Bonjour
J'ai publié un article sur ce thème dans The Ecologist (dernier numéro) et aussi dans notre revue gratuite disponible sur notre site frponcepilateagain.com (actuellement indisponible pour cause de transfert). Bonne lecture et réflexion...
Nous avons écrit un bouquin
Un peu de Ritaline dans le Biberon... L'hyperactivité infantile, entre mythe et réalité dont je vous joins deux extraits.
Citation
Enfants Ritaline, enfants hiperactifs, enfants Indigo, enfants de Cristal.... Enfants disqualifiés, étiquetés, marginalisés et médicalisés... traînés parfois depuis leur plus jeune âge de consultation en consul-tation, du psychologue au psychiatre, par des parents désespérés de tant de rébellion et d'énergie difficiles à canaliser. Souvent, ces mêmes parents n'ont pas assumé ni assimilé leurs propres conflits et encore moins le fait d'être parents. Ils collaborent à une société où la compétitivité, la production et la "sur-consoumission" ont fini par vider de sens leur propre existence. Une société complètement dépourvue de sens critique, qui nous sert jusqu'à la nausée des mo-dèles de barbarie moralisante, dont les fondements se résument à l'adulation du "super Ego", de l'exploit, de l'égoïsme, de la guerre sacro-sainte contre la concurrence et la subordination sacrificielle de l'individu "social et solidaire", à la dimension économique planétaire, pour le seul bénéfice de quelques privilégiés.
Comment s'étonner alors que les enfants de ces parents opprimés par tous ces ingrédients qui convertissent leur vie en une simple existence, soient non pas "hyperactifs", sinon "hyperactivés"? Com-ment s'étonner que ces mêmes parents qui acceptent benoîtement et sans mot dire que leurs enfants soient dressés dès le berceau, d'abord par l'establishment médical et ensuite, par le système édu-catif afin de les convertir en machines dociles de production et de consommation, définissent leurs enfants, dans la proportion de trois sur quatre, comme étant "très difficiles à manier","obstinés, irasci-bles, nerveux, pleurnichards et hyperactifs" ?1
Enfants "infernaux"... Enfants "insupportables", "incapables de res-ter en place", enfants qui "exaspèrent" la patience, enfants "instables" selon le psychiatre français, Bourneville (1896), ou en-fants "turbulents", selon le psychologue, Henri Wallon2... Enfants qui, selon les théories successives, ont souffert de "schizophrénie infantile", de "dysfonction cérébrale dite minime", de "syndrome hyperkinétique" (1921)3..., de "dysrythmie" et, actuellement, de "syndrome d'hyperactivité avec ou sans déficit d'attention" (THADA, 1960). Aujourd'hui, le plus alarmant de ce syndrome se doit à la floraison d'enfants, diagnostiqués hyperactifs et traités dans leur grande majorité avec des psychotropes, sans que personne ni aucune investigation n'osent affirmer que ce problème, qui n'est nullement nouveau, stigmatise clairement notre société malade. Ainsi, pour donner un exemple, la ADHD fut ajoutée en 1987 au "Manuel de diagnostic et de statistiques des déséquilibres mentaux" de l'Association Psychiatrique Américaine. Résultat ? Un an après, 500 000 petits américains "bénéficièrent" de ce diagnostic. Et que penser ?! Dix ans après, ils furent 4,4 millions... Comme le fit re-marquer Alexis Carrel,3bis prix Nobel de médecine en 1912: "L'adhésion de notre esprit à un système quelconque change l'aspect et la signification des phénomènes observés par nous. De tous temps, l'humanité s'est contemplée à travers des verres colorés par des doctrines, des croyances et des illusions."
