation sumérienne, montre à quel point le rêve américain de dompter l'energie nucléaire (voir l'omniprésence du nucléaire dans les films de science-fiction américain comme le très controversé "Starship Troopers" pourtant tellement d'actualité) dans les conflits de toutes échelles ne sera jamais viable car ses conséquences sur la santé des êtres humains, en particulier les enfants n'ayant pas développé suffisament de défenses immunes, sont désastreuses.

Cependant, outre le fait que la population irakienne soit entièrement contaminée, il ne faut pas oublier que les soldats de la coalition sont tout aussi directement exposés aux rayonnements ionisants des poussières radioactives incandescentes consécutives aux bombardements ou autres lances rockets nucléaires peut être encore en service (http://perso.club-in...t/Davy/davy.htm - http://perso.club-in...avy/notice.jpg), présageant de fait une nouvelle hécatombe (comme celle qui eu lieu à la suite de la première guerre du Golfe en 1991, appelé "syndrome de la Guerre du Golfe").

En somme, au regard de l'histoire, seul les Etats-Unis auront utilisés des armes nucléaires contre des populations civiles (villes japonaises d'Hiroshima et de Nagazaki, villes d'Irak). Qui sera le suivant de la liste du World Nuclear Tour???

#30 le témoin

le témoin

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Posté 18 novembre 2004 à 16:37

Je me fait volontairement l’avocat du diable alors desserrez les dents, posez ces barres de fer et écoutez un peu.

A vous tous participant de ce post, vous n’avez pas l’impression de tourner un peu en rond ? En fait je m’adresse surtout à Alcheli et son matraquage de post plus où moins sanglant et je lui demande : « de quoi voulez-vous nous convaincre ? »

1) Que la guerre est une chose sale, vraiment affreuse qui tue des innocents de façon ignoble ?

Désolé d’être aussi insensible mais en France on a déjà vécu plusieurs dizaines de guerre sur notre sol et ça, on le sait déjà. Il n’y a que le public américain pour encore croire à la « guerre propre» et avec ce qui passe actuellement je pense qu’il ne vont plus y croire encore très longtemps.

2) Que la hiérarchie militaire n’a pris aucune considération des civils qui habitaient Falloujah en prenant la ville d’assaut ?

Connaissant la stratégie militaire américaine (on bombarde d’abord et on écrase ensuite), notamment durant la guerre du Viet-nam ou la seconde guerre mondiale, c’est tout à fait possible et même probable et c’est épouvantable nous sommes d’accord, mais bon là encore c’est du déjà vu.

3) Que tous les américains sont tous des salauds qui ne méritent que la décapitation et qui ont entrepris le massacre systématique de tous les musulmans ?(je suis provocateur je sais, je le fait exprès)

Alors la je dis stop.
Mis à part dans le cerveau fêlé de Bush , de quelque uns des faucons et/ou haut gradés militaires, les hommes sur le terrain sont tous des hommes comme nous et ça du coté Irakien comme du coté américain.

Oui, oui j’insiste, comme nous.
Ils ne sont pour la plupart ni pire, ni meilleurs que la majorité d’entre nous.

La guerre à cette propriété paradoxale de réveiller à la fois ce qu’il y à de plus sombre et de plus lumineux dans le cœur des hommes. Certains sombrent dans la barbarisme et l’obscurité, d’autre en sorte meurtris mais plus sage ayant fait preuve de qualité humaine dans un contexte difficile.

Pensez à cette célèbre phrase (enfin chez nous en France) de la chanson de Michel Sardou sur la deuxième guerre mondiale : « Aurais-je été meilleurs ou pire que ces gens… Si j’étais né Allemand ? »

C’est pour cela que je n’aime pas cet amoncellement de texte sur les horreurs de Falloujah.
Pour ma part, des textes qui insistent comme ça aussi lourdement sur les détails sordides, veulent faire jouer l’émotion avant la raison et à un relent de propagande.

Ce n’est pas que je veuille me voiler la face, non je suis certain qu’il s’y passe des choses horribles, mais on n’a qu’une vision des choses puisqu’on ne possède pas le son de cloche et la version de l’autre belligérant.

Comme le dit un proverbe indien : « Ne juge pas un Homme le temps que tu n’as pas marché une journée dans ses mocassins. »

Et j’en ajouterai un autre tiré d’un comics américain :  « Quand on commence à penser comme l’ennemi, on devient l’ennemi. »

Bonne soirée à tous et merci de votre attention.