Enfant coupable,
Enfant condamné… Enfant médicalisé
Nous sommes arrivés à un tel non sens que dans peu de temps, on ajoutera quelques gouttes de Ritaline aux biberons des nouveaux-nés pour calmer leurs pleurs "inexplicables" et, pourquoi pas un peu de Ritaline pour les embryons?!... Une étude récente4, effectuée par l'Université de Médecine de l'Etat du Michigan, révèle que 223 en-fants de trois ans et moins furent diagnostiqués hyperactifs et mis sous suivi psychologique et cocktails psychotropiques, sans que l'on sache très bien qu'elle en était la réelle efficacité et encore moins les conséquences sur leur développement ultérieur. Selon le Dr. Claude Jolicoeur5, pédopsychiatre canadien, il n'y a rien à craindre... On peut diagnostiquer précocement l'hyperactivité puisqu'elle se mani-feste clairement par un comportement inadéquat. "Les bébés hyperactifs se mettent soudainement à marcher, à courir et à grim-per partout; à deux ans, ils se réveillent chaque nuit toutes les 5 minutes; et en général, ils détestent être pris en faute." Cependant, ajoute ce médecin, pour être valide, le diagnostic exige que l'enfant ait été exposé et soumis, durant une période déterminée, à différen-tes contraintes. A l'évidence, ces contraintes sont nettement plus nombreuses au sein d'un groupe, comme la garderie ou l'école, que dans la douce enceinte familiale et maternelle. Le diagnostic précoce de l'hyperactivité trouve sa justification dans la socialisation de plus en plus précoce de l'enfant, ce qui multiplie les "cas" et la consé-quente médication. On peut s'interroger sur les critères qui fondent cette médicalisation et sur l'âge adéquat pour la prescrire. Selon le Dr. Jolicoeur, parfois avant même que le bambin ait trois ans, mais seulement dans les cas extrêmes... "si l'enfant met sa vie ou celle des autres en danger; si son comportement présente des risques de maltraitance; si, pour être une véritable petite harpie, il risque de provoquer le divorce de ses parents... j'ai le choix entre appeler les services de protection infantile, et donc de détruire le noyau familial, ou prescrire un médicament..." On croit rêver debout ! Il n'y a donc pas de quoi s'étonner de ce qu'une telle attitude donne naissance à la trilogie perverse: "enfant coupable, enfant condamné et enfant médicalisé".
Et sur le
Ritaline... Chapitre "
La coca de los Pitchounets...•
Citation
En novembre 1998, après 30 ans de valse-hésitation, de recherches et d'expériences, le texte final de la Conférence Consensuelle sur le thème de l'hyperactivité infantile, avec ou sans déficit de attention (THADA/ADHD), de l'Institut National de la Santé (N.I.H., EE.UU.) conclut sans équivoque: "finalement, après de nombreuses années de recherche clinique sur la ADHD, notre connaissance quant à sa cause ou à ses causes est toujours totalement d'ordre spéculatif. En conséquence, nous ne pouvons pas disposer de stratégies valides pour ce qui est de sa prévention."1 De toute façon, il est toujours aussi surprenant de constater que la médecine allopathique parvient toujours à définir et à appliquer, avec beaucoup de convictions, des protocoles thérapeutiques essentiellement symptomatiques, bien que l'étiologie (les causes) des maladies qu'elle prétend traiter, soit et reste, dans la grande majorité des cas, une inconnue. Ainsi, après avoir établi un diagnostic, principalement basé sur le comportement de l'enfant et défini par des critères standardisés, parfois plus que subjectifs, la proposition thérapeutique, pour soigner ces enfants trop "oppositionistes et rebelles", se limite à les médicaliser en les bourrant de psychostimulants. Rien de tel pour étouffer, depuis l'âge de 3 ans jusqu'à celui de 12, la moindre possibilité de résilience,2 à savoir, une opportunité pour justement résister aux conditionne-ments imposés.
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Le Ritaline… entre nuits blanches et nuits tranquilles
Un remède tout terrain
Que se passe-t-il dans le cas du Ritaline ? Dérivé amphétaminique, le Ritaline ou Méthylphénidate s'apparente chimiquement aux am-phétamines et fonctionnellement, à la cocaïne. En d’autres mots, il partage une affinité moléculaire avec les premières et agit au niveau cérébral suivant les mécanismes de la seconde. Mais, ce n'est pas un médicament nouveau: synthétisé en Suisse, en 1944, par le Dr. Leandro Panizzon, il fut commercialisé en 1954 comme étant un psychotrope "d'action douce, réconfortant et stimulant", suivant les propres termes de la publicité du laboratoire Ciba qui le fabriquait. Non seulement, on le prescrivait pour traiter la fatigabilité et les états dépressifs, mais aussi pour aider à la récupération durant la convalescence et pour effacer, chez les personnes en bonne santé, les effets des "nuits blanches", grâce à ses "vertus stimulantes, qui améliorent l'état de conscience et permettent des résultats plus performants." Prescrit également comme antidépresseur et anorexi-gène, le Ritaline était cité par le Dr. Hermann Römpp (1961) dans son livre Chimische Zaubertränke, comme étant, aux côtés de la caféine, de la gelée royale ou de la lécithine, un excellent tonique.17
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Et explosent les bénéfices
Tandis que se multiplient les effets secondaires…
Une autre étude, réalisée par l'équipe de la Dra. Volkow, qui avait pour objet d'étudier les mécanismes d'action du méthylphénidate par tomographie (Pet Scan), mit en évidence non seulement la simi-litude entre méthylphénidate et cocaïne, mais aussi le fait qu'il ne s'agissait pas d'une substance anodine. Dans son article qui avait pour titre: "Attention, le Ritaline agit comme la cocaïne"27, la Dra. Volkow, écrit: "Comprendre comment fonctionne le méthylphénidate était devenu une obsession. Parfois, je me suis sentie mal à l'aise, comme psychiatre, du manque de connaissance que nous avions de ce médicament qui se prescrit le plus souvent à des enfants. Nous sommes restés stupéfaits. On ne s'y attendait pas... Au lieu de trou-ver un inhibiteur moins puissant que la cocaïne, le méthylphénidate s'est révélé l'être encore plus..." Normalement, une dose de 0,5mg/kg est suffisante pour bloquer 80% des transporteurs de la dopamine. "Les faits - ajoute cette scientifique - démontrent claire-ment que l'affirmation suivant laquelle le Ritaline est un stimulant "doux" est totalement fausse." Ce qui différencie néanmoins le Rita-line, à condition qu'il soit exclusivement pris par voie orale, de la cocaïne sniffée ou injectée, est le temps que nécessite l'organisme pour l'absorber. "C'est la vitesse à laquelle augmente les taux de dopamine qui constitue la clef du processus de drogodépendance." Cependant, "l'usage chronique de la Ritaline peut-il faire en sorte qu'une personne devienne plus vulnérable à une diminution de l'ac-tivité cérébrale liée à la dopamine ? C'est une question à laquelle nul ne peut répondre." D'action courte, le Ritaline exige plusieurs prises durant la journée.29 La dépendance qu'il peut induire, prête à controverse. Certaines études concluent que l'on rencontre plus d'adulte consommateurs chez les personnes qui furent traités et souffraient de ADHD dans l'enfance. D'autres affirment le con-traire.30 Des chercheurs de l'Université de Buffalo31 ont démontré que "le méthylphénidate peut provoquer des changements dans la fonction cérébrale qui perdurent après la cessation de l'effet thérapeutique. C’est ce qui arrive, de façon similaire, avec d'autres drogues stimulantes, telles que les amphétamines ou la cocaïne.", souligne Joan Baizer, professeur de physiologie et de biophysique, responsable de l'étude, bien qu'elle insiste sur l'importance de la dose et la voie d'administration. Néanmoins, les dangers des am-phétamines ne se limitent pas seulement à la drogodépendance, aux lésions cérébrales et aux problèmes d'attention ou de mémoire. Selon ce que l'on sait, le méthylphénidate est également susceptible de provoquer des problèmes cardiaques et des blessures physiologiques, capables de favoriser le cancer du foie, bien qu’actuellement il n’ait été mis en évidence que chez les rats de laboratoire. Après deux ans d´étude, on observa que "les lésions principales associées à l'administration de méthylphénidate (hydrochloride), autre déno-mination du chlorhydrate, se manifestent au foie (adénome hépatocellulaire)."32
Le désaccord s'accentue un peu plus quand l'on aborde les effets secondaires,33 qui sont au nombre de 43, selon Novartis. Il faut souligner que le Ritaline présente les mêmes effets collatéraux que n'importe quelle autre amphétamine comme le démontrent de nom-breuses investigations. Cependant, pour l'opinion publique, ils passent de la quasi inexistence à la sévérité, pour finalement attein-dre une normalité acceptable pour tout le monde. Ainsi, ces effets sont-ils qualifiés de "légers et disparaissent rapidement." Outre la contradiction flagrante qui existe entre le diagnostic de l’ADHD, basé sur une liste de comportements, qui conduit cependant à un traite-ment étiologique biochimique, on ne tient pas en compte la susceptibilité propre à chaque enfant. Généralement, on ne fait pas d'analyses pour déterminer les taux de dopamine avant la prescrip-tion, sans parler de la superbe ignorance dans laquelle on tient la susceptibilité biopsychique du petit patient. Peut-être parce que cette attitude supposerait de remettre en question la soi-disant co-hérence systématique d'une thérapeutique généralisée. Ceux qui ne réagissent pas à une telle panacée, se verront forcés à emprunter un nouveau chemin avec d'autres médicaments dans leur cartable. Et ne parlons pas de ces médecins qui prescrivent du méthylphénidate à des enfants de moins de 6 ans, bien que cela soit une contreindication clairement indiquée par le fabricant pour la simple raison que "son efficacité et son innocuité n'ont pas été établies sur des enfants de cet âge." Avoir 7 ans, le fameux "âge de raison", marque peut-être toute la différence !
Bien des notes discordantes commencent à se glisser dans les chants de sirène des bienfaits du Ritaline, entonnés par une grande majorité de psychiatres, neuropsychiatres, pédiatres, pédopsychiatres etc… Cependant, les différentes études mettant en évidence que les enfants sous Ritaline n’améliorent, en aucune facon, leurs performances scolaires, ne parviennent toujours pas à minorer l’enthousiasme des prescripteurs. A court terme, le Ritaline inhibe la créativité et la spontanéité chez les enfants. Elle les rend plus dociles et obéissants, plus à mêmes de mener à bien des tâches monotones et ennuyeuses, telles l'étude en classe ou les travaux à domicile. La conclusion du texte qui clôturait, en novembre 1998, la conférence, organisée par le NIH (Institut national de la santé amé-ricain), sur l’ADHD, fut sans équivoque: "Chez les sujets médica-mentés, les psychostimulants semblent améliorer la concentration et l’effort tout en minimisant l’impulsivité et augmentent la docilité pour une courte période initiale d’environ 7 à 18 semaines, pour ensuite perdre toute efficacité. [...] Ce qui est préoccupant, ce sont les constats réguliers selon lesquels malgré l’amélioration des symptòmes centraux, il y a peu d’amélioration dans les résultats scolaires ou les relations sociales. "
CONCERTA
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"Innover, s’engager, faire progresser la vie"… Cette profession de foi du laboratoire pharmaceutique Janssen-Cilag36bis qui fabrique le Concerta, autre forme de “Ritaline” mais d’action prolongée, ne peut masquer une autre réalité, soigneusement occultée: les morts sous Ritaline. Le Dr. Fred Baughmann, neurologue, pédiatre s’en fit l’écho le 23 novembre 2001, devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe37: "Les enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne sont plus inattentifs, ils sont morts. Entre 1994 et 2001, on m’a consulté au point de vue médical ou légal, de façon formelle ou informelle, dans plusieurs cas de décès : Stéphanie, 11 ans, à qui on a prescrit un stimulant, décédée d’arythmie cardiaque; Matthew, 14 ans, à qui on a prescrit un stimulant et mort de car-diomyopathie ; Macauley, 7 ans, à qui on a prescrit un stimulant et trois autres psychotropes, mort d’un arrêt cardiaque; Travis, 13 ans, à qui on a prescrit un stimulant et décédé de cardiomyopathie ; Randy, 9 ans, à qui on a prescrit un stimulant et plusieurs autres drogues, mort d’un arrêt cardiaque ; Cameron, 12 ans, à qui on a prescript un stimulant, décédée d’un syndrome hyperéosinophilique. C’est un lourd prix à payer pour le “traitement” d’une “maladie” inexistante."
Voilà, c'est un peu long.... Mais s'il existe de réels cas d'ADHD (et il ne faudrait pas négliger l'influence des vaccins qui induisent ce que l'on appelle en médecine homéopathique le miasme sycotique - ou le développent quand il est préexistant), il y a beaucoup de cas diagnostiqués comme tels qui ne le sont pas... C'est une réalité virtuelle qui satisfait beaucoup de monde, et pas seulement les labos pharmaceutiques et les médecins, mais aussi les enseignants et les parents débordés....